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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 7 juin 2022 87 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploiSolidarités & famille

Conférence de presse des économistes sur le programme de la NUPES - #EconomieNUPES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 24 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 27:30OuverteRéponse directe

    Ce débat sur les multiplicateurs est-il vraiment nécessaire ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    L'aide à l'inflation pour les plus modestes est-elle une nouvelle mesure ?

  • 3:00OuverteÉludée

    Par rapport à l'aide à l'inflation des plus modestes à verser pour la rentrée annoncée par Isabelle Borne, est-ce que vous considérez que c'est une nouvelle mesure ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous revenez aux 25 meilleures années pour le calcul des retraites ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Sur le calcul du chômage, Jean-Luc Mélenchon dit qu'on a compté les apprentis dedans, pouvez-vous expliquer ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Vous avez utilisé les hypothèses de la Banque de France mais aussi des hausses de cotisations sociales, comment expliquez-vous le résultat de 267 milliards de recettes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Le déficit du commerce extérieur est à un niveau record. »
  • 20:00Manon BriquetChiffre
    « Emmanuel Macron a amputé les recettes de l'État de 48 milliards d'euros par an. »
  • 24:00Cédric DurandChiffre
    « Plus d'un quart de la dette publique française est détenue par la Banque centrale européenne. »
  • 2:30Fait
    « c'est la même logique d'échec que on a depuis un petit moment quand même de la part de ce gouvernement en gros il ya un feu et puis on prend un petit arrosoir donc on va parsemer quelques gouttes d'eau »
  • 6:20Fait
    « nous sommes en déficit très fort et de plus en plus agricole et cinq si on rajoute le vin nous sommes effectivement légèrement excédentaire mais de moins en moins »
  • 8:20Fait
    « on a un problème aujourd'hui c'est les aides de la politique agricole commune parce qu'il faudrait être né au liban il faudrait surtout pas créer des distorsions de marché »
  • 9:00Promesse
    « nous allons changer la structure productive pour éviter d'être dépendant comme ça »
  • 12:20Fait
    « le multiplicateur des impôts alors que c'est celui des cotisations sociales qu'on utilisait »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

où chaud sinon a baissé de jeu d'avoir répondu à notre invitation je me présente devant vous entourer d quelques-uns des responsables du groupe des économistes qui assistent l'équipe de campagne de la nouvelle union populaire madame aurélie trouvé qui est la présidente du parlement madame manon briquet la coprésidente du groupe la gauche unie au parlement européen monsieur eric byrne monsieur cédric durand qui sont des l'économiste assez connue pour que je ne vous les présente pas davantage si nous avons pensé que cette rencontre avait de l'intérêt et parce que fort heureusement depuis une dizaine de jours dans un registre extrêmement novateur mon prédécesseur et la droite l'extrême droite et le gouvernement lula carte de la peur de l'affolement un l'hiver nucléaire les sauterelles et la catastrophe économique dans une tradition qui avait été abandonné depuis la période de monsieur giscard d'estaing qui annonçait les mêmes malheurs au pays si monsieur françois mitterrand était élu et je souhaite à nos critiques le même destin alors là le débat ne peut pas avoir lieu puisque personne ne veut débattre avec nous nous l'avons lancé d'abord j'ai l'ancien une proposition à madame le premier ministre maintenant on est entré dans une période qui s'appelle celle de la réserve auparavant le chef de l'état interdit à ses ministres de s'exprimer nous avons parfaitement compris comme la digne de vos collègues de la stratégie qui se déploie c'est celle de l'anesthésié générale du débat on ne parle de rien on discute d'aucun sujet de fond ce qui permet de s'accrocher sur des éléments dont on espère qu'ils produiront un buzz négatif et on a restera si bien qu'après une élection présidentielle qui n'a réglé aucun des dossiers d'orientation générale du pays puisque si bien le vote du 2ème tour est composé pour l'essentiel de gens qui ont voulu empêcher madame le pen d'être président de la république tant qu aucune des questions de fonds n'ait été tranchée se prolongerait dans l'élection législative ou encore on ne parlerait de rien c'est à dire d'aucun des sujets de fond qui concerne la façon avec laquelle notre pays va faire face au désastre économique qui a été provoquée par la politique du quinquennat qui s'achève désastre économique parce que le déficit du commerce extérieur est à un niveau record et si je commence par haut mentionné cet aspect parce que c'est le symbole le plus éclatant de la nullité de la politique qui a été mis en oeuvre puisque c'est la politique de l'offre que ses objectifs et espère abaisser les prix de production de sorte que les marchandises venant de france se taille des parts sur le marché international c'est exactement le contraire qui s'est prévalue qui s'est produit si bien que les 140 milliards d'impôts qui ont été donnés en cadeau aux grandes entreprises de ce pays par des décharges d'impôt de toutes sortes et qui correspond très exactement au montant du déficit du budget de l'état cet appauvrissement donc disais-je du budget de l'état n'a donné aucune espèce de résultats sauf un enrichissement spectaculaire de ce qui était déjà bien riche sur le plan de niveau de l'emploi il leur a fallu le subterfuge de l' embauche de 700 mille jeunes apprentis de plus pour faire croire à une protection une augmentation du nombre des postes de travail là encore c'est un chiffre qui sans cesse doit être répétée pour ne pas se laisser hélas impressionner par la propagande officielle qui dit que jamais le taux de chômage n'a été aussi faible dans notre pays ce n'est pas vrai hélas mille fois hélas je ne donnerai que ces quelques chiffres pour signaler l'ampleur du désastre à partir de là deux politiques se présente sur la scène la première qui est la continuation de la précédente sans qu'on chasse au juste en quoi vraiment elle va consister puisque les seules mesures qui sont connues sont la retraite à 65 ans le travail forcé pour le rsa 20 heures par semaine et pour le reste un non-dit immense qu avec une bienveillance extrêmes les commentateurs n'essayez pas de d'éclairer c'est que le chef de l'état s'est engagé à ramener à 3% le déficit du budget de l'état et comme nous avons quelques connaissances en calcul mental et même écrit nous savons que cela veut dire 80 milliards d'économies à réaliser sur le budget courant c'est 80 milliards c'est l'équivalent du montant du budget du ministère de l'intérieur et du ministère de l'éducation nationale à aucun moment ni le gouvernement ni le chef de l'état n'aura dit comment il compte réaliser une telle saignée la plus violente qu'on n'ait jamais vu sur le budget de l'état puisque ça revient diminuer de moitié le déficit courant c'est tout ce que nous savons ce que nous savons donc c'est que tout le reste est mensonge c'est à dire les bonnes intentions affichées renouveler le conseil national de la refondation qui blablate rats à perte de vue sur des sujets par sept noms connus dorénavant que sont la crise de l'hôpital public où celle de l'éducation nationale et on ne sait rien on sait qu'une chose c'est que tout ce qui est dit sur les progrès qui seront faits dans ce domaine est faux et mensonger puisque 80 milliards devront être retirés alors à partir de là oui il ya vraiment deux visions lune et de s'entêter dans la politique néolibérale qui est dans le monde entier et mise en discussion par tous et d'abord aux états unis d'amérique qui ont toujours bénéficié d'un statut économique à part puisque ils ont eu le droit de battre monnaie autant qu'ils veulent vu que personne ne demande jamais la contrepartie matérielle et donc tout le reste du monde a pris conscience du fait que l'étirement des chaînes de production sur la planète entière abouti à des coupures et des ruptures comme celle qu'on a vue au moment de la crise de l'aco vide et puis la terre entière a pu s'apercevoir que la liberté quasi absolu des grands monopoles et des multinationales de fixer les prix ne connaît aucune retenue et que dès lors elles sont capables lorsque les apparences d'une situation tendue se présente d'augmenter ses prix sans aucune base réelle d'augmentation dans les matières premières ou bref ce point m'amène à dire qu'il y à cette politique c'est la continuation de ce qui s'est fait jusqu'à présent et qui n'a mené qu'à des désastres en france nous sommes rendus au point où l'état a commencé à s'effondrer l'état s'effondre à travers ses services publics qui ne marche plus c'est le cas de l'hôpital c'est le cas de l'éducation nationale l'état s'effondre quand sa police gérer en dépit du bon sens ne se comportent plus comme une force de gardiennage de la paix mais comme une force destinée à domestiquer par la contrainte et la violence ceux qui s'y opposent l'état s'effondre quand le président de la république décide de supprimer la faune de la haute fonction publique qui a été la carcasse de l'état dans notre pays je pense aux