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interviewSud Radio (sur YouTube)· 14 juillet 2025 20 min

Emmanuel Macron doit-il relancer le service militaire ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Allez, bientôt 9h10, c'est l'heure de lancer notre débat du grand matin. Et cette question : Emmanuel Macron doit-il relancer selon vous le service militaire obligatoire ? Le chef de l'État, il a fait référence d'une certaine manière hier dans son discours aux armées.

La question sera tranchée à l'automne. Maxime Troulot, vous nous avez rejoint avant qu'on accueille nos débatteurs du jour, Emmanuel Macron qui a annoncé hier en tout cas un effort budgétaire sans précédent pour la défense. Oui, car la menace russe n'a semble-t-il Benjamin n'a jamais été aussi là.

Nous devrons être capable de faire face à la menace russe. Ça ce sont les propos hier d'Emmanuel Macron. Jamais la liberté n'avait été si menacé.

Pour être libre, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant. Voilà les mots hier du chef de l'État.

Alors, en pleine austérité, Macron annonce effectivement une hausse du budget de l'armée, une hausse bah qui était prévue mais plus vite que prévu finalement. C'était pour 2030, ça sera pour 2027. On parle de 64 milliards d'euros contre un peu plus de de 50 milliards.

Concrètement, on attend d'en savoir un peu plus. On parle notamment des stocks de munition, des drones de combat, des missiles de défense, l'entraînement de nos armées, tout ça évidemment un prix. Et puis on va en débattre de Benjamin Eel Macron qui a parlé de notre jeunesse hein pour que la jeunesse et l'occasion de servir.

On parle effectivement donc du service militaire à de Mimot du service national surtout en tout cas le chef de l'État avant de donner des précisions sûrement à la rentrée à l'automne prochain, il veut je cite donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir ce que ça va donner. On le verra. Ce qu'il souhaite en tout cas Macron, c'est peut-être augmenter nos réservistes, augmenter nos armées he aujourd'hui à 27000 candidats pour 15000 poches chaque année.

Faut-il, Merci beaucoup Maxime. Faut-il rétablir le service militaire ? La question vous la pose au 08 126 300 et sur nos réseaux sociaux, le compte Twitter Sud Radio Lori.

Alors, est-ce qu'il faut rétablir le service militaire ? Qu'en pensent nos auditeurs ? Alors, c'est très partagé hein.

Oui, à 45 %, non à 43 % en partie 12 %. Donc, continuez à voter. Pour l'instant, c'est mitigé.

Et pour en débattre nos deux invités ce matin, je remercie d'avoir accepté notre invitation. Christophe Blancher, député de la 4e circonscription du Calvados. Bonjour.

Bonjour et merci d'être avec nous ce matin. Vous faites un certain nombre de de propositions concernant bah cette mobilisation de notre jeunesse. On va y revenir avec vous dans un instant.

Et puis avec nous également le général Dominique Trinquan, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de ce qui nous attend aux éditions Robert Linfond. Bonjour général. Bonjour et merci d'être avec nous également ce matin sur Sud Radio.

Alors, faut-il rétablir une forme de service militaire obligatoire ? Alors, a priori, on ne s'oriente pas vers cela. C'est pas la piste privilégiée par Emmanuel Macron, mais la question revient tout de même sans cesse quand on parle de solutions à trouver pour que la jeunesse ait l'occasion de servir.

Ce sont les mots employés par Emmanuel Macron hier. Alors, favorable ou pas Christophe Blanchet un retour du service militaire ? Aujourd'hui, on est les propos du président de la République sont très clairs.

Pour éviter d'avoir à faire à la guerre, il faut montrer qu'on est en capacité à la faire et montrer qu'on est prêt à l'affaire. La capacité, c'est le budget, c'est les industries, c'est notre armée. Mais la le prêt à l'affaire, c'est la nation, c'est la population, ce sont les Françaises et les Français qui montrent qu'ils sont solidaires et qui sont unis derrière un chef de l'État qui a cette capacité de c'est le chef des armées. et le chef de les armées, c'est ce que général de disait, la défense, c'est le premier des des choix pour défendre un pays, il faut d'abord de la défense pour pouvoir exercer politique publique.

