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interviewSud Radio (sur YouTube)· 15 décembre 2024 10 min

Cyclone à Mayotte : Bruno Retailleau craint que le bilan “soit lourd”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un bilan encore incertain c'est presque illusoire d'ailleurs de donner le nombre de victimes retrouvées sur l'archipel de Mayotte on en dénombre à ce stade 11 il pourrait y en avoir beaucoup plus les dégâts sont extrêmement importants le cyclone Shido est passé hier à peu près à la même heure qu'aujourd'hui il y a donc 24 heures sur l'archipel les dégâts il suffit de se rendre sur les réseaux sociaux pour se rendre compte sont absolument cataclysmiques et on peut craindre le pire on en parle avec notre invité qu'on accueille avec plaisir sur Sud Radio sa Omar bonjour bonjour bienvenue sur Sud Radio merci beaucoup d'avoir pris un peu de votre temps pour nous rejoindre dans le studio Sud Radio vous êtes sénateur rassemblement des démocrates progressistes et indépendants r rpdi RDPI de meillotte bon l'inquiétude est vive vous n'êtes pas sur place vous avez eu des nouvelles de vos proches déjà comment ils vont ben ils vont bien mais d'abord ce sont des gens traumatisés c'est une île complètement traumatisée les gens fatigués ils ne comprennent pas ce qui leur arrive parce queils n'ont jamais vu ça nous avons une population très jeune donc on n' pas de mémoire de catastrophe et en plus les gens n'y croyaient pas euh ce qui fait que malheureusement il y a beaucoup d'adultes qui ont refusé d'aller dans les centres d'hébergement d'urgence et je me rappelle lorsque je regardais la télé lorsqu'on avait encore l'électricité et je regardais la télévision à Mayot à 20 avant que le cyclone arrive le lendemain à 20h on avait dans ma commune à peu près 3 300 plutôt 300 personnes qui étaient qui rendu dans le centre d'hébergement et dans les 300 personnes il y avait 200 enfants 200 enfants c'est-à-dire que les adultes ne se sont pas déplacés donc il sont restés chez eux ils sont ils sont restés chez eux parce que il faut bien comprendre il faut bien connaître maot c'est une île très jeune h c'est une île où on av on a une immigration clandestine très importante oui c'est difficile de connaître d'ailleursileendu exact de la population tout à fait et donc les gens quand ils viennent et ben ils sont dans leur bidonville ils s'entassent on ne sait pas combien ils sont mais on sait qu'ils sont très nombreux et donc lorsqu'on a passé le message que les gens doivent aller s'abriter qu'est-ce qu'ils sont dit ils sont dit c'est un piège h donc ils pensaient qu'ils allaient être arrêté et reconduit pourquoi pas au comort vous pense c'est pour ça que vous redoutez un bilan encore plus lourd alors je le disais des images sont épouvantables on voit des des maisons enendure dont le toit a été arraché c'est le cas de la vôre d'ailleurs je crois bien sûr moi j'ai plus de toit euh j'ai plus rien les meubles sont partis tout est parti mais au moins mes enfants et mes petits-enfants sont en vie mais moi-même je suis traumatisé je suis traumatisé parce que euh lors par qu'il y a eu les rafales devant et que je les avais encore au téléphone et qui m'appelait papi euh on a peur et qui me montrait les images où ça soufflait à peu près 250 km/h et que tu entendais ses cris et puis après plus rien là je vous parle mais j'ai vraiment le cœur euh brisé parce que ce sont des enfants traumatisés ce matin ma petite fille me dit papi est-ce que tu peux me ramener un un hamburger mais tout est fermé il y a plus rien HM euh la grande me dit papi comment on va faire pour aller à l'école parce qu'on a tout perdu on a perdu nos cahiers on a perdu nos livres on a tout perdu qu'est-ce qu'on fait on n même plus d'habit qu'est-ce qu'on va faire et ça je parle de moi euh pourtant j'avais une maisonendure h mais imaginons ce qui ce qui s'est passé dans les bid'est passé dans les bidonvillees comment vos enfants ont fait pour s'en sortir et vos petits enfants pardon euh si le toit a été emporté si tout a été emporté qu'est-ce qui fait qu'il n pas été emporté par ces rafales qui s'apparentent en fait à les tornades alors lorsque j'étais au téléphone avec eux je leur dis écoutz trouvé une pièce euh une pièce où vous pouvez euh euh vous abriter c'est ce qu'ils ont fait donc ils sont rentrés dans la salle de bain h ils se sont mis euh les uns contre les autres et le toit est parti ils sont restés là mouillé pendant plus d'une heure sous la pluie sous le vent et que si ça avait duré un peu plus je sais pas si je le a je les ai reu et j'en parle et donc imaginons ceux qui sont dans les bidonville où un simple coup de vent leur maison est partie parce que c'est des maisons en tle il y a pas de soubassement il y a pas de mur de soutenement il y a rien donc eux ils sont partis avant ils sont partis oui effectivement tout à fait il y a eu des dégâts absolument considérables alors des milliers de membres des forces de l'ordre et de