Macron, sauveur du Proche-Orient ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Je suis pas tout seul, on va parler de l'actualité de la semaine et je suis avec euh bah mes chroniqueurs et chroniqueuses préférés et surtout une nouvelle cette semaine, on est avec Lorraine. Lolo, salut Lorraine. !
Ça fait plaisir de t'accueillir sur le plateau de Backseat. Bah de même, ça fait plaisir d'être là. Bah écoute, c'est cool Raphaëlle, tu es journaliste et tu es co-fondatrice de la Cité des Chances.
Ouais. C'est quoi Cité des ? Cité des Chances en gros, c'est une asso qui a vocation à faire en sorte que les jeunes de banlieue et les quartiers populaires s'intéressent à la politique.
Du coup, on fait des ateliers pratiques dans tout ce qui est lycée, maison de jeunesse, dans la rue, en fait un peu partout là où on trouve des jeunes. Et voilà, ça fait 5 ans qu'on existe maintenant. On est dans toute l'Île-de-France, on espère bientôt élargir à d'autres d'autres régions.
Voilà voilà. Et ben c'est super, tu es par ailleurs élue locale. Ouais. ville de Fosses.
Ouais ouais ouais ouais. Énorme ça. Et puis depuis 2020. 2020, les municipales de 2020, tu as été conseillère municipale.
C'est ça, c'est ça c'est ça même si personne ne sait concrètement euh qu'est-ce que c'est. leur expliquer mais euh mais ouais. Non bah du coup concrètement c'est ?
Vas-y explique. Concrètement c'est ? Bah en fait du coup je fais partie du conseil municipal donc euh donc je suis dans la majorité euh donc l'équipe du maire en fait bah de la maire d'ailleurs parce que le maire a été élu sénateur du coup.
Euh là aux dernières sénatoriales Pierre Barros. Ah ça c'est bien. ouais.
Et oui oui, pardon excusez-moi. Ouais ouais ouais du coup euh c'est la c'est la la de de liste qui devient maire donc on cumule les mandats tout ça c'est interdit vous je vous l'ai déjà expliqué. Et du coup bah on discute de choses et d'autres, de la cantine, du conseil municipal des jeunes, de de du trottoir qui est abîmé enfin bref un peu tout tout ce qui concerne dans tous cas la ville et on on s'engueule parfois beaucoup parce que il y a plusieurs parties et moi bah du coup je suis une citoyenne donc j'ai pas de parti politique même si je fais partie d'un d'un conseil municipal de de gauche d'une majorité de gauche.
Mais il y a pas de parti. Euh bah le maire n'a pas de parti euh et il y a des partis enfin les autres adjoints ont des partis par exemple mais Donc c'est une gauche plurielle quoi. Ouais c'est ça.
On a fait la NUPES avant l'heure ils sont en retard en fait. Et ben merci à toi d'être avec nous Lorraine très content de t'accueillir sur ce plateau on est aussi avec Uzul salut Uzul. Bonjour moi je connaissais pas Pierre Barros.
Oui mais ça c'est c'est oui c'est c'est c'est dans le Pokédex c'est dans le Pokédex des des parlementaires. Uzul toi tu es chroniqueur sur Blast où tu présentes la l'émission Rhinocéros chaque dimanche et tu es chroniqueur sur Backseat. Aussi.
Ouais ouais ouais ouais ouais. Et tu n'es pas élu. Non toujours pas.
Et et en vrai non en vrai Ça va venir ça va venir. Justement j'allais te demander ça t'a déjà caressé ? Jamais de la vie.
Tu as vraiment pas envie d'être élu. je je réponds toujours c'est particulièrement à propos ces temps-ci que les élus ça va ça vient. Et en attendant El Kabach et Duhamel ils sont toujours là.
ça marche plus maintenant ma formule. Ça marche moins bien. Voilà bon Duhamel est toujours là avec toute sa famille et cetera voilà donc j'ambitionne de créer aussi une dynastie comme Duhamel.
De petits Uzul qui vont commenter les trucs on va leur demander leur avis on va dire ah oui c'est intéressant ce qu'il dit et tout voilà. Donc ça ça va être ça. Bon il faut que je m'y mette par contre parce que là Mais blague à part ouais il va falloir il va falloir s'y mettre je te j'ai expliqué comment on fait enfin il y a des tutos sur internet tu verras.
Euh c'est n'importe quoi. Chers amis on va se mettre un petit jingle c'est parti pour les actus de la semaine. Alors dans l'actualité cette semaine on va être rejoint excusez-moi j'ai oublié de le préciser, on va être rejoint par un troisième chroniqueur, lui aussi un nouveau, presque un nouveau qu'on a à qui on a proposé de de venir, c'est Raphaël Amsalem.
Raphaël Amsalem qui était invité il y a deux semaines quand on a parlé de la situation au Proche-Orient et là, il va quitter le costume d'invité pour prendre le costume de chroniqueur de Backseat, je lui ai proposé de nous rejoindre et là, il a du retard à cause des transports en commun, donc il va nous rejoindre. En tout cas, dans l'actualité cette cette semaine, chers amis, on a une actualité bah particulièrement brûlante et c'est toujours pareil depuis 15 jours, c'est la situation au Proche-Orient. Il se trouve que Emmanuel Macron, le président de la République, est actuellement en déplacement au Proche et au Moyen-Orient, en Israël, il est allé dans les territoires palestiniens, il est allé, c'était lundi.
Il a annoncé, par exemple, vouloir élargir la coalition contre Daesh à une coalition internationale contre le Hamas, ce qui a pris de court absolument tout le monde. Il y a même eu un démenti de l'Élysée pour dire "Non non, l'écoutez pas, il dit des conneries." et puis ensuite, il a redit un peu, donc en fait, du coup, tout le monde est un peu sur le cul.
Il a aussi annoncé que la France allait apporter une aide humanitaire à Gaza, notamment via l'envoi d'un navire hôpital, un navire de guerre avec des et puis la France va aussi donner des moyens supplémentaires à l'hôpital jordanien dans la bande de Gaza. Et aujourd'hui, Emmanuel Macron, priorité au direct, dernière information, Emmanuel Macron a mis en garde les Israéliens contre la tentative d'une offensive terrestre massive qui serait, je cite Emmanuel Macron, une erreur et il rencontrait le président égyptien Al-Sissi plus tard dans la journée. Voilà pour le Voilà pour le le décor de de cette actualité.
On est à un moment important. Est-ce que tu penses Uzul qu'il avait raison de se rendre sur le terrain, Emmanuel ? Bah, c'était un peu un passage obligé, mais c'était pas non plus un passage très attendu par les acteurs locaux qui en ont à peu près rien à [ __ ] de de ce que Macron va va venir.
Non, mais vraiment, c'est-à-dire il c'est pas une parole compte pas, tu ? Ça compte plus. Ça compte plus.
La la la parole, elle est alignée plus ou moins alors voilà, elle est alignée plus ou moins sur celle de Netanyahou et de Biden aussi parce que Biden est venu aussi dire "Ouais, on a fait des erreurs aussi avec le 11 septembre, faudrait voir à pas y aller trop fort. Et Macron a a même pas aller jusque-là si vous voulez quand il était. Donc bon non, c'est c'est c'est pas il y a pas eu de de de trucs extraordinaires à part cette force.
Alors ça c'est très étonnant. Ça a étonné tout le monde d'ailleurs. Ouais ouais ouais carrément.
Même à l'Élysée, voilà le truc sorti du chapeau euh euh qui va pourquoi comment sur le modèle de ? C'est on on on est encore dans le flou complet. Euh est-ce qu'il faut qu'on aille du coup nous aussi bombarder à ?
C'est très très étonnant. La semaine là il y a 15 jours quand on a abordé ce ce sujet-là, on parlait du caractère structurant de ce débat en France. Qu'est-ce que toi tu en as observé Lorraine de de l'effet qu'a peut-être pas cette visite d'Emmanuel Macron mais de de de du gloubi boulga diplomatico-humanitaire qui est en train de se mettre en ?
Bah en fait la visite d'Emmanuel Macron bah elle était forcément attendue euh mais le truc c'est que oui effectivement sa déclaration a pris tout le monde de court. Ça c'est sûr mais effectivement le bah le président en fait en terme de d'affaires étrangères bah ça reste un peu le big boss donc euh il y a un peu ce qu'il veut. Même si l'Élysée est pris de court bah il fait ce qu'il veut.
Après là le truc c'est que euh pour moi c'est un peu flou tout ça parce que d'un côté on a eu euh du coup en France on a eu euh il y a Yaël Braun-Pivet du coup qui disait de l'Assemblée nationale. de l'Assemblée nationale qui disait en gros enfin voilà Israël a le droit de se défendre et cetera. Il y a euh Même au prix de vies civiles hein carrément.
Enfin elle est allée très très loin. Elle est allée assez loin dans ses propos effectivement. et mais du coup elle a été soutenue ensuite par Élisabeth Borne euh même si elle a un petit peu tempéré quand même je trouve.
Elle a plus voilà dit enfin elle a un peu plus parlé de de la des victimes palestiniennes et cetera mais je trouve qu'elle a voilà elle a pas non plus démenti totalement euh ce qu'elle a dit. Donc en fait au final cette visite on sait pas trop quoi enfin moi en tout cas je sais pas trop quoi en ressortir au final parce que bah il prévient euh de tout ce qui est euh bah offensive sur le terrain sur terre mais il demande pas le cesser le feu donc c'est le en même temps c'est Non non non mais c'est vrai c'est vrai c'est c'est une forme de en même temps ouais. Biden aussi avait essayé justement de faire en sorte que cette offensive soit retardée parce que elle complique tous les marchandages qu'il peut y avoir avec les otages qu'il s'agirait quand même de libérer si on bombarde tout n'importe comment les tunnels les machins les otages sont probablement dans les tunnels et voilà c'est donc Biden avait fait un peu la même chose donc il s'agit de retarder mais il y a pas de demande claire de cesser le feu il y a pas de il y a pas eu un il est allé voir Mahmoud Abbas un petit peu après mais enfin c'est pas non plus d'une utilité énorme Mahmoud Abbas dans la dans la situation n'a pas non plus un rôle clé et c'était plutôt un message pour dire regardez je fais le en même temps quoi.
