🔴 Budget, retraites, Assemblée : Manuel Bompard, invité de BFMTV !
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Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Invité politiqueChiffre
« En proportion du PIB, on a perdu à peu près trois points sur les recettes de l'État. »
- Invité politiqueChiffre
« Et c'est des cadeaux qui ont été faits qui ont profité, écoutez-moi bien, 80 fois plus aux plus riches qu'au plus pauvres. »
- Invité politiqueChiffre
« je crois qu'il y a, si je dis pas de bêtises, 7 ou 800000 départs par an et qu'on est sur trois générations. »
- Invité politiquePromesse
« Nous, on a proposé un amendement pour arrêter de verser à la cadesse et là il y aurait plus de déficit de la sécurité sociale. »
- Invité politiqueChiffre
« C'est à peu près 25 milliards d'euros par an. »
- Invité politiqueChiffre
« En vérité, sur les quatre dernières années, il y a eu 9 milliards d'excédents. »
- Invité politiqueChiffre
« après la crise financière de 2008, 25 % des retraites par capitalisation se sont évanouies »
- Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a l'intention de doubler les franchises médicales 2,3 milliards d'euros de recettes pour l'État. »
- Invité politiqueChiffre
« qui rapporterait 2,8 milliards d'euros qui permettra de financer la suspension. »
- Invité politiqueFait
« Monsieur Sarkozy a été condamné par la justice. Il a écopé d'une peine de prison. »
- Invité politiqueChiffre
« 28 milliards c'est précisément les les exonérations de de de versement de cotisation sociale qui n'ont pas été compensé par l'État ou qui sont contournés. »
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
coordinateur de la France insoumise, député des Bouches du Rô. On va parler du budget. D'abord si vous le permettez, un mot de la libération de Boem sans salle.
On a appris aujourd'hui qu'il allait bénéficier d'une grâce de la part du régime algérien. Ça fait 1 an quasiment jour pour jour qu'il était emprisonné en Algérie. Tout simplement votre réaction.
Bah c'est une très bonne nouvelle. C'est un soulagement je pense pour l'ensemble des Françaises et des et des Français. C'est la démonstration aussi je crois.
Et il faut saluer le travail qui a été fait par les diplomates. La diplomatie française, je crois, la diplomatie allemande aussi qui a exement puisqu'il est en ce moment dans un avion vers cette libération. C'est la démonstration.
Je pense que ce travail- là, il paye et il paye davantage d'ailleurs que les coups de menton que un certain nombre de responsables politiques. Je parle notamment de l'ancien ministre de l'intérieur, monsieur Retaillot, ils se sont ils se sont livrés et surtout je veux dire que il y a un journaliste qui s'appelle Christophe Glaise qui est toujours aujourd'hui vous avez raison retenu et j'espère que il y aura aussi une mesure de libération pour lui le plus rapidement possible. Mais quand Emmanuel Macron dit "C'est le fruit des efforts constants de la France" et d'une méthode faite de respect, de calme et d'exigence, vous êtes d'accord avec lui pour dire "Alle au feu, il faut qu'on se parle des deux côtés de la Méditerranée ?" Évidemment, c'est la position que l'on défend nous les insoumis depuis des mois et des mois.
Et quand monsieur Macron dit ça, j'ai l'impression qu'il désavoue surtout la méthode qui a été celle de monsieur Retaillot dans le gouvernement précédent. Vous venez de saluer le rôle de la diplomatie allemande, de la diplomatie française. Vous saluez aussi le rôle pour le coup du nouveau ministre de l'intérieur Laurent Nunes qui a pris ses distance avec cette politique du bras de fer de son prédécesseur Bronillo.
Saluer est un bien grand mot mais évidemment je préfère quand le ministre de l'intérieur ne se livre pas aux mêmes outrances que le ministre de l'intérieur précédent. On parlait il y a quelques instants sur ce plateau Manuel Bompard de Bruno Lemire qui fait donc à nouveau parler de lui depuis 3 jours puisqu'il affirme avoir alerté à très nombreuses reprises le l'Élysée et Matignon du dérapage des des comptes publics quand il était à Ber. Je rappelle qu'il a quitté Ber il y a 1 an.