statuts des préfets je pense aux statuts de la des affaires étrangères et de la diplomatie nous assistons une grève qui est sans précédent dans l'histoire de notre pays l'état s'effondre quand il faut des semaines pour désigner quelqu'un à la tête du gouvernement et que une fois installée la personne ne peut strictement rien par rapport à la grande crise qui s'annonce cet été c'est à dire la crise de la sécheresse qui impacte la paysannerie impact le système de santé surtout quand on nous annonce que 120 services d'urgence seront fermés nous avons sont donc à grands pas et dans une attitude d'irresponsabilité complète en direction d'une très très fortes secousses alors monsieur mac ronde à l'intention de rien changer à ce qu'il a fait dans le passé combien même ça ne marche pas autour de nous on procède à linverse la république fédérale allemande a décidé pour relancer son économie et sa production un budget militaire 200 milliards d'euros c'est une somme considérable qu'elle injecte dans l'économie du pays et elle a décidé d'augmenter le smic à 12 euros de l'heure qui a sera somme qui sera atteinte au mois d'octobre en transitant depuis une somme de départ du 9 euros de l'heure c'est à dire qu'il y aura cet autre voisin une augmentation 2 25 % du niveau du smic les espagnols ont consenti 30% d'augmentation du niveau du smic rien de tout ça n'est à l'ordre du jour dans notre pays sinon dans notre propre programme celui de la nuque qui prévoit une relance générale du système roulante générale du système de la consommation étant entendu qu on pèsera aussi sur le contenu de cette consommation mais comme elle représente le 53% du pib de notre pays c'est évidemment un secteur clé ce que le gouvernement s'apprête à faire c'est un ralentissement général pourquoi nous sommes déjà tombés à en récession c'est-à-dire à -2 0 % de progression de la richesse produite par le pays et rien n'indique qu'il y aura un ressaisissement alors y'a pas besoin est un aigle pour mettre côte à côte d'une part ce chiffre d'immobilité plus de l'autre côté l'annoncé par la banque centrale européenne de l'augmentation des taux d'intérêt tout le monde comprend immédiatement que ça va donner un ralentissement encore plus grand de l'activité en france d'autant que le gouvernement n'a aucun grand projet d'équipement les allemands ont choisi l'art moment où on peut choisir ce qu'on aurait voulu par exemple la construction de milliers de machines à fabriquer des énergies alternatives puisque cet été la crise de l'électricité va s'aggraver vu que comme vous le savez on ne refroidit pas des centrales nucléaires avec de l'eau chaude et que l'eau des rivières sera chaude par conséquent de la moitié des réacteurs déjà arrêté nous allons passer à une étape supérieure au moment où la consommation d'électricité ne devrait pas baisser compte tenu de la sécheresse et de la chaleur ambiante rien n'est prévu rien n'est organisé rien n'est pensé sinon une chose diaboliser notre proposition économique et social la personne cela va de soi mais disons que je suis entraîné samedi serait même plus ni moi le premier et là on reste toute la stratégie du pouvoir dans ces conditions nous avons été très heureux de voir que au moins un institut critiquer c'est l'institut montaigne et comme il avait fait le travail un autre institut qui lui n'a fait aucun travail qui est la fondation terra nova a recopié et s'en est pris à nous et tant mieux on était content parce que ça lancer un débat alors évidemment avant de commencer le débat nous avons été obligés de procéder à des rectifications un chiffre car l'institut montaigne qui est extrêmement bienveillant c'était juste trompé 30 milliards ceux qui quand même pour des gens qui prétendent donner des leçons de rigueur budgétaire donc un petit peu de discipline mais dès que nous avons signalé aux auteurs de ce rapport qu'il s'était trompé ils l'ont immédiatement admis et rectifier leur chiffrage si bien que maintenant nous voici rendus à 70 milliards pour la réforme de la retraite encore un effort et on arrivera sur le chiffre réel car je rappelle comme je les ai déjà dit à l'occasion de la séance du chiffrage nous n'avons nous avons chiffré la totalité de notre programme économique en le faisant entrer dans la moulinette de la banque de france n'est pas une convention entre mes amis c'est dans l'âme cole jeudi la moulinette c'est la matrice économique de la banque de france et les chiffres que nous avons produit en gros que je vais résumer pardon en gros sont ceux que vous connaissez 250 milliards seront injectés et lorsqu'ils auront fini leur circuit c'est à dire lorsqu'ils ont été utilisés en investissement lorsqu'ils ont été distribué en salaires lorsqu'ils ont été utilisés en équipements et biens de à l'autre bout remontant taxes en cotisations sociales d'après cette matrice de la banque de france 2 167 milliards la progression de la dépense ne devrait étonner personne parce que je suis obligé de rappeler à tous ceux qui l'ont ignoré que c'est ça correspond exactement à la progression de la défense qu'avait organisé le président jacques chirac sauf évidemment ça s'applique à d'autres choses que ce à quoi lui l'avait appliquée voilà tout ça méritait à notre avis d'être dit de répondre à vos questions nous avons voulu le faire dans la plus grande précision possible on ma part je vais aller à la préparation du meeting de ce soir mes amis et camarades sont là ils ont chacun à vous présenter un aspect de ce que nous avons entrepris notre message que au pays et qu'il peut avoir confiance en nous le travail et le plan a été sérieusement travaillé chiffre est organisée discuter mis en débat nous sommes demandeurs et nous mettons il reste trois jours mais entre les deux tours on pouvait aussi bien le faire d'ailleurs entre les deux tours il ne restera plus que nous et la lrm par conséquent ça devrait s'amplifier le champ politique puisque nous serons présents deuxième tour dans 112 80 à 90% des circonscriptions du pays et bien ce serait le moment d'avoir cette discussion et si madame bornes qui avait acquis j'avais lancé en quelque sorte ce défi et qui s'est défilé ensuite à accepter de l'avoir dans sa circonscription et puis elle a dit oui puis aladino puis elle a dit oui puis elle a dit non elle a dit oui elle a dit non trois fois si bien qu'à la fin ne fera rien et ne sommes pas surpris donc j'estime que si on peut avoir des sourires sur le fait que je ne sois pas candidat pour la septième fois à une élection de parlementaire je peux moi sourire sur des gens qui n'ayant jamais été lu nulle part se présentent dans des circonscriptions à ranger et refuse toute discussion sur la politique qu'il compte mener voilà je crois vous avoir dit aussi rapidement que je le pouvais pour ne pas surcharger les prémices de notre rencontre ce que pour ma part j'avais à dire oui vous pouvez nous faire confiance disons-nous aux français nous avons organisé planifié penser ce que nous allons faire et nous savons que dès le lendemain de ma nomination comme premier ministre nous aurons à agir dans deux directions l'une celle de l'urgence des situations qui sont à traiter tout de suite immédiatement on peut pas attendre parce que l'hôpital s'effondre en il faut bien qu'on passe quelque chose la rentrée scolaire étant là il faut qu'on fasse quelque chose le les gens pris à la gorge par l'augmentation des prix il faut immédiatement riposté mais aussi il faudra agir chaque fois pour que l'urgence coïncide avec les mesures de plus longue portée qui restructurent oms l'organisation de l'économie française et la mettront au diapason d'une nouvelle époque sans doute à ce message le plus important il est temps de vivre avec son temps la mondialisation heureuse et finit le libéralisme triomphant a fait la preuve de son inefficacité efficacité à régler quelques problèmes que ce soit dès lors qu'on sort de l'ordinaire de l'échangé des marchandises contre de l'argent le libéralisme le marché a montré son incapacité absolue à gérer les grandes crises qui se présente devant que ce soit la crise climatique la crise des carburants l'actrice des céréales la crise des migrations aucune de aucun de ces grands thèmes ne trouve de réponse dans le cadre de la dictature du marché il faut donc inventer autre chose une économie qui part des besoins une économie régulée une économie négocier une économie encadré et je me permets de vous dire ceci comme l'a dit un de vos collègues qui a expliqué qu au fond peut-être ce que nous faisons c'est un crash test parce que si l'économie de marché version néolibérale ne marche pas et que l'économie de marché et régulier encadrés comme nous la propose on ne marque pas et bien décidément le chaos est certain voilà c'est à toi vous n'en voulez pas vraiment je n'avais pas prévu que ça se passe comme ça je dois me préparer le meeting des personnes que je dois rencontrer donc mes amis sont là et bien plus compétents que moi bien bonjour à toutes et à tous on va pas être très long chacun simplement va développer quelques quelques-uns des éléments du rapport que vous avez alors si aurélie trouvé chez maîtresse de conférences en économie mais je suis aussi président du parlement de la nouvelle union populaire écologique et sociale je voudrais d'abord vous dire que nous sommes des dizaines d'économistes qui soutiennent et travail le programme de la deûle à nu baisse des économistes de tous