Au 20h de TF1 et de France 2 sur le soutien de la France à l'Ukraine.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dit de vous exprimer dans les 20h de nos deux chaînes pour clarifier votre position sur notre engagement au côté de l'Ukraine. Alors le 26 février après une conférence internationale, vous avez sidéré tout le monde en refusant d'exclure l'envoi de troupes occidentales en Ukraine. Vous avez quelques jours plus tard appelé les Européens à ne pas être lâche.
Enfin, vous avez affirmé qu'il n'y avait aucune limite, aucune ligne rouge au soutien français à Kiev. Alors, est-ce qu'on a bien compris ? Est-ce que vous envisagez d'envoyer des troupes occidentales françaises en Ukraine ?
Bonsoir et bienvenue. Vous êtes assis devant moi ? Est-ce que vous êtes debout ?
Non. Est-ce que vous excluez de vous lever à la fin de cette interview ? Curr, vous n'allez pas l'exclure.
On est même sûr de le faire. Voilà. Nous, on n'est pas sûr de le faire mais en tout cas on n'est pas on n'est pas dans cette situation là aujourd'hui.
Quest question de vie ou de mort. être assis ou debout question mais d'abord il y a différentes et il y a une gradation et ça dépend où on le fait. Je fais cette comparaison pour expliquer ce qu'est ne pas exclure des options et il y a une raison de pas le faire et la position qui consiste à dire simplement ce qu'on fait et nous nous donner des lignes rouges.
Quelle est la situation ? Depuis 10 ans, parce que tout ça a commencé en 2014, la Russie a lancé une guerre d'agression contre l'Ukraine. Nous avons ensuite tout fait pour rétablir la paix.
Tous les accords de Minsk, les négociations qui sont menées sous l'égagne avec l'Ukraine et la Russie ici même s'est tenu dans cette salle. Le seul rendez-vous entre le président Zelenski et le président Poutine le 9 décembre 2019. Et la Russie, le régime du Kremelin, une fois encore a décidé de lui-même en février 2022 de lancer le deuxème temps de cette offensive, une guerre complète contre l'Ukraine et pas simplement le Donbas parce qu'il nebrit pas ses limites.
Il bombarde Kief régulièrement, attaque Odessa et cetera. Nous avons un objectif, la Russie ne peut pas et ne doit pas gagner cette guerre. Depuis 2 ans, nous avons aidé l'Ukraine et si les choses devaient dégénérer, ça ne serait une fois encore que la responsabilité de la Russie.
Et donc nous, si ça veut dire que nous si nous décidons aujourd'hui d'être faible, si face à quelqu'un qui n'a pas de limite, face à quelqu'un qui a franchi toutes les limites qu'il nous avait donné, nous lui disons naïvement "Je n'irai pas plus loin que ceci ou que cela. À ce moment-là, nous décidons pas la paix, on décide déjà la défaite. Et vous décidez de le dire que qu'on peut envoyer et ça c'est ça c'est un geste très fort de décider de dire on ira peut-être jusque là.
Et je l'assume parce que c'est le rôle du président de la République dans nos institutions. Le président de la République est en charge de la défense nationale, fait pas de commentaire, il décide pour la sécurité des Françaises et des Français. Qu'est-ce qui se joue en Ukraine ?
Une guerre qui est existentielle. pour notre Europe et pour la France. J'espère qu'on y reviendra parce que c'est un sujet clé.
Et donc je décide parce qu'après 2 ans de guerre, après d'ailleurs je veux ici le rappeler que nous ayons systématiquement fait ce que nous disions que nous n'allions pas faire ce qui relativise aussi les propos très définitifs tenus parfois par certains à travers l'Europe. Il y a 2 ans, nous disions jamais on enverra de char, on l'a fait. Il y a 2 ans, on disait jamais nous n'en virons de missile de moyenne portée.
On l'a fait. On disait jamais on en vira d'avion. Certains sont en train de le faire.
Donc nous avons mis trop de limites, si je puis dire, dans notre vocabulaire. Nous ne sommes pas dans l'escalade. Nous nous ne sommes pas en guerre contre la Russie.
Simplement, il faut être clair, nous ne devons pas laisser la Russie gagner. Mais les Français n'ont pas compris, vous parlez de vocabulaire, à quelles conditions précises, concrètes des soldats, des militaires français iraient se battre en Ukraine. Est-ce que c'est parce que l'armée russe euh ferait une percée décisive sur le front ?
Est-ce que c'est parce qu'une ville clé Odessa par exemple serait sur le point de tomber ? Vous n'avez pas été précis ce Mais peut-être raison de ne pas être précis et je vous le redis mais les deux conditions que je viens d'évoquer ce sont relève de la science-fiction ou ce sont des scénarios possibles à vos yeux ? Depuis quelques années, nous vivons tous dans un monde où ce qu'on croyait impensable arrive.
C'est cette fin de l'insouciance que j'évoqué il y a quelques années. On y est. La guerre est sur le sol européen.
Il y a entre Strasbourg et le vif moins de 1500 km. Vous imaginez ? La guerre est dans ce pays.
