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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 14 octobre 2021 14 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSanté

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le nouveau city-stade de Tremblay-en-France.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « Nous sommes là aujourd'hui dans la perspective, on est à un peu plus de 1 000 jours de ces Jeux olympiques. »
  • 0:30Emmanuel MacronPromesse
    « Le plan, en quelque sorte complémentaire, que nous annonçons, c'est celui des 5 000 infrastructures supplémentaires qui seront déployées entre maintenant et 2024. »
  • 0:45Emmanuel MacronChiffre
    « 5 000 infrastructures, ce qui est un investissement d'un peu plus de 100 millions d'euros. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Ces 5 000 structures, les principales fédérations qui étaient à nos côtés ont exprimé leurs besoins. »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Il y a une première cartographie des besoins qui a été faite, on le disait d'ailleurs avec les présidents et présidentes de fédérations qui étaient à mes côtés. »
  • 4:30Emmanuel MacronFait
    « Il y a des gens qui veulent toujours faire des polémiques. »
  • 5:30Emmanuel MacronChiffre
    « On a doublé, en effet, le montant investi pour les sportifs de haut niveau. »
  • 6:30Emmanuel MacronChiffre
    « L'investissement de la nation sur le sport et l'ensemble des acteurs du sport, c'est près de 4 milliards d'euros. »
  • 8:30Emmanuel MacronFait
    « On apprend mieux quand le sport est pratiqué. »
  • 10:30Emmanuel MacronFait
    « Quand on importe son énergie, on dépend des autres. »
  • 11:00Emmanuel MacronPromesse
    « Notre stratégie doit consolider cela pour éviter de tels événements dans l'avenir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous sommes là aujourd'hui dans la perspective, on est à un peu plus de 1 000 jours de ces Jeux olympiques. 2024 c'est demain et, vous le savez, c'est un enjeu sportif. C'est un enjeu économique et d'infrastructures pour tous les territoires concernés parce que le monde entier va venir justement en France, à Paris, en Seine-Saint-Denis, à Marseille, en Polynésie française et dans beaucoup d'autres sites donc c'est un énorme investissement aussi pour la nation.

Et c'est un enjeu d'héritage et d'héritage sportif. Et donc, notre objectif avec l'ensemble des fédérations sportives et du monde du sport, c'est de faire le maximum pour que la pratique sportive de nos jeunes, la pratique amateur, la pratique professionnelle et l'excellence puissent continuer à se développer. Et, dans ce cadre-là, nous avons en effet l'objectif de déployer le maximum d'infrastructures sportives parce que, pour beaucoup de territoires, l'une des difficultés c'est le manque d'infrastructures.

Le plan, en quelque sorte complémentaire, que nous annonçons, c'est celui des 5 000 infrastructures supplémentaires qui seront déployées entre maintenant et 2024. 5 000 infrastructures, ce qui est un investissement d'un peu plus de 100 millions d'euros, qui seront pilotées par l'Agence nationale du sport, sous l'autorité des ministres, en lien très étroit avec les fédérations sportives et les collectivités. Ces 5 000 infrastructures, ce seront 1 000 dojos.

Ce seront des structures aussi de basket, en particulier de 3 x 3, plus de 500 que nous déploierons ainsi. Ce seront des piscines amovibles, des bassins pour apprendre à nager (plus de 200). Ce seront des city stades, des city parcs - environ 1 000, là aussi - des structures de handball, comme nous l'avons vu tout à l'heure, du paddle.

Et, ces 5 000 structures, les principales fédérations qui étaient à nos côtés ont exprimé leurs besoins, toutes les autres fédérations aussi sont en train de les préciser, et elles seront déployées très rapidement. Dès le mois de novembre, on va commencer à lancer les premiers projets. Tout ça se fera aux côtés des maires parce qu'évidemment ce sont nos communes qui savent très bien, on est ici à Tremblay avec une infrastructure exemplaire.

C'est un investissement à chaque fois pour les collectivités mais, le propre de ce que nous allons faire c'est que, là où l'État s'était souvent concentré sur les grandes infrastructures sportives, laissant à la charge des collectivités les plus petites, avec des difficultés parfois pour les financer, on va se concentrer sur ce plan qui permet de déployer ces au moins 5 000 infrastructures de petite taille parce que c'est ce qui va permettre la pratique libre et en club. Ce seront au moins 50 % des frais qui seront pris en charge, jusqu'à 80 % en France hexagonale et jusqu'à 100 % en France ultramarine parce que, pour certaines collectivités, sinon c'est impossible de prendre en charge ces infrastructures et c'était souvent ce qui bloquait. Voilà ce plan.

