Alger rejette la liste d'expulsables envoyée par la France, Bruno Retailleau souhaite une "riposte"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est la dernière information de la journée et elle est d'importance avec les conséquences politiques qu'elle peut avoir. Alger vient de faire savoir qu'il rejetait la liste des Algériens que la France veut expulser et elle dénonce la démarche du ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui avait communiqué cette liste de 60 personnes indésirables qui ou c'était le la première phase dans le la tension la mise en tension si dire des relations entre Paris et Alger. Le premier ministre François Baou avait lui-même annoncé, donnant le sentiment de suivre effectivement la ligne qui avait été dictée par Bruno Rotaillot, de dire que durant le les 6 semaines qui ont été données à l'Algérie pour vérifier si les accords passés entre la France et l'Algérie étaient respectés, il y aurait notamment l'envoi d'une première liste de ressortissants que Paris souhaite voir reprendre par l'Algérie et effectivement l'Algérie a confirmé qu'elle ne souhaitait pas les reprendre.
Euh réponse immédiate du ministre de l'intérieur que j'ai eu il y a quelques instants, Bruno Rotaillot euh m'annonce et nous annonce à BFMTV qu'il va donc déclencher, je cite, la riposte graduée comme le comité interministériel présidé par le Premier ministre l'a décidé puisqu'à ses yeux aux yeux de Bruno Rotaillot et bien les Algériens je cite ne respectent pas l'accord de 1994. Donc vous voyez on va monter ça y est dans la c'est quoi la reposte gradué ? Et bah signe déjà que le contexte va pas très enfin que c'est de pire en pire entre les on le sait que les relations entre la France et l'Algérie sont pas terribles mais que du coup on a des relations consulaires aussi qui sont extrêmement tendues.
Donc voilà c'est ça ce qui ce qui s'annonce c'est une gradation en fonction de ce qu'ils vont pouvoir faire. Rappelons que sur cette liste il y avait une soixantaine d'Algériens. C'est ce qu'avait précisé ce weekend Bruno Rota.
Donc des profils dangereux. La France n'en veut plus. Franck Alisio, bonsoir.
Une première réaction politique pour le Rassemblement national. Donc le le bras de fer continue. Euh Alger rejette cette liste d'Algériens que la France veut expulser.
Euh qu'est-ce qu'il faut faire maintenant selon vous ? L'Algérie continue son bras de fer. Ben il serait temps de notre côté de muscler notre bras.
Ben c'est ce qu'annonce via les infos de Guillaume d'Aray Bruno Rotaillot qui dit c'est la riposte graduée qui se met concrètement concrètement c'est quoi la réposte graduée selon vous ? concrètement la réponse raduée, ben on sait depuis quel d'ailleurs le le ministre l'a dit ce weekend, on sait depuis Jean-Pierre Chevinement qu'à un moment donné un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Donc maintenant il faudrait qu'il joigne les actes aux paroles.
Il doit démissionner Billon mais à un moment donné si et là il se bat faut plutôt qu' de se battre qu' se battent autant qu'il se batt mais qu'il se bat contre le premier ministre et le président République qui eux en parallèle temporisent sans arrêt avec doit dénoncer les accords de 1968 est-ce que la France doit dénoncer ces fameux accords qui sont favorables aux Algériens dans bien évidemment donné quand même Édard Philippe hein voilà le le le dit c'est que forcément 80 % des Français sont d'accord et c'est c'est l'un des derniers à le dire donc évidemment Il faut dénoncer les accords 1968. Enfin, je veux dire, on va de faire évidemment on va parce que pardon, excusez-moi, mais Guillaume d'Ar dans la Roste graduée, il n'y a pas la dénonciation immédiate des accords de 68. Ça c'est à l'issue justement des 6 semaines.
Le premier ministre François Beou lui-même et Bruno Rotaillot avaient dit que si à l'issue effectivement des 6 semaines, ils avaient constater que les accords passés entre la France et l'Algérie, il y a pas que celui de 1968 puisque là c'est celui de 1994 don parle le ministre de l'intérieur. Si l'ensemble des accords n'était pas respecté, bien il s'engagerait effectivement dans une voie qui serait une dénonciation de l'accord. Sachant qu'on sait que le président de la République si sur le fond son entourage dit qu'il est d'accord avec Bruno Rotaillou a fait entendre une petite musique un peu différente sur la méthode en tout cas en expliquant qu'effectivement pour lui c'était d'abord avant tout une question de diplomatie plus que de tension entre les deux la diplomatie ne fonctionne pas non plus cloué qu'est-ce que vous en pensez de ce refus d'Alger tout d'abord je voudrais quand même m'étonner un petit peu parce qu'on a été invité pour parler Non mais il faut quand même le dire il y a 460 jeunes qui sont à la gé lyrique à Paris qui vont vont être mis dehors alors qu'il fait 2 degrés en pleine nuit et ceux en pleine très hivernale.
Donc moi je pensais qu'on venait parler des droits humains et de gens qui vation vient de tomber c'est pour çav on en parlera un peu plus tard mais là on commente cette information je suis pas sûr d'être un peu plus tard donc autant en parler maintenant ensuite sur la question qui nous importe quel est l'obstacle aujourd'hui aux relations franco-algériennes moi je pense que l'obstacle numéro 1 s'appelle Bruno Retaillot et qui s'appelle Bruno Rota de Bruno Rota que que les les Algériens ne veulent pas récupérer leurs sortissants pourant le problème existait avant que les relations franco-algériennes se sont détérioré de manière massive. On peut discuter des causes mais la détérioration des relations franco-algériennes sont largement concomitantes de monsieur Darm puis monsieur Rota. Pourquoi ?
À mon avis un parce que ce sont des dirigeants politiques qui ne manient que la provocation à l'égard de l'Algérie et ce au détriment de millions de personnes. Enfin en l'occurrence quelques centaines de milliers qui sont couvertes par l'accord. Là, c'est plutôt l'Algé qui ne respecte pas les lois et les et les conventions.
Oui. Parce que les deux ne cessent de monter dans les tours. Mais est-ce que l'Algérie l'Algérie, vous êtes d'accord avec moi que l'Algérie dans ce fait dans ce cas précis ne respecte pas ses engagements.
