Les nouvelles éoliennes de plus de 200 mètres / Doctolib utilise les données de ses utilisateurs
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On voulait vous parler ce matin d'une exaspération qui monte dans de nombreuses campagnes françaises, à savoir ces éoliennes de plus en plus hautes. Aujourd'hui, les nouvelles machines dépassent régulièrement les 200 mètres, parfois jusqu'à 230 mètres de haut. Il y a 20 ans, elles faisaient environ 100 mètres. Le problème, c'est que la règle n'a pas bougé. On peut toujours les installer à seulement 500 mètres des maisons. Cette semaine encore, le sujet est revenu en force, avec ce qu'on appelle le repowering. C'est-à-dire ce déplacement des anciennes éoliennes, ce remplacement des anciennes éoliennes par des modèles beaucoup plus grands.
La France s'apprête donc à voir fleurir des machines deux fois plus hautes. Certains chantiers ont déjà commencé et dans la programmation énergétique de l'État, c'est même devenu une priorité pour doubler la production. Résultat, des riverains et des élus locaux dénoncent. Ils parlent de bruit, d'ombre, de paysages écrasés et d'un sentiment d'être dominé par ces géants. Alors la question est simple, est-ce qu'on voit aujourd'hui dans certaines communes françaises se généraliser ce genre d'éoliennes ? Est-ce que ça va se généraliser partout en France ? On en parle aujourd'hui. Nous recevons Bruno Ladouz, président de la Fédération Vente de Colère. Bonjour Monsieur Ladouz.
Bonjour Madame. Bonjour, merci. Merci d'être avec nous ce matin. Merci d'avoir accepté l'invitation de Sud Radio.
On ne vous entend pas très bien. Si par tout hasard vous avez une fenêtre tout près de chez vous, tout près de là où vous êtes, pour qu'on puisse avoir un meilleur son, qu'on puisse mieux entendre vos analyses, votre témoignage, ce sera parfaitement bien pour les auditeurs et pour nous. Alors pour commencer, on ne vous entend vraiment pas très bien Monsieur Ladouz. Est-ce que vous avez peut-être un meilleur réseau là où vous êtes ?
Ce qui est vraiment intéressant, on aurait voulu votre témoignage pour essayer d'expliquer comment est-ce que la population vit à côté de ces éoliennes qui sont beaucoup plus hautes, ces éoliennes qui sont beaucoup plus hautes et qui posent en fait de nouveaux problèmes aux riverains aujourd'hui. On sait qu'elles se développent, on sait qu'elles sont de plus en plus importantes, de plus en plus grandes, et qu'elles causent surtout des torts, qu'elles causent des conséquences à ceux qui habitent à côté. Et la question qu'on voulait vous poser pour commencer cet entretien, c'est de savoir au fond qu'est-ce qui vous réunit.
Vous avez précisé que vous étiez président de la fédération de vent de colère, donc que vous portiez la voix d'un certain nombre de personnes qui vivaient les conséquences de tout ça.
Eh bien, oui, ce repowering dont vous parlez, c'est-à-dire le renouvellement des anciennes machines implantées il y a une quinzaine ou une vingtaine d'années, ces repowerings, nous, les riverains, je dirais, les représentants des riverains, nous dirions oui si deux conditions essentielles étaient remplies, sauf que le problème, c'est qu'elles ne sont pas du tout remplies. La première condition, ce serait, projet par projet, d'avoir une absence réelle de toute nuisance nouvelle. Et ça, les nuisances nouvelles, cela se prouve par une évaluation environnementale, et ça se discute à l'occasion d'une enquête publique.
Or, avec ces machines gigantesques nouvelles que vous avez évoquées, qui peuvent aller jusqu'à 246 mètres, j'ai un projet actuellement dans le Jura, à 246 mètres de haut. C'est absolument monstrueux quand on y réfléchit. Eh bien, il y a beaucoup d'impact, notamment sur le plan visuel. C'est assez évident pour les paysages, pour le patrimoine, pour les riverains, bien entendu, à cause de cette question de la distance sur laquelle nous reviendrons peut-être. C'est également vrai sur le plan acoustique, notamment parce que, contrairement à ce que prétendent les opérateurs et le ministère, les nouvelles éoliennes ne sont pas moins bruyantes.
