Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 juin 2026 26 min

Dans le Loiret, avec Pauline Martin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] Bonjour à tous. Bienvenue dans 1000 pays pour demain. Bienvenue dans le Loiret.

Nous sommes aux portes de l'Île-de-France à une centaine de kilomètres de Paris. La ville principale et la plus connue est Orléan, indissociable évidemment de la figure de Jean Dark. Orléan mais aussi pitivier, montargie, gien.

Toutes ces villes dynamisent un département qui a l'un des taux de création d'entreprises les plus élevés de la région. Quelques secteurs phare, la cosmétique et la parfumerie, [musique] on y reviendra. le matériel agricole, la pharmacie, bref une base industrielle [musique] qui fait du Loiret un pôle majeur de production, de recherche et d'innovation.

Le Loiret, c'est aussi de l'entrepreneuriat. Près de 9500 créations d'entreprises en 2025, une population active à plus de 76 %, c'est un peu plus que la moyenne nationale [musique] et bien sûr des artisans qui seront au cœur de cette émission. Avant de vous les présenter, on rejoint la sénatrice qui va nous accompagner pendant cette demi-heure.

Elle est élue à la Haute Assemblée depuis 2023 et elle connaît par cœur ses sujets liés aux entreprises. 1000 pays pour demain dans le Loiret. C'est parti.

Pauline Martin, bonjour. Merci de nous accueillir chez vous dans le Loiret. Vous êtes sénatrice LR et vous connaissez par cœur les sujets autour du monde entrepreneurial puisque vous êtes vice-présidente de la délégation sénatoriale aux entreprises mais aussi membre de la commission des affaires économiques.

Avant d'aller vers ces sujets très échos, un mot du lieu sublime dans lequel nous sommes. Nous sommes au château de Chammerol, un haut lieu d'histoire, j'imagine un lieu qui compte pour le département, ne serait-ce qu'en terme de tourisme. Alors effectivement, c'est un ancrage départemental.

Euh, d'abord le château appartient au département du Loiré comme celui de Suli, comme celui de Gien. On a cette chance-là et j'ai envie de dire encore un petit peu les moyens de de d'assumer ce genre de charge. Mais quel bonheur du tourisme bien entendu, un accueil mais surtout un patrimoine, une histoire.

Je pense qu'il y a avant tout une fierté dans ce château puisqu'il a quand même une particularité, c'est d'être le musée des des parfums. Euh et je pense que voilà, on aura l'occasion de reparler de ça. Alors, justement, vous l'experte du monde économique, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le Loiret ?

J'ai lu que c'était le département le plus dynamique de la région. C'est vrai ? Oui.

Alors, incontestablement, d'abord parce que c'est une capitale régionale, ça aide le département du Loiré. D'abord, il y a eu des élus qui se sont impliqués il y a maintenant un certain nombre d'années pour en faire ce département dynamique. Et puis on a quand même des atouts, hein.

On est quand même le grenier de la France, ne l'oublions pas. Donc en terme d'agriculture, ça pèse ça pèse extrêmement lourd. C'est la bosse.

On a le bonheur d'avoir la Loire, donc la Loire Vallée, les châteaux, le tourisme et puis la Sologne, il y a la chasse et il y a surtout un certain nombre de métiers qui sont extrêmement importants. Trois pôles économiques forts, je crois. Donc on l'a un peu dit, on va le développer, la cosmétique et la parfumerie, mais aussi le matériel agricole et la pharmacie.

Oui, la pharmacie s'est beaucoup installé dans le Loiré. Alors, en terme de de production pharmaceutique, les laboratoires serviers hein en particulier, mais pas que. Euh et puis en terme de logistique aussi, parce qu'on faut quand même pas se voiler la face, on est au centre de la France donc la logistique avec maillage routier qui est extrêmement intéressant.