Mais on fait quoi aujourd'hui là j'ai vu Amnesty aujourd'hui qui appelait à cesser le feu immédiat la situation la situation même humanitaire sanitaire c'est même pour les gens qui ont pas été bombardés même si vous avez pas été tués vos enfants ont pas été tués vous avez eu jusque là vous avez eu du bol il y a il y a pas d'eau les hôpitaux ils fonctionnent avec normalement des batteries où il y a il y a besoin de carburant pour pour faire fonctionner le truc on interdit toute entrée de carburant ou alors très peu avant c'était en temps normal c'était 500 camions qui arrivaient par jour pour ravitailler Gaza qui est sous blocus qui est sous un blocus illégal Il y a même plus d'essence ouais. depuis voilà depuis depuis depuis des années et et là maintenant en ce moment c'est 50 camions qui passent au compte-goutte donc les gens vont avoir faim les gens vont devenir malades très certainement parce que l'eau est pas bonne et et et et où est la parole de la France là qui je pense se voilà se se se se aurait dû mériter à faire une voix forte là-dedans. Bah Bah pour le coup le fait qu'Emmanuel Macron envoie un bâtiment hôpital pour soutenir et qu'il apporte un soutien à l'hôpital jordanien à Gaza est-ce que c'est pas suffisant pour ?
Mais les les l'hôpital jordanien dans ? Dans Gaza ouais. Et alors est-ce que les trucs vont rentrer ?
Ça j'en sais rien ça je sais pas. c'est c'est ça le truc qu'est-ce qui rentre là pour l'instant qu'est-ce qui rentre qu'est-ce qui il y a il y a pas grand-chose qui rentre. Lorraine.
Moi franchement je sais même pas dire parce que c'est en fait c'est vraiment le en même temps parce que c'est il il met pas de stop sur le fait qu'on les bombarde mais du coup après il envoie de l'aide humanitaire. Je pense que lui-même il sait peut-être pas sur quel pied danser en fait finalement. Il y a quelqu'un qui demandait dans le chat si c'est fréquent que le président de l'Assemblée nationale se rende à l'étranger.
La réponse c'est non, c'est c'est assez inhabituel qu'un président de l'Assemblée nationale ou une présidente se déplace à l'étranger. Il y a pas de rôle diplomatique dans la Constitution pour l'Assemblée nationale. On va être très clair là-dessus.
Ça fait partie de la politique menée par le gouvernement sous le contrôle de l'Assemblée nationale avec le fait majoritaire tout ça je vous l'explique chaque semaine vous connaissez mais un président de l'Assemblée nationale qui va à l'étranger en général c'est pour des visites diplomatiques d'ordre quasi de courtoisie. Je me souviens de Claude Bartolone ancien président de l'Assemblée qui avait fait une grande tournée dans les pays d'Afrique francophone socialiste mais c'était socialiste et c'était à la fin du quinquennat donc il était pas vraiment là pour porter quoi que ce soit. Là il y a Yaël Braun-Pivet s'est rendue directement sur le terrain.
Elle l'a justifié en faisant en faisant remarquer qu'elle s'était rendue sur le terrain à Kiev dès le début aussi de la guerre en Ukraine. Donc peut-être qu'on est en train de voir effectivement une nouvelle diplomatie parlementaire se Le truc que je trouve par contre étrange c'est qu'elle n'a pas attendu qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale sur le sujet pour s'y rendre et j'aurais probablement préféré ça parce que il y a eu un débat vous avez pu le suivre en direct sur Twitch avec moi c'était lundi dernier. On a un extrait parce qu'au cours de ce débat il y a un monsieur qui est le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale qui s'appelle Jean-Louis Bourlanges c'est un centriste du MoDem qui préside cette cette commission et qui a pris la parole à la fin du débat pour proposer une forme de synthèse de ce qu'il a entendu tout au long de l'après-midi.
Je vous propose qu'on regarde cet extrait on en parle après. L'essentiel de cette de de cette assemblée est d'accord sur des choses assez claires. Qui d'entre nous estime que ce qui s'est passé le 7 octobre ne relève pas de la barbarie la plus absolue qui peut effectivement regarder, écouter ce qui vient d'être dit par l'orateur précédent sans être profondément ému, bouleversé par les souffrances décrites.
L'immense majorité d'entre nous se retrouve. Pour Pour autant, est-ce que cette immense majorité ne se retrouve pas aussi sur l'idée qu'il ne peut pas y avoir de paix durable en au Moyen-Orient euh en terre de Palestine s'il n'y a pas un moment une prise en compte en terme adéquat, en terme approprié des aspirations légitimes du peuple palestinien. Voilà, donc c'était cette petite euh ce petit extrait qu'on a choisi de Jean-Louis Bourlanges qui, je trouve, synthétise effectivement euh une grande partie de ce qui met d'accord quand même l'écrasante majorité des députés euh dans le débat qu'on a entendu.
Ulysse. Alors, ça du coup, c'est comme d'hab, ça produit, je l'ai vu dans le chat, un effet euh un peu comme Charles de Courson, c'est-à-dire dès que il y a un mec qui a à peu près les pieds sur terre, un peu de culture politique, un peu de qui a un peu de recul et tout, on dit "Waouh, mais il est génial !" Non, c'est juste que les autres sont des fous furieux.
Lui Lui, il est normal. Et quand je dis "Les autres sont des fous furieux", je pense notamment euh voilà, la position de Yaël Braun-Pivet et de quelques autres, elle est contestée au sein même, il y avait un article sur Mediapart euh qui parle des faucons de l'Assemblée nationale qui a devancé y compris euh donc les faucons dans le sens comme Bush. Oui, c'est ça, comme comme les conservateurs américains.
Le camp de la guerre, le camp du choc des civilisations, c'est ça les faucons, c'est ceux qui ont voulu ceux contre qui évidemment Dominique de Villepin a dit "Nous, on fait pas la guerre normalement." Vous ? Bon bah là, on est dans une situation où euh l'Assemblée nationale est remplie de faucons où en plus le Quai d'Orsay est pas nécessairement aligné sur cette position et euh d'autres députés macronistes se plaignent même que le débat n'a pas pu avoir lieu.
Or, la la voix de de Yaël Braun-Pivet engage plus qu'elle-même, évidemment. Il y a aussi un truc euh paradoxal qui a été enfin paradoxal, étonnant pour beaucoup d'observateurs qui a été souligné euh par pas mal de monde. ?
Non, mais justement, j'allais lancer l'assumer. Donc, Raphaël nous a rejoint. Euh non, mais justement, Raphaël M'Sellem, merci à toi d'être avec nous euh ce soir.
T'inquiète, tu as eu un problème dans les transports, il y a aucun problème, on comprend. Euh euh Raphaël, euh je te présente rapidement, tu es responsable d'études au sein d'un think tank qui s'appelle Génération Libre, euh dont on n'a pas beaucoup parlé la dernière fois que tu es venu parce qu'on t'était notre invité. Cette fois-ci, tu es chroniqueur.
Euh c'est quoi Génération ? C'est quoi ton ? Explique-nous.
Alors, Génération Libre, c'est un think tank. Un think tank, c'est un laboratoire d'idées, c'est-à-dire que on produit des rapports qui visent à faire des propositions concrètes de politiques publiques, sur les libertés publiques, sur l'état de droit, sur la santé, sur l'économie. Et le but après, c'est d'aller auprès des médias et auprès des décideurs politiques euh pour tout simplement essayer de défendre des idées, nos convictions.
Et donc, dans ce cadre-là, je m'occupe de trouver des auteurs, des sujets, de suivre la publication de rapports, et cetera, et cetera. Et alors, dans ce think tank, Génération Libre a une particularité, c'est que c'est un think tank libéral. Oui.
Tu es quand même un libéral. Oui. Tu peux nous expliquer ce que tu ce que toi tu mets derrière Pas forcément un gros mot, mais ça je suis curieux.
Qu'est-ce que tu mets toi derrière la notion de ? Je mets la notion de dignité. C'est-à-dire que le fondement du libéralisme, tel qu'il était conceptualisé par John Locke, Benjamin Constant, John Rawls, c'est l'idée que, du fait d'être un être humain, on a une dignité, des droits politiques afférents.
L'ensemble des droits politiques qui sont reconnus par la Constitution, par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, visent précisément à reconnaître cette phrase de Paul Ricœur que Emmanuel Macron a d'ailleurs oublié dans sa réforme du RSA, que quelque chose est dû à l'être humain du seul fait d'être humain. Et je pense que c'est ça être libéral, c'est la la défense du propre, la défense du sujet. Et ça passe par tout un tas de dénominations, les libertés publiques, assumer assurer un revenu d'existence pour tous, allier les libertés personnelles et libertés, je dirais, sociales.
OK. Ben, merci euh merci à toi pour cette description un peu rapide. Et juste avant de de te présenter, je commençais on était en train de parler du débat à l'Assemblée nationale lundi.
On a eu aussi la prise de parole de Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement Non, c'est plus la présidente du Rassemblement national pardon, c'est la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale qui a porté un soutien à Israël. Ça ça a pu soutenir ça ça a pu surprendre pas mal de monde. Moi il y a un truc qui ne m'a pas surpris, c'est son nationalisme.
Parce que pour le coup elle a elle a elle a critiqué la position de Macron trop européen, trop proche des États-Unis. Il faut une voix de la France autonome indépendante beaucoup plus gaullo-mitterrandiste que ce que fait Emmanuel Macron. C'est c'est c'est pas c'est surprenant et à la fois peu surprenant d'entendre Marine Le Pen dire ça ?