Ah l'Algérie ici n'a pas respecté un engagement de la même manière que le gouvernement français fait de la provocation depuis maintenant plusieurs mois et années. On arrive à une situation ce à quoi vous faites référence pour être totalement clair, c'est par exemple le combat contre les ma phrase comme ça je serai extrêmement clair. Je fais référence par exemple au fait que monsieur Retaillot a parlé des belles heures de la colonisation française en Algérie.
Ça c'est une provocation qui est délibérée et qui visait depuis le début à provoquer les autorités en place en Algérie qui sont pas mes autorités à moi. Donc c'est un autre pays qui est souverain. Mais depuis quand on fait de la politique internationale en provoquant et ce avec le pays qui a le plus de lien avec la France milieu démographique par des gens qui bougent a des franco-algériens, ils se déplacent, ils vivent d'un côté ou de l'autre, tout le monde a de la famille de l'autre côté.
Il ne faut pas jouer la carte du pire. Et quand l'Algérie emprisonne un écrivain franco-algérien, comment vous qualifiez cela ? Ah bah c'est une violation du droit international et du droit international.
On a pas parlé, ça fait partie peut-être aussi de la détriation entre entre dans les relations entre nos deux pays. Ah mais bien sûr que ça construit. Vous en parlez pas.
Bah si vous voulez, on peut en parler. Non mais vous parlez de monsieur Rota mais vous je pense que dans dans ce bras de fer éditoriation des des relations, il y a aussi quand même la carte parce il y a sa tête en énorme derrière vous. Donc forcément ça m'encourage à en parler mais on peut parler de l'ensemble des différents sujets qui pourrissent les relations franco-algériennes.
Quand on entend quand on entend les provocations de monsieur Darmanin à l'égard de l'Algérie, je rappelle que monsieur Darmanin c'est le ministre qui allit fleurir la tombe des combattants du FLN qui ont du sang français sur les mains par définition. Donc on on enfin on marche sur la on marche sur la tête complètement. Les la l'Algérie ne veut pas récupérer ses ses ressortissants.
À un moment donné, c'est elle qui n'est pas qui n'est pas dans le droit dans le droit international. Nous voulons tout simplement retrouver des relations normales avec l'Algérie. Que l'Algérie respecte pas de provocation en provocation.
Le pays qui vit de le pays, le gouvernement, le le régime de dictature qui vit depuis des décennies sur la haine de la France en enseignant la haine de la France à son peuple, c'est le gouvernement algérien, c'est la dictature algérienne. Donc, il faudrait remettre un petit peu les choses dans leur sens. Vous vous avez des ministres qui ont qu' ont commencé à dire et pas à et pas à faire et et pas tout le temps à dire puisque je le dis encore, monsieur Darmanin est allé se prosterner à à Alger et aujourd'hui on va dire c'est c'est la faute de de monsieur Darmanin et monsieur Rota mais pas du tout il aurait fallu être beaucoup pour l'instant la Roste elle n'est pas graduée et pour l'instant la rposte elle est homéopathique de la part de la France clou est ce que les Français ne comprennent pas c'est pourquoi alors qu'il y a des gens qui sont sous obligation de quitter le territoire français qui n'ont plus vocation donc à être sur le pays qui pour certains sont des délinquants. un pays tiers, l'Algérie en l'occurrence les refuse.
C'est ça qui est incompréhensible et parce qu'en l'occurrence c'est le droit international, il y a une obligation de réadmission avec l'accord d'un pays laisser passer consul avec vers lequel on le réadmet. Donc le sujet est de savoir comment on rétablit des relations qui sont saines et qui sont franches et qui sont respectueuses avec l'Algérie. Comment on fait ?
Comment est-ce qu'on fait ? Et ben par exemple, c'est un bonjour pour en parler. Il y a eu l'apparution ce matin dans le monde de des derniers témoignages originaux sur l'usage de la torture en Algérie.
Je pense que commencer par reconnaître l'ensemble des crimes qui ont été commis au cours de la connaission française en Algérie. Il président Macron av président il av même parlé de crime contre l'humanité avait été reproché. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que dit monsieur Rayou sur le sujet ? parce que c'est lui qui en charge dossier, c'est la voix du président de la République est la plus importante.
Ah bah en l'occurrence celui qui représente la France auprès de l'Algérie dans ces accords là, c'est monsieur Retillot qui a une position absolument orthogonale et contradictoire à celle du président de la République sur le sujet. Donc en fait, il faudrait que Bruno Rota reconnaisse les crimes commis en Algérie pendant la guerre en Algérie. Vous pensez que tout serait débloqué ?
Je pense pas que tout serait débloqué mais mais je pense que ça permettrait déjà à tout le monde de souffler un petit peu, de se dire que c'est deux pays qui parlent d'égal à égal et non pas un monsieur comme monsieur Retaillot qui se joue l'apologue des années post oas parce que c'est clairement ça ce qui se passe en fait. Monsieur Retaillou réhabilite et défend l'ensemble des crimes commis par la Est-ce que vous êtes d'accord qu'un pays a le droit de refuser sur son territoire des des délinquants étrangers ? Ah bah si le droit lui permet, il a le droit de le faire.
L'objectif c'est que nous on a aujourd'hui c'est bien l'Algérie qui l'empêche c'est bien l'Algérie qui l'empêche. Ah ben là en l'espèce oui c'est l'Algérie qui l'empêche mais au terme d'une série de provocations sans nonstop et incessante de la part d'une partie de l'extrême droite française qui en a fait un outil politique pour jouer en fait avec la vie des franco-algériens partir pardon doit partir. Oui mais même avant et même après il y a pas de problème.
Rassemblement national les France insoumis sont d'accord pour faire partir tous les deux pour raison mais raison. Oui, c'est l'inverse. Alors Guillaume d'Art, qu'est-ce que va-t-il se passer concrètement maintenant puisque cette liste Rotaillo a été retoquée par les autorité algérienne.
