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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 6 octobre 2021 87 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalImmigration & asile

Conférence de Jean-Luc Mélenchon à Sciences Po Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 31 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous candidat à l'élection présidentielle de 2022 ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Une de vos premières mesures serait de mettre en place une 6e République. Pouvez-vous nous en parler ?

  • 34:00OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures proposez-vous contre les violences faites aux femmes ?

  • 47:01OuverteRéponse directe

    Si vous êtes élu président, que ferez-vous de Sciences Po ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous favorable au service militaire ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Plans pour l'Europe : plan A (rachat de dette par la BCE) et plan B (politique de la chaise vide) ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Jean-Luc MélenchonFait
    « nous autres les insoumis au groupes parlementaires et dans le mouvement pour porter le programme l'avenir en commun. »
  • 24:00Jean-Luc MélenchonFait
    « C'est ce que nous nous appelons une révolution citoyenne. »
  • 30:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « La Constitution de la 5e République a été adoptée en 1958. Elle a été réformée depuis 24 fois, donc seulement deux fois par référendum. »
  • 37:00Jean-Luc MélenchonFait
    « En 1958, la France est un pays rural. Encore, la population urbaine ne domine pas dans la proportion dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
  • 40:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Ce sont des modifications fondamentales de la condition humaine. »
  • 54:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Il y a plus une élection qui est rassemblée plus de la moitié du corps électoral. »
  • 57:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 38 % des députés sont des femmes, où 32 % des présidents d'association sont des femmes. »
  • 1:00:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 90 mortes sous les coups de leur conjoint depuis le début de l'année. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Les entreprises de sondage se sont trompées d'une manière tellement grossière aux élections régionales et auparavant aux élections municipales. »
  • 19:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Dans les quartiers populaires, c'est les plus gros scores que j'ai jamais fait. Ils sont dans les bureaux de vote populaires, hein. Et c'est pas des scores 18 19, c'est 40 45 au premier tour. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le député, monsieur le directeur de la vie de campus et de l'engagement. Mesdames, messieurs, chers étudiants et chers étudiantes de Sciences Po Paris, bienvenue aujourd'hui au sein de cet amphithéâtre Émile Boutmi, historique au cœur de Science Poau qui a accueilli les plus illustres professeurs et que nous sommes heureux de faire découvrir ce soir au non sciences pistes. Bienvenue à vous. [applaudissements] Nous sommes absolument ravis de vous retrouver aussi nombreux et nous vous remercions d'être venus assister ce soir au 4e événement du Parlement des étudiants de Science Po qui s'inscrit dans le cadre du projet du pôle présidentiel dont le but est d'inviter les candidats à l'élection présidentielle de 2022.

En cette année absolument charnière pour la vie citoyenne de notre pays, le parlement des étudiants de sciences pot a tenu à créer un pôle présidentiel chargé de véhiculer véhiculer au mieux les différentes sensibilités politiques à l'œuvre dans le débat actuel. Le tout afin de permettre à tous de découvrir des candidats, d'échanger avec eux et de faire vivre le pluralisme dans le respect des opinions de chacun. Nous avons donc proposé à tous les candidats déclarés déclarés à l'élection présidentielle de tout bord politique de venir échanger avec vous tout au long de l'année à Science Poau.

Je ne vais pas tout vous dévoiler ce soir, mais je vous prie de vous croire que nous vous réservons de très belles surprises et la première c'est ce soir. Merci. [applaudissements] Après avoir reçu les candidats à la primaire écologiste, nous avons le plaisir et l'honneur d'accueillir ce soir l'un des candidats les plus attendus de cette présidentielle, monsieur Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Je pense que vous n'êtes vous n'êtes pas un un inconnu pardon pour personne ici.

Vous pouvez voir la taille de la salle mais voici quelques éléments à votre sujet. Il me connaît pas. Sortez.

Non non, [rires] c'est vous, c'est vous, c'est vous. Vous êtes né au Maroc en 1951. Vous êtes un ancien sénateur socialiste élu en 1986 et ministre délégué à l'enseignement professionnel entre 2000 et 2002.

Vous avez ensuite décidé de prendre vos distances du Parti socialiste en 2008, le jugeant prolibéral. Vous avez alors fondé votre propre mouvement, le parti de gauche en 2009, refondu ensuite dans un nouveau parti, la France insommise en 2016. Arrivé en 4e position lors des deux dernières élections présidentielles avec respectivement 4 millions de voix en 2012 et 7 millions en 2017, vous présidez le groupe parlementaire des insoumis à l'Assemblée nationale.

Concernant l'élection présidentielle de 2022, vous avez souhaité conditionner votre candidature au recueil de 150000 signatures populaires sur une plateforme numérique. Ce seuil a été atteint très vite, le 12 novembre donnant le coût d'envoi de votre campagne. Monsieur Jean-Luc Mélenchon, merci d'avoir accepté notre invitation et de vous être déplacé aujourd'hui à Sciencep.

La rencontre se déroulera comme suit. L'équipe du Parlement des étudiants commencera par vous poser quelques questions avant d'ouvrir le débat directement avec les étudiants présents dans la salle. Merci à tous. [applaudissements] [applaudissements] Alors pour débuter cette série de questions, monsieur le député, je vais je vais commencer par vous poser une première question, une question introductive.

Pourquoi êtes-vous candidat à l'élection présidentielle de 2022 ? Pour vous faire parler. Ça fonctionne.

Je suis euh candidat parce que on a pensé que c'était ce qu'on avait de mieux à faire. nous autres les insoumis au groupes parlementaires et dans le mouvement pour porter le programme l'avenir en commun. L'essentiel de mon action consiste à travers des campagnes politiques avec l'espoir qu'elle finisse par être victorieuse proposer et donc le cas échéant appliqué un programme qui change profondément la nature du pays, sa façon de produire et de consommer et les relations politiques entre les citoyens qui le composent.

C'est ce que nous nous appelons une révolution citoyenne. C'est elle qui est à l'ordre du jour du programme l'avenir en commun. Et tout en faisant la part des choses et en étant conscient du fait qu'il est absolument illusoire de croire qu'une quelconque d'ailleurs serait-ce nécessaire une quelconque élection puisse être dépersonnalisée ?

Pour autant, nous insistons beaucoup sur le fait que ma candidature est celle du programme plutôt que celle d'une personne. Voilà le la raison, on peut entrer ici, c'est sciences pot donc ça peut peut-être vous intéresser dans la tactique. Euh la question se posait de savoir si j'étais ou non le mieux placé pour représenter ce programme et emporter le message.

C'est une discussion qui était pas simple. Elle butait sur deux obstacles. Le premier et moi-même qui contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent croire n'éprouve aucune jubilation d'ego dans cette situation. compte tenu du fait comme que de cela comme du reste ont finit aussi par prendre des habitudes et donc je n'ai pas de comment dire d'état de surexcitation ou de d'autosatisfaction personnelle dans ce type de candidature.

Je connais par contre les coûts qu'on prend seulement avant, pendant et après l'élection et l'usure que ça peut représenter. J'ai le deuxième obstacle et que je me présenté à moi-même et celui de mon âge, non en raison de ce qu'il m'empêche de faire, rien, mais de ce dont il me prive. Si je continue à passer mon temps à courir les réunions, les estrades, les meetings et le reste au lieu de faire ce qui m'enchanterait aussi à cette heure.

La deuxième série de difficultés était que la situation s'est tellement dégradée, l'état d'esprit public est tellement effondré. La deuxième peau du système, le système médiatique contribuant si violemment au desservelage général et à l'injection à haute dose d'idé racistes xénophobes à travers des marionnettes de diversion comme monsieur Zémour, madame Le Pen avant et le système est capable d'en inventer un par un s'il le faut dans le même rôle. Nous avions le sentiment et nous l'avons toujours d'être en partie le dos au mur ce qui est vrai un peu dans toute l'Europe mais spécialement en France. peuple qui est capable du meilleur mais aussi du pire.

Dans ces conditions, la le raisonnement était que si j'étais le candidat qui portait le programme, l'effet de continuité pourrait nous garantir une surface qu'il serait entièrement à reconquérir si on présentait quelqu'un de différent. cependant quelqu'un d'autre en particulier parce qu'il y a plusieurs personnalités dans le mouvement insoumis de Rénavant qui sont connus garçons filles qui sont parfaitement capables d'assumer le rôle. Néanmoins, nous avons procédé à une vérification avant que je finisse par m'avancer.

Dès lors que moi-même j'étais prêt, que je j'acceptais de reprendre cette mission, la question a été posée de savoir si quelqu'un d'autre à l'intérieur des deux groupes parlementaires puisqu'il y en a deux, il y en a un à l'Assemblée nationale et l'autre au Parlement européen, quelqu'un avait envie de faire ce travail. personne n'a manifesté cette intention et donc on s'est remis au travail sur ses bases en démarrant très tôt en novembre qui vient de passer là et on l'a fait en pensant qu'on aurait besoin d'une campagne longue parce que on a aucune idée, aucune visibilité sur les conditions dans lesquelles ell se déroulerait en particulier du fait des confinements à répétition et du fait que le pouvoir qui est très manipulateur a sous la main la possibilité de confiner cesser garde ah couvre-feu et j'allais dire cesser le feu tu parle couvre-feu et ainsi de suite tout au long de la campagne comme nous n'avons aucune confiance dans l'esprit démocratique de ceux qui nous gouvernent et en particulier de celui qui gouverne tout seul dans son conseil de défense on a pensé que mieux valait avoir du temps long pour bien s'incruster et s'enraciner d'autant que hélas ça s'est au combien confirmé le niveau de l'abstention va croissant et pour nous l'abstention c'est mortel parce que plus ça vote dans les milieux populaires, plus on monte, moins ça vote, plus on descend et ce sont les centres villes et donc avec ce que vous savez sociologiquement de la correspondance entre un quartier et un autre qui vote et il ne vote pas de la même manière. Donc dans le bras de fer qui d'une manière ou d'une autre existe entre les deux ailes qui peuvent diriger le camp du changement ou de l'alternative, c'est-à-dire soit la classe moyenne supérieure s'acchante avec sa représentation politique de centre gauche, soit les attentes des milieux populaires représentées par les insoumis dans cette partie évidemment suivant le niveau de participation à l'élection, les uns ou les autres l'emportent et prennent la tête du processus.

Ça c'est le fonctionnement de la démocratie. Il y a rien d'autre à dire que d'en tirer des conclusions pratiques à savoir il faut faire campagne dans la durée avec pour priorité de mettre en mouvement les milieux populaires qui sont extrêmement réfractaires à l'égard du système. Considère que les élections ne servent à rien, qu'une bonne partie des candidats et ils ont pas complètement tort de toute façon sont des menteurs et ainsi de suite.

Vous connaissez tout ça aussi bien que moi. C'est donc pour répondre à toutes ces difficultés qu'on est parti premièrement très tôt, deuxièmement avec un candidat dont on pensait que la notoriété déjà acquise faisait permettait de faire l'économie de cette campagne de notoriété. Je crois que je vous ai à peu près tout dit.

Euh oui, pour l'instant ça ira. D'accord. Donc on va laisser Léo prendre poser une question pour le Parlement des étudiants.

Bonsoir monsieur Mélenchon. Une première question institutionnelle. Euh une de vos premières mesures serait euh de mettre en place une 6e République.