Justement, la situation géographique, le fait d'être près de l'Île-de-Fance, c'est plutôt un atout ou un inconvénient ? Alors, je pense que ça a été très longtemps un inconvénient parce qu'on était dans l'ombre de l'Île-de-Fance aujourd'hui parce que le Loiré s'est vraiment développé et a pris à brascorp un certain nombre de problématiques comme la cosmétique par exemple, je pense qu'aujourd'hui c'est un atout parce que Paris est saturé et que du coup on arrive en grande couronne, large grande couronne de Paris. Non seulement on accueille des habitants, mais en plus on accueille des industries.

Pauline Martin, je vous propose de démarrer notre petit tour des artisans. Et si on commencer justement avec l'une des grandes spécialités du Loiret, la cosmétique. Vous nous direz d'ailleurs pourquoi elle est tellement implantée sur votre territoire.

Mais d'abord, nous avons donc jeté notre dévolu sur le jardin spa. Depuis quatre générations et aujourd'hui de mère en fille, il s'y fabrique entre autres des huiles pour le corps, des gels douche, des gommages et tout cela à partir d'ingrédients français et naturels. L'entreprise est même devenue une référence, d'autant plus qu'elle continue d'innover tout en respectant le savoir-faire artisanal.

Présentation depuis Saint-Hilandis, j'espère que je le prononce bien. C'est au cœur du Loiret avec Clémence Lec qui est la directrice générale de l'entreprise avec sa maman. On y va. [musique] [musique] Ici, on se trouve dans l'ancienne grange de mon grand-père et de ma grand-mère maternelle.

Donc ici, quand j'étais petite, il y avait de la paille, des tracteurs et mes parents ont installé la société familiale avec une activité cosmétique dans cette ancienne grange qu'ils ont transformé donc en boutique. On a les bureaux qui sont juste ici au-dessus avec ma maman qui travaille. [rires] On a poussé le curseur assez loin puisqueon voulait essayer de formuler qu'avec des ingrédients français et si possible un flacon français.

Et bena, on a trouvé. Moi quand j'étais petite, j'aimais toujours aller sur les salons [musique] avec eux, jouer à la marchande, les aider. Et euh dans le cadre de mes études en fait, j'ai commencé à m'intéresser à la cosmétique.

C'est un secteur qui regroupe tout ce que j'aime. À la fois le côté scientifique, [musique] à la fois parce qu'on a euh bah le côté chimie avec la création de formule, le côté biologie parce qu'il faut comprendre comment fonctionne la peau. Il y a un [musique] côté artistique parce qu'on fait tous nos designs graphiques en interne.

Donc là, on est dans le potager de mes grands-parents où je vais récolter un romarin que je vais prendre justement pour aller le disyer et récupérer de l'hydrola et de l'huile essentielle. Hop. Donc, on va prendre les petites branches.

Tac. Voilà, ça suffira. Allez, Métis, on y va.

L'hydrola, donc c'est l'eau de la plante. L'hydrolat va s'obtenir par distillation. Pour que ça monte en vapeur, faut que j'atteigne 100°.

Bah, ça y est, on est à 100°gr. Donc là, on voit les gouttelettes. Il y en a donc qui vont retomber au fond.

Il y en a qui vont suivre cette voie là et hop, qui vont se recondenser. Et là, ça va assez vite. Voilà.

On va arrêter la distillation. Donc l'hydrol qu'on a extrait va apporter toutes les propriété apaisante au niveau de la crème. Et donc là, on va verser la phase aqueuse donc qui est montée en température dans la phase huileuse donc qui est complètement fondue et ça va s'émulsionner.

Donc ici, ça va blanchir et devenir une crème. Sous agitation, on va laisser la crème refroidir, elle va prendre en texture et à la fin donc elle aura une texture qui sera beaucoup plus épaisse, beaucoup plus blanche en couleur aussi. Et ensuite, on analyse la stabilité de la formule.

Donc pour ça, on va mettre la formule à 45°gr. Ça nous permet d'avoir un vieillissement accéléré et donc de voir comment la formule serait dans 1 an, 2 ans, 3 ans. Une bourrache, une brume et un bon de commande.