Bruno Rotaillot a menacé effectivement les autorités d'une riposte graduée. Est-ce qu'il est soutenu par François Bairou et le président Macron ? Alors, hier, on a entendu François Baou dire qu'il y avait pas de de différence de ligne sur la fermeté euh justement avec Bruno Rotaillot puisqu'il y avait ses euh ses menace ou en tout cas euh cette possible démission mise dans la balance.
L'entourage de Bruno Rotaillot, avec qui j'ai pu échanger aujourd'hui, m'a dit que euh eux euh comptaient bien rester en poste, que pour l'instant ils estimaient qu'ils avaient les garanties, mais qu'ils allaient effectivement monter dans cette ripost. C'est pour ça qu'à l'instant effectivement le le ministre de l'intérieur indique à BFM qu'il va déclencher je cite, la reposte gradué. Il va se poser la question très vite effectivement des des visas.
Il y a des responsables politiques qui a émis la question des visas. Il y a la question aussi de dignitaire algériens soignés sur le territoire français. Ça aussi ça fait partie du débat.
Ça a été mis sur la T par un certain nombre de députés LR mais aussi du Rassemblement national. Certains vont même poser la question des visas pour les étudiants algériens et pour ce qui est de l'aide au développement. Elle est elle est relativement faible et presque symbolique.
Mais c'est vrai que dans le débat certains jugent qu'il faut tout couper. Il faut quand même rappeler que Bruno Rotaillot ce weekend a mis son poste dans la balance. Il a très clairement dit que s'il ne se sentait pas soutenu sur ce dossier, s'il ne pouvait pas aller jusqu'au bout des choses, il partirait.
Alors oui, c'est aussi de la politique plus qu'intérieure, si j'ose dire. Ça vous a pas échappé que à une élection interne est aujourd'hui candidat à une élection interne pour prendre la tête des républicains face à Laurent Voquier. Laurent Voquier qui comme critique principale à l'égard de Bruno Rotaillot explique que lui est plus libre que Bruno Rotaillot parce que Bruno Rotaillot serait finalement tenu par une forme de comment dire de solidarité gouvernementale et donc dépendant y compris idéologiquement à de François Bairou et d'Emmanuel Macron en faisant ces déclarations effectivement dans le Parisier encore une fois il dit pas formellement qu'il va démissionner, il dit qu'il ne cè rien.
C'est une façon aussi d'adresser un message aux électeurs républicains et de dire "C'est pas vrai, moi Bruno Rotaillot, j'ai ma liberté d'action, j'ai ma liberté de parole. En rien, je ne dépends de François Baou ou d'Emmanuel Macron. Je peux mener un projet de rénovation de la droite." Donc c'est un message certes effectivement à l'exécutif à Emmanuel Macron de dire "Attention, si je ne suis pas soutenu, je pourrais partir.
Or aujourd'hui, je suis un marqueur politique important, l'un des ministres les plus populaires et donc ça compte aussi pour pour Emmanuel Macron." Et c'est aussi un message adressé aux électeurs et aux adhérents des républicains et bien sûr aussi à son concurrent Laurent Voquier. Ce sera une question au gouvernement demain à l'Assemblée nationale j'imagine le dossier algérien très très probablement.
Et encore une fois, nous souhaitons que monsieur Rotailleux gagne son bras de fer non pas avec les le gouvernement algérien dans un premier temps, mais avec mais avec Emmanuel Macron et avec et avec monsieur Bairou, tant mieux. Si le gagne c'est soutien c'est l'intérêt de la France soutien soutient la ligne rota euh espérons que ça aille jusqu'à espérons que ça aille jusqu'à jusqu'à l'Élysée. On on le souhaite mais on a déjà été un petit peu échaudé par monsieur Rota qui nous avait dit au moment du changement de gouvernement je resterai à condition d'avoir des engagements fermes sur le référendum sur l'immigration.
Vous avez bien remarqué qu'il a eu aucun engagement ferme, qu'il n'y aura pas de référendum sur l'immigration alors que c'était essentiel et qu'il est resté. Donc nous attendons de un véritable engagement. Nous attendons que enfin que tout ce que monsieur Darré disait soit mis en œuvre pour pouvoir établir véritablement un rapport de force avec l'Algérie.
Je voulais dire dans cette tripose graduée qu'il y a plusieurs leviers qui existent. J'avais été à Mulouse il y a 15 jours avec Bruno Rotaillot qui nous expliquait que il y a plusieurs possibilités quand on parle de la Rpost gradué, il y a effectivement les visas dont parlé Guimeum d'arrêt, il y a l'aide humanitaire, il y a les droits de douanes. Donc ça c'est trois leviers sur lesquels Bruno Retaillot probablement va essayer de faire bouger les lignes et c'est ce à quoi il faudra être attentif dans les prochains jours.
Il parlait aussi de l'accord avant de dénoncer les accords de 68, il y a d'autres mesures qui il y a d'autres gradations possibles. parla aussi de l'accord de 2007 dans lequel les diplomates algériens ont des avantages plus importants que les autres, notamment en terme de collaboration de santé. Vous savez, ils viennent souvent en France pour se faire soigner à des conditions très favorables.
Et bien ça, il serait question aussi de revoir tout ça. Guillaume d' est-ce que ça va être suffisant pour faire plier des autorités algériennes qui sont inflexibles depuis le début ? Elles sont inflexibles parce qu'il n'est pas question seulement ici de cette question de reprendre des ressortissants algériens.
H je vous parlais d'une question interne pour les Républicains. Il y a aussi une question de politique internationale avec les Algériens. Vous savez que au cours de l'été dernier Emmanuel Macron a formellement reconnu la souveraineté du Maroc sur une partie de l'Afriqueon appelle le Sahara occidental que se dispute depuis très longtemps l'Algérie et le Maroc.
En prenant cette position làà Emmanuel Macron président de la République et bien envoyé un signal effectivement à l'Algérie. Pour l'Algérie, la France et Emmanuel Macron sont aujourd'hui du côté des Maroc. Donc c'est aussi une façon pour les Algériens.
Ce sont une finalement des mesures de rétorsion à l'égard du gouvernement français. Après cette décision de la France où l'Algérie considère finalement que Paris et Emmanuel Macron ont pris partie pour le Maroc. Monsieur le député, mais il faut quand même bien noter que on a un ministre des affaires étrangères en France.
