Politique : rentrée à haut risque pour le gouvernement
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pour entrer dans le vif du sujet, un extrait de l'interview d'Élisabeth Borne hier au micro de France Info sur la réforme des retraites.
- 0:45OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'Élisabeth Borne devrait donner l'exemple en appliquant la réforme à elle-même ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Les oppositions accusent le gouvernement d'avoir fait exprès pour épargner la Première ministre avec cette réforme. Qu'en pensez-vous ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Pourquoi cette réforme des retraites est-elle mise au calendrier maintenant ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Stéphane allies, vous avez couvert l'actualité des partis de gauche pour Mediapart depuis 2008. Réaction à la colère des boulangers ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Guillaume, vous évoquez la question de qui a la main aujourd'hui. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Élisabeth BorneFait
« la réforme elle doit s'appliquer progressivement à partir des Français nés à partir du second semestre 1961 »
- 0:35Élisabeth BorneFait
« oui j'ai pas le projet de partir immédiatement à la retraite »
- 0:40Élisabeth BorneFait
« le texte qui sera voté à la fin du premier trimestre on va pas changer des règles on va pas on laisse quelques mois pour l'application de la réforme »
- 1:00Élisabeth BorneFait
« je porte une réforme des retraites j'ai pas décidé mon année de naissance en fonction de la réforme des retraites ni le calendrier de la réforme »
- 1:50Élisabeth BorneFait
« il n'y aura pas besoin de cotiser plus de 43 ans »
- 2:20Boulanger (France Info)Fait
« on nous a dit après oui mais attendez la plateforme n'a pas été bien paramétré donc il faudra y retourner »
- 2:30Boulanger (France Info)Chiffre
« il y a des gens qui sont spécialisés pour vous aider à obtenir les aides en contrepartie prennent 30% »
- 4:30Stéphane alliesFait
« les républicains auraient retenu l'âge de 64 ans pour une réforme des retraites »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
après la multiplication des recours au 49.3 ces derniers mois pour faire passer ses lois budgétaires le gouvernement ne peut à présent plus se dérober au débat de l'Assemblée nationale pour ses prochaines réformes entre recherche de soutien à droite quête de compromis avec la gauche cette rentrée politique est présentée comme étant une rentrée politique à haut risque bonjour Bruno cotress bonjour vous êtes politologue et tout d'abord pour entrer dans le vif du sujet un extrait de l'interview d'Elizabeth borne hier au micro de marque Fauvel et de Salia brachlia c'était chez nos camarades de France Info la réforme elle doit s'appliquer progressivement à partir des Français nés à partir du second semestre 1961 pardon de donner votre âge madame la Première ministre vous êtes né le 18 avril 1961 ça veut dire qu'à deux mois après vous allez y échapper oui j'ai pas le projet de partir immédiatement à la retraite vous pensez pas que vous devriez donner l'exemple dans cette réforme et dire s'applique aussi à moi puisque je vais changer la vie de millions de personnes alors si ça ne concerne que moi pourquoi pas mais vous voyez ça serait une grande innovation et je suis pas sûr qu'elle serait très bien perçue de faire ça rétroactivement le texte qui sera voté à la fin du premier trimestre on va pas changer des règles on va pas on laisse quelques mois pour l'application de la réforme la question parce que les oppositions disent que vous avez fait exprès et qu'en fait vous êtes épargné avec cette réforme de retraite c'est un peu ridicule je pense que je porte une réforme des retraites j'ai pas décidé mon année de naissance en fonction de la réforme des retraites ni le calendrier de la réforme commentaire Bruno cotresse au-delà de au-delà du côté un peu marrant on veut dire amusant de ce de ce passage on voit qu'il illustre toute l'incompréhension et tous les quarts entre la vision qui a le politique d'une réforme vue de manière assez macroscopique en fait fondamentalement sur un paramétrage de l'âge de départ légal à la retraite et puis au fond ce que vont vivre les au niveau individuel et effectivement on voit que cette question qui est alors au fond vous-même vous allez y échapper ça s'inscrit dans ce qu'on voit nous dans nos enquêtes que nous réalisons le sentiment qu'on nombreuse français et français que le politique s'exonère régulièrement de règles qu'il appliquent aux autres donc ça c'est vrai que au-delà on va dire du côté un peu anecdotique de de cette de cette de cette question voilà au fond toute la difficulté pour la première ministre d'expliquer de donner sens à ce projet de réforme des retraites et ça je pense que c'est le point faible aujourd'hui au delà de l'anecdote il y a aussi le fait le hiatus entre ceux qui veulent travailler le plus longtemps possible comme par exemple la première ministre Elisabeth borne et puis des Français qui eux considèrent calés jusqu'à 64 65 ans c'est un effort et parfois même un effort déraisonnable oui bien évidemment on voit qu'autour de cette question de la retraite et du plupart de l'âge en retraite toutes les injustices toutes les inégalités de la société française s'expriment effectivement il y a pas d'unité de vue de ce point de vue là certains ont pu commencer une activité professionnelle tard dans leur vie et