Il manque une petite miniature de rose d'entemp. Hop ! Quand j'ai débuté, on décidait de créer quelque chose.

Du moment que on était satisfait du résultat final, on pouvait le mettre sur le marché. Maintenant, en fait, il faut demander l'autorisation de mettre sur le marché. Et même si on fait des fabrications traditionnelles, il faut vraiment que tout passe entre différentes mains et qu'on ait le droit de le faire.

Même si ça faisait plusieurs années que c'était fait comme ça, maintenant ça n'est plus acquis. Mais en général, ça met à peu près 2 ans entre le moment où on décide de vouloir mettre quelque chose sur le marché et le moment où ça sort réellement. Alors ça c'est un vrai sujet.

Les demandes d'autorisation de mise sur le marché, procédure qui n'existait pas, qui aujourd'hui a largement alourdi hein le travail de ceux qui travaillent dans la cosmétique. Qu'est-ce qu'on peut faire pour eux ? Alors c'est mon boulot hein clairement. aujourd'hui que d'essayer de monter au créneau.

On parle de simplification. Moi, ça fait 25 ans que j'entends parler de simplification. Plus on en parle, plus on complexifie.

Mais à un moment donné, on va, comme vous l'avez vu dans le reportage, euh venir paralyser ou en tout cas ralentir euh les processation, le développement de petites entreprises qui aujourd'hui n'ont pas besoin d'être en plus euh enquiné sur sur ce genre de problème. La parenthèse que je ferai, c'est que oui, c'est mon boulot mais extrêmement difficile aujourd'hui à obtenir effectivement une certaine flexibilité pour les plus petites entreprises qui n'ont clairement ni le temps ni les moyens de pouvoir assumer toute cette réglementation qui qui vient les pénaliser. Vous n'êtes pas entendu. [grognement] Alors, je dis pas que je suis pas entendu d'abord, je suis pas la seule, mais la machine est tellement lourde à l'échelle nationale, voire euh européenne voire internationale, que parfois on a un petit sentiment de lassitude dans l'accompagnement de de ce genre de démarche.

Alors, la cosmétique dans le Loires, c'est vraiment une institution. Les chiffres sont édifiants. 80 entreprises, 7000 salariés, 41 laboratoires de recherche, 2000 chercheurs.

Pourquoi la cosmétique est-elle si implanté sur le territoire ? C'est historique, c'est sociologique. D'abord, c'est lié aussi aux productions de plantes, à l'aspect, je dirais, un petit peu naturel du département.

Et après euh ça a été la dynamique lancée il y a maintenant euh voilà 20 25 30 ans euh par les élus de l'époque qui se sont dit bah pourquoi pas au contraire s'intéresser à cette problématique-là et arriver à séduire les grands euh qui vont euh du coup euh permettre aux plus petits de se développer en terme de sous-traitance mais pas que. Hm hm. Donc économiquement ça représente beaucoup pour le territoire.

Ah c'est extrêmement présent. Alors c'est ça représente financièrement une belle dynamique mais c'est aussi une très belle fierté pour le territoire. Oui, c'est extrêmement important en terme d'image.

Effectivement, ça fait rayonner tout le département. On va maintenant parler d'un tout autre domaine et même de la fabrication d'objets dont nous n'avons jamais parlé dans cette émission. Les bios, les bios de bouché, ce sont ces masses de bois qui servent de plan de travail.

Et la particularité de l'entreprise que nous avons choisie, c'est qu'elle fabrique en bois de bout, c'est-à-dire dans le sens de pousse de l'arbre. Technique très ancienne, complètement artisanale et qui présente pas mal d'avantages. C'est Sébastien Carré qui va nous les présenter.

Il dirige l'atelier des bios de Sologne et on le trouve à Coulou. On y va. L'histoire originale du bio de boucher et de ferme en fait [musique] c'était un arbre qui était coupé à côté de la ferme.

