Conférence de presse avec Ismaïl Omar Gueleh, Président de la République de Djibouti
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:00OuverteRéponse partielle
M. Gueleh, la France vous considère-t-elle toujours comme abandonné ? Face à la Chine, qu'offre la France concrètement ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Face à la Chine, qu'offre la France concrètement ? Et réaction sur l'Algérie ?
- 10:30OuverteRéponse directe
Quels partenariats énergétiques pour la transition verte de Djibouti ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15I.O. GuelehFait
« La République de Djibouti et la République française entretiennent des relations historiques privilégiées, basées sur un partenariat stratégique unique en son genre. »
- 1:00I.O. GuelehFait
« Ce dernier étant motivé par la présence de la plus importante base militaire française en dehors du territoire français, ainsi que par l'existence du traité de coopération en matière de défense entre nos 2 pays. »
- 3:30E. MacronChiffre
« Djibouti héberge en effet notre 1re base militaire à l'étranger par la taille, avec 1 450 personnels. »
- 6:00E. MacronFait
« Nous avons aussi mis en place des mécanismes pour restructurer les dettes privées lorsque la situation est moins bonne. »
- 7:00E. MacronPromesse
« Les entreprises françaises sont en mesure de proposer un partenariat respectueux du développement de Djibouti, qui n'entraîne pas un endettement excessif. »
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... - I.O.
Gueleh: J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui à Djibouti le président de la République française, son excellence M. Emmanuel Macron, qui effectue une tournée dans la région. Je tiens tout d'abord à le remercier d'avoir répondu à mon invitation de venir à Djibouti depuis notre dernière rencontre, en novembre dernier, lors des commémorations du centenaire de l'armistice de 1918.
C'est également un honneur pour nous que la 1re étape de la tournée du président Macron dans la région commence par Djibouti. Cela témoigne de la solidité des relations bilatérales entre la France et Djibouti, ainsi que de l'attachement des dirigeants des 2 pays à ces relations. M. le président, mesdames et messieurs, la République de Djibouti et la République française entretiennent des relations historiques privilégiées, basées sur un partenariat stratégique unique en son genre.
Ce dernier étant motivé par la présence de la plus importante base militaire française en dehors du territoire français, ainsi que par l'existence du traité de coopération en matière de défense entre nos 2 pays. Loin de se limiter aux relations stratégiques, ces relations couvrent tous les domaines de coopération possibles, en partant de la politique à l'économie, en passant par le commerce, l'enseignement supérieur et le développement urbain. J'ai échangé avec le président Macron sur toutes ces facettes de la coopération franco-djiboutienne et sur les voies et moyens de les renforcer davantage.
Nous avons également parlé des réelles opportunités d'investissement qui existent pour les sociétés françaises à Djibouti, notamment dans les domaines des infrastructures, de la logistique et de l'énergie. Un certain nombre de sociétés françaises sont déjà en pourparlers avec des sociétés djiboutiennes sur un certain nombre de projets. Le président Macron et moi-même les encourageons à poursuivre leurs discussions et à les concrétiser pour le bénéfice mutuel de nos 2 pays et peuples.
Il existe également la nouvelle zone franche internationale de Djibouti, qui est disposée à accueillir les PME et les PMI françaises qui souhaitent se rapprocher de leurs marchés d'exportation ou trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits. Nous avons également passé en revue la situation politique et sécuritaire qui prévaut dans la corne de l'Afrique, à la lumière des développements qui ont eu lieu dans cette région durant l'année 2018. Nos 2 pays ont accueilli favorablement la paix retrouvée entre l'Erythrée et l'Ethiopie après 20 ans d'hostilité.
Notre région a besoin d'une paix globale et inclusive dont les dividendes sont concrets et ressentis par les peuples et les pays de la région. J'ai profité de cette rencontre avec le président Macron pour lui réitérer, ainsi qu'à son pays, notre gratitude pour le soutien de la France à la position de Djibouti lors de l'adoption de la résolution 24-44 du Conseil de sécurité. Ce soutien a permis que les différends frontaliers avec l'Erythrée, ainsi que la question des prisonniers djiboutiens restent soumis à l'attention du Conseil de sécurité en vue de leur règlement définitif.
