L’écologie politique, grande perdante de la crise climatique ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les écologistes sont responsables de la situation actuelle?
- 20:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on en serait là si les écologistes étaient au pouvoir depuis 30 ans?
- 30:00OuverteRéponse directe
Pourquoi il y a pas le même enthousiasme autour d'un impact écologique similaire aujourd'hui?
- 40:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites plus confiance aux mouvements citoyens ou aux politiques pour faire avancer la cause écologique maintenant?
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Canicule à répétition, méga feu, cour d'eau à sécher. Avec amertume, les écologistes constatent que leurs prévisions se sont confirmées cet été. C'est terrible les images qu'on voit des gens qui perdent tout et puis des réactions politiques parfois comme si on pouvait pas prévoir.
Bah si en fait, on pouvait prévoir. Un discours qui excède certains, d'autant qu'ils accusent les écologistes d'avoir contribué à la situation actuelle. En cause notamment leur opposition à la généralisation de la climatisation, leur refus ponctuel du débroussaillement dans certaines forêts ou encore leur rejet des mégabassines.
Il y a une part de responsabilité très importante. En effet, je le redis d'une écologie politique. Je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui qui disent leur leur colère parce que cet hiver, nous avons tous connu ces intempéries massives.
Cette pluie, elle est repartie vers la mer. On ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique, y compris par la violence parfois, on l'a connu au cours des dernières années, ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau. Encore perçu comme punitive dans une partie de l'opinion, l'écologie politique semble peinée à mobiliser les électeurs.
Aux dernières municipales, le parti écologiste a perdu civil conquis en 2020. À ce stade, leur candidate Marine Tondelier n'est crédité que d'environ 4 % d'intention de vote pour la présidentielle de l'année prochaine selon un sondage Ipsos. La faute notamment a un discours considéré comme culpabilisant selon certains analystes.
On dit si on ne fait rien, si on fait l'autruche, voilà les catastrophes qui vont arriver, voilà les milliards d'euros que ça va coûter, j'entends bien, je vais pas les minimiser. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est de montrer pourquoi on a intérêt à agir, qu'est-ce qu'on a à y gagner. À mon avis, il est là la clé.
Alors, comment expliquer que les discours anti-écologie se multiplient en même temps que les catastrophes environnementale ? Face au défis climatiques, les verres sont-ils devenus un bouqu émissaire ? Et pour en débattre ce soir, nous recevons Antoine Vcheter.
Bonsoir. Oui, bonsoir. Vous êtes ancien candidat écologiste à présidentielle.
C'était en 1988. Vous a également été député européen de 1989 à 1991. Votre livre La pensée politique de l'écologisme est paru en mai aux édition Baudler.
Alors selon vous, l'écologie politique est en difficulté parce qu'en se positionnant trop fermement à gauche, dites-vous, ils ont rejeté une partie de l'électorat. L'écologisme doit affirmer son identité en rassemblant le plus grand nombre. À vos côtés, Amine Messal.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes ingénieur militant écologiste.
Votre livre Erreur sur la marchandise critique libérale du libéralisme est paru en mars dernier aux éditions rue de l'échiquier. Selon vous, la gauche et l'écologie sont liées sur la question de la production mais l'écologie dites-vous politique est aujourd'hui bien plus du côté des mouvements citoyens. Et puis Lucy Schmid, bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes présidente de la fabrique écologique. Votre livre Urgence politique nécessité écologique est paru en mars presse universitaire de France.
Selon vous, il n'y aura pas de grand parti qui va incarner l'écologie politique. Il faut désormais s'habituer à considérer l'écologie comme une question régalienne. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Paul et alors une demande un peu étonnante aujourd'hui mais donc le bulletin météo du jour en fait.