On en découpé un bio, on le remettait debout et ça servait [musique] à tuer le cochon vulgairement. Donc voilà. Après, il a été décliné pour les bourreaux pour couper les têtes et les mains à une certaine époque.

Mais c'est avant tout un outil de travail pour découper la viande et puis après un outil de préparation. Sur un bio, le voie est positionné de façon verticale dans le sens de la pousse et ce qui a une utilité très importante, c'est que c'est très résistant à la coupe et au choc. Alors là, c'est du charme.

Donc c'est un bois feuillu français. Donc c'est moi qui ai choisi ça parce que c'est un matériau que je trouve très beau déjà dans un premier temps et puis c'est un matériau très dense. Ça permet de faire un outil de travail transmissible et non pas un outil de travail consommable.

Alors, la première étape pour la fabrication du bio donc ça va être de déligner des carnets. Une fois qu'on a débité les carnets, on va les passer dans la courilleuse. Donc la Coréus, c'est une machine qui va usiner les quatre côtés de morceaux de bois en une seule face.

Donc ce qui permet de mettre le morceau de bois et dimension souhaité. [musique] Wow. [musique] Donc à présent, on va passer à une étape très importante qui va être de coller le bio.

Plus il fait chaud, plus la colle va tirer entre guillemets, donc sécher rapidement. Donc c'est pour ça qu'il faut avoir quand même un peu une dextérité pour pouvoir étaler la colle bien comme il faut de façon homogène et et rapide. Mais Laurent et Valentin maîtrisent assez bien le sujet donc il y a pas de souci à ce point de vueel.

On vient mettre un renfort pour éviter que toutes les plaques bougent. Et après, on procède au serrage de l'ensemble. On vérifie bien après que chaque joint la colle déborde, ce qui nous permet de dire que sur toute la surface a été encollée de façon uniforme.

Donc une fois le collage à la presse et la colle séchée et grattée, on obtient donc le bio et puis ce bloc va passer une nouvelle fois dans la calibreuse pour le rendre aussi plat que possible et puis à l'épaisseur demandé. Ce qui me satisfait, [musique] c'est que quand le client repart, il dit "Ah bah je suis content, mon bio il est beau La plupart des clients disent "Ben, je vais pas oser couper dessus tellement [musique] il est beau." Il y a donc pour la fin de l'année 2026 du coup une une obligation de de participer à l'écotaex et les textes sont un peu flou et puis j'ai aussi une inquiétude en terme de tarif du coût pour mon entreprise.

Comment vais-je la répercuter d'une part sur ma clientèle et d'une part l'absorber dans mon budget ? Quel est cette obligation de participer à l'écotaxe dont nous parle Sébastien Carré ? Une écoparticipation qui a été votée.

C'est ça tout à fait. Alors, autant euh elle a une vocation intéressante sur les grosses entreprises. Euh malheureusement, c'est comme la complexification quand on est une petite entreprise que ça veut dire de la paperace et puis ça veut dire surtout euh des montants financiers qui va falloir impacter probablement sur le consommateur final.

Je pense pour que pour l'artisan qui est dans son savoir-faire, dans la qualité de ce qu'il peut produire, on éétait peut-être pas obligé d'aller l'appliquer voilà chez les chez les plus petits. Impossible de les accompagner financièrement, de leur proposer des aides. Le département ne peut rien faire.

Alors déjà, le département n'a plus la compétence. Pas sûr que ça soit vraiment leur rôle. Honnêtement, je pense qu'on va être sur chez les artisans sur sur des sommes infimes.

Mais je pense que en tout cas ce que j'ai compris dans le discours de cet artisan, c'est que allez, c'est encore de la paperse en plus que vous allez m'imposer et moi je suis dans mon métier au quotidien, dans mon bois, dans ma coupe de bois, pas dans la paper chez les biot de Sologne justement, on est dans le geste durable, écologique et c'est important ça aussi, on assume de produire moins mais mieux. Le bois, sa gestion, son exploitation, j'imagine que c'est très important dans le Loiret. Ben la forêt d'Orléan.

