Vos cadeaux sous le sapin : raisonnables ou pas cette année ?
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %
Temps de parole
- Auditeur35 %
- Auditeur 218 %
- Auditeur 314 %
- Présentateur12 %
- Auditeur 47 %
- Auditeur 56 %
- Auditeur 64 %
- Auditeur 73 %
- Auditeur 83 %
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France Inter France Inter Le 18-20 François Geffrier
Oh génial, merci ! J'en avais rêvé de ce super livre de recettes. Oh, j'en avais rêvé aussi de ce nouveau téléphone. Oh ça, j'en avais rêvé de ce parfum un peu chic. Dis donc, ça fait beaucoup, non ? Et attends, il me reste tout ça de paquets à ouvrir ? Ah bah oui, en même temps, moi aussi, j'en ai emballé tout un tas des cadeaux pour ma fille, mon neveu, ma filleule, mon beau-père, mon cousin, sa femme, ma meilleure amie, son bébé. Un coup d'œil au compte en manque, peut-être ? Ah oui, c'est ça, tout le 13e mois, il est passé un coup d'œil dans le salon.
Ah bah oui, comme d'habitude, un océan de papier chiffonné après l'ouverture des cadeaux avec des cartons et du polystyrène dans tous les sens. Et un peu comme après un repas trop copieux, on se demande parfois si on n'a pas fait collectivement un petit excès. Vous l'avez compris, le téléphone son est une hotte géante ce soir. Dites-nous ce que vous avez prévu, ce que vous avez commandé, ce que vous craignez de trouver en déballant vos cadeaux. Est-ce facile de faire plaisir ? Ou avez-vous peur de tomber à côté ? Est-ce que tout cela coûte beaucoup trop cher ? Est-ce qu'on n'est pas un peu obligé d'acheter du neuf ?
Au moins peut-être pour les enfants, parce qu'on ne veut pas paraître radin aussi. Comment ralentir la surconsommation, si toutefois vous avez envie de ralentir ? Parce que globalement, on y plonge à pieds joints et avec un certain bonheur chaque année, dans cette frénésie des cadeaux. Notamment pour les enfants, on ne peut rien leur refuser. Mais est-ce que vous surveillez ce que les grands-parents vont leur offrir ? Et vous-même, est-ce que vous tremblez ? Donc au moment d'ouvrir vos cadeaux, à l'idée de devoir faire un sourire forcé et de dire « Ah, super ! » alors que c'est complètement raté. Ce soir, le téléphone sonne, c'est un peu le standard du Père Noël. Le téléphone sonne ?
01-45-24-7000. Et Olivier nous a appelé. Bonsoir Olivier. Oui, bonsoir. Et puis bonjour, merci d'avoir pris mon appel. Et je voulais encore, comme d'habitude, soutenir du fond du cœur Radio France et espérer que cette fameuse maison ronde vive encore des siècles. Voilà. Merci Olivier. Pour l'instant, elles tournent très bien. Elles tourneront, la maison. On vous écoute. J'espère. Voilà. Alors maintenant, vous me pardonnerez, mais je vais mettre effectivement les pieds dans le plat. Et à propos des cadeaux, je veux dire, pour moi, que ce soit Noël ou pas, le cadeau est plutôt un don du cœur.
Et je veux dire que si le cœur qui donne et le cœur qui reçoit ne sont pas en harmonie, je veux dire, ce cadeau, ce n'est même pas la peine de l'offrir. Et j'ai envie de dire, puisqu'on parle de Noël, si quelqu'un me dit, évidemment, la chose ne sera pas exprimée aussi directement, mais me dit, voilà, je fais un cadeau parce qu'il fallait, j'ai envie de lui retourner à travers la figure. Donc vous dites surtout pas de cadeau obligatoire, quoi. Oui, oui, c'est ça. Mais c'est-à-dire, disons que le cadeau est aussi la parole, est aussi un don que l'on fait à l'autre.
Et si ce cœur qui accompagne le cadeau ou la parole, etc., n'est pas là, mais je veux dire, autant rester, ne pas faire de cadeau, ou rester dans le silence. Et enfin, dernière chose, si, comment dire, la politesse, ça consiste à dire ce qu'on ne pense pas, à ce moment-là, je pense qu'il vaut mieux être un poli, quoi. Voilà. Alors, j'ai quand même envie de vous demander si, au vu de tout ce que vous venez de dire, vous avez eu des mauvaises expériences. Vous avez eu l'impression qu'on vous faisait un cadeau par obligation, ou vous vous êtes senti obligé de le faire, et ça ressemblait à quoi, les cadeaux en question, Olivier ?
Au jeu, je n'ai pas d'expérience particulière, je n'ai plus envie de parler de mon expérience, parce que je pense qu'elle n'est pas plus intéressante que d'autres, mais simplement de parler du principe du cadeau, quoi, qui est comme, enfin, je vais me répéter, qui est un don, c'est un objet qui est accompagné d'un cœur, et donc, je me répète, si ce cœur n'est pas là, ce n'est même pas la peine. Et donc, vous, si on vous fait un cadeau qui est raté, ou qui est forcé, vous n'allez pas faire semblant ? Je suis assez mal qualifié pour faire semblant. Voilà.
