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Podcast / conversationFrançois Ruffin (sur YouTube)· 16 mars 2023 25 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Que Darmanin, Attal et Macron fassent éboueur une semaine pour voir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce la fin de la séquence à vos yeux ?

  • 10:00RelanceÉludée

    Vous dites que vous ne respecterez pas le vote de la représentation nationale, qu'est-ce que cela signifie ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Si la loi passe malgré tout, est-ce qu'elle aura une légitimité ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de référendum d'initiative partagée, est-ce que vous y êtes favorable ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment maintenir une unité de la gauche ?

  • 30:00FerméeRéponse directe

    En cas de 49-3, voterez-vous toute motion de censure même venant du RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30François RuffinFait
    « si de toute façon si je dois travailler jusqu'à 64 ans je vais travailler jusqu'à 74 ans »
  • 5:00François RuffinFait
    « il y a les ports qui aujourd'hui a demandé la réquisition des des éboueurs »
  • 7:30François RuffinChiffre
    « deux Français sur trois contre cette réforme quatre salariés sur 5 contre cette réforme 1 2 3 millions de personnes »
  • 10:00François RuffinFait
    « c'est marqué par une illégitimité très profonde et très profondément ancrée dans le pays »
  • 12:30François RuffinFait
    « la première coupure c'était le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005 »
  • 15:00François RuffinChiffre
    « 3 millions de personnes qui d'ici 2027 vont voir leur retraite être reculée »
  • 17:30François RuffinFait
    « ils nous ont menti »
  • 20:00François RuffinFait
    « le gouvernement il faut voir ce qui se passe dans la durée »
  • 22:30François RuffinFait
    « il y a pas de fatalité dans l'histoire 1929 ça a donné le New Deal aux États-Unis ça a donné nazisme en Allemagne ça a donné le Front populaire en France »
  • 25:00François RuffinPromesse
    « l'indexation des salaires sur inflation c'est le minimum »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vous ne respecterez pas le vote de la représentation nationale ça veut dire quoi je respecterai pas ça veut dire que si de toute façon si je dois travailler jusqu'à 64 ans je vais travailler jusqu'à 74 ans mais demain ce soir ça sera pas fini ce soir ça va se passer demain après-demain si la loi passe si si si elle passe à la régulière les ordures ne sont pas ramassés il y a les ports qui aujourd'hui a demandé la réquisition des des éboueurs par exemple moi j'aimerais bien voir puisque il y a la place est libre que Gérald Darmanin prenne la place d'un éboueur pendant une semaine avec Gabriel Attal avec Emmanuel Macron qu'on les voit courir derrière la benne à ordure pour ramasser les déchets vous voyez qu'on les voit faire ça pendant une journée pendant une semaine et que à la fin il fasse une conférence de presse en disant ouais en effet c'est un mauvais métier qui est vachement sympa on respire bien on est c'est vachement tranquille on comprend que dans là dedans puisse aller jusqu'à 64 ans moi je suis admiratif du travail des éboueurs tous les jours parce que j'ai l'impression qu'ils font un marathon derrière la benne à ordure et je trouve ça beau presque qui se passe là pourquoi parce que ça rend visible le travail invisible vous savez le travail du nettoyage c'est un travail qui part nature est invisible et là le fait qu'il ne soit pas fait et ben ça le rend visible et je pense que là c'est une manière de mettre en avant les invisibles de la société donc toutefois tout ça va pas s'arrêter ce soir mais c'est ne va pas s'arrêter ce soir la contestation vous êtes entre des grèves qui continuent qui continuent mais vous savez que ça coûte cher les grèves vous avez vu les mobilisations elles sont moins importantes hier il y avait moins de monde que le 7 mars je suis pour que ça continue enfin je suis pour je soutiens tous les travailleurs qui ont les courage dans la difficulté qu'on traverse je veux dire avec l'inflation et ainsi de suite de se priver de une deux trois journées de salaire il est évident que je suis avec eux dans tous les secteurs mais maintenant je suis pour que le vaste mouvement qui concerne des dizaines de millions de personnes qui se reconnaissent là-dedans je suis pour que