MEURTRE ISLAMOPHOBE D'ABOUBAKAR : MAIS À QUOI JOUENT VALLS ET RETAILLEAU ?
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Abouakar Sissé avait une vingtaine d'années. Il était d'origine malienne et c'était un fidèle de la mosquée de la Grandcombe dans le gare. Il a été tué vendredi d'une cinquantaine de coups de couteau alors qu'il priait.
Revenons sur les fées qui font froid dans le dos. Il est 8h30 du matin quand Olivier A, 20 ans et inconnu des lieux, fait irruption dans la mosquée de la petite commune gardoise. À cette heure matinale, seul Abouakar est présent.
Tous deux discutent quelques instants avant de se diriger vers la salle de prière. Abouakar Sissé s'agenouille et son assaillant fit mine de limité avant de se déchaîner sur lui avec un couteau à longue lame. Comble de l'horreur alors que sa victime agonise à ses pieds, Olivier A sort son téléphone pour filmer son crime.
Il publie ensuite la vidéo sur le réseau social Snapchat. On l'entend alors se féliciter de sa barbarie. Je l'ai fait, je l'ai fait, se réjouit-il.
Si tous les commentaires ne sont pas compréhensibles sur la vidéo, on l'entend néanmoins dire ton alla de merde à deux reprises. Le procureur de la République d'Alè alerte très vite sur l'extrême dangerosité du suspect qui dans les propos décous de sa vidéo semblait également manifester son intention de recommencer. Après son crime, Olivier A a pris la fuite.
Sa cavale a pris fin dimanche soir vers 23h. Heure à laquelle il s'est rendu à la police en Toscane dans le centre de l'Italie. Pendant ce temps, la machine politique et médiatique s'est mise en marche.
Les réactions sont évidemment nombreuses. Ce dimanche, une marche blanche a été organisée dans le gare et à Paris, c'est un rassemblement contre l'islamophobie qui a été annoncée place de la République. Mais au plus haut sommet de l'État, on rate clairement le départ.
Macron attend plus de 48 heures pour y aller de son tweet de soutien. Pour une fois, c'est presque Byrou le plus rapide comme quoi tout est possible. Samedi matin, soit tout de même 24 heures après le meurtre d'Abouakar Sissé, le premier ministre poste son tweet qui ne va pas manquer de faire réagir puisqu'il y dénonce l'ignomini islamophobe.
De son côté, le ministre de l'intérieur et des cultes, Bruno Retaillot, évoque l'affaire dès vendredi après-midi sur X. Il dénonce la violence barbare qui touche la communauté musulmane et espère que l'enquête permette de faire la lumière sur cet événement épouvantable. Mais rien de plus, pas de chamboulement d'agenda, pas de déplacement en urgence sur place, rien.
Juste un tweet, plein de précautions. Dominique Sopo, le président de l'association SOS racisme s'en est d'ailleurs ému sur France Info. Ce qui est étonnant quand même, c'est la timidité des réactions de certains responsables politiques.
Je me demande si monsieur Rotaillot hier avait piscine puisqueon ne l'a pas entendu. On entendu François Baou, Géraldin, mais je fais remarquer qu'il y a des personnes qui parlent souvent beaucoup au moindre fait d'actualité. Monsieur Rotaillot qui est ministre de l'intérieur s'est précipité euh à Nant pour raconter à peu près n'importe quoi d'ailleurs lorsqu'il y eu un crime d'ailleurs abominable il y a quelques jours.
Vous évoquez les coups de couteau qui ont été donnés par un lycéen sur plusieurs élèves effectivement à Nant. Une jeune fille est décédée, on le rappelle. Là, il a là, il a su s'exprimer, se déplacer et même se prendre pendant quelques instants pour le ministre de l'éducation nationale.