Merci beaucoup, Olivier, d'avoir appelé France Inter et le Telefonso, et on va saluer nos invités qui vont répondre à cette première interpellation, ce premier témoignage d'Olivier. Bonsoir, Julie Vanille. Bonsoir. Vous êtes secrétaire générale de l'ADEC, ADEIC, association qui est spécialisée dans la défense, l'éducation et l'information du consommateur. Et bonsoir à vous, Marilyn Stenger.
Oui, bonsoir.
Vous êtes psychothérapeute pour enfants et adolescents. Qu'est-ce que vous en pensez, Marilyn Stenger, de cette interpellation d'Olivier qui nous dit, par pitié, évitons les cadeaux obligatoires et le cadeau est un don du cœur. Vous partagez ce sentiment ? Ah oui, carrément. J'ai adoré ce don du cœur. Merci, Olivier, de démarrer avec ça. C'est formidable. Mais oui, parce que finalement, les enfants, ils vont recevoir ce soir ou demain plein, plein de cadeaux. Et quand on gratouille un petit peu, on s'aperçoit qu'ils aiment aussi avoir des temps de présence avec les parents. Vous voyez, ça, c'est hyper important. On mène tous des vies un peu compliquées, un peu rapides.
Et c'est vrai que se poser et puis dire à l'enfant, bon, je t'ai fait un petit cadeau, mais dans cette boîte, il y a un bon pour une journée ou une demi-journée. et c'est toi qui décides de ce qu'on va faire cette demi-journée ou cette journée-là. Et donc ça, vous pensez que même les enfants sont prêts à recevoir ce genre de cadeaux. C'est ce qu'on appelle les cadeaux immatériels. Donc là, vous dites bon pour en gros du temps avec moi, mais très concret. Ça peut être, je ne sais pas, on va faire une recette de cuisine que tu rêves de faire, apprendre telle ou telle chose en bricolage. Un jeu de société si on n'a vraiment pas beaucoup de temps. Oui, tout à fait.
Et alors, ce qui est très touchant, c'est que même les ados, avec leur dégaine d'ados, avoir l'air de dire wow, wow, wow, vous voyez un peu ce que je veux dire, même les ados sont touchés par ça. Et moi, je le voyais après les fêtes quand les enfants reviennent au cabinet et qu'on discute un peu. Il y a eu quoi ? Oui, oui, bon, il y a eu ça. Mais il y a ça aussi. Et ces moments-là sont extrêmement précieux. Mais alors quand même, vous dites même les ados sont prêts à le faire. Alors ça, peut-être parce que les ados peuvent être aussi plus sensibles à des questions environnementales, d'éviter de surconsommer le côté des ressources de la planète qui s'amenuisent.
Mais les enfants plus jeunes, je pense, maternelles, primaires, il y a quand même un effet massif dans la cour de récré de comparaison. Il y a les effets de mode, il y a toutes ces égéries de tous les films. On n'a même pas besoin de les citer avec des chansons qui restent dans la tête et dont on veut avoir la figurine, le logo sur un cadeau qu'on va recevoir parce qu'on veut avoir comme les autres quand on a 3, 5 ans, 7 ans. Bien sûr. Alors ça, c'est à préparer en amont. Vous voyez ? Quand ils commencent leur liste, leur fameuse liste du Père Noël, avec toutes les... Parfois, il y a 10 objets, il y a 15 objets. Et là, c'est intéressant en amont de les faire réfléchir.
Pourquoi tu as mis ça ? En quoi ce cadeau, cette figurine-là est importante pour toi ? Comment tu te projettes en train de jouer avec cet objet-là ? Vous voyez ? Pour déjà faire un espèce de tri et peut-être que l'enfant va dire « Oh oui, finalement, oui. » Par contre, ça, « Ah oui, ça, c'est précieux. Ça, j'ai vraiment envie. » Vous voyez, ça nous permet, nous, de hiérarchiser un petit peu les cadeaux qui vont arriver. Et j'ai fait réagir aussi Julie Vanig, qui est donc secrétaire générale de l'association ADEIC, qui informe, qui éduque aussi en quelque sorte les consommateurs. Comment vous voyez cette obligation du cadeau ? Le cadeau obligatoire, ça vous fait réagir comment, Julie Vanig ?
Tout comme Olivier et puis Marilyn, c'est vrai que le cadeau obligatoire, ça ne sert à rien de le faire. Après, c'est vrai que parfois, on se sent de toute façon obligé de faire un cadeau. Mais il faut essayer quand même de faire un cadeau qui soit en lien avec la personne qu'on a en face. Essayer de se dire qu'est-ce qui ferait plaisir à cette personne et qui me fait plaisir aussi à moi de lui offrir parce que ça, c'est essentiel dans le cadeau. Après, avec les enfants, c'est vrai qu'ils reçoivent souvent beaucoup, beaucoup de jouets ou de jeux de société et les adultes ne jouent pas forcément avec eux.
Et ce qui est bien, c'est vrai que c'est peut-être en offrir un petit peu moins, mais de réellement jouer avec eux lorsqu'on leur a offert un jeu. On joue tous ensemble, on joue en famille, on partage un vrai moment. Ce n'est pas que le cadeau, c'est partager tous ensemble. Et d'ailleurs, il y a ce message de Sylvain qui nous a écrit sur WhatsApp, au 01 45 24 7000, Noël est devenu pour beaucoup soit une course à la consommation, soit un stress de ne pas pouvoir consommer, alors que ça devrait être avant tout le plaisir d'être ensemble et de partager un moment, de faire une trêve, une pause.