horizons il y à des chercheurs des statisticiens des hauts fonctionnaires on est issu d'un dac très grand nombre d'institutions reconnu dans le monde académique les universités c'est votre cas les grandes écoles c'est mon cas la haute administration là les personnes ne sont pas forcément s'affiche pas forcément publiquement mais de façon anonyme en tout cas ce groupe d'économistes conseil économique nous sommes d'ailleurs en train de l'élargir de le reconfigurer avec aussi la nouvelle union populaire écologique et sociale et puis vous verrez que dans les jours à venir va paraître une tribune qui montre que ce que nous faisons est soutenue par un très large pan de la profession en économie j'aurais vous dire aussi que nous sommes indépendants c'est-à-dire que nos revenus nos carrières nos institutions de chercheurs ne dépendent pas des multinationales nous dirigeons des thèses académique nous publions dans des revues scientifiques avec des articles qui sont évalués par nos pères nous sommes insérés dans des cercles académiques et nous faisons partie des cols de penser au pluriel qui représentent une large part du monde académique alors au contraire je dirais des think tanks qui soutiennent le programme d' emmanuel macron comme l'institut montaigne ou terra nova qui sont en fait financé et dirigé par de très grandes entreprises et par ses cadres leurs cadres alors nous nous avons tenu à cette conférence de presse aussi pour répondre aux attaques de plus en plus virulentes de la part du gouvernement et des économistes néolibéraux qui soutiennent ce programme qui sont relayé par de nombreux médias contre notre programme économique tout simplement parce que nous y trouvons bien trop d'idées erronée de caricatures de données fausses et nous voulons finalement mettre les points sur les i nous voulons offrir en fait un débat démocratique de qualité aux citoyens pour que ça se visse en fait au dessus des calomnies que nous avons pu lire et entendre de part et d'autre et je dois dire aussi que nous pensons nous qui a pas une seule vérité en économie d'ailleurs qui serait la vérité néolibérale et nous combattons ce que margaret thatcher rappelé there is no alternative c'est d'ailleurs comme ça que le mouvement altermondialiste s'est construit en disant un autre monde est possible en réponse aux et louise no alternative de margaret thatcher nous sommes d'ailleurs tout à fait disponible pour débattre on l'a dit répété avec les membres de ce gouvernement et avec leurs principaux économistes et nous observons pour l'un tant en tout cas la plupart le refuse ce fut mon cas en tout cas avec l'auteur du rapport de terra nova en tout cas nous nous voulons vraiment nourrir nourrir ce débat alors peut-être parce qu'il deviendrait clair pour eux en tout cas s'il y avait ce débat que le chaos économique basse et de leur côté tout simplement parce que tous ces économistes et avec lui évidemment le gouvernement reste enfermé c'est ça qu'il faut bien comprendre dans le carcan néolibérale c'est à dire qu'ils ont ils n'ont pas les outils ne sont pas en capacité de sortir de nous faire sortir d'un système qui arrive au bout qui arrive à ses limites et donc nous nous proposons justement une école de pensée une façon d'en sortir à travers ce que ce qu'on pourrait appeler l'économie dé l'économie des besoins donc pour nous la seule issue raisonnable dans cette situation va se changer entre guillemets de logiciels pour remettre de la stabilité de la sécurité dans l'économie et donc ces voix là dans le rapport que nous venons de rédiger non seulement nous démontons une par une les fausses idées véhiculées dans le programme dans les dents dans par par ces économistes néolibéraux et éléments du gouvernement notamment mais aussi nous proposons une autre démarche en fondant tous nos arguments sur des connaissances scientifiques en expliquant les tests sur lesquels nous nous appuyons en utilisant des modèles à la fois celui alors essentiellement de la banque de france mais aussi du ministère des finances et comme vous le verrez tous les tout est chiffré mais on l'a déjà vu parce que nous avions fait une il ya quelques semaines à une émission de chiffrage qui rendait public et de manière très très fine un tout tout c'est toutes ces mesures que nous proposons dans le programme et je crois pas qu'il y ait une autre force politique qui peut se prévaloir d'un tel travail rendu public voilà donc à chaque fois je vous le dis on a des réponses solides et mes collègues vont vont revenir là dessus j'ai juste finir par un seul exemple celui du déficit commercial ce gouvernement a fait donc on nous dit ah beh oui mais avec votre programme vous allez tuer la compétitivité des entreprises et on va importer de plus en plus ça va être catastrophique pour déficit commercial vous quand même bien voir que monsieur macron a fait plonger le déficit commercial aujourd'hui à moins 100 milliards d'euros accor est en fait pourquoi parce que nous importons de plus en plus en particulier dans les postes d'un port a sion pour lesquelles on est plus dépendant le plus dépendant des marchés internationaux évidemment l'énergie mais je vais prendre aussi quelques autres domaines comme les fruits et légumes ou le soja alors je vais vous parler d'agriculture parce que en ce qui me concerne ce spécialiste des marchés des politiques agricoles je dois aussi vous dire que nous avons une diversité de compétences parmi les économistes vous trouverez des économistes du travail des économistes spécialistes des marchés financiers spécialistes de l'environnement etc nous avons toute une palette d'économistes capable de réagir et de travailler sur chacun des points et qui travaillent c'est mon cas par exemple depuis 20 ans sur un secteur précis par exemple celui des marchés des politiques agricoles et ensuite on est évidemment les économistes capable aussi de réagir sur l'ensemble de l'économie tout en étant focalisées sur et en étant extrêmement pointus aussi sur un domaine sur lequel nous apportons notre nos connaissances et c'est comme ça que nous travaillons en mettant en commun ces différentes connaissances donc pour revenir à la question par exemple des des du secteur agricole moi que je connais que je connais très bien eh ben vous voyez on a par exemple des importations de plus en plus importantes par exemple de fruits et légumes ou de soja soja importé d'amérique est en général ogm pourquoi parce que ce gouvernement est d'ailleurs les précédents n'ont pas procédé à ce qu'il faudrait faire pour nous rendre moins dépendant beaucoup moins dépendants des marchés internationaux marchés qui sont par ailleurs de plus en plus chaotiques 1 en faisant en sorte et bien de soutenir les secteurs pour lesquels on est fortement importateur et en faisant en sorte de soutenir nos entreprises par exemple bas pour ce qui concerne les fruits et légumes ou les protéines végétales appuyer là-dessus donner des aides en particulier sur ces secteurs là de en modifiant les modes de consommation et de production par exemple si je reprends le soja et ben on importera moins de soja si on a plus d'agroécologie plus d'alimentation herbagères dans nos exploitations et donc moins d'un port de soja pour l'alimentation animale c'est un exemple mais on pourrait faire ça sur l'ensemble des secteurs 3 en nous protégeant en protégeant quand il le faut aussi ses productions et quatre en favorisant aussi par exemple dans les marchés publics ces petites entreprises locales en tout cas voilà nous nous avons les capacités à court et à plus long terme évidemment de nous extirper de la dépendance aux marchés internationaux et donc de répondre au contraire à cette critique du déficit commercial nous pensons que justement la politique est menée par ce gouvernement on plonge le déficit commercial de plus en plus c'est la réalité est que nous nous avons les outils pour faire en sorte justement de restaurer un peu plus de dépendance et de thau d'autonomie par rapport à ces marchés internationaux voilà je laisse la parole maintenant à mon collègue éric baert pour développer les questions relatives aux salaires aux emplois et à l'investissement merci oui bonjour à toutes et à tous donc je suis et rigobert je suis maître de conférences en économie à l'université de bordeaux et donc parlement du manque du parlement de la nuque l'a rapidement je vais aborder trois points qui renvoie un certain nombre de critiques qui nous ont été formulées depuis plusieurs semaines maintenant première critique c'est sur la hausse des salaires qui jouerait contre contre l'emploi le la hausse du smic serait un élément qui par nature pénaliserait pénaliserait l'emploi bon force est de reconnaître que la réalité montre surtout le contraire on peut prendre deux exemples le smic par exemple a augmenté de 14 % entre 1997 et 2002 pendant la période du gouvernement de lionel jospin alors que dans la même période l'indicé des prix était se limiter à l'indicé des prix à la consommation de variés que de 1,7 à 1,9 pour cent par an dans cette période là deux millions d'emplois ont été créés en cinq ans soit plus que enfin alors qu'il y en a eu trois millions dans les dix années précédentes donc cette hausse du smic n'a pas joué contre l'emploi bien au contraire alors on pourrait dire c'est un exemple d'un gouvernement de gauche très bien alors prenons l'exemple du royaume-uni de boris johnson qui vient d'augmenter