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InterviewLe Média (sur YouTube)· 26 février 2021 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

QUEL EST LE VRAI PROBLÈME DU GOUVERNEMENT AVEC LES FACS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Kaoutar Harchi, vous êtes sociologue et chercheuse dans le champ des études postcoloniales. Qu'en pensez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la réponse du CNRS ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous expliquer en quoi consistent les études intersectionnelles et postcoloniales ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que malgré toutes les polémiques, vous avez l'impression que les choses avancent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Kaoutar HarchiFait
    « Le CNRS a publié une réponse le 17 février dernier. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

salut à toutes et à tous nous sommes le vendredi 26 février 2021 vous regardez la nouvelle édition d'intérêt public l'émission d'actualité de votre web tv le média une émission qui sera divisé en deux parties diffusé indépendamment l'une à la suite de l'autre la première consacrée à l'invité du jour présenté par romain ma double il évoquera avec la sociologue kaoutar harchi la polémique ouverte par la ministre de l'enseignement supérieur frédéric vidal sur l'islamo gauchisme le concept controversé que la macro ni se disputent désormais avec l'extrême droite en deuxième partie de soirée ce sera un chronique de nos âmes anwar avec lui j'aborderai notamment une affaire criminelle interne à la police nationale qui met manifestement mal à l'aise en haut lieu si vous nous regardez en premier ou juste après revenait à 21h30 pouvoir la seconde partie sachant que très rapidement cette seconde partie sera mise en écran de fin à la fin de ce module on en a déjà parlé mardi dernier mais il est essentiel d'y revenir frédéric vidal la ministre de l'enseignement supérieur a mis le feu aux poudres en annonçant une enquête du cnrs / l'islamo gauchisme qui gangrènent reine aux universités des propos fleurant bon la chasse aux sorcières est condamnée par l'opposition de gauche mais aussi par des figures de la majorité elle a finalement déclaré au jdd une semaine plus tard que sa vraie préoccupation concerner les conditions de vie des étudiants un rétropédalage partielle puisqu'elle veut toujours diligenter une enquête du cnrs au sens sociologique du terme où mamadou tu reviens sur cette séquence avec now tard archi sociologue chercheuse dans le champ des études postcoloniales des fameuses études post coloniale diabolisée par emmanuel macron et ses ministres [Musique] c'est la dernière polémique qui secoue le gouvernement il y a environ deux semaines la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche frédéric vidal annoncé son intention de réclamer au cnrs une enquête sur l'islamo gauchisme une annonce de plus dans un climat d'extrême droite isation de la politique débat darmanin le pen loi séparatisme mais une annonce qui n'a pas manqué de susciter un tollé dans le monde de la recherche de nombreux chercheurs et chercheuses ont manifesté leur indignation face à une déclaration jugée très grave et discriminante awtar archi bonjour vous êtes sociologue chercheuse dans le champ des études postcoloniales est aussi écrivaine vous avez publié en 2016 un livre intitulé je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne ouvrages tirés de votre thèse alors vous êtes évidemment au courant de cette dernière polémique est pour vous le problème au delà même du terme d'islamologie sme c'est son instrumentalisation politique par le gouvernement mais ce qui serait intéressant c'est de replacer peut-être ces propos qui ont été tenus par par frédéric vidal dans une séquence politique peut-être un peu plus un peu plus longue une séquence politique qu'on pourrait très aisément faire débuter au discours d' emmanuel macron lorsqu'il était aux mureaux en octobre 2020 et c'est effectivement le discours qui va lui permettre de développer l'idée selon laquelle la france doit tendre est en guerre contre les séparatistes islamistes séparatisme islamistes qui selon lui serait en train de gangréner la société est de constituer une forme de contre société intérieur qu'il faudrait absolument détruire ce qui est assez étonnant c'est que par rapport à cette problématique est une problématique centrale est absolument prioritaire nous n'avons pas entendu parler de d'anti terrorisme et nous n'avait pas