Il vient en quelque sorte renforcer tout ce qui est fait avec le Pass'Sport, que nous avons lancé il y a quelques mois et qui est en train de se déployer avec, là aussi, nos fédérations et nos ambassadeurs et ambassadrices qui sont aujourd'hui encore à nos côtés. C'est ce qui permet aussi d'accompagner le développement du sport à l'école auquel nous croyons profondément ; le développement du sport amateur en club et de toutes les pratiques sportives avec les fédérations et l'excellence avec le sport pro pour avoir nos médaillés. C'est une stratégie d'ensemble qu'on déploie mais il fallait avoir cet ensemble d'infrastructures sportives pour en quelque sorte faire de ces deux années, deux années où on va pouvoir donner un énorme coup d'accélérateur aux pratiques.

Je pense qu'en plus c'est un élément important de ce qu'on appelle l'héritage, c'est-à-dire qu'on se prépare tous pour les Jeux olympiques mais les élus qui sont là sur le terrain, l'ensemble des présidents et présidentes de fédérations et les bénévoles qui sont là, comme l'ensemble des professionnels qui encadrent nos jeunes le savent, ce qui compte c'est aussi le sport comme au cœur du projet de la nation. Nous croyons en une nation éducative et sportive et ça veut dire que le sport doit être au coeur de l'école mais aussi des pratiques en dehors de l'école, parce qu'il permet à des jeunes de se développer, de bien apprendre, parfois aussi d'être raccrochés à l'école quand ils ont des difficultés. Donc je crois que tout ça est un ensemble qui a beaucoup de sens et qui permet à la nation française d'être plus forte en perspective de ces J.O. mais aussi après.

L'État abonde à hauteur de 50 %. Que répondez-vous à vos opposants qui vous accusent de sortir le carnet de chèques, à jouer au père Noël à six mois de l'élection présidentielle ? Je dirais que ça a commencé à partir du moment où nous nous sommes engagés pour le sport.

On a fait aussi des économies, on nous les a suffisamment reprochées, et donc on fait des choix. C'est ça gouverner, c'est faire des choix et donc c'est d'assumer de faire des économies, de porter des réformes qui transforment les choses et produisent des économies. Et parfois il y a des désaccords parce que tout le monde n'a pas la même vision des choses, c'est normal, mais c'est aussi faire un choix.

À partir du moment où la France s'est engagée pour les Jeux olympiques, et ça fait partie des premiers engagements que j'ai voulu porter aux côtés de l'ensemble du collectif français, on était avec Tony et plusieurs autres dès le mois de juillet 2017. On a fait le choix d'aller aux Jeux olympiques parce qu'on a d'abord voulu organiser cette compétition, voulu porter l'excellence du sport français mais on a considéré aussi que c'était un projet qui était bon pour la nation tout entière. Et donc, au moment où je vous parle, on a largement augmenté les budgets du sport en France.

Oui, mais parce que je pense que c'est un investissement qui est bon pour notre jeunesse et pour notre santé. C'est au coeur de la politique éducative. C'est au coeur de notre politique de prévention en matière de santé.

Le sport s'inscrit à des synergies en tout cela. J'entends les chiffres mais on a doublé, en effet, le montant investi pour les sportifs de haut niveau. Certains disent que ce n'est pas assez, d'accord, on l'a doublé.

On a continué à investir, parce que ça marche sur plusieurs jambes, aussi sur les pratiques amateurs, les équipements aujourd'hui mais aussi l'encadrement et l'accompagnement. Donc c'est un investissement que nous faisons depuis 2017, qu'on a assumé pendant la crise - l'investissement de la nation sur le sport et l'ensemble des acteurs du sport, c'est près de 4 milliards d'euros. Et cet investissement dans les équipements vient compléter, parachever parce qu'aussi, de manière assez spontanée, l'ensemble des acteurs nous disaient vous nous demandez de faire davantage, on est prêt à faire davantage mais nos jeunes, nos pratiquants simplement sont confrontés à un manque d'infrastructures.