Ce n'est pas monsieur voilà monsieur Barreau. Oui, c'est bien le précéd parce que les gens le savent pas souvent. Bon, ce n'est pas monsieur qui min des affaires étrangères et pourtant c'est lui on retrouve en train d'organiser des relations diplomatiques internationales en l'ospèce entre la France et l'Algérie.
Je pense que ce n'est pas normal et ça explique rien empêche à monsieur Barreu de faire la diplomatie mais la diplomatie n'a pas obtenu de résultat jusqu'à présent non plus et le vocabulaire guerrier non plus puisque vous savez qu'arrive bientôt le 19 mars qui est la commémoration de la fin des combats en Algérie. Donc, il s'agirait d'éviter des provocations qui sont d'ailleurs subtilement organisées parce que c'est après-demain qu'on aurait pu accepter la liste la liste qu'on lui a donné et peut-être que ça aurait apaisé aussi la situation. Ça marche dans les deux sens.
Vous êtes là vraiment à défendre le régime algérien. Non mais attendez, vous pourriez très bien demander c'est pas mon rapport du régime algérien personnellement. Mais vous pourriez demander aux autérien de faire un geste d'apaisement et d'accepter cette liste de so de moi je demande à ce que les deux régimes engagent une relation de coopération et qu'on arrête les provocations mutuelles.
Moi je suis parlementaire français. Ça marche dans les deux sens pour que ça marche. D'accord.
Mais vous aurez mar remarqué que je suis parlementaire français. Moi je contrôle pas l'activité du gouvernement algérien. Moi je contrôle revanche l'activité de monsieur Retaillot.
C'est le principe d'un parlementaire qui est dans un parlement national et il n'y a plus aujourd'hui d'autorité des Français en Algérie. Il serait bien de s'en rappeler. Et en tant que parlementaire français, je pense que c'est au gouvernement français puisque c'est celui que je contrôle de faire le premier pas.
Et c'est ce que je souhaite. Alors si les parlementaires algériens font la même chose de l'autre côté, tant mieux. Il faut qu'on puisse se poser une question simple.
Je sais pas si vous connaissez le régime algérien. Oui, je le connais un petit peu le le régime algérien, mais c'est d'autant le contrôle n'est pas le même. Oui, c'est la raison c'est la raison pour laquelle le parallisme que vous faites est d'autant plus absurde.
Donc vous faites une démocraie française je pense de tendre la main et de faire redescendre tout le monde. Il y a des relations de coopération qu'on peut avoir. C'est la démocratie de tendre la main.
Merci à tous. Le suite suite de la discussion maintenant avec Benjamin Damel. Merci.
Merci à vous. Bonsoir Benjamin Damel. Le débat est vif.
Bonsoir Alain. Bonsoir Olivier. Bonsoir à tous.
Vous regardez, tout le monde veut savoir votre grand rendez-vous d'actualité et de débat. Nous sommes ensemble jusqu'à 20h au sommaire ce soir. Et bien, on poursuit ce débat justement alors qu'à l'instant fin de non recevoir des autorités algériennes qui rejettent la liste de Bruno Rotaillot, ces Algériens que la France souhaite expulser.
Le gouvernement va-t-il aller au bout du bras de fer ? Les accords de 68 vont-ils tomber ? On pose la question dans un instant à nos experts.
Nous parlerons ensuite de François Baou qui ferme la porte. à un retour à 62 ans. Conséquence, les partenaires sociaux, la gauche sont vent debout, a-t-il dit l'évidence ou commis une bourde.
Peut-on vraiment financer les forces de réarmement sans toucher au modèle social ? On posera la question. Enfin, nous parlerons du coup de téléphone de demain entre Donald Trump et et Vladimir Poutine.
Le sort du cesser le feu en Ukraine va-t-il se jouer demain ? Tout le monde veut savoir. Voilà le sommaire.
C'est parti. Votre rendez-vous avec Fleuron Industrie. Solution d'isolation thermique par l'extérieur accessible à tous. [Musique] fleuronindustrie.com BFM TV, tout le monde veut savoir.
Benjamin du Amel, vous regardez, tout le monde veut savoir et tout de suite l'info du jour. Cette info du jour qui vient donc de nous parvenir de non recevoir des autorités algériennes qui disent non à la liste envoyée par le gouvernement français. Cette liste d'Algériens que la France souhaitait voir expulser.
Résultat, le bras de fer poursuit nouvelle nouvelle étape alors que Guillaume d'Aray, bonsoir. Bonsoir Benjamin. À l'instant, vous nous apprenez que en réponse à ce nom des autorités algériennes, le gouvernement français va donc se lancer dans ce qu'on appelle la riposte gradué.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Absolument. réaction immédiate du ministre de l'intérieur Bruno Rota qui nous confie effectivement il y a quelques instants après l'annonce du gouvernement algérien du ministre des affaires étrangères plus précisément que la France selon ces termes et bien va déclencher la reposte graduée comme le comité présidé par le premier ministre l'a décidé puisque les Algériens dit-il ne respectent pas notre accord de 1994.
Vous savez que cette liste effectivement, elle avait été soumise dans ce temps de 6 semaines qui a été donnée par François Baïou et par Bruno Rotailler aux autorités algériennes pour réexaminer l'ensemble des désaccords qui nous lient justement avec ce pays pour voir si ces accords sont respectés ou pas. le Premier ministre et le ministre de l'intérieur qui avait annoncé que si à l'issue de ces 6 semaines et bien les accords n'étaient pas respectés, il s'engageraient dans une forme de dénonciation de ces accords et que pendant ces 6 semaines déjà pour voir si Alger faisait preuve de bonne volonté, une liste de ressortissants à reprendre que la France ne veut plus sur son territoire serait soumise justement aux autorités algériennes. Et bien cette première liste a donc été rejetée par les Algériens et donc Bruno Rotaillot ne compte pas se laisser faire.
C'est ce qu'il nous indiquait il y a il y a quelques instants et il va donc déclencher ce qu'il appelle une riposte graduelle. On va voir concrètement par quoi ça passe. Ça c'est l'étape suivante.