on lui propose un débouché politique François Ruffin bonjour bonjour et bienvenue à notre micro on vous avait reçu au tout début de l'examen de la réforme des retraites en janvier il y a deux mois tout juste on est aujourd'hui dans la journée les décisives pensaient être réforme celle de son adoption définitive par le Parlement est-ce la fin de la séquence à vos yeux fermez le banc cette réforme sera-t-elle appliquée non là c'est une séquence qui va inscrire des choses dans la durée dans la tête des gens c'est évident donc déjà il y a qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui on voit qu'on est à quelques heures d'un vote et que on a à l'Élysée du comptage et recontage de voix on passe par 49-3 ou pas avec derrière toutes les bidouillages tous les bricolages les ministres qui courent après les républicains qui promettent un gymnase contre un achat de vote enfin vous avez vu ça vous avez vu des ministres qui courait derrière les républicains en Assemblée nationale et comment même il y a des certificats de médecins pour maintenant aller au vote solennelle par procuration enfin voilà on est quand même dans ce climat là c'est à dire pour moi un abaissement de la République quand on en est à ce marchandage sur ce que Macron prétendait être la mère des réformes c'est à dire une très grande fragilité d'un côté et de l'autre côté un bloc je veux dire 8 syndicats tous les syndicats unis contre la réforme des retraites dans la durée deux Français sur trois contre cette réforme quatre salariés sur 5 contre cette réforme 1 2 3 millions de personnes une deux trois quatre cinq fois contre cette réforme vous savez vous savez François Ruffin c'est pas la rue qui gouverne en France là il y a quand même une grande illégitimité de cette réforme là c'est très clair je veux dire il faut le dire les choses comme elles sont cette loi sera défaite elle sera défaite soit aujourd'hui à l'Assemblée par nos votes soit elle sera défaite à demain après une main j'entendais des députés de gauche en 2010 dire la loi de Nicolas Sarkozy les 62 ans ce sera des faits vous êtes à la gauche est arrivé au pouvoir elle n'a rien d'effet du tout si le et vous dites illégitime si tout à l'heure à l'Assemblée nationale elle passe s'ils obtiennent la majorité même à trois ou quatre voix est-ce qu'elle ça lui confère pas une légitimité qui est celle de la représentation nationale qui est celle de nos institutions dans la durée c'est marqué par une illégitimité très profonde et très profondément ancrée dans le pays moi je sais pas si vous avez lu le papier de la grande conversation qui est parue qui est sur les conséquences les lendemains politiques d'une réforme contestée et qui explique pourquoi ça va avoir des conséquences politiques dans la durée je veux dire que là on a affaire à une coupure entre la France d'en haut et la France d'en bas la France qui se lève tôt la France qui a mal au dos la France qui prend son auto la France qui va au boulot et on inscrit une nouvelle coupure la première coupure c'était le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005 quand 55 % des Français viennent dire non mais quand 80% des ouvriers viennent dire non à la concurrence ni des prénoms fossés et que un an après à Lisbonne on fit comme si de rien n'était l'élite elle croit que elle peut passer en force là-dessus mais dans la durée c'est la démocratie c'est le pays qui perd de la même manière sur le mouvement des gilets jaunes on croit qu'avec le mouvement des gilets jaunes même en passant aucun compromis social avec ce mouvement là et bien on peut faire le blabla du grand débat derrière sans faire le référendum d'initiative citoyenne sans fait la TVA à 0% mais dans la durée c'est le pays c'est la démocratie qui perd et c'est la même chose qui va se produire aujourd'hui aujourd'hui sur la réforme des retraites quand on a une réforme qui nous dit c'est une étude remarquable qui est parue là par deux chercheurs de du Centre d'études européennes qui disent cette réforme concentre la plupart des mécanismes aujourd'hui identifiés par la science politique comme nourrissant le ressentiment social voilà ce que va nourrir cette réforme dans la durée pour pour toute une série de raisons mais vous comme députés François Ruffin vous ne respecterez pas le vote de la représentation nationale ça veut dire quoi je respecterai pas ça veut dire que si de toute façon si je dois travailler jusqu'à 64 ans je