souhaite continuer certains ont découvert la grande passion de leur vitale et souhaite continuer beaucoup ont dû commencer à travailler jeûne beaucoup ont dû commencer à travailler avec des emplois difficiles pénibles et souhaite partir plus tôt et malgré tous les efforts qui sont faits par l'exécutif de diamants va tenir compte de ces situations on va essayer de tenir compte des carrières longues des carrières marqués par la pénibilité on arrive toujours pas au fond à avoir une unicité de vue et au fond une consensus sur cette sur cette question et par rapport à ça le gouvernement aujourd'hui n'a pas d'autre horizons que l'horizon budgétaire en disant il faut assurer l'avenir du système des retraites et donc cotiser davantage mais alors pour autant lorsqu'elle Elizabeth borne que cette réforme des retraites les 65 ans dans cette réforme des retraites ne sont pas un totem bon même un psychanalyste fatigué pourrait se dire que cette réforme apparaît aujourd'hui comme un totem est-ce que politiquement Bruno coteresse il y a une urgence ou bien une importance à cette réforme aujourd'hui pourquoi l'avoir mise au calendrier et pourquoi la mettre au calendrier alors que celle-ci focalise toutes les attentions et beaucoup d'opposition deux observations là la première sur l'histoire du du totem je trouve que c'est vraiment intéressant parce que ça ça accentue le sentiment de confusion au fond ne comprend plus très bien si ça n'est pas un totem à ce moment-là pour qu'on s'accroche tellement à cette idée et donc le politique n'arrive pas bien de ce point de vue là à expliquer on a le sentiment d'un capitaine de bateau qui qui nous dit qu'il a un cap mais que la manière d'arriver au port est et négociable mais que de mais que de toute façon c'est quand même lui qui décidera et donc ça accentue ce sentiment de confusion ensuite pourquoi l'avoir mis à ce moment-là c'est tout simplement parce que pour Emmanuel Macron et l'exécutif il s'agit de l'image de réformateur d'Emmanuel Macron au fond si on met aujourd'hui en perspective le bilan de réformateur d'Emmanuel Macron il a incontestablement des éléments à faire valoir en particulier ceux qui ont été fait au début de son premier mandat mais force est voilà par exemple tout ce qui a été fait au début sur le travail sur la réforme du Code du travail voilà la SNCF aussi mais pour cette constater que depuis la crise des gilets jaunes en particulier on a le sentiment que la trajectoire originelle du macronisme a été déviée que le président à beaucoup de mal à revenir vers ces fondamentaux on en parlera sans doute ça s'est bien traduit au moment de ses vœux d'ailleurs récemment et donc cette idée d'être celui qui inscrit son nom comme quelqu'un qui a réformé il y a toute la question des régimes spéciaux il y a pas que l'âge légal et les 64 ou 65 ans il va falloir voir aussi du côté des régimes spéciaux et c'est vrai qu'Emmanuel Macron de ce point de vue là dans son cœur d'électorat a toujours l'image du réformateur audacieux qui essaye de faire bouger la France alors si ça n'est pas un totem c'est donc un tabou puisque la réforme des retraites le souvenir des grandes grèves par exemple de 1995 peu apparaître effectivement comme un tabou et cela peut expliquer cela pourrait expliquer Bruno cotress qu'Emmanuel Macron se disent que l'image de réformateur l'incarnation du réformisme s'il veut la voir véritablement il faut qu'il aille jusqu'au bout dans cette réforme des retraites oui je n'ai pas de doute sur le fait que l'exécutif ira jusqu'au bout parce que si tel n'était pas le cas alors là ça serait un message pour l'exécutif ça enverrai le message qu'au fond le roi est un peu nu d'une certaine manière et que Emmanuel Macron sur des éléments très importants de son logiciel de départ au fond n'y arrive plus il avait par exemple au cours de son premier mandat il avait finalement abandonné la perspective de réduire de 120 000 le nombre d'emplois publics la réforme des retraites si elle était abandonnée serait perçue par son cœur d'électorat comme un avait de faiblesse et en ce début de deuxième mandat qui peine à trouver son sens au manuel Macron a quand même beaucoup de difficultés à reconstruire une image qui depuis la crise des gilets jaunes et la est devenu fondamentalement l'image d'un gestionnaire de crise avant tout son image de réformateur à ce moment-là serait fortement compromise bon mais alors justement au bout il veut aller jusqu'au bout Bruno stress mais au bout de quoi parce que vous l'avez déjà dit en partie mais cette réforme le contour de cette réforme puisqu'elle n'a pas encore été présentée officiellement il a beaucoup varié au début il y a eu un discours qui consistait à dire que les investissements qui étaient faits en faveur des retraites et des investissements qui n'étaient pas fait pour d'autres secteurs de l'économie où ils auraient été plus utile l'éducation l'hôpital donc l'argent devait être réorienté c'est un discours qui aujourd'hui est en grande partie abandonnée par le gouvernement il y a eu la question donc des 43 ans alors les 43 ans serait un totem ça a été réaffirmé hier par Elisabeth borne il n'y aura pas besoin de cotiser plus de 43 ans bref là aussi il n'est pas évident de voir à la fois pourquoi on fait cette réforme donc quel but est quels sont ses contours précis oui au fond l'idée de travailler plus longtemps et que la vie s'est allongée donc il faut travailler plus longtemps et globalement une idée qui