Un stress de ne pas pouvoir consommer, je reviens à nouveau à vous, Julie Vanille, côté consommateur, parce qu'on a ce chiffre qui circule. Alors, c'est un sondage, il a été fait pour le compte d'une société par ailleurs de crédit à la consommation, ça peut poser question, mais on dit que les Français dépensent autour de 300 euros par an, en tout cas à chaque Noël, chaque Français dépense 300 euros par an pour les cadeaux et donc c'est effectivement une somme considérable.
Oui, c'est évident, c'est un stress pour certaines personnes parce qu'il y a certains cadeaux qui sont achetés à crédit, il y a des personnes qui vont devoir rembourser toute une année pour pouvoir, voilà, les cadeaux qu'ils ont offerts et il y a également les personnes qui vont recevoir des cadeaux et qui vont les revendre pour pouvoir rembourser leur dette. Enfin, c'est vrai que c'est un stress énorme, c'est une charge mentale et cette quête du cadeau qui va, on l'espère, va faire plaisir mais après, nous, on est aussi dans une démarche de se dire qu'un cadeau d'occasion, ce n'est pas forcément un mauvais cadeau, enfin, ce n'est pas un mauvais cadeau justement.
Et les enfants, encore plus, c'est-à-dire qu'un enfant, quand il reçoit un jouet, un jeu, même si c'est d'occasion, il peut ne pas s'en rendre compte déjà et puis surtout, ça ne le dérange pas d'utiliser un jouet qui a déjà été utilisé. Tant que ça fonctionne. Donc là, on va récupérer les jouets des cousins un peu plus grands ou du voisin de palier qui n'en a plus l'usage. Effectivement, on va essayer d'être hyper concret ce soir dans le Téléphone Zone et d'ailleurs, on va essayer de prendre le maximum d'auditeurs possibles avec par exemple Claire qui est au standard. Bonsoir Claire.
Bonsoir le Téléphone Zone.
Merci de nous avoir appelés, on vous écoute.
Alors cette année, je vais recevoir des cadeaux immatériels dans un souci écologique évidemment, le soutien de mes préoccupations et pour participer à cette préoccupation, je vais recevoir, le Père Noël va laisser sous mes chaussons une hutte pour accueillir des hérissons. Voilà, parce que j'habite dans une région, il y en a et j'ai envie d'en accueillir dans mon jardin. J'aimerais bien aussi qu'ils viennent manger mes escargots.
Ça, c'est un cadeau matériel. Alors c'est extrêmement original. Alors je n'aurais pas pensé que quelqu'un allait nous dire qu'il allait recevoir une hutte pour hérissons ce soir, mais pourquoi pas ?
En fait, je considère que c'est immatériel parce qu'en fait, oui, il y a l'objet, mais il y a le fruit que je vais pouvoir en tirer, le bénéfice que je vais pouvoir en tirer, surtout le bénéfice que mon jardin et la planète vont pouvoir en tirer.
Donc finalement, derrière une cabane à hérissons, se cache une démarche écologique et environnementale et c'est en ce sens que pour moi, c'est un cadeau immatériel parce que derrière l'objet, oui, il y a du consumérisme derrière, mais d'un autre côté, je vais pouvoir essayer d'accueillir des hérissons dans mon jardin et le fait peut-être de les entrevoir le soir ou d'en tirer des bénéfices parce que s'ils sont là, ils vont pouvoir m'aider à me débarrasser de l'image et des escargots. tout ça, ça me procure déjà de la joie et je me dis que ce cadeau immatériel va me procurer de la joie comme des ricochets. À chaque fois que je verrai un hérisson, ce sera un nouveau Noël pour moi.
Et on la sent dans votre voix, cette joie claire et vous nous écriviez tout à l'heure, vous disiez au standard tout à l'heure, vous parliez de cadeaux immatériels aussi, place de concert, don à la BNF pour le manuscrit de Proust. Dites-nous en plus.
Alors, je suis une grosse femme de Proust avec deux amis, on se relie la recherche du temps perdu très régulièrement. C'est ça aussi, c'est un cadeau. C'est un cadeau immatériel. Ça prend du temps, donc oui, c'est un cadeau tout à fait immatériel. Et puis le fait de partager une lecture avec des amis, là, c'est encore une fois un cadeau immatériel. Je suis femme de Proust, donc mon mari a entendu parler de ce don et de cet appel à don et donc je vais recevoir ça ce soir. Et en fait, ça me fait plaisir.
Alors, ce n'est pas pour la notoriété, pour avoir un nom affiché quelque part, c'est juste pour me dire que je bénéficie, j'ai bénéficié, je bénéficie encore de la culture accessible à tous et que grâce à cet argent, eh bien oui, c'est un cadeau que mon mari me fait, mais c'est aussi un cadeau qu'on fait tous à notre société qui a besoin de culture et de rendre accessible des choses qui sont totalement matérielles mais qui ont une portée immatérielle et qui ont une portée universelle.
Petite question indiscrète, Claire, mais vous dites le Père Noël va déposer sous le sapin une hutte pour hérisson. Comment vous savez ce qu'il a l'intention de vous laisser le Père Noël ?
Parce qu'en fait, j'ai fait une liste comme les enfants. Vous avez quel âge, Claire ? Je vais avoir 50 ans l'année prochaine. Je suis une grande enfant de 50 ans mais je fais encore des listes au Père Noël.