le salaire minimum de plus de 20 pas que lui mais les gouvernements précédents mais lui aussi de plus de 30 % sur les cinq dernières années et qui fin 2021 a connu un record d'offres d'emploi donc cette hausse du smic elle peut faire peur aux entreprises n'en disconvient pas mais rappelons nous quand même que l est en partie prise en charge par l'état avec des dispositifs d'exane d'exonérations de cotisations sur les sur les bas salaires par exemple donc le coût est supporté en partie par l'état et pas uniquement par les entreprises et puis surtout cette crainte relève d'une vision la vision de l'économie néolibérale qui est une vision comme un peu borgne de l'économie qui fait du salaire un coût mais le salaire c'est un coût pour l'entreprise certes mais c'est aussi un revenu pour ceux qui le perçoivent et c'est avec ses revenus que les personnes vont pouvoir acheter les biens et les services qui sont produits par les entreprises et donc la hausse du smic elle permet de remplir les carnets de commandes en particulier en particulier des petites entreprises et lorsqu'on augmente les plus bas salaires l'argent est dépensé en termes de co2 en termes de consommation et non pas en termes d'épargné lors lorsque c'est le cas alors quand on fait des cadeaux aux plus riches donc ça c'est premier première question premier point deuxième point on nous dit également aujourd'hui avec l'inflation l'inflation qui repart à la hausse que augmenter le smic et augmenter les salaires entraînerait une spirale inflationniste donc une blue qu qu'on appelle prix salaires alors je voudrais quand même rappeler une chose c'est que l'inflation à leur part aujourd'hui un pas à cause du futur programme de la nuit elle repart aujourd'hui alors qu'on est dans une dans un environnement de modération salariale moi si en tant que fonctionnaires le point d'indicé tellement gelé qu'on n'arrive plus à mettre la main dans le frigo un donc le ya pas s'est il n'y a pas de corrélation entre la hausse des prix et l'inflation l'expérience actuelle l'expérience actuelle le montre donc la hausse des salaires n'est pas responsable de l'inflation d'ailleurs les salaires augmentent moins vite que l'inflation donc on peut écarter cette idée d'une inflation alimentée par la boucle prix-salaires les prix augmentent certes et je dirais que c'est un peu la conséquence aujourd'hui on paye un peu l'addition de ces politiques néolibérales les prix augmentent pourquoi ils augmentent en raison des problèmes d'approvisionnement dues à cette mondialisation néolibérale est évidemment la crise sanitaire est passée par là à couper les chaînes de valeur il a été très difficile qu'il est très qu'il est difficile de remettre en place et donc il ya des retards d'approvisionnement est notamment due à l'interruption du fret maritime pendant la pandémie autre chose la spéculation que l'on voit sur les prix énergétiques les prix du pétrole le gaz ou sur un certain nombre de matières premières donc là aussi la spéculation c'est le résultat c'est favoriser par cette libéralisation financière commerciale et en aucun cas par le par le programme qui est qui est le nôtre je dirais que l'augmentation des salaires dans l'état pourrait être surtout un moyen de lutter contre la stagflation qui qui nous menacent parce que là on commence à l'expérimenté au cours du premier trimestre la croissance est très légèrement négative et l'inflation repart et ça c'est c'est pas les politiques que l'on souhaite mener qui en sont la cause dernier point que je voudrais aborder très rapidement c'est cette histoire alors désolé c'est peut-être un peu plus technique mais cette histoire de multiplicateurs jean luc mélenchon a rappelé tout à l'heure les débats qui ont eu lieu avec l'institut montaigne ou terra nova les conséquences ou la catastrophiste moi quand j'ai lu ça j'ai failli pas venir je dis non j'arrête la nuque parce que jusqu'en nous lui ce qu'on va faire c'est une catastrophe monumentale bombay cette catastrophe annoncée elle repose sur des hypothèses qui sont largement erronée et notamment en matière en matière de multiplicateurs jeu j'en profite pour préciser jean luc l'a fait tout à l'heure mais suis ravi nous sommes ravis que l'on s'intéresse au programme économique de la nuque on serait aussi ravine que les journalistes vous intéressiez autres de manière aussi pointu au programme économique d' emmanuel macron jean luc mélenchon l'a rappelé tout à l'heure sur les préconisations à l'idée de revenir à un déficit public inférieur à 3% est ce que ça représente concrètement en termes d'efforts en matière de réduction des dépenses publiques donc comment on y arrive alors on a une petite idée à la réforme des retraites on a arrêté de penser que la réforme des retraites à 65 ans c'était pour améliorer le sort des retraités on sait très bien que c'est pour financer la réduction du déficit public et les cadeaux fiscaux faits aux plus riches voilà alors terra nova reprenant l'institut montaigne retenait un multiplicateur de 0,8 donc typique de la logique néolibérale qui considère que chaque euro investi dans par là par la sphère publique va en gros faire en sorte que la sphère privée va réduire c'est le même son investissement et que au final l'effet sera sera moins important que ce que l'on imagine doux pourquoi nous on retient un chiffre de 1 18 tout simplement comme ça a été rappelé aussi tout à l'heure en se basant on n'invente rien on a repris le modèle de la banque de france le modèle de bercy mésanges et on a pris des trois scénarios qui ont été simulées à partir du modèle de la banque de france à partir du modèle de bercy est le nôtre bien est un peu entre les deux et pourquoi ce 1 18 ça renvoie à l'idée que on a pris massivement 1 principalement les multiplicateurs fournis par la banque de france sauf celui pour l'investissement public ce qui explique qu'au final on est ce ce chiffre de 1 18 pour quelle raison parce que la plupart et la grande majorité des études académiques et scientifiques sont plus proche où arrive à une conclusion un résultat plus proche en terme de multiplicateur de ce 1 18 plutôt que ce 08 qui repose qui a un sens pour les politiques d'offres mais qui est noté total ment sous-évaluée pour les politiques de demande donc si vous voulez les les résultats de l'institut montaigne ou de terra nova repose sur sur ces bases là évidemment si vous voulez accuser la nuque d'être dispendieuse et de faire n'importe quoi vous faites tourner un modèle avec la multiplicateur très faible effectivement vous verrez qu'une dépense élevée engendrera des résultats catastrophiques en revanche c'est nous qui sommes beaucoup plus sérieux puisque les études scientifiques corroborent les hypothèses que nous avons que nous avons retenue laisse la parole merci et wikango un somme un mardi après-midi d'économies mais manifestement avoir votre nombre aujourd'hui l'économie intéresse ça tombe bien et vous avez vu ça fait longtemps qu'on travaille dessus et on aurait souhaité même que ce débat émerge plus tôt dans la campagne ça a été dit puisque on a fait à la fois le chiffrage du programme on a été les seuls et un certain nombre de plomb qui précise économiquement comment on s'y prendra et je sais que j'ai déjà quelques questions de journalistes n'hésitez pas à les regarder notamment le plan sur la justice fiscale et c'est justement ça dont je vais vous parler aujourd'hui je vous parle en tant que députée européenne mais je vous parle aussi en tant qu ancienne chercheuse à oxfam sur les questions de justice fiscale et d'inégalités de lutte contre l'évasion fiscale et puisque c'était mon métier qu'on essaie aujourd'hui de traduire politiquement pour obtenir un certain nombre d'avancées eric a longuement parlé de comment notre modèle économique va permettre une économie vertueuse au service des besoins mais la première chose et peut-être le corollaire de ça c'est avant même que cela produise un effet dans quelle mesure sommes nous capables de tirer un certain nombre de recettes et je voudrais commencer par dire quelque chose claire puisqu'il pense que nous allons ruiné la france puisqu'il pense que avec nous ce sera le chaos économique et bien regardons d'un point de plus près ce qu'a fait ce gouvernement puisque lui était au pouvoir ces cinq dernières années et bien en un quinquennat emmanuel macron a amputé les recettes de l'état de 48 milliards d'euros par an on pourrait dire que certaines dépenses sont nécessaires mais on peut s'interroger est ce que la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune de 5 milliards d'euros plus la flat tax était nécessaire ce d'autant plus que des rapports issus du gouvernement comme france stratégie disent que le résultat s'est traduit par une hausse des dividendes des plus riches on peut regarder du côté de la suppression de la taxe d'habitation dont la moitié du gain est captée par les 20% les plus riches on peut parler de la baisse de l'impôt sur le revenu qui là aussi est captée par la moitié des ménages dont vous savez en france qui sont assujettis à l'impôt sur le revenu bref vous l'avez compris on peut continuer cet exercice je peux vous payez je peux vous parler de la baisse de l'impôt sur les sociétés de 11 milliards d'euros mais qui en réalité ne bénéficie pas aux pme de notre pays qui sont déjà soumis à un taux d'imposition sur les sociétés réduit on pourrait aussi regarder la manière