est assez admise dans la société elle est beaucoup plus admise qu'il y a 20 ou 30 ans par contre ce que traduit la forte opposition à ce paramétrage de l'âge dans l'opinion publique je dirais pour moi il y a deux aspects d'abord il y a le sentiment d'une vie qu'on tourne toujours dans le même sens avec Antoine de fond cette dimension très structurelle de la société française très marquée dans l'opinion de vivre dans un pays qui est marqué par l'injustice avec voilà la vie se tourne toujours dans le même sens on demande toujours des efforts et on se demande quand est-ce que ces efforts incessants vont vont s'arrêter malgré tout le discours sur les carrières longues la pénibilité ça ça n'y fait rien c'est le premier aspect et puis surtout il y a le deuxième aspect c'est l'absence de projet de société qui s'exprime à travers le seul paramétrage de de l'âge malgré tout le discours sur l'employabilité des seniors et donc l'exécutif le pouvoir n'arrive pas à répondre à une question au fond assez simple mais fondamentale pour les Français qui est travaillé plus longtemps donc restez plus âgé à son poste de travail mais pourquoi faire alors pourquoi faire est-ce que c'est pour cotiser davantage plus longtemps ou est-ce que c'est véritablement sur un projet de société sur par exemple que veut dire la fin de carrière et comment la gérer alors il y a quand même un correctif à cela à cette vis qui tournerait dans le même sens cela a été affirmé avec force hier par Elisabeth borne c'est cette retraite minimale à 1200 euros à 85 % du SMIC courant 2023 au moment où la réforme entrera en vigueur cette réforme elle est importante elle marque donc un niveau minimal des retraites pour ceux qui ont cotisé les 43 ans parce que c'est cela aussi qui doit entrer dans la balance mais c'est une manière de dire que si l'on travaille plus longtemps comme s'il s'agit d'une retraite par répartition et non par capitalisation cela permettra d'assurer une retraite plus forte au basse retraite il est bien évidemment que c'est un enjeu très important c'est toujours bon à prendre je dirais de ce point de vue là mais on voit bien à quel point cette énoncé comporte lui-même tout un tas de paradoxe au fond qu'on dise que dans un pays développé riche comme le nôtre au bout de 43 ans d'activités on puisse avoir une retraite de 1200 euros par mois c'est-à-dire quelque chose qui ne permet tout simplement pas de vivre les coups de France de pouvoir bénéficier pleinement des quelques années qui restent à vivre cette énoncé lui-même assez paradoxal et on voit bien à quel point et pourquoi cette cette énoncé ne ne suffit pas à au fond à répondre aux questions que posent cette question fondamentale la juste rémunération du travail et des efforts que l'on a fait dans la vie qui est aussi une des questions en toile de fond de la réforme des retraites et qui a pour le coup est un vrai tabou personne n'en parle mais au fond ces deux ça aussi dans sa parle à travers l'opposition à les repousser l'âge de départ légal à la retraite il y a aussi de ça qui s'exprime est-ce qu'on considère qu'au fond on obtient la juste rémunération de ses efforts à l'issue d'une vie professionnelle travailler plus longtemps pour finir avec une retraite d'un niveau assez modéré n'est pas non plus un projet de société qui a un projet de société peut-être extrêmement motivant l'autre question qui se pose et la question donc de d'une union politique possible autour de cette réforme des retraites et là l'abandon du totem à 65 ans il est probablement interprétable comme étant un signe vers les républicains puisque les républicains auraient retenu l'âge de 64 ans pour une réforme des retraites et donc il y aurait la possibilité pour eux en tout cas un tendu qui leur permettrait donc de voter éventuellement ce projet de réforme tel que le gouvernement se propose de le présenter oui c'est l'heure de vérité d'une certaine manière pour les pour les républicains sur ce sur ce dossier lors de la lors de l'élection interne d'ailleurs pour la présidence des républicains on a vu que que deux des trois candidats richie-t-il vainqueur Bruno Retailleau avait dit que il s'y retrouver comme un plutôt pas trop mal sur l'idée de repousser l'âge de des de départ à la retraite et c'est un peu leur de vérité de ce match là parce que si les républicains votent ce projet de réforme à l'Assemblée nationale ça les fera des facto basculer dans la majorité présidentielle qu'il le veuille ou non parce qu'il s'agit d'un dossier emblématique très important dans l'opinion très discutée dans l'espace public et qui au fond leur mettrait effectivement un peu un pied à l'étrier de la majorité présidentielle s'ils ne le vote pas ils apparaîtront en contradiction avec les propositions qu'ils ont faites y compris pendant la campagne présidentielle et donc on voit bien que du point de vue de la gestion politique de ce dossier par l'exécutif on est en train progressivement sans doute de se rapprocher de la position des républicains pour on va pas dire leur forcer la main en tout cas pour progressivement les faire basculer dans la majorité c'est ça ou ce serait ça la méthode d'Elisabeth borne puisque elle insiste sur la concertation qui encourt certains disent que celle-ci et inutile ou factice alors inutile c'est ce que dit le journal l'opinion aujourd'hui factice c'est ce que pourrait dire les syndicats est-ce qu'on voit en revanche dans cet abandon donc des 65 ans une tactique une partie de