Mais en tant que ministre des cultes, lorsque l'information que ce crime est au moins en partie motivé par la haine envers les musulmans, et bien il y a un silence pour le moins assourdissant. Al c'est vrai que c'est surprenant cette discrétion du ministre de l'intérieur, toujours très prompte à la surréaction notamment sur les faits divers. Alors on ne sait pas si Bruno Rotaillot avait piscine mais en revanche il avait bien deux réunions publiques de prévu dans le cadre de sa campagne à la présidence des Républicains.
On peut pas être partout. Vous me trouvez cynique ? C'est en substance ce qu'a répondu Bruno Retaillot lui-même pour se justifier au micro de Benjamin Duamel sur BFM TV.
Est-ce qu'on peut vraiment croire au fait que vous n'y êtes pas allé simplement parce que vous n'aviez pas suffisamment d'éléments ? vraiment ça vous n'aviez pas d'éléments suffisants pour vous rendre compte de la violence et de les mois que ça allait susciter. Mais vous vous avez en France trois homicides par jour.
Tous ces homicides, moi je je les ai pas tous systématiquement mais certains parfois sont abominables. Je ne me déplace pas à chaque fois. J'ai en sortant de ma réunion dès le vendredi appelé pour savoir si on en savait plus.
On m'a recommandé la prudence. Je ne savais pas qui avait pulé. Donc je préfère garder un peu de distance, en savoir plus en matière d'enquête pour pouvoir m'y rendre.
Si le ministre Rotaillot ne s'est pas déplacé dans le gare, c'est parce qu'il a pris ses précautions et qu'on éétait pas trop sûr de savoir ce qui s'était passé. Non, c'est vrai qu'une mosquée ciblée par un assassin qui s'en prend à un musulman en pleine prière en disant ton Allah de merde, ça peut prêter à confusion, c'est pas super clair. Il y en a une autre qui a pris des pincettes très inhabituelles sur cette affaire, c'est l'extrême droite, qu'elle soit politique ou médiatique.
D'ailleurs, vendredi, la prudence était sur tous les plateaux où l'on communiquait plus volontiers sur un règlement de compte entre deux fidèles musulmans. Une version très vite démontée par la diffusion de la vidéo de l'assassin. C'est sûr que cette version est plus utile pour alimenter le narratif qui met systématiquement les musulmans et plus généralement les Arabes dans la posture de l'agresseur, certainement pas dans celle de victime.
Et face aux preuves accablantes, le député RN Julien Audoule se défile et relativise ce qui s'est passé. Ce n'est pas islamophobe. L'islamophobie encore une fois n'existe pas.
L'islamophobie est un concept des frères musulmans qui vise à criminaliser toute critique de l'islam. Donc que ce soit un drame atroce qui doit être condamné, que ce soit de la haine antiusulman, si c'est le cas, effectivement ça doit être condamné extrêmement durement. J'observe que nos compatriotes de confessions musulmanes ne sont pas les seuls malheureusement que toute la société est soumise à ce climat de de violence.
Vous avez un rabin qui a agressé devant sa synagogue. Vous avez des catholiques qui ont été égorgés à Nice ou à Saintéine du Rougler comme le père Amel. Vous avez un un un prêtre qui a été qui a été égorgé.
Donc vous voyez que toute notre société aujourd'hui est en proie à cette violence, une violence totalement débridée, il faut savoir la nommer. Mais ne rentrons pas dans des concepts qui visent justement à diviser et qui visent à faire avancer une idéologie qui est ennemie de la République qui s'appelle l'islamisme. Les critiques ont été vives à l'encontre de Bruno Retaillot et de sa gestion de crise dans cette affaire.
Beaucoup ont dénoncé un deux poids de mesure du ministre. Un peu au pied du mur, il a fini par faire le déplacement sur place dans le gare dimanche, enfin sur place et il s'est rendu à la sous-préfecture d'Alè, pas à la mosquée de la grande combe. Pourtant à 16 minutes de là, faut pas pousser non plus.
On a eu le droit à une petite prise de parole, assurance à compassion aux proches de la victime et sa solidarité avec la communauté musulmane. Tout en continuant à marteler qu'on ne connaît pas encore les mobiles du meurtre et que la piste d'un acte antimusulman n'est pas à négliger. Bien au contraire, l'enquête avance à la vitesse de la lumière.