vais travailler jusqu'à 74 ans mais demain ce soir ça sera pas fini ce soir si la loi passe si si elle passe à la régulière les ordures ne sont pas ramassés il y a les ports qui aujourd'hui la réquisition des des par exemple moi j'aimerais bien voir puisque il y a la place est libre que Gérald Darmanin prenne la place d'un éboueur pendant une semaine avec Gabriel Attal avec Emmanuel Macron qu'on les voit courir derrière la benne à ordure pour ramasser les déchets vous voyez qu'on les voit faire ça pendant une journée pendant une semaine et que à la fin il fasse une conférence de presse en disant ouais en effet c'est un mauvais métier qui est vachement sympa on respire bien on est c'est vachement tranquille on comprend que dans là dedans puis ça jusqu'à 64 ans moi je suis admiratif du travail des éboueurs tous les jours parce que j'ai l'impression qu'ils font un marathon derrière la benne à ordure et je trouve ça beau presque qui se passe là pourquoi parce que ça rend visible le travail invisible vous savez le travail du nettoyage c'est un travail qui part nature est invisible et là le fait qu'il ne soit pas fait et ben ça le rend visible et je pense que là c'est une manière de mettre en avant les invisibles de la société donc toutefois tout ça va pas s'arrêter ce soir mais ne va pas s'arrêter ce soir la contestation contre des grèves qui continuent qui continuent mais vous savez que ça coûte cher les grèves vous avez vu les mobilisations elles sont moins importantes hier il y avait moins de monde que le 7 mars je suis pour que ça continue enfin je suis pour je soutiens tous les travailleurs qui ont les courage dans la difficulté qu'on traverse je veux dire avec l'inflation et tout de suite de se priver de une deux trois journées de salaire il est évident que je suis avec eux dans tous les secteurs mais maintenant je suis pour que le vaste mouvement qui concerne des dizaines de millions de personnes qui se reconnaissent là-dedans je suis pour que on lui propose un déboucher politique c'est à dire que là il y a un risque qui est évident qui a un risque qui est mentionné par l'étude de du Centre d'étude européenne là que cette réforme elle produise un vote d'extrême droite nous qu'est-ce qu'on a comme responsabilité on a comme responsabilité de venir produire une transformation presque une alchimie de cette résignation en espérant et en disant voilà il y a un débouché politique il est chez nous Jean-Luc Mélenchon déclare c'était samedi il faut trouver une porte de sortie donc nous allons en trouver une par la force vous vous dites la même chose et d'ailleurs ça veut dire quoi j'en sais rien vous lui demanderez moi je sais que tout de même il y a une porte de sortie à trouver il y a une porte les mots là donc j'imagine qu'il doivent avoir un sens vous lui poserez la question moi je sais ce que nous avons à faire ce que nous avons à faire et c'est très clair d'autant plus vous savez je sors de cette ce conflit avec une conviction renforcée qui est que la question du travail est centrale aujourd'hui dans ce que doit être à partie de gauche à la fois vivre de son travail c'est-à-dire le salaire l'indexation des salaires sur l'inflation vivre de son travail passé c'est la retraite les droits a lieu au travail la fierté du travail le mal-être au travail le sentiment qu'on les gens de mal faire leur travail et je pense qu'on doit être aujourd'hui le Parti du Travail je ressors de cette ce conflit avec cette conviction absolument renforcée et je dire que ça ça ne pourra pas se faire sont ceux qui ont été le moteur de ce cette bataille là et le moteur de cette bataille qui a rassemblé des millions de personnes dans la rue ce sont les syndicats et évidemment poser la question du travail on doit le faire avec eux on doit passer d'un contre contre la réforme Macron un pour qui est dans la pardon à un pour on entend votre message ce matin vous êtes en train de préparer la suite et de d'essayer de constituer un mouvement on engendre on entend en filigrane ce que vous dites mais vous trouvez que vous avez donné l'exemple donc je vous pose la question parce que vous les deux mois à l'Assemblée nationale les 15 jours de débat à l'Assemblée nationale particulièrement vous nous aviez dit à ce micro il y aura pas d'obstruction bête et méchantes on sera constructif finalement votre groupe vous a pas écouté il a maintenu ses milliers d'amendements vous trouvez que vous avez donné