C'est parfait. Merci beaucoup d'avoir appelé France Inter et de nous avoir décrit ces deux cadeaux. La hutte pour hérisson, je ne m'en remets pas, et qui va donc vous occuper dans votre jardin et puis ces cadeaux aussi immatériels. Autre type de cadeaux immatériels, on a Ibrima qui nous écrit sur le WhatsApp du téléphone sonne. je souhaite recevoir un moment à deux avec ma mamoune. Malheureusement, je n'ose pas, notre société de consommation nous pousse en quelque sorte à faire des cadeaux qui soient bel et bien matériels. Une réaction à ce qu'on vient d'entendre Marilyn Stenger et ensuite on retourne au standard.
Ben oui, ces cadeaux immatériels, je vous en parlais tout à l'heure, c'est vraiment quelque chose de très très important. Et puis, j'ai beaucoup aimé effectivement cette hutte de hérisson et ce qui est chouette, c'est que ça va durer toute l'année. Donc à chaque fois qu'il y aura un petit hérisson qui va passer, ça va renvoyer au moment de Noël où elle a reçu cette hutte. Je crois que notre curiosité a été piquée, si j'ose dire, par cette histoire de hérisson. Ben oui, et puis ce moment à deux qu'évoque Ibrima, ben oui, bien sûr, des moments privilégiés pour se raconter, vous savez, les valeurs familiales, pour parler de la famille, pour parler des ancêtres, j'ai envie de dire.
Vous voyez, les enfants sont friands, grands ou petits-enfants, ils sont friands de ça. C'est le moment privilégié où on va regarder les photos. Oui. Julie Vannis, secrétaire générale de l'association ADEIC, Association de Consommateurs, je reviens sur ce que vous nous disiez tout à l'heure sur des gens qui sont capables de s'endetter pour les cadeaux. Est-ce qu'on a une idée de ce que ça peut représenter pas en termes de somme mais en termes de nombre de gens qui sont concernés ? Ah non, sur le nombre de personnes, je n'ai pas l'idée. Mais vous diriez que c'est un phénomène qui est croissant par exemple ? Oui, ça c'est évident.
Il y a des études qui montrent que ça augmente chaque année et qu'il y a de plus en plus d'achats à crédit sur les cadeaux de Noël. J'imagine que vous, si vous êtes approchée sur cette question, vous déconseillez aux personnes concernées d'avoir recourir à un crédit à la consommation pour faire ces courses de Noël ? Bien sûr, oui, on va essayer de les conseiller de limiter. On va les orienter vers l'achat de seconde main puisqu'il y a les boutiques Emmaüs qui permettent d'acheter des choses de seconde main. Vraiment des ressourceries, essayer de voir avec eux les endroits les plus proches de chez eux pour pouvoir aller acheter des cadeaux de seconde main.
Mais ce n'est pas que pour les cadeaux, c'est même pour beaucoup d'achats de la vie de tous les jours. Alors encore une idée concrète et encore un détour par le standard. Bonsoir Florence. Bonsoir. Nous vous écoutons. Bonsoir. Écoutez, je vous appelle d'Occitanie. Le sujet m'intéresse. Chaque année, pour la période, pour le temps de Noël, parce que Noël, ce n'est pas qu'un jour, c'est les huit nuits les plus longues de l'année. Effectivement, il y a une effervescence. On a envie de se rencontrer, de se réunir. On s'offre des cadeaux. Alors, il y a une vingtaine d'années, mais ça a été la gabegie complète.
Chacun a acheté son petit cadeau dans des magasins qui importaient des produits à bas coût de pays où il faisait travailler même des enfants. Bon, ça, ce n'est pas éthique quand on a réalisé tout ça, grâce à vos émissions d'ailleurs, souvent, parce que France Inter, c'est quand même une radio qui a une certaine morale et une certaine logique par rapport à la recherche propre à la planète et tout ça. Donc, il y a une prévention de tout ça. Personnellement, j'ai un très bon dans ma famille ou chez les amis de chauffer essentiellement des choses à manger en émissions où on produit de très bons produits, que ce soit maraîchers, que ce soit fris.
Vous offrez des paniers garnis, c'est ça, Florence ? Donc, il y a des conserves, on achète, on s'offre ça, même les enfants. Ah, je crois qu'on a perdu Florence. La liaison n'était pas excellente, mais Florence disait au standard à l'instant qu'elle offre des choses locales à manger, des paniers garnis, des conserves. C'est une dépense différée et je me dis, nous dit Florence, que c'est une avance de dépense et comment les gens auront de quoi se nourrir correctement sur la durée. On va retourner voir du côté, non pas du standard, mais on est avec une autre invitée ce soir dans le téléphone, Johnson, c'est Régine Florin. Bonsoir madame. Bonsoir, je suis là.
Vous êtes présidente de l'école des grands-parents européens. Alors déjà, je confesse que je ne connaissais pas cette école des grands-parents européens et on avait envie de vous entendre parce qu'il y a aussi ce sujet, on a parlé des enfants, est-ce que c'est facile ou pas de leur faire plaisir, il y a les grands-parents aussi qui leur font plaisir et souvent, les grands-parents, ils y vont carrément, ils vont demander à l'enfant qu'est-ce que tu veux pour Noël et ils vont faire un peu la totale. Comment est-ce que vous vous situez, vous vous positionnez là-dessus ?