Ce matin, à la conférence de presse du conseil des ministres, Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement a d'ailleurs dû s'expliquer sur ce deux poids de mesure de Retaillot et on sent que c'est pénible pour elle. On l'écoute. Pensez que euh Bruno Retaillot euh néglige ce fait euh qui est extrêmement lourd pour la société et pour notre et qui dit beaucoup de la violence qui s'exerce aujourd'hui dans notre société.
Penser qu'il néglige cela est vraiment indigne également. Euh Bruno Rotaillot est très déterminé à lutter contre toutes les formes euh de ségrégation de de stigmatisation et de violence contre quelque communauté que ce soit euh y compris bien entendu sur nos compatriotes musulmans. Donc je pense que là aussi on est dans la polémique.
Tout ça mérite un peu plus de hauteur me semble-t-il. Comment expliquer alors ce ce retard de 48 he ? Pourquoi ne ne pas ce n'est pas un retard.
Je pense que on est dans un pays qui a le goût de la polémique. Il faudrait avoir le goût de la dignité, le goût de la détermination contre des actes graves qui ent depuis cette attaque à la mosquée de la grandcombe, un mot est sur toutes les lèvres ou plutôt deux. Islamophobie et antimusulman.
De ling s'affronte à commencé au sein du gouvernement. Bairou dénonce de l'islamophobie là où Rota voit au contraire dans cette sémantique une connotation idéologique et préfère s'en tenir à dénoncer des actes antimusulmans. Manuel Vals, le ministre des outresemères, est sur la même ligne.
Il a pour une fois le mérite de la constance. Ça fait plus de 10 ans qu'il se refuse à utiliser le terme d'islamophobie qu'il considère être le cheval de troit des salafistes. On l'écoute se justifier en s'appuyant sur une fausse information largement diffusée par l'extrême droite.
Je n'utilise pas ce terme. Il a été inventé il y a plus de 30 ans par les molats iraniens pour clouer aux pilories. Donc Franou n'aurait pas dû employer ces termes.
Chacun emploie les mots mais c'est un terme qu'il ne faut pas euh euh employer. Je crois profondément faut jamais employer les termes de l'adversaire et de ceux qui précisément veulent la confrontation avec ce que nous sommes. C'est-à-dire un pays ouvert qui accueille chacun à condition que chacun respecte les règles communes.
La théorie selon laquelle le mot islamophobie aurait été inventé par des molailles en Iran est un mythe un vieux mythe même puisqu'on nous le ressort à chaque occasion. un contrefeu bien opportun pour éviter de parler du sujet. Il a été à plusieurs reprises débunké par les journalistes, mais il continue à être pris bêtement jusqu'au sein du gouvernement.
Auprès de l'AFP, l'historien Nicolas Lebourg avait retracé l'origine du terme islamophobie. Sa première utilisation date de 1910 dans une période d'innovation lexicale, dit-il, où apparaissent aussi les mots de xénophobie et de racisme. Il est aujourd'hui utilisé par des institutions nationales reconnues comme la CNCDH, le Conseil de l'Europe ou même l'ONU qui parenent une journée internationale de lutte contre l'islamophobie.
Parmi les détracteurs, on retrouve une partie de la gauche tendance ce printemps républicain. Ces derniers estiment entre autres qu'en utilisant le mot islamophobie, on remettrait en cause le droit au blasphème. Sur RTL, dans les ditau du jour, on fait une grande salade de tout ça.
On mélange allègrement la fake news sur les molats iraniens, une analyse lexicale de comptoir et on convoque même Charb à la rescousse pour conclure qu'il ne faut pas dire islamophobie parce que c'est pas Charlie. Vous sentez venir l'amalgame entre musulmans et islamiste ? Ça arrive.