la méthode de la première ministre oui n'oublions pas que la première ministre l'une de ces l'un des éléments les plus importants de sa feuille de route lorsqu'elle a été nommée était justement de rechercher des points de consensus au lendemain des élections législatives en particulier l'absence de majorité absolue pour le parti présidentiel oblige aussi à cette recherche de consensus n'oublions pas aussi que d'isabeth borne a déjà eu recours 10 fois au 49-3 en 6 ou 7 mois de fonctions ce qui est beaucoup elle est aujourd'hui en numéro 2 du classement de l'utilisation du 49-3 sous la 5ème République le numéro 1 reste Michel Rocard 28 fois mais avec 10 fois elle s'est propulsée en numéro 2 on peut pas continuer évidemment sur cinq ans à ce rythme là on ne peut pas avoir sur pratiquement tous les dossiers essentiels des mesures qui sont adoptées uniquement au 49 francs qui est plutôt une un dispositif institutionnel dans l'état d'esprit d'être plutôt exceptionnel plutôt qu'être l'ordinaire de la manière de gouverner donc on voit qu'effectivement c'est très important ce qui est en train de se passer de ce de ce de ce point de vue là et qu'on est bien sans aucun doute sur l'idée à travers ce dossier des retraites de trouver une autre une autre équation pour trouver une majorité absolue et alors la méthode borne vis-à-vis des syndicats est-ce que c'est de la négociation est-ce que c'est une manière de faire semblant de négocier comme toujours lorsque le lorsque l'exécutif consulte largement et lorsqu'il reçoit ils le font de recevoir beaucoup les partenaires sociaux les responsables de partie de partis politiques c'est toujours un jeu de ce point de vue là qui est un peu à double facettes ne ne croyons pas qu'il y a qu'il y a une absence totale de sincérité évidemment lorsque le Premier ministre reçoit des partenaires sociaux des leaders de formation en général et la France insoumise en particulier nous serons également en compagnie du journaliste Stéphane alliés qui est journaliste à Mediapart Twitter sur France Culture rentrée politique difficile pour tous presque pour tous nous sommes en compagnie donc de Jean les Marines notre éditorialiste politique le politologue Bruno Cauterets et nous rejoint le journaliste politique Stéphane alliez bonjour vous êtes qu'aux directeur éditorial de la rédaction de Mediapart vous avez couvert l'actualité des parties de gauche pour Mediapart depuis sa création en 2008 tout d'abord peut-être une réaction Stéphane allies à ce que vient de dire j'en ai Marie cette question donc des boulangers des boulangers en colère et bien évidemment des répercussions politiques à ce mouvement ce qui est intéressant par rapport à ce que la chronique de Jean-Marie c'est voir qu'effectivement ces corps de métiers là ceux politiques moi je pensais aussi à Stéphane ravacley qui avait été candidat nu peut vers Besançon qui était à l'autre à l'opposé du spectre ce qui est intéressant c'est que la politique voilà elle passe maintenant sous le radar des syndicats et des parties on l'a vu sur la grève SNCF c'est pareil c'est maintenant ça s'auto-organise de plus en plus depuis le mouvement gilet jaune et le le chant traditionnel classique politique au syndical de gauche comme de droite on l'a vu quand je dis deux droites c'est pareil chez les policiers se retrouvent les syndicats au lycée se retrouver régulièrement débordés par leur baisse c'est voilà c'est cette espèce de à force de taper sur les corps intermédiaires en permanence depuis maintenant 15 ans depuis Sarkozy relayé par Hollande puis maintenant Macron et ben voilà après on se retrouve avec une dans une société où tous peut s'enflammer puisqu'il y a plus de médiation et d'intermédiation pour faire de la politique au sens noble du terme et les discours aujourd'hui le discours de colère il est porté par les boulangers avec donc certains artisans qui s'expriment sur les ondes un extrait alors nous continuons vers la plateforme la lettre connectée on a regardé on nous a annoncé que étant donné les informations qu'on a fournies on ne peut bénéficier de rien il semblerait qu'on nous a dit après oui mais attendez la plateforme n'a pas été bien paramétré donc il faudra y retourner on a le sentiment que c'est très compliqué pour pas grand chose l'effort qu'on va fournir pour obtenir quelques centaines d'euros il est beaucoup plus important que ce qu'on va nous donner alors aujourd'hui on est désespéré on a juste envie de mettre notre énergie ailleurs que dans des procédures administratives coûtuses aujourd'hui vous savez il y a des gens qui sont spécialisés pour vous aider à obtenir les aides en contrepartie prennent 30%. c'était un boulanger en colère alors ça c'est un boulanger du 15e arrondissement de Paris hier sur France Info une réaction Bruno cotresse oui mais je sais pas si boulanger c'est vrai que c'est quelque chose qui est en train de de percoler en profondeur dans l'opinion je pense à la fois pour la boulangerie c'est un commerce de proximité l'image est assez populaire la boulangerie vend des produits qui ne sont pas chers et c'est un symbole aussi ce qu'on écoute depuis plusieurs jours avec ses multiplications des factures d'énergie par 5 par 6 des fois par 10 donne le sentiment d'une économie devenue absolument folle une sorte de jungle absolument sans plus une règle avec un politique qui lui par rapport à ça exprime des vœux et donc de ce point du là c'est vrai que la matière a soucis à la fois du