Est-ce que c'est moins de visa ? Est-ce que c'est effectivement moins de visa aussi, vous savez pour les dignitaires algériens qui bénéficient d'un certain nombre de facilités pour venir se faire soigner en France ? Est-ce qu'il y aura des questions sur les étudiants algériens ou pas ?
Ça c'est l'étape suivante maintenant que effectivement on monte encore d'un ton tension entre Paris et Alger avec cette cette réaction que vient de nous confier à l'instant le ministre de l'intérieur. Voilà donc pour cette repost gradué qu'annonce le ministre de l'intérieur pour parler d'une tension donc encore accrue entre la France et l'Algérie. J'accueille sur ce plateau Natacha Poloni.
Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous.
Journaliste et essayiste. Bonsoir Thomas Land. Bonsoir B.
Merci d'être avec nous. Éditoriste politique à Libération et producteur à France Inter. Bonsoir Ulis Gosser.
Bonsoir éditoriste politique international BFM TV. On verra voilà avec vous l'historique si j'ose dire des relations entre la France et l'Algérie. Ce qui a pu aussi susciter accentuer la la brouille entre les deux pays.
Et bonsoir Laurent Jacobelli. Bonsoir. Merci d'être avec nous. porte-parole du Rassemblement national et député de Moselle Natacha Poli.
Au fond, je je n'ose dire que tout cela était prévisible, mais quand on fait du bras de fermel, officiel en mettant la pression sur les autorités algériennes dans les médias, en disant "On vous sum à 6 semaines vous n'avez pas accueilli ces ressortissants algériens et bien nous ferons une reposte gratu et infiner. Éventuellement, on remettra en cause les accords de 68." Est-ce que les autorités algériennes pouvaient dire "Oui oui, bien sûr, pas de problème, on accueillera ces ressortissants algériens".
En fait, il y a deux problèmes. Il y a un problème de long terme et un problème de court terme. Le problème de long terme, ce sont les positions diverses qu'Emmanuel Macron a adopté vis-à-vis de l'Algérie parce que ça a quand même été depuis 2016 une godille absolument permanente à la fois aller déclarer sur le sol algérien en pleine campagne présidentielle que la colonisation est un crime contre l'humanité. ensuite avoir des déclarations sur la rente mémorielle de le de l'État algérien et surtout se fâcher avec le Maroc au point d'être obligé pour apaiser les relations avec le Maroc de rompre cet équilibre qui était celui de la France jusqu'à présent qui consistait à ne pas reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Évidemment que les Algériens aujourd'hui considèrent que c'est un une mauvaise manière diplomatique de la France. Donc ça c'est le long terme et sur le court terme la fermeté est absolument essentielle face à un régime qui refuse d'accueillir ses ressortissants. Mais on a un peu l'impression qu'il s'agit là beaucoup de communication et de politique intérieure française et non pas une réflexion de fond sur la meilleure manière de régler un problème qui est réel et qui nécessiterait de mettre en place sans tambourse et trompettes une réflexion sur les visas.
En effet, c'est-à-dire de corréler le nombre de visas au nombre d'OQTF. Enfin, il y a tout un travail qui peut être fait mais là ça se fait dans une sorte de, on va dire, de série télévisée qui est un peu dommageable à mon avis. Laurent Jacobelli, vous êtes en soutien du gouvernement français qui face à ce refus des autorités algériennes va donc opérer ce que Bruno ce que Bruno Rotaillot appelle une une riposte graduée.
Ah ben nous sommes toujours du côté de ceux qui veulent défendre la France face à ceux qui veulent l'humilier. C'est clairement ce qu'a décidé de vouloir faire l'Algérie en renvoyant les OQUTF, en renvoyant ceux qui commettent des crimes et délit en France. Clairement, il ne respecte pas la volonté de la France, il ne respectent pas nos accords.
Je pense que maintenant, il faut agir fort, revenir sur les accords de 68, arrêter la délivrance de Visa, arrêter les flux financiers de la France vers l'Algérie, arrêter de l'aide au développement. Mais tout cela, ça aurait dû être fait il y a longtemps. On ne découvre pas les choses.
Moi ce qui m'étonne, c'est que ce soir, on a l'impression qu'il y a un scoop. Il y a pas de scoop. C'est comme ça que l'Algérie agit depuis des mois.
Et monsieur Retaillot va être bien seul dans ce gouvernement. Dans ce gouvernement, monsieur Gérald d'Armanin est allé fleurir la tombe des terroristes du du FLN dans ce gouvernement dirigé par Emmanuel Macron dont on en l'a rappeler tout à l'heure. Il a qualifié de crime contre l'humanité l'action de la France en Algérie.
Donc il est bien seul comme pour d'ailleurs l'ensemble des attendez juste Jacob pour essayer je vous donne la parole dans un instant Thomas Leandr et Goset mais la manière forte si j'ose dire c'est-à-dire la méthode employée par Bruno Rota ça fonctionne pas mais quelle manière forte quelle décision a été prise à part renvoyer des occult en Algérie en espérant que l'Algérie les accepte aucune des mesures de retorsion que j'ai évoqué tout à l'heure n'a été prise. Vous vous rendez compte que la France 6e puissance mondiale est obligée de se mettre à genou face à l'Algérie ? Chaque matin c'est la repentance.
Chaque matin, ce sont les excuses qui d'ailleurs devraient maintenant cesser. Euh, il y a un moment, nous sommes une grande puissance. Il faut dire à l'Algérie, soit vous reprenez vos ressortissant, soit nous emploirons la manière forte.
Nous sommes en position de le faire. Je pense que le rapport n'est pas aussi équilibré qu'on le pense. L'Algérie a plus besoin de nous que l'inverse.
Et puis la situation, elle est explosive. Il y a un nombre d'Algériens sousf énorme. C'est la première nationalité sousf et c'est un des plus faibles taux d'application.
Donc, il y a un moment, il faut taper du point. Puis je rappelle qu'il y a un français aujourd'hui qui croupit dans les jaes algériennes. Monsieur Saintal, Wolem Saint-Sal est franco-algérien, il est détenu par l'Algérie.