À l'instant Thomas Casnav qui était son bras à droit dit rien de neuf. Euh cette lettre on la connaissait. Il y a eu une commission d'enquête on a alerté c'est normal.
Vous êtes d'accord avec lui ? Bon, je vais vous peut-être vous surprendre mais je trouve que effectivement il y a quelque chose dans la méthode de Bruno Lemer qui essaie un petit peu si vous voulez de euh mettre à distance ses propres responsabilité dans la situation budgétaire difficile que connaît le pays aujourd'hui que je trouve quand même d'une mauvaise foi assez incroyable. Si monsieur le maire à l'époque pensait vraiment que le pays allait dans le mur, bah peut-être qu'il aurait dû quitter le gouvernement, démissionner, le dire, pas juste envoyer un courrier.
Donc ça c'est la première chose que je veux vous dire. Et la deuxième chose, c'est que évidemment que la situation budgétaire du pays, elle est catastrophique, mais elle est pas catastrophique de en raison de la de la position de Bruno Lemire ou de je ne sais pas qui. Elle est catastrophique en raison de la politique économique qui a été mise en place par tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017.
Et pourquoi ? Et là, je prends mes distances avec ce qui a été dit précédemment sur le plateau parce que contrairement à ce qui a été dit, la politique d'Emmanuel Macron, elle s'est traduit par une baisse des recettes de l'État et pas par une augmentation vertigineuse des dépenses, contrairement à ce qu'on dit tout le temps. Donc vous, vous ne faites pas le procès de Bruno Lemire.
Ah si, je fais le procès de Bruno Lemer, mais au même titre que au même titre que les les membres des différents gouvernements macronistes et ils sont tous responsables du chaos et de l'impasse de la politique économique qui a été mise en place. Éric Cocrel. Un soumis qui dirige la commission des finances de l'Assemblée a dit "C'est une omission d'État." Omission d'État, on n'est pas très loin de mensonge d'État.
Ça veut dire quoi ? Bah, ça veut dire que année, vous savez, moi j'étais en commission des finances entre 2022 et 2024. année après année, nous nous prenions la parole en commission des finances en disant "Arrêtez, vous faites des projections économiques pour euh justifier votre budget qui euh s'appuie sur des hypothèses farfelues et à la fin vous verrez, il y aura davantage de déficit ce que vous proposez euh initialement et à chaque fois à la fin de l'année, on se rend compte qu'effectivement euh c'est farfelu et que il y a des déficites plus importants que ce qu'il y avait précédemment.
Donc oui, bien sûr qu'il y a eu une manière de cacher euh le le résultat de la politique économique de de d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements et qu'aujourd'hui on a sous les yeux le résultat de cette politique. Attendez, c'est quand même ça qui est important. Encore une fois, je veux le redire.
La politique d'Emmanuel Macron, elle s'est traduit par des baisses massives des recettes de l'État. En proportion du PIB, on a perdu à peu près trois points sur les recettes de l'État. Et c'est des cadeaux qui ont été faits qui ont profité, écoutez-moi bien, 80 fois plus aux plus riches qu'au plus pauvres.
Et aujourd'hui, une fois qu'on a vidé la caisse en faisant des cadeaux aux plus riches, on vient voir les Françaises et français, on leur dit "Et maintenant, c'est à vous de payer la facture." Bah, excusez-moi, mais il y a des gens comme moi qui disent "Bah non, c'est pas à eux de payer la facture. C'est à ceux à qui on a fait ces cadeaux." Vous arrivez tout juste de l'Assemblée nationale, vous avez pris par revote il y a quelques minutes qui a abouti euh à une majorité assez large, plus d'une centaine de voix d'écart, à une suspension de la réforme des retraites que vous avez combattu Mordicus à l'Assemblée et dans la rue il y a 2 ans sous Ellisabeth Borne.
Vous êtes un homme heureux ce soir de cette suspension ? Non, parce que je je sais que c'est une une entourele. C'est uneouffe.
