DÉFENSE : LA FRANCE DOIT ÊTRE INDÉPENDANTE - Mélenchon
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- 1:00Locuteur 1Fait
« La masse des dollars qu'ils ont mis en circulation excède de très loin toute contrepartie matérielle. »
- 1:45Locuteur 1Chiffre
« Les 80% des migrations se font entre pays du Sud, et bousculent les frontières. »
- 5:30Locuteur 1Fait
« Nous avons vendu la moitié de la société qui produit les chars. »
- 7:30Locuteur 1Fait
« La France s'est agrandie de 10% de son territoire sans tirer un coup de fusil. »
- 10:30Locuteur 1Chiffre
« Il y a 600.000 personnes qui ont la double-nationalité, qui viennent du Maghreb, et qui sont parmi nous. »
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« Il y aura 100 millions de Maghrébins qui vont parler français ! »
- 11:30Locuteur 1Fait
« La France, quand on met la France immergée et la France émergée, nous sommes la première nation du monde, en surface. »
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Je remercie de l'honneur qui m'est fait, de me donner la parole, après l'excellent rapport qui vient de nous être présenté. Si vous vous intéressiez à ce que je pense, en général, sur le sujet, je ferais distribuer la petite brochure qui correspondait à mon programme, et je me suis exprimé longuement, dans une revue de la défense nationale (entière !), ainsi que dans le numéro 100 de la revue de l'IRIS, Voilà.
Alors, évidemment, ... en matière de défense, tout tient à la stratégie.
Et la stratégie tient à la vision que l'on a de l'ordre international. Le reste, l'intendance, suit plus au moins. Dans notre cas, plutôt moins que plus.
Les sources de crise doivent donc être analysées avec soin, et sans idéologie. En tout cas, de mon point de vue, qui ne préoccupe que de l'indépendantisme français, peu me chaud, qui est quoi : du moment qu'il tente de me dominer, il ne me convient pas ! La première puissance militaire du monde, ce sont les Etats-Unis d'Amérique.
Et de très loin ! Puisqu'ils concentrent... près de 80% de la défense militaire du monde, avec leurs alliés, et 50% à eux tous seuls.
Les chiffres de tous les autres pays sont résiduels... par rapport à la puissance des Etats-Unis d'Amérique.
Et cette puissance, incarnée par 600.000 hommes de troupe, dans quelque chose comme... 500 bases dans le monde, sur tous les continents, est au service d'une puissance : eux !
Donc...
Le dire, ce n'est pas faire de l'idéologie, c'est constater la réalité des faits. Et elle est au service d'une seule et unique chose : le maintien de la suprématie. Pour une raison qui est structurelle : la masse des dollars qu'ils ont mis en circulation excède de très loin toute contrepartie matérielle, qui pourrait y être opposée, et une série de pays essaient de se sortir de la monnaie dollar, comme c'est le cas des BRICS, et cela crée une tension permanente à l'échelle du monde.
Nécessairement (je sais que je vais choquer certains d'entre vous), nécessairement, du fait même de cette situation, qui fait que les Etats-Unis ne pourront jamais être deuxième, ils ne peuvent qu'être : ou premier, ou reculer à la fin du tableau, compte tenu de ce que serait un ajustement financier, sur la valeur de leur monnaie. Par conséquent, pardon pour ceux que je choque, je demande qu'on le prenne pour ce que c'est, de la réflexion géopolitique : les Etats-Unis d'Amérique sont nécessairement agressifs. Et par conséquent, ses adversaires, ceux qui veulent lui disputer cette hégémonie ou s'y soustraire, sont considérés comme des ennemis, et eux-mêmes sont mis en tension.
Par conséquent, les BRICS, et en particulier la Russie et la Chine, sont mis en tension. Mais l'origine de la tension est... la domination des uns sur les autres.
Voilà mon analyse de la situation générale. Après quoi, pour être rapide, cette première source étant évoquée, hégémonie, non due, du dollar, il faut en évoquer une deuxième, qui est absolument nouvelle, et que personne, aujourd'hui, ne sait vraiment maîtriser, qui est : la conséquence du changement climatique. Car, vu depuis les pays puissants comme les nôtres, depuis l'Occident, tout ça, bon...