Grand soleil sur toute la France mais surtout de très fortes chaleur cet été sur tout le pays puisque température en moyenne de 24,9° et avec justement ces moyennes juillet 2026 a été le mois le plus chaud et parmi les plus secs jamais enregistrés en France. au-dessus bien sûr des des moyennes relevées lors de la fameuse canicule de 2003 ajoutée à ces vagues de chaleur bien sûr la sécheresse et des incendies à à répétition. Antoine Vchester, peut-être pour commencer si vous aviez gagné l'élection présidentielle de 88 ou si les écologistes étaient au pouvoir aujourd'hui, est-ce qu'on en serait là dans cette situation avec ces chiffresl ?
C'est difficile de répondre à cette question et ceci pour plusieurs raisons. On évoque les résultats électoraux des verts mais en réalité il faut reconnaître aussi qu'une partie de l'opinion définh réchauffement climatique. Ce qui conduit à dire mais il y a pas lieu de faire.
C'est évidemment une position confortable quand on peut ne rien faire. Ça c'est un premier élément. Le deuxième élément et on le voit à l'occasion des du vote de la loi urgence agricole agricole ou de la loi du plomb ou encore de différentes positions au Sénat sur la disposition zéro artificialisation nette.
On voit bien que le paysage politique a tendance pour des raisons électorales à caresser des opinions politiques qui ont défend des intérêts contradictoirs. Voilà, on aura le temps d'y revenir mais Amine Nessal même question aujourd'hui en effet est-ce que aujourd'hui si les écologistes étaient au pouvoir est-ce que ce qu'on a connu et ce qu'on connaît cet été se produirait également ? Bah oui comme comme dit Antoine c'est très difficile à dire mais moi c'est surtout le cadrage qui me plaît pas parce que là on voit bien qu' Qu'est-ce que vous entendez par cadrage ? le cadrage de la question, c'est-à-dire euh est-ce que euh vraiment les écologistes sont responsables ou pas ?
Est-ce qu'ils auraient fait mieux et cetera ? Je comprends pas pourquoi quand on a un problème écologique, on va du côté des partis écologistes et de gauche se demander si euh quand même ils auraient vraiment fait mieux. Je pense qu'il faut quand même d'abord, c'est la première question qui vient à l'esprit, pourquoi on en est là ?
Et qui est au pouvoir depuis 10 ans ? Qui a réduit le budget du fond vert 26 de 163 millions ? Qui a coupé 300 millions dans le dernier budget ? voter main dans la main avec les socialistes, c'est le gouvernement Macron qui réduit de 300 millions de l'écologie qui a refusé par 493 les 12 milliards de la rénovation thermique des bâtiments.
Je pense que c'est d'abord les premières questions à se poser, c'est celle du bilan des 10 dernières années. Ouais, c'est ça. Oui.
Et pourtant SM, je pourrais vous montrer une, c'est celle du Figaro, hein. C'était donc lundi dernier, hein. D'ailleurs, regardez cette une qui va s'afficher.
L'été consacre, dis-il, la faillite de l'écologisme politique. Je pense que la difficulté c'est que ça fait longtemps que ceux qui appartiennent au camp de l'écologie qui a un camp je dis un camp parce que on voit bien que il y a quelque chose d'antagonique, il y a quelque chose de la de la conflictualité là qui apparaît cet été euh disent que euh il faut faire attention au réchauffement climatique, ne plus construire la ville de la de la de cette manière, donner de la valeur à la nature et d'une certaine manière la la le paradoxe que vous soulignez c'est que d'avoir eu dit des choses qui apparaissent exactes aujourd'hui entraîne le côté bouquisire. Bon, ça c'est un truc psychologique assez classique.
Celui qui a porté ce qui apparaît une mauvaise nouvelle parce que tout ça se révèle sur fond de catastrophe et qui n'a pas de solution clé en main, on a tendance à dire "Mais regardez, c'est le prophète de malheur." Donc il y a un truc sur le prophète de malheur. Je voulais essayer de répondre quand même à la question que vous avez posé moi sur est-ce que ça aurait changé si les écologistes avaient été au pouvoir depuis mettons 30 ans ?