Vous dites encore ça. Oui, bien sûr. Et je le dis parce que c'est vrai.
D'abord euh pardon, mais ce n'est pas une suspension. Je veux dire, moi j'ai le j'ai lu le le la lettre rectificative puisque c'est le terme employé du gouvernement. Ce qui a écrit à l'intérieur, c'est que la progression, la montée en marche vers la retraite à 64 ans qui normalement devait arriver pour les personnes nées en 1968, c'est décalé d'un an.
Et vous êtes d'accord que c'est bien 3 mois plus tôt le départ même 6 mois pour une suspension c'est pas ça monsieur une suspension ce serait une situation dans laquelle du mot il est important bien si je vous dis que vous êtes journaliste ou autre chose vous allez trouver que c'est important que je vous dise que vous êtes journalist on est bien d'accord qu'il y a des millions de personnes qui vont à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 1er janvier 2028 attendez j'ai pas fini ma question pouvoir partir 3 mois plus tôt que ce qui était prévu non c'est faux il n'y a pas des millions de personnes qui vont pouvoir 3 millions Ah bon sur la base de quel calcul vous faites B, je crois qu'il y a, si je dis pas de bêtises, 7 ou 800000 départs par an et qu'on est sur trois générations. Alors, d'abord, ouais. Alors, allez-y.
Ouais. Non, non, mais on va préciser les choses. En vérité, personne n'est capable de dire combien de personnes seraient concernées par l'idée qui partiront 3 mois plus tôt.
Pourquoi ? Parce que dans une génération, il y a à peu près 800000 personnes. Oui.
La question c'est et je me trompe pas sur tous les chiffres. J'ai pas dit que vous vous trompiez sur tous les chiffres. Dans une génération, ça c'est facile.
Suffit d'aller sur le site de l'INC, les gens qui sont nés en 1947. Oui, mais attendez. D'abord, la première génération bénéficie de ces 3 mois-là, d'accord ?
Ensuite, il y a une élection présidentielle et une élection législative. Donc, en fait, personne n'a de garantie sur ce qui va se passer après. C'estàd, il peut y avoir un gouvernement euh comme le mien euh et dans ce cas-là, ben on abrogera totalement la réforme et puis il peut y avoir un autre gouvernement évidemment, je le souhaite pas.
Par exemple, comme si monsieur Édouard Philippe gagne l'élection présidentielle et dans ce cas-là, on va la retraite à 6. Vous savez, pardon Manuel Bombard, vous savez ce que répond la patronne de la CDT à cet argument là. C'est un argument de loser.
Mieux vaut une suspension aujourd'hui qu'une abrogation qui n'arrivera peut-être jamais. Vous n'avez qu'à gagner. C'est ce n'est pas vous pouvez répéter 10 fois les mêmes choses.
Et après, allez à la limite, mettons ça de côté. La question qui est posée, indépendamment du nombre de personnes qui sont concernées, c'est est-ce que vraiment ils vont y gagner ces personnes-là ? Moi, je vous dis que ces personnes-là n'y gagneront pas parce que peut-être que ils pourront partir 3 mois plutôt à la à la à la retraite.
Ouais. Mais la question c'est comment vous financez cette mesure ? Or ce que propose le gouvernement c'est de financer cette mesure par un gel des pensions de retraite l'année prochaine et une sous-indexation des pensions de retraite pendant 4 ans.
Ce que vous dites, si je peux me permettre le Bonparne n'est pas tout à fait exact puisque le gouvernement a changé. Et alors qu'est-ce qu'il dit ? Dis-moi.
Il dit peut-être que n'êtes-vous pas au courant une déclaration. Bon bah, pardon Jean-Pierre Farandou a dit ce matin désormais pour financer la suspension de la réforme des retraites nous abandonner non d'ailleurs le le le gel des pensions de retraite a été rejeté il y a quelques minutes à l'Assemblée nationale et c'est désormais l'argent qui a été euh ah ben me regardez pas comme ça he je c'est pas moi qui le dit c'est la hausse de la flat taxe c'està-dire le la taxation du capital hausse qui a été votée il y a quelques jours par un amendement du Parti socialiste qui rapporterait 2,8 milliards d'euros qui permettra de financer la suspension. OK.
