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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 31 juillet 2026 13 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Affaire Epstein en France : qui est Gérald Marie ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • S.BrakhliaFait
    « Il appelle le Premier ministre norvégien. »
  • A.GoutardFait
    « La mort des protagonistes dans cette affaire arrange obligatoirement tous ceux qui veulent encore cacher des choses. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il appelle le Premier ministre norvégien. Quelques semaines plus tard, il y a des dizaines de mails publiés qui mettent en cause la princesse héritière de Norvège, Mette-Marit. C'est une femme un peu légère d'avoir laissé traîner ce type de mails où elle tutoie Epstein.

La princesse héritière de Norvège doit s'excuser en public à la télévision pour avoir entretenu ces liens avec Epstein. C'est une façon pour la Maison-Blanche de faire diversion et de se venger de la Norvège qui ne lui a pas donné le prix Nobel de la paix. - S.Brakhlia: Question. - A.Goutard: La mort des protagonistes dans cette affaire arrange obligatoirement tous ceux qui veulent encore cacher des choses.

Qui dit rabatteur dits clients. Qui dit clients dit suspects. A un moment, on va peut-être remonter, la justice va peut-être remonter à des clients en France, français.

Ceux qui savaient, c'est obligatoirement D.Siad, J.-L.Brunel et G.Marie.

Tous ces gens ont les noms de ceux qui ont pu profiter de ces jeunes mannequins, souvent mineures. - S.Brakhlia: G.Marie, c'est un autre protagoniste, toujours vivant. - M.Peyraube: On pourrait dire que c'est le dernier des Mohicans.

C'est le seul survivant de toute cette histoire. J.Epstein, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt.

C'est facile de le détester. Il nous fait peur. C'est le pédocriminel le plus haï des Etats-Unis, du monde.

C'est un personnage qui draine énormément de fantasmes, de dégoût, de théories du complot, mais il est un peu loin. G.Marie, la France en particulier, ont créé cet écosystème, bien avant J.Epstein.

Les années 80, à la faveur des boîtes de nuit, de la création artistique, de la mode et de cette industrie en plein essor, ont créé un écosystème de prédation sexuelle de très jeunes filles. On parle de jeunes mannequins qui venaient tenter leur chance à Paris, parfois de 12, 13 ou 14 ans. On est dans le même sordide que J.Epstein.

Au début des années 90, J.Epstein fréquente tous ces agents de mannequins. Il y avait aussi John Casablancas, le président d'Elite.

Il est fasciné par ce monde. Il voit un puits sans fond de jeunes femmes qui veulent réussir et qui se tairont. C'est un filon.

Il va s'infiltrer dans notre système. - S.Brakhlia: C'est Paris qui a inspiré... - M.Peyraube: La bombe Epstein a été activée en France.

C'est la France qui a créé le système Epstein. Lui s'est infiltré dedans. G.Marie...

Il y a eu un non-lieu. Des jeunes femmes avaient déposé plainte il y a 5 ans contre lui. Il y a eu une enquête.

Il y a eu un non-lieu pour prescription des faits. Il est tout à fait présumé innocent, mais G.Marie est le dernier qui sait énormément de choses. - S.Brakhlia: Qu'est-ce qu'il vous a dit sur J.Epstein? - M.Peyraube: J.Epstein s'est tourné vers G.Marie via J.-L.Brunel...

G.Marie était le plus charismatique, le plus puissant. L'agence Elite avait la réputation d'avoir les plus belles femmes du monde.

J.Epstein, par J.-L.Brunel, s'est tourné vers G.Marie en lui proposant de fusionner l'agence MC2, de J.-L.Brunel, que J.Epstein avait financée, et de créer une joint-venture pour créer une agence commune et avoir accès au vivier d'Elite.

G.Marie m'explique qu'il a rencontré J.Epstein dans son penthouse new-yorkais, que c'était un homme très élégant, très "good looking", charmant.

Ils ont tenté de faire des affaires. Leurs échanges s'arrêtent net avant l'arrestation d'Epstein, la 1re arrestation. G.Marie me dit que c'était pour des raisons commerciales et qu'il ne savait pas qu'il était inquiété. - S.Brakhlia: Est-ce qu'il est possible qu'il ne sache rien? - A.Bellanger: Je voulais faire un petit point de géopolitique.

Il faut se rendre compte que dans les années 80, vous avez un événement géopolitique planétaire, l'effondrement de l'Union soviétique et des Républiques soviétiques. Des milliers de jeunes femmes issues de ces Républiques...

Je parle de l'ex-Yougoslavie, mais aussi de Bulgarie, Roumanie, de la Tchéquie...

Elles sont grandes, blondes, très jeunes, sans le sou et elles rêvent de Paris. Et très abordables. Vulnérables, pardonnez-moi.

Mais aussi abordables. Elles sont vulnérables. Elles rêvent de Paris.

Je me souviens parfaitement avoir vu débarquer des cars entiers de Bulgares...

Mais surtout, de ces jeunes filles attirées par ce qui était la ville phare de l'époque. Un peu Milan, un peu Londres, mais beaucoup Paris. Paris est devenue la plaque tournante de ce monde qui s'effondrait, qui avait faim...