Donc ça n'est pas une fiction et ça n'est pas loin de nous. ce qui s'est passé. Donc toutes ces options sont possibles.
Le seul qui en aura la responsabilité, c'est le régime du Kremelin. Ce ne sera pas nous. Jamais nous ne mènerons d'offensive.
Jamais nous ne prendrons l'initiative. La France est une force de paix. Simplement aujourd'hui, pour avoir la paix en Ukraine, il ne faut pas être faible.
Et donc il nous faut lucidement regarder la la situation et il nous faut avec détermination, volonté, courage dire que nous sommes prêts à mettre les moyens pour atteindre notre objectif qui est que la Russie ne gagne pas. on est prê, c'est qu'on se prépare. Ça veut dire qu'en ce moment, ça veut dire qu'on s'entraîne pour des opérations aériennes ou Mais la France d'abord sur au sol, la France n'a pas attendu février 2022 pour se préparer.
Nous avons un modèle d'armée complète, force de dissuasion et des armées opérationnelles. Et je veux ici le rappeler pour rendre une fois encore hommage à nos soldats et à leurs familles. Nous sommes un des rares pays en Europe qui pendant 10 ans a eu des forces déployées au Sahel pour lutter contre le terrorisme et nous avons perdu là-bas des dizaines d'hommes.
Mais c'était pas la même le même type de combat. On combattait les islamistes qui étaient Nous combattions des terroristes qui étaient domestique également à la demande d'un état pour éviter qu'un état souverain ne s'effondre et pour protéger nos avant-postes. Mais est-ce qu'on pense que c'est plus accessoire ?
Aujourd'hui, ça ne s'impose pas en Ukraine ? Mais ce qu'on doit tout exclure pour autant. Ce que je veux dire par là, c'est que nous nous sommes prêts.
C'est que j'ai décidé dès mon premier mandat et dès le début une augmentation du budget de nos armées considérables qui fait que les deux lois de programmation militaire que j'aurais eu à décider comme président auront conduit à un doublement du budget de nos armées. Donc nous ne nous réveillons pas sur ce sujet. Je voudrais juste clarifier un point, c'est que ce qui s'est passé ces derniers mois est un changement profond.
Et ce sursaut que j'ai appelé de mes vœux dès le 16 février au côté de du président Zelinski ici et qui m'a conduit à dire cela mais surtout à décider des choses très concrètes avec nos alliés, c'est que la contreoffensive ukrainienne ne s'est pas passé comme attendue durant ces derniers mois et c'est que quand vous regardez la situation de ces dernières semaines, la situation est difficile sur le terrain pour les Ukrainiens. C'est une litotte. C'est une lit. parce que je suis pas de défétiste, mais elle est difficile.
Ils sont courageux une fois encore, mais ils ont des limites. Ils ont des limites en terme d'homme parce que la Russie est un plus grand pays et à partir du moment où il n'y a que les les hommes ukrainiens, ils ont cette limite et ils en perdent beaucoup et ils ont une limite en terme d'OBU missile puisque à peu près au moment où je vous parle, quand la Russie tire 10 obus, on lui répond avec un. Et donc vous voyez que ça met la situation sur le front en grande fragilité et à côté de ça, vous avez un régime au créelin qui s'est profondément durci à quel moment parce que quelle différence tous ces derniers mois et je dirais en gradation en multipliant les attaques informationnelles et cyber et y compris dans notre quotidien sur des hôpitaux en France et ailleurs en Europe qui a durcit en décidant de tuer des opposants en politique.
Mais c'est pas nous vous étiez bien alerté en 2014 Navi. Mais je ne dis pas que c'est nouveau, je dis que ça s'intensifie, mais l'alarme va être sonné plus tôt. C'est ce que je veux dire.
En 2014, vous pouvez pas tout à la fois me reprocher de la sonner trop tôt et d'avoir pu la sonner plus tôt. J'ai je crois que je regarde avec lucidité la situation. Nous avons d'abord tout fait au-delà de sonner l'alarme pour être exigeant.
Mais désaccord avec les présidents Poutine, la lucidité que j'évoque devant vous, je la porte dès le mois de juin 2017 à Versailles en lui disant "Vous nous attaquez, vous manipulez nos données. J'en ai été victime dans ma première campagne et donc il faut qu' un respect s'établisse et que vous soyez vous cessiez d'être une force de déstabilisation." Je le réitère en 2018, en 2019.
Mais dans ce temps-là, nous voulions éviter la guerre. Puis il y a eu le temps où on a aidé l'Ukraine à résister. Mais là le contexte sur le terrain ukrainien change.
La situation est beaucoup plus difficile pour eux. La Russie durcit chez elle et elle multiplie les attaques. Et donc oui, je vous le dis avec la plus grande solennité, ce début d'année 2024 doit être pour nous celui du sursaut.
Donc si on envoie des militaires là-bas, pardon, de rester dans ce scénario sombre, euh c'est des fantassins, c'est des conseillers, des aviqu, d'accord. Donc on en il en aura peut-être, mais on en parle pas. Mais d'abord, je ne le souhaite pas.