point de vue de la cohésion sociale et puis pour l'exécutif dans sa gestion politique de ça s'il dialogue avec les syndicats étant panne et quand même temps c'est en train de prendre feu en dehors des syndicats et on a aussi les médecins on a eu les contrôleurs de train donc sur de très nombreux fronts on voit que la situation devient une situation qui effectivement est un peu une poudrière avec des jeux politiques j'en ai marre alors parfois des jeux politiques avec certains oublibles puisque les républicains soutiennent les boulangers mais les républicains avaient soutenu la libéralisation des prix de l'énergie qui est la cause du malaise aujourd'hui de ces mêmes boulangeries il y a un point intéressant Guillaume si je peux compléter ce que disait nos invités je pense qu'effectivement il faut s'arrêter sur la question de savoir qui à la main aujourd'hui parce que ce que vous observiez tous les deux dans d'autres domaines vous avez évoqué la question des policiers on peut voir ce qui se passe aussi dans le monde traditionnel ça se reproduit précisément dans le domaine de la boulangerie puisque le président du collectif dont je parlais Frédéric III est en guerre ouverte avec le président de la Confédération de la boulangerie c'est-à-dire celui qui reçut très officiellement à Bercy à l'Elysée qui participe à la cérémonie de la galette etc c'est à dire qu'il y a des frondes internes qui se multiplient c'est comme un jeu de poupées russes finalement de défiance permanente et donc de colère attiser aussi par ce biais là et Stéphane allies dans ce contexte là que fait la gauche que dit la gauche les différents partis de gauche puisque tous ne sont probablement pas d'accord par rapport à cette situation les différents fronts la question des retraites il y a eu la question également de la réforme de l'assurance chômage et puis maintenant la colère de certaines professions on vient d'évoquer la boulangerie le problème en fait un peu similaire c'est à dire que aussi bien sur ce que ce qu'on évoquait jusque là que pour la gauche plus traditionnelle on a un gros problème de représentation de représentativité le problème c'est que aujourd'hui aujourd'hui la gauche en gros continue à gérer les parparties chacun ses petits congrès la conservation de ses appareils faire comme si rien s'était enfin moi j'ai commencé juris politique vous le rappeliez les gamins il y a plus de 15 ans maintenant c'était déjà le même problème signifier votre expérience c'est exactement le enfin on se retrouve avec enfin depuis tout ce qui s'est passé avec le nombre de crises le nouveau monde politique mais les parties nous semble n'avoir rien appris y compris dans leur mode même de représentation de même et c'est ça aujourd'hui auquel on assiste à gauche d'ailleurs le sans faire grimper de base étage le vieux qui tarde à mourir le neuf qui tarde à naître et puis bah là on est dans une situation bah on est dans des monstruosités politiques où on ne s'en sort pas voilà tout est vieux et on vient trop tard mais il y a quand même du nouveau il y a du nouveau à la France insoumise on entend des discours qui sont nouveaux notamment en matière de désaccord à l'intérieur de ce parti ou de ce mouvement qui sont inhabituelles puisque d'ordinaire la musique les plus harmonieuses et un peu d'eau dans le gazeux si on peut dire effectivement ce qui est nouveau il y a toujours eu de la des dissensions internes dans les mouvements mélenchoniens puisque il y a quand même une cohérence depuis ses courants à l'aile gauche du Parti socialiste au début des années 80 jusqu'à aujourd'hui en passant par ce qui a été le Front de gauche le Parti de gauche puis aujourd'hui la France insoumise il y a toujours eu des distorsions et toujours une logique un peu où il est pure enfin c'est parti la sépure régulièrement pour se renforcer et garder une unité une cohésion idéologique là ce qui est vraiment nouveau c'est que c'est au cœur du réacteur se noyau de direction qui a toujours été qui a toujours rayonné autour de Mélenchon en se renouvelant sans cesse là cette fois-ci les critiques on le voit à travers Alexis Corbière à la voix Clémentine nota régulièrement a été critique de justement des positionnements trop solitaires ou personnalisé ou personnaliste de Mélenchon mais on commence à avoir émergé des critiques de fidèles de longue date et ça te révèle peut-être aussi des sur l'avenir du du parti et de du parti de l'union de la gauche aussi et quelle dynamique vers comment se tourne est-ce qu'on tourne toujours vers une position très populiste centrée derrière en leader qui doit un petit peu incarner une marche en avant derrière laquelle on se range sans trop au débattre ou une version beaucoup plus délibérative et démocratique suivez moi quand j'avais fait une bio de Mélenchon de ces anciens consignes avaient dit un truc Mélenchon de conseiller ministériel de 2002 Mélenchon c'est c'est d'abord avant tout un républicain bien avant d'être en démocrate et on se retrouve un petit peu dans cette logique là est-ce qu'on incarne une marche républicaine incarnée par voilà des des personnes qui ont fait le choix d'une stratégie populiste assumée et c'est ça aussi que revendique manuel Bompard manuel Bompard dans le l'entourage très divers et hétéroclite de Jean-Luc Mélenchon c'est celui qui a toujours assumé d'être celui qui lit mouf et la clause celui qui veut appliquer et d'autres comme Alexis Corbière qui sont plus à moyenne en plus vieille