Euh je je je sais pas. Après est-ce qu'il faut s'étonner de du franc soutien de Marine Le Pen à un État ? Je pense que ça matche aussi avec certaines représentations qu'elle peut avoir.
Donc je je je sais pas. C'est c'est le côté les nationalistes s'entendent bien où qu'ils soient, c'est ? Oui oui, bah c'est l'extrême droite qui est au pouvoir en Israël.
Donc dans une certaine mesure ce que ce qui ce que ce que les les libertés que s'offre là le le le le gouvernement israélien dans sa riposte, elle aimerait bien pouvoir avoir la même si jamais il y a une crise et cetera. Enfin c'est c'est une culture politique commune qui est celle de l'État autoritaire euh voilà d'extrême droite sans multilatéralisme et avec du Ouais ouais bah après après voilà sa position oui gaullienne euh ça coûte pas grand-chose mais sur ces questions-là de Gaulle était pas là-dessus hein. Non pas tout à fait sur ces positions.
Raphaël. Je je pense que ça rejoint ce que ce que je j'ai exprimé la dernière fois à savoir que euh le Rassemblement national est dans une stratégie qui est celle d'une forme de philo-sémitisme. C'est-à-dire que au fond il y a une guerre des civilisations pour le dire clairement.
Euh les musulmans, en tout cas les plus radicaux, sont les figures d'une d'un renversement civilisationnel. Et donc dans ce cadre-là, Israël pour elle euh un cas, une forme de de rempart au djihadisme et cetera. Donc on défend toute personne attaquée par des musulmans par principe.
C'est c'est un peu c'est un peu ce qu'il y a dans sa tête quoi. Et mais c'est là où il y a une hypocrisie, c'est que le et c'était rappelé hier, il y a le président de l'UEJF qui était euh l'Union des étudiants juifs de France convoqué en dans le groupe d'études sur l'antisémitisme à l'Assemblée nationale. Il y a plusieurs groupes d'études euh à l'Assemblée dont un sur l'antisémitisme et il a eu un représentant du Rassemblement national à qui il a renvoyé évidemment à son passé, à ses rapports établis avec Axel Loustau et et Chatillon.
Axel Loustau, Axel Loustau. Axel Loustau et et Chatillon. Donc pour dire que notoires. là-dedans, là-dedans, il y a une très grande hypocrisie de la part de Marine Le Pen et je pense qu'il faut le le constater.
Lorraine, toi tu as été surprise aussi par une déclaration de Gérald Darmanin sur, je cite, le djihadisme d'ambiance. Tu peux nous en parler, c'est quoi cette ? Totalement.
En fait, Gérald Darmanin, donc en tant que ministre de l'Intérieur, il a rencontré les autres ministres de l'Intérieur européens suite aux attentats qu'il y a eu en France avec le professeur qui a été malheureusement assassiné. Et en fait, il a utilisé du coup le terme djihadisme d'ambiance. En fait, pour faire un lien avec ce qui se passe du coup à Gaza, ce qui se passe par rapport à la guerre et ce qui se passe du coup en France alors même que à l'heure actuelle, malgré le fait que les assaillants ont été interrogés et cetera, il n'y a pas eu de lien clairement établi entre ces deux situations.
Donc en fait, enfin voilà, il se sert de Il y a de la récupération politique en fait. Il se sert de cette situation pour en fait, bah de nouveau taper sur les musulmans. Bah c'est Darmanin.
Est-ce qu'on est ? Non. Je je rejoins assez ce que vient de dire Lorraine et j'ai pour ma part été assez euh comment ?
Il y a eu cette séquence, vous savez, où il y a eu le takbir qui a été dit dans un rassemblement pro-palestinien il y a il y a une semaine à peu près et tout le monde a commencé à hurler oui, attention l'islamiste machin. Je comprends que le contexte appelle à ce que certains signaux puissent faire peur et puissent déranger. En revanche, il ne faut pas mésestimer non plus le fait que le takbir est récité cinq fois par jour dans des mosquées, que c'est un chant, enfin un un énoncé élémentaire de l'islam et que en ce sens-là, on peut pas l'associer directement à une expression de terrorisme.
Bah non, c'est sûr. Parce que si on le fait, on est en train d'expliquer qu'au fond, les musulmans est un terroriste, quoi. est en germe, en tout cas, et puis et puis en fait, en gros, restez musulman dans le cadre privé.
Et c'est quelque chose qui est assez dérangeant. Moi, je crois beaucoup dans cette synthèse parce que je la défends dans ma vie personnelle. Je pense qu'il y a une synthèse heureuse qui est possible entre Entre la religion et l'État. religieuse et investissement dans la cité.
Ujul, quand on préparait l'émission, tu me tu tu me parlais de ce que toi tu observes que qu'a qu'a comme effet sur les jeunes cette cette cette guerre, ce conflit là, ce qui s'est passé le 9 octobre et pour toi le signal du début de quelque chose. Tu peux nous en ? C'est en train de J'ai l'impression, hein, moi, de ce que je vois sur les réseaux puis même dans les manifestations à proprement parler, qu'il y a quelque chose qui est en train de se réveiller à propos de jeunes qui ne se mobilisent que très rarement pour des causes internationales, d'habitude.
L'Ukraine, bon, ça a pas mobilisé plus que ça. Voilà, et et là, il y a quelque chose parce que bah parce que ce conflit, il fait quand même écho à beaucoup de choses, évidemment, de la société française, on l'a beaucoup rappelé, mais en France, il y a une très la plus grande communauté musulmane d'Europe puis la seconde, je crois, communauté juive du monde. Donc c'est c'est c'est évidemment, ça matche avec plein de trucs.
Mais surtout, il y a il y a quelque chose qui moi m'a rappelé un peu l'engagement de la jeunesse pour le Vietnam à ce moment-là. C'est un un conflit complètement asymétrique entre un colonisateur ou ex-colonisateur, un conflit impérialiste où il y a le camp de l'Occident et cetera et et un conflit ouais, voilà, asymétrique, quoi. Donc il y a il y a une injustice qui est perçue et qui fait que ça dépasse complètement presque la situation de là-bas.
Il y a des valeurs qui sont engagées un petit peu de tous les côtés et j'ai l'impression que ça parle à une jeunesse qui évidemment fait des liens, tu peux pas l'empêcher de de faire des liens, ça s'appelle bah s'appelle penser politiquement la situation. Ouais. Voilà.
C'est mais c'est intéressant ce que tu dis sur le Vietnam parce que le Vietnam a effectivement été un canalisateur et un et un et un engageur de toute une génération d'Américains, de jeunes Américains qui ont qui se sont politisés en fait simplement pour utiliser ce mot pour une fois. C'est une jeunesse qui était internationaliste et et et cet internationalisme aujourd'hui, il est peut-être un petit peu perdu, il s'est peut-être un petit peu perdu et on est en train de le retrouver là sur ce conflit là qui là en effet mobilise plus que je sais pas le Haut-Karabakh ou ou le truc l'Ukraine, ouais. Qu'est-ce que tu en penses toi, ?
Moi, je suis assez d'accord que ça fait appel à tout ce qui est enfin à ce qui concernait la la guerre du Vietnam parce que effectivement enfin il y a eu des manifestations même si elles ont été interdites puis enfin voilà, la situation était un peu floue et au final au final ça a été contesté par par le Conseil d'État. Mais en fait effectivement ouais, il y avait il y a pas mal eu de de jeunes qui partagent des posts sur Instagram et moi ce qui m'a ce qui m'a aussi frappé, c'est que il y a pas mal d'influenceurs qui ont été poussés à prendre la parole. En fait, il y a des bah carrément des influenceurs qui ont été et influenceuses qui ont été harcelées parce que il ou elle n'avait pas pris la parole.
Je le confirme. C'est ça ça fait un Non mais c'est vrai, c'est vrai. Non mais c'est vrai, c'est vrai.
Il y a une injonction à prendre la parole. que bah effectivement ça touche la jeunesse et que bah enfin voilà et que dans ce cas-là oui, ça politise certaines personnes. Après moi je suis quand même prudente sur le fait de est-ce que ça va vraiment politiser la jeunesse parce que je trouve que voilà par exemple sur les sur Black Lives Matter par exemple, voilà, j'ai vu énormément de jeunes dans la rue et cetera et cetera.
Après est-ce que ça s'est traduit politiquement aux prochaines élections ou dans des engagements associatifs et ? C'est pas ça politiser. Politiser, c'est penser la situation de manière politique, c'est pas nécessairement est-ce que ça se transforme en acte de vote derrière.
C'est politiser Ouais, c'est mon côté il faut que ça vote au bout d'un moment. Ouais, bah en fait c'est mon côté où bah au bout d'un moment quand on on s'engage pas en fait derrière même dans les associations et cetera bah on s'est engagé OK, on a manifesté mais Aller en manif, c'est particulièrement engageant surtout dans le climat en ce moment. De toute façon on a un problème au niveau de la de la jeunesse qui qui a beaucoup de mal à s'engager de façon générale et puis de toute façon à que ce soit dans les représentations médiatiques, dans les politiques publiques qui sont menées sont quand même assez favorables à une certaine catégorie au niveau d'âge de la population qui n'incite pas les jeunes à s'engager.
Oh oui. C'est bien dommage. Euh le point où je serai peut-être moins moins optimiste que mes camarades de table, c'est que certes je vois je vois aussi un engagement de la jeunesse Parle bien dans le micro s'il te plaît. sur ce conflit-là.
Je vois surtout un engagement clanique. Des deux côtés attention. ?