Donc aujourd'hui, le sujet c'est est-ce comment est-ce qu'on implique la totalité de la nation, la totalité des Français à comprendre que notre destin commun est dans l'Union ? Alors, il y a effectivement le côté de tous les Français et dans tous les Français, il y a la jeunesse. Mais tous les Français, parce que j'aime en petit aparté, les réservistes, vous avez réservé jusqu'à 77 ans, hein.

Donc, donc c'est tous les il y a pas d'âge a un âge limite à 77 qui a été repoussé 172 ans exactement notamment lors lors de la dernière LPM. Donc on peut tous s'engager à un moment à servir le pays, à servir la nation, à servir notre des nationale. Donc avant avant de redonner la parole au général Dominique Trincan, Christophe Blanchet, vous vous êtes favorable.

C'est l'une des propositions que vous faites à une forme de service militaire que vous appelez service national. C'est cela ? Alors, c'est un service militaire.

Alors, c'est t tous ces travaux sont issus depuis mes travaux à la commission de la défense depuis 7 ans et le dernier rapport que j'ai fourni le au mois de juin l'année dernière où effectivement j'appelle un retour du service militaire, service national universel mais sélectif sur le modèle des pays de l'est tout simplement Lituanie, Estonie ou encore Suède. C'est-à-dire que chaque jeune doit à un moment faire l'obligation de candidater au services militaires. C'est pas les services comme on a connu avec une incorporation de 300000.

Ouais, exactement. Comme moi aussi j'ai connu à l'époque quand j'étais chez par mais le sujet le sujet c'est comment est-ce que on applique cette jeunesse et refé cette possibilité de de s'engager pour la nation. Mais c'est les armées et les corps uniformes qui sélectionnent les profils qu'ils ont besoin et qui sont dont ils sont capables d'incorporer et dont ils sont capables d'utiliser les performances.

Et donc typiquement dans ces pays-là, on est à 10 % d'une d'une génération qui est sélectionnée et avec un processus d'éducation à la défense nationale, tous ces jeunes sont valorisés et surtout à un moment souhaitent le faire et ça c'est du t. Général Dominique Trincan, vous avez entendu à l'instant à Christophe Blanchet. Rétablissement d'une forme de service militaire, ce serait une bonne idée ou pas selon vous ?

Alors, le premier point, c'est d'où nous venons et où nous sommes. Il faudrait rappeler que le service militaire qui était militaire hein à l'époque où il a été suspendu par le président Chirak ne concernait plus qu'une partie du contingent. Euh, il y avait on avait pas la capacité de les incorporer tous.

Aujourd'hui, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les armées qui représentent à peu près 260000 hommes en comptant les civils aujourd'hui devrait intégrer 700 une classe d'âge qui est de 750000 hommes. Donc évidemment ça n'est pas possible.

Donc aujourd'hui, on se pose la question de la sélection de la façon d'incorporer une partie des jeunes dans ce service dont nous aurions besoin. En particulier parce que on va avoir de l'ordre de 100000 réservistes, hein, 100000, c'est-à-dire 50 % de l'effectif des armées en plus. Euh donc comment faire ?

Et le président effectivement a laissé le doute en disant qu'un rapport lui serait rendu au mois d'octobre et que ce rapport permettrait de définir quoi faire. il avait créé le service national universel dont il faut rappeler qu'il n'était pas qu'il n'était pas militaire, que le but était d'avoir l'ensemble des citoyens d'une classe d'âge qui viennent et qu'on mobilise, j'allais dire de façon civique, hein. C'était plus euh une façon civique, mais ensuite de pouvoir s'orienter vers le volontariat ou pas.

Donc, il va falloir voir comment ceci va être articulé euh avec le rapport qui va être rendu au mois d'octobre, c'est-à-dire euh comment on va arriver à impliquer une classe de jeunes et en sélectionner pour des façons de servir le pays. Sélectionner en fonction de quoi ces ces jeunes général Dominique Trincamp ? Ben, d'abord de leur souhait.

Euh on a besoin bien sûr de militaires, mais on a besoin aussi de réservistes policiers dans la Croix-Rouge, dans les pompiers, dans des tas d'autres façons de servir son pays. 7500 hommes, ça ne peut pas rentrer dans les armées. Alors, comment peut-on les motiver pour servervir d'une autre façon ?