entendu parler de questions de sécurité on n'a pas entendu parler non plus de politique internationale même d'un interventionnisme militaire par contre on a beaucoup entendu parler d'islam de voile d'imams de laïcité de jeune fille à la piscine etc et la séquence qui va suivre très rapidement c'est évidemment celle du meurtres par décapitation de samuel pâtit et là encore il va y avoir une sorte de processus très accéléré 2 transformations du problème musulman comme une forme d'évidence absolue problème musulman que l'état devrait absolument résoudre pour pouvoir prouver sa force et pour pouvoir prouver la légitimité de la violence qui va déployer contre une population en particulier et puis si on continue de s'intéresser à cette séquence très rapidement il ya une forme de mise à l'agenda politique du projet de loi sur les séparatismes et ça va être à l'assemblée nationale dès des centaines d'heures de débats sur la question de ce qu'on va appeler à la culture musulmane et la manière dont cette culture musulmane constituerait une forme de continuer de complicité qui mènerait jusqu'à jusqu'à l'islamisme donc en fait frédéric vidal quand elle tient ce type de propos au micro de jean pierre elkabbach dans un premier temps il faut bien se rendre compte qu'elle ne fait que mettre en acte les paroles des manuels macron qui avait très fortement invité les chercheurs à l'université a cessé d'ethniciser la question sociale qui était déjà une attaque très grave et une atteinte aux libertés académiques en plus d'un discrédit très fort jeter sur sur ces chercheurs là et elle continue toujours cette même frédéric vidal de détendre on pourrait dire la cible puisque désormais il a été question aussi on s'en souvient de s'attaquer par exemple à l'observatoire de la laïcité qui avait comme principal problème de trop lutter pour la défense des droits des des musulmans donc le fait qu'on s'attaque maintenant aux universités et aux universitaires en particulier c'est simplement une sorte de manifestations racistes supplémentaires mais aussi autoritariste mais aussi anti intellectualisme est aussi illibérale puisque les universités constitueraient des sortes d'agents connexes de soutien aux groupes subalterne donc c'est un épisode supplémentaire dans une séquence politique qui a du mal à ce corps ça vous surprend pas c'est une continuité voudrait continuité c'est une vraie continuité ça fait déjà un certain temps que dans les milieux réactionnaire on développe l'idée selon laquelle les universités seraient le ventre mou de l'islamisme ou au contraire serait dé sorte d' espace où l'américanisation de la société serait en train de se de se préparer de se produire donc cet espace like est un espace méconnu qui est un espace volontairement ignorée est souvent perçu comme un espace où des formes de discours anti étatiques sont en train d'être d'être d'être développée en vérité ce sont des critiques de l'état qui s'inscrivent dans la continuité des travaux sociologiques de cette question là et on oublie d'ailleurs que la théorie française ou la french theory comme on dit parfois est une théorie extrêmement critique qui pointe la question des des dominations qui pointe la question des oppressions mais étonnamment quand ce sont des chercheurs plutôt sommes plutôt blanc plutôt bourgeois est plutôt rattaché à la tradition intellectuelle occidentale finalement c'est de l'esprit finalement c'est du débat a finalement c'est aussi la grandeur de la critique mais quand ce sont des chercheurs qui présente une apparence et des trajectoires sociales différentes là ça devient autre chose là ça devient un ennemi intérieur juste après justement alors suite aux déclarations de frédéric vidal le cnrs a publié une réponse le 17 février dernier quitterait l'islamo gauchisme n'est pas une réalité scientifique dans sa réponse l'organisme de recherche condamne une tentative de remise en cause la liberté académique au moyen d'un terme mal définie sociologiquement selon eux et ils dénoncent aussi une démarche de délégitimation de champ d'étude spécifique donc les études postcoloniales par exemple et intersectionnelle qu'est ce que vous pensez vous de cette réponse est ce qu'elle est correct est ce qu'elle est suffisante je pense que quand une institution comme le cnrs décide de se prononcer publiquement c'est toujours une bonne chose c'est toujours quelque chose qui est plutôt qui est plutôt à prendre maintenant quand une fois si on élargit un peu la perspective et si on essaye de de faire