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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 2 juin 2018 111 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

#eFi5 - Géopolitique insoumise - Par Jean-Luc Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La mondialisation est aussi vieille que l'humanité. »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Le triplement de la quantité des êtres humains en l'espace de 60 ans. »
  • 24:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La souveraineté du peuple passe par la citoyenneté. »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « Si vous décidez quelque chose qui a personne pour le faire, vous n'êtes pas indépendant, vous dépendez des autres. »
  • 13:00Locuteur 1Fait
    « La seule communauté internationale qui a un sens c'est l'ONU. »
  • 16:00Locuteur 1Fait
    « L'Allemagne est une nation de moins en moins européenne quant à ses attaches économiques. »
  • 19:00Locuteur 1Fait
    « Les États-Unis ont les mains partout, hein. Ah, tu as pas le droit de faire ça, toi tu as pas le droit de faire ça, c'est un empire. »
  • 22:00Locuteur 1Fait
    « La France perdrait le contrôle de la capacité de fabriquer des turbines et toutes sortes de choses qui sont vitales et les cuves dont on en pense qu'on en veut. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce 5e cours de l'école de formation insoumise euh que nous avons intitulé géopolitique insoumise. Il nous semblait effectivement particulièrement important de s'emparer de ces questions internationales avant la fin de notre premier cycle des cours de l'école euh parce que c'est une question la géopolitique extrêmement structurante pour comprendre les enjeux politiques et le monde qui nous entoure.

Et c'est pourtant une matière particulièrement complexe dont il est difficile de démêler les fils. Alors, il y a eu évidemment la chute du bloc soviétique qui a acté la fin d'un monde, mais on sent bien qu'à l'heure actuelle, on est en train de voir se tourner une nouvelle page dans l'effondrement de de l'ancien monde. Bon, il suffit de regarder à l'heure actuelle en Europe où chaque jour est un nouvel épisode dans sa décomposition, les provocations d'un Trump qui ne semble trouver aucune limite et puis les interventions militaires d'une communauté dite internationale qui se suivent et se ressemblent.

Le tout sur fond d'une crise encore bien plus grave parce qu'elle est irréversible, c'est celle de de la crise de l'écosystème, la crise climatique et tout ça donc méritait un cours un peu exceptionnel pour l'école de formation qui va se dérouler en deux volets. Le 16 juin, vous pourrez entendre Sophie Rauser et Georg Kusmanovic nous parler de géopolitique insoumise toujours. Mais aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon qui nous fait le plaisir de venir partager ses analyses sur ces sujets qu'il connaît bien puisqu'il les creuse depuis maintenant fort longtemps dans ses mandats, dans ses écrits.

Et il faut reconnaître que beaucoup des évolutions et des dans les rapports de force et de leurs conséquences politique avait été anticipé par lui et se sont avérés justes. Donc nous te remercions beaucoup aujourd'hui d'être de t'être rendu disponible pour ce cours. Et avant de te laisser la parole, je rappelle que vous pouvez participer à ce cours avec le hashtag EFI5.

On vous invite à poser vos questions sur Twitter, YouTube euh ou Facebook dans les commentaires et euh Jean-Luc prendra le temps à l'issue de son intervention de répondre à certaines d'entre elles. À tout à l'heure. Et bien bonjour à tous.

J'ouvre la série des deux cours qui vont avoir lieu sur la géopolitique parce que ce sont des questions particulières dans l'analyse de la réalité contemporaine que celle qui relève de la géopolitique. Alors déjà, on va essayer de très rapidement regarder le mot géopolitique, géodésigne la terre, le territoire dans tous ces aspects, ces aspects géographiques mais évidemment et centralement ces aspects humains. Ça s'appelle géopolitique, donc il s'agit des questions euh humaines à échelle de la planète.

Alors euh de nos jours, on a on entend souvent dire c'est la mondialisation, donc on ne peut pas faire ceci. On est obligé de faire cela et euh on se comporte comme si la mondialisation était en fait nouveau dans l'histoire. Mais ce n'est nullement le cas.

Euh la mondialisation est aussi vieille que l'humanité. Pas tout à fait. Parce que lorsque l'humanité était à l'état de petite bande errante, il était un peu difficile de parler de mondialisation.

Quoi que l'évolution de l'écosystème global a eu des conséquences absolument radicales sur l'évolution de ces groupes humains, c'est-à-dire les phases de glaciation, de sécheresse ont modifié la façon avec laquelle les premiers groupes humains se sont répartis sur terre ont disparu, se sont maintenus. Mais enfin, c'est un aspect qui doit tellement aux causes extérieures davantage que à l'activité humaine elle-même que à cet instant ça n'est pas de grand intérêt. Ce qui nous intéresse, c'est donc la partie qui concerne à l'échelle de la planète la politique.

De quoi parlons-nous ? Des interactions entre les acteurs humains. Donc des interactions qui sont nécessairement politiques à échelle de la planète.

Ce qui varie entre l'étape actuelle et les étapes précédentes de la vie du monde, ce n'est donc pas le fait que ce soit en tout, c'est le niveau de l'intensité des relations qui existent à l'intérieur de ce système politique global. Mais l'Empire romain était une mondialisation. L'empire, les empires qui l'ont précédé, l'étaient parce que l'ensemble du monde connu entraite en relation.

Et quand je dis le monde connu, on ferait mieux de dire le monde qui se connaissait. Car l'humanité est répartie sur la quasi totalité de la planète depuis des temps immémoriaux. C'est donc le les la partie de l'humanité qui se connaissait.