Alors, on va rentrer dans dans les détails sans être sans être en essayant de pas être technique mais le le c'est on est un peu obligé parce que c'est un sujet le gouvernement dit on on a fait cette concession au Parti socialiste, on ne touchera plus au retraité désormais. Ce n'est pardon, excusez-moi de vous le dire mais je je vous l'avais dit vous-même. Je reviens de l'Assemblée nationale.
La ministre madame Monchalin a pris la parole tout à l'heure précisément vous avez des infos avant le vote que vous venez d'indiquer et elle a dit que elle était opposée à l'idée qu'il n'y ait aucune mesure de sous-indexation des pensions de retraite. Donc je suis désolé vérifier c'est sur les bancs tout à l'heure de l'Assemblée nationale. Moi la déclaration de monsieur Farandou date de parce que en vérité il y a une ambigué sur le sujet.
Vous pouvez dire que vous renoncez au gel, c'est-à-dire que le gel, ça voulait dire qu'il y a aucune revalorisation, mais vous pouvez décider d'avoir une revalorisation qui est enous de l'inflation. Donc le résultat est le même. C'est donc des retraités qui vont payer euh le prix de ce décalage.
Or h euh monsieur euh euh Fauvel, si vous considérez que ce décalage là coûte pour les finances publiques l'année prochaine à peu près 300 millions, c'est ce que dit le gouvernement et que dans le même temps, le gel juste des pensions de retraite coûte à peu près 2000 rapporte à peu près 2 milliards. C'est ce que dit le gouvernement. C'est qu'il y a un ratio de 6 entre les deux.
Si demain je viens et je vous donne 1 € et que je vous en prends six, est-ce que vous allez me dire que vous avez bénéficié de la situation ? Évidemment non. Et c'est ça la question.
Ça dépend si j'ai un trou dans mon compte en banque comme c'est le cas de la SQ aujourd'hui de 23 milliards d'euros. Non non non, ça dépend pas. Pour une personne, la personne concernée, vous lui aurez donné 1 € et vous lui en aurez repris 6.
Le bilan à la fin c'est que vous lui en avez enlevé 5. Un peu technique mais c'est important. C'est ça la réalité du débat.
La suspension de la réforme des retraites, elle fait partie d'un tout qui s'appelle le budget de la SQ qui a un trou cette année de 23 milliards d'euros. Oui, mais alors ça bon après si vous voulez on parle du déficit de la sécurité sociale. Est-ce que vous savez que chaque année on prend dans le budget de la sécurité sociale de l'argent pour aller rembourser une dette qui s'appelle qu'on verse dans une caisse qui s'appelle la cadesse.
C'est à peu près 25 milliards d'euros par an. Si on enlève ces versements, le déficit de la sécurité sociale, il n'existe pas aujourd'hui. Donc vous voyez, on peut débattre de ça.
Nous, on a proposé un amendement pour arrêter de verser à la cadesse et là il y aurait plus de déficit de la sécurité sociale. Juste c'est ça qui est important pour les gens. Moi évidemment que si les gens pouvaient en bénéficier et en profiter, même si ça concernait pas tout le monde, j'aurais dit super, on y va.
Sauf que le problème c'est que à la fin même les personnes qui pourraient peut-être partir 3 mois plus tôt à la retraite, ils vont payer trois ou quatre fois plus le prix parce que leur pension de retraite serait sous un début. Vous dites mois, mais vous pensez pas vous pensez pas que ça va, j'allais dire vous suivre comme un boulet pendant la campagne présidentielle. On va vous le reprocher, le Parti socialiste va sans doute vous le reprocher pendant l'élection présidentielle sur comment un Olivier Fort donne le ton ce soir, vous l'avez entendu à la sortie juste après le le vote dire jamais je n'aurais imaginé qu'un homme ou une femme de gauche puisse voter contre un progrès social et voter avec la droite la plus rétrograde à allusion au fait que le RN aé comm retourner l'argument ça n'a pas ça n'a pas de sens cet argument la vérité c'est est-ce que c'est un progrès social ou pas c'est c'est ça la seule question qui pos s'arrêtaé 3 mois plus tôt on peut vous pouvez faire comme si vous avez pas entendu moi démonstration de juste avant mais je vous ai fait la démonstration qu'en échange de ça vous allez avoir des couples qui sont beaucoup plus importantes et qui vont impacter directement les français coupes qui aurait peut-être été réelle même sans la suspension ah oui mais pas avec l'ascensure du gouvernement parce que c'est ça la question qui est posée.