Je souhaite que la Russie cesse cette guerre, se retire des positions qui sont les les siennes et permettent la paix. Mais vous n'y croyez plus. Mais ce que ce qui est important ici de dire, d'abord un, ça n'est pas mon souhait mais de je ne vais pas donner de la visibilité à quelqu'un qui ne m'en donne pas.
C'est au président Poutine qu'il faut poser cette question. Allez lui demander où sont ces lignes rouges. Votre ministre des armées, lui il a donné une certaine visibilité.
Il a dit non, on voit pas d'hommes là-bas, ce sera peut-être des des mineurs. Nous ne savons pas ce à quoi on s'attendait que ce que je peux vous parce qu'il a fait le distingo entre ce qui était décidé que nous mettons en place et ce qu'il ne faut pas exclure parce que nous nous adapterons. Nous avons décidé le 26 février dernier à Paris d'aller plus loin dans l'aide à l'Ukraine, de mettre en place une coalition pour leur fournir des missiles ou des bombes qui leur permettent de toucher leur seul, jamais la Russie. mais d'atteindre derrière les positions russes aujourd'hui.
Nous avons décidé aussi d'accélérer pour aller chercher des munitions partout où elles sont disponibles. C'est ce qu'ensuite je suis allé faire à Prague quelques jours plus tard et nous avons décidé de mener cinq actions communes et là on était tous d'accord autour de cette table européen, américain, canadien, britannique pour dire on va ensemble faire du déminage, produire et réparer du matériel, déployer des forces civiles à la frontière avec la Biélorussie, protéger la frontière avec la Moldaville, là aussi avec des forces civiles et avoir des actions défensives en cyber. sur le sol ukrainien.
En revanche, ils n'ont pas du tout décidé d'envoyer des troupes et ils vous l'ont fait savoir dès que vous avez prononcé cette phrase ou p on peut systématiquement revenir là-dessus et je vais y aller juste que c'est un peu le sujetupe les français mais ils on tout à fait raison mais je dis aujourd'hui on a décidé ça et ça c'est un changement on l'a décidé à Paris c'est le début de ce sursaut ensuite je vous le dis ferons ce qui est nécessaire pour atteindre notre objectif parce que si la Russie venait à gagner la vie des Français changerait de quelle manière nous n'aurons plus de sécurité en Europe. Qui peut penser une seule seconde que le président Poutine qui n'a respecté aucune de ces limites et aucun de ses engagements s'arrêterait là ? Donc ce qui se passe en Ukraine aujourd'hui relève également des intérêts vitaux de la France.
Il y a un danger pour la France la sécurité de l'Europe et la sécurité des Français se jouent là-bas et ce sont nos intérêts vitaux. Vous employez là un terme qui a des connotations particulières, je vous dis la sécurité. Mais vous-même, vous avez utilisé menace existentiell.
Existentielle, ça veut dire que c'est notre existence qui est en cause. Je le dis et je l'assume. Nous avons déjà subi les conséquences de cette guerre dans notre quotidien.
On a déjà subi ces attaques. On a déjà dans plusieurs de nos hôpitaux subi des jours et des jours de dysfonctionnement à cause de cette agressivité russe. Nous avons subi des conséquences en Europe.
Le prix du gaz, la situation de notre économie, le coût des céréales, les dérèglements économiques qui s'en sont suivis sont la conséquence de cette guerre qu'à lancé la Russie. Et si la Russie gagne cette guerre, la crédibilité de l'Europe sera réduite à zéro. Quelle serait la crédibilité sur notre sol d'une puissance l'Union européenne de ces membres qui auraient laissé faire cela ?
La sécurité des Européens, quel serait-il ? Est-ce que vous pensez que les Polonais, les Lituaniens, les Estoniens, les Léons, les Roumains, les Bulgares pourraient une seconde rester en paix ? Et je ne parle même pas de la Moldavie qui certes n'est pas dans l'Union européenne aujourd'hui, mais qui à la seconde serait menacé ?
Donc vous dites en creux, ça ne s'arrêtera pas là. S'il gagne cette guerre, il poursuivra ailleurs, il trouvera d'autres proies. Mais par que vous dites mais par notre passé, nous avons déjà connu des régime qui tuaient les opposants chez eux, avaient des dérives autoritaires et avait la volonté de conquérir tout ce qu'on les laissé conquérir.
Donc Poutine ne s'arrêterait pas là s'il gagnait cette guerre. Mais et je crois que ce que je dis là est un consensus complet du président Biden au chancelier allemand tous les dirigeants de l'Europe force donc seule la force notre force français européen l'OTAN je ne sais pas peut l'arrêter peut le stopper il faut stopper en Ukraine aujourd'hui il faut avoir pour reprendre une vieille formule de Churchill le nerf de la paix vouloir la paix ça n'est pas choisir la défaite. Vouloir la paix aujourd'hui, ça n'est pas laisser tomber l'Ukraine.
Vouloir la paix, non, c'est d'être crédible, d'être fort et prêt pour nous adapter au choix que la Russie ferait. Et donc si la guerre venait à se à se s'étendre, si la guerre venait à s'étendre en Europe, ce serait le seul choix et la seule responsabilité de la Russie. Mais décidez nous aujourd'hui d'être faible, décider nous aujourd'hui que nous n'y répondrions pas, c'est déjà être dans la défaite.