Autrement dit, ce qui est premier, ce sont les interactions humaines. Et le rapport entre ces interactions humaines et leur environnement en ceci constue la géopolitique, mais elle-même est une matière fluctuante. Parce que quel est le premier acteur de la géopolitique ? et bien ce sont les États-nations.

Ce n'est pas le seul mais depuis la fin du 19e siècle c'est sous cette forme que c'est stabilisé la relation politique entre les différents groupes humains. Et ce cette relation a évolué parce qu'il y a pas eu tout le temps que des États-nations, il y a eu des empires, des structures à à bord flou, des royaumes, des influences larges dont les contours étaient pas vraiment fixés par une frontière avec des gardes barrières et puis progressivement cette situation s'est stabilisée et rigidifiée. Mais enfin, faut quand même prendre la mesure du temps aussi.

Par exemple, au lendemain de la 2e guerre mondiale, il y a 53 États reconnus, hein, qui participent de ce qu'ils appelent à l'époque la une communauté internationale. Évidemment, comme il y avait des empires qui incluaient des pays qui n'avaient pas d'autonomie ni voie au chapitre, il y avait 53 États déclarés. Aujourd'hui, on en a 197 ou 195 suivant que l'on reconnaît ou non le Kosovo et différentes autres entités de cette nature 195 si on compte l'état du Vatican, ce qu'on est obligé de faire puisqu'il est représenté à l'ONU.

Donc cette mondialisation, elle se décrit aujourd'hui d'abord comme mieux par le mot anglais que par le mot français. Le mot anglais parle de globalisation. Et il dit mieux le fait que la totalité des parties sont devenues interdépendantes et connaissent donc des rythmes, des fluctuations d'événements qui sont liés les unes aux autres de manière de plus en plus intense à mesure que les moyens de communication développent non pas ce que vous savez parce qu'en réalité vous ne savez que ce qu'on veut bien vous dire mais ce que c'est des moyens de télécommunication qui unifient et fluidifient toute la circulation de l'essentiel de notre monde, c'est-à-dire la circulation de l'argent.

Circulation qui s'opère jusqu'à la nanoseconde par les échanges de ce qu'on appelle le trading à haute fréquence, c'est-à-dire les les échanges de d'action acheté et revendu qui ne sont achetés et revendus par personne en particulier sinon par des machines. Et le temps zéro est le cœur du monde contemporain, ce qui est en fait absolument nouveau dans l'histoire de l'humanité. Plus on se rapproche du temps zéro, c'est-à-dire de la capacité d'intervenir avec un temps zéro de mise en œuvre, plus on se rapproche du cœur du pouvoir.

Ça n'a pas toujours été comme ça parce que on a connu une époque dans l'histoire de l'humanité où c'était les cycles des saisons qui déterminaient quel était le temps social dominant. Bon bah, le temps que la terre fasse le tour, il y avait des saisons et puis on plantait, on récoltait, on semait, on vendait et le reste de l'économie tournait à ce rythme. Là, nous sommes dans une autre une autre phase, c'est donc la globalisation qui intègre premièrement l'interconnexion des centres de pouvoir réels, ceux de la finance, ceux de l'argent.

Et deuxièmement, la rapidité de cette connexion qui donne tout le pouvoir à ceux qui sont les maîtres du temps zéro et de la synchronie du temps des autres. Ça, ce sont les éléments dans lesquels on n' pas la trame du cadre, mais naturellement c'est loin de suffire. Les nation par exemple ne sont pas les seuls acteurs qui composent la réalité géopolitique.

Il y a d'autres facteurs qui donnent son rythme à cette géopolitique. Je vais les examiner dans un instant, mais les acteurs proprement dit, il faut les nommer. Il y a aussi euh euh les grands organismes internationaux qui eux-mêmes finissent, même si c'est secondaire à l'étape factuel, par bah sanctionner, valider, interdire, permettre ou organiser différemment la société humaine. ces grands organismes, c'est évidemment d'abord l'ONU, je dis d'abord parce que c'est le premier qui vient à l'esprit, mais ça compte aussi l'Organisation mondiale du commerce et toutes sortes d'organismes de cette nature qui pèsent sur de tout leur poids sur le déroulement des événements politiques mondiaux.

Alors, je pourrais aussi mentionner les agents d'influence, c'est-à-dire qui finissent par avoir un impact politique, un impact sur la décision politique. Ça va depuis les ONG qui interviennent dans des secteurs jusqu'à des organisations comme par exemple la FIFA qui organise le foot dans le monde. Mais la FIFA a aussi un impact politique suivant l'endroit où elle décide que ce tiennent tienne telle ou telle compétition ou les choses qu'elle valide.

Je pense par exemple que dans le déroulement de la vie de la dictature argentine dans les années 70, la désignation de l'Argentine comme lieu de la Coupe du monde bon a joué un très grand rôle dans la banalisation de la dictature. Voilà, c'est pour donner le quelques exemples qui permettent de situer ceux qui interviennent. Mais la réalité fondamentale du monde contemporain, celui qui est sorti de la deuxième guerre mondiale, c'était les États.

Et évidemment la le croisement de ce facteur état avec les autres facteurs donne une réalité complètement différente de ce qui était prévu au départ et de ce qui a été la réalité pendant un certain nombre de décennies. On a pu parler de retournement du monde, c'est-à-dire hier, c'était la hiérarchie des nations qui décrivaient l'ordre du monde, les plus puissants jusqu'à jusqu'au plus dominés. Et tout d'un coup, cette architecture là s'est retournée parce que les facteurs transnationaux euh sont devenus plus forts que les interactions nationales.

