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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 février 2023 12 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Retraites : si le ton doit monter, il montera

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jean-Luc MélenchonFait
    « les gens ne veulent pas de ces deux années de travail supplémentaires à un âge où l'on est beaucoup beaucoup plus fragile physiquement »
  • 1:00Jean-Luc MélenchonFait
    « beaucoup devront attendre les 67 ans pour pouvoir partir à taux plein »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « le jour où c'est notre tour c'est la retraite à 60 ans quoi qu'il arrive »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « il y a tout ce travail qui ne se voit pas car être en retraite ou être dans le temps libre ça veut pas dire qu'on ne fait rien on fait plein de choses utiles »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonFait
    « la vision de Monsieur Macron c'est bosser taisez-vous et soyez payés avec un lance-pierre et fermez-la »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « il a l'air de dire aux gens bah quand vous faites des choses tranquillement et normalement je m'en fous »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonFait
    « les macronistes traitent les gens comme du bétail »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ça va être le certainement la journée sociale la plus dense depuis 50 ans puisqu'on est au-dessus des chiffres du du 31 donc oui il y a une mobilisation énorme et puis il faut apprécier sa qualité dans les communes moyennes en les communes petites c'est une proportion extrêmement importante de la de toute la population qui est là alors c'est un signe c'est aussi simple que ça les gens ne veulent pas de ces deux années de travail supplémentaires à un âge où l'on est beaucoup beaucoup plus fragile physiquement souvent usé pas toujours mais plus fragile ça c'est absolument certain et dès lors dans les familles toutes génération confondues il y a une sorte de d'élan de d'affection de solidarité pour ceux qui sont les plus proches de cet âge et dont on voit bien que c'est une épreuve terrible de leur annoncer qui feront deux ans de plus parce que de surcroît tout le monde sait que c'est pas seulement deux ans il y aura toujours les mécanismes de décote donc le plus vraisemblable c'est que comme beaucoup de gens qui arrivent à cet âge-là vont être des gens qui vont être avec des carrières hachées beaucoup devront attendre les 67 ans pour pouvoir partir à taux plein donc franchement c'est trop c'est abusé c'est les gens se sentent en quelque sorte persécutés et entraînés dans une logique de vie qui ne convient plus à personne vous le savez aussi bien que moi dans la jeune génération il y a une très forte contestation du mode de vie productiviste et dans la génération qui a été le plus loin il y a une forme de désillusion il y a encore 20 ans bon les cadres étaient tout content de rentrer à la maison l'ordinateur sous le bras maintenant tout le monde a compris tout ça est une comédie dans laquelle vous n'avez plus de vie personnelle il y a donc quelque chose de très très profond qui a lieu en ce moment dans les mentalités et dans la conscience collective du pays voilà donc je crois que c'est un moment important est-ce que le silence du président peut un petit peu vexer ou tendre le mouvement surtout s'il avait le bon goût de parler ça serait bien parce que ça améliorerait le niveau de mobilisation populaire contre lui je pense que c'est pour s'acquister parce que c'est prudent de sa part il sait que l'État d'exaspération du pays à son égard et complet et que maintenant lui ne lui reste plus grand chose comme moyen d'action la violence bon ça c'est c'était l'autoritarisme en plus c'est encore ce qu'on vient de voir à l'Assemblée nationale bon voilà ça et puis après il lui reste la dissolution il a déjà menacé tout le monde on lui a déjà dit 10 fois bah vas-y chiches pour voir bon voilà je pense qu'il est il est dans une situation qui le condamne à perdre de toute façon moralement il a perdu déjà que ce soit d'une manière ou d'une autre tout ce qui est en train de se passer là en ce moment aura une expression politique je ne sais quand mais aura une expression politique c'est une certitude ça c'est toujours passé comme ça dans ce pays les grands mouvements sociaux génèrent une réponse