secouristes AFF fluent vers l'archipel est-ce que la nation est au rendez-vous de la détresse de de Mayotte de toutes les façons euh il faudrait que la nation prenne conscience que ce que nous avons vécu c'est Irma multiplié par 2 3 4 un cyclone tout simplement ce qu'on n pas dans l'Hexagone en général sauf que la différence entre la saint-barthelémie et Mayotte c'est que saint-barelémie c'est 60000 euh habitants à Mayot c'est 400000 habitants pauvres parce que nous avons l'île la plus pauvre de de la nation 77 % des gens vivent sous le c de pauvreté et ce sont les 77 % de cette population qui sont les plus vulnérable et c'est eux qu'il faut peut-être faire vite et que il va falloir franchement que il ait une cellule dédiée pour Mayotte pour la reconstruction qui ait des gens identifiés pour que on puisse construire très vite et donc moi je demande sincèrement à ce qu'on met rapidement un fond d'urgence pour pouvoir aider cette population parce que la plupart des maisons justement ils n'ont pas d'assurance comment on va indamniser ces gens-là comment on va les aider si les dispositifs euh je dirais légal ne n'existent pas c'est-à-dire qu'il faut franchement réfléchir euh parce que nous sommes une île h et vous êtes un archipel qui déjà avait d'énormes difficultés par ailleurs ce qui fait que ça n'arrange rien vous le disiez les jeunes n'ont jamais connu ça mais en fait vous-même vous n'avez connu pas connu ça avec cette violence là c'est le pire cyclone en terme de puissance dévastatrice depuis 1934 il y a 90 ans d'abord il y avait 10 fois moins d'habitants à Mayotte à l'époque et ensuite on avait pas forcément les mêmes réflexes vous aviez vous-même travaillé sur les procédures notamment les méthodes de secours les méthodes de sécurité les précautions à prendre est-ce que vous étiez prêts est-ce que les secouristes étaient prêts est-ce que les maorés étaient prêts ou l'État était prêt prêt à ça vous-même vous avez été dépassé par ce qui s'est produit bien sûr personne était prêt on aurait jamais imaginé que ce genre de catastrophe et que on est devant de telle violence je pense que dans tous les cyclones qu'on a vu un peu partout euh le cyclone qu'on vient de d'avoir c'est le plus violent parce que 250 km c'est très rare ben on a des des des Rafal qui avoisine les 100 150 mais 250 c'est du jamais vu et et donc donc c'est personne n'était préparé et et c'est pourquoi moi je demande à aux uns et aux autres à nous surtout les politiques il faut laisser de côté nos nos polémiques l'heure et la construction l'heure et surtout au secours parce que j'entends ici et là déjà des gens qui critiquent tel n'a pas fait ceci tel n'a pas fait cela c'est un élément imprévisible c'était imprévisible et personne croyait que ce serait comme ça donc l'heure est à la reconstruction l'heure est à la solidarité non pas à la polémique il y a des fonds peut-être qui vont être déployé bientôt il y a des forces qui vont aller à Mayotte et là je pense que l'État a pris conscience de ce qui s'est passé là-bas c'est pourquoi c'est une des raisons que hier soir il y a eu cette réunion de crise et que on envoie du matériel et que le ministre va se déplacer sur place je serai avec lui je pars ce soir aussi aller à Mayotte faire le bilan et que je suivrai particulièrement la la reconstruction de mon île qui on en a besoin qu'est-ce qu'on peut faire pour aider les maorés aujourd'hui est-ce que vous savez si par exemple des cagnottes ou alors des appels au fond des appels au don été lancé à ce stade pour l'instant vous savez on est tellement traumatisé et qu'on y pense même pas à ça on pense d'abord à chercher si nos proches sont vivants on en est là pour l'instant et et comme les moyens euh matériel et et humain pour faire les recherches on en a pas donc on attend que les gens viennent et puis à partir de là je pense que lorsque les esprits seront apaisés et que chacun h se rendra compte peut-être de de ce qui s'est passé mais ce qui est certain c'est que nous avons besoin d'aide et peut-être même des des aides psychologiques des gens qui qui viennent voir les enfants qui ont vécu ça je sais pas ce qu'ils vont devenir mais est-ce qu'ils voudront aller à l'école est-ce qu'il ont sortir dehors est-ce que tout ça on ne sait pas pour l'instant pour l'heure c'est trouver les victimes retrouver les victimes en tout cas on vous souhaite bon courage merci beaucoup d'avoir pris la parole ce matin sur Sud Radio Saï Omar wali sénateur rassemblement des démocrates progressistes et indépendants de Mayotte vous partez donc ce soir vous allez trouvver un hamburger pour votre petite fille ben je vais essayer plaisir embrassz là quand même de la part de tout Sud Radio l'essentiel et que vos proches aillent bien déjà cela on verra suivra la situation sur place évidemment tout au long de cette matinale le bilan malheureusement devrait encore évoluer je rappelle qu'à ce stade on en est qu'à 11 personnes décédé sur place on peut en craindre beaucoup plus