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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 9 février 2023 11 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseImmigration & asileEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil Européen.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Heureux de retrouver ici, au Conseil européen, pour ce sommet exceptionnel que nous avons décidé, d'abord le président Zelensky qui sera donc à nos côtés, ce qui nous permettra de réaffirmer le soutien qui est le nôtre à l'égard de l'Ukraine et du peuple ukrainien »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « ce sommet a ensuite deux objectifs très clairs, au-delà de ce soutien réaffirmé de notre coordination. Premièrement, c'est notre réponse économique à la situation présente »
  • 0:45Emmanuel MacronFait
    « des conclusions ambitieuses pour renforcer la compétitivité et l'attractivité de l'Europe sur l'industrie verte »
  • 1:05Emmanuel MacronFait
    « nous aurons une discussion sur l'immigration, là aussi, avec l'objectif de pouvoir bâtir un cadre renforcé sur la politique extérieure »
  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « Nous devons améliorer la protection de nos frontières. Parfois, il est très difficile pour l'opinion publique et la société de comprendre que des pays peuvent accueillir et fournir des visas mais qu'en retour, il leur est dit que les migrants ne pourront pas être contrôlés à leur arrivée »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « Je n'ai pas de commentaire à faire. J'ai souhaité recevoir le président Zelensky avec le chancelier Scholz. Je pense que nous étions dans notre rôle »
  • 4:40Emmanuel MacronFait
    « Je ne vois pas cette relation comme des espèces de commentaires ou de conférence de presse permanente où il y aurait des demandes et des réponses, ça n'aurait aucun sens »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Heureux de retrouver ici, au Conseil européen, pour ce sommet exceptionnel que nous avons décidé, d'abord le président Zelensky qui sera donc à nos côtés, ce qui nous permettra de réaffirmer le soutien qui est le nôtre à l'égard de l'Ukraine et du peuple ukrainien, comme nous l'avons fait hier soir avec Olaf Scholz, dans ce dîner de travail et de fraternité avec le président Zelensky. Pour moi, ce sommet a ensuite deux objectifs très clairs, au-delà de ce soutien réaffirmé de notre coordination. Premièrement, c'est notre réponse économique à la situation présente.

J'espère que nous allons adopter, en tout cas les conclusions qui sont proposées vont dans ce sens, des conclusions ambitieuses pour renforcer la compétitivité et l'attractivité de l'Europe sur l'industrie verte, et permettre de répondre ainsi au défi qui est posé à la fois par la guerre, les conséquences de la guerre et la politique de compétitivité américaine. Deuxièmement, nous aurons une discussion sur l'immigration, là aussi, avec l'objectif de pouvoir bâtir un cadre renforcé sur la politique extérieure en particulier, ce qui était l'objectif que nous nous étions assigné pour ce conseil. Voilà les principaux points que nous discuterons.

Vous êtes prêt à donner combien d'avions à Volodymyr Zelensky ? Nous sommes prêts, comme depuis le début, à aider à résister et réussir, pour que les négociations puissent se tenir dans le cadre le plus utile et le plus positif pour l'Ukraine. Donc on a eu une discussion très approfondie hier, pour définir les besoins et la stratégie.

C'est comme ça qu'il faut avancer. Monsieur le Président, est-ce que le président Zelensky vous a convaincu d'envoyer ces avions qu'il dit nécessaires ? Le sujet ne se pose pas comme cela, bonjour à tous et toutes.

Je pense que c'était très important qu'on puisse avoir des discussions avec le président Zelensky, hier. D'abord, le recevoir à Paris avec Olaf Scholz était pour moi une manière de montrer notre unité et notre volonté d'être aux côtés de l'Ukraine jusqu'au bout, et de réaffirmer ce message qui est pour moi essentiel, que la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre. Ensuite, nous avons surtout discuté ensemble, en profondeur, de la manière dont l'Ukraine voulait résister et mener les opérations dans les prochains mois.

C'est à la lumière de cela qu'il nous faut continuer d'apporter le soutien militaire à l'Ukraine et aux Ukrainiens. Vous le savez, la France l'a fait depuis le début avec les canons César et avec beaucoup d'éléments d'artillerie, avec des blindés, et récemment avec les chars légers que nous avons décidé de livrer. On le voit, il y a un besoin capacitaire de court terme.

C'est là-dessus qu'il faut se concentrer et que nous nous concentrerons. Nous avons également parlé du plan de paix en 10 points qui a été proposé par le président Zelensky et de la suite des négociations telles qu'elles peuvent se tenir, là aussi en regardant les différents éléments. Donc c'était pour moi une conversation stratégique qu'il était nécessaire d'avoir, parce que notre soutien, ce n'est pas simplement répondre en permanence à des besoins ou parler de micro à micro, c'est aussi comprendre une guerre qui se mène sur le terrain, comprendre les besoins d'une armée et d'un peuple au côté duquel nous nous tenons depuis le début.