Alors ces facteurs transnationaux, il y en a d'abord un, c'est la finance car elle ne connaît pas les frontières ou plus exactement, elle utilise les frontières à son profit. Les nations qui étaient le cadre du contrôle deviennent le cadre du contrôle des peuples et pas de la finance. et la finance contrôle les peuples, parfois en utilisant le cadre national pour euh les enrégimenter dans des dans des réglementations, dans des systèmes législatifs qui lui sont favorables et contre lesquels les gens ne peuvent pas se défendre, d'autant qu'on leur bourre le crâne pour leur expliquer qu'on ne peut rien faire d'autre.

Si vous voulez d'ailleurs comprendre comment la technique du bourrage de crâne est devenue une technique et même une doctrine, je vous invite à aller regarder un documentaire qui est actuellement en replay suré et qui s'appelle propaganda qui explique très bien quand et comment on a inventé cette technique pour manipuler des millions de gens et les convaincre de faire des choses qui sont absolument contraires à leur intérêt personnel. Le documentaire est d'autant mieux fait qu'il part de la politique et qu'ensuite il arrive dans les comportements individuels qui ont été organisés et enrégimenté par ce système. Par exemple, dans ce documentaire, vous apprenez comment on a incité les Nord-Américains à faire un bon déjeuner le matin avec des œufs et du et du et et d'autres d'autres choses qui se trouvent là, du bacon, pardon, parce que l'industrie du bacon payait pour produire davantage.

On apprend aussi comment on a poussé les femmes à fumer contre l'intérêt de leur santé grâce à des techniques qui leur a fait assimiler le fait de fumer au fait de se libérer et ainsi de suite. Donc le maillage du monde dépend donc à cette étape moins des sentiments d'appartenance particuliers que de systèmes de comportements globaux qui sont déterminés de l'extérieur par des gens l'intérêt. Le nouvel âge du capitalisme reformate pas seulement la marchandise en la mettant disponible en quantité absolument inoui et comme jamais auparavant dans l'histoire de l'humanité, mais elle formate les êtres humains eux-mêmes, leur goût, leur manière de regarder le monde, de se comporter, de se vêtir, de consommer. elle les unifie, elle les formate pour que la production de masse puisse se faire au coût le plus bas possible avec une diffusion la plus large possible.

Pour ça et bien les goûts doivent être unifiés dans le monde et c'est une des choses que parvient à faire le capitalisme de notre époque et cela décrit une un des acteurs un des facteurs de la vie du monde. C'est cette unification des comportements, des goûts, des demandes qui sont présentées au reste de la société. C'est une des raisons pour lesquelles la partie de ce qu'on appelle le soft power joue un tel rôle.

Soft power veut dire le pouvoir doux. Bon, par opposition aux bombes et au mitraillage. On peut dire en effet que des messages publicitaires harcelants ou un type de production culturelle complètement univoque sont beaucoup moins violents.

Ça va de soi. Mais les conséquences et la violence subie n'en sont pas pour autant moindre. Évidemment, vous êtes toujours vivant mais vous êtes une autre personne parce que vous avez été entièrement reformaté.

La géopolitique contemporaine ne peut pas passer à côté de ces événements transnationaux. comme je viens de le dire, qu'il s'agisse de production culturelle, qu'il s'agisse de l'influence d'organismes transnationaux ou qu'il s'agisse de la compréhension des cycles de la finance. Car lorsque la finance s'effondre en un point, la finance globale s'effondre en un point, ça donne des résultats comme la crise de 2008.

En 2008, il y a une banque qui s'effondre aux États-Unis d'Amérique pour une cause qui peut paraître totalement insignifiante. Il s'agit de prêts qui ont été faits à des gens qui n'avaient pas les moyens de le rembourser. Donc je passe sur l'explication de détail de cette affaire.

Et il s'est trouvé que un divorce a rendu impossible dans une rue la vente d'une maison qui était nécessaire pour que la dette soit appurée et puis en domino, tout s'est effondré. Donc vous voyez que dans ce système global et bien cet événement ponctuel totalement fortuit a déclenché une crise qui a été mondiale avec un effondrement de la production et des échanges dans le monde entier qui a mis plusieurs années à être rétabli auprès d'opération au prix d'opération certes très complexes mais horriblement coûteuse pour les peuples parce que c'est eux qui ont dû renflouer toutes les caisses qui ont été vidées. Donc la géopolitique dépend pour me résumer à cet instant, premièrement d'acteurs particuliers aujourd'hui les nations, deuxièmement de facteurs transnationaux.

J'ai j'ai évoqué la finance, j'ai évoqué les faits culturels et il me reste à évoquer maintenant pour qu'on comprenne bien le fait démographique qui va être le fait majeur avant d'entrer dans la partie plus proprement politique. Le fait démographique, c'est le changement radical qu' a opéré dans l'humanité. euh le triplement de la quantité des êtres humains en l'espace de 60 ans.

Euh la Terre a mis les humains ont mis 200 millions d'années pour arriver au premier milliard constitué aux alentours de 1820. Euh puis pour arriver au 2e milliard, il a fallu attendre le 19e siècle. Peut-être que mes dates sont inexactes, on les vérifiera et vous les vérifierez vous-même.

Ça fera partie des devoirs après la leçon. Quel est la date exacte à laquelle l'humanité atteint le premier milliard ? Mais vous voyez, la distance entre les premiers groupes humains et le premier milliard est immense.