C'est un peu la question qui est posée. Christophe Blanchet sur le service national service militaire que vous proposez. L'idée c'est d'incorporer une partie de de cette classe d'âge 10 % en fonction de de quel critère ?

Bah c'est en fonction des critères de ce dont ont besoin les armées. Vous pourrez avoir des profils très sportifs et que les armures auront besoin pour accompagner des manœuvres ou autres. Mais vous pourriez avoir aussi le profil, admettons de d'une personne qui est en fauteuil roulant mais qui se trouve à être une experte de l'informatique et aujourd'hui les armées, on a besoin de d'experts eninformatique pour faire les attaques et les contre-attaques cyberes.

Donc c'est c'est les armées et et les corps uniformes qui qui éent émettront à la fois leur capacité et leurs besoins mais leur capacité en fonction des leur capacité d'hébergement et d'accompagnement. C'est pour ça que raisonnablement partir sur 10 % des jeunes d'une classe d'âge qui pourraient s'engager là-dessus, ça serait très bien. Mais je rappelle avec l'obligation de candidater et c'est ça la nuance, chaque jeune a l'obligation de candidater et c'est là où on inverse la tendance, c'est que c'est là où on inverse le rôle.

Alors évidemment tout cela ça se fait pas du jour au lendemain parce qu'il faut créer l'acculturation à cela. C'est pour ça que dans mon rapport, j'ai différentes propositions pour créer à la fois le temps court, le temps moyen et le temps long. Et on y reviendra dans un instant.

Christophe Blanchet, député du Calvados, membre de la commission de défense avec nous également le général Dominique Trincamp. On va parler aussi du SNU. Échec ou pas ?

À tout de suite. Le grand matin Sud Radio 8h10h, Benjamin Glaise, il est 9h20 Sud Radio. Le débat du grand matin.

Emmanuel Macron doit-il relancer le service militaire obligatoire ? Vous réagissez, vous votez sur le compte Twitter de Sud Radio. Vous nous appelez 0826 300300 pour débattre.

Avec nous Christophe Blanchet député du Calvados, membre de la commission la défense qui fait un certain nombre de propositions. On en parle tout au long de ce débat. Avec nous également général Dominique Trincan, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de ce qui nous attend aux éditions Robert Lafond.

On en parlait juste avant la pub de de la question du SNU, le service national universel. C'était la solution d'Emmanuel Macron pour mobiliser les jeunes. Général Dominique Trinquan, c'est un échec ou pas aujourd'hui le SNU ?

Écoutez, pour l'instant le SNU, on est en face en phase exploratoire, c'est-à-dire qu'elle le SNU qui devait être obligatoire et resté pour l'instant sur la base du volontariat. Monsieur Gabriel Atal, lorsqu'il était premier ministre, avait annoncé qu'il allait généraliser à la rentrée 2026. Bon aujourd'hui, on n est pas là et les deux questions qui se posent, c'est que il y avait deux opposants.

Vous savez que le SNU se faisait dans le cadre en fait de l'éducation nationale et que les armées étaient rétiscentes parce qu'elles ne voulaient pas que leur budget soit amputé par ce SNU. Donc la question à venir euh puisque monsieur le député parlait de l'obligation, hein. Je rappelle qu'à la fin du service du mois de service de national euh universel, il devait y avoir obligation pour les jeunes de faire un choix sur la façon de rentrer dans le volontariat pour servir le pays avec, je disais bien sûr le militaire mais aussi tous les autres aspects.

Donc aujourd'hui, on en est là. Euh ça a été expérimenté pendant plusieurs années, on n'en est pas à l'obligation et ben on va voir ce qui sera décidé euh à partir du mois d'octobre. Dispositif trop coûteux, c'est ce que disait la Cour des comptes, le gouvernement qui en tout cas pour le moment a renoncé à sa généralisation.

Christophe Blanchet, le SNU, ça a été un échec ou pas selon vous ? Le SNU que j'ai connu pour y avoir travaillé depuis 2017 et ses premières applications en 2019 n'a plus rien à voir ni dans la volonté ni dans son dans son contenu en 2000 depuis 2022 23 24. Donc c'est un service où effectivement tous ces jeunes qui se le font sur de volontariat et le général a tout raison de rappeler ses données.