dont ont été ciblés ces dépenses ciblées quand on dépense des recettes de l'état en fait quand on fait des aides on oublie souvent de dire aux gens que c'est leur argent qu'on utilise et qu'évidemment on a besoin de dépenses publiques mais que ces dépenses publiques ne doivent pas contribuer à détruire la planète ou à enrichir un certain nombre de d'actionnaires et de ce point de vue là choix qui a été fait c'est une politique qui est basée sur une politique de l'offre avec des baisses d'impôts 10 milliards d'euros par an quand même qu'ils ont parqué on bénéficie essentiellement aux plus grandes entreprises et dont on sait que le multiplicateur ce fameux multiplicateur est deux fois moins élevé que celui des mesures du volet demande je pourrais vous parler aussi de la baisse des impôts de production qui a été capté aux deux tiers par les entreprises de plus de 250 salariés c'est un gars moyen de 940 euros pour les pme et à linverse de 9 millions d'euros pour les grandes entreprises 9 millions d'euros versus 940 euros bref ce déficit en réalité il est creusée par une politique en faveur des plus riches de notre pays et le second quinquennat d' emmanuel macron n'annonce rien d'autre qu'une politique en faveur en là aussi des plus riches avec en tout 60 milliards d'euros qui seront gravés dans les caisses de l'état que ce soit lié à la suppression de la redevance audiovisuelle ou l'allègement des droits de succession pour aussi les plus riches je ne vous fais pas la liste complète mais sachez que c'est l'équivalent du plan d'investissement dans la bifurcation écologique de la nuque bref vous voyez que notre idée derrière c'est de dire que en réalité l'enjeu n'est pas de savoir comment on grève les moyens de l'état mais à quoi cela sert et comment on collecte des recettes on l oublie certainement aussi je sais qu'il ya des journalistes économiques dans la salle mais qui a aussi des journalistes politiques que la première recette de l'état c'est un impôt injuste c'est la tva dont les recettes ont augmenté ces dernières années + 25 % en vingt ans et la csg plus 370% en vingt ans donc les premières recettes de l'état sont des recettes qui sont foncièrement injuste et ses cadeaux fiscaux là sont une parenthèse dans l'histoire de notre pays quand vous passez au crible fin et je sais que vous aimez faire ça le programme économique de la nuque dites vous bien que l'impôt sur les sociétés quand il a été créé il était à 50 % et que le taux que nous défendons d'un impôt universel à 25% mais n'en est que la moitié que le taux de tva sur les produits x quand il a été créé et est à 33% et que nous nous défendons rien d'autre que cela qui est de refermer cette parenthèse de l'histoire économique de notre pays ensuite je voulais conclure par vous dire que si vous vous posez les questions en réalité on a les moyens de notre ambition en commençant par revenir sur l'ensemble des cadeaux fiscaux dont je vous parlais je vous renvoie vers cela vers le chiffrage précis que nous avons fait ça a été dit nous sommes les seuls à avoir fait de manière concrète et de manière précise que oui il ya un certain nombre de niches fiscales n'en déplaise à l'institut montaigne qui l'avaient oublié que nous supprimons que nous ferons une révolution fiscale à la fois un pot sur l'héritage lisf la taxe sur les transactions financières le to qui rapportera 40 milliards d'euros que nous ferons un impôt sur les sociétés progressive qui rapportera 11 milliards d'euros là aussi je pourrais vous égrainé blond non les recettes que nous allons collecter mais je sais la question qui va être posée mais donc avec ce programme de la nuque vous allez faire fuir les entreprises et vous allez faire fuir les riches de notre pays eh bien ça me rappelle quelque chose c'est l'argument qui a été utilisée pour supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune résultat non seulement on n'a pas vu les riches de notre pays revenir mais c'est parce qu'en réalité ils n'étaient que 0 2% à quitter le pays pour se soustraire à l'impôt de solidarité sur la fortune mais rassurez-vous si les entreprises et les riches de notre pays souhaite quitter notre pays alors nous avons aussi la solution avec un impôt universel notamment sur les entreprises qui a été donc guide a été élaboré avec l'économiste gabriel lippmann qui se base sur ce qu'on appelle le déficit fiscal sur lequel je pourrai revenir si vous avez des questions pour pète trop longue et puis je me souviens aussi de ce que dit le conseil des prélèvements obligatoires le cepeo dont on ne peut pas accuser ni sa proximité avec la nuque ni son côté néo bolchevique ou tout autre qui rappelle quand même de manière utile que ce qui attire les investissements les entreprises dans un pays c'est bien la taille et la nature du marché le niveau de formation le capital humain la qualité des infrastructures et des réseaux bref toutes ces choses qui nécessitent des services publics qui sont efficaces vous l'avez compris on a besoin et on a envie de débattre et finalement aujourd'hui nous organisons ce débat économique à travers nous journalistes mais nous leur disons ici fermement si vous parlez vous voulez parler du sérieux de la crédibilité de notre programme alors accepté de débattre avec nous vous voyez nous en sommes prêts nous avons travaillé des mois durant avec des économistes y compris qu'ils ne peuvent pas s'afficher qui travaille à france 3 tj qui travailla le fc qui travaillent à bercy et qui travaille au quotidien avec nous et qui d'ailleurs sont prêts à prendre le pouvoir dès le mois de juin prochain parce que il faudra probablement aussi faire un peu de ménage dans certains ministères bonjour à toutes et à tous je suis cédric durand professeur d'économie politique à l'université de genève et mon intervention va se centrer sur deux questions de questions sur lesquelles je travaille qui ont été développées aussi dans le dans le programme d'une part la question de la financiarisation et d'autre part de la planification écologique alors peut-être que vous allez vous dire que ces deux questions sont disjointes elles ne sont que apparemment disjointes au fond il s'agit de tenter de répondre à la question suivante veux ton que le système nerveux central de l'économie réside dans le jeu hasardeux des forces du marché c'est ça l'est peut-être de la financiarisation laisser les marchés financiers est le le le le centre des décisions en matière d'allocation économique ou alors souhaitons on reprendre un contrôle démocratique afin de décider du type de mode de développement que nous souhaitons poursuivre alors cette première question de la financiarisation se pose très concrètement avec le débat actuel sur la question de la fuite des capitaux vous avez évidemment vu que dans de très nombreux très nombreux conteurs ont agité le spectre d'une fuite des capitaux qui seraient en fait dues soit à des déficits publics trop importants soit un déficit commercial ou bien hausses d'impôts 1 dans tous les cas il ya cette idée que le capital va fuir le pays précipitant une hausse des taux d'intérêt et donc une crise qui va être anglais l'économie cette hypothèse cette ce scénario d'une fuite des capitaux n'est pas un scénario c'est un épouvantail c'est pas un scénario réaliste du tout pour trois raisons alors quelles sont ces trois raisons la première raison et ça a été exposées précédemment parce que le programme proposé par la nuque et un programme sérieux un programme financé 1 il a certes un effet multiplicateur mais il ya aussi une base fiscale qui est tout à fait solide et au delà de ça il ya un projet productif industrielle de planification qui vise à consolider la base productive du pays et donc sa base fiscale donc ça c'est la première raison la deuxième raison c'est que alors là on rentre des raisons peut-être plus technique mais extrêmement important c'est la structure de la dette publique la république aujourd'hui elle est extrêmement favorable la situation la vie publique est extrêmement favorable pour plusieurs raisons d'abord les taux d'intérêt les taux d'intérêt réels n'ont jamais été aussi bas depuis plusieurs décennies cinq décennies on est à -4% à taux d'intérêt nominal - inflation faysal taux d'intérêt c'est ça qui compte pour les budgets publics on est en discussion qui est extrêmement favorable ça c'est le premier point le deuxième point c'est que la structure de la dette publique française est là aussi extrêmement favorable parce que elle est essentiellement à long terme en moyenne aujourd'hui le la maturité de la dette française est à plus de 8 en plus du temps seulement 6% 6 sur 9 7% de la dette française et air à court terme donc ça veut dire que le problème de soutenabilité de la dette se pose vraiment dans le dans le tendon est au fond un 7-2 cette date a été contracté donc à long terme et à des taux d'intérêt extrêmement faible ça veut dire que chaque jour qui passe le volume de la dette diminue grâce à mes relations que l'on connaît aujourd'hui donc un effet favorable de l'inflation sur la dette publique qui est exceptionnel et qui est extrêmement favorable il faut le souligner donc ça c'est le deuxième la deuxième raison pour laquelle une crise de la dette n'ont finalement et à contretemps la troisième raison c'est l'idée que aujourd'hui il n'ya plus d'autonomie des marchés financiers le modèle qu'on a c'est les crises de la dette dans les années 80 ou 