un effort de mémoire on voit qu'il y à dents dans cette institution qui est le cnrs et qui est une institution très très complexe à l'histoire extrêmement extrêmement profonde même d'un point de vue politique pourrait dire que cette position que vous venez de présenter c'est la position externe du cnrs c'est la manière dont il va décider de se présenter publiquement dans cette réponse qu'ils formulent à frédéric vidal et en même temps c'est pas la seule position que prend le cnrs le cnra ça aussi ce qu'on pourrait appeler des positions plus interne dont le grand public n'a pas toujours connaissance et ces dernières années le milieu de la recherche a particulièrement été agité par des questions de déclassement de candidats qui étaient sur le point de devenir chargé de recherche au cnrs et ses candidats qui ont été déclassés ils avaient des profils qui effectivement n'était pas les profils normes et qui qui que le cnrs on pourrait dire à l'habitude à la tradition de reconnaître donc peut-être que par rapport au cnrs on ne peut pas le soupçonner d'être aidant d'être plutôt favorable à l'égard des travaux qui portent sur les questions des colonials postcoloniale intersectionnelle et dire ça ce n'est pas du tout formuler un jugement sûr sûr sûr le cnrs et simplement constaté des choses qui dont qui ont déjà fait l'objet d'un traitement public mediapart en effet par exemple l'écho donc c'est intéressant de voir comment les institutions elles mêmes sont en train de chercher une sorte de positionnement viable entre la manière dont elles mêmes perçoivent les transformations du chant du champ universitaire français et la manière dont elle essaie de gérer les attaques politique politicienne qui viennent de l'extérieur sont tiraillés un petit peu césar pense qu'il ya une forme de tiraillements et puis il ya il ya aussi quelque chose qui est propre à la vie académique c'est une vie à la fois extrêmement lente il faut beaucoup de temps pour publier pour écrire des livres pour obtenir des postes etc et en même temps c'est aussi une vie académique extrêmement accéléré dès lors qu'elles traitent de questions qui sont aussi des questions qui font qu'ils font le débat public et sur lesquels les hommes les femmes politiques porte un oeil porte un regard puisque il est question aussi de surveiller ce qui se fait par ailleurs et ce qui ce qui se dit de la société donc ce sont des espaces qui sont extrêmement vivants qui sont extrêmement dynamiques ce sont des espaces d'ailleurs qui sont transnationaux c'est à dire qu'il ya beaucoup de circulation aussi des chercheurs entre entre les différentes scènes académique à l'international donc je crois que l'on peut être que sensible à sa as à cette vie et à la nécessité de l'encourager alors au delà du cnrs il ya une partie du monde de la recherche donc qui s'est indigné des propos de la ministre il ya notamment une tribune parue dans le monde et signé par plus de 600 chercheurs qui réclamait carrément la démission de frédéric vidal oui je crois que c'est le minimum qu'on puisse qu'on puisse attendre que frédéric vidal démissionne simplement pour cesser de faire du mal quand je dis cesser de faire du mal je pense notamment à ce qui s'est passé avec parcours sup je pense aussi beaucoup à ce qui s'est passé avec les dernières réformes de l'université encore une fois peut-être que le grand public n'en a pas on n'a pas forcément conscience sont des débats qui sont parfois assez technique mais la fonction même d'enseignants chercheurs ou de m maîtresse de conférences ce sont des professions qui était déjà matériellement parlant très faible très affaibli très dévalorisée mais en décidant par exemple de faire en sorte que c'est que ces fonctions professionnelles ne conduisent plus immédiatement à défendre deux titularisations c'est à dire une forme de sécurité de la personne qui entre qui entre en poste il ya aussi une précarisation qui est qui et portait donc à la fois la dimension symbolique est extrêmement mise à mal puisqu'il ya une sorte de discrédit sur lequel ces gens seraient en train de fomenter quelque chose contre la république française mais sur le plan aussi réelle des conditions matérielles de travail il ya une vraie il ya une vraie détresse et cette détresse si elle est celle des des personnels elle est aussi bien sûr beaucoup celle des étudiants et des étudiantes et des étudiants et étudiantes français françaises sont pauvres sont sont confrontés à des formes de précarité extrêmement forte la question du