On voit bien : la mer monte, et il y a des événements extrêmes, ...
Mais la vérité, c'est que ça commence à disloquer ce qu'on appelait autrefois "le Sud". Les 80% des migrations se font entre pays du Sud, et bousculent les frontières, les équilibres , et tout ce qu'on veut, parce que les gens, pour survivre, passent des espaces, qui souvent sont coupés artificiellement les uns des autres, par des frontières que nous avons tracées il y a bien longtemps, et qui n'ont pas toujours une réalité très évidente pour ceux qui vivent là, et qui essaient d'échapper à la mort. Voilà les deux sources, d'après moi essentielles, des tensions que nous allons voir dans le monde, avec les conséquences par effet de domino des uns sur les autres.
Vous avez évoqué, M. le rapporteur, à juste titre, (j'essaie de le prendre de mon point de vue) la question de l'indépendance des Français, et notamment... le matériel.
Parce que pardon, mais à la fin, l'indépendance, c'est aussi ça ! Sommes-nous capables, tout seul, de faire ? Et sommes-nous capable de maîtriser ce dont nous disposons ?
Il y a problème ! Les armées ont accepté d'installer sur leurs missiles des logiciels nords-américains. Je ne prends que cet exemple, pour ne pas surcharger la discussion à cette commission.
C'est une erreur ! Nous avons à dire sur le fait que... sur un certain nombre de domaines, (alors il faut dire lesquels), les Français doivent être absolument indépendants, et certainement pas en arriver à ce partage des rôles, que vous avez souligné avec justesse, qui est de dire : les uns font le matériel, et nous, on court sur le terrain.
De ça, il ne peut pas être question. Nous devons être, à mon avis, d'un bout l'autre, maître de ce que nous faisons. Ça m’amène à trois points sur lesquels je veux conclure.
Premièrement : Quel bilan tirons-nous de notre intégration au commandement intégré de l'OTAN ? Combien ça coûte ? Combien on a de monde là-dedans ?
Et à quoi, dorénavant, ça nous engage ? Sachant que, pour la première fois depuis Napoléon, nous avons 300 hommes engagés en Estonie, plus du matériel, et bientôt, nous allons passer en Lituanie, sous commandement allemand, avec du matériel. Tout ça, est-ce que la commission des affaires étrangères en est saisie ?
Est-ce qu'elle y réfléchit ? Comment pourrait-elle se dé-saisir, de la présence des armées françaises aux frontières de la Russie ? Ce qui revient à dire (mais je sais que c'est la logique de l'UE) que la Russie est un ennemi, alors qu'à mes yeux, elle est un partenaire, et qu'en aucun cas, elle ne doit devenir un ennemi, pour un Français en tout cas, c'est la base depuis la Saint-Glinglin.
Les Français font comme ça : ils s'entendent avec les Russes. Et quand ils s'entendent pas, en général, ça tourne mal pour nous. Il vaut mieux s'en rappeler, parce que ça, c'est de l'histoire profonde.
Deuxième point (j'en reste là sur l'OTAN) : L'intégration de l'armée française à l'OTAN sous couleurs des défenses de l'Europe, -- je vous concède le terme si vous voulez, qui est assez habile, je reconnais que c'est plus malin que "l'Europe de la défense" parce que l'Europe de la défense, on est amené tout de suite à des questions assez fondamentales à trancher. Mais n'empêche que ça n'enlève pas le fond ! Se défendre contre qui, s'il-vous-plaît ?
Par quels moyens ? Et à quels propos ? Nous, nous sommes la France.
La dissuasion nucléaire. Que nous a rapporté le fait que le président Hollande... ait si sottement signé à Chicago, à peine élu, que nous, les Français, nous acceptions qu'on installe des batteries anti-missiles en Pologne ?
Ca, c'est pas une question militaire ! C'en est une... mais c'est une question de géopolitique.
Donc...