gauche socialiste et qui eux veulent plutôt reprendre un chemin de l'Union sous d'autres formes le Canard Enchaîné d'aujourd'hui dit que Manuel Bompard n'a toujours pas été nommé à son poste qu'est-ce que ça signifie il y a pas d'élection effectivement on sait même pas comment d'ailleurs comment va-t-il être nommé est-ce que c'est une fumée blanche qui sort du siège du siège France insoumise est-ce que c'est Jean-Luc Mélenchon qui fait un communiqué on ne sait pas il y a pas de procédure donc faute de procédure oui bah le le gazeux peut continuer mais au bout d'un moment il peut s'évanouir aussi il peut il peut s'évaporer bon mais ça pose quand même un problème puisque vous l'évoquiez clémentinottin disons que c'est dissensions avec Jean-Luc Mélenchon sont aujourd'hui ancienne il y a en revanche des politiques qui étaient plutôt des lignards comme Alexis Corbière qui font entendre leur mécontentement parce qu'ils ne font plus partie des instances du parti parce qu'il y a notamment l'affaire 4 nains ce qui divise c'est là-dessus qu'il est revenu en particulier l'affaire catenens qu'est-ce qu'elle crée qu'est-ce qu'elle suscite concrètement au sein de la France insoumise Stéphane allies révèle encore une fois l'absence totale de procédure interne de procédure démocratique interne de discussion interne les à force de vouloir à tout prix faire disparaître les parties en en oublie quand même le bon côté qui avait ses parties là dans la régulation de la chose politique là on cette volonté d'être un mouvement gazeux en permanence selon leur terme en fait ne fait que créer de l'insécurité militante on n'a pas de procédure y compris pour se retourner quand on est victime ou prétendument victime d'agression sexuelle le violon sexuel on ne peut même pas se retourner on ne connaît pas la procédure comment ne connaît pas la procédure de désignation du nouveau chef ou du porte-parole de la France insoumise notre éditorialise politique j'en ai marre et ça a des conséquences je crois politiques bien réelles parce que tout le temps passé à savoir si Adrien catenas peut rester dans les rangs de la France insoumise c'est autant de temps qui n'est pas consacré au fond de la politique au programme au projet à l'avenir donc donc c'est un finalement un effet à double détente extrêmement dangereux pour la France insoumise mais alors là aussi Stéphane allias parce que il y a aujourd'hui des discours qui sont irréconciliables il se pourrait que les parties d'avant étaient des machines à refroidir justement c'est conflits et il y a Adrien catenas qui entend bien rester député certains le soutiennent via des pétitions au sein de la France insoumise d'autres au contraire souhaitent vivement son départ qu'est-ce qui peut se passer maintenant j'ose espérer que la démocratie de la Table Ronde va faire son usage au sein de la France insoumise qui vont se parler et trouver une solution le problème qu'on pointe il est pas propre à la France insoumise il est propre absolument tous les parties d'ailleurs europécologie les Verts ça n'est pas mieux sorti sur l'affaire Bayou style très différent pas de condamnation enfin pas rentrer dans le détail des affaires mais dans la façon de gérer ces cas là ils sont très révélateurs de l'inorganisation aussi de l'impréparation aujourd'hui militante de partie qui sont en réalité des groupuscules entre 5 et 20 000 et 20000 adhérents maximum il y a 15 ans au début moi je faisais politique on avait quand même encore en partie socialiste qui était à 280 000 militants aujourd'hui c'est 20 000 votants maximum et encore si quelle est la véracité de ce mode mais c'est ces choses là effectivement comme disait Jean les maris à force de se bouffer le nez sur sur de l'interne parce que cette internat n'est pas structuré et ben on passe à côté de l'essentiel c'est à dire la mise en place de de la réconciliation des gauche parce que la nuque c'était ça a bien montré que finalement le discours sur les gauchers réconciliable il était surtout théorique mais en pratique quand il s'agit de d'être efficace électoralement on trouve les moyens de se réconcilier et de et de faire dynamique unitaire en étant en partie salué par par les yeux Bruno cotress oui il y a deux il y a deux problèmes et le premier il y a à la fois une problématique assez classique de ce qu'on appelle l'institutionnalisation c'est à dire comment à partie ou un mouvement politique fondé autour de la figure d'un leader charismatique s'institutionnalise progressivement et de ce point de vue là la France insoumise rejoint le lot ordinaire de toute organisation qui a un moment donné est prise dans ses contradictions c'est-à-dire à la fois le leader fondateur qui est qui est toujours là qui est omnipotent omnie omniprésent et en même temps progressivement une entrée dans l'ordinaire de la politique avec une autre en force à l'Assemblée nationale avec la création d'une coalition électorale et donc deux facto d'une certaine manière une entrée dans des dans des problématiques d'institutionnalisation avec la demande en interne de régulation de règles de transparence bref une problématique assez classique de l'institutionnalisation et on voit que nos parties politiques ou ces nouveaux mouvements ont beaucoup de mal quand même sur ces sur ces questions deuxième observation effectivement la faiblesse généralisée de ces organisations politiques au premier tour de l'élection de la nouvelle leader d'Europe Écologie Les Verts il y a eu 5300 