Donc oui, il y a il y a aujourd'hui euh énormément d'emplois. C'est une vraie euh c'est un un vrai poumon économique pour le Loiré. Après, d'autres questions vont commencer à se poser derrière puisque voilà, le changement climatique fait remonter la chaleur, les incendies et cetera et cetera.

Donc on est en train aujourd'hui de réfléchir autrement à ce que sera la forêt d'Orléan demain dans le dans le Loiré. Pauline Martin, c'est le moment de nous faire partager votre entreprise Coup de cœur. C'est un des rituels de cette émission et vous avez eu envie de nous parler de Aimé de Mars qui se situe à Montcrisson dans l'est du Loiret.

Justement, c'est une grande séduction. Euh beaucoup d'émotions dans cette entreprise. Vous allez dire, on est dans la cosmétique, le parfum probablement.

Et quand j'ai rencontré effectivement la directrice de de cette entreprise qui finalement réutilisait la maison familiale pour en faire l'entre de du parfum aimé de Mars du nom de de sa grand-mère, je me suis dit que voilà, c'était de mon devoir de la mettre en valeur. Elle vous a touché hein cette entreprise. Allez, prenons la direction de Gien à présent.

Nous allons y découvrir non plus des artisans, mais des artistes ou les deux artisans et artistes de la faillancerie de Gien. On est là dans une production de très haut niveau. C'est vraiment l'excellence du savoir-faire à la française.

Elle est d'ailleurs reconnue dans le monde entier. On peut trouver des pièces dans l'Orient Express et même dans le métro parisien. J'ai lu ça.

On va faire leur connaissance grâce à Marine Bouge qui est responsable du musée de la faillancerie de Gien et on en parle juste après. [musique] Nous ici, on fait la faillance fine. La faillance fine est une pâte blanche après cuisson.

Et donc cette faillance fine, elle apparaît simultanément en Angleterre et en France à la fin du 18e siècle et elle va se développer début du 19e. Donc nous retrouvons ici les matières premières utilisées pour la recette de pâte de faillance. Donc argile, sable et caolin.

Donc ça c'est du caolin qui va apporter sa blancheur euh à la faillance fine que nous fabriquons à Genin. Donc les différentes matières sont àcheminées jusqu'ici où elles vont être préparées, mélangées à de l'eau selon les recettes. Donc les plaques de pâte vont être malaxées, désaérées et devenir des pains de terre cylindrique.

Une tranche est ensuite disposée sur le moule en plâtre. Donc un système de tour de poti automatique qui va venir travailler la pâte posée sur le moule de manière à ce qu'elle épouse parfaitement la forme. No.

Alors, pour faire une pièce comme celle-ci, il faut compter un peu près 8h de travail. C'est la même peintre qui réalise la pièce du début à la fin et c'est agréable à faire. Toujours le petit coup d'œil.

Hop, au nettoyage, on enlève toutes les petites choses avec des points, des petits débordés comme vous voyez ici. Et à l'époque quand j'ai commencé, on se servait de la m de pain. L'amie de pain, tout le monde s'en servait.

C'était moyenne technique qu'on servait pour travailler avec. Après, ça séchait puis le lendemain tu rachetais ta baguette. Après effectivement l'outillage lui a évolué et ça c'est nécessaire mais le geste par contre est resté le même.

Oui, c'est un geste qui est très beau à savoir donner et puis la récompense c'est quand une apprenti sourire qu'elle vous renvoie. C'est tellement formidable de dire bah j'ai réussi quelque chose quoi. Alors l'idée est d'innover aussi par le biais des résidences.