Ça aurait évidemment changé beaucoup de choses. Je crois qu'il y a pas à esquiver la question. Euh je ne sais pas si ça aurait été vraiment beaucoup mieux, mais ça aurait en tout cas introduit une culture du pouvoir différente parce que euh dans les municipalités où ils ont été au pouvoir, dans les régions où ils ont été au pouvoir, ils avaient des profils très différents, souvent plus scientifiques, souvent euh plus babacolou, on va le dire.
Ils avaient moins l'idée de passer toujours à l'étape d'après, euh moins court termiste et moins intéressés en soi par le statut. Donc serait introduit en tout cas une culture du pouvoir très différente et sans doute des sujets aussi différents. Alors parfois aussi plus de désordre, je vais pas être trop longue mais ce qui me semble important c'est de dire que ça aurait certainement changé des choses sur la culture du pouvoir et la hiérarchie des priorités.
Alors pour faire le point justement avec vous Julien, on va voir que cet été plusieurs polémiques ont touché donc le parti les écologistes hein euh puisque c'est ainsi qu'on appelle les verrs maintenant accusé de défendre une écologie trop punitive par certains. Oui. Le premier euh sujet de polémique éclate au début de l'été en juin alors que la France souvenez-vous euh suffoque euh sous la canicule.
Les critiques fusent alors contre les écologistes accusés de s'opposer par dogmatisme dit certains à la clime. Ses reproches poussent Marine Tondoli à faire une mise au point. Oui, dit-elle, la clime est nécessaire pour les publics en priorité vulnérables dans les hôpitaux, les écoles ou encore les ÉPADes.
Quelques semaines plus tard, en juillet, les mégafeux ravagent la Gironde et les écologistes sont cette fois accusés par la droite et l'extrême droite de s'opposer au débroussaillage pour préserver la biodiversité. faux rétorque les écologistes qui reconnaissent s'être opposé au débroussaillage dans un cas particulier mais ils assurent ne pas être opposé au principe. Et puis aujourd'hui, alors que le pays vit une sécheresse, vit une situation de de sécheresse exceptionnelle, se repose la question de l'eau avec le vote de la loi d'urgence agricole au mois de juillet, une loi censée soutenir les agriculteurs en facilitant les projets de stockage d'eau avec les mégabassines.
Une aberration écologique, un accaparement de la ressource fustigent les écologistes. Résultat, les syndicats agricoles et une partie de la droite reproche aux élus et aux militants écologistes et bien de freiner la souveraineté alimentaire. de la France à cause encore une fois dis-il de leur dogmatisme.
Amine Messal, c'est sur ces trois questions précisément, est-ce que vous pensez que le les écologistes ont ont eu des erreurs d'appréciation ? Non, moi je pense pas. Je pense que en fait on est face encore une fois un cadrage politique qui vient essentiellement de la droite, de l'extrême droite et aussi he de l'espace médiatique qui est un petit peu en retard sur la connaissance de ce sujet même si il y a des choses qui bougent petit à petit, je veux pas jeter de la pierre sur tous les médias.
Euh je pense que il y a une tentation de la part des formations politiques qui n'ont pas fait de l'enjeu écologique leur sujet de prédilection depuis des années alors queon savait he depuis 40 50 60 ans même que ça allait devenir extrêmement problématique. Et donc là bah on se retrouve avec des cancres, des mauvais élèves qui arrivent le jour de la veille de l'examen qui n'ont pas révisé et qui sont tentés de dire à tout le monde non mais en fait c'est simple, il faut mettre de la clime. On réduit le problème écologique au problème du nucléaire, on va on va réduire les émissions de gaz effet de serre comme ça.
Alors que l'électricité c'est simplement 20 % de l'énergie qu'on consomme. Donc il y a voilà les solutions toutes faites, toutes faciles qui arrivent comme ça qui n'ont pour but pour moi que de cacher l'incompétence de ces parties qui ne se sont pas intéressés à la question. Et pour revenir sur la clime, mais évidemment que les gens qui sont en train de souffrir dans les espaces publics, notamment les écoles et les hôpitaux, on va pas leur refuser la clime.
Évidemment que les retenues d'eau sur certains agriculteurs sont importantes, mais pas des mégabassines. Il faut soutenir les agriculteurs qui font de l'agriculture paysane. Il faut arrêter d'encourager les méga exploitations pour alimenter du maïs qui va partir à l'export.