Est-ce que vous imaginez euh le silence du président de la République sur cette question ? Imaginez que un français soit détenu dans les jaules dans n'importe quel pays au monde. On en parl aussi on peut aussi imaginer que pour négocier la libération d'un écrivain, peut-être que parfois la la méthode vocale n'est pas forcément la plus efficace.
Vous avez vous vous vous avez probablement raison mais vu l'état des relations internationales et de la capacité diplomatique du président de la République actuelle, je vous trouve optimiste. Thomas le Grand, c'est vrai qu'on a un problème. On a un pays, l'Algérie, parce que rappelons un peu de quoi il est question, cette liste qui a été faite par le gouvernement français, c'est la liste des d'Algériens frappés d'OQTF, considérés comme étant les plus dangereux qu'il faudrait pouvoir expulser rapidement avec cet argument notamment utilisé.
Il a été utilisé par François Baerou, par Bruno Rota. Le terroriste présumé de Mulous était un Algérien frappé de d'OQTF. Si l'OQTF avait été exécuté, il n'y aurait pas eu d'attentat terroriste à Mulouse.
Là, c'est un problème d'avoir un état comme ça à l'Algérie qui par communiqué officiel dit "C'est non". Bah oui, c'est un gros problème d'avoir ce cet état, l'Algérie qui euh dont dont pour le gouvernement algérien dont l'essence le carburant essentiel c'est de taper sur la France. C'est toujours comme ça.
Et ça tombe bien pour lui, il a Bruno Rotaillot en face qui lui donne tous les éléments pour taper sur la France. C'est-à-dire que là, il y avait les avocats de tous ces OQTF peuvent peuvent se frotter les mains. C'était la meilleure façon pour qu'il soit pas accepté.
Et dans cette histoire de réponse graduée, ce qui est pratique avec réponse graduée, c'est que ça va être gradué. Donc ça va durer des semaines, des mois, on va revenir ici et on va parler de ça toutes les semaines tous t tous les mois avec monsieur Jacobelli au lieu de lui parler de monsieur Trump et de monsieur Poutine, de ses amis, on va lui parler et du coup non non, on va on va on va nous occuper avec ça et et et Bruno Retaillot finira par démissionner peut-être à la fin ou alors par obtenir une victoire diplomatique peut-être, j'espère pour lui, mais c'est pas sûr du tout, il finira par démissionner et ça sera très pratique dans son concours. cours pour gagner la tête de de l'UMP.
Il y a euh des relations qu'il faut qu'il faut qui qui doivent être fermes avec l'Algérie, ça c'est certain. Et l'Algérie, le gouvernement dictatorial algérien euh et qui enferme nos qui emprisonne un de nos écrivains, ce gouvernement-là se repaie et se refait une santé à chaque fois que la France hausse le ton. Donc c'est plutôt à la diplomatie.
Elle n'a pas montré beaucoup d'efficacité, c'est vrai jusqu'ici, mais c'est plutôt à la diplomatie plutôt qu'au ministère de l'intérieur. Vous vous imaginez le ministère de l'intérieur qui a des relations avec l'Algérie, qu'est-ce que même symboliquement, c'est très facile pour les Algériens après d'aller dire regardez, on continue à nous traiter en poste en postes coloniaux. Donc c'est inefficace sauf pour la carrière au sein de l'UMP ou de LR parce que ça je je un peu mais bon.
Ouais. de LR à la tête de LR de de Bruno Ulis Gos. La relation franco-algérienne, elle est régie par non seulement ces fameux accords de 68 ans après les accords déviants, mais également par toute une série d'autres accords, notamment les accords de 1994 qui précisément régissent les règles d'expulsion de de d'un certain nombre de de ressortissants.
Il faut le dire, il y a les les règles ne sont pas respectées de la part d'Alger puisque on a soit des laissés passés consulaires qui ne sont pas délivrés, qui peuvent remplacer des pièces d'identité, mais même quand un certain nombre d'Algériens ont leur pièce d'identité, les autorités algériennes sont susceptibles de dire "Non, non, on les accepte pas pour des raisons de comment dire voilà décision d'ordre public." Ça c'est quand même assez inédit dans des relations entre deux pays ou est-ce que au fond c'est le le comment dire la vie de la diplomatie et des relations internationales ? Ça fait 8 mois que ça dure.
On est dans une crise passionnelle et une crise existentielle et on est effectivement dans un bras de fer d'une violence quasiment jamais vue, même si cette relation est difficile avec l'Algérie. La crise mémorielle, les visas, le SAR occidental et le fait que la France a décidé de soutenir la la vision marocaine du Sara occidental. Tout cela fait que on est vraiment dans une situation de rupture.
J'ai j'ose dire de quasi rupture mais quand on voit la violence des propos d'aujourd'hui, je voudrais vous les citer parce que il faut revenir au fait parce que on est dans le passionnel mais les faits sont là. Que dit l'Algérie ce soir ? Elle dit elle dénonce les vélités d'intimidation de monsieur Retailou bien sûr les injonctions, les ultimatums, le langage communatoire.
Il faut revenir à des relations normales passées par les préfectures et les consulats. Donc c'est un rejet total et d'une violence extrêmement forte. Et il faut rappeler que le président algérien Teboun avait dans une interview au journal Lopignon parlé de climat délétaire en accusant le président Macron de perdre du temps et donc si vous voulez pas question de céder.
Donc là on est dans la surenchère ce soir. On est dans la surenchère du côté algérien et du côté de du ministère de l'intérieur français de monsieur Retaillot. On est dans la ripost.
Donc la question qu'il faut se poser ce soir, c'est jusqu'où va aller la ripost ? Alors il y a ripost gradué, ça veut dire quoi ? On peut prendre des mesures, je dirais de second ordre ou des mesures très fortes.
Et là, ça va dépendre de l'accord que va donner ou pas le premier ministre et surtout le président de la République parce queon est vraiment dans une situation où il y a il y a d'abord, il faut rappeler le cas de l'écrivain Boem Salam qui est toujours en prison, qui est sorti de l'hôpital, faut le dire. sa santé des plus aussi grave que il y a quelques temps, mais il est toujours en prison, il est toujours très faible, il est très âgé. Donc est-ce qu'on veut essayer de tout faire pour le sortir des griffes des prisons algériennes ?