politique derrière voilà moi j'ai pas trop à dire ce que je suis ce que je peux dire c'est que nous on va regouter nos forces pour pour bien venir en complément de la mobilisation alors de deux manières d'abord à l'Assemblée à pied et nous pensons peut-être arriver à convaincre le pouvoir qui va se rendre compte que si l'interrompt les débats en milieu ça risque de très mal se passer là aussi dans l'opinion donc peut-être que nous arriverons à lui faire dépasser la date qu'il avait décidé tout seul de mettre comme limite au débat et d'être très pugnace parce que beaucoup de gens regardent la télévision regardent les les émissions qui rendent compte de la séance et beaucoup de gens s'intéressent apprennent écoute reçoivent des arguments de plus donc le niveau d'éducation populaire s'élève à mesure que la bataille dure ça c'est le côté assemblé et après il y a le côté mobilisation populaire bon nous nous sommes des partisans comme vous le savez pour la raison simple à comprendre des manifestations le samedi alors les syndicats de salariés organisent très bien l'action dans l'entreprise et puis bon nous sommes partisans des mobilisations aussi le week-end là ça tombe bien on y appelle ensemble voilà et donc c'est la Une des une des fois où il y a une conjonction entre ces deux aspects de la bataille l'assemblée et les rues quant à nous les insoumis non seulement nous sommes très ardents en première ligne parlementaire en première ligne dans la rue mais aussi pour élargir le mouvement et je pense que la contribution des jeunes gens qui sont en train d'entrer en action dans les facultés des lycées est un apport extrêmement important à la lutte et donc je le vois d'un très bon œil alors les syndicats sont exaspérés on les comprend parce que ils ont l'impression si vous voulez d'une situation qui est malsaine quoi qu'on fasse c'est comme si on ne faisait rien quoi qu'on dise c'est comme si on ne disait rien alors qu'est-ce que c'est est-ce que c'est du mépris est-ce que c'est une volonté d'essayer de faire craquer les gens à force je vous jure en quelque sorte donc c'est très mal ressenti parce que les syndicats leur tradition c'est la négociation à tous autant qu'ils sont donc ils ont l'habitude que bon quand jetons commence à monter un peu bon discuter là on discute pas le pouvoir macroniste et là ancré dans ses positions essaie de faire peur d'intimité de dire aux gens ou perdrez de l'argent en 20 bon en faisant grève etc c'est très mal vécu alors les syndicats tous d'une part reste unique contrairement à tous ceux qui avaient pronostiqué que tout ça ne durerait pas et deuxièmement on dit même que il allait falloir avoir une action plus durcie quoi en quelque sorte ça c'est eux qui en ont la responsabilité évidemment nous je préfère le dire d'avance nous serons toujours à leur côté comme nous le sommes chaque fois qu'il y a une forme de lutte et chaque fois que il y a de la répression contre une forme de lutte nous sommes toujours là toujours dans la solidarité dans l'entraide voilà et quand est-ce que la Batman sera gagné quand il aura retiré son projet parce que de toute façon il le retira et s'il ne le retire pas vous savez j'ai un peu de comment dire c'est pas faute d'avoir alerté pendant la campagne présidentielle surtout les tons que ça serait la retraite à 65 ans et je pense que ça paraissait tellement absurde que les gens se sont dit il exagère Mélenchon doit exagérer non Macron a pas l'intention de faire ça mais pourtant si et par conséquent il faut que les choses soient parfaitement claires quoi qu'il arrive quel que soit la situation le jour où c'est notre tour c'est la retraite à 60 ans quoi qu'il arrive nous ne changerons pas d'avis nous ne changerons pas de ligne nous savons le financer et ça ne coûtera rien ou à peu près rien et en tout cas pas aux gens qui travaillent qui sont et qui ont à la retraite alors il y a bien deux manières de voir le monde de voir la vie nous ne sommes pas d'accord pour que on explique aux gens que le but de la vie c'est de travailler nuit et jour ce n'est pas vrai le but de la vie c'est de vivre chacun travaille concourt au bien commun par son travail mais il y a aussi tout le reste et je l'ai dit 100 fois il y a tout ce travail qui ne se voit pas car être en retraite ou être dans le temps libre ça veut pas dire qu'on ne fait rien on fait plein de choses utiles plein de choses utiles voilà et c'est ce droit à