Et ça, je ne le veux pas. Mais contrairement à ce que vous voulez croire, beaucoup de mes homologues m'ont suivi. J'étais quelques jours après, mais j'étais quelques jours après à Prague à côté de moi, le président tèque a dit exactement la même chose.
Vous aviez ici même il y a quelques jours le président lituanien, il a dit lui-même toutes les options doivent être ouvertes. Il a même obtenu un mandat de son parlement pour envoyer des dire vous les avez convaincu. Vous êtes en train d'orem avec vous état.
Mais comme on l'a fait à chaque fois en février 2022, pardon, en mars 2022 à Versailles, nous avons décidé un agenda stratégique, l'agenda pour l'autonomie stratégique de l'Europe. On l'appelle encore l'agenda de Versailles. Il vaut encore et nous avons été aux avant-gardes.
On a eu le débat sur la possibilité de reconnaître la candidature de l'Ukraine pour rentrer dans l'Union européenne. Il y avait pas grand monde. 2 mois après, j'allais en train à Kief avec le chancelier Scholz, le président du conseil Dragy, le président de Roumanie et nous disions à cas tous les trois avec le président Zelinski que nous étions pour et nous décidions dans le conseil suivant que ce serait le cas.
Les choses bougent, il faut simplement les mettre en mouvement par lucidité et parce que c'est ma responsabilité. Et ce que je veux vous faire toucher du doigt, c'est que ma responsabilité, c'est la sécurité des Français et la défense nationale. Et notre sécurité se joue aussi en Ukraine aujourd'hui.
À ce propos, est-ce qu'aujourd'hui mars 2024, le régime russe, le régime de Vladimir Poutine est-il l'ennemi de la France ? Il est l'adversaire à quelle est la nuance sémantique entre adversaire et ennemi pas nous ne faisons pas la guerre à la Russie, mais elle nous fait la guerre. Mais vous voulez qu'elle soit, elle nous attaque sur le plan cyber.
Oui, c'est une forme de guerre. Des agents russes type enés par la Russie qui étaient moldav ont tagué des ét de David à Paris. Vous avez raison de dire tout cela qui est une forme hybride mais il faut faire attention de ne pas tout de suite euh les qualifier parce que sinon on serait nous-même dans les alors que faudrait-il pour que vous prononciez le mot ennemi ?
Qu'est-ce qu'il faudrait que la Russie fasse commettre ? Mais si la Russie décidait à nouveau une escalade qui nous entraînerait tous dans un conflit. Je souhaite de toutes mes forces qu'il n'en soit pas le cas.
Mais à coup sûr aujourd'hui la Russie est un adversaire. Le régime du Kremelin est un adversaire. Mais je l'ai toujours dit, nous nous ne faisons pas la guerre à la Russie et au peuple russe.
Et nous soutenons l'Ukraine. Nous faisons tout pour qu'elle puisse mettre la Russie en échec. Parce que je vais vous dire très simplement, il n'y a pas de paix durable s'il n'y a pas une souveraineté et un retour aux frontières internationalement reconnu de l'Ukraine et y compris la Crimée.
Mais ce sera aux Ukrainiens de le décider. négo le quand même. Oui.
Et vous avez raison de le dire, c'est à eux. Le P, c'est les frontières internationalement reconnu mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y aura pas de sécurité et de paix durable si elle n'est pas le fruit d'une négociation qui sera menée par les Ukrainiens. Mais il n'y aura pas de sécurité pour les Français s'il n'y a pas la paix là-bas.
Vous vous dites que ce n'est pas la paix ennemie. Je juste dire la paix ça n'est pas la capitulation de l'Ukraine ni l'amputation de l'Ukraine parce que tout ça c'est déjà choisir que nous sommes faibles. Donc il y a une grande cohérence dans la position de la France depuis le début.
Simplement il y a une escalade de la part de la Russie et à cette escalade nous devons dire que nous sommes prêts à répondre. Est-ce que la Russie serait capable de vous cibler ? Vous avez annulé une visite en Ukraine récemment pour des raisons de sécurité.
Pas du tout. C'est ce que évidemment c'est ce qu'a dit la Russie, il faut pas les croire. Et vous savez, c'est intéressant parce que le débat public est imprégné par les fausses informations russes.
Ils ont fait croire cette affaire. Beaucoup de gens maintenant sont persuadés. Le sujet des troupes au sol arrive dans le débat collectif.
C'est un de vos confrères qui me pose la question. Parce que le premier ministre slovaque très proche de la Russie dit que le projet secret que nous avons, c'est d'envoyer des troupes au sol. Et nous à chaque fois, on réagit, on ferme des portes, on se cale feutre.
Non. Donc j'ai décalé le voyage que j'ai fait. Pourquoi ?