C'est pas la suspension ou pas la suspension c'est en échange de la suspension le parti socialiste laisse ce gouvernement en place et donc le laisse développer un certain nombre de mesures. Par exemple, le gouvernement a l'intention de doubler les franchises médicales 2,3 milliards d'euros de recettes pour l'État. C'est un décret, donc c'est pas dans le budget.
Ça sera pas dans le budget. Voilà. Est-ce que en échange de la noncensure, le Parti socialiste a obtenu un engagement du gouvernement à ne pas doubler les franchises médicales ?
Évidemment non. Donc vous voyez, vous devez prendre le sujet dans sa globalité. Et dans sa globalité, si vous laissez passer ce budget de la sécurité sociale, même avec ce décalage de la réforme des retraites, les gens, les retraités en particulier vont payer davantage que ce qu'ils vont recevoir.
Et donc ça ça s'appelle pas un progrès social. Et pour le reste, je pourrais vous dire avec un peu d'humour que recevoir de la part du Parti socialiste qui est quand même le parti qui a fait par exemple la réforme tourenne, c'est-à-dire l'accélération du nombre de trimestres, l'augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour partir à la retraite, de recevoir de leur part des leçons sur ce qui va dans le sens des Françaises et des Français euh pour qu'ils puissent partir à la retraite plutôt, c'est ce serait un peu risible si ça n'était pas vrai. L'examen du budget de la SQ dans lequel se trouve donc cette fameuse suspension de la réforme se poursuit en ce moment même.
Vous avvez marqué une petite pause pour nous rejoindre sur le plateau de de 60 minutes. L'examen est censé se terminer ce soir, cette nuit, à minuit, je crois. Vous euh vous réclamez euh un vote.
Vous dites même que vous êtes prêt à aller au bout de la nuit. Pourquoi ? Expliquez-nous.
Bah d'abord, c'est le 2e nom dit euh de de ce décalage, c'est qu'en fait il n'existe pas puisque en fait c'est un un article qui a été euh euh voté cet après-midi, mais si à la fin il y a pas de vote global pour valider le budget de la sécurité sociale, ça part au Sénat. Ça part au Sénat et le gouvernement s'est engagé à reprendre tous les amendements votés dans le texte qui part chez les sénateurs. Peut-être qu'il défendra, il reprendra tous les amendements, mais il suffira.
L'idée, j'essaie de compr l'idée c'est de dire nous on veut aller au vote à tout prix pour obliger les socialistes à voter le budget de la SQ dans lequel il y a la suspension de la réforme mais aussi toutes les mesures que vous avez rappelé. C'est ça l'idée c'est de mettre le PS face à un mur. Mais non mais moi mon sujet c'est pas le Parti socialiste.
L'idée principale monsieur Fovel c'est peut-être quand même que il me semble que pendant des semaines et des semaines vous m'avez dit vous devriez être content. Il y a plus de 493 c'est l'Assemblée nationale qui va écrire le budget. Et donc en fait peut-être que c'est bien que l'Assemblée nationale elle vote sur le budget tout simplement parce que si elle veut écrire le budget faut peut-être qu'elle vote.
C'est pas une façon de dire au PSI vous allez devoir prendre si vous voulez mon avis le le PS est de toute façon tout à fait ridiculisé dans cette séquence et et c'est pas mon moi mon c'est le cad de mes soucis le Parti socialiste. La réalité c'est qu'il me paraît quand même normal que les députés puissent voter pour dire on est d'accord avec ce budget de la sécurité sociale ou on n'est pas d'accord. Or le gouvernement a l'intention ce soir à minuit de mettre un terme au débat.
