Emmanuel Macron peut à nouveau dissoudre l'Assemblée nationale - 8/07/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Depuis aujourd'hui, Emmanuel Macron peut à nouveau dissoudre l'assemblée, mais la menace est-elle à prendre au sérieux ? Élément de réponse avec Marion Becker. J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote.
Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Cette a il y a un peu plus d'un an, le choc de la dissolution place désormais au réarmement institutionnel. Emmanuel Macron peut à nouveau dissoudre une menace à peine voilée dont il se sert pour revenir et reprendre la main dans le jeu politique.
Ce weekend pour le 10e anniversaire des jeunes avec Macron. Mais j'ai aussi besoin de vous pour dans 2 ans, pour dans 5 ans, pour dans 10 ans parce que vous serez là. Ou lorsqu'il préside une réunion sur le budget.
Cette menace et le scénario d'un remake n'effrait pourtant pas les députés. Quand on est démocrate, on n pas peur du du suffrage universel. Donc moi, j'aborde tout ça avec beaucoup de sérénité.
On est toujours prêt. On aura jamais peur des urnes et du peuple. Effectivement, ça permettrait peut-être de clarifier la situation.
Il faut redessiner un avenir à la France et c'est pas avec une majorité de briqu et de broc qu'on peut le faire. Donc oui, il y a urgence à la dissolution. Nous n'avons pas à craindre le suffrage universel.
Il est celui qui nous confère la légitimité. Nous on n'est pas propriétaire de notre poste, on en est locataire et le président a un pouvoir constitutionnel et il en s' s'il le souhaite. Elle les Français eux sont partagés sur une éventuelle dissolution. 50 % sont favorables, 50 % contre dans le sondage IFOP Sudradio réalisé début juillet.
Stéphanie des Pierre à l'Élysée, on parle de réarmement institutionnel. Ça donne un peu l'impression que c'est comme la dissuasion nucléaire. Le but c'est d'avoir l'arme mais de ne surtout pas l'utiliser et de faire savoir qu'on l'a et qu'on n'hésitera pas à l'utiliser.
C'est en ça que c'est assez euh similaire à la dissuasion euh nucléaire. Mais le président de la République euh l'a fait savoir. Il a finalement en décembre reconnu qu'il avait probablement fait une erreur, en tout cas que ça avait pas été compris.
Et là en juin, il dit "Mon souhait qu'il n'y ait pas d'autres solutions, mais il précise mais mon habitude n'est pas de me priver d'un pouvoir constitutionnel." Et c'est vrai que de manière générale en fait, il y a encore 1 an et demi avant 2027, on peut comprendre que le président de la République se dise "Si jamais la situation politique est bloquée, je peux m'en servir." C'est aussi une manière de faire peur entre guillemets aux députés.
Il a beaucoup insisté en leur demandant de travailler ensemble. il qu' il constate que ça marche pas très bien. On l'a vu là, tous les députés disent "On est prêt à repartir en campagne." Sauf qu'en fait hors caméra, ils ont ils sont encore essaurés par la campagne express de l'année dernière, quels que soient les bords.
Même si la France insoumise, le RN dis on est prêt. En fait, il y a beaucoup de députés qui se disent "Non, non, il faut là un peu de stabilité. Euh voilà, chacun vous dira "Oui, oui, moi j'ai j'ai mes affis, j'ai toujours un track dans la poche, j'achèterai de la colle dès qu'il y a une censure au cas où il y aura une nouvelle dissolution, mais on sent que il y a des craintes partout." Antoine Oberdof, est-ce que cette menace elle est à prendre au sérieux ou pas ?
Moi, je n'y crois pas les dissolutions pour tout vous dire, mais si je comprends très bien la raison pour lesquelles Emmanuel l'a brandit, Emmanuel Macron brandit cette dissolution. il l' brandi parce que il est limité par un autre frein constitutionnel qui est le fait la possibilité qu'il n'a plus de pouvoir se représenter pour un 3è mandat. On le sait depuis la réforme constitutionnelle de 2008, un président est limité dans l'exercice à de mandats.