Nous les Français, est-ce que nous acceptons que... dorénavant, l'Europe puisse être un théâtre de guerre ?
Jusqu'à présent, la doctrine de la dissuasion, c'est que c'est pas envisageable ! Donc, ou bien on renonce à la dissuasion, ou bien on renonce aux batteries, mais on ne peut pas avoir les deux en même temps, il me semble que c'est totalement contradictoire. Je (....) deux questions, comme contribution à la réflexion.
Je suis pas sûr que tout le monde se rende bien compte du fait... que nous voilà engagé·e·s jusqu'aux coudes, dans des opérations dont vous avez vous-même souligné, M. le rapporteur, qu'étant dans la main de M.Trump... il peut se passer bien des choses.
Je finis sur l'espace maritime : Il faut que tout le monde se rende compte de quoi on parle ! L'espace maritime français sera sans doute le premier du monde. On s'est bien débrouillé pour faire reconnaître notre zone exclusive, on avait le matériel qu'il fallait pour le faire, la France s'est agrandie de 10% de son territoire sans tirer un coup de fusil, c'est magnifique, c'est la première fois de notre histoire que ça arrive.
Mais après, ça crée des devoirs : Pour être présent sur tout ça, nous avons l'équivalent, pour faire une image, de deux voitures de police pour surveiller toute la France. Voilà les moyens que nous déployons. C'est absurde !
Donc, il nous faut des moyens importants, et ça c'est une question de géopolitique, parce que si vous n'êtes pas capable de faire respecter les routes, de faire protéger les frontières (parce que du coup, ce sont des frontières), alors vous n'êtes capable de rien ! Et ça ne sert à rien de dire qu'on a le 2e territoire du monde, parce qu'il n'y a que nous qui le savons, et les autres s'en fichent ! Et en particulier, la protection des routes maritimes contre la piraterie, ça concerne les Français, parce que... dans beaucoup de cas, nous sommes directement impliqués.
Evidemment, reste la question de la Méditerranée, cruciale. Qu'est-ce qu'on fait ? Voilà, on s'est fait avoir...
On avait une très bonne politique, c'était 5+4. Ça marchait très bien. Là-dessus, les Américains sont arrivés, ont mis sous embargo la Libye... ... terminé le 5+4 !
Le président Sarkozy est arrivé derrière, qui a essayé de faire ce qu'il pouvait, il propose une Union pour la Méditerranée, les Allemands sont arrivés et ont dit : "Ah non non, pas question que vous fassiez ça tout seul, les Français avec les autres, on va y mettre toute l'Europe." Et donc, les riverains de la Baltique se sont directement intéressés à la Méditerranée, c'est-à-dire qu'il ne s'y passe : plus rien ! Et le cadre pour moi, reste pour nous Français, d'abord, le petit bassin, et pas aller se fourrer... dans les histoires de toute la Méditerranée, parce que se retrouver avec Chypre, et avec Israël, autant dire qu'on ne peut rien faire avancer du tout.
Le petit bassin, c'est 5+4, et c'est le cœur de la francophonie. Je termine par ça : il n'y a pas de politique militaire tournée sur le rayon francophone. C'est une erreur.
On pourrait peut-être, nous, faire avancer les choses. Peut-être qu'on pourrait avoir des organismes de coopération. Tout ça, ça se ramène à une chose (j'en profite puisque j'ai la parole, et je termine là-dessus) : Bon, me voilà repeint en "souverainiste"...
Alors bon, j'ai dit : "Appelez-moi bien comme vous voulez !" Tout ça n'a pas de sens...
Je suis un indépendantiste. Et l'indépendantiste, c'est celui qui peut passer des accords. Parce que... quand vous êtes sûr·e de vous, quand vous êtes bien blindé·e, vous pouvez tendre la main à tout le monde.
Là où ça va pas, c'est quand vous avez peur, ou vous êtes en situation de dépendance. Si nous sommes indépendants, nous serons fraternels. Si nous sommes dépendants, nous serons soumis, et à la fin, ça tournera mal. ...