En fait, notamment en basse fréquence et en modulation d'amplitude, c'est un peu technique ce que je vous explique là, mais en gros, le diamètre des rotors est tel que, forcément, le bruit ambiant augmente. C'est également vrai au niveau des dangers pour les espèces volantes, qui repèrent les couches de souris, et un certain nombre d'oiseaux qui volent à haute altitude. Parce que, justement, il y a cette question du diamètre au rotor, et également de ce qu'on appelle la garde au sol, qui est souvent très très faible. Et donc, au bout du compte, cela crée beaucoup de nuisances, sans oublier les dangers pour la sécurité aérienne, civile et militaire, les deux.
De telle sorte que, pour nous, c'est clair, les seuls repowerings acceptables seraient des repowerings à hauteur comparable, je dirais à 10% près, si vous voulez. Sauf quand le parc, bien entendu, initial s'est avéré de ne pas avoir été à la manchoix, notamment sur le plan environnemental, le paysager, ou encore pour les espèces volantes. Donc, cette première condition, malheureusement, que nous évoquons là, elle n'est pas remplie. Et la deuxième condition, c'est encore plus grave, parce que si on fait du repowering pour nous, alors il faudrait arrêter d'accorder de nouveaux parcs éoliens.
Vous l'avez dit, le décret PPE prétend privilégier, donner une priorité aux repowerings, mais en fait, quand on regarde de très près, la filière et le ministère, ils veulent les deux. Ils veulent à la fois les repowerings, et ils veulent à la fois continuer de déposer partout en France, et ça, on voit fleurir des mâts de mesure partout en France, de nouveaux parcs éoliens. Donc, ce n'est pas du tout cohérent. Et c'est d'autant moins cohérent, voyez-vous, qu'en fait, les objectifs chiffrés pour l'éolien terrestre, qui ont été fixés pour 2035 par le décret PPE, eh bien, ils sont déjà dépassés avec 10 ans d'avance.
Là où le décret PPE dit 40 gigawatts maximum en 2035, eh bien, en réalité, nous sommes déjà très près de 50 gigawatts, compte tenu de tout ce qui a déjà été accordé, et de tout ce qui s'apprête à l'être, sans compter ce qui revient du Conseil d'État ou des cours d'appel administratifs. Alors, vous parliez... Dans ces conditions-là, vous le comprenez, pour nous, les repowerings, c'est non. Parce que, clairement, le ministère nous ment. On ment aux Français, on ment à la presse, on ment au Parlement, en lui laissant croire qu'on est très loin des 40 gigawatts, alors qu'on y est déjà, voyez-vous. Vous appelez à une litige publique, c'est ça ?
C'est ce que vous expliquez, en début de cet entretien, vous aimeriez peut-être un travail plus indépendant, qui permette justement d'évaluer à la fois les risques, les conséquences concrètes au fond de l'installation de ces éoliennes géantes ?
Oui, tout à fait. Projet par projet, je dis bien, n'est-ce pas ? Mais en tenant compte, madame, d'être quelque chose qui est absolument évident, c'est que les objectifs, on les a déjà atteints. Donc, c'est soit le repowering, soit de nouveaux parcs éoliens, mais en fait, même pas ceci, puisque, en réalité, l'objectif chiffré est déjà atteint. Ça sert à quoi ? De faire un décret, en fixant des objectifs chiffrés, si on ne tient pas compte que les objectifs ont déjà été atteints. Il y a quand même un léger problème dans ce pays, voyez-vous.
Vous entendez bien cet argument qui dit qu'en fait, il faut produire plus d'électricité verte.
Oui, madame, mais c'est censé avoir été calculé dans le dossier associé au décret PPE. Donc, quand on nous dit 40 gigawatts en 2035, dès lors que je constate que nous avons déjà dépassé les 40 gigawatts, je dis au gouvernement, stop, il ne faut pas arrêter les moyens, ça ne sert à rien, c'est inutile. Ou alors, vous deviez en prévoir davantage. Mais non, c'est absolument inutile, de toute façon, puisque ça coûte extrêmement cher, parce qu'en définitive, on ne peut pas alimenter un hôpital en électricité avec des éoliennes pour des raisons évidentes, puisque c'est pendant des semaines entières, c'est ce que nous vivons en ce moment.