Il a donc besoin d'exister Emmanuel Macron. On voit combien autour de lui les chevaux sont lâchés, les ambitions présidentielles sont libérées par cette impossibilité juridique euh qui est la sienne. Édouard Philippe, Gabriel Atal.
Donc effectivement, il brandit euh cette menace néanmoirement, il l'a brandi face à son propre camp en fait. Il fait peur à son propre camp. Absolument parce que la réalité c'est que il y a un an, il il avait fallu notamment l'investissement de Gabriel Atal et pour sauver les bataillons macronistes et les députés macronistes effectivement même s'ils peuvent être un peu tartarins face caméra n'ont aucune envie d'être renvoyé comme ça à l'abattoir dans leur circonscription et de se faire ratiboiser au bénéfice probablement des députés RN.
Donc véritablement euh cette et par ailleurs cette dissolution ne résoudrait rien au problème institutionnel et à la paralysie que nous observons maintenant. Elle a eu au contraire pour effet d'accélérer ce blocage institutionnel, d'ancrer dans le temps la tripartition du paysage politique. Stéphanie Despierre, on voit que au même moment Emmanuel Macron s'investit à nouveau sur des sujets de politique intérieure.
Est-ce que il faut faire un lien entre les deux ? On sent qu'il veut reprendre la main d'une certaine façon. Très clairement.
Donc il y a deux manières de reprendre la main. dire qu'on a à nouveau l'arme de la dissolution, c'est ce que fait son entourage et être très présent. On l'a vu ce weekend, il est allé au meeting des jeunes avec Macron qui désormais s'appelle les jeunes en marche.
Il n'était pas invité, enfin il était convié mais il s'est invité en surprise et il a dit "J'aurais besoin de vous dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans." Il fait il a fait un conseil de défense hier sur l'entrisme islamiste. Il a réuni pour parler du budget.
On sent qu'il a envie de reprendre du poids sur la scénat. Il a recadré aussi François Ballou. enant de recadreres ministres recad ministres en le disantcupez-vous de vos affaires.
On sent que la situation politique intérieure l'agace et qu'il a envie de s'en mêler pour justement que soit que ça aille plus vite, soit que ce soit plus clair. Donc on sent bien ça et ça c'est une et la dissolution c'est une manière de dire bah regardez je suis là et depuis quelques jours, il ne fait que ça de dire je suis encore là un an et demi et je vais pas laisser le pays laisser le pays aller à volot. Alors, si on passe en revue les différents partis de l'opposition, on commence par le Rassemblement national.
Officiellement, il la réclame cette dissolution, mais dans les faits, est-ce que est-ce que c'est vraiment un souhait, un désir profond ? Le le premier réflexe des commentateurs après la condamnation de de Marine Le Pen en première instance à une peine d'inéligibilité a été de dire que le Rassemblement national n'avait plus intérêt à la dissolution précisément parce que elle ne pourrait plus se représenter. Ce que l'on voit et ce queon écoutait encore ce matin dans la bouche de l'un des lieutenants de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguyis, c'est que Marine Le Pen, tout comme Jean-Luc Mélenchon qui est en retrait de l'Assemblée nationale n'a pas besoin de son mandat de députés pour exister politiquement.
Donc le Rassemblement national, il est possible qu'à l'automne et compte tenu euh de la saignée budgétaire qui s'annonce et intérêt à pousser les feux d'abord de la censure de François Baou et appel à une dissolution sur de ses forces. Euh donc et et de fait François Baou ayant perdu ce lien fragile qu'ilun unissait aux socialistes sur la noncensure s'est placé dans les mains du Rassemblement national. Donc donc c'est pas un problème pour le Rassemblement national si Marine Le Pen ne peut pas se représenter en cas de dissolution.
Problè ils sont même à mode de scrutin constant. Euh on sait que ils veulent éventuellement la proportionnelle. On sait que précédemment au législative anticipé les triangulaires leur avaient coûté cher et que le Front républicain avait quand même tenu les privants de fait d'une majorité absolue.