90 où la crise grecque il y avait une forme de sanction des marchés financiers vis-à-vis d'un pays ça c'est quelque chose qui ne peut plus exister aujourd'hui pour quelles raisons et bien parce que aujourd'hui 1 depuis 2008 mais surtout depuis ces dernières années les banques centrales interviennent massivement pour soutenir les marchés financiers et elle n'interviendra sivement en achetant de la dette publique alors peut-être que vous pensez que lorsque les banques centrales interviennent pour acheter de la dette publique c'est pour aider les gouvernements pas du tout albert viennent pour acheter de la dette publique pour aider les marchés financiers parce qu'aujourd'hui les marchés financiers il repose leur leurs briques de base l'élément de base c'est la dette publique qui sert de collatéral dans les prêts interbancaires et dans le développement financier et s'il ya une perte de valeur de la dette publique est bien une crise financière immédiatement qui fait contagieux donc tout ça pour vous dire que dans la dans la situation actuelle a manqué centrale aucun banquier central ne prendra le risque de déclencher une crise de la dette publique en europe et de dekra déclenché une crise financière générale alors il faut juste peut-être pour vous donner un chiffre on est bien en tête ce qui se passe depuis le début depuis deux ans la majorité de l'aide plus que la totalité de la nouvelle date est mise a été rachetée par la banque centrale européenne est aujourd'hui plus de cas plus d'un quart de la dette publique française est détenue par la banque centrale européenne autrement d'une crise de la dette publique française et une crise qui serait décidé par la bourse à l'européenne est quelque chose qui n'est pas précis pour l'instant que je ne vous exposez le poids de la france dans la zone euro et la centralité de la dette publique dans les mécanismes financiers alors peut-être maintenant me résumer le programme de la budgétaire de la nuque et sérieux sur le plan économique l'environnement du point de vue des taux et de la structure de la dette est extrêmement favorable et enfin l'action des banques centrales puis que celles ci sont en fait en premier plan dans la gestion de la dette et c'est pas les marchés financiers les investisseurs qui pour le la sueur sur ce point là pour toutes ces raisons la une la perspective à court terme d'une crise de la dette est absolument inenvisageable en revanche c'est pas pour ça que nous on pense pas remettre en cause le fonctionnement est forcément du financement de l'économie on soit d financiarisé l'économie et c'est pour ça qu'on prévoit de développer un pôle public bancaire et de renationaliser progressivement la date on reprendra peut-être si vous souhaitez après mon deuxième point et je vais être rapide de sion pour aussi si vous avez des questions revenir dessus si la question de la planification écologique et s'il voulait c'est l'envers de cette idée de faire piloter l'économie par les marchés financiers alors aujourd'hui je viens de le dire le capitalisme est porté à bout de bras par les banques centrales qui soutiennent massivement la finance et aussi par les subventions au secteur privé ça a été un peu du précédemment l'état subventionne massivement les fientes par exemple avec le crédit d'impôt compétitivité emploi ou laissé hier alors toutes ses différentes interventions 7 des interventions finalement en aveugle le gouvernement finance l'économie on a vu qu'il fait pas des choix et délibèrent pas eh bien c'est exactement le contraire que l'on souhaite faire on souhaite avoir une planification écologique c'est-à-dire où il ya une intervention publique dans l'économie une intervention qui est des dirigés en fonction de priorités en fonction de choix alors peut-être mentionné d'abord un brève réjouissances il ya quand même une bonne nouvelle c'est que la planification écologique est aujourd'hui devenu une question absolument central bon la première ministre en charge de ces choses là alors malheureusement c'est quelque chose de tout à fait que cosmétique l'on se regarde l'émission qui sont données au ministre secrétaire d'état en charge de cette question il s'agit surtout de coordonner les différentes initiatives c'est pas du tout ça l'état d'esprit la planification écologique que nous nous proposons alors on la propose on propose une articulation de cette planification écologique autour de 2 3 3 3 éléments pour pouvoir faire bifurquer à notre mode de développement alors premiers éléments de la démarche c'est que la planification écologique doit être démocratique pourquoi elle doit être démocratique s'est pas seulement une question de parce qu'on valorise la démocratie bien sûr c'est important mais c'est que si on veut faire changer de base énergétique et de changer le rapport à notre nature de notre société et bien c'est pas possible de le faire sans un accord qui soit extrêmement large et un accord extrêmement large bien c'est pas juste un mandat électoral qui le donne il faut qu'une participation un investissement un des forces sociales dans ce processus là c'est pour ça que les territoires les des mécanismes associant les branches économiques le monde associatif la communauté scientifique sont nécessaires pour piloter cette planification écologique et on vise dans cette perspective a un conseil à la planification écologique qui serait chargée en lien avec les parlements et gouvernements du pilotage de la planification donc il faut une instance spécifique pour pouvoir décider ça une instance démocratique deuxième élément c'est passé loin du top donne la planification écologique est le premier élément la première chose qui manque aujourd'hui c'est une visibilité sur notre l'impact qu'ont nos activités sur l'environnement c'est pour ça qu'une des indes est un élément important sur lequel on souhaite travailler enfin non seulement travailler mais mettre en place s'est donné un mandat à lisser et pour faire émerger des indicateurs concernant la formation écologique de manière détaillée faire véritablement à devenir une contre une comptabilité publique en matière d'écologie et une compatibilité privé est quelque chose qui est absolument nécessaire pour pouvoir avoir une initiative par en bas et un pilotage par en haut de la transition écologique donc formation d'une statistique écologique public et privé c'est un élément clé deuxième élément clé troisième élément c'est la question de qui gouverne parce qu'aujourd'hui la planification s'est présenté comme un élément de coordination des changes de discussion c'est pas comme ça que ça fonctionne la planification la planification c'est ont fait des choix et on se tient à ses choix on les met en place de quelle manière peut-on faire ça eh bien il faut imposer les priorités pour ça il faut avoir une articulation administrative ça veut dire que l'instance en charge de la planification doit être directement lié non seulement à l'insee mais également à la banque de france à la caisse des dépôts à la dares pour ce qui concerne le travail et puis aussi à la sous direction des politiques sectorielles au sein du ministère de l'économie et des finances qui permet de voir secteur par secteur les enjeux qui sont en place donc voilà je vais m'arrêter là mais simplement un pour conclure la menace d'une attaque sur les marches des marchés financiers aujourd'hui une excuse pour ne rien entreprendre nous plus aucune excuse al'inverse une véritable planification écologique offre une voie stable une perspective de long terme pour faire vivre les vertus économiques de l'ambition écologique de l'ambition collective et de la solidarité je vous remercie quarante cinq minutes du coup je vous propose voilà puis après on fera peut-être une partie off pour que vous discutiez avec les yeux les uns et les autres voient les unes et les autres voilà mais bonjour marche alors pascal riché l'ops j'aimerais rien cette soirée de multiplicateurs parce que en fait est ce que c'est vraiment un problème ce débat puisque vous dites que le plan est largement financé des recettes fiscales vu des cotisations sociales qui ont aussi un effet multiplicateur mais négatif sur l'économie et donc là dans l'autre entre les dépenses fais moi un effet multiplicateur positif et les recettes qui ont en effet multiplicateur négatif finalement c'est juste à la marche non oui là là c'est sûr que là dans la part des du retour que l'on a quand on dit qu'on on va investir dépenser les 250 milliards là du projet du chiffrage qui redonne les 267 à la fin il n'y a pas que l'effet retour multiplicateur relance accroissement de l'économie delà de l'activité économique il ya bien évidemment toute la partie fiscale qui entrent en jeu là dedans donc c'est de l'ordre de 200 milliards de recettes fiscales et de 70 milliards dus aux effets macroéconomiques [Musique] grosso modo mais c'est à peu près ça les ordres les ordres de grandeur donc vous avez raison dans le fait de dire que tout ne re ne repose pas sur ce multiplicateur là mais simplement nos opposants se sont servis d'un multiplicateur inférieur ajustements pour grossir le trait et grossir d'éventuels impacts impact négatif je peux répondre sur un élément déjà c'est le contexte européen on est aujourd'hui en 2022 qui n'est pas du tout le même qu'en 1981 et notamment au quai entre temps il a été mise en place un certain nombre de règles budgétaires mais ces règles sont largement