Si bien que quand vous regardez l'histoire à l'échelle d'une journée, vous pouvez ou d'une année, en réalité, on peut dire qu'il ne se passe strictement rien de janvier à octobre. En octobre, on invente le feu et tout se passe au mois de décembre dans les trois derniers jours et même dans le dernier jour. On arrive au téléphone portable 23h59.

C'est dire que le temps long est un paramètre que nous ne connaissons pas dans nos sociétés contemporaines, mais qui a été le temps de vie de l'humanité pendant des millénaires et des millénaires et des millénaires où la vie s'est reproduit à l'identique moins les variations climatiques. Et donc le fait nouveau c'est que chaque fois que l'humanité double en nombre, il se produit une rupture technologique majeure et un changement de pied de vie de l'humanité. Euh bon le la date la plus ancienne qu'on peut repérer, c'est le néolithique.

C'est il y a moins 50000 ans où il se produit une série de faits qui vont s'enchaîner les uns aux autres comme l'invention de l'agriculture et toute une série d'inventions qui vont faciliter le la nourriture, l'accès à la nourriture pour les êtres humains. Et là, on a une une rupture technique. Il se passe des tas de choses.

Bon, c'est pas le moment aujourd'hui de faire l'histoire du néolithique, mais c'est intéressant parce que la règle se vérifie tout au long de l'histoire. Et lorsque nous passons du 1er au 2e milliard, et bien nous sommes dans la période la plus extraordinaire de la mondialisation et puis ensuite on passe de 2 milliards 300 millions d'êtres humains en 1950 à 7 milliards aujourd'hui et nous serons bientôt 11. Euh alors, comme nous sommes dedans, nous nous en rendons pas compte.

Euh nous prenons la vie comme elle est. Puis une vie humaine, c'est dans les bons cas 80 ans. Euh bon, une génération c'est 25 ans.

La perception du changement à échelle d'une vie a commencé à se faire déjà dès le début du 20e siècle. Encore plus au milieu. Je je sais que ma grand-mère allit au ball monté à Stawelli en allant dans le char à banc.

Le char à banc, c'est un char sur lequel il y avait des bancs puis il y avait des chevaux euh pour y aller. Euh elle a été rapatriée euh en France dans un avion caravel et elle a pu voir à la télévision euh les êtres humains arrivés sur la Lune. Bon, c'est dire que il s'est produit dans la vie de cette femme davantage d'événements qui lui signifiaent un changement total de la condition humaine qui ne s'en était produit pendant des millénaires où personne n'avait absolument rien vu changer à part les changements de saison.

Et comme nous sommes le nés dessus, nous ne voyons pas ce qui est radicalement nouveau et que j'ai essayé de résumer tout à l'heure en quelques mots, mais là nous avons des tableaux qui nous permettent de comprendre quel va être l'impact terrible de cette situation parce que le doublement, le triplement de la population humaine se fait dans le cas d'un mode de production qui au point de départ n'est pas un mode de production pensé ou voulu. D'ailleurs, il n'est ni pensé ni voulu par personne depuis le début. Mais en tout cas, il n'est pas pensé ou voulu pour une population de 7 milliards de personnes.

Si bien que il y a une contradiction entre ce mode de production qui est basé sur l'accumulation, la production de masse, l'appropriation de profit considérable pour ensuite produire des mouvements de finance considérables et le nombre des êtres humains. Mais si on en reste simplement aux aspects physiques, il est clair que dans le cadre du mode de production actuel, le mode de production capitaliste, la contradiction fondamentale de ce mode de production n'est plus seulement en lui-même, elle est dans son rapport au monde. Pourquoi ? parce que le modèle sur lequel il repose est un modèle productiviste qui avec 7 milliards de personnes débouche sur une catastrophe écologique sur le fait que on prend on prend on prend sans arrêt à la terre davantage que ce qu'elle peut reconstituer.

C'est cette dette écologique qui est le signal mortel de ce système parce que le dérèglement qu'il apporte par le fait que la planète ne peut pas reconstituer ce qu'il détruit va provoquer en chaîne toute une série d'événements qui vont perturber la vie de l'écosystème jusqu'à rendre peut-être la vie humaine elle-même impossible. En tout cas, le dérèglement climatique est un des aspects les plus connus qui conduit à des événements politique que chacun peut sinon prévoir du moins envisager. [raclement de gorge] On peut le faire parce que déjà avec ou sans des règlements climatiques, on comprend que ce n'est pas la même chose quand il y a un monde dans lequel il y a une telle quantité d'êtres humains qui habitent pour plus de 50 % d'entre eux au bord de la mer et un événement classique a toujours existé, le tsunami.

Si vous prenez Fukushima, bon des tsunamis en a toujours eu. Sauf que les tsunamis passaient sur des cabanes de pêcheur. Le jour où le tsunami passe sur une centrale nucléaire, il s'agit d'autre chose.

Un des événements qui illustre ce ces modifications du climat et leur relation avec l'activité humaine, nous pouvons en citer nous en France. On va prendre sans vouloir faire peur l'exemple de la centrale nucléaire du Bla qui se trouve dans l'histoire de la Gironde. Nous avons là un tableau, une image qui permet de se rendre compte de la situation.

On voit le fleuve, on voit la centrale nucléaire sur cette image qui s'appelle la l'image numéro 3. Voilà. Bon euh, il se trouve que là, en 1999, il a failli y avoir une catastrophe parce qu'il y avait des creux de plus de 7 m et un vent qui soufflait à 140 km/h.