C'est-à-dire que le les les les pro-palestiniens défendent la Palestine et les pro-israéliens défendent les Israéliens. Or je pense que c'est un un problème fondamental parce qu'il il y a de fait un souci de reconnaissance. Il y a un il y a un philosophe que j'aime beaucoup qui s'appelle Axel Honneth qui a Ouais. qui a écrit un livre qui s'appelle La lutte pour la reconnaissance.
Il décrit dans ce livre que un élément assez fondamental pour qu'il y ait une reconnaissance c'est la notion de réciprocité. C'est-à-dire que du côté de ce que je vois en tout cas du côté des des pro-israéliens, il y a ce sentiment que les pro-palestiniens ne reconnaissent pas le drame qui s'est passé et de drame en terme d'histoire juive. J'insiste sur ce point.
Et de l'autre côté une sorte de de du côté des pro-palestiniens une sorte de de de sentiment bah qu'en fait on néglige les victimes des bombardements en Israël, un sentiment qu'on ne veut pas reconnaître que bah oui de de fait Israël il y a des problèmes en matière de respect du droit international à bien des égards. Et et Je veux dire que chacun reste dans son dans son camp et accuse l'autre de pas avoir de cœur quoi. Et en plus alors pour le vivre moi en plus sur le plan personnel, le souci que ça pose c'est que on est quelque part un peu cloisonné en fait par la rhétorique de l'autre.
Si vous voulez moi moi je suis très investi sur les questions de euh de comment est-ce qu'on couvre ce conflit-là parce que comme je le disais, il y a un vrai impact en diaspora, c'est-à-dire en Europe et ailleurs, en matière d'augmentation de l'antisémitisme. Ouais, ça ça a été mesuré. par beaucoup de chiffres.
Et donc, de fait, je je vais prendre à titre personnel des positions qui vont sembler en apparence euh très pro-israéliennes parce que je sais que si il y a des mensonges ou des des des diabolisation excessives qui sont faites, et ben ça peut déboucher in fine sur une augmentation de l'antisémitisme. Et et mais le problème, c'est que on ne devrait pas débattre comme ça. On devrait pouvoir reconnaître la la part qu'il y a dans l'autre et il est évident que le Hamas ne représente pas les l'intégralité des Palestiniens, il est évident qu'ils ont droit à un État, il est évident qu'Israël en matière de respect du droit international, euh il y a des difficultés qui sont pesantes, que ces dernières années, les les solutions pour la reconnaissance du droit des Palestiniens est un avoir un État n'a pas été assez poussé.
Et et j'espère que le le On va juste en pouvoir sortir de ce clanisme-là. Il y en a un qui essaie d'éviter au maximum qu'on ait un nouveau Vietnam euh au sens de manifestation publique de de gauchistes, c'est Gérald Darmanin. Gérald Darmanin a voulu Oui, il a lui vraiment papi sen love.
Euh il a voulu interdire carrément les manifestations euh pro-palestiniennes, toute manifestation pro-palestinienne par défaut. Ça a été immédiatement cassé en justice euh et et heureusement, c'est quand même assez particulier ça ou alors pas particulièrement particulier. D'autant plus qu'il y a il y a quelqu'un dans le chat qui dit personne veut la paix dans ce dans ce conflit, c'est pas c'est pas vrai du tout.
Les mots d'ordre justement des rassemblements dits pro-palestiniens, voire par Darmanin pro-Hamas carrément, sont des mots d'ordre de paix et de cessez-le-feu. Donc euh derrière, évidemment, ils sont repeints en J'ai vu que Nunez avait interdit euh le le le rassemblement de samedi là, c'est ? À Paris.
Ça va probablement être cassé demain Peut-être, ouais ouais, c'est vrai, ouais. J'en sais rien, je sais pas, je sais pas. Euh pour ceux qui auraient pas suivi, c'est vrai que Darmanin avait euh dans dans un élan là de euh interdit toute forme de rassemblement pour la Palestine de manière globale pour et ça a été cassé du coup par le conseil le conseil d'État.
La juriste la la la la justice administrative et donc du coup le Conseil d'État rappelé que il fallait si vraiment faut faut interdire des trucs au cas par cas c'est au cas par cas c'est en motivant vraiment sérieusement manif par manif celle-là elle peut poser problème et cetera et là on se retrouve avec Laurent Nunez qui avait autorisé la manifestation d'extrême droite dont on avait parlé ici avec le photographe qui était venu avec des saluts nazis et tout dans la rue, il avait autorisé cette manif là et l'interdit celle de samedi à priori bon on est dans dans un climat vraiment étonnant là. Étonnant ouais alors en parlant de climat, il y a aussi un climat tendu à l'Assemblée nationale alors tendu à l'Assemblée nationale, je saurais pas le dire mais il y a aussi la question du conflit au Proche-Orient qui divise la NUPES et quand je dis qu'il divise bah ça ça a carrément été l'argument utilisé par le PCF pour acter sa sortie de la NUPES et ça a été l'argument pour le PS pour dire qu'il c'est un truc très socialiste comment ils ont dit ça ? Un moratoire un moratoire ils font un moratoire sur la participation à la NUPES.
Euh la suspension. On suspend la suspension ouais est-ce que c'est est-ce que c'est le dernier clou sur le fauteuil de sur sur le cercueil de la NUPES ? Je je ne sais pas si c'est le le dernier clou parce que le au fond la vie politique est toujours pleine de rebondissements.
Ce que je note en revanche c'est qu'il y a une une vraie scission. Je ne crois pas au fond sur la question géopolitique. Pour la simple et bonne raison que si vous écoutez par exemple quand Élisabeth Borne a a répondu aux questions du gouvernement il y a 2 semaines je crois et que l'ensemble des présidents de groupe ont pris la parole pour interroger la position française alerter sur les idées de chacun en matière de qu'est-ce qui juste ou injuste les groupes de gauche globalement ont eu la même parole qui est de dire enfin en deux mots Israël a le droit de se défendre pas n'importe quel prix la vie des Palestiniens compte, il faut un État palestinien et cetera.
Je suis pas sûr que la scission soit sur des questions géopolitiques. C'est sur plutôt la vision qui sous-tend ces prises de position et cette vision, et c'est là où il y a une grande différence, c'est que La France insoumise au fond a adhéré à un discours qui consiste à dire il n'y a que contextualisation dans ce conflit. Euh on n'a pas acté que c'était d'abord une action.
Hmm hmm. C'est le c'est le c'est le alors pour développer un peu tu veux ? Qu'est-ce que tu veux ?
Il y a un auteur qui s'appelle Moshe Postone qui qui qui a écrit euh un article sur les la réaction des différentes gauches, c'est un auteur de gauche hein, sur la la réaction des différentes gauches lors des attentats du du 11 septembre. Ouais. Euh et euh ce qu'il a dénoncé dans cet cet article, c'est qu'il a dit euh l'attentat du 11 septembre, selon certains, serait une réaction à l'impérialisme à l'impérialisme américain, ce qui est pour pour pour partie vrai.
En revanche, il dit une réaction, c'est aussi une action qui est fondée elle-même sur une vision du monde qu'il nous appartient de juger si elle est juste ou pas. Et là du coup, c'est quoi cette ? Et ben justement, La France insoumise n'a pas acté que euh euh le le massacre euh qui a été fait le 7 octobre est fondé sur une vision qui, des aveux publics des dirigeants du Hamas, vise à euh euh à l'éradication des Juifs.
Et donc quand Mélenchon, sa première réaction, c'est de dire euh la violence entraîne la violence, c'est certes vrai, mais il y a une étape avant qui est que il y a une violence manifeste qui est profondément antisémite et qui n'a pas été reconnue comme telle et d'ailleurs tous les débats terroristes a reproché du coup euh Je pense que c'est ça qui est profond et c'est le terme terroriste d'ailleurs qui euh qui est en train de crisper tout le monde. de crisper absolument tout le monde. la nature de l'entité Hamas, sa nature politique, et là-dessus La France insoumise ne répond pas.
Lorraine, est-ce que tu penses que c'est un casus belli pour La France insoumise cette ? En fait, moi déjà, j'en ai marre d'entendre parler de Jean-Luc Mélenchon, je suis désolée, mais en fait Bah bout d'un moment quand même, hein, a encore été testé dans un dans un sondage là. mais en fait moi je trouve ça je trouve ça dommage parce que au final dans le cadre de du débat parlementaire, je trouve que Mathilde Panot a été hyper claire en fait.
Je pense que on peut pas faire plus clair en en l'occurrence. Et donc là on va dire oui mais Jean-Luc Mélenchon a dit ça, il a tweeté ça, il a tweeté ça. OK, mais les parlementaires au final, ils ont dit ?
ça compte, tu peux pas détacher Jean-Luc de la France insoumise et la France insoumise de Jean-Luc. Surtout que Panot a rejoint Mélenchon, Corbière euh euh et d'autres ont ont acté que ils avaient une vraie différence notamment sur la question du terrorisme. Donc je je suis pas je suis pas sûr que ça se résume qu'à Mélenchon.
Par rapport à ? Sur la question de qu'est-ce que le Hamas, est-ce que c'est terroriste ou ? Et Corbière, Ruffin et cetera, eux ils sont allés plus franco et c'est une manière pour eux d'ailleurs de se dissocier de Jean-Luc Mélenchon.
Alors non mais c'est quoi juste selon toi, c'est la petite ? ça méprisable, euh vraiment méprisable ce que certains sont en train d'essayer de jouer comme coup à gauche qui de toute façon ont été actés depuis longtemps, c'est-à-dire bon la NUPES ça a commencé à les faire chier, c'est vrai que Mélenchon il est chiant dans son coin, machin. Tu parles de qui quand tu dis certains, c'est les partis ou tu parles de Corbière ou ? l'aile droite du PS qui veut de toute façon sortir du truc depuis longtemps, je parle d'autres qui veulent jouer leur propre partition et cetera.