C'est absolument pas résilient. tant que non, ils se sont pas trompés sur ces questions. Alors justement, vous parliez du nucléaire.
Antoine Wechester, vous avez changé de position au cours de votre carrière politique sur cette question du nucléaire. Est-ce que les verrs payent parfois une opposition peut-être gratuite et un peu facile au nucléaire aujourd'hui dans le débat politique ? C'est possible.
Alors, pourquoi est-ce que nous avons changé ? Tout simplement parce qu'il y a quelques années au sein de nos instances, je parle du mouvement écologiste indépendant qui est votre parti politique. Qui est un parti politique, voilà, tout à fait.
Un de nos responsables a dit, "Il faut que vous choisissiez. D'un côté, nous avons une certitude qui est le réchauffement climatique et de l'autre une hypothèse qui est celui de l'accident nucléaire. Il faut choisir entre les deux et nous avons choisi mais nous avons choisi sous la forme d'un compromis en disant nous allons fermer un réacteur nucléaire à chaque fois que nous aurons réussi à baisser la consommation d'électricité. et on est obligé de constater que avec la volonté d'électrifier tous les usages, cette consommation va augmenter ou et que dans ce contexte-là, ben malheureusement le nucléaire reste la solution.
C'est une énergie dense face une énergie diffuse qui n'est pas stockable, qui est aléatoire avec des absurdités. Regardez quand l'Allemagne qui pour l'essentiel a misé sur l'éolien se retrouve après l'accident de Fukushima. Voilà.
C'était ça. Oui. Se retrouve avec non mais se retrouve avec un anticyclone qui fait que les éoliennes ne produisent rien, demande à la France de lui fournir de l'électricité et on remet la centrale de Saintavol au charbon bien sûr en service.
Alors on va revenir un peu en arrière pour voir vous parler justement de ces partis politiques qui ne s'étaient pas intéressés à la cause. Et ben pas toujours. En fait, notre archive du jour nous ramène en janvier 2007, à quelques mois de la présidentielle, la France découvre bizarrement que tous les candidats sur la ligne de départ défendent l'environnement.
Mais tous hein, puisque tous ont signé le pacte écologique de Nicolas Hullot. Mais tout reviendra dans l'ordre aussitôt après le premier tour comme souvent. Mission accomplie pour Nicolas Hullot.
Au bas de son pacte écologique, 10 signatures, celle de 10 prétendants à l'Élysée. Les candidats de Tou bord ont répondu présent à son appel. 15 minutes montrant en main, ils se sont pliés à l'exercice imposé évoqué à la tribune leur engagement pour l'écologie.
Tous se dis prêts à lutter contre le réchauffement climatique, à revoir les politiques de transport, de l'énergie et de l'agriculture. Ce soir, sur notre antenne, Nicolas Hullot voulait les croire sincère. J'ai du mal à imaginer que sur un enjeu aussi universel, fondamental, qui met en péril l'avenir de l'humanité, on puisse s'affranchir chemin faisant d'engagements qui ont été faits ce matin, pas face à moi, mais devant les Français.
Bon, à l'époque, il y avait un certain Antoine Vester dans les signataires de de ce pacte écologique, Lucil Schmidth, on est quasiment 20 ans après à quelques mois d'une prochaine élection présidentielle. Pourquoi il y a pas le même enthousiasme autour d'un euh simil enfin d'un d'un impact écologique qui serait similaire ? Je pense que d'abord parce que la réalité de la catastrophe écologique est là et il y avait un enthousiasme autour du pact de Nicolas Hulot parce qu'on associait beaucoup moins l'écologie à la catastrophe.
La deuxième chose c'est que c'est pas comme si rien ne s'était produit en 20 ans. C'est-à-dire que je rappelle que Nicolas Hulot a été ministre d'Emmanuel Macron qui a eu la convention citoyenne pour le climat. Je rappelle qu'il y a eu aussi des conférences qui ont été organisées du temps de François Holland.