l'exemple vous trouvez que vous allez fédérer ensuite que ça va pas aussi ça rester dans la tête des planches je suis convaincu que là on est de l'ordre de la péripétie parlementaire et que c'est vraiment pas ça qui va rester dans la tête des gens la question c'est comment on va faire traiter un ministre d'assassin ou jouer avec au foot avec sa tête et ça ça passera c'est de la péripéties c'est pas ça qui restera ce qui restera c'est pas ça c'est même pas ce qui se passe au Sénat avec les votes bloqués ainsi de suite c'est pas ça qui restera dans la tête des gens non qu'est-ce qui restera j'en reviens à cette étude qui me paraît centrale parce que je viens de la recevoir là et qu'est-ce qu'elle dit elle dit qu'il y a trois causes qui vont nourrir ce ressentiment social ce qui va rester c'est le ressentiment social la première cause c'est que on a une réforme qui touche sans compensation les classes populaires c'est-à-dire ceux qui sont déjà les grands perdants la mondialisation et très concrètement c'est 3 millions de personnes qui d'ici 2027 vont voir leur retraite être reculée donc c'est le cœur de cible la deuxième chose c'est que il y a une présentation erronée voir mensongère du gouvernement et que ça ça nourrit le tout pourri ils nous ont menti la troisième chose c'est évidemment le vice démocratique quand on a des sondages d'opinion qui sont très défavorables se dire à quoi bon qu'on donne notre avis et l'étude conclut en disant beaucoup de Français sont en position de se dire de cette réforme de retraite il monte ils ne tiennent pas compte de ce que nous disons ni de ce que nous vivons nous qui sommes laissés pour compte qui souffront au travail et bien voilà je pense le cœur de ce qui va rester de ce qui va s'inscrire dans la durée voilà ce sur quoi nous on doit travailler on doit travailler à transformer ce ressentiment en une espérance on travailler à transformer ce contre rester contre évidemment cette mais pourquoi vous ne vous êtes pas coltiner le texte à l'Assemblée au lieu de faire de l'obstruction de toute façon moi j'étais favorable à l'article 7 mais j'étais pas pour qu'on vote j'étais pas pour qu'on voit de ce texte pourquoi parce que si vous avez pas la majorité parce que si on avait pas eu la majorité il est très clair que c'était un mouvement négatif qui était envoyé au mouvement social d'accord donc ça il y a pas de doute là-dessus maintenant dire ça c'est le je vous redis je sais bien que c'est intéressant beaucoup le microcosme politique et journalistique de se demander qu'est-ce qui se passe à l'Assemblée au scénario ainsi de suite ce n'est pas là que ça se joue ça se joue aujourd'hui dans le cœur et dans le corps des gens très profondément ça se joue dans le coeur des aides-soignants que je rencontre et qui se disent bon sang à 53 ans j'ai déjà mal aux épaules comment je vais faire pour y aller jusqu'à 64 ça se joue là-dessus est-ce que vous êtes pour un référendum d'initiative partagée après le vote s'il y a la lieu aujourd'hui est-ce que il faut dès ce soir selon vous utilisez cette modalité qui est je crois a été introduite dans la Constitution par Nicolas Sarkozy pour faire un référendum d'initiative partagé dans chez vous chez les insoumis ils sont contre on a une discussion ce matin pour décider de est-ce qu'on veut de se référendum d'initiative partagée la première chose d'abord c'est que aujourd'hui si on gagne si on gagne à l'Assemblée il y a pas question d'avoir un référendum d'initiative partagé donc c'est la première chose vous pouvez gagner vous croyez encore que vous pouvez faire tomber le texte malgré les bricolages les magouilles les bidouillages on voit une certaine fébrilité dans le camp d'en face c'est pas maintenant qu'on va trembler en disant c'est incroyable que la majorité en soit se poser majorité très très relative en soit se poser des questions là-dessus bon mais moi je suis favorable à ce que j'en discuterai avec le groupe ce matin à ce que oui on porte ce référendum d'initiatique partagé pourquoi parce que ça va permettre de prolonger très profondément dans le pays y compris à privilège carbotin à manel à Péronne dans des coins chez moi on n'avait jamais vu une manifestation et ça s'est levé moi j'en discutais avec les syndicats qui nous disaient bien sûr on fera tourner ça dans notre usine et donc ça les ça raccroche à une lutte et je suis convaincu que si on s'y met tous si tous les syndicats sont