Nous sommes en présence d'œuvre réalisé lors de la première résidence croisée du musée de la faillancerie. Donc pour ce projet, on a fait appel à un couple de forgeron qui a réalisé toutes les structures en faire forgé comme on peut le voir sur le vase ici. Et enfin un cisleur donc pour toute la partie cabauchon qui vient donc s'insérer dans la bougie.

Et donc l'objectif de tout cela euh étant de renouveler nos formes, renouveler nos décors avec une nouvelle approche et explorer de nouvelles techniques et de nouvelles possibilités. Je vais reciter cette phrase qu'on entend dans le reportage. La récompense, c'est quand une apprentire qu'elle vous renvoie.

Voilà ce que nous dit l'une des employés de cette faillancerie de gens. C'est vrai que l'émotion est importante aussi dans la transmission du geste, dans la transmission du savoir-faire. Mais alors c'est extraordinaire parce que effectivement ce qu'on va aller transmettre à nos jeunes, cette jeunesse qu'on critique beaucoup euh aujourd'hui, cette jeunesse qui va se passionner euh pour effectivement la faillancerie, pour ce trait euh qui va être fait euh euh sur une assiette, sur euh effectivement un pot.

Euh je crois en cette fierté et je crois en ce savoir-faire. Et à un moment donné, la faillancerie de Gien, elle vient, alors elle est prestigieuse, c'est une richesse bien évidemment, mais elle vient euh effectivement mettre en valeur euh ce savoir-faire. Et pour les jeunes aujourd'hui qui parfois ne se raccrochent à rien du tout, et bien se raccrocher à ça, euh je je pense que c'est aussi leur assurer un avenir, un avenir pour eux, un avenir professionnel peut-être, mais un avenir à titre personnel.

Je suis capable et je suis fière de faire telle ou telle chose. C'est le genre d'entreprise qui fait rayonner tout le territoire et puis qui crée un écosystème vertueux, j'imagine même économiquement. Alors, c'est d'autant plus important que on est à l'est du Loiré où effectivement avec moins de de liaisons, de transport et cetera et cetera où on a tendance voilà à dire que il faut qu'on s'occupe de cette partie du territoire.

Alors Gien est en bordeloire, Gien est une magnifique ville mais la faillancerie effectivement fait aussi rayonner le territoire. Pas d'inquiétude à avoir sur la pérennité de ce genre d'entreprise sur leur avenir. Alors on a pu avoir des inquiétudes hein, c'est une entreprise qui a 200 ans donc voilà qui est qui est bien installée, qui a eu des hauts et des bas, il faut pas se voiler la face, qui a été très bien reprise, très bien développée et pourvu que ça dure, je croise les doigts.

On croise les doigts pour eux. On va arriver tranquillement à la fin de cette émission. C'est aussi ma question rituelle.

Si vous deviez nous donner trois bonnes raisons de venir nous installer dans le Loiré, quelle serait-elle ? Alors, la douceur de vivre, mais quel bonheur de vivre dans le Loiré, la richesse des territoires variés parce que ça aussi c'est extrêmement important. Et puis bah, n'oublions pas que il y a de l'emploi, il y a des entreprises, il y a une dynamique, il fait bon vivre dans le Loiré.

Venez-y. Vous l'aimez hein, ce territoire, vous y avez évolué aussi en tant qu'élu local. Il est important pour vous.

Alors, vous savez, moi je je ne suis pas originaire du Loiret, donc je l'ai découvert il y a euh 25 ans. Euh voilà, on peut dire que je me le suis approprier euh à un moment donné et aujourd'hui c'est une passion euh que je vis euh avec mon cœur et voilà, j'ai envie de j'ai envie de vous le transmettre aujourd'hui et on l'a senti, on l'a reçu. Merci infiniment Pauline Martin d'avoir été avec nous dans ce rendez-vous.

Merci aux équipes du château de Chamol de nous avoir accueilli chaleureusement pour ce tournage et merci à vous de nous avoir suivi. Émission à retrouver en replay sur notre plateforme publicsena.fr. fr [musique] M.