Donc il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites et à chaque fois au fond il y a une forme de lien entre démocratie et écologie qui s'est passé autour de l'innovation. La convention citoyenne pour le climat a été un moment politique extrêmement fort du premier quinquena d'Emmanuel Macron et à chaque fois la déception a suivi sur la capacité à modifier l'action du côté des institutions et du côté des acteurs économiques. Et donc il y a pas le même enthousiasme parce que on a confronté le débat à la capacité de modifier le système et que le système n'a pas été modifié.
Et donc il y a une sorte de lassitude ou de en tout cas de d'inquiétude sur le fait que les mots n'entraînent pas les actes. Donc il ne peut y avoir finalement de faute que des autres parties. Jamais les écologistes.
Non d'abord euh enfin Nicolas Hullot n'était pas un verre. Jeis quand même rappeler une chose c'est que l'écologie politique je sais pas ce qu' l'écologisme qu'appelle le Figaro mais l'écologie politique n'est pas réductible à un parti politique. L'écologie politique appartient elle appartient au monde des ONG, elle appartient à la société, elle appartient au lanceur d'alerte, à l'interpellation.
Et en fait, ce qui est très intéressant, c'est qu'il y a une dynamique sociale très forte. Elle existe aujourd'hui notamment du côté de la santé. Ça a été rappelé par Antoine Vester autour de la loi du plomb.
Lo du plomb. Oui. Euh elle existe autour de la mobilisation contre la loi d'urgence agricole.
Et donc la question des verres est une question relativement subsidiaire en ce qui concerne le succès de l'écologie politiquole. Est-ce que Antoine Vester, ça ne rejoint pas finalement ce que dit Lucile Schmidth, votre théorie du ni droite ni gauche pour l'écologie. Je pense que l'on doit construire une majorité culturelle, c'est-à-dire réunir une majorité de Français autour d'un consensus alors que la plupart des formations politiques, y compris les verts, croient que il suffit d'avoir une majorité électorale pour changer la société.
C'est faux. L'histoire a montré qu'à chaque fois qu'on voulait changer la société alors qu'on venait de prendre le pouvoir par les urnes sans avoir une majorité consensuelle dans la population, ça finissait très mal. en règle générale sous la forme de dictature.
Donc ça c'est vraiment c'est pour ça que euh ni droite ni gauche ça veut dire il y a une identité politique de l'écologisme incontestablement. C'est ce que ce c'est c'est bien de la politique au sens de la gestion de la cité avec toutes les conséquences que cela comporte. Mais il faut être capable de s'adresser à tout le monde à droite comme à gauche.
Am qu'est-ce que vous en pensez vous justement de ça ? de ce voilà c'est ni à droite ni à gauche finalement ça concerne tout le monde et que l'écologie aujourd'hui on a c'est vrai qu'on a l'impression que l'aiguillon est davantage sur la gauche quo bah j'ai envie dire allez si je donne si je donne ce billet si je mets ce billet dans la machine il me semble que l'écologie de droite on a on a essayé là ça fait ça je tu parlais donc là de d'Emmanuel Macron c'est ça la présidence vi je viens de citer les toutes les réductions de budget dans l'écologie mais il y a aussi ce ce cette saill qu'il avait fait les écolos sont des amiches on a oublié ça c il y a quelques années c'est lui qui place au ministère de l'écologie an espag qui est lié par une société familiale à un pétrolier mais donc ça veut dire que l'écologie donc est forcément à gauche. Donc c'est pour ça que je vous pose la question. il décerne la légion d'honneur à Pat pose la question sur la sur la sur la gauche, est-ce que c'est forcément à gauche ?
Voilà. Et donc il faut quand même rappeler ces faits d'armes et je pense que évidemment que l'écologie sérieuse qui intègre un logiciel politique par la notion de limite, par la notion de besoin, par la notion de nécessité de faire fit des frontières administratives pour retourner sur les bassins versants, par exemple comme le PR de la France insoumise mais aussi du côté des mouvements citoyens comme les soulèements de la terre qui veulent qui ont une demande extrêmement simple. C'est même pas le début d'une grande bifurcation soviétique et cetera.