logement par exemple est une question qui est absolument centrale mais sur laquelle frédéric vidal porte une attention très lointaine et c'est une logique après tout elle et elle est un agent de l'état missionné pour détruire l'université française pour détruire ce qu'il reste encore des espaces de penser et et d'intelligence collective et bien sûr qu'elle ouvre l'université encore plus qu'elle ne l'était déjà à la marchandisation du savoir et à la mise en place de politiques xénophobes par exemple quant aux frais exorbitants d'inscription pour des étudiants étrangers et frédéric vidal s'intéresse très peu à 7 à cette question donc évidemment on peut qu'espérer qu'elle qu'elle démissionne alors cette polémique sur la recherche elle intervient peu après la sortie d'un livre écrit par deux universitaires connu dans la recherche qui sont stéphane beaud gérard noiriel un livre ou en gros ces deux universitaires condamne le les dérives de la recherche autour des thématiques donc intersectionnelle postcoloniale etc qui seraient des thèmes importé des etats-unis alors déjà avant tout est est ce que vous pourrez peut-être nous préciser en quoi consistent les études intersectionnelle et posco un exter parce que ces termes que tout ne connaît pas forcément oui ça que ces derniers temps dans la presse et ailleurs on a beaucoup utilisé c'est ces mots là sont exactement savoir ce qui ce qu'il en ressort alors sans pouvoir évidemment être exhaustive dans la présentation de ces différentes études on pourrait simplement dire que c'est que ces études donc les études des colonials postcoloniale et intersectionnelle et puis même le fait de retenir ces trois-là bon c'est un peu c'est un peu caricatural il ya d'autres il ya d'autres études et traditions qui pourrait pourrait être convoqué mais en tout cas si on reste sur ces trois là on pourrait dire que ce sont des études qui sont plutôt distinctes les unes des autres a priori il y a des points communs mais elles sont aussi différentes par l'histoire par les territoires où elles s'inscrivent et puis par les types de groupes sociaux qui ont participé à les faire émerger et qui ont contribué à leur institutionnalisation académique tout ce qui touche à la question des études des colonials on est plutôt là du côté d'études qui vont considérer qu'il se passe par exemple en 1992 quelque chose de fondamental à savoir le fait que l'émergence de la modernité va aller de pair avec une formation de la colonialité est donc là l'expérience moderne serait une expérience qui qui relèverait de quelque chose de colonial de quelques jours de la perpétuation d'un modèle de pouvoir colonial et d'ailleurs on parle du pouvoir global delà de la colonialité donc on est là plutôt du côté de l'amérique du sud est plutôt du côté d'études hispanophones et lusophones l'autre grand grand champ d'étude qui qui s'est aussi développée mais devient beaucoup plus tardive du côté des des années 80 c'est ce qu'on appelle les études postcoloniales qui sont plutôt des études anglophones et qui s'intéresse ne serait-ce qu'à l'origine à l'héritage des empires coloniaux britanniques en l'occurrence au 19è et au 20e siècle et qui accordent une place assez prépondérante à la question la littérature c'est à dire qu'elles sont des études postcoloniales on peut penser à la figure d' edward saïd par exemple qui vont essayer de traquer dans l'imaginaire des nations des formes de résurgence d'un d'un monde passe coloniale voilà traversé par des formes de de troubles et les études intersectionnelle c'est encore une autre question qui se pose puisque là ce qui va ce qui va intéresser des chercheuses en particulier qui sont des chercheuses africaine américaine féministe à savoir la volonté de mettre en évidence d'un point de vue ne serait-ce que juridique l'invisibilisation d'un groupe social particulier à savoir le groupe des femmes noires qui a la foi ne sont pas prises en compte dans les politiques anti sexistes et qui ne sont pas non plus prise en compte dans les politiques de lutte contre le racisme est l'ambition de celle qui a participé à théoriser cette question là mais elle n'est pas n'est pas la seule kimberley crenshaw elle va parler d'un terreau sectional it et pour évoquer l'idée que finalement il y à des expériences sociales ou les rapports de domination s'articule et font vivre à la personne qui est en situation d'oppression une oppression original mais une oppression qui est sous-évaluée par les différents modèles qui ont pour objectif de lutter