uniques tous les parties de gauche voir si des associations s'y mettent on reviendra les 4,7 millions de signataires votre partie enfin votre mouvement quand vous leur avez dit on fera pas d'obstruction on retire les amendements ils vous ont pas écouté ils ont écouté Jean-Luc Mélenchon on sortait vous avez des ambitions politiques vous n'arrivez pas à moi à l'intérieur du groupe il y a des votes et que il y a eu un vote qui disait on allait l'article 7 mais bon c'est pas là le sujet on aura cette discussion ce matin on fera on fera peser nos arguments et il me semble que le les camarades sont susceptibles de dire oui on doit porter ce combat populaire pourquoi parce que vous savez c'est marrant comment tous les mouvements se passent de la même manière c'est-à-dire on entre dans la crise par du social ou par du fiscal les gilets jaunes on y entre par une crise fiscale et on se dit mais bon ça on commence à se fait que c'est un homme tout seul qui décide là-haut et on en sort par une crise démocratique aujourd'hui on entre par une crise sociale passage de 62 à 64 ans et on en sorte en disant mais bon sang comment ça se fait qu'avec si peu de personnes ils arrivent à destituer là-haut et on en sort par une crise démocratique et donc je pense que le référendum d'initiatives partagées qu'il faut pas idéaliser un loi de la 4,7 millions signatures master top nation qui nous fait des sites complètement pourri bon ça va être aussi compliqué mais je pense que c'est une moyenne de porter le combat aussi sur le terrain démocratique deux questions d'auditeurs sur l'appli d'Inter Julien en cas de 49-3 allez-vous voter toute motion de censure même venant du RN là il y aura une motion censure vraisemblablement portée par le groupe liote en liaison avec les autres groupes et qui rassemblera toutes les oppositions à ce texte et un groupe indépendantes et vous voterez tous quelle que soit les couleurs politiques qui se rassemblent derrière exactement les républicains qui sont aujourd'hui parce que je leur dis soyez gaullistes franchement soyez aujourd'hui il s'agit de la démocratie il s'agit de notre pays il s'agit des Français il s'agit de la France il s'agit pas de petites choses il s'agit de se demander si enfin il y a quand même moi je disais c'était l'image du coyote de Tex Avery vous savez qui court qui court qui court et puis sous lui là le vide comment Emmanuel Macron réélu je veux dire sans panache sans élan avec derrière une majorité de raccro à l'Assemblée nationale avec une base sociale extrêmement écrite triquée ose avec son arrogance avec son sa toute puissance faire cette réforme là quand un peuple français qui n'en veut pas dans la campagne pour la 8e fois il avait annoncé dans son programme ce vote m'oblige il a dit aussi bon d'accord mais bon je refais pas ce match là non plus mais je dis que aujourd'hui ce qui se passe c'est que c'est pas ça pour la France c'est pas ça pour la France aussi pourquoi parce que nous avons une France à réparer nous avons un hôpital à réparer nous avons une école à réparer nous avons des centrales nucléaires à réparer on a on a un pays à réparer on a un rail à réparer on a une crise écologique à affronter comment va affronter ça est-ce que c'est en se divisant ce chicanant dans tous les sens comment on le fait là en plaçant de la division au cœur du pays ou bien c'est en se disant on rassemble on canalise toutes les énergies on canalise tous les capitaux on canalise toute la main d'oeuvre on canalise toutes les savoir-faire pour affronter ces défis dans le pays ensemble et je pense que ça devrait être ça le rôle d'un président de la République et ça devrait être de rassembler ça devrait être de nous unir pour affronter ces 10 là c'est c'est des fila et pas de nous diviser allez on file au standard ou nous attend Alain Alain vous nous appelez de Haute-Savoie bonjour bienvenue c'est pas d'autre savoir c'est de savoir mais c'est pas loin mille excuses mille excuses vous dites qu'il y a un ennemi démocramement est-ce que démocrates puisqu'on peut le dire maintenant à la radio que vous avez mis avec RFI ça c'est ma première question et la seconde ennemi démocratie à mon avis il y a eu entre 1 ou 2 millions de manifestants dans les rues ce qui veut dire qu'il y a à peu près 66 ou 67 millions de personnes qui sont restées chez eux alors où est la démocratie à votre avis merci merci Alain pour cette question François Ruffin vous répond