Je laisse Étienne Gernel, le directeur du point, vous expliquer parce que c'est trop pour moi ce terme islamophobie, mais il a une histoire, une histoire récente. Et quelle est l'histoire récente de ce mot islamophobie ? Tout simplement, c'est au nom de ce concept volontairement ambigu que les journalistes de Charlie furent assassinés en 2015 et Samuel Patti en 2020.
Face à l'abjection que représente la haine des musulmans, il serait préférable de ne pas reprendre le vocabulaire d'une autre haine, celle que propage les islamistes. La droite ne recule devant rien pour qu'encelle le mot islamophobie. En tout cas, le directeur du point aura tout fait pour y parvenir.
Et l'avantage, c'est que pendant qu'on digresse sur la forme, on ne parle pas du fond. On ne parle pas du climat islamophobe ambiant, de cette hostilité diffuse mais persistante qui imprène les discours médiatiques. On ne s'interroge pas sur la manière dont les responsables politiques, les éditorialistes, des figures publiques contribuent activement à nourrir cette haine ordinaire en désignant sans cesse la communauté musulmane comme bouquém émissaire de toutes les peurs collectives.
Pendant qu'on s'acharne à remettre en cause l'existence même du mot islamophobie, on détourne l'attention des réalités concrètes, les violences verbales, institutionnel, parfois physique que subissent quotidiennement celles et ceux qui sont perçus comme musulmans. On ne peut même pas s'appuyer sur les chiffres puisque aussi sont susceptibles d'être sous-estimés. C'est du moins ce que soupçonnent les associations concernées quand un rapport du ministère de l'Intérieur constate une baisse de 29 % des faits antimusulmans.
En 2024. Cette baisse est surprenante compte tenu des observations de terrain. Elle s'oppose par exemple au constat du collectif contre l'islamophobie en Europe qui a documenté 1037 faits islamophobes en 2024, une augmentation de 25 % par rapport à 2023.
Même dynamique du côté de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE qui indique de son côté qu'en 2024, 47 % des musulmans en Europe disent subir des discriminations contre 39 % en 2016. En présentant les chiffres du ministère de l'intérieur, Bruno Retaillot a reconnu lui-même qu'ils étaient sans doute en de la réalité. Cela s'explique à cause de la méthodologie employée.
Selon l'association de défense contre les discriminations et les actes antimusulmans, le ministère ne compte que les chiffres rapportés par les renseignements territoriaux et ce ayant fait l'objet d'une plainte. C'est donc une infime partie de ces faits antimusulmans. L'avantage avec les chiffres, c'est qu'on peut toujours leur faire dire ce qu'on veut, surtout quand on compte mal.
À gauche, plusieurs responsables politiques, notamment Jean-Luc Mélenchon et Marine Tourelier ont souligné ce climat islamophobe ambiant et ont mis directement en cause le gouvernement. La chef des écolos a estimé que Bruno Rotaillot pratique une forme de harcèlement envers les musulmans. L'insoumis a quant à lui évoqué une ambiance, un climat islamophobe entretenu, cultivé des mois durants.
Il ajoute que lorsque l'on entretient une telle ambiance, on doit pas s'attendre à autre chose que des esprits les plus dérangés y trouvent une justification pour leurs actes. À l'Assemblée, le député LFI David Guerot tire dans le même sens. Il pointe les discours et les actes islamophobes de nos gouvernants.
On l'écoute sur l'assassinat islamophobe d'Abouakar. Euh je veux dire de la part d'un ministre de l'intérieur qui a quelques semaines disait "Ah bah le voile en plein meeting, c'est quand même difficile de pas voir une forme de lien." la même manière qu'aujourd'hui au sommet de l'État et de la part de nos gouvernants, on a à la fois des discours mais on a aussi des actes qui sont profondément islamophobe.
Ce qui se passe par exemple avec le lycée à Verouest, donc une rupture comme ça unilatérale du contrat d'association avec un lycée avec un établissement musulman privé alors que Betaram 150 ples pour violence et violences sexuelles, il y a rien. On se dit pas qu'il faut fermer le lycée ou faire des expressions. Là, on en a des dizaines en un an sur cet établissement là.
