Retraites: le gouvernement a-t-il raison d'être ferme ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« les Français quand ils sont fondés sont majoritairement contre le passage de l'âge légal de départ à 64 ans »
- 2:00Chiffre
« 68% qui disent mais ça passera quand même »
- 6:00Fait
« il y avait un accord du président et celle de 95 c'est parce que le président Chirac à l'époque avait cédé après une rencontre avec Marc Blondel je crois de FO »
- 10:00Fait
« il y a 6 ans nous avons dû cette réforme en disant priorité c'est de rassembler tous les régimes en un seul régime »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
près d'amis virgule 3 millions de personnes en France c'est quelque chose de très important ça montre en tout cas une détermination qu'on sentait je crois que le gouvernement n'a pas été surpris autant peut-être la première fois il y avait un virgule un million à peu près là on en avait 150000 de plus aujourd'hui je pense qu'il a été un petit peu surpris je crois qu'il l'avait anticipé je pense que les propos d'Elisabeth borne juste avant pour marquer la fermeture les 64 ans c'est non négociable on est véritablement c'est peut-être le sentiment que je ressens ce soir arriver à ce moment où on est vraiment dans le face à face de cette grande bagarre des retraites la rue est mobilisée les Français quand ils sont fondés sont majoritairement contre le passage de l'âge légal de départ à 64 ans enfin si un gouvernement qui s'est organisé il y a eu plein de ratés on en reparlera probablement des ratés de communication ils montrent une fermeté un moment et je pense qu'on en parlera également où on sent un peu de flottement déjà dans la majorité déjà chez les républicains alliés de circonstances donc j'ai envie de dire ce 31 janvier est à mon avis une date assez clé dans cette dans cette grande bagarre de la réforme des retraites est-ce qu'on peut être contre sans s'y opposer oui déjà honnêtement quand on vous dit à n'importe qui d'ailleurs vous allez travailler deux ans de plus c'est rare qu'on disait c'est rare qu'on dise oui c'est comme si on vous demandait si vous allez être moins payé donc c'est rare effectivement d'avoir une approbation ce qui fait que je suis très peu surpris finalement par le nombre important de gens qui s'opposent à cette réforme encore qu'il est de 60 et quelques pour cent en même temps ce qui est intéressant je trouve là-dedans c'est qu'on a quand même des Français assez réalistes à se démocratique où il y a 68% qui disent mais ça passera quand même oui c'est ça je suis contre je sais que cette loi de toute façon on pourra rien faire donc c'est un peu c'est un peu ça alors après je pense qu'on y reviendra d'ailleurs il y a une communication que je trouve assez lamentable du gouvernement sur la pédagogie à faire on y parle tous maintenant de pédagogie puis on faisait pas au dernier moment qu'on fait la pédagogie c'est quelque chose qui se fait dans le clan donc là effectivement il y a une grande faiblesse le fait que Elizabeth borde et puis dire dimanche je crois mais soutenu par le Président c'est 64 ans et c'est non négociable bon ça ça fixait le débat appuyez par le Président de la République derrière indispensable ça c'est très important ça c'est très important parce que les réformes qui ont été faites sur les retraites les années antérieures depuis 20 ans et un peu plus d'ailleurs sont toutes passées parce qu'il y avait un accord du président et celle de 95 c'est parce que le président Chirac à l'époque avait cédé après une rencontre avec Marc Blondel je crois de FO et donc avait lâché Juppé c'est pour ça qu'il le truc c'était arrêté là on a de toute façon un président dont le programme se résume à peu près à cette mesure même si on peut revenus à 65 ans donc s'il le fait pas et bien écoutez on peut lui faire un pot de départ très sympathique mais ça a pu lieu d'être la seule chose qui avait dans son programme donc vous comprenez qu'il est obligé de tenir c'est tenir ou partir c'est ça alors Dina elle a voulu s'affirmer politiquement dimanche la première ministre en disant c'est pas négociable elle avait un ton qui est pas martial mais un ton très affirmé en disant c'est comme ça c'est pas autrement on voit de toute façon depuis le début de sa nomination que qu'elle s'affirme quand même régulièrement elle tient plutôt bien son poste de chef de la majorité d'ailleurs beaucoup n'aurait pas donné cher de sa peau à l'été et puis finalement elle a montré une certaine une certaine résistance voir une certaine résilience et là en effet le moment est un peu complexe parce que c'est soit comme vous le disiez soit on s'accroche parce qu'en fait c'est une affaire personnelle pour Emmanuel Macron cette réforme c'est peut-être la seule chose pour laquelle on retiendra et si demain il lâche sur ça le macronisme c'est terminé quoi d'une certaine manière déjà qu'on n'est pas sûr que ça va perdurer au-delà de lui c'est compliqué de lâcher là dessus donc en effet il a fallu qu'elle repose un petit peu les termes du débat en insistant sur le fait que que cette partie est non