Avec aussi une injustice, c'est que ce sont souvent dans les territoires qui sont les plus pauvres et les plus déshérités que ces infrastructures manquent. Et donc c'est aussi une politique d'aménagement du territoire qui vient s'insérer dans tout ce qu'on a fait pour la ruralité ou les quartiers les plus pauvres. Il y a une première cartographie des besoins qui a été faite, on le disait d'ailleurs avec les présidents et présidentes de fédérations qui étaient à mes côtés.

Ces infrastructures, elles vont aller dans les quartiers politiques de la ville, dans les territoires les plus déshérités, dans les territoires ruraux aussi, qui ont des besoins sur ces infrastructures. Monsieur le Président, lorsque vous avez reçu nos athlètes français qui revenaient de Tokyo, vous avez eu des mots assez forts à leur encontre à l'Élysée, estimant que le bilan n'était pas vraiment à la hauteur. Comment est-ce qu'on se remobilise justement pour 2024 ?

Moi, j'ai entendu tous les commentaires journalistiques qui ont été faits après, et je n'ai pas vu beaucoup de sportifs qui étaient ébranlés par ce que je leur ai dit, ni de présidents de fédérations. Je vous invite à les interroger. Il y a des gens qui veulent toujours faire des polémiques.

Je les ai tous reçus à l'Élysée, sportifs, olympiques, paralympiques, c'était une première, ensemble parce que c'est l'unité. Et je les ai d'abord reçus pour les médailler, les célébrer et leur dire bravo et dire qu'ils nous avaient fait rêver, et beaucoup de présidents, de capitaines et d'entraîneurs de fédérations sportives sont là. C'était la première chose.

Après, et c'est normal, c'est ma responsabilité, en lien avec la présidente, avec Tony et Claude Onesta, on a fait le bilan et on a remobilisé. Mais dire les choses de manière honnête et remobiliser, c'est ce que font tous les coachs chaque jour avec leurs équipes. C'est ça, le sport de haut niveau donc il faut évidemment repartir.

Ce que je veux d'abord vous faire saisir, c'est que c'est un tout. Une nation sportive, elle a des résultats si elle ne perd en quelque sorte aucun des éléments de sa politique. Et donc mon objectif et l'objectif de la France comme nation ne doit pas simplement être d'avoir des médailles, c'est d'essayer au maximum de remettre le sport au coeur du projet de la nation, en ce qu'il nous apporte et ce qu'il est, je pense, essentiel pour nos jeunes et nos moins jeunes.

Je vous le disais, à l'école parce que c'est bon pour les jeunes. On apprend mieux quand le sport est pratiqué. On permet parfois de ramener des jeunes à l'école et donc ce sont les 30 minutes de sport par jour, ce qui est une vraie révolution à l'école.

C'est, là aussi, une politique d'équipement, d'accompagnement. C'est le sport dans le périscolaire, en lien avec nos collectivités territoriales et avec les fédérations. Et c'est le développement de la pratique sportive avec le Pass'Sport qu'on a lancé il y a quelques mois.

Ensuite, c'est le sport comme politique de santé, de prévention. Développer la pratique chez les jeunes et les moins jeunes, c'est lutter contre l'obésité ; c'est lutter contre des tas de phénomènes de santé publique qui nous coûtent d'ailleurs beaucoup plus cher quand nous n'avons une approche que curative. Et donc, développer la pratique sportive chez les jeunes et les moins jeunes, c'est bon pour la nation tout entière.

Et, ensuite, c'est le sport d'excellence qui passe par les infrastructures, par l'accompagnement et par toute la mission qui a été confiée par les ministres à Claude Onesta. C'est d'abord un sujet d'organisation, c'est ce qu'on a fait avec l'agence, qui était attendu depuis tant de temps, qui est un acte de confiance avec les fédérations et avec le terrain. C'est l'organisation qu'on a autour de ces J.O. avec le COJO, [INAUDIBLE], et on ira tout à l'heure sur les autres sujets SOLIDEO.

Et c'est également une structuration, fédération par fédération, savoir comment on accompagne mieux nos athlètes. Donc, oui, c'est un investissement. On a commencé à le faire et il faut aller plus loin.