Et et et utiliser ce contexte là, ce truc là, euh qui est quand même particulièrement grave, euh qui est quand même particulièrement sérieux, pour jouer leur petit leur petit leur petit truc, moi je trouve pas ça à la hauteur de la situation. C'est c'est c'est sérieux en même temps de savoir qu'est-ce que l'entité Hamas. Mais si non mais oui mais si c'était pas ça, c'était autre chose, mais il y avait il y avait il y avait avant c'était par exemple la manifestation Non mais on on parle si on parle de la gauche, on parle parlons de la gauche.
Euh les tensions, les premières tensions, elles apparaissent bien avant et elles sont elles sont particulièrement fortes aussi au moment de euh quand il y a la la la mort de Nahel et que Jean-Luc Mélenchon dit pas j'appelle au calme, il dit moi je n'appelle pas au calme, j'appelle à la justice. Et là on voit tout un axe d'une gauche qui n'a pas réglé tout un certain nombre de questions, son rapport à la police, son rapport à l'impérialisme, son rapport à son passé colonial aussi, à cette gauche-là. Et et et c'est tout se rejoue là aussi. que chacun devrait se regarder le nombril et faire son propre examen de conscience avant de donner des leçons aux ?
Ben, vous savez, après, on va pas revenir sur on va pas revenir sur Manuel Valls et les deux gauches irréconciliables, mais on pensait que on pensait que cette gauche-là, justement, cette gauche réactionnaire, cette gauche coloniale, cette gauche Manuel Valls, cette gauche autoritaire aussi, avec les rapports aux flics, on pensait qu'elle avait perdu parce que Mélenchon avait incarné autre chose en essayant de parler autrement pendant la campagne présidentielle avec le score qu'on lui connaît. On pensait que cette bataille était gagnée. Ben, il y en a qui veulent refaire le match.
Ouais, qui veulent refaire Et tout est bon pour refaire le match, y compris sur le dos de de sujets, oui, qui mériteraient d'être traités un petit peu mieux que ça que par opportunisme. Mais est-ce que dans cette gauche-là que tu dénonces, tu mets aussi Alexis Corbière, François ? J'ai l'impression que c'est c'est l'impression que c'est ce que tu dis.
Non, mais eux, ils ont ils ont Après, je je eux, je les ai pas vus surfer avec le le même la même vulgarité sur sur ces questions-là. Il y a une différence de style peut-être par rapport à Jean-Luc Mélenchon. dans le monde et grosse interview Oui, oui. grosse interview de François Ruffin qui met les points sur les i vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon.
Alors, je sais pas s'ils sont au point du divorce sur les deux. Ben, visiblement, d'après les journalistes qui se sont penchés sur l'ambiance en ce moment au sein du groupe LFI à l'Assemblée nationale, ça a l'air d'être un enfer. Avec Garrido en plus Raquel Garrido, c'est Garrido, elle va se faire convoquer pour se faire engueuler.
Ouais, non, mais Raquel, ouais. Donc, bon, je je mais je trouve ça intéressant parce que je je j'ai l'impression que ce qui s'est passé au Proche-Orient est une espèce de d'opportunité bienvenue pour des partis qui en fait voulaient la fin de la NUPES depuis un bout de temps et c'est le cas du PCF et c'est le cas du PS à sa manière. Alors, le PS, c'est un peu plus compliqué que ça parce que Olivier Faure, il est un peu dans la merde.
Il a un congrès en décembre prochain. Pas sûr qu'il s'en sorte grandi après cette parce que parce qu'il est accusé par les par les anti-NUPES d'être à la remorque de Jean-Luc Mélenchon. Donc, là, pour le coup, ça en ce moment, ça ça ça se passe mal pour lui.
Euh les écolos là-dedans, j'ai toujours du mal à les voir. Mais pour le coup, on recevra Sandrine Rousseau et je vous rappelle quand même dans la deuxième partie de cette émission, c'est pratique. Du coup, on va avoir Ah ouais, on va pouvoir répondre.
On va en reparler. On va pouvoir nuancer. Lorraine Mais moi je voulais juste en fait un peu déplorer le fait que finalement euh sur la NUPES, c'est devenu un peu une affaire de personne en fait quelque part, j'ai l'impression.
En tout cas, j'ai l'impression qu'il personnalise plus le débat et justement que c'est Jean-Luc Mélenchon qui cristallise toutes les tensions et cetera et que c'est en mode qui est pour ou contre Jean-Luc Mélenchon. Alors que au final, mais moi par exemple ce qui m'avait étonné dans la position euh du PCF par rapport euh à ce à ce profil là, c'est que bah historiquement, enfin on le voit notamment dans dans les mairies, enfin moi je vis dans une ville où il y a clairement euh des des affiches par rapport à à euh enfin anti-colonisation par rapport à à la Palestine et cetera. Et là, euh ils disent "Non, on fait scission avec LFI." Et moi ça franchement, historiquement, je ne me l'explique pas.
Et j'ai dû Et c'est pour ça que c'est Et c'est ça qui me donne l'impression que il y a un truc un peu personnel ou en tout cas des trucs vraiment des tensions euh inter-parties plutôt que vraiment par rapport au conflit. Parce que du coup euh j'ai l'impression qu'il y en a qui sont même pas en accord avec la position de leur propre parti. Donc C'est pour ça que j'ai j'ai j'aimerais j'aimerais bien résumer ça à une posture à des problèmes d'égo, à des problèmes de posture et d'appareil.
J'ai l'impression que c'est quand même un chouïa plus profond que ça. Il y a les deux. le coup voilà, la NUPES, on le sait depuis le début, on l'analyse depuis le début, il y a des sujets un peu des éléphants dans la pièce, il y en a plusieurs.
Qu'est-ce qu'il y a plein d'éléphants depuis le début depuis le début. sur l'Europe, sur la laïcité, sur voilà. Donc Oui et et Jean-Luc Mélenchon euh ne tient pas faire plus que ça l'union de la gauche, lui il veut faire l'union populaire.
Est-ce que tu dis c'est très intéressant parce que il y a je pense qu'il y a un certain nombre de formations de gauche dans laquelle les positions des militants, des électeurs ne sont pas exactement les mêmes que les positions des cadres. Totalement. qui sont euh bah qui sont nécessairement dans leur en effet dans leur jeu d'appareil certes du du du mais aussi qui qui pensent politiquement un petit peu différemment, qui sont un peu plus réactionnaires aussi et que parfois pas à l'écoute affaire de classe ?
Oui, une affaire de classe. Et parce qu'ils sont pas à l'écoute aussi de de de de l'électorat, de comment euh bouge l'opinion. Et puis après ils se retrouvent "Ah merde, Mélenchon il a fait 22 % on parle plus à personne." Bah oui, vous parlez plus à personne.
Et voilà, donc il y a il y a un décalage là-dessus aussi. On continue à discuter de l'actualité de la semaine, il y a un autre sujet qu'on voulait aborder euh ensemble ce soir, c'est le nouveau paquet législatif qui va commencer à être discuté au Sénat autour de l'asile et de l'immigration. Euh est-ce qu'on est en train de voir naître un une fronde au sein de la majorité, La République en marche euh Renaissance pardon, [ __ ] à chaque fois.
Euh donc voilà, le texte arrive au Sénat et il se trouve qu'il y a un point important dans ce texte, c'est l'article 3. L'article 3 du projet euh propose de créer un titre de séjour spécial pour les travailleurs dans les métiers en tension, ça avait fait l'objet d'une tribune, rappelez-vous, on en avait parlé sur ce plateau qui avait été cosignée euh par plusieurs parlementaires, y compris des parlementaires de la majorité et notamment Sacha Houlié qui est quand même le président de la commission des lois à l'Assemblée, c'est pas n'importe qui. Autour de cet article 3, il y a un peu un imbroglio et c'est pour ça qu'on voulait en parler aujourd'hui parce que euh bah en fonction de qui on écoute et à qui ces personnes parlent, ils disent pas la même chose.
On a par exemple un Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, que l'on pourrait croire le plus ferme sur ce sujet, qui euh s'exprimant auprès de députés de la majorité leur a dit "Non non, mais moi moi je veux je je je veux rester sur l'article 3, je veux qu'on le maintienne, après tout on n'a pas besoin des Républicains." Élisabeth Borne, la Première ministre de son côté, s'adressant aux Républicains en leur disant euh "Bon, vous inquiétez pas, l'article 3 on va le dégager." Euh voilà, pourquoi est-ce que je dis ?
Parce que les Républicains ont placé comme condition sine qua non pour voter cette loi que l'article 3 dégage et qu'il n'y ait pas de régularisation des travailleurs sans papiers. On est donc dans une situation un peu bizarre où on est en train de voir la la majorité, avant même que le débat ait lieu, se déchirer sur un texte pourtant central, celui de l'immigration, Raphaël. Je pense qu'il y a deux points qui sont à noter, d'abord c'est une forme d'hypocrisie de la part des Républicains qui avait été soulignée à l'époque sur France Inter par Sacha Houlié qui se refuse de principe de vouloir régulariser les travailleurs sans papiers sur les métiers en tension, alors qu'il expliquait, on sait que c'est vrai que beaucoup d'élus républicains au niveau local vont plaider auprès des préfectures pour avoir des régularisations parce qu'ils savent qu'on a besoin de ça.
Le deuxième point, c'est que je trouve qu'on est dans une caricature et une extrémisation totale du débat sur l'immigration. Qu'il y ait des des des inquiétudes en matière identitaire, d'identité collective, je pense qu'il y a des réflexions légitimes qu'on peut poser sur la table. En revanche, toutes ces réflexions ne doivent pas enlever que toutes les personnes qui arrivent sur le territoire sont dignes.
Je reviens sur mon point de tout à l'heure, la dignité est inconditionnelle, sinon elle n'est pas. Or, le fait est que des gens qui trouvent un contrat de travail dans lequel ils vont pouvoir trouver des ressources, dans lequel ils vont pas être en proie au marché noir, dans des rapports de domination complets, sans reconnaissance légale de leur statut, eh ben, je je je je je trouve que les républicains sont dans une position qui qui est extrêmement caricaturale. Mais oui, mais aux intérêts de tout le monde.