personnes qui ont qui ont voté c'est-à-dire personne en fait et donc il y a de ce point de vue là un véritable problème typiquement français ça ne date pas d'aujourd'hui la faiblesse des parties politiques français mais c'est vrai qu'à là un point extrêmement faible de ce qu'on appelle les médiations les parties sont assez faibles les syndicats sont davantage d'adhérents mais non plus c'est pas non plus l'équivalent de ce qu'on voit dans d'autres démocratie européenne et il y a là un point faible dans une société française soumise à beaucoup de tension et avec toujours le sentiment que il n'y a pas vraiment de corps intermédiaires de société civile qui est là pour prendre le relais et établir son rôle fondamental en démocratie un rôle d'intermédiation donc la vraie véritablement il faut effectivement que c'est parti politique je rappelle que quand on réalise toutes les années notre baromètre de la confiance politique aussi vipov on demande la confiance dans différentes organisations les partis politiques sont toujours en bas du tableau en dernier dans l'ordre de la confiance des Français quelque part entre une bonne année c'est 18-20% et la plupart du temps c'est entre 12 et 15% de confiance quelques mots malgré tout Stéphane alliés sur Europe écologie des vers l'élection de marine tondeuillier là aussi peut-être surprise ou en tout cas un décalage par rapport à ce qu'on entendait beaucoup avant je pense par exemple à Sandrine Rousseau et finalement un parti qui a pris partie pour une ligne peut-être plus modérée ok en fait un parti qui n'a pas changé ligne depuis ces îles Duflot en vérité marine ton délier elle est la dignitaire et d'ailleurs elle était président des Jeunes Verts à l'époque aussi Duflot était secrétaire national d'Europe Écologie l'hiver c'est une majorité un socle majoritaire qui aussi toujours entre unité à gauche mais quand même et identité écologiste volonté de d'être de partir seul au premier tour des élections locales et plus dans l'hésitation au niveau national mais qui est quand même sur c'est il y a une continuité Sandrine Rosso a fait turbuler un petit peu ce système là lors de la dernière primaire elle faisait partie des instances elle aussi absolument c'était en 2017 elle soutenait Erik Jadot on est là dans un jeu très classique mais ça souligne encore une fois que on est sur un tout petit périmètre or là ce qui se joue cette dislocation à gauche on a déjà connu au bout d'un moment la gauche non communiste de l'époque a décidé de faire un épiler à dessiner elle était tout aussi disloquée la FD la FGDS de l'Aude dans les années 60-70 en été on était à peu près sur le même le même éparpillement et ben à un moment donné on se réunit et et on essaie de repartir à la conquête là c'est maintenant c'est l'enjeu de ce qui va se passer cette année-là alors puisque vous évoquez le congrès d'Épinay il va y avoir un congrès pas Épinay d'ailleurs pour le Parti socialiste dans quelques jours qu'est-ce que l'on peut imaginer à l'issue de ce congrès Stéphane allies je sais pas c'est assez c'est c'est anachronique là pour le coup parler des paillers il y a un enjeu pour Olivier fort il est clair et évident oui voilà bah en gros c'est il est le seul à avoir posé quand même y compris dans tous les dans tous les parties de gauche il a été celui finalement c'est de façon assez étrange parce qu'il est issu d'un parti qui a provoqué les cassures multiples mais il est finalement celui qui a paru le plus sincère dans la démarche d'unité et la volonté d'être unitaire ça fait du bien aussi de d'entendre pour le reste de la gauche j'entends des socialistes modestes qui restent à leur place et qui savent que leur place maintenant ne représente pas grand chose vu le lot de trahison pour le aux yeux du peuple gauche qui qui ont été connu par la dernière expérience de gauche au pouvoir et lui par pour accéder au pouvoir il entend faire un ticket avec la mère de Nantes Johanna Roland ça aussi c'est une nouveauté c'est c'est très étonnant on a l'impression d'un coup c'est un retour de hype de Jean-Marc Ayrault et de l'érotisme si j'ose dire au sein du PS puisqu'on a les successeurs de Jean-Marc Ayrault et son principal fidèle proche conseiller qui a grandi blanchi ce soir harnais Olivier Faure qui va incarner PS ça veut pas dire ça peut dire des choses Jean-Marc Ayraud finalement il a été démissionné une fine et remplacé par Manuel Valls au moment où il s'apprêtait enfin à faire à proposer une politique de gauche c'est-à-dire une réforme une réforme fiscale une réforme de l'impôt ambitieuse en 2012 il a été dégagé pour mettre Manuel Valls et passer dans le moment d'égo chez réconciliable mais c'était le moment où tant bien que mal et sans grand sans grand panache et sans grand sans grand charisme lui pour le coup il est il incarnait en tout cas une gauche issue du courant peu près et d'une gauche cm qui se voulait il faut rappeler au plus jeune qui n'ont pas débuté la politique il y a 15 ans Stéphane dagniez j'en peuxprrène était le tenant d'une vision laïque et assez orthodoxe du Parti social et social surtout et social et une gauche n'oubliez pas qu'il oubliez pas que dans socialisme il y avait social avant tout et Jean-Marc Ayrault il était quand même le produit de cette histoire là même s'il avait accompagné beaucoup de la transition libérale du Parti socialiste mais il essayait encore d'obtenir des bouts genre les maris il y a pas que la gauche dans la vie il y a aussi la