Enfin, nous sommes d'avis que nos 2 pays doivent rester vigilants face à la situation sécuritaire qui prévaut dans cette région. Le terrorisme et l'extrémisme violent en Somalie, la situation de guerre civile au Yémen, le Sud-Soudan après l'accord de paix, autant de situations que les pays de la région et la communauté internationale doivent suivre avec attention, tout en essayant d'être proactifs. Je conclus mes propos en réitérant la bienvenue au président Macron et à son importante délégation à Djibouti et en leur souhaitant d'y passer un agréable séjour.
Je vous remercie de votre attention et invite le président Macron à prendre la parole, avant la séance des questions. -E. Macron : Merci, M. le président, pour vos mots, et merci pour l'accueil que vous nous avez réservé avec ma délégation.
C'était en effet important pour moi de commencer cette tournée en Afrique de l'Est par une visite ici, à Djibouti, comme je m'y étais engagé en novembre dernier, chez un partenaire historique et allié stratégique de la France dans la région. Et je tiens à remercier le président Ismaïl Omar Gueleh pour son accueil. Notre entretien, vous l'avez parfaitement rappelé, M. le président, nous a d'abord permis d'évoquer la coopération militaire.
Comme vous le savez, Djibouti héberge en effet notre 1re base militaire à l'étranger par la taille, avec 1 450 personnels, et je m'y rendrai dans un instant avec les ministres, pour aller au contact des hommes et des femmes qui servent la sécurité de la France loin de leur pays, et en lien, justement, avec cet allié historique que j'évoquais dans le cadre d'un traité que nous avons en commun, et avec des obligations réciproques. Cette coopération, c'est aussi une coopération dans le domaine sécuritaire, en matière de lutte contre le terrorisme. Djibouti joue en effet un rôle majeur dans la sécurisation de la Somalie, en consacrant près d'1/3 de ses forces armées à l'opération de l'Union africaine en Somalie, l'AMISOM.
Et notre partenariat, en particulier par le truchement de nos forces, pour lutter contre la piraterie dans l'ensemble de la région a montré son efficacité durant ces dernières années. Et notre souhait est de poursuivre l'efficacité de cette coopération, de pouvoir y adjoindre d'ailleurs de nouveaux partenaires, et nous en avons longuement discuté, en particulier de la péninsule arabique, et de pouvoir intensifier la lutte, justement, contre piraterie et terrorisme. Cette coopération se traduit aussi, je dois le dire, dans le domaine judiciaire, avec tout particulièrement l'extradition vers la France en décembre dernier du terroriste français Peter Cherif, qui avait combattu en Irak, en Syrie et au Yémen, et était proche des auteurs de l'attentat de Charlie Hebdo.
Nous avons ensuite échangé sur la situation dans la corne et les évolutions spectaculaires engagées depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy, que je verrai cet après-midi. J'ai rassuré le président Gueleh sur l'attention constante et indéfectible que la France accorde à Djibouti dans la région et dans les enceintes multilatérales, et vous l'avez évoqué en parlant de récentes résolutions des Nations unies. Sur ce plan, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider à pacifier la Corne, à construire une paix inclusive et durable, qui est en effet bonne pour l'ensemble des protagonistes de la région.
L'évolution en cours dans la région est une formidable opportunité, pour une stabilisation durable, une intégration vertueuse, pourvu qu'elle soit précisément inclusive et ne laisse aucun partenaire de la région sur le côté. Et là aussi, dans les discussions que j'aurai tout à l'heure avec le Premier ministre éthiopien, nous évoquerons ce sujet. Nous avons également évoqué la situation catastrophique au Yémen, qui, je dois le dire, me préoccupe profondément.