Mais et pourtant, c'est la position des républicains, ils tiennent fermement là-dessus, ils en font même un un un un objet de de de de de militantisme, ils se remuent beaucoup de principes, même ils se remuent beaucoup beaucoup le cul là-dessus, beaucoup plus que sur d'autres que sur d'autres discussions. courent derrière un électorat qui suit Marine Le Pen et il faut donner des signaux et signaux, ça passe par des messages qui sont simples, donc on va dire "Les travailleurs sans papiers, un message simple, vous n'avez pas le droit de travailler, on est ferme" et ça, alors que c'est pas de la fermeté, ces gens de toute façon seront là, vont travailler dans le marché noir, donc ce qu'on fait, c'est qu'on les délaisse à des rapports de domination et que on ne pose pas la question de la dignité qui est essentielle, c'est-à-dire que quand la Méditerranée est devenue un cimetière à ciel ouvert, que on voit bien toutes les difficultés qu'ont beaucoup à s'intégrer précisément parce qu'on leur pose des barrières de tous les côtés, bah c'est je trouve que c'est pas très sérieux de d'agir de cette façon-là. Lorraine, il y a eu une grève de travailleurs des Jeux olympiques qui elle aussi est venue remettre un petit peu au goût du jour l'impératif que ça représente pour les personnes et pour leur dignité comme l'explique Raphaël.
Bah oui totalement et franchement c'était une une grève éclair parce que je pense que ça touche les JO et là le enfin la majorité Renaissance et cetera sont à fond sur les JO, faut que ça se passe bien et cetera. Donc je pense que voilà, il y a eu une grosse grosse pression et ils ont obtenu gain de cause en il me semble même pas 12h. Donc ce qui était assez fou et dans leur revendication, il y avait notamment le fait de signer leur cerfa pour pouvoir le transmettre à la préfecture et ensuite bah entamer une procédure de régularisation.
Donc je trouve que c'est pas mal que ce qui a eu enfin ça a été que c'est lieu dans dans ce contexte là et dans le contexte où on débat débat de ça parce qu'en fait ça montre que s'ils ont donné ils ont obtenu gain de cause, c'est parce que effectivement bah il y a un besoin et en fait ces personnes-là travaillent déjà. Donc Donc voilà et en fait le moi ce qui me ce qui m'étonne des des des républicains et de d'une partie de Renaissance parce que du coup pas pas tout le monde, c'est que bah on dit valeur travail valeur travail valeur travail plein emploi plein emploi plein emploi, on nous on dit ça matin midi soir et là en fait il y a des personnes qui veulent travailler qui travaillent déjà et on leur donne pas le droit. Donc en fait enfin qu'est-ce que ça veut dire et moi enfin avec mon côté bah très fan d'histoire et cetera, ça fait appel pour moi à une histoire bah qui est très sombre en fait.
Parce que encore une fois ça concerne des des travailleurs qui sont immigrés qui sont racisés. Qu'est-ce que ça dit de la ? Je pense que c'est pas très positif tout ça.
Je vois ce que tu veux dire. Oui, ça veut dire qu'il y a des espaces entiers du territoire où des agriculteurs ou des chefs d'entreprise vont continuer à exploiter une main d'œuvre qui n'a pas de droit qui ne ne peut pas se collectivement se mobiliser. Ils racontent même à ces travailleurs-là à quel point on a fait de tout le processus pour obtenir des papiers un calvaire un enfer permanent, il y a un harcèlement, il y a un harcèlement policier, il y a un harcèlement et et et mais bon administratif aussi.
Et et et les et les patrons je suis pas sûr qu'ils préfèrent ces situations-là qui sont qui sont délicates. Donc là, il y a un calcul de de il y a un calcul raciste évidemment de LR qui veut continuer à voilà sur son électorat en effet, ça a été dit. Élisabeth Borne a envie je pense de pas balancer le 49.3 sur la loi asile immigration, il y a peut-être un peu de ça aussi pour pour retourner dans le politicien politicien, elle se garderait bien ça pour s'enorgueillir d'avoir trouvé avec LR un compromis quitte à faire sauter le truc.
Bon voilà, je Tout à l'heure quand on quand on parlait de la du conflit au Proche-Orient, on s'est on s'est dit qu'il y avait des enjeux d'ego au sein de la NUPES. Je vois pas pourquoi il y en aurait pas pour les autres. Donc moi aussi, je vais me lancer dans une analyse à base d'ego dans cette petite histoire parce que je pense que Gérald Darmanin n'est pas Premier ministre mais que Gérald Darmanin veut devenir président de la République que du coup, il a parfaitement compris que qui va payer le prix d'un 49.3, c'est pas lui, c'est Élisabeth Borne.
C'est vrai. Donc lui, il se permet d'aller dire à ses copains de Renaissance "Vous inquiétez pas, moi votre article 3, je suis pour. Moi, j'adore la dignité des travailleurs sans papier.
Pas de souci, on est ensemble et tout." parce qu'il sait très bien qu'en fait c'est pas lui qui va bouffer le 49.3 s'il faut le dégainer et que et que Élisabeth Borne elle de son côté, elle essaie juste de sauver son poste et que du coup, elle va voir les Républicains en leur disant "S'il vous plaît, votez mon texte.
OK, qu'est-ce que vous ? Je suis prête à tout abandonner y compris dégager l'article 3." Voilà, je vois pas pourquoi il y aurait de l'ego que à gauche.
Merde, il y en a aussi au sein de la majorité et j'ai vraiment l'impression qu'on est en train de voir ce truc-là. Et si je continue dans ma pensée sur le côté chacun joue sa petite partition en regardant son petit bout de carrière, je pense aussi qu'il y en a au sein de la majorité qui commence à voir arriver la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, le fait que c'est bientôt la fin de l'histoire et que du coup, il va commencer à falloir se négocier une sortie voire une dignité, je ne sais pas et qui du coup se disent je suis un je suis un peu ça envoie ce soir. Non mais qui du coup se disent aussi "Tiens et si c'est le moment et si c'était le moment pour moi de sortir du bois et de me rapprocher un peu plus de la gauche en défendant les travailleurs sans papier et cetera." Je j'accuse pas Sacha Houlié comme ça de faire ça.
Mais c'est une question de genre. Il est Mais non mais en plus c'est pas plus que ça son genre. Ben, pour le coup, j'aimerais bien lui poser la question si un jour il vient dans Backseat parce que ça m'intéresse.
Raphaël, tu voulais intervenir. Il y a il y a une hypocrisie en plus qui est que pour avoir une régularisation, alors pas au niveau du travail mais au niveau de des des papiers, c'est-à-dire on a le droit de résider sur le territoire, il faut travailler. Donc en fait, on est dans cette hypocrisie où des gens de fait travaillent, remplissent les conditions mais comme ils n'ont pas la reconnaissance légale qu'ils travaillent, ben ils pourront jamais être reconnus comme étant régularisés et c'est c'est encore un problème en matière de dignité.
Lorraine. Moi, je de Attendez. Je t'en prie, je t'en prie.
Parce que j'ai la crève. Ne meurs pas. Je meurs pas.
Non, mais moi pour moi, il y a vraiment une une hypocrisie, enfin, je pense même pas que c'est une hypocrisie parce que faut faut rappeler que les LR, c'est Éric Ciotti maintenant. Ils sont clairement en train de vouloir draguer le RN, donc peu importe que dans le lot des Républicains, il y en a qui soient pas forcément d'accord, qui seraient plutôt d'accord avec avec que Renaissance et cetera. Voilà, ils vont quand même à faire appel à mon avis à une certaine discipline de parti et là, Élisabeth Borne, elle est un peu dans la mouise, j'avoue et franchement, j'aimerais pas être à sa place.
Je sais pas, je sais pas du tout où est-ce qu'elle en est, Raphaël, et après on enchaîne. Si je devais juste peut-être défendre à contre-cœur, le Vas-y, fais-toi l'avocat du diable. Je vais faire l'avocat du diable.
Juste, c'est quelque chose que je trouve en revanche de positif et je trouve dommage que ça ne soit pas généralisé à d'autres textes législatifs, c'est que la Macronie rentre enfin dans des logiques de compromis. Ça fait pas mal quand même. Quand on n'a pas de majorité, d'essayer de trouver des compromis avec les autres, ça fait du bien de sortir un peu des logiques verticales présidentielles.
Bon, c'est au service d'une logique que je n'approuve pas, mais c'est aussi ça la démocratie et donc ce serait bien juste que ça pouvait se répéter sur d'autres textes législatifs. Ah mais moi quand je dis qu'on se marre beaucoup plus dans le deuxième quinquennat de Macron que dans le premier, je rigole pas, hein. C'est vraiment c'est il se passe des trucs et et voilà, encore une fois, un texte arrive à l'Assemblée, je ne sais pas et personne ne peut dire quel va en être l'issue, il y a un débat parlementaire. faire le RN aussi, c'est intéressant.
Oui. Ouais, il va faire comme LR mais si LR accepte, euh pourquoi le RN accepterait pas ? Euh c'est intéressant ce que tu disais sur le le le ça nous ramène à des rapports euh coloniaux bizarres euh le de faire travailler des sans-papiers dans les champs.
Grégoire de Fournas, il avait été épinglé par pour ça. Euh Grégoire de Fournas, député RN Ah oui, oui. qui avait dit qu'il rentre en Afrique et cetera.
Alors aujourd'hui, on a appris euh grâce à la Horde euh et c'est sorti dans Libé que il était membre de Génération identitaire. et tout machin. Alors normalement, il était censé avoir fait un peu le ménage au RN.