Pourquoi ? Parce qu'un article de la Constitution dit qu'après 20 jours en première lecture du débat sur la sécurité sociale, on peut partir au Sénat mais on peut, on n'est pas obligé. Donc il suffit, il reste à peu près 300 amendements là dans le débat, il suffit que le gouvernement nous dise "Bon, on va travailler cette nuit ou on va travailler demain.
C'est tout à fait légal, tout à fait possible. la Constitution le permet, au moins, on va au bour, on examine tous les amendements et on vote. Et ensuite, s'il y a une majorité des députés qui valident ce budget de la sécurité sociale, je m'incline.
Mais au moins qu'on puisse le vérifier parce que le gouvernement et le Parti socialiste sont en train de se mettre d'accord pour ne pas avoir besoin de voter pour qu'on ne voit pas la réalité de l'entoureloupe. La réalité de l'entoureloupe, c'est que ce décalage de la réforme des retraites n'existe pas si en face vous ne dites pas avec quoi vous le financez. Et pourquoi ils ne veulent pas dire avec quoi ils le financent précisément pour la raison que je vous ai indiqué. parce qu'il le finance avec des efforts sur les retraités, des efforts sur les malades et cetera et cetera.
Il y a un homme, Emmanuel Bompard, qui fait une autre proposition de réforme des retraites en ce moment, c'est Gabriel Atal euh qui propose en quelque sorte le retour de la version Macron, celle qui a été enterrée euh par euh Édouard Philippe en en 2019, c'est-à-dire une retraite à la carte, sauf que Gabriel Atal va un peu plus loin, il dit euh il y aurait pas d'âge légal là où Édouard Philippe avait mis un âge pivot au-delà duquel il y avait un malus, il y aurait pas d'âge légal et il y aurait un cadeau de l'État à chaque enfant, à chaque futur travailleur de 1000 € sur un compte placé. charge à lui de le faire fructifier pour sa future retraite, ce qu'on appelle une retraite par capitalisation. Est-ce que c'est un mot tabou pour vous ?
La retraite par capitalisation, évidemment, moi je suis totalement opposé à la retraite par capitalisation et je défends le système de retraite à la française, on va dire, c'est-à-dire un système de retraite par répartition. Mais ça existe déjà. Vous dites "Je défends le système français." Les fonctionnaires sont déjà en partie, il y a des retraites complémentaires dans lequel il y a une partie de capitalisation. 4 million de fonctionnaires qui existent depuis 20 ans.
Vous ne remettez pas ça en cause. Bon, moi je préfère un système qui est un système purement un système de répartition. Maintenant, il y a des choses qui ont été faites, je suis pas en train de vous dire qu'il faut les supprimer.
On voit pas les les fonctionnaires descendre dans la rue aujourd'hui pour demander qu'on arrête ce système là. OK. Mais là, c'est pas le sujet.
La question, attendez, la question que pose monsieur Atal, c'est est-ce qu'on remplace un système de retraite actuel par répartition, donc avec une durée de cotisation nécessaire et un âge légal par un système de retraite qui est un système de retraite par point ? Alors, monsieur Atal, pour pas donner l'impression de reprendre la mesure de la dernière fois, explique que plutôt qu'on convertisse des points en euros à la fin, on va le faire chaque année. Mais le problème est le même.
C'est-à-dire que ça s'appelle une retraite tombola. Chaque année, vous savez ce que vous allez verser, mais vous ne savez pas ce que vous allez recevoir quand vous allez arriver à la retraite. Quant à la part de retraite par capitalisation, est-ce que vous savez par exemple que après la crise financière de 2008, 25 % des retraites par capitalisation se sont évanouies ?
Parce que si vous placez ça sur des comptes en banque et ben vous êtes dépendant des aléas du marché. Et ben moi par cont, il y a jamais eu de problème en France sur les fonctionnaires. Ça fait 20 ans que ça existe, il y a 40 milliards d'euros, c'est autre chose.