En tant que hub humanitaire, Djibouti joue un rôle indispensable pour atténuer la souffrance des populations et il est grand temps que ce conflit trouve une issue politique sous l'égide des Nations unies. A ce titre, l'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, fait, je dois le dire, un travail remarquable, pour que soit mis en oeuvre l'accord de Stockholm trouvé en décembre entre le parti, et nous lui apportons notre plein soutien. Nous avons par ailleurs eu un échange sur la situation économique à Djibouti.
En effet, un certain nombre d'entreprises françaises sont présentes à Djibouti, parfois depuis de longues années, plusieurs décennies, et sont prêtes à investir dans la durée. Et elles ont vocation à contribuer au développement du pays, notamment, vous l'avez dit, M. le président, dans le domaine des activités portuaires, mais aussi des énergies renouvelables.
Et plusieurs entreprises de notre délégation sont en train de discuter avec leurs homologues et les autorités sur ces sujets. Les entreprises françaises sont en mesure de proposer un partenariat respectueux du développement de Djibouti, qui n'entraîne pas un endettement excessif, un endettement non soutenable sur le long terme, et qui soit en mesure de favoriser l'emploi local. Et c'est dans ces termes que je conçois le partenariat économique entre Djibouti et la France.
Dans un respect réciproque, un cadre d'investissement stable, visible, et le respect des termes de financement qui permettent de garantir là aussi la stabilité et la souveraineté de Djibouti. A ce tire, nous l'avons évoqué, l'amélioration de l'environnement des affaires est une condition essentielle pour le renforcement de l'attractivité de Djibouti, dans un contexte de plus en plus concurrentiel, et j'ai indiqué au président notre disponibilité pour l'aider à bâtir, justement, la transparence de ce cadre et la visibilité pour l'ensemble des investisseurs internationaux. Enfin, nous avons évoqué la situation intérieure et les attentes de la jeunesse djiboutienne.
Vous savez que j'y suis toujours attaché, car c'est cela qui permet de préparer l'avenir. La France aura à coeur, et je l'ai dit au président, de renforcer sa coopération en matière d'enseignement supérieur et de mobilité des jeunes, afin, précisément, de renforcer la qualité de l'enseignement supérieur, la ministre est en ce moment en train d'échanger avec son homologue, notre volonté de développer un observatoire climatique, en matière de recherche, un campus numérique pour là aussi renforcer l'enseignement supérieur. Ce sont 2 éléments de cette stratégie.
C'est aussi notre volonté de renforcer la coopération dans la formation des maîtres et des enseignants et de développer là aussi notre investissement dans l'enseignement du français, à Djibouti comme dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique, en travaillant justement sur la place toute particulière que Djibouti a à cet égard. Permettez-moi à nouveau de vous remercier, M. le président, pour votre accueil chaleureux.
Vous savez pouvoir compter sur la France, partenaire de Djibouti dans la durée, et cette visite était particulièrement utile à l'entame de mon déplacement en Ethiopie, puis au Kenya. Et je vous en remercie. - I.O.
Gueleh: Merci. (Applaudissements) -Messieurs les présidents, bonjour. Omar Ali de la Radio télévision de Djibouti.
Je souhaite la bienvenue à la délégation française. Et comme veut l'usage, je laisse la parole à mon collègue de CNews. -Bonjour, messieurs les présidents.
Une question conjointe sur le partenariat entre la France et Djibouti. M. le président Gueleh, vous avez déclaré en 2015 que la France ne vous considérait plus.
Est-ce que c'est toujours le cas ? Est-ce que la France vous a manqué ? M. le président de la République, M.
Macron, est-ce que, face à la Chine, qui finance et qui construit de nombreuses infrastructures ici à Djibouti, qu'est-ce que la France a à offrir concrètement et en a-t-elle les capacités face à de tels concurrents ? Et par ailleurs, une réaction, peut-être, à la situation en Algérie. Qu'est-ce que vous pensez de la décision d'Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un 5e mandat, au nouveau processus qui est en cours ?
Ne craignez-vous pas que ça se transforme en un maintien au pouvoir ? Et est-ce que c'est le signe, selon vous, que l'on peut obtenir dans la rue des choses politiques, des réponses politiques dans le calme et le maintien de l'ordre ? -I.O.