Les l'ingénieur de qui était de garde de la centrale a compris que s'il laissait la centrale continuer à fonctionner, les prises d'eau pour le refroidissement de la centrale allaient se boucher du fait des alluvions et tout ce qui tombait dans la flotte. Et il a arrêté la centrale. Et en effet, les choses sont passées comme il l'avait craint.

C'est-à-dire que les prises d'eau se sont bouchées. Vous voyez donc que déjà c'est un système sensible. Dans l'image qui suit, on voit ce qui se passe quand l'eau montera d'un m car elle montera d'un m.

C'est absolument inévitable. Et ensuite, on va voir le dessin quand l'eau monte de 2 m. Donc vous voyez ce qu'il advient de l'estaire de la Gironde et donc de l'impact des modifications euh climatiques.

Là, il s'agit de l'augmentation du niveau des eaux sur les installations humaines et sur ce qu'elles sont aujourd'hui. J'ai pris cet exemple pour signaler en dehors des cas de guerre, en dehors des cas de catastrophe particulière lié au dérèglement de l'écosystème, ce qu'il viendra dans le temps long. Alors, vous me direz, on aura le temps de trouver comment démonter la centrale.

Bon, oui, bah il faut l'espérer parce que pour l'instant la seule centrale qu'on a essayé de démonter 15 ans plus tard, on y est toujours he on n pas fini parce qu'on sait pas le faire. On nous a dit "Ah ben c'est un prototype, bon ben parfait, on doit et on peut imaginer que ça sera moins coûteux euh de le faire à l'avenir parce qu'on aura trouvé l'idée. Mais après, vous voyez bien toutes les conséquences géopolitiques euh du dérèglement climatique.

Quand vous avez une zone de sécheresse qui s'étend, elle s'arrête pas aux frontières, elle engambe les frontières et par conséquent, toutes les populations qui se trouvent là n'ont pas d'autre possibilité que de s'en aller. et en s'en allant, elle perturbe tous les équilibres géopolitiques du coin. S'occupe pas des frontières, pas chez l'un, pas chez l'autre.

Et tout est déréglé. On y fait des camps de réfugiés. Les camps de réfugiés sont un problème pour l'État qui accueille.

Les populations supportent mal les réfugiés. Des tensions apparaissent entre la population et les réfugiés. À l'intérieur des populations, entre ceux qui pensent qu'il faut se comporter d'une manière et d'une autre.

Bref, l'impact se fait comme pareil en jeu de domino ou en jeu de qui trouver la comparaison qui vous va. C'est un des signalements que l'on peut faire des conséquences de la de du dérèglement climatique comme conséquence d'un système de production particulier, d'un mode de production particulier qui se termine à la fin par de la politique et des conflits politiques à l'intérieur des nations et entre les nations. Parce que quand ce sont des nations voisines mitoyennes entre lesquelles ont lieu ces mouvements de population, bah ça crée une tension entre ces nations. [raclement de gorge] Donc la on voit à cette étape de de ce que je viens d'exposer comment les choses s'organisent.

Un système qui est construit sur des relations entre les nations internationales, qui est débordé par des facteurs transnationaux, c'est-à-dire qui ne échappent au contrôle de ces nations et des réalités qui s'imposent à ell toutes. Ce qui vous me permet d'arriver à cette étape à une première conclusion euh que tout le monde euh doit et peut comprendre, même si elle choque l'intuition. dans l'intuition comme ça, on pense que le tout est le résultat de l'addition des partis.

Un événement plus un événement plus un événement constitue la réalité mondiale. Or, c'est l'inverse. Ce qui commande, c'est le tout et les partis s'ajustent sur la règle qui organise le tout.

Quand on vous dit on ne peut pas échapper à la mondialisation, c'est un peu ce qu'on vous dit. Mais dans la géopolitique, lorsque la totalité de la communauté humaine, je parle de la communauté humaine est unifié par ses communications, par un écosystème déréglé qui modifie les conditions de vie de chacun, et bien c'est le tout qui commande à la partie. Exactement comme dans un écosystème.

Un écosystème permet que certaines formes de vie apparaissent et fait disparaître les autres. Et bien, il en va de même dans la géopolitique à cette étape de la vie de l'humanité. La géopolitique commande la politique et évidemment la politique commande l'économie parce que l'économie ne peut fonctionner que dans le cadre d'un certain nombre de règles.

Voilà ce qui permet d'abord de situer l'importance et le cadre dans lequel nous agissons et nous pensons. Ma présentation maintenant du fait majeur, des faits majeurs politiques évidemment est nécessairement limité. Je pense que ce serait un discours sans fin que de vouloir résumer l'ensemble des conflits, de les prendre en compte, de les expliquer les uns par les autres et dans leur originalité.

Par conséquent, mon exposé à à l'étape dans laquelle il va entrer maintenant laisse de côté certains conflits qui existent dans le monde mais qui prennent place à l'intérieur d'un système monde plus ample, à l'intérieur duquel la réalité fondamentale va être celle de la désorganisation du monde telle qu'il est. teles que sont les nations, du fait du déclin des États-Unis d'Amérique et de la lutte des dirigeants américains contre ce déclin qui met le monde entier à contribution pour tâcher d'enrayer le déclin de l'empire qu'ils ont constitué dans le monde. Donc mon exposé laisse de côté les conflits qui existent en Asie pour la propriété dans certain nombre d'îes éventuellement des questions de frontières qui existent ou qui viendront à exister.