C'est une retraite complémentaire. Oui, tout dépend aussi si vous le mettez sur un marché euh à risque ou sur un marché euh très bien. Mais moi, je préfère un système de retraite par répartition qui lui est garanti, qui permet aux gens qu'on sache que ils vont avoir une pension de retraite, qui connaissent quel niveau sera cette pension de retraite et il n'y a pas de problème de financement de notre système des retraites en France.
Il faut quand même le dire. Est-ce que vous savez que sur les quatre dernières années, si on avait pris les projections du Conseil d'orientation des retraites, il y aurait dû avoir 20 milliards de déficit. En vérité, sur les quatre dernières années, il y a eu 9 milliards d'excédents.
Voilà. Donc, il faut arrêter cette fake news, pardon, ce mensonge qui consiste à dire "Les dépenses de retraite sont euh à la dérive, on va pas s'en sortir et cetera." Ce n'est pas vrai.
Les dépenses de retraite dans les prochaines années, elles vont augmenter de manière plus faible que la croissance et que la richesse générale produite par le pays. Donc, on a tout à fait la possibilité non seulement d'abroger la réforme de la retraite pour la ramener à 62 ans, pas d'obtenir un décalage d'un an. Il y a une majorité des députés pour abroger.
Votons et si on vote et si on vote il y a une abrogation qui voté. Vous allez d'ailleurs le proposer l'idée de la retraite à 60 ans. Emmanuel Macron disait que ça coûtait c'est les chiffres d'Emmanuel Macron 28 milliards d'euros par an. 28 milliards c'est précisément les les exonérations de de de versement de cotisation sociale qui n'ont pas été compensé par l'État ou qui sont contournés.
C'est tout à fait possible de financer une mesure comme celle-ci. Manuel Bonpar. Un dernier mot au sujet de Nicolas Sarkozy, remis en liberté avanthier sous contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de rencontrer le ministre de la justice, Gérald d'Armanin.
Euh certains de ses partisans y voi une forme de d'acharnement judiciaire ou au moins d'humiliation. Euh qu'est-ce que vous dites-vous ? Faut pas exagérer.
Monsieur Sarkozy a été condamné par la justice. Il a écopé d'une peine de prison. C'est les il a bénéficié en début de semaine d'une d'une libération.
Il n'est plus en prison aujourd'hui. Si vous voulez que je vous démontre des accharnements, je suis pas sûr que le cas de monsieur Sarkozy y corresponde. Vous soupçonnez l'un ou l'autre de pouvoir de quoi ?
Non, je soupçonne rien et je vais vous dire moi, je suis pas un partisan de la détention et de la prison à tout prix. Je suis pas sûr que ça soit le meilleur système y compris pour empêcher les gens euh et pour prévenir la récidive notamment. Mais juste faut pas exagérer.
Monsieur SarkoZi a été libéré de prison. Euh la justice a considéré queil y avait un sujet sur euh les contacts qu'il pouvaient avoir avec le ministre d'Armanain. C'est pas un acharnement de dire qu'ils peuvent pas se voir.
Tout dernier mot pour en revenir au climat social du moment. La CGT appelle une journée de grève le 2 décembre prochain. Vous serez dans la rue vous aussi ce jour-là.
Je sais que vous êtes un parti et que c'est un syndical. Oui, mais on les appuie les initiatives de mobilisation des organisations syndicales, on les appuie. Et évidemment quand il s'agit de protester contre le budget, le budget de la sécurité sociale puisque globalement c'est le sujet de cette manifestation, bien sûr qu'on sera à leur côté.
Et d'ailleurs, contrairement à ce que j'ai entendu encore un peu toute la journée sur les plateaux de télévision, les organisations syndicales ou en tout cas en tout cas la CGT force ouvrière pour prendre ces exemples-là euh demander de surtout ne pas voter ce décalage parce que voter ce décalage revenait à voter la retraite à ce qui soutenait la suspension. Merci beaucoup mais il y avait un avis différent chez les syndicats comme manifestement chez les partis politiques. Merci à vous.
Merci à vous venez bonne soir.
Manuel Bompard