Gueleh : Elle est destinée au président Macron, ou c'est à moi ? -La 1re pour vous. Est-ce que vous pensez... -I.O.
Gueleh : Il y en avait 2. que la France vous considère désormais ? -E.
Macron : Il y en a 3, en fait. -I.O.
Gueleh : Notre pays est ouvert à tous...
Je n'ai jamais perdu espoir que la France puisse renforcer ses investissements à Djibouti. Mais nous sommes là aujourd'hui avec les entreprises françaises qui investissement à Djibouti, comme Rubis, comme Onomo, comme CMA CGM, comme d'autres... comme Aru... -Akuo. -Akuo. -I.O.
Gueleh : Akuo, voilà. Pour les énergies nouvelles, renouvelables. Le solaire, par exemple.
Nous avons discuté avec le président Macron de renforcer et de nous aider encore à pouvoir créer un cadre propice à l'investissement, n'est-ce pas, pour aussi bien, pour les sociétés européennes, françaises ou ailleurs. Ou même chinoises. Je crois que nous ne sommes pas abandonnés.
A vous, maintenant. -E. Macron : Bien.
Comme le président l'a dit, plusieurs entreprises sont en train, justement, de discuter et plusieurs investissements sont en cours de finalisation, qu'il s'agisse, justement, de transport maritime, de logistique, d'énergies renouvelables, et bien d'autres, d'hôtellerie...
Donc les entreprises françaises sont là et reviennent. Vous m'interrogez sur la pertinence de ces investissements et le caractère significatif de ceci par rapport à la Chine. La Chine est une grande puissance mondiale.
Et elle a développé sa présence dans de nombreux pays, en particulier en Afrique, ces dernières années. C'est un fait, et comme c'est bon pour ces pays, nous ne pouvons que nous en satisfaire. Moi, j'insiste sur 2 points dans cette stratégie d'investissement.
D'abord, un investissement, quel qu'il soit, a besoin d'un cadre. Quand un investissement se fait par endettement excessif, par manque de visibilité des conditions financières, ce qui peut paraître bon sur le court terme, parce qu'il permet de faire tel ou tel projet s'avère souvent mauvais sur le moyen et long terme. Et je le dis, parce qu'il y a plusieurs décennies, ce sont des expériences que nous avons eu, tous, en Afrique dans bien d'autres domaines.
Et donc, c'est pour ça que je tiens très profondément à un cadre d'investissement international qui permette de garantir que les investissements, qu'ils soient faits par la Chine ou tout autre partenaire, soient faits de telle sorte qu'ils respectent la souveraineté et la soutenabilité financière des Etats. C'est très important. Le cadre de l'OCDE est de ceux-ci.
La France y a un rôle tout particulier puisque, comme vous le savez, lorsque le cadre financier se dégrade pour un pays, la France a porté des 1res restructurations de dettes et mis en place ce que l'on appelle d'ailleurs le Club de Paris qui permet de restructurer ces dernières. Nous avons aussi mis en place des mécanismes pour restructurer les dettes privées lorsque la situation est moins bonne. Je ne voudrais pas que des investissements internationaux d'une nouvelle génération conduisent à réduire la souveraineté de nos partenaires historiques ou à fragiliser leur économie dans la durée.
Ca, c'est le 1er point que je souhaitais faire. Le 2e point, c'est que nos investissements ils se font dans un cadre de transparence et de rigueur qui est celui que nous avons discuté avec le président. Et je pense que le développement de tout pays, africain comme d'ailleurs internationaux, c'est quand les investisseurs étrangers ont la certitude qu'ils investissent dans des conditions de transparence et avec une visibilité dans la durée.
Et donc c'est ça qu'il faut ici bâtir et que je souhaite pouvoir, en partenariat avec le président, l'aider à construire. Et je pense que ce sera très bon. Non seulement pour le pays, mais pour les habitants.