contre 7 contre cette oppression donc on est là à chaque fois dans ces trois différentes traditions sur des choses comme vous voyez qui sont assez diverses d'un point de vue géographique intellectuelle est aussi historique mais qui malgré tout ont quand même en en point comme un con qui partagent cette idée selon laquelle il existe des subjectivités il existe des expériences il existe des vécus qui son invisibilité et qui mériterait d'être davantage pensé pour penser encore mieux pour penser de manière encore plus pertinente la question des rapports de pouvoir donc on voit bien que on est à la fois sur des choses qui qui communiquent ensemble sur des études qui abandonne le postulat eurocentré est plutôt factice selon lequel il aurait une distinction absolue entre ce qui relèverait du scientifique et ce qui relèverait du politique là on est vraiment sur une sorte de volonté de penser cette liaison on est sur une volonté affirmée de mettre la science au service de la transformation et et des idéaux d'émancipation mais on est aussi sur des choses qui ne sont pas d'accord entre elles on est aussi sur du conflit on est aussi sur du débat on est sur quelque chose en fait qui est tout simplement la la vie intellectuelle telle qu'elle se telle qu'elle se vit est telle qu'elle s'exprime en tout cas pas de fantasme avoir autour de ces de ses études et j'invite vraiment chacun à aller en librairie ou aller en bibliothèque ou tout simplement à consulter sur internet ces études là elles sont elles sont absolument passionnante alors ses études bien qu'elle soit très diverses stéphane maugendre elle considère que c'est un peu tout la même chose et herat et que au final la nuit donc à la vraie question qui serait la question sociale et donc qu'ils expliquent qu en fait une espèce d'infiltration de ces idées là dans les milieux universitaires vous vous dites que c'est exactement l'inversé ce que vous disiez un peu au début de notre entretien c'est pour vous ce sont les sociologues justement qui étudie ces questions là donc qu'elles soient des colonials postcoloniale homosexuels etc pour schématiser ce sont ces personnes là qui sont ostracisés et encore plus quand ce sont des personnes non blanches oui c'est quelque chose qui a qui fait encore l'objet de peu de débat public et politique et qui retient encore assez peu peu l'attention c'est la question des rapports de pouvoir et des discriminations auxquelles les personnels universitaires les étudiants et les étudiantes sont soumis à l'université on pourrait dire que finalement dans la continuité du racisme du sexisme du vally 10 mhz qui qui atteint et qui d'une certaine manière organisent l'espace espace scolaire l'espace universitaire et académique lui aussi est traversé par ses parts c'est par ces violences là est la question en particulier qui qui m'intéresse mais elle m'intéresse parce qu'elle devient politiquement problématique puisque ce sont des individus qui sont mis à l'index qui sont publiquement montré du doigt c'est cette sorte de deux cohortes de chercheurs qui ont la particularité à la fois de travailler sur la question raciale mais aussi sur la question du nationalisme mais aussi sur la question des impérialismes contemporain etc et qui dans leur propre vie académique et professionnelle vivent aussi cette expérience-là de la racialisation du traitement différencié et inégalitaire et qui sont donc dans une forme de double de double présence ils sont à la fois des chercheurs qui pensent l'objet en question mais ils sont aussi des individus qui sont identifiés comme de potentiels sous chercheurs auxquels on va demander de faire preuve de forme de sueur scientificité comme si quelque part il y avait toujours une forme de doute de soupçons qui planerait sur le fait que peut-être qu'ils ne sont pas de véritables chercheurs et peut-être qu'ils sont comme comme vous le disiez des infiltrés dans une institution pur grande républicaine à laquelle il ne faudrait pas touchés et porter et porter atteinte sauf que c'est le principe même de l'institution universitaire de penser et aussi de penser de penser contre elle même ce que font aussi en partie ces chercheurs alors pour le dire plus simplement concrètement en fait quand c'est des personnes qui sont pas blanches par exemple qui étudient le racisme on va dire qu'elles sont pas objectifs ça que vous voulez dire que je suis simplement comme vous dites oh oui c'est une question qui est extrêmement importante parce que encore une fois au delà même des