Parce que le président Zelinski venait en Europe pour la conférence de sécurité à Munich. Et donc je lui ai proposé de venir signer l'accord bilatéral ici. Et ensuite, je lui ai dit, fort de la très longue discussion que nous avons eu et du constat lucide que je fais, que je viens de vous exposer, je lui dis au fond, mon utilité plutôt que d'être à vos côtés à Kief est de mettre en œuvre ce sursaut, de convaincre les Européens et nos alliés d'aller plus loin, ce qu'on a fait ici le 26 avec ces nouvelles initiatives qui ont été prises et d'essayer d'aller plus loin et justement de faire réaliser à tout le monde que les choses changent et qu'elles changent vite et qu'elle ne changent pas dans le bon sens.
Et c'est ce que j'irai porter d'ailleurs dès demain à Berlin où je verrai le chancelier Scholz et le premier ministre polonais. Toutes les semaines ou presque, le président russe Vladimir Poutine brandit de manière assez claire, assez menaçante la menace nucléaire. La France est le seul pays membre de l'Union européenne à être doté de l'armée nucléaire.
Est-ce que vous vous sentez est-ce que nous devons nous sentir particulièrement visés ? Nous devons nous sentir d'abord particulièrement protégés parce que nous sommes justement cette puissance dotée. Sauf qu'il mentionne beaucoup la France, plus la France que d'autres pays et que c'est le sens même du choix qui a été fait euh par le général de Gaul dès après la deuxème guerre mondiale.
Ensuite, nous sommes prêts, nous avons une doctrine qui est établie et en matière de nucléaire, il faut peu de mots et le nucléaire n'est pas un instrument de déstabilisation ou de menace. instrument de sécurité d'avoir la bombe comme la Russie nous installe dans un face-face particulier donne une responsabilité supérieure ou un poids supérieur selon vous à la France. Notre capacité nucléaire donne d'abord une sécurité aux françaises et aux Français qu'on peu de pays dans le monde.
Ça nous donne une responsabilité, celle d'être une puissance dotée de cette arme et donc de ne jamais être dans l'escalade ni verbal ni évidemment de fait. Mais pourtant il brandit la menace. Je pense que ça n'est pas et reprend vos termes sur les lignes rouges.
Ce n'est pas approprié quand on a justement l'arme nucléaire. Oui. Est-ce que vous ne parlez plus à Poutine depuis combien de temps ?
Depuis plusieurs mois. Est-ce que c'est pas un handicap de ne plus lui parler ? Écoutez, je lui ai parlé à chaque fois que c'était nécessaire.
Je lui ai parlé évidemment des centaines d'heures avant de février 2022, longuement entre février et avril 2022 pour essayer d'arrêter cette guerre et de négocier la paix. Mais à partir du moment où lui-même n'a plus respecté aucun cadre, c'est-à-dire qu'ù, contrairement à ce qu'il disait, il ne faisait pas une opération spéciale que nous condamnions déjà et qui n'avait aucun cadre juridique, aucune légitimité, aucune légalité, mais qu'il attaquerait Kief, qui menait des crimes de guerre dans le nord du pays. La discussion n'avait plus de sens.
Pourtant, vous l'avez prolongé quand même jusqu'au mois de septembre. J'ai ensuite eu des discussions ponctuelles sur la question nucléaire parce que nous avons pris l'initiative à cause de la centrale de Zaporija qui était proche de la ligne de front en lien avec l'Agence internationale de l'énergie atomique et bien de tout faire pour protéger cette centrale. Et donc j'ai eu les échanges à ce moment-là.
Mais les discussions, je suis tout à fait prêt à les mener à tout moment. Mais encore faut-il qu'on ait face à nous quelqu'un qui dit la vérité et dont l'intention est de faire la paix. Et ça n'est pas le cas aujourd'hui.
Et selon vous, Vladimir Poutine, c'est un patriote russe, c'est un autocrate, c'est un dictateur, tout ce que vous dites depuis 2 minutes, c'estàdire les crimes qu'il commet contre des civils, on regarde dans un dictionnaire, on se dit ben seul un dictionnaire, seul un autocrate ou un dictateur peut commettre. Je suis pas un commentateur, c'est un c'est le président de la Fédération de Russie qui aujourd'hui est pris dans une dérive personnelle ou répressive et autoritaire dans son pays et qui a fait le choix ces dernières années de manière accrue ces derniers mois d'être une puissance de déstabilisation en Europe en lançant une guerre dont il a la seule responsabilité et en menaçant la sécurité de tous mais dans beaucoup d'autres théâtres d'opération du proche et moyen Orient au Caucas en allant jusqu'à l'Afrique où la Russie est une puissance qui déstabilise. Vous ne lui parlez plus.
Donc ce ne sera pas vous qui négocierez la paix avec lui. Qui pourra le faire ? Est-ce que ce sera les États-Unis ?
Mais il y a un ordre des temps. Je suis sans doute le dirigeant en responsabilité qui lui est le plus parlé. Oui, mais à présent on peut dire que il y a un certain froid entre vous.
Mais c'est pas un froid. Les choses ne sont pas personnelles. Et d'ailleurs, je ne veux pas essayer les personnaliser.
Ça n'a aucun sens. Nous ne sommes pas dans une fiction. Ça n'est pas un roman ou une série.