C'est juste d'arrêter la destruction, d'arrêter qu'on fasse des mégavassines qui sont d'ailleurs pour la majorité jugés illégal, d'arrêter qu'on fasse des grandes infrastructure comme l'autoroute à 69 dans le sud dont on a absolument pas besoin parce qu'il y a déjà une route à côté. Vous savez que des projets routiers en France, il y en a encore 40, une cinquantaine contre lesquels lutte des des collectifs citoyens. Je pense que cette écologie politique là, elle peut être que de gauche.
Pourquoi ? Parce que la gauche, ça fait quand même 200 ans qu'elle se pose une question fondamentale, c'est celle de la production. Qui produit ?
Pourquoi, comment, à quelles conditions ? Et l'écologie, elle nous elle nous pose cette question là. Qu'est-ce qu'on doit produire ?
Pourquoi ? Pour qui ? Comment ?
Et de quoi on a besoin ? Des cherches, vous êtes euh d'accord ? Oui.
Oui. Non, mais la gauche, la gauche comme la droite euh sont nés au même endroit, c'est-à-dire dans la lutte du pouvoir et du partage des richesses au moment des grandes euh industries du 19e siècle. Ce sont des parties qui sont fondamentalement marquées par le matérialisme.
Alors oui, il peut y avoir des discours favorables à l'écologie d'une manière ponctuelle, mais ma conviction, c'est qu'il n'y aura jamais de politique écologiste qui a jusqu'au bout s'il n'y a pas d'écologiste avec les autres. Bien sûr. Alors non, mais attendez, on va juste vous allez réagir dans l'instant, on va passer.
Alors justement et ça va sûrement vous conduire à à réagir puisque la question qui se pose et on revient dans dans le débat c'est de savoir si l'écologie politique est forcément de gauche. En tout cas à quelques mois de la présidentielle tous les candidats à bord de la question tous les programmes proposent des réponses au changement climatique même au rassemblement national. C'est ce que confirme Thomas Ménager, député RN du Loiret.
Il y a une accélération qui nous force tous français globalement au-delà même des politiques à se dire que il faut mettre le paquet, il faut accélérer. Contrairement à ce qui peut être dit, le programme du Rassemblement national est un programme qui prévoit de réduire les gaz à effet de serre. Mais aujourd'hui, je vous le dis, il n'y a aucune ambiguïté au Rassemblement national.
C'est une priorité. Luile Schmidth euh je vous avais presque entendu pouffer euh au moment de d'entendre automager député RN du Loir, c'est que vous avez des raisons de douter de la conversion du RN aux questions écologiques. Écoutez, j'entends un discours en tout cas où il dit il faut accélérer maintenant on prend considération l'écologie, il ne dit rien en fait sur qu'est-ce que en quoi sur quoi repose cette accélération si ce n'est sur un plan climatisation.
En revanche, ce qui est important, me semble-t-il, c'est que par rapport à la droite et à la gauche, moi ce que je dis, c'est qu'il faut trouver les moyens d'une écologie populaire. C'est-à-dire qu'il s'adresse à tous et c'est là-dessus peut-être que les écologistes au sens politique du terme mais peut-être aussi les ONG et et les élites en fait auquel appartiennent souvent les écologistes n'ont pas trouvé un langage commun pour s'adresser à tous. Et aujourd'hui la difficulté c'est que le Rassemblement national est est un parti populaire qui s'adresse à la population notamment des exclus.
Et donc lorsqu'il dit on va accélérer sur l'écologie, il est possible que du côté de leurs électeurs qui n'en demanderont pas des mesures particulières euh ils puissent dire "Bah regardez, nous aussi on fera quelque chose si on est au pouvoir." Parce que une des difficultés que je voudrais souligner, c'est que le fait qu'il y ait des choses dans les projets de campagne ne signifie pas qu'ensuite quand on est au pouvoir, on fait quelque chose sur les questions écologiques. C'est un moi je dis toujours c'est un sujet de début de campagne au moment du rêve, au moment où on commence à dire on est très idéaliste et puis ensuite on passe à la sécurité et à l'armée.