Vous savez, les grands-parents actuels, quand il va l'éviter de faire des erreurs ou de faire des tensions au niveau familial, ils passent d'abord par les parents parce qu'on sait très très bien que nous sommes parents parce que nos enfants nous ont rendus grands-parents. C'est pour ça qu'on est grands-parents. Donc, ce sont les parents. Donc, on a toujours, cette relation est toujours médiée. Donc, on demande à nos enfants qu'est-ce qui ferait plaisir ? Il est clair que quand c'est un cadeau un peu important, quand ils commencent à devenir ados, on fait un collectif. Et puis, il faut vraiment faire attention à ne absolument pas aller contre l'éducation des enfants.
Nous, on a trois enfants et ces trois couples élèvent de manière tout à fait différente leurs trois enfants. Donc, il faut vraiment, vraiment le jour de Noël pour ne pas ranger ou ne pas faire de gaffe. Les grands-parents qui ont envie de faire un petit peu plus, ça ne les empêche absolument pas de discuter le coup avec leurs enfants et de dire « Tiens, j'ai entendu qu'il y a une petite jeune fille qui vient tenter le soir l'aider pour faire des maths parce qu'ils ne s'en sortent pas bien. Si tu veux l'apprendre un peu plus souvent, on peut t'aider sur ça. Ou bien, on peut aider pour une activité sportive pendant l'année. Ou bien, on peut payer un abonnement, tout ça.
Et puis, il faut être tout à fait modeste sous le sapin de Noël. Il faut mettre les deux ou trois choses dont les parents nous ont parlé. Donc, il faut vraiment être main dans la main avec les parents si je vous souviens, Régine Florent. Bien sûr. Je vous fais réagir à ce que nous dit un autre grand-parent, un grand-père, Claude, qui nous a écrit à France Inter. Je ne fais même plus l'effort de faire un cadeau à mes petits-enfants. Ils ont 12 et 14 ans. S'il n'y a pas un écran, s'il n'y a pas un écran dans le cadeau, c'est mort. C'est un peu déprimant comme commentaire. Non, pas du tout. Pas du tout. Regardez, nous, on en a 14 ans. J'ai les 8 qui sont là en ce moment.
Donc, on en a de 14 ans et l'idée de mon mari qui a vu avec ses parents, c'est la découverte des plages du débarquement parce qu'il est passionnel de la résistance en ce moment. Donc, il faut arriver à les intéresser à quelque chose. On peut faire autre chose. On peut dire un bon cours, une journée spéciale avec ton grand-père pour aller à la découverte. Je ne sais pas si c'est les oiseaux qui te passionnent, vous l'emmenez à un truc ou si c'est, je ne sais pas moi, il y a plein de choses qui peuvent intéresser des enfants. Je sais que j'en ai un qui est passionné aussi par Wilson Churchill et par De Gaulle. Je vais faire quelque chose avec lui autour de ça.
Vous avez des petits-enfants exceptionnels, je suis à Paris. Mais non, pas du tout. C'est-à-dire que quand on est avec ses petits-enfants, on discute le coup, ils lisent des BD. Il y a des BD très intéressants qui s'appellent actuellement Enfants dans la résistance, par exemple. Juste comme ça. Donc, on passe par des BD, on discute et puis tu sais, il y avait ça. Moi, quand j'étais petite, c'était comme ça. Puis on marche et puis on raconte et puis tiens, ça ne te botterait pas ça ? Moi, je t'emmène avec moi. Les petits-enfants, ce qu'ils aiment chez leurs grands-parents, c'est que les grands-parents ont du temps pour eux.
Non seulement on a du temps, mais on les aime de manière absolument inconditionnelle. On est là sans jugement et ils savent très bien qu'on peut passer un bon moment ensemble. Rien qu'offrir un moment spécial avec un spectacle quelque part qu'on a réservé pour eux et leur dire qu'après on fera ça, ça, c'est un cadeau. C'est très chouette, franchement. Donc il faut arrêter de... Il ne faut pas les faire crouler. C'est ridicule. Exactement. Quand on ne sait plus où donner de la tête et qu'on a oublié quel était le premier cadeau et qu'on est en train d'ouvrir le 15e.
Merci beaucoup, Régine Florin, présidente de l'École des grands-parents européens d'avoir témoigné ce soir dans ce téléphone sonne sur France Inter. Julie Vanille, secrétaire générale de l'association ADEIC, Association de Consommateurs. Comment on fait pour les ados ? C'est quand même une catégorie qui n'est pas des plus faciles à combler. On entendait à l'instant Régine Florin qui nous dit mais si on peut réussir à les intéresser. C'est vrai que parfois on a cette image de l'ado renfrogné et donc les deux mains sur son téléphone attendent que ça passe comme ça. Comment faire pour les cadeaux pour les ramener vers quelque chose de plus peut-être essentiel ?
C'est évident que vous en avez parlé tout à l'heure, ce sont les photos. Ils adorent en général les adolescents regarder des photos. Ils les regardent en numérique sur leur téléphone mais également les photos de famille, les photos, les histoires que les grands-parents peuvent leur raconter ou leurs parents peuvent leur raconter. En général, ils adorent ça et ça peut être passionnant quand on a un grand-parent qui s'intéresse à soi et puis ensuite, ils peuvent également échanger avec leurs grands-parents sur leurs copains à eux et les photos qu'ils ont en numérique dans leur téléphone. Donc ça, c'est quelque chose qui peut être très très bien.