expériences individuel la question allait véritablement collective elle et elle est politique et on voit que ceux qui à chaque fois fait débat en tout cas ce qui freine ce qui vient créer une sorte de troubles et qui appelle des formes de mesures disciplinaires et punitive c'est la volonté d'empêcher ce que l'on perçoit et ceux qui sont aussi par leur trajectoire les descendants de l'immigration postcoloniale de se constituer comme des sujets politiques autonomes qui sont capables de penser et de penser aussi contre pas simplement pas simplement pour et pas simplement avec il ya un rôle ici intellectuelle qui est qui est remis en cause est-ce que vous 7,7 ostracisation c'est quelque chose que vous avez vous même vécu en tant que chercheuse racisées sur ces questions là du coup tant que chercheur à 6 et aussi en tant que femme c'est des choses qui se conjugue à la question de l'appartenance aux classes populaires elle est aussi évidemment très très importante donc oui je pense que dans mon vécu j'ai été confronté à ces à ces choses là de manière très très diverses est à la fois on pourrait dire des formes de deux micros agressions et des formes de d'ethnicisation ordinaire comme comme on dit mais c'est aussi la structure académique dans son dans son ensemble qui qui se présente comme une forme de force face à laquelle individuellement vous ne pouvez pas faire grand chose si ce n'est continuer de travailler comme nous sommes beaucoup à le faire donc les études donc postcoloniale etc ce sont les termes que l'on entendait quand même rare mot dans le débat public il ya encore quelques années est-ce que malgré toutes les polémiques qui a vous avez quand même l'impression que les choses avancent finalement ou ici le tableau que je dresse peut apparaître sombrer et et révoltant parce que politiquement il pose des questions absolument fondamental on peut quand même observer que depuis un certain temps ces questions sont en train d'émerger et mais elle émerge aussi pour une raison très simple c'est que dans les universités françaises on a aussi beaucoup d'étudiants qui se posent des questions sur ces sur ces différents domaines des étudiants qui en plus ont la particularité de circuler ils peuvent aller aux états unis peuvent aller en angleterre ils peuvent aller au brésil ou ailleurs et donc du coup ils sont dans des formes des changes qui les met immédiatement en contact avec avec ses différentes ces différentes questions donc il ya aussi une nécessité pour les universités de répondre à cette demande est d'offrir à ses étudiants la possibilité de suivre des enseignements par exemple sur les études intersectionnelle les études de genre mais évidemment pas ce qui relève de la question raciale c'est toujours un peu plus difficile mais je pense que c'est un champ de recherche qui même si il est encore peu structuré et peu institutionnalisée il est malgré tout en voie d'institutionnalisation et on peut dire que le l'accélération qui actuellement à lieu est aussi une accélération qui va avoir des effets sur sur les travaux eux-mêmes puisque il va être question aussi de documenter cette séquence politique que nous sommes en train en train de vivre donc même si le tableau est plutôt plus tôt plutôt sombre est plutôt difficile je pense que dans dix quinze ans sans vouloir jouer les devins les choses gagneront en apaisement parce que le rapport de force maintenant il l'est il est construit et les choses vont aller en s'améliorant je pense merci kaoutar harchi des décennies sur plateau du média tv donc on le rappelle j'ai dit en introduction que ça avait suscité un tollé malgré tout la donc la ministre de l'enseignement supérieur de la recherche frédéric vidal a accordé un entretien au jdd dimanche dernier et elle compte pour l'instant en tout cas maintenir sa demande d'étude donc sur le terme d' islam au gauchisme au cnrs merci merci beaucoup voilà c'est la fin de cette première partie d'eads altérées public des émissions d'actualité du média si vous la regardez juste après sa sortie revenait à 21h30 pour regarder la chronique de noix manoir une deuxième partie qui sera disponible en écran de faim à la suite de cette vidéo si vous avez aimé abonnez vous à notre page si ce n'est pas déjà le tas mettez des petits pouces bleus partagé dans vos réseaux n'oubliez pas que le média est aussi disponible sur les principales plateformes de podcasts et si vous le pouvez faites - dont ou devenez sociaux a plus [Musique]

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