Mais on sait aussi que il a employé des travailleurs sans-papiers dans sa magnifique exploitation agricole euh tout en, j'imagine, votant derrière pour dire qu'il faut pas qu'ils aient de droits. Mais donc voilà, on est dans ce cet espèce de de de de de c'est même pas une hypocrisie parce qu'en fait, faut arrêter de voir les trucs comme incohérents. Au contraire, faut voir la cohérence là-dedans.
C'est-à-dire je trouve ça extrêmement cohérent de dire "Non, je veux pouvoir continuer à exploiter en dehors de tout cadre légal dans mon dans mon exploitation viticole des travailleurs sans-papiers comme je veux et je veux pas qu'ils aient de droits, je veux pas qu'ils se syndiquent, je veux pas que C'est une situation qui est extrêmement confortable pour un exploitant quelque part. Voilà. Non non, mais je je je je vois ce que tu veux dire. sur Grégoire de Fournas.
Non non non, mais je je ne viendrai pas à Backseat. Non, a priori, on va pas l'inviter. On va pas l'inviter.
Euh autre sujet dont on voulait discuter, on est au début de l'automne et quand les feuilles se mettent à tomber comme d'habitude, le Parlement se met à discuter pognon. On est dans les lois budgétaires. Les lois budgétaires, il y en a deux, il y a le projet de loi de finances pour le budget de l'État et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour la participation de l'État aux différentes caisses de sécu.
Euh 3,5 millions d'euros de dépenses sur la sur euh de l'assurance maladie, 3,5 milliards, oui c'est ça, dont 600 millions d'euros liés aux dépenses hospitalières. Il y a une volonté du gouvernement de lutter contre la fraude, de maintenir le dérapage des euh des comptes sociaux. Euh et pour ce qui est du budget, bah conti- la continuation de la politique d'Emmanuel Macron, le plein emploi quoi qu'il en coûte, donc le maintien des impôts bas sur la production, euh le maintien des des et puis alors bon, sur la question des collectivités locales, ça continue à à grincer.
Euh C'est quoi la politique économique qu'on a derrière ces projets de loi de ? Est-ce qu'il y a une volonté du gouvernement et d'Emmanuel Macron de vraiment y aller au forceps, quitte à continuer à utiliser des ? Est-ce qu'il y aura encore Alors, les 49-3 ont déjà été engagés, donc même les députés à qui j'en parle, ils me disent "Mais de toute façon, c'est bon, il y a 49-3, ça sert même à rien de faire semblant de faire des amendements, de papoter.
Une loi un budget, quand bien même vous ne le votez pas, ça reste quasiment un trimestre entier de l'année consacrée à des négo. On peut obtenir des petites victoires. Par exemple, j'ai cité le député gamer Denis Masséglia qui a réussi, malgré le 49-3, à faire passer un amendement pour baisser la TVA sur les événements e-sport.
C'est un micro-sujet sur lequel moi j'ai donné un coup de projecteur parce que c'est l'e-sport et parce que je voulais montrer que malgré le 49-3 baisses les baisses d'impôts, les prélèvements, il y a trop de charges, tout ça. J'adore les baisses d'impôts, ouais. En tout cas, j'aime bien l'alignement de la fiscalité de l'e-sport sur le reste du spectacle vivant.
Je soutiens le spectacle vivant. Tout comme l'e-sport. Ça doit être ça, ouais.
Ouais ouais, on est bien on est on est dedans, ouais. Et donc et donc voilà, je sais plus où j'en étais avec cette question. Euh tu disais oui.
Bah du coup, je te passe la parole. Bah ouais, euh budget ricrac, budget vénère, budget Bruno Le Maire. C'est-à-dire que Non.
Bruno Le Maire Bruno Le Maire est obsédé par et il a raison dans une certaine mesure, la charge de la dette. Donc la charge de la dette c'est c'est ce qu'on va c'est ce qu'on paye en intérêts, c'est-à-dire c'est de l'argent perdu qui part sur les marchés financiers pour rembourser l'intérêt de la dette même pas la dette elle-même, qu'on continue de contracter et cetera. Bruno Le Maire est obsédé par ça.
Euh là apparemment, il est il est assez content parce que la dernière notation de l'agence, alors je sais plus laquelle c'est, c'est Moody's, je crois, euh ou Fitch, la dernière qui est qui est tombée, euh ne dégrade pas la note de la France et a plutôt des perspectives stables. Donc il est content. Voilà.
Mais parce que ça veut dire que dès qu'on a une note dégradée euh on a euh ça veut dire que ça augmente la charge de la dette. Encore une fois, donc on va payer des intérêts plus élevés si notre note est dégradée. Donc Bruno Le Maire est obsédé par ça.
Alors moi je dis pourquoi pas. Moi je suis assez pour qu'on désendette un peu la France, ? Oui oui, on est tous pour oui, jusque là.
Mais euh peut-être qu'il va falloir des recettes à un moment, ? Plutôt que de tu peux pas faire des cadeaux tout le temps euh aux entreprises, des cadeaux aux plus riches, enfin voyez je vais pas refaire le le truc, vous avez tous vu les graphiques qui montrent euh comment plus tu es riche, moins tu payes d'impôts et cetera. Bon bah si si mais ça c'est un tabou pour Bruno Le Maire, il dit "Faut pas de nouveaux impôts, les Français, nous nous sommes engagés, pas d'impôts." Voilà.
Bon et point barre. Et donc là-dessus, il est dogmatique, ça ça bougera pas, c'est une constante hein depuis euh depuis qu'il est là. Euh il y a rien à attendre de de ce texte-là si ce n'est que les saignées vont se faire euh voilà, on on ne on ne on augmente pas les recettes, on fait des saignées un peu ailleurs.
Euh voilà. Toi tu avais commencé à le dire Raphaël aussi euh juste juste dans le sujet d'avant sur euh la remise en cause de la verticalité au sein de la Macronie. Est-ce que c'est quelque chose que tu vois se dessiner autour de la question ?
Non, pas du tout. Parce que le le budget est bah ce point central dans la conduite des politiques publiques, quel que soit le gouvernement, que pour le coup alors c'est peut-être un des seuls textes où à titre personnel, sans être totalement pour, je suis pas très dérangé non plus par le 49-3 parce que c'est c'est le cœur de la bataille. Bon, même si ça ça a du veux dire c'est le seul texte sur lequel ça a du sens, c'est cohérent de a du sens parce que c'est c'est vraiment le le nerf de la guerre, c'est et et c'est pas seulement des politiques publiques, c'est aussi payer les fonctionnaires, c'est payer les administrations, même si on sait que ils nous ont fait le coup euh oui, s'il y a pas de majorité, il y a pas de budget, donc on ne peut pas payer payer les fonctionnaires, ça fonctionne pas du tout.
C'est pas comme ça. Ça fonctionne pas du tout comme ça. Mais malgré tout, aux États-Unis effectivement, c'est c'est avec les shutdown ou quand il y a pas d'accord entre les majorités, il y a des administrations entières qui ferment.
Euh ça c'est sur le le point de la verticalité, de toute façon je je pense qu'il faut pas attendre grand-chose de cette majorité euh en terme de de verticalité. Euh il y a un point où je trouve qu'il y a en revanche une incohérence mais qui est répétée de depuis euh 6 ans, 7 ans maintenant euh sur la question budgétaire. Je j'avoue que je rejoins assez Emmanuel Macron quand il a dit ce sujet qui a fait polémique, la question du pognon de dingue.
En quoi je suis assez d'accord parce que nous avons un article dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dit que tous les citoyens peuvent aller voir l'administration et demander des comptes sur l'emploi de de des deniers publics. Nous avons un problème en France qui est quand même assez assez délirant qui est que nous avons les prélèvements obligatoires les plus élevés de l'OCDE la dépense sociale la plus élevée de l'OCDE, la dépense publique la plus élevée de l'OCDE et pourtant nous avons une pauvreté dans ce pays qui est à un niveau assez historique qui ne diminue pas, qui au contraire a tendance à augmenter de façon inégalitaire, c'est-à-dire qu'on augmente les retraites de 4,8 % les pensions de retraite mais les jeunes qui sont dans les files d'attente, on ne fait rien. Donc, j'ai envie de dire l'état de l'hôpital, l'état de l'école et cetera c'est le mauvais emploi de l'argent ou c'est la mauvaise ? de l'efficacité de la dépense publique n'est jamais posée.
Alors, il y a à la fois que la France l'accumule quelque part. Il doit être quelque part. Il y en a il y en a qui en ont pas.
Mais où il est tout cet argent ? Manifèstement, il est pas il est pas chez les pauvres vu que les pauvres il l'a très bien dit plus on leur donne de ils restent pauvres. Non mais ça va Alors que effectivement tout l'enjeu s'enrichit alors dans ce système.
Qui ? Raphaël, qui ? Alors ça j'ai pas forcément de réponse Mais il y en a une pourtant.
Père en ? Non parce que c'est actuel. Si on dit les riches, les propriétaires en ce moment avec l'immobilier c'est pour ça que je vais élargir un peu le sujet c'est parce que c'est les boomers aussi.
Ah c'est une question de génération. je pense aussi qu'il y a une il y a pas qu'une question de classe, c'est une question générationnelle où vous avez si vous regardez par exemple les éléments du corps, euh la génération des baby-boomers a cotisé à une certaine hauteur, elle va recevoir un ce qu'on appelle un taux de reconversion de 200 % c'est-à-dire que pour 1 euro cotisé ils vont recevoir 2 euros de retraite. Notre génération à nous c'est un taux de 95 % c'est-à-dire que pour 1 euro cotisé on aura 95 centimes de retraite.
Avec entre-temps euh ce sujet qui est à chaque fois euh à l'approche des élections à chaque élection européenne on a augmenté les pensions de retraite pour les personnes les plus âgées sans poser la question Est-ce que tu poses la question de la baisse des ? Ah je la pose complètement. Je la pose complètement.