Comment on donne en quelque sorte un confort dans leur vie à nos athlètes pour qu'ils puissent pratiquer encore mieux, ce que plusieurs ministères ont commencé à faire, notre gendarmerie, des grandes entreprises publiques mais il faut aller plus loin. C'est ce qu'on permet de faire aussi à ceux qui accompagnent nos sportifs de haut niveau. Et, ensuite, ce sont les infrastructures et l'accompagnement plus large de ces derniers.

Donc, très clairement, on va continuer l'investissement dans l'excellence, en même temps qu'on va continuer l'exigence à l'égard de plusieurs fédérations. Monsieur le Président, vous parliez de choix politiques, il y a quelques instants. Beaucoup de Français sont aussi inquiets de voir le prix de l'énergie.

Comme cela pèse sur le budget des ménages français, est-ce que vous envisagez de faire des choix, de prendre des décisions justement pour donner un petit coup de pouce peut-être à ces ménages qui voient leurs factures augmenter mois après mois ? Oui le gouvernement est mobilisé, et vous le savez, depuis le début sur ce sujet. Il est important parce qu'il touche tous nos compatriotes.

Il touche parfois encore plus durement nos compatriotes les plus modestes parce que ce sont celles et ceux qui vivent parfois dans des habitations qui sont moins bien isolées parce que ça coûte cher de faire isoler son logement, même s'il y a un accompagnement maintenant avec Ma Prime Rénov mais ça prend du temps ; celles et ceux qui ont des déplacements contraints et qui sont donc obligés de faire le plein chaque jour. Donc je ne mésestime pas ce que ça représente sur le budget de certaines et certains de nos compatriotes chaque jour. Il y a des premières réponses qui ont été apportées avec le chèque énergie, avec les mesures de blocage des prix.

Le Premier ministre et les ministres sont en train de continuer à travailler parce que cette évolution est en quelque sorte subie, vous le voyez bien. Ce sont les prix mondiaux, en particulier du gaz, qui évidemment poussent le prix à la fois du gaz et de l'électricité, compte tenu des règles qui sont aujourd'hui en vigueur, et c'est également le prix de l'essence. Donc il y a, un, une action que nous menons sur le plan diplomatique et international pour essayer de décontraindre ces prix.

Deux, il y a une action de court terme qui est en effet d'accompagnement des ménages, et le gouvernement y travaille et aura, dans les prochains jours, à compléter sa réponse en fonction de l'évolution pour ne laisser personne dans le désarroi. Et, trois, tout cela nous enseigne une chose, c'est que nous avons à mener une stratégie de décarbonation de notre énergie mais nous ne devons jamais perdre de vue la souveraineté. Vous m'entendez en parler depuis quatre ans, de la souveraineté, et c'est un fait, c'est-à-dire que, quand on importe son énergie, on dépend des autres.

Tout le monde trouvait sympathique d'importer le gaz et pas grave du tout quand le gaz n'était pas cher. Quand la géopolitique mondiale et la pression de certains marchés conduisent à le multiplier par cinq, six ou davantage, ça devient un problème. Et donc nous avons, nous, une chance : nous avons une base installée qui est le nucléaire.

Il nous rend souverain en la matière, en produisant une énergie décarbonée. Toute notre stratégie doit être de développer des énergies renouvelables en France qui nous permettent de produire de manière décarbonée et de consolider notre base nucléaire et, comme nous le faisons, de fermer le charbon, mais de ne pas remplacer cela par de l'importation d'hydro carbone ou d'énergie fossile venant de l'étranger, parce que c'est ça qui crée votre dépendance. La France a une chance qui est sa situation de départ.

Notre stratégie doit consolider cela pour éviter de tels événements dans l'avenir. Juste, un président qui joue au foot ce n'est pas très fréquent. Vous allez jouer ce soir plus par plaisir ou pour envoyer un message ?

D'abord, je vais jouer pour accompagner le Variétés et pour essayer d'avoir des dons pour les hôpitaux, face justement aux équipes de soignants de Poissy. Ensuite j'y vais par plaisir également. Je suis très honoré et j'essaierai de faire bonne figure, je parle sous le contrôle de la capitaine qui est juste derrière moi, donc je serai sous son autorité ce soir ; et parce que je pense que c'est important, en effet, de montrer que la pratique sportive c'est pour tout le monde.

Merci à vous. Merci à nos fédés aussi et à nos sportifs.