moi je suis pour aller pleinement à la démocratie je suis pour qu'il y ait un référendum sur cette question là et que si jamais c'était une question qui divise profondément le peuple on voit si elle se reconnaît plus si le peuple se reconnaît plus dans ceux qui se sont opposés corps et âmes à cette réforme là ou dans ce qu'il approuve et je sais qu'elle sera la réponse aujourd'hui et au fond le gouvernement il faut voir ce qui se passe dans la durée ce qui se passe dans la durée c'est qu'on a un bloc libéral qui s'effrite et qui s'émiait la question c'est où vont partir les particules qui décrochent de ce bloc libéral central est-ce qu'elles vont partir à l'extrême droite ou est-ce qu'elles vont partir chez nous et moi je veux dire aux auditeurs et je vous dis il y a pas de fatalité dans l'histoire 1929 ça a donné le New Deal aux États-Unis ça a donné nazisme en Allemagne ça a donné le Front populaire en France donc il y a pas d'issue fatal il y a une bagarre pour savoir de quel côté on arrive à faire basculer ça est-ce qu'on arrive à ce qu'on fait basculer du côté du ressentiment ou est-ce qu'on le fait basculer du côté de l'espérance on repasse au standard Dominique bonjour oui bonjour vous êtes à Vénissieux que j'adore la question comment maintenir une unité de la gauche et éventuellement à faire adhérer à cette idée de référendum certains députés de droite du MoDem qui visiblement sont pas très à l'aise à l'Assemblée nationale merci Dominique pour cette question alors l'unité de la gauche pour commencer François Ruffin pour l'instant l'unité de la gauche elle existe en tous les jours on nous bah oui bien sûr vous le voyez quand même sur cette scène de retraite oui vous êtes d'accord mais sur la manière de vous opposer vous n'êtes pas d'accord vous savez sur les 60 ans vous commencez à ne plus être d'accord je prends les européennes on peut trouver toujours d'abord sur les européennes on y viendra plus tard moi ma logique est de dire que dans un couple et encore plus un couple à quatre quand il y a des infidélités ça doit pas conduire au divorce vous voyez donc c'est pas parce qu'on n'est pas toujours d'accord il faut trouver le moyen de faire avec nos désaccords vous voyez par exemple vous dire parce que il y en a qui vont c'est un couple à 5 un pas à 4 vous en oubliez un je sais pas lequel si vous oubliez les communistes ou les le PS mais vous êtes 5 communiste soumis vers génération mais qui était à l'intérieur des Verts c'est pour ça qu'au départ l'accord était signé à 4 je viens dire à 5 on peut avoir des couples de plus en plus extensif et une vision du polyamour politique vous voyez donc il y a pas de problème de l'autre côté avec donc je ouais l'unité est un combat on le sait très bien c'est pas nouveau donc moi je suis pour qu'on mène ce combat l'unité et je dis aujourd'hui contenu du rôle qu'on a eu les syndicats non c'est pas au passé qu'on les syndicats dans cette bataille là et bien je pense que il y a des discussions aussi à avoir avec les syndicats sur comment on œuvre à une transformation progressiste plutôt qu'à un recul réactionnaire nous avons une question Derrick la déferlante dans la rue n'a pas eu lieu Emmanuel Macron n'a pas lâché est-ce pour vous un échec d'abord je suis rentré dans cette bataille là vous savez moi je suis pour le pessimisme de la lucidité et l'optimisme de la volonté je voyais et je vois encore tout ce qui pèse dans la tête des gens c'est à dire très concrètement aujourd'hui la question clé on parle des retraites mais les retraites c'est pour demain la question clé c'est porte monnaie des gens chez moi c'est moi je vais plus chez Leclerc parce que bon je vais pas faire des comparaisons de prix le faire le comparatif de prix là mais j'ai des gens qui me disent voilà j'ai changé de magasin même si j'ai de la marche à pied à faire j'ai changé de magasin donc on est dans ce on est là-dessus on est dans une inquiétude sur le porte-monnaie des gens sur comment je vais payer mes factures comment je vais faire mon plein dans ma voiture et c'est ça qui pèse le trimestre anti-inflation mise en place par le gouvernement c'est une grosse blague le maire mais enfin il faut regarder ce qui s'est passé par exemple au niveau de la Banque centrale européenne vous savez ils sont mis en séminaire en Finlande ils sont allés au Pôle Nord là et pendant ils ont passé une petite semaine entre eux pour qu'est-ce qui se passe parce que il