Nous sommes sans vent, quasiment sans vent, donc c'est sans production. Donc, ça sert à quoi, tout cela ?
Vous nous dites que c'est inutile, que c'est dangereux pour l'environnement. Vous parliez il y a quelques minutes de tous ces volatiles, de tous ces oiseaux qui sont frappés par ces éoliennes géantes. Vous pouvez nous dire un petit mot là-dessus, parce qu'on sait qu'il y a certaines espèces d'oiseaux qui disparaissent, des oiseaux rares, qui sont frappés par ces éoliennes. On sait que c'est assez massif comme conséquence.
Mais oui, des oiseaux et aussi des chauves-souris. Si vous prenez par exemple une noctule commune, vous avez une société savante qui s'appelle la Société Française pour l'étude et la protection des mammifères, puisque les chauves-souris, vous le savez, c'est un mammifère, qui a mis en évidence qu'on a perdu en 15 ans 83% des effectifs de noctules communes. Et elle ajoute que l'éolien est la première cause de disparition de ce taxon.
Donc, vous voyez que l'ALPO dit la même chose sur un certain nombre d'espèces d'oiseaux, des rapaces, mais pas seulement des rapaces, également des oiseaux migrateurs qui ne sont jamais comptés dans les effectifs, dans ce qu'on appelle les inventaires lors des études d'impact. Et beaucoup de ces oiseaux volent à hauteur d'éoliennes, évidemment avec des éoliennes plus grandes et plus gigantesques. Forcément, ils vont être happés, ils vont être pris dans le tourbillon, ils vont être tués. Et très clairement, de nombreuses espèces sont victimes. Les statistiques d'ailleurs, de données par l'ALPO sont extrêmement claires là-dessus, sont victimes de l'éolien. D'accord.
Écoutez, c'est dit, merci beaucoup. Merci beaucoup, monsieur Ladoux. Je suis désolée, je suis obligée de vous couper. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Merci pour votre éclairage. Évidemment, on a une pensée pour tous les riverains et les élus locaux qui se retrouvent aujourd'hui confrontés à ces projets d'éoliennes et qui cherchent à faire entendre leur voix. Restez avec nous sur Sud Radio. Dans un instant, on posera cette question. Doctolib a-t-il le droit d'utiliser nos données de santé pour développer des intelligences artificielles ? Nous serons en direct avec Laurent Alexandre, chirurgien, expert en nouvelles technologies. A tout de suite sur Sud Radio.
10h-13h, les débats de l'été. Noémie Alioua.
Et il est 10h17 sur Sud Radio. Ce matin, on revoit sur une décision qui concerne potentiellement des millions de Français. Depuis le 1er août, Doctolib a lancé un programme de recherche qui s'appuie sur les données de santé de ses 50 millions d'utilisateurs pour développer des outils d'intelligence artificielle. L'objectif affiché est d'améliorer les parcours de soins, anticiper certains risques, mieux orienter les patients, aider les médecins. Mais le dispositif suscite des critiques car les données sont utilisées par défaut. Pour refuser, il faut le demander explicitement. Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme, alertent sur les risques pour la vie privée.
Alors la question est claire. Est-ce une avancée pour la médecine ou un usage trop large des données très sensibles ? Pour en parler, nous sommes en direct avec Laurent Alexandre, chirurgien, expert en nouvelles technologies et auteur notamment de vivre 1000 ans chez Boucher-Castel. Bonjour Laurent Alexandre.
Bonjour.
Bonjour, merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. On voulait vous poser cette question justement. Est-ce que selon vous, c'est une bonne nouvelle pour la santé ou une décision plutôt problématique pour la vie privée, cette décision de Doctolib ?