Parce générationnelle qui est totale, une jeunesse qui est délaissée, une jeunesse à qui on préfère faire des pompes sur du bitume en dépensant 2 milliards d'euros par an dans un un ISNU euh qui est absolument archaïque et pendant ce temps-là on ne pose pas la question des conditions dans lequel les la génération des retraités a pu a pu s'enrichir et c'est pas un reproche c'est le contexte qui le voulait mais si vous voulez soit la la la solidarité intergénérale intergénérationnelle est dans une réciprocité c'est-à-dire on est tous soli- solidaires les uns et les autres soit ça ne va que dans un sens et ça ne ça s'appelle pas de la solidarité ça s'appelle autre chose. Ouais moi je suis pas d'accord. Laura Tu es pas ?
Moi je suis pas d'accord parce que en fait on a déjà une population qui est vieillissante. Donc déjà en terme de solidarité il y a des choses à repenser. Ça c'est la première des choses mais déjà enfin en fait quand tu dis que les boomers s'enrichissent bah non ça dépend quel boomer en fait Bah si on prend les moyennes de l'INSEE il y a des gens qui sont milliardaires qui euh tu claques des doigts ils ont déjà gagné plusieurs milliards et cetera.
Et en fait et tu as des des des boomers qui sont à la retraite n'arrivent pas à joindre les deux bouts euh et cetera. C'est parce que c'est mal réparti y compris au sein des boomers. C'est pour ça qu'il faut se fonder sur des statuts sociaux.
ça pour moi ça ça reste en fait une question de de classe dans tous les cas. Que ce soit euh en terme de il y a des inégalités au niveau de la génération et cetera ça je suis d'accord mais il n'empêche que ce qui domine sur les inégalités d'abord c'est la classe. Il y a il y a des données au niveau En terme financier en tout cas sur l'INSEE par exemple, la France est un des seuls pays de l'OCDE où les retraités ont un niveau de vie supérieur aux actifs.
C'est un des seuls pays de l'OCDE. Non mais en fait ils n'ont pas mis en place les conditions pour que la génération d'après puisse avoir les moyens de son émancipation, il y a au moins une question de la responsabilité qui est à poser. Parce qu'il faut baisser les pensions sur les retraités actifs.
Ah mais oui bah oui qu'ils soient plus pauvres possible. Non mais non, faut la question du regarder la des inégalités par la question du revenu c'est le petit bout de la lorgnette, c'est le patrimoine qui est qui est devenu Ah bah les boomers maintenant le patrimoine extrêmement déterminant. Oui mais un boomer sans patrimoine ça existe aussi.
Les boomers avec des patrimoines ils ont un nom c'est les bourgeois. S'ils ont beaucoup de patrimoine Non parce que parce que j'ai déjà entendu des par exemple défendre une remise en cause des locataires par exemple la location d'appartement. Moi mon appartement je crois que ma propriétaire est une est une femme assez riche retraitée.
Donc typiquement je je t'ai déjà entendu remettre en question justement la baisse de pas forcément baisser la pension de retraite de ma propriétaire mais au moins baisser mon Non non mais il y a il y a tout un travail à faire sur le logement, sur la propriété, sur le logement mais en fait voilà si on pense en terme de génération. Reprenons le logiciel de les boomers. Qu'est-ce qu'ils ont eu les ?
Les boomers ils ont eu un marché du travail hyper favorable, ils ont eu des progressions de carrière, ils ont eu un marché immobilier plus bas. Voilà ils ont pu investir et cetera. Les jeunes sont arrivés, ils sont broke dans un marché de où où où en fait des patrimoines énormes se sont reconstitués avec quelques familles qui dans certaines villes il y a quelques familles qui vont posséder la moitié du parc immobilier rien qu'à eux et et et les jeunes ils arrivent là-dedans avec des métiers de plus en plus précaires, avec des revenus qui suivent pas, avec des des situations de fragilité sociale.
Ils sont déjà aidés à peu près un peu par leurs parents d'accord. Donc tu es d'accord sur ce conflit de ? Alors non mais je ça s'explique au niveau génération mais il y a il y a il y a quand même la question du patrimoine derrière.
On peut pas dire les boomers de manière générale parlons des riches quand même hein parce que et en effet si tu prends une famille de riches, les vieux sont ont plus de patrimoine que les jeunes en général, c'est vrai, dans les familles de riches. Et cette solidarité intergénérationnelle, finalement, elle se elle se fait à l'intérieur des familles. Et c'est ça qui est terrible.
C'est-à-dire que euh on en est on en est aujourd'hui euh on est jetés on est on est forcés à euh compter sur une solidarité familiale. Et là, on n'est pas égaux. Alors, on revient à ces questions sociales.
Euh dans une famille euh alors, ça veut pas dire que les les prolos aident pas leurs enfants, hein. Les prolos aident leurs enfants. Et et et proportionnellement à ce qu'ils gagnent, ils aident plus leurs enfants que les vieux que les que les que les bourgeois.
Et et et et et les bourgeois, voilà, qui savent que il y a un héritage qui va tomber à un moment, ont un matelas en fait familial, peuvent demander de l'argent aux grands-parents. Parfois, il arrive on en est même avec des grands-parents parfois qui aident les parents aussi, hein. Mais voilà, et et ça, c'est terrible parce que comment tu fais société si le poids de la famille, le poids de l'hérédité est redevenu à ce point important.
Donc, il faut remettre des mécanismes qui vont casser ça pour pour pour socialiser ces solidarités plutôt qu'au contraire les ramener dans la sphère familiale. Ouais, mais a quelqu'un Ouais, vas-y, Lorraine. Ouais, mais justement, la la Macronie avec tout ce qui avec leur budget et la manière de toute façon dont ils conçoivent les aides sociales, euh ils sont en mode "Débrouillez-vous, en fait.
Débrouillez-vous et c'est la faute de vos parents euh si ils vous ont pas donné ceci et cela." Et après, on parlera peut-être de de ce que disait Élisabeth Borne sur les émeutes et cetera où on a encore remis la faute sur les parents. Moi, j'ai l'impression que il y a enfin, en tout cas, que la la Macronie met le l'accent à fond euh sur les parents et cetera et cetera.
De la même manière que pour les bourses et le fait que à chaque enfin, dans l'interview de Emmanuel Macron euh sur la chaîne d'Hugo Décrypte où on lui parle justement des bourses et cetera et du euh d'un espèce de revenu universel ou d'allocations euh pour pour les jeunes étudiants, il leur dit "Oui, mais en fait bah c'est la famille en fait qui est responsable de ces jeunes-là. Donc C'est un renvoi vers la sphère familiale. Euh c'est pas Thomas Piketty qui propose un une une quasi suppression de la de la de ?
Il faut attaquer le capital. Il me semble qu'il propose de de de taxer très très fortement les successions et les Ce qui est très drôle aussi c'est et le redistribuer et le redistribuer avec un un capital de départ, c'est ? À tes 18 ans tu as tu as je sais pas combien de milliers d'euros. de de plus de 100000 euros hein, c'était entre 100 et 200000 je crois ce qu'il proposait pour par personne à 18 ans.
Voilà, si on fait une moyenne, on éclate tous les héritages de tout le monde, on divise, enfin c'est c'est pas exactement ça mais enfin voilà, on pourrait avoir 100000 pour démarrer dans la vie quoi. Ça fait partie Ça fait partie des positions Pour l'instant tu as le SNU. Donc La richesse elle est héréditaire.
La richesse est héréditaire mais la pauvreté aussi est héréditaire. Et voilà, qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on disait dans la première partie de ? Il faut trois générations pour sortir Chers amis, on arrive déjà à la fin de notre première partie de l'émission.
Je tiens à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui participent à la réalisation de cette émission, les équipes techniques, les équipes éditoriales. Je vous rappelle que cette émission elle n'est possible que grâce à vos dons chers amis, faites abonnez-vous vous aussi à Backseat sur KissKissBankBank, prenez un abonnement, prenez celui qui correspond le mieux à votre bourse et à votre envie de voir cette cette émission continuer, évoluer. Si vous trouvez que Backseat a sa place et que Backseat est une bonne émission, alors soutenez-nous pour nous aider à la faire.
Chers amis, on va marquer une petite page de pub. Avant ça, je vous propose qu'on regarde juste un petit coucou de Léa. Léa qui est aux États-Unis, on n'a pas pu la tout à l'heure.
Non, elle nous a envoyé une vidéo finalement. Donc on va regarder une petite vidéo de Léa et juste après on va enchaîner avec une pause. OK.
Salut salut à toutes et à tous. Je suis vraiment désolée pour ce couac, pour ce loupé, pour ce raté, pour bref. Euh j'ai trop le seum de pas avoir pu vous parler.
J'ai étouffé en plus, j'avais préparé la 5G, j'étais à côté d'un wifi pourri vraisemblablement. Enfin bon bref, quoi qu'il Euh, juste pour vous dire que ben bien de la Walk Academy se passe très très bien. Je suis actuellement à Manchester, dans le New Hampshire.
C'est particulier, disons. Euh, mais c'est très intéressant. On rencontre plein plein de gens, euh, plein d'assos qui bossent euh sur les questions de violences sexuelles et sexistes.
Donc, voir un peu quelle est leur approche, et cetera. Ça aurait été trop trop cool de pouvoir en parler en direct avec vous, mais voilà. Et puis voilà, vous me manquez de ouf.
Et j'espère que tout va bien. Et que vous avez euh vous avez fait une super émission, je n'en doute pas une seule seconde. Je vous embrasse, et puis ben je reviens en pleine forme avec plein plein plein plein de choses à vous raconter.
Voilà, merci beaucoup Léa pour cette petite vidéo que tu nous as envoyée. Chers amis, je vous propose que sous un tonnerre d'applaudissements, on enchaîne et on fait une petite pause de pause, et on se retrouve juste après la pause. À tout de suite.