Bah forcément au bout d'un moment, on commence à se poser des vraies questions sur le fait que les gens qui soient à la tête de l'État aujourd'hui ne soient pas aussi les pourvoyeurs de l'islamophobie. Alors, on est allé poser la question de cette responsabilité du gouvernement dans le climat islamophobe ambiant directement à la porte-parole du gouvernement ce matin à la conférence de presse du conseil des ministres. On écoute sa réponse à Lisa garantie 100 % langue de bois.
Pour il y a pas de responsabilité dans les discours aussi depuis plusieurs mois qui peuvent alimenter partout. Notre responsabilité, c'est de lutter contre tous les sujets communautaristes, d'où qu'ils viennent et quel qu'ils soient. Voilà, c'est le message que nous voulons porter aujourd'hui au gouvernement.
Nous ne pouvons accepter ni l'assassinat sur des fonds sur des fonds peut-être de proximité d'extrême droite ou en tout cas fasciste qui était ceux de de Nant ou ou d'antiislam comme dans le gar devons lutter vraiment contre toutes ces discriminations. L'élément intéressant dans la réponse de Sophie Prima, c'est qu'elle fait le lien entre les deux actualités dramatiques des derniers jours. L'attaque au couteau dans un lycée de Nantes et celle de la mosquée de Grand Combe. l'une motivée par l'idéologie fasciste et l'autre anti-islam, dit-elle.
Nous ce qu'on voit c'est que ces deux motivations puisent le racine dans une même source, l'extrême droite, une idéologie fondée sur la haine de l'autre, la peur de la différence et la volonté d'imposer par la violence une vision réactionnaire, identitaire et xénophobe de la société. Comment croire que ce climat délétaire, que ces idées nausé abondes, désormais banalisé jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir, n'auraient aucun impact sur notre société ? Comment ne pas voir qu'il trouve un écho particulièrement dangereux chez les esprits les plus vulnérables, notamment ceux que l'effondrement de l'hôpital public et des services de psychiatrie a laissé sans accompagnement et sans soutien.
On perd du temps dans les débats sémantiques alors que les conséquences sont bel et bien réelles. Chaque silence, chaque manque de courage politique s'ajoute à la responsabilité collective de ce que devient notre société, une terre fertile à la haine des fachaots. Arcelor Mital, premier groupe sidérurgiste européen, annoncé la semaine dernière la suppression de plus de 636 postes dans le nord de la France.
Parmi ces emplois, 236 seront délocalisés en Inde et 400 supprimés. Pourtant, le groupe est massivement aidé par l'État français. Il a reçu près de 300 millions d'euros d'aide publique en 2023 et une promesse d'investissement public de 850 millions d'euros supplémentaires pour aider à la décarbonation du site de Derkqu.
Ce matin, ma collègue Lisa Lap s'est rendue au conseil des ministres pour demander à la porte-parole du gouvernement pourquoi cette entreprise pourtant rentable et soutenue par l'État français délocalise. La question euh que vous posez est là aussi intéressante. elle pose la question de des surcapacités chinoises et dans surcapacité de production chinoise, vous avez sur ces questions évidemment la question de la compétitivité en règle générale de la sidérurgie européenne.
Donc les difficultés d'harcèleur mithal aujourd'hui ne sont pas les difficultés que d'harcèleur mithal elles sont les difficultés de la sidérurgie d'une façon générale en Europe face aux surproductions chinoises en particulier. Donc évidemment c'est une blessure très importante que ce plan qui est annoncé par Harcel Mital dans une région qui a connu de la désindustrialisation mais sur laquelle le président de région et l'État d'ailleurs travaillent beaucoup pour réindustrialiser. Nous avons réamorcé une réindustrialisation forte de cette région de façon extrêmement volontaire.
Donc là où nous devons travailler, c'est comment en Europe travailler un à la protection de la sidérurgie. Nous allons nous avons demandé à l'Europe d'augmenter le niveau de quotas enfin de baisser les quotas pardon d'importation de l'acier en provenance de Chine. Nous pensons nous la France qu'il faut aller encore plus loin, qu'il faut baisser ses quotas de façon plus importante, peut-être faire encore plus.