C'est un service qui est utile pour la nation dans le sens de l'implication des jeunes dans la société dans le faire nation mais pour moi qui est inutile aujourd'hui dans le sens de ce qu'on attend sur la défense nationale militaire car véritablement c'est de ça dont on parle aujourd'hui. C'est pas comment on sert la nation dans son quotidien au cœur de la nation dans des associations dans des engagements. Là on parle de défense nationale. comment on protège notre pays vis-à-vis d'une menace qui ne cesse d'augmenter et reprenez le discours à la fois du président la et aussi du chef d'étatmajor des armé il y a 3 jours.

Euh il faut que à un moment on se rend compte qu'on que la France est véritablement en danger aujourd'hui et si la France est en danger c'est chacun des Français des Français. Donc aujourd'hui on est plus sur comment est-ce qu'on sert le pays à l'intérieur du pays sur des associations ou dans des manœuvres ou autres. C'est comment on défend le pays vis-à-vis des attaques extérieures.

Voilà le sujet. Donc le service national universel ne répond pas à cette demande là aujourd'hui sur général Dominique Trinquan, vous partagez bien le la vie, l'opinion à ce sujet de Christophe Blanchet. L'idée c'est quoi ?

C'est c'est de former des jeunes à faire la guerre. C'est c'est Emmanuel Macron, il nous prépare à la guerre. Mais attendez, il y a les deux.

Je rappelle que le service national universel c'est fait à 16 ans. Donc on n'engage pas les jeunes à 16 ans. À 16 ans, on motive, on on rend meilleur citoyens les jeunes et ensuite ils peuvent choisir et je serais curieux de savoir le nombre de jeunes qui ont fait le service national universel et qui s'engagent par la suite.

J'ai moi-même des petits enfants qui sont moniteurs au service national universel et ils sont frappés du nombre de jeunes qui passent par ce stade-là avant de décider de s'engager. Donc aujourd'hui encore une fois le service national universel c'est 60000 600 jeunes. On parle de 10 fois plus pour une classe d'âge.

Et bien il faut voir ce que donne ce première étape qui est le service national universel avant d'arriver à le volontariat pour être dans les armées. Et je pense que monsieur le député parlait toujours tout à l'heure de 10 %. 10 % de 700000 si je compte bien ça fait 70000.

C'est un peu au-delà de ce que fait le service national universel aujourd'hui. En tout cas, général, l'idée c'est de favoriser d'une certaine manière l'engagement des jeunes, voire de réinsuffler aussi des valeurs de patriotisme peut-être qui ont disparu. Oui, tout à fait.

Et le problème de bien sûr de la version actuelle du service national universel, c'est que comme il n'y avait des volontaires, vous n'aviez quand on interrogeait les jeunes quasiment que des jeunes qui vous voulaient rentrer dans la police, la gendarmerie ou les armées. Et c'est ce qui est nécessaire, ce dont on a besoin pour armer la réserve, pour armer les armées, mais on a besoin aussi d'avoir des jeunes et tous les jeunes qui sont motivés pour défendre la nation. Et ça, on en a besoin sur la classe d'âge complète.

Mais le problème c'est que aujourd'hui l'obligation est quelque chose qui est difficile sur les, je répète 750000 jeunes et donc je pense qu'on va restreindre un petit peu le volume des jeunes concernés. Hm. Christophe Blanchet, député, je rappelle du Calvados, vous faites d'autres propositions sur ce sujet-là. vous proposez l'instauration de cours sur la défense nationale pour les élèves de seconde et également vous faites une proposition choc.

La suppression du jour férier du 8 mai, c'est pas rien ça. En quoi ce serait utile ? Alors d'abord toutes mes propositions sont issues de mon rapport avec 50 autres propositions mais tout ça c'est créé un fil rouge et le fil rouge c'est à court terme moyen terme et long terme.

Et donc pour réussir à obtenir éventuellement une adhésion à un service militaire, il faut acculturer les jeunes dès le plus jeune âge. Et comment on acculture les jeunes ? Une petite remarque, on peut acculturer les jeunes si le monde des adultes est lui-même aussi exemplaire.

N'oublions jamais que les jeunes reproduisent ce que les adultes font. Donc quand nous faisons mal, les jeunes font mal. Donc n'attaquons pas les jeunes et protégeons nos jeunes làdessus.