Et puis le président doit décider si finalement on va à l'affrontement. Le président Macron ne veut pas revenir sur les accords de 68. Ce n'est pas le cas d'une bonne partie de l'opinion publique française et notamment à l'extrême droite et au Front national au Rassemblée nationale.
Mais pas d'extrême droite, on en parlera une autre fois. Non, mais de l'extrême droite au Remble national, il y a des un partis qui veulent la rupture totale, c'est-à-dire dénoncer les accords 68. Le président de la République ne veut pas y aller.
Mais par contre, il y a d'autres mesures moins graves. Par exemple, tous ces Algériens qui ne sont pas des diplomates, mais qui bénéficient de passeport diplomatique pour venir se faire soigner, pour venir passer du temps à Paris avec leurs familles et cetera, ce sont des mesures qui peuvent être prises. N'oublions pas quand même qu'on est sur un volcan puisque il y a donc plusieurs millions de franco-algériens en France.
On est dans un pays qui est déterminé clairement à aller jusqu'au bout. Et donc si on est dans la rupture totale, ça aura des conséquences des conséquences sérieus notamment sur l'économie. Déjà tous les projets économiques en Algérie français sont à l'arrêt.
Il y a la fourniture du gaz. Non mais la fourniture du gaz non mais donc si vous voulez si on déclenche je dirais le feu après la décision algérienne, il faut voir quelles seront les conséquences. Donc c'est très difficile à résoudre et on sait très bien, ça a été dit, que le régime algérien va vouloir de toute façon pour des raisons de politique intérieure en profiter.
Politique intérieure en Algérie, politique intérieure en France. puisque Natacha Poloni, rappelons que ce niet des autorités algériennes intervient au lendemain d'une interview du ministre de l'intérieur dans les colonnes du Parisien euh où euh il est dit alors le mot démission n'est pas employé mais on comprend et Bruno Rotaillo le dit que si à un moment donné il n'est pas suivi sur la ligne de fermeté euh il en tirera les conséquences et dit-il il refusera cette ligne de fermeté. Quand on a entendu alors on a vu et on a lu que visiblement Emmanuel Macron et Bruno Rotaillot s'étaient vu pour accorder leur violon.
En même temps, la dernière fois qu'on a entendu le président de la République parler euh de de l'Algérie, il disait euh au fond récuser les accords de 68 ça était ils étaient d'accord sur les OQTF, c'est-à-dire sur le renvoi en Algérie en fonction du droit et l'Algérie ne respecte pas l'accord de 94 mais sur le reste on ne sait pas ce que se sont dit le président Macron et Bruno Rota. Vous avez raison mais disons qu'on a senti le président de la République du moins dans ses prises de parole officiell un peu moins allant que François Baot et Bruno Rotaillot sur cette ligne de fermeté. C'est pour ça que j'insistais tout à l'heure sur le fait que dans ce genre de cas, il faut de la fermeté mais cette fermeté doit s'appuyer sur de la cohérence et de la continuité.
C'est-à-dire que le obliger l'Algérie à respecter sa parole, à respecter les accords de 94, c'est le minimum. Nous avons le droit de décider qui entre sur notre territoire et qui y reste. Mais pour obtenir cela, il faut évidemment aller petit à petit monter en puissance mais sans encore une fois sans affichage.
La question n'est pas là, mais annoncer très clairement qu'on va corréler le l'accord de visa, la délivrance de visa au nombre d'Qutf qui seront qui seront expul qui seront respectés. C'est tout. C'est un donnant donnant.
Or, la dernière fois qu'on s'est lancé dans une politique sur les visas, ça a été un arrêt complet des visas tout à coup et puis quelques mois plus tard, sans qu'on ait rien obtenu, on rétablissait les visas. C'est elle est là l'absurdité, c'est discuter, rétablir le contact avec les autorités algériennes sur la base d'un rapport de force. Encore une fois, ce serait un petit peu plus facile si en effet nous n'avions pas besoin de gaz, mais ça c'est un autre problème.
Mais ça nécessite de parler et de parler sans euh comment dire sans revenir à tout le passif qui existe entre l'Algérie et la France. Parce que là aussi, il y a une instrumentalisation de cette mémoire. Du côté algérien, c'est absolument monstrueux.
Et en France, en revanche, il y a une dimension éruptive. Quand on voit ce qu'a donné le fait de la part d'un journaliste comme Jean-Michel Apati, et Dieu sait que je je partage rarement les positions de Jean-Michel Apati, exactement la vérité. Mais sur ce coup-là, pour une fois, il a dit la vérité, il a dit une réalité à savoir qu'il y avait eu des massacres perpétrés par la France qu'on ne puisse pas précisons.
Encore ce qui a pu choquer aussi au-delà de la véracité historique, c'était la comparaison avec surgl. On pourrait revenir là-dessus mais pour revenir làdessus spécificité nazi au la chacié nazi il pas comparé à la écrit dans des éditoriaux qu'il y avait eu des oradours sur Glan en Algérie. Je l'ai écrit il y a des années et ça m'a été enfit je l'ai je me suis permis de l'écrire parce qu'un journaliste comme Jean-François Cann m'avait expliqué qu'il avait vu cela, qu'il savait et que et donc je me suis permis de l'écrire.
Donc ce n'est pas une un scandale de le dire. Le problème c'est de derrière de dire qu'il faudrait que la France encore aujourd'hui batte sa coulpe et cetera. Je crois qu'il faut dire les vérités, les dire calmement et ne pas justement utiliser la mémoire de de cette histoire-là.
Il faut qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait si l'Algérie ne refuse de reprendre les 60 au Qutf que la France veut le renvoyer ? Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
Mais on arrête les visas, ça je suis d'accord. On arrête les visas, on arrête d'accueillir les dignitaires, voilà. et et on laisse on agit en effet sur tous les instruments que l'on a mais on le fait diplomatiquement en discutant entre diplomates avec l'Algérie, pas en s'affichant euh pour de la politique intérieure.