Euh donc je rappelle quelques éléments. La 6e République donc d'abord vous voudriez mettre en place une assemblée constituante avec des personnes qui n'ont jamais été élu ni députés ni sénateurs et qui par la suite ne pourront pas être élu députés ou sénateur qui serait chargé donc de rédiger cette 6e la constitution de cette 6e République. Donc tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus de cette 6e République et dans un second temps si j'ai bien compris votre programme, cette 6e République reviendrait à repasser un régime parlementaire ?

Est-ce que vous ne craignez pas une trop grande instabilité justement, un peu comme on avait vu dans la 3e ou la 4e République ? Je vous remercie. Bon, c'est bien qu'on commence par ça parce que en général c'est considéré comme une question constitutionnelle.

Donc un peu, il y a toujours plus urgent à faire que ça. Et je peux vous le dire parce que chaque fois qu'on remet en ordre le programme, chaque fois qu'il est question de remettre au chapitre 1 la constituante, et bien il y a souvent l'un l'une ou l'autre qui dit "Ah bah non, c'est pas le plus important, les gens ils comprennent rien et cetera, c'est pas vrai." Évidemment, c'est à nous d'expliquer quel rapport il y a entre le changement de constitution et ce que vivent les gens et les raisons pour lesquelles ils rejettent les institution actuell des fois sans savoir que c'est les institutions qui le qui le rejettent.

Mais la question est centrale pour nous pour deux raisons. Je commence par la plus idéologique et je finis par la plus sociologicoanthropologique si vous voulez. Mais l'ordre de ces deux arguments n'est pas important.

Je commence par le caractère central de la question de la convocation d'une constituante dans la stratégie révolutionnaire qui est celle du mouvement insoumis. Car c'est quelque chose qu'il ne faut pas oublier. Si nous nous réclamons de la révolution citoyenne, il faut assumer le mot révolutionnaire.

Alors aujourd'hui ça fait moins peur même si pour beaucoup révolutionnaire s'agissant d'un homme comme moi aussitôt donne d'image d'une barricade sans fin et éternelle où se prendrait les décisions. Quand c'est monsieur Macron qui écrit un livre intitulé révolution et bien tout le monde est très content parce que entre petit bourgeois et grand bourgeois faire des révolutions dans l'art de fabriquer le pouding, c'est toujours très intéressant. Bon donc lui c'est sympa, moi ça fait peur.

Ça c'est le le paradigme de départ. Mais moi je n'ai pas peur de vous dire c'est une révolution, je sais où je suis et à quel niveau d'instruction je m'adresse. Donc ce ne sont pas les impressions ni les émotions qui doivent l'emporter mais la raison.

Et il y a besoin d'une révolution citoyenne. Ça correspond à une théorie qui est celle de l'aire du peuple et de la révolution citoyenne sur laquelle j'ai écrit plusieurs fois le même livre sans cesse meilleur et dans la dernière édition et la plus complète mais j'ai jamais eu le temps d'y revenir depuis qu'elle a été éditée et ça part de l'idée que les sociétés contemporaines du fait du nombre des personnes qui les composent du fait de leur niveau d'éducation et essentiellement de leur rassemblement massif en société urbaine dépendent pour la production et la reproduction de leur existence matérielle de leur accès au réseau des collectifs. Et dès lors, la forme de cet accès, la possibilité d'y accéder détermine leur conscience sociale et des mises en mouvement.

Des révolutions citoyennes sont le résultat de la mise en mouvement de millions de gens qui veulent accéder à leur droit, qui veulent pour l'essentiel, s'il fallait résumer, contrôler leur existence. et pour contrôler leur existence sont conduits à mettre en cause les systèmes qui leur refusent ce contrôle. Soit parce qu'ils en sont privés, je parle des collectifs, soit parce que l'organisation politique leur rend insaisissable la situation et amène à zéro leur capacité d'intervenir dessus.

Excusez-moi si ça paraît un peu abstrait, mais je suis sûr que ici, je peux le faire comme ça, tout le monde suit. Donc la révolution citoyenne, c'est une révolution dans le sens où elle change en partie le statut de la propriété. dans le sens où elle change la hiérarchie des normes en plaçant au lieu de la concurrence libre et non faussée la solidarité et la coopération au sommet de la pyramide des hiérarchies et enfin change l'ordre politique parce que c'est une autre organisation politique de la société et des systèmes de représentation permettant notamment l'intervention populaire à tout moment dans la politique par le biais de référendum d'initiative citoyenne ou de référendum révocatoire pour virer les gens qui exercent le pouvoir au nom des autres quand ils estiment que c'est nécessaire.

La théorie de la révolution citoyenne a établi une phénoménologie des révolutions citoyennes qui s'observent dans le monde. C'est-à-dire qu'avant d'en produire la théorie des mécanismes même, il y a l'observation qui a permis de se rendre compte comment ça se passe et d'observer des traits communs, quel que soit le pays, à ces mécanismes de révolution citoyenne. L'existence de très commun soulligne la nature commune des conditions sociales des gens qui vivent d'un bout à l'autre du monde, vivent en milieu urbain, dépendent des réseaux du collectif pour produire leur existence.

Donc la théorie est vérifiée par la pratique des révolutions citoyennes. Alors le cadre de l'avenir en commun est en cadre de révolution citoyenne puisque il commence par la réforme ou la transformation ou la révolution, appelez ça comme vous voulez, des institutions politiques. Puis il y a le reste, les normes de la propriété en décrétant certains biens bien commun soustrait à la propriété privée et à ses droits et cetera et cetera.

Et dans la hiérarchie des normes, ça va de soi, je l'ai déjà dit. Alors, je viens donc sur la constitue. Elle est une stratégie parce que les méthodes de révolution peuvent être des méthodes de fait, c'est-à-dire tout d'un coup tout le monde se soulève et puis les dirigeants sont foutus dehors.

Ce sont des cas pas si fréquents que ça. Il y a la forme, tout le monde se soulève, le pouvoir essaie de se maintenir en place par la violence et il n'y arrive pas. Et donc, il y a une autorité de facto qui se met en place. ou bien c'est la lutte armée.

Lorsque j'avais votre âge, la lutte armée était la figure dominante dans une dizaine de pays par an dans le monde, hein. Ces lutes armées n'ont débouché jamais nulle part sur quoi que ce soit, à part le la fin des meilleurs, c'est-à-dire ceux qui couraient devant des nôtres. et nous avons été vaincus à peu près partout, sauf en un ou deux points dans le monde où il y a eu une combinaison des formes institutionnelles et de la lutte armée, des pays où on a lourdement perdu et des pays où on a gagné un temps ici ou là.

La révolution citoyenne et la constituante changent le paradigme révolutionnaire. Elle met au centre la voie démocratique et le recours exclusif au bulletin de vote pour transformer la société. C'est l'application radicale des formules par exemple de Jean Jores qui disait "Il y a pas de République sans républicain, il y a pas [grognement] de socialisme sans conscience socialiste." Donc c'est cette méthode là qui est appliquée et nous pensons que en faisant une constituante, on procède à quelque chose de très particulier.

Le peuple lui-même s'autoéfinit. Il s'autodéfinit comme peuple en se reconnaissant des droits et en reconnaissant aux uns et aux autres des droits qui sont des droits imprescriptibles et des normes d'organisation politique. C'est-à-dire qu'il accomplit la tâche d'une révolution des formes précédentes avec une forme nouvelle qui est la forme constituante des assemblées constituantes.

Il y en a eu plusieurs de convoqués dans les pays où la chaîne de du du néolibéralisme a été rompue pour l'essentiel en Amérique latine. J'en profite pour dire au passage que ceux qui pensent que j'auraiis une espèce d'atavisme particulier parce que je parlerai espagnol n'ont pas compris le film. Je parle espagnol parce que je m'intéressa à ce qui se parlait là-bas.

Et ce qui se passait là-bas, c'est que c'est le seul endroit du monde où sur tout en sous-continent la chaîne du néolibéralisme a été rompue. Alors, ils ont essayé les uns les autres d'une façon ou d'une autre. Donc, c'était intéressant de voir comment il s'y prenaient, de quelle façon il travaillaient, quels étaient les points forts, où étaient les faiblesses et cetera pour apprendre les Européens.

Les Français comme les autres ont un [raclement de gorge] européocentrisme absolument incroyable. Partout où il passent, il donnent des leçons aux autres sur la façon de faire le socialisme. Évidemment, à chaque fois, ils se font renvoyer dans leur dans leur camp.

On leur dit "Et vous, comment vous comptez faire ?" Parce que c'est pas ça du tout que vous êtes en train de faire. Donc la constituante permet au peuple de s'autoonstituer politiquement en décrivant quels sont ses droits et quels sont les droits des personnes qui composent la société et les autres droits comme la propriété et le reste.

En général, c'est une opération qui permet de reconstituer le peuple. Un peuple se construit se constitue non pas comme le racontent les essentialistes par référence à une tradition qui les habiterait, les envahirait, les mènerait. Bref, le futur serait une sorte de passer toujours recommencer.

Mais ce les peuples et les nations se constituent à travers l'acte qui constitue la nation en général, l'intervention politique pour nous français, la révolution de 89 euh de guerres mondiales menées dans des conditions abominables et cetera et cetera. Les Français, indépendamment de tout le reste, ont besoin de cette refondation. La Constitution de la 5e République a été adoptée en 1958.

Elle a été réformée depuis 24 fois, donc seulement deux fois par référendum. C'est dire que de l'intérieur même ceux qui l'a pratiqué comprenaient que ça commençait à coincer. La tâche fondamentale de la 5e République était d'instaurer un pouvoir politique assez fort pour régler un problème qui tenait à la substance de la nation qui était fondamental, la décolonisation et en particulier l'abandon de 13 départements français dans l'Algérie alors française.

Il fallait donc qu'il y ait un pouvoir de nature césarien et bonapartiste qui donne à un homme le pouvoir de trancher le nœud gordien de cette affaire. Entre-temps, la société a bougé. Mais vous, je sais même pas si vous vous en rendez compte.

Moi, déjà quand on raconte ma vie, ça vous paraît un peu bizarre. Un type qui est né en 51, bon élu pour la première fois en 86, vous trouvez que ça fait déjà des distances immenses. Vous étiez vous-même pas un soupçon dans les rêves de vos parents.

Mais bon, alors imaginez 58, je vais me contenter de quelques données. En 1958, la France est un pays rural. Encore, la population urbaine ne domine pas dans la proportion dans laquelle nous sommes aujourd'hui.

C'est un pays dans lequel les femmes n'ont pratiquement aucun des droits qu'elles ont aujourd'hui, même si ce ne sont pas des droits effectifs. Par exemple, elles ont pas le droit d'avoir un carnet de chèque sans l'autorisation de leur époux et cetera et cetera. Aucune n'a accès ni à la contraception, ni à l'interruption volontaire de grossesse, c'est-à-dire à la pleine propriété de soi-même.

Ça, c'est la France de 1958. J'en passe et des meilleurs. C'est 10 % de la population qui a le baccalauréat aujourd'hui.

Chaque année, c'est 7600 personnes qui ont le baccalauréat, 80 % d'une classe d'âge et dedans 56 % de jeunes femmes qui bénéficie, même si ce droit n'est pas toujours accessible et du droit à l'IVG et du droit à la contraception. Ce sont des modifications fondamentales de la condition humaine. Pour ce qui concerne la société dans son ensemble, évidemment, les garçons aussi sont à 80 % de la classe d'âge euh bâchelier et cetera et cetera.

Je ne multiplie pas. L'immigration a eu pour résultat que si en 1950 un français sur 10 avait un grand-parent étranger, aujourd'hui c'est 1/ 4. Donc tout le pipot qu'on me fait contre la créolisation qui n'est pas un projet politique qui simplement un constat d'évidence.