violé les règles budgétaires et notamment les 3% de déficit ont été violées 171 fois en vingt ans et il ya eu zéro sanctions à commencer par des états l'état français est en réalité ces règles les ont été considérablement assoupli de la même manière la politique monétaire a elle aussi évolué quand la banque centrale européenne fait son programme qu'on appelle psp quel programme de rachat de dette dont il était question tout à l'heure en réalité elle déroge à ses statuts elle elle fait du rachad est donc quelque part finalement elle fait une contribution directe au financement ou indirecte au financement des états ce qui en théorie n'est pas permis donc le contexte économique a largement évolué y compris les règles européennes ont évolué et qu'il gagne quand même un certain nombre de marges de manoeuvre ça c'est pour le contexte oui mais excellente question c'est une excellente question et la réponse est effectivement que la dynamique historique et lun merc de 7 81 80 on est au moment n'est le néolibéralisme on à l'élection de churn avec son de reagan on a un bloc soviétique qui s'effondre on a une perte dynamite finalement de ce qui était le modèle keynésien de la période d'après guerre et à ce moment-là sait déjà qu'une série de réformes néolibérales qui vont s'enchaîner les autres on commence par libéraliser les capitaux puis ensuite on libéralise le marché des produits ont libéré le travail etc c'est toute la séquence qu'on a connus sur les 40 dernières années et met l'économie elle fonctionne si vous voulez il ya des mouvements historiques qui sont pas déterminées mais qui sont quand même très fort entre d'un côté ce qu'on a pas bien rang 4e man ou un désastreux mans théorie de l'année et donc s'ils voulaient une jolie berline c'est une forme de désengagement plutôt de construction de la concurrence d'organisation de la concurrence est là la place dans laquelle on rentrait au contraire un moment où on voit que la concurrence elle gère pas japan est pas capable de prendre en charge de la transition écologique au premier chef mais elle génère des tensions sociales et politiques extrêmement importante et donc là on a une le fait que une montée en puissance de la question des inégalités par exemple ou que la question de la stabilité financière et la principale question dans l'année 2010 en plus de la question écologique on explique ce contexte si vous voulez ou une demande de 280 d'économies est ok et donc effectivement ce programme là il va réussir pourquoi parce qu'il est aussi dans ce mouvement historique et c'est ce qu'on a vu qui a été tenté alors être plein de difficultés évidemment et flingue limite aux états unis mais il ya quand même un changement de logique qui qui s'est manifestée le problème est là qui va trouver la bonne solution pour mener à bien son encadrement nous on a un programme extrêmement avancé dans cette direction je finirai par une dernière remarque c'est la question écologique c'est à dire qu'on est mené dans un contexte aujourd'hui ou compris le giec indique que nous avons quelques années pour bouleverser nos modes de production et de consommation donc on arrive aujourd'hui aux limites y compris physiques de la planète qui exige aussi un bouleversement dans la manière de gérer l'économie et rennes pour ça on ne peut pas dire que nous en sommes à 1981 3 en fête et au tournant de la rigueur puisque celui ci nous plongerait de toute manière dans une catastrophe écologique qui a des coûts immenses pour l'humanité qui remet en cause même la possibilité voilà de vivre convenablement sur la planète pour les prochaines générations n'ont encore rien que pour ça on ne peut pas on peut pas évidemment calquer ce qui a été fait dans les années 20 ce qui s'est déroulé dans les années 80 et avec ce qui se déroule à présent et ce qui est nécessaire surtout de faire juste pour en plus de tout ce qui a été dit 80 il y avait le voléro distribution qui est présent dans le programme de la nuque mais je pense que l'intérêt du programme de la nuque face à la bifurcation écologique cse programme d'investissements publics massifs qui va avoir un vrai effet d'entraînement et qui a été moins le cas en 81 ou qui étaient définis de manière moins importante et c'est ça le vrai moteur de le vrai moteur de la transition c'est ce programme d'investissements publics les plus 50 milliards d'euros par an d'investissements écologiques par rapport à la trajectoire du programme de stabilité des manuels macro il ya ces micro laurence grand pour france un des rares j'ai une question pour maintenant aubry de la part de hugo kabylie de france 3 qui demande par rapport à l'aide à l'inflation des plus modestes à verser pour la rentrée annoncée par isabelle borne est ce que vous considérez que c'est une nouvelle mesure est tout c'est une mesure de bon sens en fait c'est la même logique d'échec que on a depuis un petit moment quand même de la part de ce gouvernement en gros il ya un feu et puis on prend un petit arrosoir donc on va parsemer quelques gouttes d'eau donc c'est ça que fait ce gouvernement et comme on va faire un chèque énergie sans se poser la question de comment on remet en cause le marché énergétique européen par exemple pour pouvoir intervenir durablement sur les marchés de l'énergie là c'est un peu la même logique donc au lieu de cela on devrait penser plutôt durablement à la fois comment à l'école on est de manière plus durable ce qui les étudiants avec une allocation d'autonomie comment on n'intervient plus durablement sur les prestations sociales et les salaires minimums plutôt qu'une logique de chèques qui est une forme de hal et j'essaie de vous endormir quelques quelques quelques jours quelques semaines quelques mois c'est ce qui a été fait aussi sur les carburants avec cette légère baisse mais légère baisse n'est pas un prix maximum qui est mou ce qu'on demandait puisque une légère baisse si vous aurez 10 8 15 centimes mais que ça augmente de 15 centimes ça s'annule donc c'est toujours une logique qui à mon sens est défaillante j'ai deux autres questions questions sur les retraites est ce que vous revenez aux 25 meilleures années où est ce qu on en reste aux vins et la deuxième question c'est sur le calcul du chômage enfants jean luc mélenchon dit qu'on a compté les apprentis dedans mais je comprends pas la logique parce que les apprentis c'était pas des chômeurs au départ donc je vois pas comment on arrive à une gestation sans ces deux chiffres rapportés par commençant avec 17 contestation des chiffres du gouvernement mais répondait à voir sur chômage de prendre plus globalement la question du chômage de toute manière faire que nous on s'appuie pas sur les mêmes chiffres s'appuient notamment sur le nombre d'inscrits à pôle emploi parce qu'évidemment il s'inscrit il s'appuie sur des cas les catégories a b c mais si on prend le nombre d'inscrits à pôle emploi qui est réellement le nombre de personnes qui sont en recherche d'un travail parce qu'ils considèrent que leur travail n'est pas voilà ne leur convient pas notamment parce que de plus en plus de temps partiel de plus en plus de travail précaires ou parce qu'ils sont en chômage totalement voilà c'est pour nous c'est ce chiffre là qui compte or nous restons au dessus des 6 millions de dhs et 6 millions de chômeurs donc je crois que c'est cela qu'il faut regarder avant tout est effectivement ensuite il ya la question de ces chiffres qui sont enfin du chômage qui parle le nombre d'apprentis effectivement le taux de chômage permet d'être d'être diminue aussi par par ce biais là est ce que quelqu'un veut répond perd la deuxième question ouais non moi je lâche le saurais pas vous répondre et je préfère pas vous dire de bêtises sur le chiffrage précis donc je préfère je viens de leur demande et l'a donc bah il me semble mais je j'ai demandé pour vérifier notamment oui parce que nous prêtons nos preuves et des intentions qui ne sont pas dans notre programme voilà mes exprès pour pouvoir gonfler les chiffres de dépenses voilà donc c'est une des façons voilà on a rétorqué d'ailleurs c'est ce qui les a obligés à revoir leur chiffrage voilà merci victor management [Musique] la nécessité de réduire les importations si je comprends bien la france est excédentaire dans ce secteur donc si vous supprimez contrôler alors d'abord si on enlève le vin qui n'est pas tout à fait un produit alimentaire en tout cas on peut s'interroger là dessus nous sommes en déficit très fort et de plus en plus agricole et cinq si on rajoute le vin nous sommes effectivement légèrement excédentaire mais de moins en moins en fait notamment du fait de la concurrence intra-européenne voilà et ensuite sur les postes sur les postes d'importation pour lesquelles nous sommes les plus déficitaires à savoir notamment le soja les protéines végétales et les fruits et légumes c'est de pire en pire voilà et nous avons effectivement un vrai problème aujourd'hui d'érosion de la balance commerciale agroalimentaire alors que nous étions un peu le grenier de l'europe et nous sommes de moins en moins et nous sommes plus du tout si nous si nous si nous ne comptons plus le vin là dedans quoi donc ce que nous nous proposons c'est de d'être moins dépendant des marchés internationaux pour l'ensemble de ces produits là d'ailleurs la crise en ukraine nous montre qu'il nous faut absolument être moins dépendants parce que notamment la grande dépendance vis-à-vis