Il laisse de côté les conflits dans les Amériques pour l'accès à la mer dans l'Amérique du Sud où les conflits entre les nations d'Amérique du Sud et d'Amérique du Nord dans leur spécificité laisse de côté le conflit Israël Palestine qui est un des conflits qui domine la scène politique et la scène de l'intérêt en Europe mais qui est considéré dans le reste du monde comme un conflit bien moins plus secondaire qui n'apparaît à nos yeux. il laisse de côté le conflit entre les Perses et les Arabes. Bref, beaucoup de conflits.

Et encore une fois, ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'importance ou que ils n'ont pas ils n'auront pas d'impact sur le déroulement de la crise fondamentale qui traverse le monde. Vous savez très bien que la Première Guerre mondiale, celle de 1914, s'est déclenché à Sarayevo par l'assassinat d'un archrichien et que en soit l'événement n'avait pas de signification particulière par rapport au système monde, mais que du fait des alliances et bien ça entraîit le monde entier dans la guerre. Et euh dans ces conditions, ça il faut tout le temps se rappeler que chaque événement peut percuter et être l'événement fortuit qui déclenche un événement mondial, voir le risque qui est aujourd'hui une guerre généralisée.

Alors, je viens maintenant à la figure centrale de la géopolitique de notre époque. Notre époque depuis 1945 place le monde sous la domination des États-Unis d'Amérique. Cette formule doit être immédiatement corrigée parce que en 1945, le monde est partagé en deux camps.

Premièrement, la zone où a lieu l'économie de marché capitaliste et deuxièmement, une autre zone qui regroupait à peu près le tiers de l'humanité où la logique du marché capitaliste n'existait pas. ce que l'on pense du communisme d'État et n'est pas ne prend pas sa place dans cet instant de mon exposé. Mais voilà, il se trouve qu'en camp quand l'a emporté et que c'est l'économie de marché capitaliste qui a gagné et qui s'est imposé dans tout le reste du monde, incluisme comme la Chine, où certes le capitalisme financiarisé à mode de fonctionnement libéral évolue dans le cadre particulier d'institutions étatiques extrêmement fortes qui le distinguent des autres capitalismes dans le reste du monde. n'empêche que c'est du capitalisme organisé, planifié et passant à la conquête de secteur de marché.

Le phénomène central, c'est que à la sortie de la guerre, les données de la sortie de la guerre prévalent maintenant sur le monde entier. Que s'est-il passé ? On a essayé de mettre de l'ordre dans ce qui avait déclenché le premier bazar, le bazar de 1929.

Et donc on a construit un système monétaire international qui a pour finir donné la main aux États-Unis d'Amérique qui avait une monnaie dans laquelle toutes les autres monnaies pouvaient s'échanger et dont les États-Unis étaient le dernier garant. Ce sont les accords de Brotton Woods. Je les résume.

Je sais que mon propos contient un certain nombre d'inexactitude ou d'approximation, mais c'est il vaut bien en avoir une image globale. Ça a organisé le capitalisme mondial avec en dernier ressort la présence des États-Unis comme garantie. Les États-Unis, eux s'engagaient à transformer leur monnaie en or, c'est-à-dire en une valeur matérielle à la demande de ceux qui ont possédé.

Il faudrait à cet instant qu'on prévoie qu'il y ait un cours sur la théorie matérialiste de la monnaie. La monnaie ne pourra jamais être autre chose qu'elle même une production matérielle qui entre en équivalence avec d'autres productions matérielles. Alors depuis les temps immémoriaux, on choisit l'objet qui demande le plus de travail, qui tient dans le moins de place, c'est-à-dire en lingo d'or.

Bon donc à l'époque voilà, les États-Unis s'engageaient, il suffisait qu'on leur demande et ils donnaient leur monnaie au cours de l'or. Assez rapidement, il est devenu en assez évident que le cours de l'or officiel n'avait aucun rapport avec la réalité, qu'il était sous-évalué et deuxièmement que les États-Unis d'Amérique étaient hors d'état de convertir leur monnaie en valeur matérielle. Ce point d'une très grande importance.

Dans tous les autres pays du monde, quand la monnaie correspond pas aux valeurs matérielles produites, ben il y a une inflation. C'est-à-dire que les prix s'ajustent à la hausse et la monnaie se dévalorise. Bon là, il s'agit de la première puissance du monde.

Quand vous dévalorisez votre monnaie, ça a des conséquences sur vos citoyens, compris l'habitude de consommer des choses qu'ils achètent facilement à l'extérieur. Et puis ça a une conséquence sur ce que vous vendez aux autres parce que ce que vous leur achetez coûte plus cher et ce que vous leur vendez vaut moins cher. Les États-Unis d'Amérique n'ont pas accepté cette situation et ils ont pris un décret le 15 août 1971 et c'est une date fondamentale dans l'histoire contemporaine, le président Nixon a décidé que on n'échangeait plus des dollars contre de l'or.

Il faut dire que il y avait des gens qui leur avaient fait des coûts assez pendables comme le général de Gaulle qui avait décidé à un moment donné de transformer tous ces dollars en or. Alors évidemment les autres le haï he d'avoir une idée pareille parce que c'était l'obligation pour eux de prouver qu'il possédait ce qu'ils prétendaient avoir. Mais à partir de là 15 août 71 les États-Unis ne donnent rien en échange de leur monnaie si on leur demande.