Ca faisait fantasmer toutes les agences parisiennes, ces grandes, blondes, minces, très jeunes, arrivant à Paris. On retrouve cette fascination pour l'Europe de l'Est, pour ces femmes d'Europe de l'Est chez D.Trump, qui n'a cessé de se marier avec ces femmes, qu'il rencontre par le biais de J.Epstein. - M.Peyraube: J'ai interviewé G.Marie.

Il se défend. Il dit n'avoir jamais violé personne. Il dit qu'il ne connaissait pas D.Siad et qu'il n'avait rien à voir avec tout ça, que l'agence Elite était au-dessus de tout soupçon. - S.Brakhlia: Vous le croyez? - M.Peyraube: Je ne sais pas. - S.Brakhlia: Ce n'est pas un oui franc. - M.Peyraube: Je ne sais pas s'il a mesuré ce qu'il s'est passé dans ces années-là, ce qui était son rôle...

Il est quand même accusé... 7 plaintes ont été déposées contre lui, le 15 juillet, pour viol, trafic d'êtres humains...

Il va probablement être entendu par la justice. - A.Goutard: Je voudrais ajouter un point pour compléter ce que dit Anthony.

On entend beaucoup des gens qui disent: "Si ce réseau Epstein était si énorme, pourquoi il n'y a pas plus de plaintes?" Il faut comprendre qui était leurs proies et à qui ils s'adressaient. Ces petites jeunes filles qui débarquaient, à qui on prenait souvent le passeport...

Elles n'avaient pratiquement rien à manger, elles étaient logées par l'agence, elles vivaient au travers de l'agence. Ces jeunes filles n'avaient pas de moyens de protester. Leur demander, 20 ans après, alors qu'elles ont vu la puissance d'Epstein qui étaient les clients qu'elles étaient obligées de mettre dans leur lit et leur puissance...

Comment voulez-vous, alors qu'elles sont peut-être reparties dans les pays de l'Est, elles portent plainte? - S.Brakhlia: Elles ont enfoui l'histoire au plus profond d'elles pendant 20 ans.

C'est difficile de la ressortir aujourd'hui avec toutes les conséquences... - M.Peyraube: Et la peur.

Il s'agit de pouvoir, de domination. - A.Goutard: Et des enquêtes qui n'avancent pas. - A.Bellanger: Beaucoup des plaignantes viennent de pays qui n'ont pas eu faim.

Ce sont souvent des jeunes femmes issues des pays scandinaves, des Etats-Unis, de France, des pays où la question d'être perdues à l'étranger ou abandonnées... ...

Elles étaient l'espoir d'une famille...

C'est toutes ces centaines de jeunes femmes qui n'ont pas porté plainte...

Celles qui ont porté Plainte, c'est celles qui étaient solides, qui venaient de pays où elles n'avaient pas faim et où le rapport à la beauté et au sexe n'était pas le même. - M.Peyraube: C'est quand même aussi grâce à MeToo et à tout ce mouvement de libération de la parole...

D'un coup, chacune, dans sa propre intimité, relit son histoire et se rend compte que ce n'était pas normal. Il y a aussi toute cette relecture. - S.Brakhlia: La frustration et la colère que peuvent ressentir certaines victimes, c'est de voir ces disparitions s'enchaîner.

Question. - L.Descamps: Sans doute. - S.Brakhlia: C'est une source supplémentaire qui disparaît, dans une enquête qui a du mal à progresser. - L.Descamps: Qui a été longue... - S.Brakhlia: Comment s'organise la justice française?

Comment ça marche sur ce dossier Epstein? - L.Descamps: Il y a 2 magistrats.

Normalement, il devait y en avoir 3. A priori, ils ne font pas ça entièrement de leurs journées. - S.Brakhlia: Ils ont autre chose à faire. - L.Descamps: Ils devaient normalement rouvrir le dossier Brunel, relire les "files", les fichiers américains. - S.Brakhlia: Leur rôle, c'est aussi d'éplucher tous les fichiers américains publiés? - M.Peyraube: Un magistrat me disait: "On nous a donné cette mission noble, extraordinaire, et on y a mis tout notre coeur, mais on n'a pas les moyens d'éplucher tous les 'files'". - A.Goutard: Il est intéressant de regarder ce que dit le parquet.

Quand la mort de D.Siad apparaît, il y a ce communiqué. Le parquet se justifie. "La diffusion des Epstein files a conduit le parquet de Paris à solliciter des enquêteurs sur une nouvelle exploitation des scellés.

Courant juin, les enquêteurs ont trouvé un logiciel d'analyse de masse permettant d'analyser les données, soit environ 1,5 million de documents." Il y a maintenant 5 magistrats qui passent leurs journées...

On voit bien le malaise au parquet de Paris. - A.Bellanger: C'est parfait, ce que vous avez raconté.

Je vais le compléter. Une enquête a été publiée aujourd'hui et vient montrer que ce dossier publié par le ministère de la Justice américain sont entièrement manipulés au quotidien. La Deutsche Welle s'est rendu compte que les 3 millions de dossiers publiés le 30 janvier par le ministère de la Justice américain, il n'y en a 500 000 qui ont disparu. 1/6 à 1/7 a disparu.

Une partie de ces fiches a aussi été remanipulée. Ils ont eu d'autres fiches...