y a une augmentation des prix mais il y a pas d'augmentation des salaires ils disent non on a un problème c'est qu'il y a une augmentation des bénéfices on bah aujourd'hui dans une boucle parce que Bruno Le Maire craint beaucoup la boucle prix salaire ah non il y a pas de boucle priscillaire il y a aujourd'hui une boucle prit bénéfice avec les firmes qui se gavent qui se gavent qui se gavent et donc aujourd'hui bah il y a un objectif pour moi qui est l'indexation des salaires sur inflation c'est le minimum vous savez même dans les manif où j'étais hier j'étais à la fermeture de fin contre la fermeture de l'usine Tereos près de cambrée et ben même là ce que les gens de vous parlent c'est comment ça fait que le patron il me propose 3 % d'augmentation alors que c'est c'est 6% officiellement d'après l'Insee François a fait un mot sur la crise bancaire aux États-Unis qui touche désormais la Suisse avec le Crédit Suisse est-ce que vous êtes inquiet aujourd'hui pour le système bancaire européen français vous croyez Bruno Le Maire quand il dit pas de panique on a des banques solides tout va très bien tout va très bien Madame la marquise en même temps ça c'est une vraie en même temps on est dans son rôle qui est voilà bon maintenant là il y a un problème qui est pas seulement un problème de SVB ou de crédit Suisse qui est une inquiétude générale sur les systèmes bancaire qui en feront une fragilité qui dure depuis 15 ans avec une remise à flot permanente par l'injection de liquidité tous azimus mais je veux rappeler une image qu'on m'avait donné on m'avait dit finalement on injecte des liquidités mais le tuyau est percé de partout et donc finalement c'est qu'une infime fraction qui arrive aux États qui arrive au collectivités qui arrivent aux entreprises et à la place on a des bulles qui se créent vous savez la bulle du CAC 40 elle est quand même complètement déconnectée de la réalité de la production du pays mais la même manière la bulle des startups qui est complètement déconnecté donc aujourd'hui c'est comment on reconnecte la finance et l'économie réelle très rapidement l'Assemblée nationale a entamé lundi les débats sur le projet de loi de relance nucléaire qui vise à faciliter la construction de six nouveaux repères à l'horizon 2035 il faut les construire sans opère c'est pas la question qui est posée aujourd'hui d'accord cette question là elle viendra à l'automne sur quel est le mix énergétique qu'on choisit donc on voit bien qu'on a à nouveau une macronie qui met la charrue dans les bœufs je veux vous signaler ce qui s'est passé hier hier la majorité a été mise en large minorité d'accord fusion pourquoi parce que on a entre les agences ils sont fous excusez-moi mais je le disais j'ai démarré la séquence en disant il y a une espèce de folie mais on voit la folie même sur le nucléaire il y a un accord même chez ceux qui sont très critiques vis-à-vis nucléaire qui disent aujourd'hui l'IRSN l'ASN tout ce qui est les autorités de régulation du nucléaire on a plutôt confiance en elle et que fait la macronie elle veut casser ça elle veut les fusionner elle veut finalement avec un risque de perte d'indépendance et bien hier l'Assemblée nationale contre la vie de la macronie a dit non à cette à cette fusion des deux branches je veux dire ça peut être un signe annonciateur de ce qui se passe dans la journée aussi le président de la République réunissait jeudi dernier représentant des cultes présidents du comité d'éthique médecin en soins palliatifs philosophe pour faire un point sur le débat sur la fin de vie l'Obs publie un manifeste des 109 109 personnalités demandant au président de la République de faire évoluer la loi sur l'aide active à mourir et le suicide assister quel est votre position sur ce sujet je pense que il y a une évolution à mener enfin moi je lis les choses je rencontre des gens qui me parlent de la fin de vie qui peut être compliqué donc il y a une vraie réflexion à mener qui doit être menée avec pondération avec réflexion sans se précipiter mais je pense que bon bah là c'est un dossier qui est en cours tout comme enfin il y a des choses que je peux saluer au debout de la vie dirais-je à la fois l'inscription du droit à l'avortement qu'on espère qu'on aspire dans la Constitution et qui a été promise par Emmanuel Macron ça c'est à l'entrée de la vie et à l'autre bout de la vie comment sortir comment sortir avec dignité merci François Ruffin merci