Merci... deux ou trois mots... merci aux collègues... qui ont bien voulu réagir sur ma contribution, que je ne prétends pas mettre au même niveau de qualité que celle du rapporteur, mais je dis deux ou trois mots : j'assume qu'elle est clivante, évidemment.
C'est pas nouveau, vous savez, quand le général de Gaulle décide la défense nucléaire, elle est "tous azimuts". A l'époque, c'est la guerre froide ! Alors les gens lui disent : "Tous azimuts, quand même, vous y allez fort !
Ça inclut les Etats-Unis...".
Et lui, il répond : ben oui, et je vois pas que ça aille plus mal depuis qu'on a décidé ça. Voilà, bon. Point !
Les Français, c'est les Français. Point ! Et on s'occupe de nous.
Et dans ce domaine. Parce que, dans ce domaine, le décision est exclusive, que voulez-vous...
Voilà ! C'est une personne, (c'est une responsabilité terrible, absolument horrible) qui décide d'appuyer sur le bouton ou pas. Et c'est une arme posthume, c'est-à-dire que... quand on décide de le faire, c'est que c'est déjà fini !
Mais c'est une logique, on ne peut pas passer à côté ou se cacher les yeux, ou dire "non, non je suis pas au courant, il a qu'à se débrouiller avec". Non ! Si on ne veut pas avoir à y recourir, il faut donc, empêcher, en amont, qu'on ait besoin d'y recourir.
Donc, il ne faut pas que l'Europe soit un théâtre de guerre. Par exemple, ... les Français, nous avons refusé d'installer le missile à roulettes.
A l'époque. C'était sous le président Mitterrand. Le missile à roulettes, c'était un missile qui tirait à 400 km.
Eh bien, il n'y avait pas besoin d'être un aigle... pour prendre un compas, et regarder qui était visé !
Bon, eh bien...
Non ! Et on a décidé à l'époque, qu'il n'y aurait pas de missiles à roulettes, parce qu'on ne voulait pas se battre sur le sol européen. C'est donc, pour prendre une expression vulgaire : "Pour un oeil, toute la gueule"...
Voilà ! Donc...
Il n'y aura pas de guerre, parce que nous nous voulons pas qu'il y en ait, et nous prenons nos dispositions pour ça. Donc, la dissuasion, ce n'est pas une attitude agressive, c'est une attitude qui exclut l'angélisme et la naïveté, que d'aucuns pourraient avoir. Alors, ça m'amène au rôle de l'histoire longue.
L'histoire longue et l'histoire courte. Evidemment que toute l'histoire humaine est bouleversée par la crise climatique, ça va de soi. Mais en attendant, l'histoire longue, elle est là.
Et elle est sur plusieurs siècles pour les Français. Donc, on peut quand même s'en inspirer ! Je suis d'accord pour dire que... aujourd'hui est aujourd'hui, que c'est pas hier, et tout le reste...
Mais enfin, nos voisins nous ont envahis quatre fois, Mme Saint-Paul. C'est pas nous qui les avons envahis. C'est eux qui nous ont envahis quatre fois.
Et c'est la raison pour laquelle, pour ma part, qui les aime beaucoup, je préfère qu'ils restent chez eux ! Et je ne suis pas d'accord pour qu'ils ré-interviennent... pour qu'ils ré-interviennent militairement, où que ce soit dans le monde...Voilà !
De même, les Japonais. Pareil ! Ça, c'est peut-être que je suis encombré de l'histoire.
Vous pourriez me dire... (Ni l'un ni l'autre, on ne pourrait vérifier qui a raison) "Tout ça, c'est fini !" ...Tant mieux si c'est fini !
M'enfin...
On fait ce qu'il faut pour que ça ne recommence pas...
Et donc, ça passe par de l'indépendance. Mais... la situation est quand même très préoccupante !
Nous avons vendu la moitié de la société qui produit les chars ! Alors peut-être qu'on a pas besoin de chars, mais si on a des chars, on en vend la moitié aux Allemands. Alors donc : les chars, nous les faisons avec eux, ... les balles pour nos fusils, nous les achetons aux Israëliens, ... les fusils, nous les achetons aux Allemands, ...