Donc c'est vraiment une question là aussi de souveraineté, une question euh vitale et nous devons travailler sur la compétitivité de notre industrie et en particulier la compétitivité de notre énergie qui est un élément extrêmement important dans la sidurgie. Donc bien sûr, on peut opposer les aides d'État, on peut opposer la volonté de la réindustrialisation au fait qu'il y a un licenciement. Je pense qu'il faut être extrêmement volontariste auprès d'Arclor Mital avec Arcelor Mital autour de la table pour voir dans quelle mesure nous pouvons travailler avec eux la compétitivité pour éviter ce genre de situation.
Justement très concrètement, c'est quoi les solutions proposées ? Parce que euh je le disais, il y a eu des l'argent public mis sur la table. Par exemple, est-ce que les 850 millions de promesses sont maintenues ou pas ?
Et puis on le rappelle, Arcel Mutal n'est pas en difficulté au niveau de leur groupe. Les discussions ont lieu en ce moment avec Marc Ferat, ministre de l'industrie. Ils sont en train aujourd'hui de discuter de ce plan et du plan d'action nécessaire.
Une réponse pas très convaincante cette menace. Les salariés du groupe sidériste l'avaient pourtant vu venir. Ce matin, mes collègues de la contreematinale recevaient Gaetan Leco secrétaire général pour la CGT Arcelor Mital afin d'en parler.
En septembre 2024, on a commencé à lancer euh une campagne pour rencontrer on a on a tapé dans toutes les portes, on a poussé les portes, on a été au Conseil régional, on était à l'Assemblée nationale, on a rencontré des députés européens, des députés du territoire tout ça, des élus du territoire et des territoires parce que là on parle du boulonis de l'Omar, du Palésie et au début, je vais être clair avec vous, au début on nous rayonnait, on disait c'est n'importe quoi, la CGT est pessimiste, mais nous euh tous les signaux sont rouges. On le savait, on savait que ça allait tomber. On le sait, tout le monde démissionne.
Il y a jamais eu autant de burnout, il y a jamais eu de autant de malêtre au travail. On est on est dans une situation où on savait que ça allait arriver. Ils investissent plus.
Ils sont en train de nous d'user l'outil jusqu'au bout pour qu'après il soit mort. Et Mital se désengage et dégage de de Derk et nous laisse crever bien sûr parce que c'est toute l'économie du nord de la France qui va tomber parce que là on parle de 20 à 30000 emplois quand même. 20 à 30000 emplois.
On continue de suivre la situation dans les jours à venir. On poursuit ce récap avec l'actualité politique. Les députés ont entamé ce lundi un débat sans vote au sujet de la souveraineté énergétique de la France.
On regarde un résumé mis en image par Lydia Ménez. Fin des vacances pour les députés. Ils entent aujourd'hui un débat sur la souveraineté énergétique de la France sans vote concernant la programmation pluriannuelle de l'énergie visant la neutralité carbone d'ici 2050.
Le Rassemblement national menace d'exercer une censure contre le gouvernement si la programmation pluriannuelle de l'énergie est adoptée par décret sans passer par un vote à l'Assemblée nationale. Selon le RN, cette feuille de route qui détermine la stratégie énergétique de la France de 2025 à 2035 doit absolument être débattue et voté en loi et non imposé par décret. Laisser passer une programmation pluriannuelle qui va augmenter de 100 % les factures des consommateurs et de 30 % à les factures énergétiques pour les entreprises.
Il n'en est pas question, avait déclaré Marine Le Pen lors d'une visite de l'EPR de Flamville en mars, se positionnant ainsi en défenseur de l'énergie nucléaire et des consommateurs d'énergie fossile. Et on conclut avec l'actualité internationale. Les tensions continues entre Donald Trump et Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine.