Enfin Trump lui parle, on parle non mais on parle de la de la vie et de la mort. Et euh aussi loin que je suis informé, j'ai pas le sentiment que Donald Trump soit président des États-Unis d'Amérique. Il y a un risque.
Et donc aujourd'hui, il est clair, il y a pas un risque. Il y a la guerre. Au moment où on se parle, il y a des femmes et des hommes qui meurent en Ukraine par la responsabilité du président Poutine.
Et ce que je vous dis, c'est que si l'Ukraine tombe, c'est notre sécurité qui est menacée. Et donc nous, nous sommes dans un temps aujourd'hui qui est de résister. Et nous sommes dans un temps et c'est celui que j'assume qui consiste à dire si la Russie continuait son escalade, si la situation devait se dégrader, nous devons être prêts et nous serons prêts.
Et pour être prêt et nous serons prêts et nous serons prêts à prendre les décisions qui s'imposent pour que la Russie ne gagne jamais. Raison pour laquelle vous avez dit début janvier, la France est en économie de guerre. Et viendra et viendra, je l'espère le plus tôt possible, le moment où nous aurons à reparler avec le président de la Fédération de Russie, quelle qu'il soit au moment où cela s'imposera.
Et la France est en économie de guerre, disiez-vous au début de l'année, vous parliez des obus tout à l'heure, on regardait les chiffres avec Anne Sophie. À l'heure où on parle, la France produit moins de 100 obus par jour, sauf erreur de notre part. C'est ce que des soldats ukrainiens utilisent en quelques minutes.
C'est pardon, c'est très modeste. Est-ce que nous puissions faire ? C'est modeste et c'est assez normal pour ce qui est de ces catégories parce que nous n'avons pas une industrie de défense qui est adaptée à une guerre de haute intensité territoriale qui n'était dans aucun de nos pronostics et que nous nous apprêtions pas à mener pour nous-mêmes.
Le sera-telle un jour ? Et donc euh plusieurs choses. D'abord dès février 2022, j'ai indiqué, j'ai déclarer à tous les industriels que nous passions en économie de guerre.
Je leur ai demandé des efforts, produire davantage et produire plus vite. Et c'est le chantier que j'ai confié au ministre des armées dès ce moment-là. Nous avons sur plusieurs segments qui étaient essentiels pour les Ukrainiens fait le travail. les canons César qui sont déterminants pour la défense de l'Ukraine.
Nous avons multiplié leur production et là où nous avons livré quelques dizaines depuis le début du conflit cette année parce que nous avons multiplié les lignes, multiplié les cadences, nous allons produire près de 75 canons César. Ils iront tous sur le front ukrainien. C'est plus beaucoup plus qu'on en a livré depuis le début.
Nous avons multiplié par plus de trois notre production des catégories d'obus et de missile qui sont pertinents pour les Ukrainiens. Simplement, en effet, on a des limites et c'est vrai de tous les pays européens. Et donc, qu'est-ce qu'on fait face à ça ?
On accroit nos capacités et nos cadences, mais surtout ça met du temps à faire parce qu'il faut créer de nouvelles lignes, de nouvelles structures de production. C'est pourquoi on a décidé qu'on allait les créer en Ukraine parce que c'est plus proche du terrain, parce que ça peut aller beaucoup plus vite. C'est ce qui a été décidé ici avec l'ensemble des partenaires et c'est ce que d'ailleurs on va faire main dans la main avec l'Allemagne.
Vous exposez aussi au bombardement si vous Oui, mais ça a été acté. Vous faites vous soulignez là une forme peut-être de contradiction qu'il y a chez certains de mes partenaires qui sont prêts à les produire sur le sol ukrainien mais pas prêt à à prendre certains engagements pour la suite. Bon mais ça viendra.
Donc pour être c des ingénieurs des ingénieurs français vocation un jour dans le cadre de ces coalitions les déploiements qu'on fera en Ukraine pour coproduire avec eux et ça ça permet d'aller plus vite et enfin on fait deux autres choses une de court terme et une de moyen terme c'est tout ça l'économie de guerre à court terme on va chercher partout où c'est disponible des munitions et donc là on va sonder tous les pays du monde. Je ne dis pas ici leur nom parce que certains la confidentialité compte mais on va chercher dans leur stock disponible et on leur propose de leur acheter parce que c'est une question de rapidité et à côté de ça nous mettons l'industrie européenne de défense en capacité de produire beaucoup plus dans la durée. Et comment vous financez ?
Parce que on a des petits problèmes de budget en ce moment, on l'a vu, on doit faire beaucoup d'économie euh des milliards. Comment on finance tout cet effort de guerre finalement ? Mais d'abord, je vais être très franc avec nos compatriotes et avec vous.
On peut pas dire tous depuis 2 ans et nous le disons, tous les dirigeants européens le disent tous. Il y a pas une exception. Cette guerre, on y joue notre avenir.
Cette guerre est existentielle et dire on va continuer de vivre comme si de rien n'était. Non, je vous demande juste les moyens. Donc nous, comme je vous le dis déjà, on a anticipé puisqu'on a une loi de programmation militaire qui vient après l'autre, on a doublé notre budget des armées.