Alors je pense que c'est une excellente mesure et que le fait d'utiliser les données dont dispose Doctolib pour mieux comprendre les maladies, pour mieux comprendre quels sont les premiers signes des maladies, pour mieux comprendre les failles dans notre système de santé et de prise en charge, tout ça pour améliorer la santé des Français, c'est une excellente chose. Et je dis ça alors que je ne suis pas actionnaire de Doctolib et que je n'ai aucun intérêt par rapport à Doctolib. Mais il faut voir qu'aujourd'hui, l'intelligence artificielle peut nous permettre d'améliorer énormément le système de santé et notre prise en charge à chacun d'entre nous.
Donc cette initiative de Doctolib, elle va profiter à chaque Français, elle va profiter à tout le monde en améliorant la façon dont on comprend les maladies, dont on les dépiste. Ça va notamment permettre de retrouver les signes les plus précoces des maladies. Et soigner très tôt, c'est quelque chose qui permet le plus souvent d'améliorer l'espérance de vie et la qualité de vie des gens par rapport à un dépistage tardif, ce qui est souvent le cas pour les maladies chroniques.
Mais vous entendez ces critiques qui consistent à dire qu'au fond, on utilise des données d'utilisateurs sans même leur demander, ce qui est quand même surtout des données qui sont liées à la santé, à la vie privée, à l'intimité.
Alors, c'est un programme de recherche qui a été approuvé par les autorités, qui est développé avec les instituts publics de recherche français et avec l'université citée et citée Paris. Donc, c'est un programme de recherche. Les données ne seront pas du tout commercialisées, elles ne seront pas utilisées à d'autres fins que ce programme de recherche médicale et les gens peuvent refuser d'entrer dans le dispositif.
Donc, c'est un système qui est équilibré, il permet d'améliorer le système de santé, il permet de faire des progrès en recherche médicale et puis, il va permettre de développer des intelligences artificielles médicales françaises parce que sinon, le risque, c'est que tous les Français soient soignés par chaque GPT en 2035. Si nous ne développons aucune intelligence artificielle médicale française, eh bien, nous serons tous soignés par les intelligences artificielles californiennes.
Oui, mais cette question de la vie privée, on peut aussi l'entendre et notamment de la sécurité aussi de ces données privées. Doctolib, on sait qu'ils assurent que les données qui sont pseudonymisées, comme on dit, et sécurisées ne seront pas utilisées avec des noms, etc., mais est-ce que concrètement, on peut vraiment garantir qu'elles ne seront pas ensuite réidentifiées, utilisées et finalement arrachées à leurs propriétaires ?
Alors, les données qui sont anonymisées, elles le sont de façon très sûre en matière de sécurité informatique et puis, l'expertise de Doctolib en informatique, elle est très forte, elle est très supérieure de l'expertise de l'État, par ailleurs. Il y a souvent des problèmes de sécurité informatique dans l'État parce que l'État n'est pas très bon en cybersécurité, en revanche, un acteur comme Doctolib a montré qu'il avait des bonnes compétences en cybersécurité et qu'il est capable d'éviter des accidents justement de cybersécurité. Moi, j'ai plus confiance dans l'informatique de Doctolib que dans l'informatique.
Laurent-Alexandre, nous avons du mal à vous entendre ce matin. Est-ce que vous pouvez peut-être vous mettre au proche d'une fenêtre ? Il y a un petit souci de réseau. Malheureusement, nous ne pouvons pas vous entendre aussi bien que nous aimerions. Laurent-Alexandre, vous êtes là ? Ah voilà, parfait. Formidable. Reprenons cette conversation. Je vous posais justement une question sur ces risques de fuite de données parce que c'est une réalité, c'est une possibilité quand bien même Doctolib est un site qui est particulièrement fort et qui sait très bien gérer la gestion de risques de la cybersécurité comme vous nous en parlez.
Il y a malgré tout un risque que ces données soient volées tout simplement des données de santé dont on rappelle qu'elles sont à la fois intimes et du ressort de la vie privée.
Oui, comme je vous le disais, ces données, elles sont anonymisées et elles vont faire l'objet d'une sécurité informatique forte. Personnellement, je ne suis pas inquiet sur ce versant-là.
D'accord, vous n'êtes pas... Il y a plusieurs associations qui alertent sur ces risques, mais...