Comme si vous regardez autour de vous et bien vous n'y verrez le plus souvent que des Français. Ce sont des Français différents de ce qu'ils étaient parce qu'entre-temps les cultures ont changé, les modes de vie, les mœur et tout le reste. Voilà, rien d'autre.

Aujourd'hui, je vous l'ai dit, c'est 1/ 4 et donc le besoin est là d'une commotion politique qui forge un peuple commun au moment où on l'a aché menu par des statuts sociaux qui a explosé les conditions du travail, précarité partout, 85 % des entrées au boulot euh dans des CDD ou moins que des CDD et cetera et cetera. Donc la société a été pulvérisée dans la dernière période par le néolibéralisme et tout le reste de la société a été pulvérisé en même temps car aux grandes plaques sociales correspondaient des grandes plaques syndicales associatives auxquelles correspondaiit des grandes plaques idéologiques auxquelles correspondaient des partis. Tout ça est parti en morceaux et par conséquent et bien la constituante est une stratégie qui rassemble le peuple en le conduisant à prendre position politiquement.

Alors d'un côté, de l'autre et cetera, ça préjuge pas quelle forme ça va prendre. Donc voilà, ça c'est pardon, je c'est un peu long mais bon ça c'est la partie stratégique et la partie sociologique. Je viens de l'aborder en même temps devant vous.

Il faut que vous rendiez compte que depuis 2017, et ce n'est pas un hasard si cela correspond, il y a plus une élection qui est rassemblée plus de la moitié du corps électoral. Autrement dit, à toutes les élections, 50 % du peuple est en grève et ne vient pas voter, ne participe pas à la décision politique. Ce qui veut dire que c'est un nombre extrêmement limité de personnes qui prend les décisions.

Et ce nombre limité de personnes est sociologiquement typé. Les décisions qu'il prend ensuite correspondent à leur univers mental, pour ne pas dire à leurs intérêts de classe, mais parce que je ne veux pas trop rudoyer la conscience citoyenne, mais correspond à une vision du monde avec des priorités, des urgences et d'autres qui n'en sont pas. J'ai regardé par exemple la liste des questions que vous voulez me poser ce soir.

Il y en a pas une qui traite du partage de la richesse. Et non, mais je vous en veux pas hein, on peut pas parler de tout. Mais c'est pour dire que nous sommes tous aussi socialement déterminés par les conditions dans lesquelles nous existons.

Carl Marx n'a pas eu faux surt quand même hein. Ou bien Sart si vous préférez. La conscience précède.

Non, la l'existence précède la conscience. Voilà. Voilà pour l'importance de la question de la constituance.

Je n'ai pas voulu en rabaisser l'intérêt. Non, ce n'est pas juste un ajustement institutionnel, c'est une œuvre de transformation radicale du pays commence par la nécessité que tout le monde s'emmêle. Et comme il y a pas moyen d'y obliger les gens, on va faire une constituante.

On a du temps. Si vous regardez, si vous mélisez en 2022, la suivante élection qu'il y a à voir avec l'organisation constitutionnelle de l'État n'intervient pas avant 2026 puisque entre-temps, la seule chose qu'il y aura des élections européennes qui elles n varié ont lieu aussi longtemps que la France est membre de l'Union européenne. Par conséquent, on peut se redonner, y compris sur ce terrain quelque chose d'extrêmement précieux et qui sera pour moi important dans tous les domaines.

La reconquête du temps long. On n'est pas obligé de faire une constituante en 6 mois et on n'est pas obligé de se dépêcher. On peut prendre le temps de réfléchir et d'impliquer autant de gens qu'on peut le faire comme je l'ai vu faire dans certains pays.

Voilà, c'était un peu long. Excusez-moi. Oui, excusez-moi.

Je vais me permettre de vous interrompre juste pour vous dire qu'on a énormément de questions. Donc je propose qu'après on les prenne par groupe. On va commencer par les de l'ENA ici.

Oui, on va commencer par les deux dernières questions de notre association. Simplement petite précision, quand vous posez votre question, vous avez le droit de retirer votre masque, ça sera plus lisible et plus audible. Après, bien évidemment, vous le remettez tout de suite.

Donc, qui a une autre question ? Et si possible aussi les les questions, faut pas qu'elles soient trop longues et si possible les réponses un tout petit peu plus courtes aussi. Voilà.

Ben oui, vas-y. Je laisse la parole pour la prochaine question. Bonjour monsieur.

Alors donc au départ, je n'avais pas pensé vous poser cette question là, mais le fait que vous parliez en fait de la condition des femmes qui a évolué profondément depuis 1958 m'a donné envie justement d'aborder ce sujet qui je pense pour nous tous étudiants sciences raisonne particulièrement. Euh donc, j'aurais voulu vous poser une question concernant euh vos mesures, les mesures que vous prendriez euh contre les violences de toute forme euh qui sont faites aux femmes. En 2017, c'était l'un des axes les plus importants de votre de votre programme et la même année, votre parti la France insoumise a été sanctionné pour un non respect de la parité aux élections législatives et à part la mention de l'égalité salariale dans votre programme actuel, je n'ai pas vu mention de de d'autres mesures.

D'où ma question. Dans une société donc où seulement 38 % des députés sont des femmes, où 32 % des présidents d'association sont des femmes, j'ai vu ce chiffre ce matin et ça m'a plutôt interloqué. Une une directrice générale d'une entreprise du CAC 40 est une femme où 90 mortes sous les coups de leur conjoint depuis le début de l'année et où tous les jours des femmes sont victimes de violence.

Que proposez-vous concrètement pour lutter contre de telles inégalités ? En quoi ces mesures se distinguent-elles de celles des autres candidats et comment et bien passe-t-elle justement dans cette révolution citoyenne ? Merci.

Alors [applaudissements] d'abord, j'en prends une deuxième une dernière question pour le Parlement des étudiants. Bonsoir monsieur Mélenchon. Merci à l'équipe du Parlement des Étudiants et à votre équipe d'avoir rendu cet événement possible parce que pour moi, c'est un peu la réalisation d'un rêve de gosse.

Euh non parce que [applaudissements] non parce que c'est un peu vous qui m'avez mis le pied à l'étrier en 2017 et c'est grâce à vous en partie que j'ai intégré cette école. Donc je voulais vous en remercier. Euh donc merci monsieur Mélenchon. [applaudissements] Alors euh je j'aurais une petite question comme on était sur le thème également de la de la 6e République euh parce que cette année du coup j'ai des cours de droit constitutionnels et j'ai appris un petit peu à réfléchir et euh du coup ouais on va voir.

Mais j'ai pas tout compris donc je compte sur vous pour m'expliquer parce que comment vous comptez procéder ? Est-ce que vous voulez passer par l'article 11 poser la question au peuple est-ce que vous voulez l'Assemblée constituante ? Parce que vous venez d'être élu, donc vous aurez une légitimité quand même assez forte.

Et ensuite, imaginons que c'est accepté. Le texte est préparé en x temps. Qu'est-ce que vous faites ?

Est-ce que vous passez par l'article 89 ? Euh je ne sais pas. Pour faire voter au Vous m'intimidez un peu.

Ouais. Est-ce que vous comptez euh [applaudissements] Est-ce que vous comptez du coup euh parce que vous comptez supprimer le Sénat pour créer une assemblée qui contrôlerait la conformité des lois avec la protection de l'environnement. Comment est-ce que le Sénat pourrait adopter sa propre suppression ?

Euh enfin c'est c'est un peu la question que je me posais. Donc comment vous comptez procéder juridiquement ? Merci monsieur Mélenchon et je vous admire beaucoup.

Merci. [applaudissements] Je réglerai le problème très facilement. Je chercherai un gars qui a réfléchi et qui a étudié et je lui dirai bon débrouille-toi, il faut convoquer la la constituante sans que j'ai d'ennui.

Alors, travaillez bien à l'école parce que il reste plus que 6 mois. Bon après le le la façon de faire comme vous dites, il y a deux il y a deux chemins. Il est clair que s'il faut avoir un texte dans les mêmes termes par les deux assemblées, on y a encore on y est pour un moment.

Donc on va être aussi direct que possible. Euh je parlais à peine en plaisant, en vous disant moi j'ai pas réponse à toutes les questions, d'accord ? par exemple, là c'est facile pour celle-là, mais pour des tas d'autres, non, c'est pas facile.

Et nous avons pour règle qu'on ne propose rien sans savoir comment on va s'y prendre. Vous inquiétez pas, je vais vous répondre. Donc il y a beaucoup de positions qui ont évolué entre 20112 et maintenant parce que on s'est demandé quel serait le mode opératoire et quel est le mode opératoire le plus le plus rentable pour nous de notre point de vue à nous.

C'est ce qui rapportent le plus en conviction collective, en adhésion populaire et ceux qui coûtent le moins en choc avec des adversaires plus puissant ou qui serait en état de nous faire mettre un genou à terre hein. Ça vaut pour à peu près tout. C'est pourquoi là on est en train, on finalise la version 2021 du programme l'avenir en commun.

C'est maintenant c'est terminé. Et puis derrière le programme, comme on a un peu d'avance par rapport aux précédentes présidentielles, on va mettre sur pied des plans qui sont chargés de dire comment on va s'y prendre pour faire ceci ou cela [raclement de gorge] d'une façon aussi concrète que possible. Donc sur tous les sujets, j'ai pas le plan là à cet instant.

Il y a des sujets oui parce que c'est moi qui vais l'écrire ou qui vais le proposer la première version puis d'autres non. Je sais pas tout. Euh et j'ai aucune honte à dire je sais pas tout, hein.

Et j'aimerais bien voir quel est le genre de personnages qui prétendraient tout savoir. Cependant, j'en sais un peu plus que les autres. Déjà, j'ai un avantage, j'ai un programme.

Vous avez remarqué qu'il y en a qui en ont pas. Ouais, pas mal, hein. Bon, alors euh ça c'est pour la première question qui et qui va avec.

J'en profite pour répondre. D'abord, qu'on se comprenne bien, c'est un processus révolutionnaire de convoquer une constituante parce que on pourrait très bien dire, on en a rien affiche, on le fait pas, on réunit les 10 chefs de parti, on se met d'accord sur certains points, ça oui, ça non, ça oui, ça non, ça oui, ça non. Et puis on propose au congrès du parlement à Versailles et puis zou on adopte comme ça c'est fait hein pour d'autres réformes constitutionnelles qui sont passées en dehors du cadre référendaire.

C'est pas la méthode qu'on veut appliquer. D'ailleurs, ça me met moi-même dans une difficulté, c'est que les gens me disent "Vous voulez un régime parlementaire ou un régime présidentiel ?" Moi, Jean-Luc Mélenchon, je peux répondre, "Je suis pour un régime d'assemblée et ce n'est pas vrai qu'un régime d'assemblée est un régime instable.

Il y a des pays comme par exemple, ça sera la seule fois où vous m'entendrez les citer en bien l'Allemagne où il y a un système parlementaire bon qui est stable et qui est bon plus respectueux de la constitution de la démocratie que de l' propre régime. Il suffit d'y mettre un certain nombre de verrou qui empêchent les opérations type 4e République. Par exemple, pas de motion de censure si vous n'avez pas une majorité à opposer.

Je veux dire, ceux qui votent la censure en même temps constituent la majorité suivante. Donc il y a besoin que de quelques verrou et ça permet ensuite la plus grande liberté d'action, notamment la proportionnelle départementale que pour ma part je souhaiterais voir appliquer comme elle a déjà existé une fois en 1986 dans notre pays. Donc on sait le faire et on a la preuve que ça fonctionne.