négociable à un moment où les troupes commençaient aussi un petit peu à se disperser ça j'imagine qu'on en reparlera mais c'est vrai qu'il y avait il y avait besoin je pense de te remettre un petit peu de clarté dans la majorité de rappeler que les députés ont quand même fait campagne sur cette réforme et en même temps c'est aussi prendre le risque que d'ajouter de l'attention à de l'attention puisque c'est c'est verrouillé un peu la négociation au moment les gens descendent dans la rue en espérant en espérant réussir à ouvrir au moment où Gabriel Attal disait que les négociations étaient encore ouvertes que la discussion était encore possible bon bah là voilà on monte bien que sur ce point c'est pas possible le reste ça se négocie mais là dessus non parce qu'en fait c'est l'identité la crédibilité d'une certaine manière d'Emmanuel Macron qui repose dans cette région il a raison Philippe en disant finalement la pédagogie elle n'a pas été faite a toujours raison je crois la pédagogie a pas été faite et puis même pire plus le gouvernement plus on découvre plus le grand public découvre des aspects de la loi moins il comprend je prends l'exemple des femmes des mamans des mères pour savoir à quel âge enfin combien d'années en fait vont être ajoutées à la carrière d'une mère c'est pas évident il faut monter un simulateur en fait ça varie en fonction des cas de tout le monde de chacun donc pour certaines effectivement ça fait quatre ans de plus pour certaines ça fait rien parce qu'elles ont commencé à travailler tard plus elles sont diplômées moins ça fait le truc est tellement complexe pour quelque chose qui est en fait finalement qui aurait dû être assez simple que c'est incompréhensible à l'arrivée et c'est elle s'explique pas simplement donc quelque part il y a un manque de pédagogie et puis au début on disait pas les mers on disait les femmes mais toutes les femmes sont pas mère enfin c'était pas clair après les carrières fractionnées alors d'accord donc c'est à dire que toutes les femmes ont des carrières fractionnées le discours de cet aspect là en tout cas a pas été clair et on peut le dupliquer sur beaucoup d'autres exemples en fait et pourtant et pourtant et c'est peut-être d'ailleurs une des motifs aussi de flottement c'est qu'il y a 6 ans nous avons dû cette réforme en disant priorité c'est de rassembler tous les régimes en un seul régime là j'étais pas une priorité loin de là à l'époque c'était ça les Français justement ils se disent ils sont gentils à l'exécutif mais il flotte il nous donne une une imposition qui finalement est contestable puisque elle n'existait pas il y a quelques années oui moi je pense que au-delà de la pédagogie alors moi je partage pas tout à fait ce qui a été dit pas sur le fond mais en tout cas je pense que la pédagogie on en entend parler depuis des années cette réforme en revanche c'est le louvoiement en permanent en train de réforme systémique d'un côté une réforme paramétrique aujourd'hui hier il fallait surtout pas de paramétrer aujourd'hui il nous faut du paramétrer mais il y a le corps qui nous dit mais il faut peut-être pas c'est pas si simple que ça c'est ça finalement je crois que là la pédagogie en tout cas c'est la conviction qui est compliqué on a du mal à être convaincu parce que on sait plus très bien donc c'est plutôt là-dessus je pense qu'on passe surpris les Français en revanche ils savent plus très bien pourquoi on fait cette règle on va les écouter d'ailleurs les les artistes les acteurs du dossier bon alors François Ruffin qui dit que grosso modo l'exécutif ce sont des incompétents et leur en berger le patron de la CFDT qui est appelé d'ailleurs à bientôt aussi des sa place et ce n'est pas anodin non plus dans le débat qui dit nous tout va bien on est déterminés et on veut pas du tout lui était d'accord d'ailleurs avec le systémique il y a un an il y a 5 ans et maintenant il a est-ce que c'est une réflexion qu'on entend et d'ailleurs dans le Figaro de demain vous allez pouvoir entendre lire slide enquête intéressante on dit que le Président de la République et la première ministre sont pas entourés comme les terres Nicolas Sarkozy en 2010 comme l'était comme l'était François Fillon et en Raffarin François en 2004 il y a peu de l'Arsène là s'il vous plaît je crois qu'il y a un sujet sur l'équipe gouvernementale dans sa globalité c'est vrai que depuis ce deuxième quinquennat alors déjà l'équipe autour d'Emmanuel Macron a changé son conseiller a changé la communication a changé et l'équipe de manière générale on voit aujourd'hui que très peu de ministres sont identifiés je pense que si on demande aux Français de nommer des ministres à part les Bruno Le Maire Darmanin Attal mais voilà une poignée de 5,6 qu'on arrive à peu près à identifier le reste on ne les connaît pas parce qu'Emmanuel Macron a aussi fait des choix qui était de nommer des ministres assez peu politiques aussi parce que à son arrivée à son arrivée pour la deuxième fois à l'Élysée il avait plein un très grand choix aussi de de possibilités d'options d'options à nommé au gouvernement et en fait on