Sur le Lumé, ben c'est tout simplement un constat. Le l'Umé a été supprimé férier par le président Vardestan en 1974, a été rétabli jour férier par le président François Bitan en 1980 pour permettre aux Français de participer aux cérémonies patriotiques car le lumi avec le 11 novembre, ce sont les deux seuls jours patriotiques fériers. En l'occurrence, si on fait le constat autour de vous et je pense pour autour de vos services, c'est que combien est-ce qu'il y a de pensé qui viennent aux cérémonies patriotiques du Lumé de moins en moins de plus en plus à désert une palette ?

Donc le sens patriotique de cette journée n'est plus en adhésion avec le sens initial. Moi je pense qu'il a aujourd'hui supprimer ce je fa pour lui redonner un vrai sens patriotique notamment à travers l'école où les cours pourra être destiné aujourd'hui à l'explication de ce qui est historiquement se lumé à différentes classes d'âge évidemment et en fonction de de l'âge des élèves. et surtout profiter de cette journée pour donner ce que c'est que le sens de l'engagement avec des débats notamment la journée avec des personnes qui sont engagés ou des anciens militaire ou qui sont engagés mais des personnes aussi qui s'engagent pour la nation que ce soit dans une mairie si on est élu ou dans un département ou autre ou dans une association aussi c'est montrer le sens de l'engagement pour les autres et évidemment en rétablissant celumé non férier c'est et qui il y a école donc à chaque fois donc dans les écoles départements avec les collèges ou les lycées, la participation à la cérémonie patriotique dans le lieu où où est situé le lieu scolaire.

Et ben ça redonnerait à la fois de l'aspiration, une visibilité et une envie. Aujourd'hui, je pense véritablement qu'on doit écrire une histoire et c'est notre histoire qu'on doit pas écrire parce qu'on la connaît mais c'est la retranscrire et aujourd'hui on a besoin et pas que les jeunes la société dans son dans sa générité parce qu'aujourd'hui on a quand même une génération de parents d'enfants qui n'ont pas fait leur service militaire donc qui n'ont plus cette acculturation à la chose militaire. H donc on a besoin dans notre société de refaire nation sur la défense nationale de sur ce qui nous rassemble tous et ce qui nous défend tous et ce qui nous protège.

Donc fait partie d'un des processus que je propose dans le fil rouge sur comment redonner un sens patriotique aux Français des Français ou comment rééduquer les Français à aimer la France. Et cette phrase là, elle est issue de Léon Gautier qui était le dernier vétéran des Goku Kfer qui avait débarqué le 6 juin qui disait aux jeunes qu'il rencontraient, j'ai je me suis engagé à 17 ans à traverser la Manche pour rejoindre le général de Gaulle en 1940 parce que j'ai été éduqué à aimer la France. Général Dominique Trincan, pour conclure, l'école doit être doit davantage peut-être s'investir où on doit donner plus de plus de poids à l'école pour insuffler ce sens de l'engagement.

Oui, bien sûr. L'école, l'éducation dès le plus jeune âge est importante. Euh moi, je suis frappé, je vais dans les cérémonies patriotiques, dans les village euh qui sont près de près de chez moi et je suis frappé des écoles qui viennent et comme les enfants viennent et bien les parents viennent.

Et vous savez, c'est très joli de voir la chorale des enfants du village dirigée par un enfant du village en train de chanter la Marseillaise devant le monument au mort. Donc, il faut un peu essayer de généraliser cela. Bien sûr.

Merci beaucoup. Général Dominique Trinquan, ancien chef de l'émission militaire française auprès de l'ONU, auteur, je le rappelle, de ce qui nous attend aux éditions Robert Lafond et merci également à vous Christophe Blanchet, député du Calvados, membre de la commission de la défense. Merci à tous les deux d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Sud Radio.

On conclut ce débat Laori avec un nouveau point sur les votes de nos éditeurs sur le compte Twitter Sud Radio. Faut-il rétablir le service militaire ? Qu'en disent-il ?

C'est serré. Oui à 43 % non à 45 % en partie à 12 %. Merci beaucoup Lauré.

On revient dans un instant Lauri. On change complètement de sujet avec nos chefs. On sera avec un chef qui nous propose de cuisiner le tiramisou 9h30.

à tout de suite.