Et puis, bien sûr, les adolescents, ils aiment les jeux, les jeux vidéo mais également les jeux de société et les intéresser sur des jeux de société comme des escape games excusez-moi pour mon anglais mais voilà, tous ces grands jeux sont très intéressants pour les adolescents. Et autre idée que nous suggère Domi par WhatsApp au Telephone Sun, chez nous, on fabrique un jeu ou un jouet et on l'offre en même temps que tout le petit matériel et le mode d'emploi pour le fabriquer sans oublier la règle du jeu. Là, on est un petit peu, effectivement, comme nous disait tout à l'heure notre auditrice qui nous parlait des hérissons.
On est un petit peu à mi-chemin entre le cadeau matériel et immatériel. Il y a une base matérielle mais c'est la promesse du fait qu'on va passer du temps ensemble pour concrétiser, réaliser et construire ce cadeau. Effectivement, c'est le do-it-yourself, c'est quelque chose qui est très très répandu et les adolescents mais même les plus jeunes adorent fabriquer des choses donc il ne faut pas hésiter. C'est vraiment très très bien d'offrir des cadeaux qui vont être finalement à construire. Qu'est-ce que vous en dites Marilyn Stenger ? Le do-it-yourself, les cadeaux faits maison ou qui rapprochent dans l'esprit de Noël sans doute de construire quelque chose, ça se développe ?
C'est une bonne idée ? Marilyn Stenger ? Oui. Oui. On va essayer de sortir l'ado de son écran et pour sortir l'ado de son écran, il faut que nous on soit prêts, comme je dis souvent, on va mouiller le maillot et on va initier quelque chose avec notre jeûne. Vous voyez ? Alors peut-être que d'abord il va bougonner un peu parce qu'il ne peut pas regarder les messages qui arrivent, les notifications, etc. Mais on va faire une petite détox numérique pour quelques heures déjà, ce serait déjà pas mal. Mais du coup, il faut que nous on soit force de proposition. Oui. Alors le do-it-yourself, ça marche très très bien. Faites-le vous-même. Oui, bien oui, ça marche bien et puis on va l'accompagner.
On va lui faire découvrir une nouvelle activité et les photos, je vous en parlais, on en a parlé effectivement. On va faire un reportage photo. Enfin, il y a plein de possibilités, il y a plein de choses. Mais effectivement, il faut passer outre le j'ai pas envie. Vous voyez ? Ah bah, il faut se creuser la tête parfois pour trouver le bon cadeau, effectivement. Ouais, c'est pas forcément agréable de passer outre ce bof. Mais une fois qu'on a enclenché quelque chose, eh ben, on passe un excellent moment avec nos jeunes. Allez, Candice nous attend en standard. Bonsoir, Candice. Bonsoir, merci d'avoir
pris mon appel.
On vous écoute.
J'ai entendu pas mal de témoignages anti-consuméristes, mais j'aimerais bien un peu aller à contre-courant parce que je pense que moi, 300 euros, ça doit être le budget que j'ai par personne. Mais en fait, il faut savoir que je vis à distance de ma famille, je vis à l'étranger et j'ai très peu d'occasion de rentrer les voir. Et donc, en fait, pendant l'année, je leur achète des cadeaux qui me font penser à eux. J'essaye de vraiment prendre des choses personnalisées et comme ça, j'étale un peu. C'est des moments pour moi pour collecter les souvenirs.
Et quand je leur offre, après, c'est l'occasion de leur dire « Moi, je pense à vous toute l'année, même si j'étais à distance et je vous les offre. » Et voilà, c'est un gros budget, mais moi, ça me fait vraiment plaisir et c'est une manière d'être avec eux à distance et de leur expliquer comment j'ai sélectionné tel cadeau, etc.
C'est-à-dire un cadeau sélectionné avec particulièrement de soins pour montrer que c'est le cadeau précisément qui colle bien à la personne, si je vous suis bien Candice.
Exactement. Et donc plusieurs cadeaux, mais vraiment, de leur dire « Là, j'étais là à tel moment dans ma vie quotidienne de vendre dans telle boutique, je t'ai acheté ça. » Et donc, je ne regarde pas trop le budget à ce moment-là parce que c'est la manière de dire « Je t'aime ».
J'ai une question qui me vient évidemment, c'est peut-être même deux. Vous dites 300 euros par personne. Il y a combien de personnes ?
Oui, on est quatre.
Vous êtes quatre. Donc effectivement, ça fait 3 fois 4, 12, 1200 euros de budget. Ça va très vite. Et donc, vous êtes à distance, c'est ça ?
Oui, je suis à distance. C'est ça. Je suis en Allemagne. Pas si éloignée que ça, mais c'est quand même assez compliqué de rentrer avec le travail, avec toutes les contraintes. Donc, voilà, j'achète aussi le fait d'être à distance en faisant les cadeaux et en montrant comme ça mon amour.
Merci beaucoup Candice d'avoir appelé le standard du téléphone sonne. Julie Vanille, 300 euros par personne, 1200 euros. Et Candice qui nous dit « J'achète en quelque sorte le fait d'être à distance. » Comment vous voyez ça ? Et je crois qu'à l'ADEC, l'ADEC, cette association de consommateurs que vous représentez, vous avez une méthode, c'est un mot-clé avec chaque lettre qui définit une façon de réfléchir aux cadeaux qu'on va offrir. Oui. Alors déjà, si on peut se permettre d'avoir 300 euros par personne, pourquoi pas ?