choisir sa vie a aussi avoir le temps libre suffisant pour pouvoir disposer de soi que nous défendons il y a donc deux visions du monde la vision de Monsieur Macron c'est bosser taisez-vous et soyez payés avec un lance-pierre et fermez-la voilà à lui oui bien sûr c'est une la manière de de d'agir de Monsieur Macron est une incitation à la violence et à mains égards c'est presque un appel parce que il a l'air de dire aux gens bah quand vous faites des choses tranquillement et normalement je m'en fous et la dernière fois il a fallu que les gilets jaunes ne secouent bien rudement pour qu'ils finissent par leur lâcher 10 milliards bon bah là je pense que il a tort de faire ça parce que personne n'a intéresse que le ton monte sans arrêt mais si le ton monde bah il montra hein voilà à quel point vous sentez justement un durcissement des positions ici à Marseille par rapport à votre dernière venue et ben comme je suis là normalement chaque fois que on est dans une une démarche de rue alors pourquoi je fais comme ça parce que vous le savez très bien les réactions déjà à mon égard ne sont plus tout à fait les mêmes qu'autrefois donc j'ai pas le temps de me balader de parloter comme ci comme ça alors j'ai toujours au même endroit comme ça je me repère quand je suis à Marseille je suis à Marseille et quand je suis à Paris je suis à la gare de Lyon comme ça je vois comment les états d'esprit alors je sens une très grande détermination mais pour être honnête ce qui me frappe le plus c'est ce qui se passe dans les villes petites et moyennes parce que marseille est une ville au-delà de la politique c'est une ville insoumise ça toujours été une ville rebelle c'est pour ça que j'ai voulu avoir l'honneur d'être élu de Marseille parce que je suis je me sens comme un poisson dans l'eau ici donc ils ont toujours été plus comment dire plus plus ardent qu'ailleurs là je les sens très déterminé méfiez-vous de ça parce que quand le Marseillais parle un peu moins fort c'est qu'il a encore plus enragé que d'habitude c'est plus profond donc là là je sens qu'il y a le là il y a vraiment les abeilles les gens en ont plein d'autres cette histoire là et ils ont hâte que ça finisse mais regardez bien autour comment on commence à se mobilise on vient par vague en famille ça va du du grand-père au petit enfant non il y a vraiment une manifestation très très en profondeur justement syndicats voudraient aller à Albi la prochaine fois ce que vous vous associerez à ce pourquoi pas moi je dirais là où là où c'est intéressant de regarder de bon mais j'ai besoin quand même de repères c'est pour ça que je dois vraiment être le plus souvent possible à Marseille pour bien comprendre ce qui se passe parce que vous verrez cette ville va donner le la de beaucoup de choses bon quoi d'autre alors vous n'avez pas de mais pas de question sur le football aujourd'hui ce qui se passe à gagner Paris en Coupe de France sur la longueur parce qu'aujourd'hui on est samedi mais sur la longueur on pensait vraiment que les gens vont continuer à se mobiliser parce qu'on est quand même dans un contexte de précarité etc mais je pense que vous savez faut comprendre la psychologie de masse dans la psychologie de masse de la lutte vous avez deux aspects un aspect je rentre dans la lutte parce que je supporte pas parce que c'est une mauvaise idée ce qui a été décidé et puis il y a un deuxième aspect qui n'est peut-être pas le moins important c'est je sors de l'indignité il faut vous rendre compte que les macronistes traitent les gens comme du bétail il considère que il suffit de les prendre à la gorge et de leur serrer la gorge assez longtemps pour qu'il cède et il y a des gens ils savent pas si ils vont gagner ou pas mais ils veulent plus être traités comme ça ils veulent pas qu'on puisse penser d'eux qui sont lâches ou pas déterminés ou que ils vont laisser faire et là il faut bien que vous compreniez que laisser faire ça veut dire laisser le plus âgé de la famille aller travailler deux ans ou trois ans de plus et ça il y a pas il y a pas un homme il y a pas une femme il y a pas un jeune qui ressent pas sa commune l'acheter et les gens ils ont pas envie d'être lâche voilà voilà ce que je veux vous dire donc je pense que Monsieur Macron s'il compte sur l'usure se trompe de pays ça m'étonnerait pas mais ici c'est la France et le peuple en France est à un tempérament rebelle alors à plus forte raison ici qu'ailleurs