À l'inverse, c'est une illusion ce qui pensent que la 5e République est un régime stable. ce n'est pas vrai. Sous depuis 2017, il y a un changement de ministre tous les 65 jours et si on fait la liste des ministres de l'économie et des finances, on a une moyenne euh qui est quand même pourrait paraître préoccupant.

C'est à peine à peine un an. Voilà. Donc voilà pour ce qui est de la la méthode de convocation et de son contenu.

Alors après moi je sais ce que nous on proposera. Je suppose qu'il y aura des constituants insoumis quand même. Bon, ils proposeront le référendum d'initiative citoyennes, ils proposeront le référendum révocatoire.

Sur le reste, bah on n pas très avancé parce que on n'a pas envie de dire ce que d'autres disent. Il y aura un mandat constituante. J'ai vu il y a pas longtemps que Arnaud Montebourg qui est qui a été aussi lui un défenseur de la 6e République dit qu'il veut un mandat constituant.

Moi je demande pas de mandat constituant. Je demande pas qu'on me demande à moi de dire quel genre de constitution je vous propose. Alors ça c'est les les les angles morts aussi d'une position.

Si vous dites c'est la constituante qui va faire la constitution, vous amenez pas en disant d'ailleurs, j'en ai une à vous proposer hein. Alors je reconnais que peut-être dans la pratique, on peut être conduit à travailler autrement. Soit qu'on dirait bah on part de la 5e et on l'amende pour avoir un point de départ.

Soit bah il y a un petit comité à l'intérieur de la constituante qui fait une proposition. Il faudra faire preuve d'imagination politique. Ce qui compte, c'est ce qu'on met en route.

La redéfinition la règle du jeu en commun. J'ai vu en Équateur comment ils s'y étaient pris. Ils avaient changé la l'Assemblée constituante n'était pas dans la capitale.

Il avait mis ailleurs pour montrer que c'était pas sous l'emprise du pouvoir politique central. Et les gens venaient en cortège du finfond du pays avec des trucs, des lettres, des demandes, des pétitions, des réclamations. Voà.

Après, je vais pas vous dire que c'est un modèle pour moi, 500 articles dans leur constitution, je trouve que ça fait beaucoup. Mais bon, pourquoi pas si à un moment donné c'est une nécessité parce que avait voulu mettre beaucoup de choses concernant les droits liés à au respect de la nature et même à en faire un sujet politique qui est une question qui est pas simple à régler hein, avec des droits pour une partie de la biodiversité. Donc, acceptons l'idée qu'il y a un angle mort. acceptons l'idée qu'il y a un angle complètement ouvert qui est celui de l'intervention populaire de masse.

Pour ma part, je crois au régime d'assemblée. Je n'ai jamais cru que le régime d'assemblée était la pagaille et je crois que les assemblées sont capables de se maîtriser. La preuve, pendant la guerre de 14, on a eu un comité qui dirigeait enfin qui était mis au courant des opérations pendant toute la durée de la guerre.

Figurez-vous qu'aujourd'hui nous sommes en guerre depuis 5 ans. Nous avons 5000 personnes sur place. Ça nous a coûté 5 milliards, on a voté une fois et depuis on est au courant de rien.

Tu allumes la télé, tu apprends qu'on s'en va. Euh, tu rallumes la télé, tu apprends qu'on reste quand même. Tu rallumes la télé, tu apprends qu'on sait pas.

Euh et puis tu rallumes la télé, tu apprends que le premier ministre de ce pays qui qui est un PC euh s'en prend à nous et que Macron répond, il met de l'huile sur le feu. Enfin, tout ça complètement incohérent, maîtrisé par personne et facteur d'un désordre inoui. Donc franchement, c'est ça le système pyramidal, hein.

On peut s'en parce qu'on dit c'est le Mali sont pas en état de venir nous rendre la monnaie de leur pièce, mais enfin quand même, c'est un peuple ami. Donc le Mali appartient au malien et nécessiterait que quand même les Français une attitude plus respectueuse. Bon alors j'en viens à l'autre question.

D'abord je vous dois une explication. Le non respect de la règle. Alors déjà il y a un petit qui fait que nous avons été mis à l'amende.

C'est vrai. Nous ne sommes pas un parti, nous sommes un mouvement. Euh bon, je vais pas partir là-dessus ce soir parce que c'est un peu long, mais je reviens quand vous voulez expliquer la différence et pourquoi nous sommes les théoriciens et les praticiens d'une forme complètement nouvelle d'organisation politique.

Au point que euh il y a des gens qui pensent que c'est pas vrai, que c'est moi qui suis le tyran, le gourou, ça dépend. Euh suivant, c'est dans la press, leader maximau, gourou, tyran. Euh bon, enfin en général, c'est pas très flatteur le rôle qu'on m'attribue, mais qui suppose toujours que j'ai le temps de tyranniser les autres et j'en ai le goût, hein.

C'est tout simplement absolument pas impossible. L'organisation du mouvement est spéciale. Elle a un temps court, le groupe parlementaire, un temps moyen la coordination, un temps moyen long, la convention, un temps moyen court, l'assemblée représentative. et on tire beaucoup au sort la composition de tous ces organes, sauf le groupe parlementaire.

Ça, c'est les gens qui s'en chargent. Alors, c'est parce qu'il y a ces règles-là bizarres qui fait que par exemple il y a un comité électoral, les gens nous envoient des propositions, envoient au comité électoral, je n'y siège pas, je n'y participe pas, envoie une liste de de vœux à partir de gens qui sont candidats et le comité électoral fait décide qui est candidat et il arrive que ça soit pas accepté ou que les gens ont rien envoyé du tout ou ils ont envoyé une liste mais ils s'en fichent, ils déposent quand même eux-mêmes un autre candidat et il s'est trouvé trouvé comme ça que dans un certain nombre d'endroits, au lieu de respecter la règle qui avait été fixée, qu'on surveillait depuis le centre, la personne qui dirigeait le comité électoral jusqu'à la période récente, c'est Martine Billard qui est une militante féministe absolument irréprochable et qui naturellement n'avait rien laissé passer. Mais qu'est-ce que vous voulez faire ?

Après, on s'est retrouvé avec plus de candidats, je crois trois ou quatre hommes que femmes et donc nous avons été mis justement à l'amende et on le méritait bien. Et moi, j'ai prévenu que cette fois-ci ça se passerait pas comme ça et que si je dois intervenir, je dis bien si je dois intervenir, je ne le souhaite pas, ce sera pour rétablir l'équilibre de force hein, parce que c'est pas acceptable que trois groupes de personnes dans une élection nationale falsifient complètement l'image d'un mouvement. Alors après vous dites qu'il y a pas grand-chose, c'est un peu dur parce que tout au long de la mandature, on a déposé tout au fil des lois en bataille avec le gouvernement Macron des amendements et on est aux lois qui à chaque fois partaient du biais de la nécessité, soit de la mixité, soit de la parité, soit de la protection.

On a fait notre plan qui consiste à dire que pour ce qui concerne les féminicides, il fallait qu'il y ait les moyens et les ressources qui permettent déjà de mettre les gens à l'abri et en protection. Ce ça a été évalué à 1 milliard. Si c'était 2 milliards, ce serait 2 milliards.

Si c'était 3 milliards, on ferait 3 milliards. Personne ne peut accepter des meurtres de cette nature sans mettre en face les moyens d'y remédier. Mais protéger des gens ne règle pas fondamentalement le problème qui nous est posé.

D'où vient la violence masculine dans ces situations ? Et il faut d'abord en admettre la spécificité. C'est pas simple, notamment pour ceux qui sont de conception intellectuelle les plus universalistes qui considèrent qui ont du mal à considérer que le patriarcat est une structure sociale immanente antérieure même à la forme politique de l'organisation.

C'est-à-dire, vous pouvez avoir une démocratie, vous pouvez avoir une dictature, vous pouvez avoir le communisme, vous pouvez avoir le socialisme ou ce que vous voulez. Et le patriarcat est toujours là avec la domination des hommes sur les femmes. C'est donc à cette racine qu'il faut aller.

Et cette racine, elle est nécessairement, nous qui ne sommes pas essentialistes, en tout cas moi je ne le suis pas, elle est nécessairement le résultat d'un processus éducatif dans lesquels l'ensemble de la société est interpellé. Évidemment, les hommes d'abord, mais l'éducation des hommes et la nécessité de mettre à bas tous les scénarios virilistes à travers lesquels s'affirme l'identité masculine. Je demande qu'on ne mette pas ça de côté et qu'on ne mette pas et qu'on ne fasse pas que centraliser la question qui vient sur la protection qui est d il y a la racine.

Pourquoi on est dans cette situation là ? Évidemment, on touche à des choses assez profondes dont les comportements sont des dérivées ultimes. Au point de départ, on a peut-être des choses qui tiennent au comportement, à la relation, mais pour l'essentiel, c'est de l'éducation.

Je sais que c'est maintenant moins vrai. J'ai mon âge, donc je me rends bien compte que c'est pas vrai maintenant comme c'était vrai quand moi j'étais un petit garçon. Mais quand j'étais un petit garçon, il était interdit lorsqu'on était garçon de pleurer ou d'exprimer des sentiments.

Il fallait au contraire montrer qu'on était impassible. Et quand on dit on chine he ça continue un peu ça et ben bon tu te prenais une tape c'était pas méchantin. On disait ben maintenant au moins tu sais pourquoi tu pleure.

Tu es pas une femme tu pleures pas. C'était ça le la répétition de braves gens. Mes parents étaient des braves gens plein d'amour hein.

Faut pas croire que il dressait une brute. C'est comme ça que ça se vivait. Et puis les filles devaient se comporter comme ça et ça continue et ça passe par des milliers de réseaux de transmission de mode culturel qui commencent dans le regard avec les comportements qu'on encourage chez les petits garçons et chez les petites filles parce que sinon il y a pas de raison que de si jeunes êtres à certains moments manifestent des appétences de comportement aussi tranché entre garçons et filles.

Il suffit d'examiner n'importe quel regroupement familial et vous verrez l'impérialisme du petit garçon qui saute, bondit, hurle et tout le monde trouve ça drôle et la petite fille qui est bien posée, bien gentille et cetera. C'est pas vrai partout mais ça reste quand même des schémas dominants et qui sont des démas qui procèdent de la culture, de l'éducation et des valeurs qui sont centralisées dans la société. C'est pourquoi pour ma part, je tiens bon au côté de celles qui font avancer les thèses qui déconstruisent l'identité masculine.

Parce que il m'est apparu assez rapidement pour ce qui me concerne que l'archétype masculin est une prison au moins pas aussi étouffante que les femmes. Ce n'est pas vrai parce que l'archétype féminin réduit les droits des femmes tandis que l'archétype masculin est censé provoquer un privilège ou un avantage qui est considéré comme un état de nature avec des droits et des devoirs particuliers. Mais en tout cas, c'est là que moi j'envoie la racine la plus profonde et donc ça met à l'ordre du jour la déconstruction et l'enseignement de la déconstruction dans les esprits des archétypes dominants.

Et il faut donc pas se moquer des intellectuels et des intellectuels qui font ce travail. Je suis frappé par le degré d'obscurantisme que j'observe y compris dans les universités. Lorsque par exemple la ministre de l'enseignement supérieur prétend qu'elle va faire vérifier par le CNRS où sont les islamogauchistes dans la recherche à l'université, évidemment tout ça est grotesque et ridicule, mais c'est surtout affreusement affolant parce que c'est un mépris pour la science et pour la liberté de la science qui est incroyable.