Et puis, tant que le cadeau, il est fait avec plaisir, avec bon cœur et que, comme l'auditrice nous l'a dit, elle discute avec sa famille pour dire « À tel moment, j'ai pensé à toi parce que j'ai vu cet objet qui m'a fait penser à toi et qui m'a donné envie de te l'acheter. » Le principe, c'est déjà le partage. Donc ça, c'est pour nous essentiel. Et ensuite, donc notre, enfin, c'est pas de notre méthode, c'est une méthode qui est notamment recommandée par l'ADEME, c'est la méthode Bisous. Donc c'est pour tout achat, pas que pour les cadeaux. C'est Bisous, c'est un, le B signifie besoin. Donc c'est se poser la question de « Est-ce que j'ai besoin de cet article ?
Est-ce que j'ai besoin de ce cadeau ? Est-ce que la personne à qui je vais l'offrir va en avoir besoin ? » Le « I », c'est immédiat. Est-ce que c'est un besoin qui va être tout de suite ou bien qui peut être différé ? C'est-à-dire, est-ce que ce cadeau, finalement, je ne peux pas lui offrir peut-être l'année prochaine et cette année, c'est un autre cadeau qui serait peut-être le mieux ? Le « S », c'est semblable. Je réfléchis à savoir si elle n'a déjà pas quelque chose de semblable. « O », c'est de l'origine puisqu'on en parlait tout à l'heure. Les cadeaux à très bas prix fabriqués à l'autre bout du monde par peut-être des fois des enfants. Bon, ça, c'est une question à se poser.
Et le « U », c'est utile. Est-ce que ça va être quelque chose que la personne va utiliser, qu'elle va vraiment avoir un usage pas forcément quotidien mais en tout cas un usage régulier parce que si c'est juste un usage one shot, enfin, une seule fois, pardon, ce n'est pas forcément bien d'acheter ce genre de choses. La méthode bisous, la méthode de l'ADEME bisous, besoin immédiat, le « S » et le « O », je ne les ai plus. « Semblable ». « Semblable ». « Origine ». « Origine ». « Origine ». « Utile ». Voilà. La méthode bisous et c'est vrai que parfois à un certain âge, un bisou, c'est déjà un cadeau de Noël.
On va reprendre quelques messages d'auditeurs avec Morgane qui nous dit, on parle beaucoup des cadeaux de seconde main mais tout le gaspillage du papier. « Je reprends les papiers cadeaux et je m'en resserre jusqu'à ce qu'ils ne soient plus du tout utilisables ». Effectivement, si on défait sans tout déchirer à fond, ça peut fonctionner. Isabelle qui nous dit, « Je suis très heureuse d'avoir préparé un cadeau fait main, rigolo, avec un mot pour chacun et tout mon cœur ». Effectivement, ça peut fonctionner aussi. On va retourner au standard. Je crois que Jill nous attend. Bonsoir, Jill. Oui, bonsoir. Je n'ai pas écorché votre prénom. Non, c'est Jill. Parfait, Jill. On vous écoute.
Je suis une grand-mère et j'ai plusieurs petits-enfants, mais au plus grand, qui avaient à l'époque plus de 20 ans tous, j'ai décidé d'offrir le récit de ma vie. Donc, j'ai commencé une année, j'ai écrit une douzaine de pages avec des anecdotes de quand j'étais petite. et pendant quatre ans, j'ai avancé. Et puis là, je me suis un peu arrêtée et il va falloir que je reprenne parce que je n'ai pas fini. Mais ils l'ont beaucoup appréciée. Et donc, vous envoyez quoi, page par page, chapitre par chapitre ? Non, non, non. C'est un blog d'environ 12 pages. Peut-être que ça couvre 10 ou 15 ans de ma vie. et puis l'année après, encore des années avec des anecdotes, des histoires. C'est ça.
Et puis j'imagine que c'est de nature à susciter des questions parce qu'on veut en savoir plus. Si vous effleurez une anecdote et que vos petits-enfants ont envie d'en savoir plus, ils vont venir vous voir. Ah ben, oui, oui. J'ai de la chance de ne les avoir pas trop trop loin. C'est un cadeau assez malin, ça, Marilyn Stenger. Le blog ou le livre ou la façon de raconter une vie quand on est grand-parent et c'est vrai que quand on est petit enfant, petite fille, petit-fils, on ne sait pas toujours. Parfois, on a envie de savoir ce qui s'est passé dans la vie de sa grand-mère, son grand-père. Ils sont curieux et c'est important.
Et là, on est en train de parler des valeurs familiales, on est en train de parler de l'histoire de la famille et ça fait beaucoup, beaucoup de bien. Vous voyez, transférer les cassettes, vous savez, les petites cassettes qu'on faisait avant sur les caméscopes et les transférer sur un support qui est aujourd'hui qu'on puisse regarder sur l'ordinateur, ça fait passer dans l'histoire de la famille et c'est ça qui fait sens et qui va faire qu'il y ait une famille. Alors, je reviens à ce que nous disait notre précédente auditrice Candice qui nous disait je fais 300 euros de cadeaux par personne mais je l'ai choisi avec un soin très particulier.