Laurent Jacobi, euh il doit s'en aller Bruno Rota. Bah je crois qu'il un moment il va falloir qu'il soit fidèle avec ses principes. Soit il a des principes et qu'il n'arrive pas à faire au sein de ce gouvernement, il faut qu'il parte.
Soit il continue à être le ministre de la parole. Non, je vais vous dire, je pense je je vais être clair avec vous. Je pense qu'il n'y arrivera pas parce qu'il doit travailler de concert avec Jean-Noël Barre qui je crois ne partage pas son opinion.
Jean-Noel Barreau ministre des affaires étrangères avec le premier ministre, avec le président de la République, j'ai un peu l'impression qu'il est seul à bord. De temps en temps, monsieur Beirou le soutient. Donc pour l'instant, il affirme des choses, il les affirme avec véhémémence.
Le résultat est là, il n'y arrive pas. Il y arrive encore moins bien que ses prédécesseurs. Donc il y a un moment, c'est lui et sa conscience.
Mais soit il est en campagne électorale au sein DLR euh et euh à ce moment-là il détourne sa fonction, soit il est ministre de l'intérieur. Et clairement c'est pas euh c'est pas un grand succès pour l'instant. Et oui, il arrive encore moins bien que ses prédécesseurs parce que il le fait en affichage, il le fait en en bravache au lieu de passer le bébé à au ministre parce qu'il parce qu'il y a de la politique partisane là-dedans et qui fait ça parce qu'il est que candidat à la tête des républicains.
Quand vous voulez bah oui, je pense quand vous voulez absolument que quelque chose se règle en matière des diplomatique, je pense que Ulis Goset pourrait en parler mieux que moi. Ça se fait pas forcément dans l'affichage et ça se fait pas forcément en pensant à son Je rappelle que l'ambassadeur de France en Algérie a déjà été convoqué et qu'il n'y a pas actuellement il n'y a pas actuellement d'ambassadeur de Bon accessoirement juste si je puis me permettre Thomas Leand vous avez remarqué que Jean Noël Barreau n'est pas non plus particulièrement allant sur ces sujets-là et qu'on peut pas dire que il soit dans une position de fermeté de continuité c'est un peu le problème aussi he on ne sait pas parce que moi moi ce que je prône c'est que ça se passe ça se passe que ça soit très ferme et que évidemment tous ces occult doivent rentrer en Algérie, c'est la loi, il faut que notre loi soit respectée et en fait si elle ne l'est pas c'est parce que soit on on fait de la politique intérieure, les Algériens en premier he d'ailleurs et nous aussi on fait de la politique intérieure avec ces histoires là. Soit aussi parce que on a besoin de gaz.
On a besoin de gaz en ce moment. On a surtout besoin de gaz parce qu'on on on en achète plus aux Russes pour de très bonnes raisons et on a besoin de gaz. Donc il faut faire et on a besoin de gaz sur les réseaux terroristes et l'Algérie a coopéré avec les services français.
C'est le seul aspect de la relation franco-algérienne qui aujourd'hui continue à fonctionner à peu près normalement. Attention, il y a un bémol si je peux me permettre Ulis Gos c'est qu'aujourd'hui l'Algérie utilise des influenceurs pour chauffer à blanc des Français d'origine algérienne en espérant les inciter à se révolter contre la France peut-être même de manière armée, peut-être même de manière violente. Donc c'est une arme à double tranchant et il faut faire très attention.
Je pense que là on a atteint un point de rupture où faut clairement que l'Algérie comprenne qu'en face d'elle, elle a un pays déterminé, pas un pays hésitant, pas un pays qui a peur à cause du gaz, à cause des minorités dans certaines banlieux. Non. un pays déterminé et c'est évidemment pas l'image que l'on renvoie aujourd'hui.
Un point pour terminer rapidement Ulis Goset. Euh vous faisiez référence au propos du président Teboun dans les colonnes de l'opinion. C'était de mémoire il y a un peu plus d'un mois début février.
Euh ce qui était frappant dans cet entretien c'est qu'au fond la la ligne de force de ces propos, c'était de dire mais vous pouvez agiter toutes les menaces et toutes les menaces de bras de fer sur l'argent, l'aide au développement, c'est pas trop le sujet. Les débouchés économiques, de toute façon, on en a avec toute une série d'autres pays. Est-ce que la France a vraiment les moyens de ses ambitions ? sur cette fameuse ripost graduée que veut engager Bruno Rota ?
Oui, bien sûr, elle a les moyens mais ça aura des conséquences. Le l'interview du président algérien, c'était une façon, je dirais, d'épurer les les difficultés pour essayer d'avancer. C'est comme ça que l'Élysée l'avait pris à l'époque.
On voit que ça n'a pas marché et on voit qu'il y a une ligne dure qui prévaut. Et ce soir, encore une fois, les mots employés par l'Algérie montrent que le conflit va s'aggraver et qu'on est dans la surenchère. L'arposte gradué, elle n'a pas été annoncée après le communiqué.
Elle elle était prévue lorsque la France a transmis la liste des 60 détenus qui devaient rentrer en Algérie. Il était dit que ça faisait partie d'une repost graduée et que si l'Algérie ne se rendait pas à la raison et bien il y aurait d'autres mesures. Et c'est maintenant cela qu'il faut voir quel type de mesure, quand et quelle dureté dans la riposte en sachant que de toute façon compte tenu de ce qui se passe maintenant l'Algérie ne cèdra pas et elle veut passer comme elle l'a dit par les préfets et les consulats.
Voyez donc monsieur Raillot n'est pas dans le coup si j'ose dire ni le président de la République mais en fait autant dire que le délai fixé par François Verou les 4 à 6 semaines ah ben là il il s'accélère là voilà il s'accélère mais on est en réalité dans un affrontement de président à président c'est comme ça que ça va se régler et c'est comme ça que ça peut se régler pas autrement et il y a toujours le cas de l'écrivain français qui est en prison et qu'il faut merci Ulis Goset Laurent Jacob Natacha Polon et Tom M.
Bruno Retailleau