Mais ils ont envie de retenter l'expérience. D'autant que imaginez un instant, un Jordan Bardella arrivant moins d'un an avant l'échéance de 2027 à Matignon ne pourrait pas véritablement être tenu comptable des orientations prises et puis éventuellement de la paradigie du pays. Un an suffit pas pour faire quoi que ce soit.
Stéphanie Despierre sur le Rassemblement national ils en disent quoi les les députés avec qui vous vous en parlez ? Mais c'est vrai que quand face caméra, c'est vraiment cette stratégie-là en disant même pas peur. Ils sont persuadés que de toute façon, ils reviendraient euh avec plus de députés à l'Assemblée.
Ils ont le sentiment de s'être fait voler l'élection euh l'année dernière. Donc il y a un certain dénique. Donc ils disent évidemment on veut y aller.
Après, je pense qu'il serait l'année dernière, il n'arrêtait pas de dire qu'ils étaient prêts pour des nouvelles législatives. On a bien vu que c'était pas le cas. Là, les choses sont quand même organisées plus en amant donc il serait probablement plus prêt que la dernière fois.
Après, certains dans le bloc central se rassurent en disant "Oui, mais probablement on aurait plus de députés RN, mais ça ne règlerait pas le problème de l'éclatement euh du paysage politique." Donc, ils essayent de de se rassurer comme ça. Ce qu'il faut raconter aussi qui est intéressant, c'est qu'il y a un moment des ministres et des proches d'Emmanuel Macron avaient essayé de le persuader de dire très clairement qu'il n'utiliserait plus la dissolution justement pour couper l'herbe sous le pied du Rassemblement national et pour permettre au Parti socialistes de peut-être se dégager un peu plus de la France parce que parler du Parti socialiste parce que c'est une autre question à gauche qui est pour qui est contre la dissolution du côté du Parti socialiste. le le Parti socialiste véritablement même si ils ont besoin de ne pas dire ils n' peuvent pas donner le sentiment et en particulier Olivier Fort qu'ils accompagnent si vous voulez une fin de règne macroniste comme ça de manière un petit peu passive avec une forme de neutralité malveillante.
C'est sur le plan politique ce n'est on ne peut pas marquéter cela. En revanche dans les faits le Parti socialiste a plus qu'intérêt au statut CO jusqu'en 2027. Euh s'il y avait une dissolution, il serait obligé nécessité, faisant loi, de faire de nouveau une alliance avec la France insoumise pour ne pas perdre leur bataillon parlementaire.
Euh et donc ils se verraient de nouveau accusés de compromission. Euh raison pour laquelle François Hollande lorsqu'il a dit que le Parti socialiste avait les clés jusqu'en 2027 sur la noncensure et qu'ils avaient plutôt intérêt au statut quoi, a dit un petit peu tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Alors Stéphanie Despierre qui la veut à gauche cette dissolution ?
La France insoumise très clairement parce que ils ont un peu le même sentiment que que le Rassemblement national. Ils estiment qu'ils avaient la première force politique du pays avec toute la gauche, avec le Nouveau Front populaire, qu'il aurait dû y avoir la nomination d'un premier ministre gauche. Eux, ils savent qu'ils sont en dynamique.
Donc, ils espèrent, même si on voit que parfois euh les sondages se tassent pour eux, ils sont persuadés que ça pourrait leur être favorable et ils sont dans leur logique de toute façon de renverser la table. Donc, le plutôt c'est le mieux. Après, vu les difficultés à gauche, on n'est pas sûr que ça tiendrait quand même clairement un premier ministre de gauche jusqu'en 2027.
Et ben, merci à tous les deux pour pour votre éclairage sur cette question d'une hypothétique dissolution. On va déjà voir ce qu'il en est de la censure à la rentrée avec ce débat budgétaire qui s'annonce compliqué he pour le gouvernement. Merci à tous les
Emmanuel Macron