À ça s'ajoute des choix budgétaires qu'on a fait depuis 2022. En plus de cela, on finance l'aide à l'Ukraine et pour ces usines. Nous avons déjà financé 4 4,8 milliards d'euros à peu près et on va aller jusqu'à 3 milliards d'euros cette année.
Et ensuite, c'est notre engagement européen. C'est pour ça qu'on a là lancé une facilité européenne de paix et on l'actera la semaine prochaine en Conseil européen et elle prévoit de donner justement des contrats à nos industriels de défense pour produire sur notre sol européens davantage d'armement pour nous pour notre flan oriental et pour l'Ukraine. Et nous allons utiliser cet argent.
Nous allons aussi utiliser l'argent que on a dans le programme d'investissement pour aller produire en Ukraine avec les Ukrainiens. Et donc c'est l'Europe qui aussi se mobilise au côté de notre investissement national. Et en plus de ça, il ne faut pas exclure là aussi que comme il sur le plan opérationnel, il ne faut pas exclure que nous ayons à prendre des décisions supplémentaires en européen et c'est-à-dire et c'est-à-dire décider de financer de nouvelles initiatives avec des emprunts.
Et pour moi, je ne l'exclus pas et je pense que ce que nous avons su faire pendant la période du Covid qui était de dire nous sommes face à un choc à cette pandémie, on est tous touchés et on doit en quelque sorte aller lever de l'argent en commun sur les marchés en mettant notre signature à chacun sur la table. C'est ce qui nous a permis de tenir et c'est ce qui nous a permis de relancer. Moi, je pense que si les besoins devaient être plus importants, c'est d'ailleurs une proposition qui a été faite par la première ministre d'Estonie.
C'est pas une proposition française, mais j'y souscris. Et donc je pense que ce que je veux vous faire toucher du doigt depuis le début de notre conversation et au fond depuis une dizaine de jours, est-ce que je veux que nos compatriotes comprennent, il n'y a qu'un responsable de la situation dans laquelle nous sommes. C'est le régime du Kremelin.
Mais nous, nous avons une responsabilité et je vous le dis en conscience comme président de la République voulez convaincre, je vous le dis mais ce ne sera jamais facile sondage. Il y a eu une chute du soutien à cette guerre en Ukraine. Vous savez, on l'a connu dans d'autres temps notre histoire.
C'est toujours beaucoup plus facile d'aller chanter des contines aux gens. Je je pourrais vous dire ce soir parce que ça n'est pas populaire, vous savez. C'est loin.
Nous, on est pour la paix. On est pour la paix. Les gens qui disent ça aujourd'hui, les mêmes qui ne veulent pas d'ailleurs soutenir l'Ukraine, ils ne font pas le choix de la paix.
Parler de qui ? Mais ils font le choix de la défaite. Il y a quelques jours, ils font le choix de l'abandon de souveraineté. parce qu'ils font le choix dès maintenant de dire "Nous nous avons des limites et donc à celui qui jusqu'à présent n'en a pas eu a pris toutes les responsabilité d'agression nous vous laisserons progresser car nous avons peur parler de qui ?
De ceux en Europe qui sont sur ce registre et de ceux qui en France et bien clairement décident de ne pas soutir du cré. Monsieur le président, il y a quelques jours euh Sénat, Assemblée nationale ont eu à se prononcer par vote sur un traité, un accord de sécurité que vous avez signé avec le président ukrainien. Euh plusieurs partis politiques se sont abstenus, ont voté contre.
Rassemblement national s'est abstenu, le parti communiste, la France insoumise ont voté contre. Qu'est-ce que vous pensez de leur position ? Ce sont des des pacifistes, c'est leur droit le plus strict.
Ce sont des instruments du Krémelin, ce sont des idiots utiles comme on aurait pu le dire il y a quelques décennies. jamais, vous savez, j'ai constamment cherché à tenir l'unité du pays depuis le début. Les rencontres de Saint-Denis que j'ai mené, je l'ai encore fait en voyant tous les chefs de parti et les présidents de des assemblées constitutionnelles il y a quelques jours et après c'est la liberté et c'est le pluralisme politique.
Donc il faut être respectueux de cela. Mais j'ai un désaccord profond, c'est que je pense qu'aujourd'hui en conscience, choisir de s'abstenir ou de voter contre un soutien à l'Ukraine, c'est pas choisir la paix, c'est choisir la défaite et c'est très différent. Et quand il vous reproche d'instrument d'instrumentaliser le conflant en Ukraine, bah j'ai eu on a déjà eu ce débat, on a déjà eu ce débat enfin parce que la dernière élection présidentielle s'est tenue quelques mois après le lancement du conflit de février 22.
Écoutez, ça n'est pas sérieux. C'est tout ce que je peux vous dire. Ça n'est pas sérieux parce que la responsabilité de cette guerre, la responsabilité des coups de boutoir qui sont donnés au front ukrainien, elle n'est que celle de la Russie.
Notre responsabilité, c'est d'être fort pour la paix. Notre responsabilité, c'est justement de tenir cette unité européenne. Et à chaque fois, nous avons obtenu l'unité européenne depuis le début.