Et donc le Rassemblement national est sans doute le parti le plus populaire aujourd'hui en France. La France assoumise vient derrière. Elle a un vrai programme écologiste mais la difficulté c'est qu'il suffira peut-être que le RN dise on fait de l'écologie, on vote pour eux parce qu'en fond on n'a pas envie de détail.
À propos justement de campagne de présidentielle, c'est dans quelques mois et je vais vous montrer justement un petit tableau récapitulatif des candidatures dont vous Antoine Vester à la présidentielle. On voit qu'il y a toujours eu quand même des difficultés de la part des écologistes avec le plus haut score celui de de Noël Mamer donc c'était en 2002. Depuis, on voit des difficultés véritablement Antoine Veia, est-ce que vous pensez que là pour la prochaine élection, comme le dit Lucifit, ça va être un sujet central par rapport à ce qu'on a vécu cet été ou alors en effet, on aura oublié d'ici là, d'ici un an, que il s'est passé ces incends en Gironde, cette sécheresse, cette canicule ?
Je crois pas qu'il y ait de bouleversement sur ces résultats. On le voit bien dans les sondages. Oui, ce sera un sujet.
Ce sera un sujet porté par tous les partis politiques. Un de plus, vous diriez comme Luc c'estàd un sujet de début de campagne et après qu'on oublie début de campagne ou même de campagne mais qu'on oublie après après Oui, c'est d'accord. Après l'élection après l'élection parce que je pense qu'il faut une il faut à la fois de la conviction, de la compétence et de la sensibilité.
Voyez ceux qui ont créé l'écologie politique, ils sont nombreux. C'était d'abord des naturalistes. C'était des gens qui souffraient de voir les tres glorieuses déménager la France.
Hm hm. Si on n' pas cette révolte comme là mon collègue si cette révolte inscrit en soi, ben très rapidement devant les difficultés, les vents contraires, on finit par changer, on finit par trouver les moyens de satisfaire telle ou telle clientèle électorale pour assurer sa réélection ensuite. C'est ça le problème, la difficulté.
C'est ça. Ouais. Euh, à Minissal, est-ce que vous faites plus confiance vous euh aujourd'hui à ces mouvements citoyens dont nous avez parlé tout à l'heure ou aux politiques pour faire avancer justement cette cause maintenant en 2026 là ?
Ben bien sûr, qui était en train de contester contre voilà les projets de mégavine qui vont encore rendre notre agriculture dépendante des des de l'import, de l'export, des conditions climatiques qui mais je veux dire il faut il faut un moment se demander d'où viennent les problèmes écologiques. C'est pas juste un symptôme, c'est pas une fatalité, c'est pas comme voilà le Covid et cetera. Le Covid aussi c'était la même chose hein.
On a subi de plein fouet mais pourquoi ? Mais parce que on a des gens qui ont sapé dans les hôpitaux pendant des années. Là on subit les incendies.
Pourquoi ? Parce qu'il y a des gens qui ont sapé dans les budgets des pompiers, dans euh qui ont permis qui ont permis de faire des grandes forêts de résineux dans les landes qui euh prennent au premier coup sans qu'on puisse les arrêter quand il y a des grands vents et cetera. Donc ça ce sont des asymétries de pouvoir.
Ça c'est pour ça que je dis que c'est le thème de la gauche. J'ai pas dit que l'écologie politique était forcément de gauche. J'ai dit que un logiciel politique qui intègre de manière pertinente l'écologie sera de gauche.
Pourquoi ? parce que la gauche s'intéresse aux asymétries de pouvoir qui décide des grands projets d'aménagement si ce si ce n'est de manière légitime les gens qui vivent dans un territoire où ces projets devront s'insérer. Et ben voilà un sujet dont on aura l'occasion forcément de reparler cette année.
Merci en tout cas à vous trois d'être passés ce soir par le plateau de 28 minutes pour débattre.
Antoine Waechter