Non, mais les associations, elles alertent tout le temps. Pour se faire mousser, vous allez toujours trouver des associations qui vont faire peur à la population. On est dans une économie médiatique de la peur. Vous avez en permanence des gens qui font peur à tout propos. Alors que là, nous sommes face à un programme de recherche qui va faire progresser la médecine au profit de tous les Français. Donc, il ne faut pas cultiver cette peur en retardant la recherche médicale, à mon avis.
Alors, c'est ça la question. Si on essaie d'aller un peu plus profondément dans le sujet, c'est un sujet dont vous parlez régulièrement, mais quand même, l'intelligence artificielle dont vous nous disiez il y a quelques minutes, au fond, qu'elle pourrait être utilisée constamment demain pour régler la question des soins de santé, est-ce qu'elle va vraiment améliorer les soins ou est-ce qu'il n'y a pas un risque quand même d'inégalité dans l'accès de ces soins ?
L'intelligence artificielle, elle va être disponible pour tout le monde. Comme aujourd'hui, tout le monde a accès à Claude ou à chaque GPT, les grands modèles d'intelligence artificielle. Donc, on ne va pas vers une médecine à deux vitesses à cause de l'intelligence artificielle. On va vers une meilleure médecine pour tout le monde. Et nous allons de plus en plus être soignés avec l'aide de l'intelligence artificielle puisque toutes les études montrent que l'intelligence artificielle est meilleure que les médecins pour faire des diagnostics, par exemple.
Oui, vous disiez d'ailleurs dans l'un de vos livres que ce n'était pas simplement l'intelligence artificielle qui était meilleure, c'était même l'intelligence artificielle qui était meilleure que les médecins et y compris lorsque les médecins mettaient leurs pattes, l'intelligence artificielle tout à fait indépendante était encore meilleure que lorsque il y avait une interprétation ou la patte d'un médecin.
Oui, alors ça, c'est un gros problème qui montre qu'il faut réorganiser complètement les études médicales. C'est que dans beaucoup d'études, on se rend compte que chaque GPT plus un médecin, c'est moins bien que chaque GPT tout seul sans médecin. Ça montre bien qu'il faut réorganiser la façon dont on apprend la médecine et dont on l'exerce parce qu'il n'est bien sûr pas acceptable médicalement et socialement que l'intelligence artificielle plus un médecin ce soit moins bien que l'intelligence artificielle sans médecin. Ça prouve bien qu'il faut réorganiser complètement les études de médecine.
Comment est-ce que vous voyez la médecine dans 10 ans ? Laurent Alexandre, vous êtes là ? Vous êtes toujours avec nous sur Sud Radio ?
Oui, oui. Oui, allô ?
Comment est-ce que vous imaginez la médecine dans 10 ans ? C'est-à-dire, on sait qu'elle est déjà bouleversée alors qu'il est par l'intelligence artificielle. On sait qu'il y a une remise en cause des modèles qui ont été les modèles ancestraux, c'est-à-dire une médecine par l'homme pour l'homme. Comment est-ce que vous imaginez la façon dont l'intelligence artificielle va modifier les règles du métier dans les 10 ans qui viennent ? On sait qu'il y a une accélération massive de l'utilisation de l'IA. Mais comment est-ce que vous imaginez
l'intelligence artificielle va bouleverser la recherche médicale, elle va bouleverser la façon dont on exerce la médecine, dont on fait les diagnostics, mais ce n'est pas le cas uniquement en médecine qu'on a un bouleversement avec l'intelligence artificielle. Regardez ce qui se passe en mathématiques où chaque GPT a fait 10 découvertes mathématiques incroyables la semaine dernière. Toutes les activités vont être bouleversées. Il faut réorganiser la façon dont on exerce la médecine.
D'accord. Merci beaucoup Laurent-Alexandre pour votre intervention ce matin sur Sud Radio. Je rappelle que vous êtes chirurgien, expert en nouvelles technologies et auteur de Vivre Milan chez Boucher-Cassel. Merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions ce matin. Bonne journée à vous. On est bien sur Sud Radio. Il est 10h26 et dans un instant, comme vous en avez l'habitude, vos grands débats de l'été, les chroniqueurs approchent, entrent et s'installent autour de la table. Ils se préparent à des débats enflammés. C'est à tout de suite sur Sud Radio.