Tout ça parce que les fameuses frchies ont fait le tour du monde les reviennent ici en France avec un certain nombre de méthodes d'analyse qui sont des méthodes d'analyse sociologique et scientifiqu [grognement] de voir comment les discriminations se superposent par exemple ou comment les édictions de genre se produisent et cetera et cetera et tout ça est rejeté comme si c'était de l'idéologie politique alors que c'est de la science. C'est à peu près aussi stupide que de dire qu'on va discuter le fait qu'il faut lever les pieds dans les escaliers pour tenir compte de la loi de la gravitation. Bon, c'est aussi stupide et je suis frappé de voir que cet obscurantisme semble ne pas rencontrer vraiment de limite, sauf la fois aux 23000 universitaires ont fait un texte pour dire maintenant ça suffit, ce que ce dont vous nous parlez n'existe pas.

Alors, je j'ai répondu à ce qui me paraît à mes yeux le plus fondamental. Ensuite, nous allons voir dans les plans qui sont faits de quelle manière il est possible de passer du il nous faut un milliard à à quoi ça correspond parce que je sais en gros à quoi ça correspond. Prise en charge, formation parce que quand même les derniers féminicides ce qui est frappant c'est que tout ça avait donné lieu à des plaintes avant.

L'invraisemblable est que une fois la plainte était tombée sur quelqu'un qui lui-même était en violent qui battait une femme et tout ça j'étais passé entre les gouttes. C'est comme si on ne s'y intéressait pas. Sous-estimez pas la capacité d'un certain nombre de superstructures intellectuelles à nier la réalité.

Je l'exemple des féminicides pour vous est frappant, mais dites-vous bien que pour beaucoup de gens l'idée même de féminicide est étrange. Pourquoi tuer une femme ça porte en nom particulier ? Bah oui, parce que c'est un comportement particulier. tuer une femme parce qu'on pense que on la possède, qu'elle est à soi et que en même temps qu'on la détruit, on peut aussi tuer ses enfants, des fois par-dessus le marché ou bien accepter de faire de ses propres enfants des orphelins en tuant leur mère.

C'est pas un comportement, c'est un comportement spécifique. On peut pas dire c'est comme n'importe quel autre comportement criminel. ce n'est pas vrai.

Donc l'étude de cette spécificité, la préparation à la comprendre et à la prendre au sérieux parce que c'est ça qui s'est produit dans les cas que nous avons étudié à nouveau nous ramène aux questions de formation, de vigilance et de sélection des personnels en tenant compte de leur capacité à comprendre ou pas la spécificité de ces affaires-là. Voilà à quoi moi je voudrais qu'on arrive, c'est qu'on arrive à me dire de quelle manière précise nous allons pouvoir faire en sorte de prendre le problème à la racine, c'est-à-dire dans toutes les tâches éducatives. Ce n'est pas simple d'abord parce que dès que vous ouvrez la bouche, vous avez la meute qui vous saute dessus.

Vous voulez enseigner aux garçons à pas être des garçons, c'est insupportable. Vous voulez que nos filles deviez être des délurés, blab bla bla bla tout ce que vous connaissez dans la propagande réactionnaire sur le sujet. Mais certainement pour nous, ça fait partie des des défis de civilisation comme la question de notre relation à la nature et à son autodestruction.

Si nous ne sommes pas capables dans nos sociétés d'avancer jusqu'à ces points de liberté, c'est que quelque chose est cassé en elle. Et quand je parle de ces points de liberté, c'est la raison pour laquelle par exemple je propose de mettre dans la Constitution le droit à l'IVG ou par exemple je propose de mettre dans la constitution la règle verte concernant la nature, le droit de mourir dans la dignité. De formation philosophique, je suis matérialiste.

Bon, tout le monde ici sait que le matérialisme, c'est pas l'amour des biens matériels. Euh oui, non parce que j'ai lu ça une fois dans une interview dans socialistme. Alors là, les bras sont tombés.

Si on en est là, on y fait c'est fini quoi. Oui, c'est fini. [raclement de gorge] Alors euh bon, dans le matérialisme et en particulier dans la version humaniste stoïenne, stoïicien au P, on s'en fout, mais laissez ça de côté.

Juste dans la version humaniste, l'être humain est autoconstructeur de sa vie. Et c'est la révolution intellectuelle la plus importante. C'est 15e siècle, hein.

La naissance de l'humanisme, c'est on on on dit l'être humain est auteur de son histoire. Je ne t'ai fait ni mortel, ni immortel, ni parfait, ni imparfait pour que tu sois l'auteur de toi-même. Et c'est cette idée qui va cheminer et ensuite trouver un déboucher politique, un des débouchés politiques notamment dans le socialisme, le communisme où l'idée était de libérer totalement les êtres humains des dominations entre eux.

Je sais pas ce qui s'est passé mais c'était ça l'idée. Donc tout ce qui va renvoyer à la propriété de soi, à au contrôle de soi et donc tout ce qui va nous rapprocher de ce fait même qu'on se libère et qu'on est dans un processus d'émancipation, de se rapprocher toujours plus de la similitude et donc de l'égalité. C'est le processus idéologique fondamental.

Et donc la question de la condition des femmes dans ce contexte devient une de ces questions clé. Tant que vous avez pas réglé ce problème, tout le reste est du bavardage. Si vous ne permettez pas que quelqu'un soit pleinement propriétaire de son corps, vous bavardez.

Vous n'êtes pas pour la liberté, pour l'égalité. Si vous ne permettez pas à quelqu'un d'avoir le droit tout seul et sans rien vous demander d'éteindre la lumière comme on dit faut parler du suicide assisté alors vous faites du bruit avec votre bouche mais c'est pas une liberté c'est pas une liberté que que vous reconnaissez à la personne. La liberté je suis obligé de le rappeler.

Tout ce que nous proposons, ce sont toujours des positions de liberté et d'égalité. Par exemple, le droit à l'avortement est une liberté. On n jamais dit qu'on imposerait à qui que ce soit d'avorter.

Par conséquent, si une femme qui est une chrétienne ou une musulmane ou euh de confession israélite décide du point de vue de ce qu'elle croit juste de pas faire, elle ne le fait pas et personne n'aura allé le droit de lui dire "Tu le feras quand même." Y compris son époux. C'est une liberté absolue de propriété personnelle.

Si je décide de mourir, je le fais moi et personne n'a à me dire si je dois le faire ou pas. On peut me dire que c'est dommage ou d'autres dire "Tant mieux parce que comme ça on va abréger nos souffrances." Mais bon, en tout cas, ce sont toujours des lois de liberté et nos adversaires le plus souvent confondent nos lois de liberté avec des injonction autoritaires.

C'est pourquoi il pensent qu'on veut obliger les gens à faire ceci ou cela. Nous n'obligerons jamais une femme à se prendre pour un homme ou un homme à se prendre pour une femme. Simplement, comme nous sommes philosophiquement un peu plus avancés, nous avons un doute sur le caractère absolument euh différent des genres autrement que dans la construction culturelle.

Pardon, je suis parti un peu dans une planante et je vois que déjà il y en a qui supportent plus. Non, en fait, il reste simplement 30 minutes. Donc, on va commencer à prendre des questions dans la salle.

J'ai vu qu'il y avait déjà une question là-haut. Vas-y, désolé. On va faire une là-haut et deux en bas.

Ça vous va ? Trois questions. Ouais, ouais, ouais.

OK. Surtout vous articulez bien parce que je suis un pauvre handicapé. Essayez de poser des questions courtes même si c'est pas évident.

Je sais. Ouais. Donc, la première question là-haut.

Bonsoir monsieur le député. Je sais que vous aimez pas les sondages, sauf quand ils vous sont favorables, mais je vais vous en parler un peu quand même. Au vu des sondages, du coup, on voit on a un peu l'impression que une union de la gauche est nécessaire pour aller au deuxème tour.

Vous parlez d'un programme de rupture. Certes, d'autres candidats ont un programme peut-être moins de rupture, mais bon, vous étiez déjà candidat quand mes parents avaient mon âge, donc j'ai l'impression quand même que c'est une rupture dans le système. Mais est-ce que vous pensez pas que une union reste nécessaire ?

Est-ce que vous seriez capable de vous placer finalement derrière un autre candidat qui serait peut-être mieux placé pour vous euh mieux placé que vous, excusez-moi, euh pour faire gagner la gauche et vraiment aider les gens comme vous dites qui que vous voulez les aider. Merci. On prend d'autres questions en bas.

Deux questions devant maintenant. Bonsoir monsieur Mélenchon. Ma question concerne les réfugiés.

Donc, je suis intervenue personnellement dans un centre d'accueil et d'orientation pour les réfugiés. Ils sont mis en attente dans le cadre de la demande d'asile dans des conditions complètement catastrophique. Rien n'est mis en place pour les intégrer.

Leur capacité d'insertion et de sociabilisation est uniquement liée aux bénévoles sur place. D'ailleurs, ces bénévoles font clairement le rôle de l'État. Rien n'est fait d'ailleurs par l'État pour les dédiaboliser et ce qui provoque donc une montée de l'extrême droite.

Avec le réchauffement climatique, les crises économiques, ils ont être de plus en plus nombreux et selon la convention de Genève, la France a le devoir de les accueillir dignement. Si vous devenez président, est-ce que ce système va perdurer ? Quelle est votre position à ce sujet ?

Et avez-vous pensé à des mesures concrètes pour leur intégration et leurs conditions d'accueil ? [applaudissements] OK, donc on va prendre une seconde ici et après on en prendra deux derrière. Bonjour monsieur.

Je vais essayer de faire coup. Euh ma question va être simple et vous aura pas échappé que nous sommes à Science Po qui est une grande école et non pas une université. Si vous êtes élu président, si vous disposez d'une majorité, qu'allez-vous faire de sciences pot ? [applaudissements] Non, pas c'est une blague.

Alors, je fais quoi là ? Je réponds ou il y a encore encore une ou deux ? Ah, maintenant c'est une fille parce que c'est un gars une fille.

Ah, malheureusement non. Est-ce qu'il y a une fille devant ? Il y a une fille qui veut pas être une fille.

Oui, juste devant Léo Alice. Excusez-moi. Non, mais bon.

Bonjour. Euh, êtes-vous pourquoi êtes-vous favorable au service militaire ? Tout simplement au quoi ?

Au service militaire. Dernière question. Au fond, au fond là-bas, il y avait il y avait quelqu'un qui avait le Non, Léo du côté de Paul là parce que c'est des trucs hein.

Ah, je sais pas si je tout au fond là-bas. Ouais. Euh, juste déjà, j'aimerais juste vous remercier très rapidement pour les mots que vous avez eu par rapport aux sciences sociales parce qu'on est dans une école de sciences sociale et je pense que c'était important de le dire.

Donc merci beaucoup parce que on a subi pas mal d'attaque [applaudissements] et voilà, je crois que c'était nécessaire. Donc merci beaucoup. J'aimerais juste faire euh une petite expérience de pensée et d'ailleurs j'espère qu'elle se réalisera.

Euh vous êtes élu en 2022, les les taux d'intérêt de la dette explosent, les marchés financiers s'affolent. Comment est-ce que vous faites pour ne pas faire une cyprace, c'est-à-dire bah vous faire malheureusement écraser par le poid leur poil laad parce que vous pouvez parler un peu de répartition des richesses. Donc voilà, comment est-ce que vous faites ?

D'ailleurs, actuellement, il y a monsieur Cotta Gravas qui a fait un film justement sur ce sujet qui est ass donc le le calendrier marche bien mais voilà, merci beaucoup. [applaudissements] On continuera les questions après. On va commencer à répondre.