Nous étions sur présidence française et nous l'obtiendrons. Vous verrez, c'est tenir notre unité, mais c'est d'être fort. C'est d'être fort pour dissuader.
C'est d'être fort pour résister. C'est d'être fort pour notre sécurité. Monsieur le président, cet entretien est consacré à la guerre en Ukraine.
Nous ne pouvons pas ne pas aborder une autre guerre. Elle se déroule à Gaza. Elle a fait sans doute 30000 morts.
Les circonstances sur place sont atroces. Vous avez toujours dit depuis les attentats terroristes du 7 octobre en Israël que vous étiez derrière Israël et que Israël avait le droit le plus absolu de se défendre. Israël a-t-il le droit de se défendre jusqu'à la vengeance ?
Est-ce que vous pensez de l'action de l'armée israélienne aujourd'hui dans la bande de Gaza ? Les mots étant importants, je n'ai jamais dit qu'Israël avait un droit absolu. La France un droit le droit de se défendre ce que vous aviez dit.
Ouais, c'est exact. Mais absolu a une signification et je n'ai jamais dit le mot absolu. La France a une position constante depuis le début et d'ailleurs là aussi nous étions peut-être seuls à un moment donné en octobre dernier, nous avons été rejoints.
La première chose, nous avons condamné de manière implacable l'attentat terroriste massif lancé par le Hamas contre Israël et sa population. Vous avez aussi après appelé à créer une coalition contre le Hamas. Ça a pas tellement pris pour le coup.
Euh vous m'excuserez mais nous sommes tous en train de dissoudre des associations qui financent. Nous sommes la coalition internationale ça mais c'est permettre c'est de dire lutter contre le Hamas n'est pas que votre histoire vous euh euh responsable israélien c'est aussi la nôtre et donc nous devons agir. Qu'est-ce qu'on est en train de faire aujourd'hui avec plusieurs partenaires ?
On coupe les financements partout où ils existent. Nous avons dissous des associations. Nous avons donc on le fait je vous rassure.
Ça pays n'avaient pas trop compris au départ ce que quelle était la volonté. La meilleure façon la meilleure façon, vous savez, de ne pas gêner les autres, c'est de ne rien dire ou de dire simplement ce que la masse euh veut répondre. Ça n'est pas la position de la France.
Ça n'a jamais été à travers notre histoire. Nous nous avons une position, si vous me permettez de l'exprimer, euh simple. Premièrement, condamnation implacable, claire de l'attentat.
Ensuite, on a dit la sécurité d'Israël n'est pas que votre affaire. Ce qui veut dire aussi vous ne pouvez pas mener votre défense par dans toutes les conditions, mais nous sommes prêts à coopérer par exemple sur le financement, c'est ce que j'ai dit tout de suite pour lutter contre la masse. Deuxièmement, vous êtes une démocratie, vous avez donc une responsabilité.
Vous devez respecter le droit humanitaire, le droit de la guerre, le droit international. Et c'est pourquoi dès le mois d'octobre, la France a appelé à une trêve. C'est pourquoi nous sommes le premier pays européen à avoir porté une résolution au Conseil de sécurité avec plusieurs pays de la région, Jordanie, Émir arabe un pour appeler à un cesser le feu.
C'est pourquoi nous avons organisé ensuite en octobre ici la seule conférence humanitaire de soutien pour le peuple palestinien etoi en appelant officiellement à se cesser le feu. Et le troisème volet, c'est une réponse politique car la sécurité de toute la région d'Israël, du peuple palestinien et de tous les États de la région, c'est qu'il y ait une réponse politique au droit légitime des Palestiniens à avoir un état. Il y a aujourd'hui trois otages français détenus par le Hamas depuis plus de 5 mois.
Oui. Sont-ils vivants ? Savez-vous où ils sont ?
Êtes-vous en négociation ou un intermédiaire est-il en négociation pour les les faire libérer ? Merci de d'évoquer ce sujet qui est pour nous essentiel. Nous nous sommes beaucoup battus avec le Qatar et l'Égypte en particulier pour obtenir la libération de de nos otages euh qui ont été libérés ces derniers mois.
Nous avons encore en effet trois otages. Je serai je ne dirai rien ce soir et vous le comprendrez. Les discussions sont en cours.
Seules les familles sont informées. Les discussions sont en cours. Nous mettons beaucoup d'énergie et je veux remercier les partenaires que je cité et j'espère vraiment que nous obtiendrons ces libérations.
C'est pour nous essentiel et je souhaite qu'au-delà des otages français, tous les otages israéliens et du monde entier soient libérés parce que c'est une pratique inadmissible et des vies brisées et confisquées. Merci beaucoup. Là-bas aussi, nous ferons tout pour la paix et la sécurité pour tous.
C'est le sens de l'initiative que nous avons levé et nous faisons tout pour appeler encore une fois au CC le feu. Merci beaucoup monsieur le président d'avoir répondu à nos questions. Merci à vous.
Merci beaucoup. Très bonne soirée à tous. M.
Emmanuel Macron