arrive dans un dans une équipe dont la communication est très technique manque de politique on a un peu un gouvernement de techno de partenaires et ça ça a des conséquences aussi sur la communication globale par rapport aux Français on parlait de pédagogie tout à l'heure j'étais au téléphone par exemple avec avec Jean-François Copé qui qui se remémorait à son époque les grands ténors de la politique qui était sur le front pour défendre la réforme on parle pas du tout des mêmes personnalités qu'aujourd'hui et on le voit aussi dans dans la communication vous prenez Elisabeth borde quand elle a présenté la réforme des retraites on est quand même sur un sujet qui est profondément technique parce que c'est très compliqué mais aussi profondément humain on touche à la retraite des gens qui est quelque chose qui est vécu comme un privilège qui aujourd'hui est dans un moment où le débat sur le travail est très important c'est capital et quand vous regardez la présentation ça a coûté un ces robotique si on a l'impression qu'elle lit son prompteur c'est pas c'est pas animé c'est pas incarné et c'est une des grandes difficultés de cette réforme aussi c'est qu'elle n'est pas incarnée et ça et ça rejoint tout le procès de déconnexion et [Rires] [Musique] bien sachant qu'il y a déjà François Bayonne et entendre ces dissonances ils sont pas aidés par les voix alors c'est terrible parce que certains confrères toujours bien intentionnés sont allés sortir des sons quand il était socialiste et où il disait évidemment pique pendre de un allongement de l'âge de dirai à la retraite on peut évoluer la politique on évolue beaucoup c'est très rude non mais je crois d'ailleurs dinal disait très justement au-delà même des conseillers du président de la République on n'a pas le plus le personnel politique des députés les hommes les responsables politiques qui sont capables d'aller voir le président et de lui dire écoute ça faudrait le voir comme ça se faire les relais dinal le disait très justement il a pas vraiment de relais et même moi je suis très frappé dans ce gouvernement par le côté techno ça on vient de le dire vrai techno il n'y avait de borne c'est quand même c'est une mais par le fait on arrive même pas à les imiter jusque là les politiques qui avaient toujours quand on regarde un gouvernement on se moquait de l'accent hein de la manière de parler d'un autre même pas on peut pas ils sont lisses ils sont lisses c'est ce sont des techniciens qui sont bons dans leur partie ils connaissent parfaitement la technique et comme toute technicien vous savez moi je suis dans un milieu d'ingénieurs un ingénieur il fixe son truc pour lui dire n'importe quoi lui il accélère il a fixé son truc point barre il regarde pas sur les côtés alors je les adore par ailleurs parce que s'ils ont des convictions etc mais mais là ça passe pas on retient rien et et il a raison de Darmanin ce week-end mais oui mais alors lui voilà lui c'est un prototype parce que lui mais parce que il faut aussi pouvoir dire un peu lâcher des mots effectivement dire ça suffit le bordel etc ça on aime bien regarder les figures dont on se souvient en politique c'est des figures qui qui parlaient avec un accent extraordinaire il avait à la fois non seulement l'accent mais le don de la formule j'étais des hommes de formule là non et finalement c'est ça une des faiblesses c'est pour ça qu'on disait je je vais essayer de réconcilier Jacquie et Elsa sur la pédagogie la même chose c'est-à-dire qu'en fait il y a de la pédagogie mais elle est elle est technique et là elle savait raison elle est tellement technique d'un seul coup il se mette mais ils adorent ça faut jamais les lancer sur la technique c'est ce qui préfère c'est des techno donc vous les lancez sur sur les femmes attendez même le système enfin le paramétrique etc mais il y a pas un français qui a compris ce que c'était le systémique là celle-là on comprend le systémique alors là c'était là c'était la retraite par point alors là c'était dernière question avant de passer justement bah la technique la technique parlementaire oh là là est-ce que le Président de la République euh doit garder une réserve complète pour le moment parce que borne c'est le fusible et que lui doit arriver quand même quand ça va vraiment chauffer quoi si ça chauffe c'est c'est l'habitude non de garder une réserve et d'avoir un fusil il a il a comme il a commencé un petit peu mais en disant que c'était pas l'endroit où s'exprimer donc ce qui est une façon de dire qu'il a les exprimer même si c'était pas l'endroit mais oui oui évidemment il garde une certaine distance et puis si jamais il faut faire une petite marche arrière lâcher du lest j'y crois pas beaucoup mais c'est évident qu'un premier ministre c'est c'est un fusible c'est le message est assez clair et d'ailleurs le peu d'implication d'Emmanuel Macron montre à quel point Elisabeth borne est amené à être fusible au cas où ou même si ça passe elle peut servir de fusible en disant bon bah bon maintenant on l'enlève parce qu'elle a été trop loin on sait pas dans quel sens ça peut jouer [Musique]