A la fin, qu'est-ce qu'on sait faire tout seuls ? Parce que, rappelons-nous que, à un moment, arrive le moment où celui qui vous fournit, il vous dit : "...Eh bien écoutez, ...non !" Parce que telle chose que vous êtes en train de faire, on n'est pas d'accord.
On l'a fait aux autres ! Je le rappelle ! C'est nous, qui avons décidé l'embargo sur les armes avec Israël !
C'est nous, qui l'avons décidé ! On leur avait vendu des avions avant ça. Ils se sont passés des nous, mais en attendant, c'est comme ça que ça se finit : qui paie commande, qui fournit commande.
Donc, ... le dire, ce n'est pas, par apriori, faire un procès.
C'est juste prendre ses précautions. Parce que... au moment où ça intervient, où il faut prendre la décision, c'est plus là qu'on peut faire autre chose ...
Je termine sur la flotte... pardon... sur l'eau et la Méditerranée : Je rappelle ... (je sais que ça choque au moins une d'entre nous, m'enfin) Il y a 600.000 personnes qui ont la double-nationalité, qui viennent du Maghreb, et qui sont parmi nous, avec qui nous avons des familles.
Il y aura 100 millions de Maghrebins qui vont parler français ! Plus, il n'y en a jamais eu, à aucune époque ! Donc, les Français ne peuvent pas ne pas être, d'abord, ceux qui marchent devant, sur un sujet pareil.
Or, la politique du petit bassin est complètement bloquée ! Personne fait rien ! On intervient, de temps à autre, comme ça, de manière sympathique, ... et je prends l'exemple de nos amis tunisiens : Est-ce que c'est pas à nous de faire le premier geste ?
Est-ce que c'est pas à nous d'annuler la partie de la dette, de ce qu'ils nous doivent encore, pour les aider à respirer, au lieu de les serrer, de les étrangler ? Sur les espaces maritimes, figurez-vous que la France... quand on met la France immergée et la France émergée, nous sommes la première nation du monde, en surface.
Bon, c'est une image un peu plaisante, mais c'est pas le cas d'autres. Et ça nécessite, naturellement, qu'on prenne la mesure du danger, parce que vous venez d'évoquer un pays, ... 50 millions de personnes qui se déplacent, c'est pas rien !
D'un coup, qu'ils foutent le camp, pour aller dans le pays d'à côté ! Ca peut tout déstabiliser ! 10.000 îles vont être dans ce cas-là, avec la montée des eaux.
Et la COP21, que nous avons intérêt, Français, à défendre par dessus tout le monde, en réalité, quand vous mettez bout à bout les accords, ... les pays insulaires ont refusé de signer, tant qu'on mettait pas qu'on avait l'objectif de 1,5 degrés de plus.
Or, dans l'accord, c'est pas 1,5 degrés de plus...
C'est 2 degrés ! Et la vérité, quand on cumule toutes les propositions des pays, c'est 3,5 degrés ! Donc on peut rêver que ça va s'arranger, tout ça... très bien !
Je le souhaite de tout mon cœur ! En attendant, ça ne s'arrangera pas. Donc, tous ces gens vont ficher le camp de chez eux, avec le président des Etats-Unis qu'il y a, ça m'étonnerait que ça s'arrange...
Donc, ils vont partir de chez eux, et le tohu-bohu va commencer ! Donc, il vaut mieux choisir ses alliés, je finis là-dessus : Je ne suis pas d'accord pour qu'on classe les Chinois comme des adversaires. Les Chinois, c'est un peuple pacifique, pour des raisons X, Y, Z, multipliées par 100, mais ces gens-là n'envahiront jamais personne !
Vous pouvez en avoir la certitude ! C'est le poids de l'histoire qui dit ça ! C'est pas pour 4 îles, où ils se battent avec les Japonais, que ça va changer quelque chose.
Donc ce sont des alliés précieux, à cultiver...
Jean-Luc Mélenchon