Je te prends après tu faut pas que je les classe par l'excitation que ça me provoque parce que sinon ça va pas être pareil. Alors bon dans l'ordre c'était quoi ? On a commencé par l'union de la gauche.

Oui. Ah je vais recommencer. Non non mais attendez respectons celui qui a posé la question.

Il a le droit de la poser. Alors d'abord sur les sondages. Vous avez raison de dire je préfère les bons ou que les mauvais. et que j'ai tendance à m'inventer quand ils sont bons et en parler moins quand ils sont mauvais.

En ça, je ressemble au lecteur moyen du Parisien qui regarde tous les jours l'horoscope et quand c'est bon, vous dites "Ah, c'est pas mal hein." Et puis quand c'est mauvais, c'est que des conneries. Bon, alors il y en a quand même des fois des raisons de penser que c'est à peu près du même ordre.

Prenons un exemple. des sondages qui ont lieu en ce moment. Je vous demande quand même, vous faites partie de ceux qui sont en état, d'être vigilants.

Donc si par hasard vous prenez les sondages pour une science, alors allez au bout. J'en profite pour vous dire que nous avons changé de ligne. Nous les insoumis.

Il y a quelques années sous la houlette de François de la Pierre, hélas décédé et du lien que nous avions avec très étroit le nombre de bourdiviens, je crois qu'on dit les les les disciples de Pierre Bourdieu. Tout le monde était sur la ligne dure. L'opinion publique n'existe pas.

Le sondage crée sa propre réalité. Donc on en parle pas, ça nous intéresse pas. C'est une escroquerie.

Bon, on a tenu un temps comme ça, mais comme ça a un pouvoir d'injonction qui lui est absolument incomparable et qu'on a pu vérifier l'existence de ce pouvoir d'injonction, vaut mieux changer de tactique parce que nous ne sommes pas des scientifiques, nous sommes des combattants dans la partie euh militante qui nous occupe, hein, nous sommes des combattants. Donc tout ce qui compte, c'est la tactique de combat la plus adaptée. Donc on a changé de registre et on est passé sur une critique de l'intérieur.

C'està-dire vous nous dites que vous avez un panel représentatif, très bien, on regarde comment vous l'avez fait, comment vous calculez et cetera. Comme vous le savez, les entreprises de sondage se sont trompées d'une manière tellement grossière aux élections régionales et auparavant aux élections municipales euh et je sais pas auquel encore que elles se sont interrogées et elles sont aperçues qu'elles sous-estimaient l'abstention comme autrefois elle sous-estimait le Front National parce que les gens avaient peur de répondre qu'ils allaient voter Front National. Aujourd'hui, ils ont plus peur du tout hein.

Et encore ça leur paraît modéré. Bon donc ils ont commencé à charger la mule sur l'abstention comme jamais. Et là les sondages qui tombent, il y a la plupart des instituts, ça s'appelle comme ça, comme les instituts de beauté, il y a les instituts de sondage et donc la plupart fonctionne sur des taux d'abstention qu'il se gardent indiquer en même temps qu'il donnent le résultat.

Et comme la plupart de la sphère médiatique a pas le temps et ne fait en général pas grand effort intellectuel, il regarde pas les notices. Et d'ailleurs, il faut bien reconnaître que des fois la notice y est pas. C'està-dire le sondage arrive, vous avez les chiffres bruts, le journaliste prend, il dit le truc alors et qu'est-ce que vous en pensez ?

Et tout. Personne n' la notice, personne sait ce qu'il y a dedans parce que des fois elle est publiée jusqu'à 10 jours après. Et quand on a interpellé la commission des sondage pour dire tout est pas un peu gros quand même que ça prenne 10 jours ?

Non non, c'est c'est légal. Bon très bien, puisque c'est légal, faisons-le. Alors aujourd'hui, il travaille sur des bases.

Le dernier qui est sorti, il il travaille sur une base de 52 % de participation, c'est dire 48 % d'abstention. Moi, je suis journaliste politique ou étudiant en sciences. La première chose qui m'intéresse dire une élection présidentielle qui commande toutes les autres, toute la vie politique du pays, plus de la moitié du pays va s'abstenir.

Mais même aux États-Unis d'Amérique, on n jamais atteint des taux de d'abstention pareil sur la totalité. Évidemment, vous avez bien compris que quand c'est 52 % qui participent, et ben ceux qui participent, ils sont à certains endroits et d'autres à d'autres. Si bien que eux-mêmes corrigent après les résultats.

Donc ils prennent sur un échantillon de 1000, il vous en reste plus que 490. Si vous mettez ceux qui disent "Oui oui, je suis sûr d'aller voter mais je sais pas pour qui." Bon, vous tombez à 430.

Donc on en est là aujourd'hui et ça c'est raconté sur tous les tons et puis d'autres continuent à prendre l'ancienne méthode, c'est-à-dire des échantillons représentatifs de la composition sociale du pays. On demande la vie des gens, ils en font temp dans telle catégorie. On fait pas les marioles par exemple 10 ouvriersement il y a pas de classe sociale plus nombreuses que les ouvriers les employés dans ce pays.

Bon alors [raclement de gorge] des fois on appelle une fois deux fois tr fois ça coûte de plus en plus cher de demander aux ouvriers ce qu'ils pensent parce qu'ils répondent pas ou ils veulent pas répondre ou ils envoient tout le monde balader. Alors ils arrondissaient eux-mêmes. Bref tout ça vous le savez parce que c'est des biaiss que vous connaissez.

Il y a le biais de la question, il y a le biais de la maintenant, il y a le biais de l'abstention qui évidemment n'a rien à voir, qu'on a grave pour certains. Évidemment, c'est logique parce qu'on dit "Ah ben Mélenchon, c'est quartier populaire, ça vote moins." Donc on lui met un coefficient à lui qui est différent d'abstention de celui des autres.

Ça fait un biais gigantesque. Je voulais que vous sachiez tout ça pour que quand vous entendez les chiffres qui viennent euh vous soyez capable de vous dire "Ben, je regarde la notice. Combien il y a de participation au vote dans leur truc Pour l'instant, les niveaux les plus élevés de participation, c'est 65 %.

C'est d'ailleurs ceux dans lequel je suis le mieux placé, mais c'est que 65 %. Si on arrive à 80 % comme la dernière fois, c'est plus du tout le même topo. Les gens et la et le poids spécifique des uns et des autres changera complètement.

D'une certaine manière, ça peut m'arranger même si le pouvoir d'injonction est assez démoralisant pour ceux qui partagent nos opinions. Ah, c'est perdu d'avance. puis avoir tous les gros malins pour dire "Ah bah oui, ben alors on va voter utile, pas de bol, c'est moi qui suis en tête." Alors c'est un peu ennuyeux comme par exemple de me demander si je veux bien me retirer pour quelqu'un de mieux placé.

Vous aurez pu me dire est-ce que vous accepteriez que les autres se retirent pour vous vu que le mieux placé c'est moi ? Mais j'ai noté j'ai noté qu'on me le demande jamais. Et d'ailleurs, moi je demande rien comme ça ça tombe bien.

Mais c'est pour dire maintenant je viens sur ma réponse. Excusez-moi, je suis un peu long mais j'ai le goût d'expliquer. Soyons clair, nous ne pouvons pas nous entendre et si nous entendions, nous ferions fuir ceux qui votent pour nous en réfléchissant.

Imaginez-moi, arrivant la main dans la main avec le candidat du Parti socialiste pour dire "Pour finir, on s'est mis d'accord. pas sur la constituante, ils en veulent pas quand même pas se fâcher pour la constituante, monsieur Mélenchon. Pas pour la proportionnelle, ils en veulent pas quand même pas se fâcher pour un mode électoral, pas [raclement de gorge] pour pas pour pas pour bref sur rien.

Et si vous je viens vous rencontrer après, supposez que ce soit moi le candidat commun, vous me direz "Mais dites donc vous vous étiez pour la constituance des changer d'avis ?" Non non, j'ai pas changé d'avis mais ils veulent pas. Donc laissons ça tomber.

Et puis je continuerai sur des sujets stratégiquement sans trop. Oui ou non à être membre de l'OTAN, c'est pas une petite question. C'est une alliance militaire qui vous embarque dans des aventures invraisemblables.

Alors on s'en fout, on n'en parlera pas parce que sinon ça fâcherait. Et puis comme l'Europe est pour une défense européenne intégrée à l'OTAN, on va pas parler de ça, sinon on va aussi se fâcher sur l'Europe. Donc on parle de rien.

Mais qui vous croyez qu'on arrivera à duper de cette manière-là ? personne. Les gens sont moins stupides que le croi les états-mors politiques.

Ils voient bien qu'il y a un problème. Alors si on peut régler le problème, si on le pouvait, si on avait la possibilité de faire des compromis qui nous fassent avancer dans une direction ou en quelque sorte on ferait en bout du chemin et pas tout le chemin. Mais moi je veux bien discuter.

Mo jamais [raclement de gorge] proposé et jamais accepté. Par conséquent, ce qu'on me demande à moi représentant d'un courant politique les insoumis et qui avont eu les résultats que vous connaissez, c'est de renoncer à mes idées. Mais je la connais celle-là, on l'a déjà fait.

Ah si vous parliez moins fort, ah si vous faisiez c, ah si vous faisiez là. Bref, si vous n'étiez pas Mélenchon, vous serz Mélenchon parfait. Si vous n'étiez pas insoumis, ah quelle délice soyez moins rustre, soyez moins brutaux.

Ça, c'est pour les formes, les apparences. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que dans la classe moyenne, dans la petite bourgeoisie, les apparences, la gratification culturelle et sociale, ça compte beaucoup plus que les contenus politiques.

Alors, on s'en fout que la répartition capital travail, comme c'est le cas depuis tant d'années et récemment encore, ce soit toujours plus déséquilibré. On parle d'autres choses, je ne suis pas d'accord. Donc, je ne veux pas mentir aux gens.

Donc, je tiens ma position. Regardez bien. J'ai quand même fait l'effort parl de conscience du temps de la main.

J'ai proposé le Front populaire. Réponse : Non, c'est autour du Parti socialiste que doit se faire la coalition majoritaire. Ah bon ?

Et pourquoi ? Parce que vous êtes né avec une cuillère d'argent dans la bouche et ça vous donne des droits. Vous ne respectez même pas les autres.

Vous vous faites même pas l'effort de me dire "Écoutez, bon, on va considérer." Non, ça n'existe pas. [applaudissements] C'est moi qui dois baisser les yeux, enlever mon bonnet.

Merci notre bon maître. Vous voulez bien être à nouveau, notre bon maître. Allez vous faire voir.

Je ne le ferai pas. [applaudissements] [acclamation] Donc bon, j'ai un peu caricaturé hein, mais je ne le ferai pas parce que c'est pas honnête et on convaincrait personne et parce que nous avons des défis qui sont fondamentaux. Voilà le défi de notre relation à la nature.

On peut faire tout ce qu'on veut mais si on ne fait pas de planification écologique et bien on ne peut pas transformer l'économie du pays. Alors maintenant, ils en sont d'accord. Ça leur a juste demandé 10 ans et pendant 10 ans, on m'a traité d'amis du gospel des brutalités soviétiques et compagnie.

Et c'est hier matin que madame Hidalgo a découvert qu'il fallait planifier. Bah oui, faut planifier. Toutes les entreprises du monde planifient.