Et en échange et on a fait des accords qui ont organisé un rapport entre les monnaies elles-mêmes sont les accords de Plaza. Ça date de 1960, du Plaza, c'est un hôtel hein à la Jamaïque euh de 1974. À partir de là, les États-Unis se trouvait donc à être la seule nation du monde qui pouvait imprimer des billets sans rendre de compte à personne.

Inutile de vous dire qu'ils se sont pas privés. À partir de là, bah ils ont édité chaque fois qu'ils avaient besoin autant d'argent dont ils avaient besoin. Et la dette Nord-Américains est devenu un phénomène inoui, massif, euh s'accumulant dans les banques avec une circulation de monnaie sans aucun rapport avec les circulations de valeur matérielle réelles.

Quand on compare les échanges financiers aux échanges matériels réels, la proportion est de 1 à 1000. C'est-à-dire qu'il y a 1000 fois plus d'échanges qui se font dans la sphère financière qu'il n'y en a dans l'économie réelle et que la valeur totale est 1000 fois supérieure à ce qui se passe dans l'économie réelle. Il y a donc sur le monde depuis maintenant 40 ans une énorme bulle financière qui à certains moments se se concentre à un endroit à l'autre dans des spéculations incroyables qui ont pas de sens. par exemple, ça a été la spéculation euh sur la nouvelle économie internet, tout ça.

On avait des bulles, des entreprises qui ne produisit aucun bénéfice avait des des taux de bourse absolument inoui, produisant à leur tour un enrichissement, une capacité à s'endetter qui crée encore de l'argent fictif et ainsi de suite. Les choses ont été rendues encore plus complexes par le fait que dans certaines zones du monde, des nanoéconomies toutes petites petites ont accumuler des avoirs gigantesques dont il ne savaient que faire. C'est ce qui s'est passé avec les monarchies pétrolières qui comme elles ne distribuent rien à leur population au contraire de ce qui se passe au Venezuela et qui gardent tout pour quelques ans et dans des fonds de placement et bien il y a là des sommes considérables dont ils ne savent que faire.

Une fois que vous avez fait des autoroutes dans le désert, une fois que vous avez construit des îles, une fois que vous avez plaqué vos mitraillettes en or en y incrustant des diamants, que faire de tout ce pognon ? Il y en a encore et encore et encore. Et donc tout ça est allé dans les circuits bancaires, lesquels les ont remis en circulation et ont fabriqué progressivement une zone d'accumulation totalement artificielle sans rapport avec l'économie réelle, sauf quand la bulle explose.

Voilà ce que ça donne et c'est un un effet mondial. Ça veut dire que dans la sphère financière, vous pouvez faire des profits de 15 20 %. Des fois, c'est beaucoup plus.

Tandis que dans l'économie réelle, quand vous produisez quelque chose, bah si vous arrivez à passer le 3 ou le 4 %, c'est que vous avez de la chance. Donc les taux d'accumulation artificielle sont plus forts que les taux réels. Le résultat, c'est que tout est dominé par cette sphère financière qui est le premier événement géopolitique, le premier facteur mondial de désorganisation.

Et cette sphère financière est à 80 % en dollar. Et 85 % de tout ça se déroule dans les pays anglo-saxons, c'est-à-dire l'Angleterre en tant que banque et plaque tournante et les États-Unis d'Amérique. Si les États-Unis d'Amérique devaient donner quelque chose en échange de leur dollars, il y aurait de quoi leur prendre toute leur production annuelle, peut-être une trentaine ou une quarantaine de fois.

Donc c'est absolument inimaginable. Si les États-Unis d'Amérique cessaient de de d'avoir la possibilité de ce privilège, il passeraiit de la première place, non pas à la 2e, mais à la dernière parce que leur économie s'effondrerait. Ce fait est le fait crucial de notre temps.

C'est autour de cette réalité que l'ensemble des faits géopolitiques s'organise. Pourquoi ? Parce que pour faire face à ce risque, à ce risque de déclin, les États-Unis d'Amérique sont conduits à prendre une série de mesures de plus en plus violentes pour contraindre tout le monde à rester dans le cadre.

Toutes les mesures tendent à devenir violentes. L'accès aux matières premières qui est un problème traditionnel de l'économie capitaliste prend une double acuité parce que un il faut d'abord que l'empire puisse y avoir accès pour ses propres productions. L'empire ce sont les États-Unis d'Amérique qui entre en contradiction avec le fait qu'il y a d'autres pays à qui on a sous-traité la production pour qu'ils produisent à moindre prix.

Ce qui allait dans l'ancienne circulation mondiale des marchandises et des capitaux comme la Chine, on dit c'est l'atelier du monde. Bah oui, d'accord. Enfin, pour faire l'atelier du monde, il faut avoir l'accès aux matières premières.

Donc la Chine devient un compétiteur pour les matières premières, pas parce qu'elle a une vision impérialiste, mais parce qu'elle a des carniers de commande qu'il faut satisfaire. Et cet enchaînement la confronte à ceux qui aussi veulent avoir accès à ces matières premières. si bien que la bataille pour les matières premières qu'on croyait avoir disparu comme un archaïsme d'autrefois dans un monde civilisé, ça n'aurait plus lieu, on discuterait de ces choses tranquillement, on chercherait le moyen d'y avoir accès et on se les partagerait.

Redevient une bataille sauvage et notamment autour des produits centraux de l'économie capitaliste actuelle, c'est-à-dire tout ce qui va permettre de produire de l'énergie car sans énergie, pas d'activité ou que ce soit. le pétrole et le gaz qui sont des produits totalement archaïques. Euh le pétrole étant le produit de la décomposition des forêts euh tout au long de des millions d'années pendant lesquels il y en a eu et le gaz un résultat euh annexe de cette affaire.