droite les républicains on a évoqué donc un appel sensible un appel du pied d'Élisabeth borne hier lorsqu'elle a dit que la question de l'âge des 65 ans n'était pas un totem c'était évidemment un clin d'oeil notamment aux républicain il y a un nouveau président du parti Éric Ciotti et donc lui aussi a une carte à jouer mais laquelle je peux pas vous répondre ce matin parce qu'on n'en sait rien évidemment c'est un jeu aussi de de patates chaudes là encore pardon parle beaucoup d'alimentation ce matin on était sur le pain tout à l'heure quelle va être finalement la position d'Éric ciottier à la tête des républicains sur le dossier emblématique des retraites ça c'est une vraie question sachant que le parti est extrêmement tiraillé je vous parlais l'autre jour de la position du président du groupe Olivier marlex qui a eu des discours quasiment gauchistants à certains moments sur la réforme des retraites ce qui est quand même intéressant vu la position traditionnelle des républicains sur la réforme des retraites vu la position notamment des républicains au Sénat qui réclament toujours je le rappelle un report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans lui il a même je parle d'Olivier marlax le président du groupe à l'Assemblée nationale a même envisagé une motion censure des républicains sur cette question des retraites alors voilà chacun va essayer de retrouver ces petits et bien malin qui peut dire aujourd'hui qu'elle sera la position finale des républicains peut-être qu'on y verra un peu plus clair dans quelques jours quand la réforme plus en détail aura été présenté Bruno cotress sur l'état de la droite du point de vue de l'état de la droite effectivement je l'ai dit tout à l'heure qu'on est un peu à un moment de vérité parce que c'est un dossier emblématique pour eux les républicains ont essayé de tirer leur centre de gravité sur les questions identitaires à travers Éric Ciotti la question de l'immigration tout ça mais fondamentalement le peuple de droite continue d'être intéressé par les questions économiques et notamment la question de moins de taxes moins d'impôts moins de fonctionnaires et peut-être de travailler de travailler plus longtemps il y a une exigence que les les Françaises et les Français ont vis-à-vis des politiques et l'exigence de cohérence et c'est vrai qu'on imagine mal de ce point de vue là les républicains faire une sorte de révolution [Musique] complètement contre intuitive et de contredire les positions qu'ils ont toujours soutenu sur cette question y compris récemment dans l'élection présidentielle il y a seulement quelques mois donc de ce point de vue là ils sont un peu presque conduits des facto à converger progressivement et à trouver une solution et c'est sans doute autour de ça que va se nouer les discussions entre la l'exécutif et dans le cas où il y aurait donc une alliance entre les républicains et Renaissance autrement dit la position gouvernementale Stéphane alliés est-ce que ça clarifierait les choses pour la gauche est-ce que la gauche pourrait être unie dans la question donc d'un combat contre cette éventuelle réforme des retraites là la limite il y a pas l'enjeu il est plus stratégique on verra en réalité c'est parce que le fait qu'il y a un accord plutôt à gauche pour lutter enfin on revient sur les accords de la nuque et compagnie en vrai il y a pas il y a pas de il y a pas de position franchement sur ces questions sociales encore plus quand on est dans l'opposition maintenant c'est comment la gauche ce qu'il en reste peut être utile un mouvement là qui pourrait s'amorcer au mouvement social est-ce que organiser des manifestations contre le en pareil syndical parce que c'est utile ça fait 10 ans que c'est le cas ça n'a quasiment jamais produit lors de son interview à France Info elle a beaucoup insisté sur le fait qu'elle s'alignait sur la réforme Touraine donc la réforme fait par François Hollande du régime des retraites et que donc il n'y aurait rien de plus que cette réforme là on attend j'en ai marre une accélération tout de même de la mise en place de la réforme Touraine et ça ça fait d'énormes des normes différences mais mais effectivement 43 ans et marteler est un nombre qui est facilement celui d'une ministre de la gauche oui alors bon aujourd'hui se situe-t-elle la ministre de la gauche elle était elle était au pot d'accueil c'est pour ça que je réélection participé à un gouvernement élu par les électeurs de gauche on peut le dire comme ça maintenant est-ce que aujourd'hui on peut qualifier varicelle trem de gauche c'est moins sûr juste voilà pour terminer c'est pas le c'est le c'est pas forcément que les retraites doivent pas de l'alpha et l'oméga de la gauche aujourd'hui en ce moment de la gauche social aujourd'hui il y a la question salariale qui anime toutes les entreprises il y a des grèves qu'on entend que n'entend pas les leaders de la gauche soutenir les mouvements d'augmentation salariale et d'indexation de réindexation enfin de rien d'exception des salaires sur l'inflation c'est ça le va en aussi l'enjeu ce qui ne veut pas dire qu'il faut pas se mobiliser sur les sur les retraites mais c'est une position globale que la gauche doit arriver à te faire que la gauche politique doit arriver à tenir ça devrait être son rôle aux côtés des syndicats merci Stéphane alliation vous retrouve dans Mediapart merci Bruno cotress politologue et merci j'en ai marre de vous retrouve demain dans le billet politique 8h44