Oui, j'ai fait exprès. J'ai fait exprès de choisir le mot planifier. J'ai fait exprès parce que si j'avais dit il faut de la gestion prévisionnelle à ça, j'aurais été bien vu de certains milieux qu'urait même pas écouté.

Mais quand on dit planifier, ça veut dire oui. La puissance publique sous la forme démocratique à trouver affirme l'intérêt général en face des intérêts particuliers et au sommet de la hiérarchie des normes. à un sens politique très précis et c'est pas pareil que de dire nous allons inciter, encourager, organiser un marché carbone qui fait que les capitalistes comme ça leur coûterait trop cher après qu'on aurait distribué des titres gratuits, se mettrait à les revendre à un prix supérieur bla bla bla bla bla bla bla et que donc sans le dire on institue une horreur le prix de la nature et on donne le droit à ceux qui on les moyens de la sacager.

Voilà ce que ça veut dire le marché carbone. Donc qu'on ne me prenne pas pour un petit garçon [applaudissements] pour un petit garçon qui serait tellement radical que c'est lui qui va rendre tout impossible. C'est vous avec votre marché carbone qui allez tuer cette planète.

C'est quand même pas pareil. Vous avez vu l'autre soir, je vous ai regardé l'émission avec sur France 2 chez Ruier, on vous dit "Est-ce que vous êtes du côté de la réconciliation de la radicalité ?" Ben la réconciliation c'est la radicalité.

C'est l'inverse qui est pas la réconciliation. Surexploiter ceux qui n'ont rien, leur refuser de leur donner. Ça c'est la violence, c'est pas la réconciliation. [applaudissements] À mes yeux, si vous n'en voulez pas, je remballe et puis vous en aurez d'autres parce que vous avez vu celui-là, ça l'a pris la dernière fois, il y en a d'autres dans cette salle et vous lâcherez pas prise.

Ça ne tient pas à ma personne, ça tient à vous et à une idée qui circule. Moi, j'espère qu'ici il y en a qui sont définitivement enragés pour tout le reste de leur vie. Bon, comme ça a été mon cas, j'ai eu la chance de pouvoir le faire dans ces conditions.

Voilà tout ce que je voulais vous dire. La tâche qui est à l'œuvre ne supporte pas le mensonge. Si nous devons mobiliser le peuple français pour le faire sortir de l'OTAN, pour établir la règle verte, pour mettre en place la conscription, j'y viens, et cetera et cetera, ça se fera pas avec des mensonges, avec des calinettes, en faisant semblant que c'est pas le cas.

Non non, on va déranger personne. Si, on va déranger beaucoup de monde. C'est comme ça.

Ils ont tort de ils ont raison de me traiter comme ils le font parce que oui, je leur fais si je suis élu. Oui, je leur ferai les poches. Oui, j'obligerai à faire respecter les droits généraux cont les droits.

Je n'ai pas peur. Écoutez-moi. À ceux qui applaudissent pas, je n'ai pas peur.

Voilà la garantie que vous avez. Vous savez quoi ? J'ai 70 ans.

Je ne fais pas une carrière. Je ne commence pas une carrière à 70 ans, elle est derrière moi. Et donc encore plus du fait de mon âge, je n'ai peur de rien et ceux qui sont avec moi non plus.

Alors on va transformer ça en meeting. On va se faire engueuler. Alors excusez-moi, je rappelle simplement qu'il reste 5 minutes pour répondre à tr On est extrêmement impoli.

Il nous reste 5 minutes. Ensuite, on a deux questions associatives et après les apparents nous mettent dehors. Donc je suis désolé.

Ah bon ? Ah bon ? 21h fa savoir bah il est 20h4.

Faites-vous respecter les gars. Alors je termine. Non je suis pas partisan du service militaire en général.

Ce que je propose c'est la conscription pour les garçons et les filles pour une raison très simple. Nous allons devant d'emmerdement maximum. Les épisodes méditerranéens vont se multiplier sur tout le sud du pays parce que la Méditerranée se réchauffe plus vite que les autres océans du monde et que donc il déverse des trons d'eau sur une nature incapable de l'accueillir.

Et en plus on a tout imperméabilisé comme ça c'est terminé. Donc à intervalle régulier tout va être détruit. À intervalle régulier faut tout reconstruire.

Et nous avons besoin de l'élite de chaque génération. l'élite de chaque génération, pardon si le mot vous paraît dur, mais elle est dans sa jeunesse parce que c'est ceux qui viennent de recevoir l'éducation la plus avancée, la connaissance des techniques les plus avancées et cetera et cetera. C'était ça la force des armées dans la période précédente.

Alors dedans, il y a aussi de la formation militaire parce que je considère que d'une manière générale, aucune tâche, notamment des tâches d'intérêt général ne doit être à l'écart de l'action populaire et notamment les questions militaires. Franchement, je vous garantis que ça change beaucoup de choses. J'ai pas le temps parce qu'il paraît qu'il y a que 5 minutes, mais réinvitez-moi un coup, j'explique les questions de défense et vous allez voir pourquoi faut qu'on reprenne tout à zéro.

Là aussi faut tout changer, tout transformer. En attendant, donc c'est une conscription. Les gens qui y vont, ils y vont pour 9 mois.

Ça c'est les camarades qui ont établi tout ça après avoir discuté avec les uns avec les autres. Quelle est la durée qui présente l'intérêt maximum, il semble que ce soit 9 mois à leurs yeux. Et ça doit inclure des possibilités d' formation militaire mais c'est surtout tout le reste, la mise à contribution de tout ce que le pays sait faire de mieux au moment où il faut aller à la rescousse et notamment pour tous les métiers du lien.

Et j'ajoute aussi pour les tâches de police parce que je pense qu'il est temps que la conscription participe aussi aux tâches de gardinage de la paix parce que je suis sûr que si ça se passait comme ça, il y aurait peut-être d'autres comportements et on aurait sans doute une police beaucoup plus républicaine qu'elle ne l'it aujourd'hui. Après bon alors là bon désolé parce que c'est celle qui me faisait le plus jubilé. Je l'ai mis à la fin. [grognement] Non, les centres d'accueil, faut répondre à ça quand même.

La loi telle qu'elle a été votée est ignoble. Imaginez-vous, on a rallongé les délais pendant lesquels on garde les gens en cage. On les garde en cage et avec leur gosse.

D'accord ? 90 jours, un gosse, un gosse en cage avec ses parents. Voilà ce qui a été décidé en France.

Un grand pays très riche, pas un peu riche, très riche dont la richesse évidemment est accumulée à un endroit. Alors ma positionnelle est la suivante : tout faire pour que les gens ne partent pas de chez eux parce qu'ils ne partent pas par plaisir sauf ceux qui veulent étudier ou qui veulent partir par plaisir au quelqu'un ça va, on a les moyens et en particulier moi je souhaite qu'il y ait un plus grand nombre d'étudiants qui puissent venir de divers pays en France. Je le souhaite.

Ça n'a pas de sens de faire les gros malins à dire notre influence recule et ensuite quand des gens veulent venir étudier ici, on leur met tel tarif que c'est impossible et ils vont donc ailleurs. La France va s'apauvrir. La France va devenir moins intelligente, moins pétulente, moins disponible.

Moins il y aura de gens qui participeront à son destin commun. Faut le comprendre. Après ça c'est pour que les gens partent pas.

Et une fois qu'ils sont en route, on traite les gens humainement avec dignité avec respect de leur dignité. et on ne voit pas dans chacun d'entre eux en ennemi. Ce que je suis en train de dire ne veut pas dire qu'il y a plus de visa, qu'il y a plus de frontière.

C'est pas ma position. Mais je dis que quand il y a un devoir d'humanité, vous ne pouvez pas faire autre chose que d'assumer votre devoir d'humanité. Et quand vous avez signé une convention internationale, sauf si vous décidez que vous êtes un mariol qui respecte pas sa signature, et ben alors vous appliquer les conventions internationales.

Et si monsieur Zémour veut faire un référendum pour qu'on ne soit plus que la déclaration des droits de l'homme ne soit plus dans la Constitution et qu'on ne participe plus à la Cour européenne de justice, bah si c'est lui qui gagne, il y aura un référendum et moi je me battrai avec vous comme un chien pour dire non on nababera pas ça et on fera tout pour gagner parce qu'on y croit. [applaudissements] Alors termine là je suis désolé pour les applaudissements. Je vous demanderai d'attendre la fin de l'événement s'il vous plaît.

C'est un débat. Merci. Je vous avais encore 2 minutes et après on passe à Sciencef TV.

Merci. Yes. Je viens sur Chipras.

Alors, comprenons-nous bien, euh Chipras n'a été vaincu que par sa propre faiblesse. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il a fait. La stratégie était la bonne.

C'était celle de la rupture qu'on avait pratiqué dans toute l'Amérique latine. On pose une position politique, on la construit, on vote les gens votent non au mémorandum. Donc qu'est-ce qu'on fait ?

On fait non. On fait pas oui. Ça c'est la France qui fait ça.

Référendum de 2005, les gens votent non. Et qu'est-ce qu'on dit ? On a bien compris. reçu 5/ 5.

C'est oui, ça s'est passé comme ça. Il fallait donc tenir et donc déclencher la dynamique populaire qui permettait la résistance parce que pardon de dire qui était ruiné à partir de là qui était ruiné ceux à qui on devait de l'argent c'est-à-dire qui ? Nous français 45 milliards et les Allemands 65 milliards.

Moi ma position que j'ai fait connaître c'est de dire dites que vous perrez pas et vous les verrez. courant dans le couloir pour vous demander non calmez-vous monsieur Chipras moi je préfère qu'ils aient peur de moi avant je dis ce type capable de tout il va le faire et ben moi je je veux bien qu'on me menace comme chef d'état mais faut en avoir les moyens moi j'ai la bombe atomique chez moi. Non non non parle pas de la bombe la bombe.

Je parle de 2200 milliards de dettes. Vous voulez me prendre à la gorge ? Je pleure, j'aimerais tellement j'aimerais tellement payer.

Ça me ferait tellement de bien mais je peux pas. Donc banoute, on a déjà fait ça quatre fois dans notre histoire. C'est pas la voix raisonnable.

La voix raisonnable, c'est celle qui évite le chaos. Et quand vous êtes le chef de l'État en France, vous êtes celui qui représente 18 % de l'économie européenne. Je pense qu'on ne vous traite pas comme quelqu'un qui représente 2 % de l'économie européenne.

Et si jamais quelqu'un venait à l'oublier, comptez sur moi pour le lui rappeler. Parce que nous avons une solution raisonnable, une solution non chaotique, une solution diplomatique raisonnée que la Banque centrale européenne rachète les titres de dettes des États à qui elle veut, aux banques privées puisque ça l'amuse ou aux États directement. Mais pour l'instant, on reste dans le cadre des traités et on dit vous les achetez aujourd'hui aux banques privées, vous contournez l'esprit du traité, tant mieux, on vous approuve.

Vous ramassez tout et comme en dernière instance le prêteur c'est la Banque centrale européenne et que c'est elle qui est dite la monnaie, les tas de dette qu'elle a valent zéro et ne coûte rien à personne. Il ne dépend donc que d'elle de dire ces dettes sont alors si vous voulez pas dire annulé pour pas faire peur, vous pouvez dire elles sont gelées, congelées, rendu éternel, sans taux d'intérêt. Vous appelez ça comme vous voulez, mais le résultat est toujours le même.

Méfiez-vous de ceux qui vous disent vous allez faire peur au prêteur, c'est l'inverse. Je vais vous dire pour terminer pourquoi les prêteurs seraient rassurés par une décision comme celle-là. Parce que la plus grosse dette, c'est pas la dette publique et de toute façon la banque centrale leur rachète.