des marchés de l'ukraine pour nous on excédentaire emblème par exemple on est dépendant pour le tournesol par exemple pour un certain nombre de produits qui servent dans les dents les tourteaux et dans l'alimentation animale ce qui me fait dire que nous allons nous non seulement nous protéger davantage par un certain nombre de mesures commerciales mais surtout vraiment redévelopper certains secteurs comme les fruits et légumes voilà et et cibler les aide parce qu'on a un problème aujourd'hui c'est les aides de la politique agricole commune parce qu'il faudrait être né au liban il faudrait surtout pas créer des distorsions de marché les aides de la pac elles sont versées n'importe comment on fait n'importe comment voilà nous nous proposons de cibler et de conditionner sur plan social environnemental mais aussi de cibler sur les secteurs qu'on a besoin fortement développée et puis surtout nous allons changer la structure productive pour éviter d'être dépendant comme ça mais on pourrait de faire la même chose pour l'énergie un développer la reine faire une réelle rénovation thermique des logements ça nous permettra d'être moins dépendants du post énergétique est le premier poste d'un port de la france et des lettres d réellement pas d'être dépendant de l'uranium à cause du nucléaire donc d'être réellement indépendant des marchés internationaux c'est avoir une vraie politique à la fois de développement des énergies renouvelables et à la fois de développer la sobriété énergétique généralement notamment par la rénovation thermique de logements c'est pareil pour l'agriculture on ira vers un système agro écologique qui nous permet de développer les prairies les les céréales et protéines végétales sur le sol français en plus ça sera meilleure pour l'environnement et ça nous ça nous évitera de d'importer massivement notamment du soja du soja ogm parce qu'aujourd'hui quand on importe du soja d'amérique latine on est incapable de le faire d amérique tout court on est incapable de le tracer voilà donc c'est juste pour vous dire que non seulement on propose d'être meilleur sur le plan économique mais en plus d'être meilleur sur le plan social et environnemental tout ça va ensemble c'est un briquet en fait pour préciser sur la réforme des retraites pour être précis donc l'institut montaigne avait inclus en effet dans son hypothèse de calcul les dix meilleures années il avait inclus les dix meilleures années et ce qui faisait un surcoût de 24 milliards d'euros dans leurs calculs erreurs qu'ils ont reconnu je crois sans pour autant nécessairement changer le résultat de leurs quelques donc si vous avez l'occasion d'un débat avec eux puisque manifestement ils refusent de débattre avec nous comme terra nova ils sont les bienvenus bonjour marc vigneault du point est ce qu'il n'ya pas quelque chose d'un peu bizarre revendiquer d'avoir passé votre programme à la moulinette du mode est la banque de france alors que vous avez pris les hypothèses de docteur sur les recettes les hausses de cotisations sociales et à la fin vous nous dites en fait c'est pas l'effet multiplicateur qui nous donne de 167 milliards de recettes c'est nos hausses d'impôts donc en fait on se demande si la phrase de jean luc mélenchon qui répètent partout 250 milliards de dépenses donne 267 milliards de recettes en fait pas du tout c'est juste cause d'impôts et après vous avez pris des multiplicateurs dont on sait pas on appelle le détail des chiffres et on ne peut pas retracé quel est l'effet comme vous disiez du bouclage macroéconomique genre de tableaux vous dites vous même que les fêtes bouclage macroéconomique il est me limiter à 62 milliards d'euros donc il ya en fait trois questions dans votre question la première elle porte sur les modèles et là on pourrait faire une forme de demandes démocratiques il n'y a pas aujourd'hui comme dans certains pays comme aux états unis par exemple un office qui permet d'avoir accès aux modèles et de pouvoir tester le modèle de l'ensemble des différents candidats du pouvoir les présenter à la presse sur une base avec des mécanismes transparents donc on a travaillé effectivement avec deux modèles qui étaient disponibles à la fois celui de la banque de france c'est une maison en fonction des hypothèses qui nous semblaient les plus justes mais on n'a pas appris les plus favorables voulu prendre les plus favorables on aurait pris que le modèle de bercy est pas su de la banque de france donc on a vraiment été le plus proche de la réalité ça c'est pour le premier élément le deuxième élément non mais écoutez on a fait ce qui à notre avis le plus serré on peut le défendre mais on l'a défendu sa a été défendue à l'instant on peut le faire si un problème démocratique a soulevé sur la question de la modélisation des chiffrages qui d'ailleurs n'a pas d'autre candidat c'est celui de l'accés au modèle effectivement c'est une question importante on devrait pouvoir c'est un modèle public qui permet d'avoir un débat démocratique sur les suffrages ça c'est le premier élément le deuxième élément sur la question de l'ensemble du chiffrage l'ensemble du chiffrage sélectivement des dépenses des recettes et une dynamique et une dynamique de multiplicateurs ces trois éléments qui pour le chiffrage global tel qu'il est présenté tel qu'il ait répété qui nous permet d'arriver à ses 250 267 je pense qu'il faut y a pas deux il y a pas d'ambiguïté là dessus c'est extrêmement clair il ya ces deux on marche sur ses deux pieds d'un côté des recettes et un multiplicateur de l'autre côté des dépenses qui sont ambitieux c'est un programme ambitieux mais s'équilibrer des deux côtés de serre je rajouterais quelque chose c'est que si on a utilisé principalement le modèle de la banque de france et je dirais qu'en plus on a simulé une hausse des taux d'intérêt de 1,5 point si le gouvernement de la nuit arrive au pouvoir donc tout ça ce sont des éléments qui sont au contraire de nature à réduire l'effet des politiques économiques que l'on va mettre que l'on voudrait mettre en oeuvre donc c'est pour ça que le résultat on n'est pas dans une politique de relance comme comme on a pu le dire on est on appris des hypothèses les plus prudentes voire conservatrices sauf sur l'investissement public effectivement ou [Musique] alors si j'ai compris votre article de ce matin les gens qui ont été le nez dans le guidon dans le chiffrage m'ont dit qu'ils avaient une petite erreur ou vous utilisez a priori le multiplicateur [Musique] vous pourrez regarder après mais le multiplicateur des impôts alors que c'est celui des cotisations sociales qu'on utilisait donc c'est peut-être ça le après on peut regarder les matchs ont regardé dans le détail mais sincèrement on peut critiquer tout exercice de chiffrage est critiquable et moi je suis rentré il n'y a pas de problème à ce qu'on critique celui que l'on a fait encore une fois on est les seuls à l'avoir fait à cette prêté à avoir quelque chose de dodo si transparente possible comme cédric lalalala l'a rappelé les la totalité des modèles de la banque de france ne sont pas disponibles pour nous sont disponibles pour emmanuel macron mais il n'a pas voulu faire tourner pour nous dire ce qu'il en était pour son programme donc on en est réduit pas réduit on a un certain nombre d'éléments de chiffrage que l'on a que l'on a utilisé et pouvoir préciser voilà ab je vais laisser les voilà la parole oui mais pour le faire après pour clarifier pardon pour clarifier très concrètement en fait je suis désolé c'est la première fois que je fais ça je vois rien du tout donc je sais pas qui je parle ok d'accord en fait ce qui ce qui a été fait c'est comme je pense que cédric l'a déjà dit nous on n'a pas accès aux modèles en tant que tel on a accès à de l'information publique qui est qui et livres tout le monde peut avoir accès donc c'est pour essentiellement le modèle de la banque de france et le modèle de maison de de l'insee et du ministère des finances ce qui a été fait c'est le programme a été testé dans les deux modèles totalement donc je peux vous dire qu'il ya une version qui on va dire plus pessimiste c'est la banque de france qui est plutôt à 4 + 4 effet sur le pib et mes anges qui est plutôt à +6 donc tout ça pour dire on est on a retenu un scénario qui ne semblait plus justes économiquement sur l'importance de l'investissement public je pense que c'est un discours fort d'aujourd'hui non je pense que même au delà de 10 6 de cette union c'est l'investissement public génère à la fois des effets d'offre et de demande et il nous semblait plus juste plus pertinent économiquement de considéré que les faits étaient plutôt de proches de l'unité même voir un peu supérieur à l'unité donc tout a été testé de façon précise et pour ça a déjà été dit mais sur le cic eux ça a été appliquée le corps le multiplicateur adaptés à chaque fois ça ça c'est sûr c'est le multiplicateur une fonction du modèle le multiplicateur associés aux baisses de porc aux changements de cotisations sociales vous voulez puisque ya je m'appelle raul son poignard aux économistes à sciences po donc ce qu'on vous propose à moins qu'ils aient une dernière question sinon ce qu'on vous propose là c'est que non seulement votre disposition pour discuter avec les uns et les autres sur les différents aspects du programme économique voilà on vous remercie pour votre attention et pour vocation surtout qui était pertinente et percutante