Puisque le bon investissement, c'est celui qui permet de donner du travail et d'améliorer le cadre de vie au quotidien. Maintenant, Djibouti a une véritable attractivité parce que la pacification en cours dans la Corne de l'Afrique, eh bien, a créé une stabilité qui est propice au développement d'un marché économique intégré et fait donc de ce pays un point d'entrée extrêmement important et stratégique dans toute cette région. Voilà ce que je souhaitais dire sur le cadre d'investissement.
Et donc, dans ce contexte, compte tenu de son historique, de son savoir-faire, de son respect des cadres financiers et de cette volonté d'avoir un partenariat économique équilibré, je pense que la France a un véritable intérêt pour Djibouti et peut apporter quelque chose. La stabilité d'un cadre, une vraie coopération, et le respect de la souveraineté et du développement du peuple de Djibouti. Sur la situation, ensuite, en Algérie, vous l'avez dit, je veux ici saluer avant tout la dignité avec laquelle la population, et en particulier la jeunesse algérienne, ont su exprimer leur espoir, leur volonté de changement ainsi que le professionnalisme des forces de sécurité.
Et je salue la décision du président Bouteflika qui ouvre une nouvelle page dans le développement de la démocratie algérienne. En décidant la mise en place de cette conférence, en présentant un cadre transparent et en indiquant qu'il ne se représenterait pas pour un nouveau mandat. Maintenant, il appartient, évidemment, à l'Algérie que les prochaines semaines et les prochains mois permettent d'assurer, justement, dans un délai raisonnable, la tenue de cette conférence et son débouché sur des propositions constitutionnelles qui, si j'ai bien compris, donneront lieu à un referendum.
Et donc garantissent à la fois transparence, cadre démocratique et une transition d'une durée raisonnable. Et donc, je pense que c'est un signe de maturité. Nous ferons tout pour accompagner l'Algérie dans cette transition avec amitié et avec respect. -Merci.
Après les investissements, nous allons passer au changement climatique. Ma question s'adresse au président Macron. La France est entre autres connue aujourd'hui pour son leadership dans la lutte contre le changement climatique, et la réduction des gaz à effet de serre.
Djibouti, qui a révélé son intention de recourir à une énergie exclusivement propre d'ici 2021, a donc amplement vocation à faire partenaire avec la France dans ce domaine. Quels sont, selon vous, les partenariats et transferts de compétences que les 2 parties peuvent entériner ensemble en matière de coopération énergétique ? -E.
Macron : Merci beaucoup pour cette question. Vous avez raison de saluer la volonté de Djibouti d'être un des acteurs de cette transformation et de la lutte contre le réchauffement climatique. Et donc d'avoir une stratégie qui consiste à développer massivement les renouvelables.
Dans ce cadre-là, le partenariat avec la France se fera à plusieurs égards. D'une part avec nos entreprises, nous l'avons évoqué, plusieurs entreprises françaises qui sont impliquées dans le renouvelable souhaitent prendre part à cette transition profonde que veut mener Djibouti. Ensuite, dans la mise en place de facilités internationales.
Je serai dans 2 jours à Nairobi pour le PNUE d'une part mais aussi le One Planet Summit, où nous construisons des coalitions, en particulier des coalitions de financement pour de telles transitions. Et je souhaite que, justement, Djibouti puisse prendre part à l'une de ces coalitions pour accompagner les changements, les transformations profondes que certains pays sont prêts à mener pour aller en ce sens. Ensuite, Djibouti est une place importante du trafic maritime international, qui est plus largement un sujet sur lequel nous souhaitons nous impliquer pour, là aussi, mettre en place le début d'une stratégie verte et donc une stratégie de réduction des émissions.
Et là aussi, c'est l'une des coalitions du One Planet Summit : réussir à oeuvrer, en particulier, il y a des engagements auxquels sont prêts les industriels et pour lesquels nous travaillons beaucoup avec le Cluster maritime français. Il diffuse à l'international pour travailler sur les réductions de vitesses et ce faisant les réductions d'émissions et une stratégie complète en la matière. Merci à vous. -En vous remerciant.
Emmanuel Macron