Où est le problème pour eux ? Il y en a pas. Le problème c'est la dette privée.

Parce que la dette privée, elle est un multiple de la dette publique. Et la dette privée, il y a personne derrière. Nous, il y a l'État derrière, il y a la Banque centrale européenne.

Vous savez où ils habitent ? Ils ont une adresse. Mais quand une société vous doit du fric et qu'elle a plus d'argent et qu'elle ferme, c'est terminé. ni non y adresse le vrai danger des économies capitalistes contemporaines et de la sphère financière c'est la dette privée pas la dette publique.

Parce que la dette privée contient un effet domino qui peut dévaster d'un bout à l'autre la planète comme ça a été ça a failli être le cas en 2008. Or nous sommes arrivés au maximum des sommes qu'on peut injecter qui n'existent pas dans l'économie. Les États-Unis d'Amérique ont injecté encore des milliards de milliards.

On a atteint le maxi. Si les Russes et les Chinois atteignent leurs objectifs qui est progressivement de ne plus commercer en dollars, la catastrophe qui s'annonce est géante. Donc je ne suis pas pour la catastrophe, je ne suis pas pour le chaos, je suis pour les solutions raisonnées, négociées, rationnelles, sans violence, mais qu'on ne compte pas sur nous pour que on paye ça du prix de notre inaction ou de l'étranglement des Français.

Il y en a marre. Les services publics sont détruits, le pays est dévasté et notre population connaît 10 millions de pauvres dans un pays qui a jamais été aussi riche de son histoire. Ça va tourner cette page là.

Alors où vous le faites de bon gré avec des gens qui sont prêts à discuter où on le fera de force que ça vous plaise ou pas parce que ça sera la volonté du président. Merci monsieur Jean-Luc M. Alors il nous reste exactement 3 minutes pour quelques questions de Sciencepo TV et 2 minutes pour une autre association radio Germaine.

Ensuite on aura le mot de la fin. 2 minutes et je vous inviterai à partir. Merci.

Ça y est, j'ai déjà répondu à tout là. Bonsoir. Alors, est-ce que ces micros là fonctionne ?

Ouais. OK, super. Merci beaucoup.

Désolé, désolé d'interrompre un peu le le meeting. Je m'appelle Manon de Cabarus. Je suis présidente de Science Po TV.

Parfois, on reproche à Sciencepo d'être une école de bourgeois avec que des enfants de bourgeois. Je suis bien la preuve que c'est faux. Il reste encore quelques enfants d'aristocrate.

Euh [applaudissements] du coup, il nous reste très peu de temps mais il y a certaines questions crucielles qui intéressent vraiment les français dont on a pas parlé ce soir. Donc l'islam, l' immigration, non je rigole. On va parler d'Europe hein, il nous reste très peu de temps.

Mais du coup plans pour l'Europe, le plan A et le plan B. [grognement] Concrètement, le plan A, c'est le rachat direct de titre de dette publique par la Banque centrale européenne. Vous venez d'en parler.

Et pourtant, ça créerait de l'inflation. On sait bien que les Allemands, c'est vraiment pas leur truc l'inflation. Enfin, ils ont des mauvais souvenirs, tout ça, on s'en souvient.

Euh, du coup, il y a pas que un qui ont des mauvais souvenirs à leur sujet, mais eux, ils ont des très très mauvais souvenirs. Non, làissez pas si je le fais par provocation, hein. Oui, je m'étais promis de pas faire de blague sur les nazis, mais bon, du coup, c'est pas moi qui l'ai fait.

Est-ce que est-ce que ce plan A qui semble quand même hautement irréaliste et quand même à votre avis possible, est-ce que c'est pas directement le plan B qui se qui se mettrait en action avec une politique de la chaise vide et du coup une Europe à votre image mais on serait finalement un peu tout seul ? Bon c'est une question sérieuse et compliquée. Vous ne m'en voudrez pas si ce que je dis est lapidaire.

Pardon ? Vous avez pas fini ? Ah si.

Ah bon ? [grognement] Donc je serai lapidaire. Non, d'abord disons une chose, la façon avec laquelle Triche a un peu bougé, elle est la suivante : tout ce qui a été décidé par les Français sera appliqué. ce qui est contradictoire avec les traités européens optaut.

Il y a OTTA de H pays qui font pas l'euro. Il y a OTTA de toutes sortes de pour toutes sortes de pays et les anglais quand ils étaient dans l'Union européenne avaient optaut sur la question sur la réglementation sociale. Bon ça c'est obtout c'est une situation évidemment de crise mais parce queil faut voir le nombre de sujets sur lequel ça porte.

Oui, mais justement, est-ce que vous avez pas peur que cette radicalité là, elle fasse peur à certains électeurs qui du coup aujourd'hui ne se projettent pas dans un vote Jean-Luc Mélenchon parce que il voit l'exemple du Brexit, il voit à quel point c'est compliqué là-bas et ça leur fait peur. Oui. Bah, on les rassurera.

Que voulez-vous ? Je pas changer de politique pour me faire peur à personne parce que c'est même plus la peine, je remballe l'avenir en commun. Oui, ça pose un problème.

Vous avez raison. Bah, c'est la démocratie, il faut convaincre. Moi, je veux convaincre que si vous continuez à voter et que vous vous en fichez de savoir si ce que vous votez s'applique ou pas, en effet, il y a un problème.

Donc moi, j'appliquerai ce qu'aura été voté. Voilà l'idée que je me fais et je crois que je peux convaincre surtout si je dis aux gens, "Écoutez, nous allons faire l'optout et tous ceux qui ne voudront pas, bah il y aura une discussion, on discutera." Alors, je sais qu'en France, on commence par dire "Ah oui, mais les Allemands voudront pas." Bah, il faudrait bien qu'ils veuillent et il faudrait bien queon s'entende et qu'on trouve une solution.

Nous sommes des partenaires, pas des vassaux ni une colonie. D'accord. Et la différence entre français et allemand, on peut pas en parler là parce que j'ai fait un livre sur le sujet qui s'appelle le haron bism.

Bon, je pourrais le réécrire aujourd'hui et nourrir la la chronique, mais si on parle de l'idée que c'est les Allemands qui commandent et nous qu'obéissons, mais c'est pas la peine. On remballe tout ce qu'on fait et puis on va voter en Allemagne. Donc l'Allemagne est un partenaire, c'est un voisin et nous n'avons pas intérêt.

Je préfère le dire franchement, moi je ne crois pas à la viabilité des traités européens actuels. Je n'y crois pas. Je pense qu'ils conduisent à un désastre, mais j'ai observé que les dirigeants européens dans certaines circonstances étaient capables d'une certaine souplesse parce que Mario Drahi quand il décide de racheter les titres de dettes publiques qui sont dans les banques privées, c'est pas prévu par les traiter ça.

Et ce mec-là qui est un gros libéral a quand même tiré l'Europe d'affaires à ce moment-là parce que s'il l'avait pas fait, c'était la récession et c'était l'effondrement de l'économie européenne. Donc je pense que tous les gens raisonnables sont capables d'entendre qu'on ne peut pas continuer comme ça avec un paquet de dettes pareil et que les Allemands ne peuvent pas exiger que tout le monde paye ses dettes en détruisant tous nos états sociaux et nos services publics. Donc c'est des gens capables de raisonnement.

Merci monsieur Jean-Luc Mélenchon. Il nous reste une dernière question pour Radio Germain très rapidement vous avez 2 minutes. Où êtes-vous dans la salle s'il vous plaît ?

Ils sont là. Je vais leur laisser ma place et mais juste je voudrais remercier Aurore, Saralou, Matthéo et Arthur qui m'ont aidé à préparer ces questions. J'aurais aimé que l'Europe a un peu plus de temps mais les affaires sont les affaires et le timing c'est le timing.

Merci. Bonsoir monsieur Mélenchon. Je suis Gabriel Ciremportier, responsable d'émission politique de Radio Germain et ma question pour vous ce soir est la suivante.

Vous vous préparez donc dans la perspective de cette campagne présidentielle à tout miser sur la mobilisation des électeurs abstentionnistes [grognement] et sur ceux des classes populaires. Vous affirmez depuis plus d'une décennie votre volonté de reconquérir le cœur des Français les plus précaires qui votent de moins en moins ou qui votent de plus en plus pour Madame Le Pen. Mais la mobilisation des abstentionnistes est un créneau sur lequel compte se placer d'autres partis et notamment le Rassemblement national.

Pourquoi pensez-vous être le meilleur candidat pour ramener les abstentionnistes vers les ures ? Et en plus des abstentionnistes, bonjour monsieur Mélenchon, je m'appelle Zoou également radio Germain très rapidement s'il vous plaît. Très rapid, ça sera très rapide.

Euh une question qui intéresse beaucoup les gens dans cet amphi puisqu'ils en font partie, c'est la jeunesse. Comment est-ce que la jeunesse parmi les abtentionnistes pensez-vous pouvoir la ramener vers les ures ? Vous avez 2 minutes.

Je sais que c'est ma réponse mais ma réponse est la même dans tous les cas. Moi, je mise sur l'intelligence, sur le raisonnement. Vouloir mettre en mouvement les secteurs populaires de la France, c'est tout simplement réinvestir la scène politique.

Quel autre devoir pour quelqu'un qui prétend, pas moi, mais aussi ceux qui sont dans cette salle, quelle autre tâche aurions-nous ? Quelle autre volonté on pourrait avoir ? Le suffrage transitaire, seulement certains qui votent et pas les autres.

Donc, faut se retrousser les manches et s'y mettre. La tâche numéro 1, c'est d'aller sur place sur le terrain pour faire voter les gens. Après, pourquoi moi plutôt qu'un autre ?

Pourquoi le programme l'avenir en commun ? Bah parce que le programme l'avenir en commun change la vie des gens. Parce que le programme l'avenir en commun respecte tous les Français, qui soient musulmans, catholiques, juifs ou sans religion comme c'est le cas de 60 % d'entre nous.

Et nous mènerons la bataille démocratique argument contre argument. Par contre, je vous demande d'éviter de dire des choses qui ne sont pas à savoir que les quartiers populaires voteraient surtout Front National. Ce n'est pas vrai.

Dans les quartiers populaires, c'est les plus gros scores que j'ai jamais fait. Ils sont dans les bureaux de vote populaires, hein. Et c'est pas des scores 18 19, c'est 40 45 au premier tour.

Donc pourquoi ? Ben parce que là on sait que socialement de quel côté est notre intérêt. Et moi je ne vois pas comment après avoir je suis en collectiviste, mes amis sont des collectivistes.

Collectivistes ça veut dire qu'il croi que le collectif est plus efficace et plus intelligent que l'individu singulier. Mais avec la relation que vous imaginez bien sûr de la place de l'individu singulier. J'ai pas l'intention de convaincre que les quartiers populaires.

Vous vous avez dit est-ce quelques aristocrates. Quelqu'un a dit mais il y a pas que des aristocrates ici, il y a aussi d'autres rescapé des milieux sociaux qui m'intéressent d'habitude. Mais tous les autres, quel que soit la la règle, ça peut pas être euh profite et tis-toi parce que sinon moi je reste chez moi.

Ça va, c'est pas le sujet. Le sujet c'est qu'est-ce qui est juste, qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui est nécessaire. et une jeune tête, quel que soit le milieu social dont elle vient, elle est capable de percevoir qu'est-ce qui est juste et nécessaire et qu'on vit pas heureux dans un océan de malheur.

Merci monsieur Mélenchon. [applaudissements]