Le tonte entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Le président américain a exhorté dimanche son homologue russe d'arrêter de tirer et de conclure un accord sur l'Ukraine. Sur le tarmac de l'aéroport de Maurice Town, Donald Trump a également dy croire que Vladimir Zelenski est prêt à renoncer à récupérer la Crimée occupée par la Russie en contradiction totale avec les déclarations du dirigeant ukrainien.
Pensez-vous, monsieur le président, que Zelenski soit prêt à renoncer à la Crimée ? Oh oui, je pense. Oui.
Écoutez, la Crimée c'était il y a 12 ans. C'était le président Obama. Ils l'ont abandonné sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré.
Alors, ne me parlez pas de la Crimée. Parlez de la Crimée à Obama et à Biden. Jeudi dernier, Donald Trump avait déjà lancé un lapidaire Vladimir Stop après une nouvelle vague de frappes sur l'Ukraine qui ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés.
Hasard du calendrier, Poutine a annoncé aujourd'hui un cessé le feu entre les 8 et 10 mai à l'occasion de la commémoration des 80 ans de la capitulation de l'Allemagne- nazi. À partir d'aujourd'hui, la Cour internationale de justice examine le blocus imposé par Israël à l'aide humanitaire destinée à la bande de Gaza. Pour le représentant de l'État de Palestine, Israël a utilisé ce blocage comme arme de guerre.
Notre journaliste Amina Calache s'est rendue sur place à la et a suivi les audiences de la journée. Je suis devant le palais de la paix à Laa et aujourd'hui se tiennent dans l'urgence des audiences qui vont permettre de continuer à documenter le génocide en cours en Palestine. Aujourd'hui, les la délégation palestinienne ainsi que les Nations- Unies ont parlé justement de l'organisation de l'une roi des Nations- Unies qui aujourd'hui n'existe plus en Palestine.
Ils ont également parlé de la famille, du risque de famine important chez les Palestiniens. Ils ont parlé également des enfants qui sont oputé sur le fait que la Palestine a le taux d'enfant le plus élevé concernant les amputations. La question légale qui a été posée à la cour est quelles obligations légales a Israël pour faciliter et maintenir la présence de l'ONU et des autres organisations internationales dans le support de l'assistance humanitaire pour le peuple palestinien ? mais aussi dans le soutien au développement, à l'autodétermination.
Cette affaire est extrêmement importante dans ce contexte d'occupation des territoires en Palestine, d'autant qu'elle donne l'opportunité à la CIJ de rappeler ce qu'Israël est légalement obligé de faire. En particulier, assurer que la population palestinienne est capable de survivre dans la bande de Gaza, mais pas exclusivement face à ce que la CIJ désigne comme un vrai risque de génocide. Ran Monsour a répondu à nos questions sur l'importance de dire le mot génocide sur ce que vivent les Palestiniens mais également sur l'importance de ces audiences aujourd'hui à l'ï.
Nous vivons un génocide. Nous disons, c'est un génocide. La CJ a dit trois fois à Israël : "Arrêtez de faire ce que vous êtes en train de faire pour qu'elle puisse procéder à l'examen de la situation." Nous acceptons cette procédure, mais pas Israël qui continue ses agissements et elle ne permet pas à la CJ de délibérer sur la situation.
Queles que soient les conclusions de la CJ, nous les accepterons. Mais en attendant, arrêtez de tuer le peuple palestinien. Arrêtez d'affamer le peuple palestinien.
Autorisez-le à vivre. Autorisez-nous à avoir des maisons temporaires pour que l'on puisse reconstruire notre pays, pour reconstruire Gaza, reconstruire nos vies et que nos enfants puissent vivre là où ils sont nés. Et nous attendrons le temps qu'il faudra pour connaître la décision de la CJI.
C'est la plus haute juridiction du monde. Et quand elle décidera, nous accepterons ses conclusions. Nous, le peuple palestinien, nous sommes victimes d'un génocide.
Les audiences doivent se poursuivre jusqu'à vendredi. On en parle dans nos programmes des jours à venir. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Jean-Luc Mélenchon