Ça a été l'objet de la discussion d'hier. Monsieur le Président, merci beaucoup. Olaf Scholz a mis en garde contre la tentation d'une surenchère dans la livraison d'armes, quand Volodymyr Zelensky a demandé des avions alors que l'Europe venait déjà d'accepter de lui livrer des chars, ce qui était déjà un grand pas.

Est-ce qu'il y a un risque d'escalade et est-ce que c'est ça le danger, finalement, avec les avions ? Le danger, c'est d'abord qu'aujourd'hui il y ait des difficultés sur le terrain. Donc je pense qu'il faut rester très concentrés et unis.

Nous sommes aux côtés de l'Ukraine, de son armée et de son peuple, pour qu'ils résistent et qu'ils puissent mener des opérations utiles. Ensuite, c'est quand on partage les objectifs de guerre qu'on peut savoir quels sont les équipements adaptés, parce qu'on voit bien que les prochaines semaines et les prochains mois seront décisifs. Je suis convaincu qu'il faut privilégier les livraisons utiles pour mener ces opérations et résister, plutôt que des engagements qui arriveront très tard ou très loin.

Donc il faut regarder ce qui est livrable à court terme et ce qui correspond aux besoins que les Ukrainiens ont pu détailler. Il ne m'appartient pas ici de les commenter parce que c'est un plan de bataille qui appartient au président de l'Ukraine et qu'il a partagé avec nous de manière stratégique. Ce n'est pas quelque chose que je vous dirai, mais c'est cela qui va déterminer notre volonté de livrer et d'accompagner.

Mais est-ce que Volodymyr Zelensky a demandé des avions français ? Nous n'avons pas eu cette discussion hier soir parce que nous avons privilégié ce qui permet de mener ces opérations. Vous allez en donner ? [INAUDIBLE] Je pense que nous devons rendre notre politique cohérente.

Nous devons aider et soutenir ces pays, afin de lutter contre la pauvreté, les inégalités, contre le changement climatique et contre le terrorisme. Aucun doute à ce sujet. Nous devons leur apporter notre aide en termes d'éducation, d'agriculture, d'opportunités économiques.

Aucun doute à ce sujet. Je pense que la séquence que nous avons initié avec le sommet de l'Union Africaine et de l'Union Européenne reste valide et doit être menée jusqu'au bout. Dans un même temps, nous devons améliorer la protection de nos frontières.

Parfois, il est très difficile pour l'opinion publique et la société de comprendre que des pays peuvent accueillir et fournir des visas mais qu'en retour, il leur est dit que les migrants ne pourront pas être contrôlés à leur arrivée et qu'ils ne pourront pas revenir si un des pays a des problèmes avec eux. Il s'agit donc d'un dialogue politique normal. Je ne crois pas qu'il soit incompatible avec cette approche.

D'ailleurs, l'année dernière, nous avons discuté de l'immigration, aussi bien de l'immigration positive que de celle que nous voulons limiter et mieux contrôler. Je pense que ce qui est en jeu pour l'Union européenne et au cœur du débat que nous aurons, concerne la façon de mieux protéger nos frontières de mieux intégrer les migrants lorsqu'ils arrivent et qu'ils veulent rester pour plein de raisons. La première est qu'il s'agit de défenseurs de la liberté qui demandent l'asile.

La seconde est qu'ils demandent à travailler dans notre société et à contribuer à notre prospérité. [INAUDIBLE] Non, mais nous avons ce dialogue politique et j'aimerais en faire un dialogue plus large. Je crois que nous devons améliorer notre dialogue avec les pays d'origine.

Je pense que c'est bien plus efficace que d'essayer de renvoyer les migrants vers des pays tierces et que d'adopter ce type d'approches. La conclusion que nous avons et ce que propose la Commission sont très utiles et extrêmement valides. Je pense que nous devons améliorer notre politique commune concernant ces pays d'origine afin de réduire les afflux, précisément parce que nous devons réduire la pression et ainsi mieux intégrer les personnes et les accueillir dans de bien meilleures conditions.

Le Président Zelensky vous demande aussi d'exclure les athlètes russes des J.O. Est-ce que vous y êtes favorable et est-ce que vous en avez parlé ?

Nous en avons parlé, et j'ai expliqué aussi comment les choses se tenaient. Il y a un comité international olympique qui a pris une position. Il est dans son rôle, c'est sa compétence, et il le fait avec l'esprit sportif et l'esprit de l'olympisme.

Les positions qui ont été prises le sont pour ce qui procède du mouvement olympique pour les prochains mois. Cela ne couvre pas la période des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques qui se tiendront en France. C'est à l'été que nous aurons une clause de revoyure et que nous l'apprécierons en fonction des circonstances et en fonction de ce qui se tient sur le terrain.