Quelque part, on espère aussi avoir en miroir recevoir un cadeau qui soit aussi bien trouvé. Ça va un petit peu dans les deux sens. Oui, ça va forcément dans les deux sens et on espère. Après, si on tombe à côté, je pense qu'en communiquant correctement avec nos enfants, nos petits-enfants, on va pouvoir peut-être dire écoute, là, j'ai pris le camion rouge, tu préférais le camion vert. Bon, comment on peut faire ? Est-ce que c'est grave ? Enfin, voilà. Et là, si l'enfant reste frustré, vous voyez, ça arrive, il déballe son cadeau et ce n'est pas du tout ça qu'il voulait et il ronchonne. Pas facile à gérer, ça. Mais non, mais non. Et il faut leur apprendre, ça.
Là, c'est vraiment le lien avec la frustration. Mais si on arrive à communiquer, à dire écoute, j'entends ta déception, comment on peut rebondir, comment on peut réagir ensemble ? Réfléchissons ensemble à une solution. On a Raphaël, et là, ça va être important. Raphaël, qui est auditeur, qui nous a écrit, qui est sur la route de son repas, visiblement en famille, qui nous a dit un Noël sans cadeau, cette fois-ci, n'est pas forcément un mauvais Noël. J'ai une famille qui commence à se séparer et à se déchirer. Le fait d'être réuni pour Noël est le meilleur cadeau qu'on puisse avoir. Comment vous réagissez à ça ? Il y a deux aspects. Il y a le côté famille qui se déchire, ça, c'est pas simple.
Et il y a le côté Noël sans cadeau, ça peut fonctionner aussi si on arrive à bien l'amener, Marilyn Stenger ? Oui, si on l'amène bien. Si t'as pas été sage et donc t'as pas de cadeau, ça, ça fonctionne pas. Ah oui, ça, c'est tristoune. Ça, c'est horrible. Ça, c'est parfait. Oui, c'est ça, c'est pas... Voilà, mais si on l'amène bien et qu'effectivement, le cadeau, c'est le temps ensemble pour s'amuser, pour faire la fête, ça peut fonctionner, bien sûr, bien sûr. Julie Vanille, comment est-ce qu'on amène le fait de ne plus se faire de cadeaux ?
Tout à l'heure, j'avais une journaliste dans le studio, on en parlait, qui me disait, nous, entre adultes, on ne fait plus de cadeaux, on fait des cadeaux aux enfants parce que c'est un peu difficile, un peu incontournable. Mais en revanche, entre nous, on se dit, ça va, on peut arrêter. Et comment est-ce qu'on fait la bascule ? Comment est-ce qu'on amène l'idée sur la table, Julie Vanille ? C'est justement, vous l'avez dit tout à l'heure, la charge mentale qui est des fois de rechercher un cadeau qui va faire plaisir, ça peut être une très grande charge mentale parce qu'on sait que les adultes, ils ont presque tout ce qu'ils ont besoin.
Donc, c'est vrai qu'on se casse la tête parfois et donc, en discutant avec d'autres, enfin, avec les adultes qui ont passé Noël, mais même avec des amis, ou d'autres personnes avec qui on ne passe pas Noël, eh bien, on se rend compte que les gens, c'est une corvée presque d'aller faire les magasins pour acheter les cadeaux. Donc, c'est de là que peut germer l'idée de se dire, finalement, qu'est-ce qui est essentiel pour nous ? C'est d'être ensemble, c'est de passer un bon moment ensemble, de rigoler, de partager, de discuter. Et le cadeau, on n'en a pas besoin, finalement. Ce sont les moments partagés qui sont les plus importants. importants.
J'aimerais qu'on finisse avec Isabelle, qui est dans les starting blocks qui est au standard. Bonsoir Isabelle. Bonsoir et merci. C'est un cadeau pour moi d'accepter que je puisse parler ce soir. C'est spécial. Ravie de vous faire ce cadeau. Merci. C'est vraiment Noël. Et je voulais dire que, pour moi, ce qui est important, c'est de penser ce cadeau, de le fabriquer ou de l'acheter, mais vraiment avec une intention particulière à chaque personne, avec la relation que j'ai établie avec cette personne, parce que là, je ne les vois pas, malheureusement, là, maintenant. Mais j'y ai mis tout mon cœur, toute mon énergie à chacun de mes petits-enfants.
J'ai écrit un mot pour le glorifier, pour lui dire tout ce que j'aimais en lui ou en elle. Et c'est pour moi merveilleux. Alors, ils l'accueilleront comme ils sont. Ils l'accueilleront bien, mal, j'en sais rien. Mais c'est déjà un bonheur de savoir que, et s'ils l'acceptent, de savoir que je peux leur dire cette façon d'aimer, et s'ils l'acceptent, c'est eux aussi qui me font un cadeau. Ce n'est pas juste « je fais un cadeau », c'est celui qui reçoit, il accepte mon cadeau. C'est magnifique, c'est merveilleux, et c'est une forme d'amour aussi. Déclaration d'amour d'Isabelle ce soir sur France Inter. Merci beaucoup. Merci à vous tous et toutes d'avoir participé à ce téléphone sonne de Noël.
Julie Vanille, Marilyn Stenger, vous êtes d'ailleurs parfois éclipsée de votre réveillon pour France Inter. Et merci à vous de nous avoir appelés ou écrits. Olivier, Claire, Florence, Candice, Gilles, Isabelle et les autres. Excellente soirée en ce 24 décembre. Et une question gourmande dans les petits bateaux. Je m'appelle Apollin, je suis 50 et j'aimerais bien savoir pourquoi on met de l'alcool dans le chocolat alors que c'est pas bon. Ni pour la santé, ni pour le goût. Je suis tellement d'accord avec ce berg. Merci Apollin. A tout de suite.