Mais, en tant que président du pays hôte, quelle est votre position ? C'est ce que je vous dis, je vous le dirai au moment où il y aura une clause de rendez-vous. Je ne vais pas répondre aujourd'hui à une question qui ne se pose pas.

Qu'est-ce que vous pensez de la lettre qu'a initiée la Première ministre danoise sur l'immigration avec 7 autres pays ? Je pense qu'elle fait partie des contributions et qu'il faut qu'il y ait un dialogue aujourd'hui extrêmement large. On sent toutes les tensions, c'est ce que j'évoquais avec votre collègue.

Je pense qu'aujourd'hui le texte que nous avons est bon. La France a fait avancer le pacte migratoire, sous présidence française, en permettant un premier pas par cette approche graduelle, et on a amélioré des choses lors du sommet, en particulier, de Tourcoing. Il y a, maintenant, une deuxième étape qui est de continuer à améliorer la protection de nos frontières extérieures.

Je pense qu'il nous faut avancer dans ce sens-là et améliorer le dialogue avec les pays d'origine de ces flux migratoires, pour voir comment améliorer les choses et être plus efficaces. Je pense que nous devons être fidèles à notre histoire et à nos valeurs, être plus efficaces et mieux accueillir. Donc c'est un ensemble mais c'est cet équilibre qu'il nous faut tenir en Européens parce que c'est en Européens qu'on peut obtenir ce résultat.

La Première ministre Giorgia Meloni vient de dire que votre invitation à Zelensky était inappropriée parce que ça cassait l'union des Européens. Qu'est-ce que vous répondez ? Je n'ai pas de commentaire à faire.

J'ai souhaité recevoir le président Zelensky avec le chancelier Scholz. Je pense que nous étions dans notre rôle. Je pense que l'Allemagne et la France, comme vous le savez, ont un rôle particulier depuis 8 ans sur cette question, puisque nous avons aussi porté ce processus ensemble.

Je pense que c'est aussi au président Zelensky d'apprécier les formats qu'il choisit. Il y aura toute la matinée, après l'expression au Parlement européen puis au Conseil, des formats avec plusieurs pays ici-même, par catégorie et par groupe. Je pense que, ce qui importe, c'est que nous soyons collectivement efficaces et que nous ayons une stratégie qui permette de retrouver une paix durable, c'est-à-dire une paix qui respecte l'Ukraine dans ses droits et ses frontières, une paix qui soit respectueuse de la justice compte tenu des crimes qui ont été commis, et une paix qui permette de bâtir un cadre de sécurité durable pour notre Europe.

Cet objectif est le seul que nous devons poursuivre. Qu'est-ce que vous avez promis à Monsieur Zelensky, hier soir ? Vous savez, depuis le premier jour il sait notre engagement.

Je ne vois pas cette relation comme des espèces de commentaires ou de conférence de presse permanente où il y aurait des demandes et des réponses, ça n'aurait aucun sens. C'est la guerre, donc nous avons partagé une vision stratégique de celle-ci pour que la Russie ne puisse jamais la gagner. Voilà, merci.

Quel message avez-vous adressé au Président Zelensky hier soir ? Devrions-nous envoyer des avions de chasse ? Mon premier message était celui de garantir notre soutien total depuis le premier jour et jusqu'au dernier.

J'ai réitéré mon second message qui était que la Russie ne peut pas et ne gagnera pas cette guerre. Mon troisième objectif était de pouvoir mener une discussion stratégique avec lui et le chancelier Scholz afin de d'analyser précisément les objectifs sur le terrain, les nécessités et les besoins d'un point de vue opérationnel et [INAUDIBLE], ainsi que la stratégie à adopter pour obtenir la paix. [INAUDIBLE] Cette question faire partie de la troisième discussion que je viens de mentionner, et je ne partagerai pas le plan ukrainien avec vous parce que ce n'est pas mon rôle. [INAUDIBLE] Je ne répondrai pas à cette question parce que je vous ai expliqué que la discussion et l'approche que j'ai eues hier sont exactement l'inverse de ça, c'est-à-dire ne pas faire une conférence de presse permanente, mais dire ce que veut faire l'Ukraine sur le terrain, ce qui est réaliste, ce qu'on partage et quelles sont les capacités qu'il y a derrière.

Moi, je ne vais pas partager les plans de l'Ukraine avec vous, c'est aux Ukrainiens de dire ce qu'ils veulent dire au moment où ils veulent le faire. Notre rôle, c'est de leur livrer en temps et en heure ce qui est utile pour mener ces opérations. Qu'est-ce qu'ils vous demandent précisément ?

Je ne vous le dirai évidemment pas.