C'est une source d'énergie absolument et radicalement archaïque. Aller chercher bon des nappes de pétrole pouressortir ça et en faire de l'essence et faire tourner des bagnoles et et toutes sortes de choses dans le monde. On voit que les ressorts de l'économie contemporaine sont sur des socles archaïques et ils le sont parce que tout s'enchaîne et les nécessités de l'accumulation capitalistes nécessitent que ça se passe comme ça.

Mais vous voyez que tout ça est très fragile. Et donc le centre de tout ça, le centre du monde, les États-Unis d'Amérique étant en danger à tout moment de voir se produire un événement qui provoque la catastrophe pour lui, et bien ils prennent des dispositions qu'il faut pour ça. Ils sont aidés par une particularité, c'est que installer des bases partout dans le monde, ça rassure ceux qui ont des dollars.

Ils disent "Bah, ils vont le défendre, ils vont ils vont être ils vont faire ce qu'il faut. Je préfère avoir des dollars que telle monnaie à l'avenir peut-être incertain. Et donc les États-Unis d'Amérique ont une présence militaire absolument extraordinaire.

La première du monde, elle est écrasante. La plupart du temps, vous entendez des histoires, on vous dit "Les Russes sont en danger." Alors, on va regarder un une image pour se donner une idée du de la comparaison entre le budget militaire des États-Unis et ceux de la Russie.

C'est pas que je veuille me faire le défenseur des Russes à cette étape, c'est le tableau numéro 4. Et vous allez voir ce que l'énormité euh de la comparaison. Vous voyez d'un côté en rouge les Russes hein, vous avez avant la parit l'URSS.

Naturellement l'effondrement de l'URSS a été en même temps un effondrement de la capacité productive en armement de la Russie qui a repris. Et puis de l'autre côté, vous avez les États-Unis d'Amérique, c'est plus de du 50 % de la dépense militaire mondiale et avec leurs alliés, ça fait 80 %. Donc l'économie d'armement euh avec les sommes gigantesques, que ça représente, n'est pas un à côté dans l'économie mondiale.

On nen parle jamais, mais c'est un des cœurs les plus ardents, les plus réels de l'économie réelle. Faut que vous compreniez ça pour comprendre comment ces choses-là fonctionnent. l'économie d'armement, tous les pays, ça leur coûte des sous d'acheter des armes et de les produire ou de les fabriquer.

Donc ça vient en moins dire avec ça, bah vous faites moins d'éducation, moins de sciences, moins de il faut bien payer. Mais en même temps, il y a un côté entraînement, c'està-dire l'argent que vous mettez là et ben il y a des gens qui cherchent à faire des armes extrêmement meurtrières, ils mettent au point des procédés techniques et puis à la fin vous fabriquez les armes. Bon, alors il faut acheter, il faut faire de l'acier, il faut mettre du caoutchou, des fois du cuir, que sais-je encore.

Bref, l'économie d'armement est une économie qui a un certain une certaine capacité d'entraînement du reste de l'économie. Si on commande de l'acier, bah faut le produire. Si on commande des plastiques, faut le produire.

Et ainsi de suite. Donc on voit comment ça se répand. Mais pour une économie comme l'économie française, euh d'autant plus maintenant que progressivement on vend tous les moyens qu'on a de produire de manière indépendante nos propres nos propres armes, euh ça joue un rôle qui est un peu secondaire pour les États-Unis d'Amérique, c'est le contraire.

C'est le premier volant d'entraînement de leur économie. Et le paradoxe arrive de la manière suivante. Rigan qui est le grand innovateur libéral de la période de contemporaine est celui qui lance le plus grand plan d'armement et de recherche militaire de toute l'histoire des États-Unis depuis la fin de la deuxième guerre mondiale parce que l'économie d'armement est gratuite pour les États-Unis d'Amérique vu qu'ils impriment autant de billets que ils veulent quand ils veulent et et où ils veulent.

Donc l'économie d'armement est le principal volant d'entraînement de l'économie nord-américaine. On m'objectera que l'économie des services mais dans les est plus importante. Mais dans les services, on ne parle que de la sphère financière.

Les services c'est pour l'essentiel des transactions entre les assurances, les banques et cetera, de l'accumulation artificielle comme je vous l'ai décrit tout à l'heure. Si bien que le véritable ressort du fonctionnement de l'économie réelle tourne autour de l'économie d'armement. dans cette euh euh dans cette nation.

Les États-Unis d'Amérique sont donc une puissance dangereuse dans tous les sens du terme. D'abord parce qu'elle est la plus armée, la plus militarisée du monde, qu'elle est présente sur les cinq continents, qu'elle a 700000 hommes de troupes réparties partout et que elle est en danger. Et comme elle est en danger, elle est agressive.

Voilà pourquoi c'est le fait majeur dans lequel tous les autres conflits prennent leur place vu depuis le plus puissant que sont les États-Unis d'Amérique. Et les États-Unis d'Amérique ont intérêt à garder sous leur contrôle le plus possible de zones dans lesquelles personne ne conteste leur hégémonie. Et c'est à ça que c'est l'OTAN en tant qu'organisation militaire qui s'autoproclame et on va voir ça tout à l'heure dans les principes de la géopolitique insoumise qui s'autoproclame communauté internationale.

Naturellement nous ne connaissons qu'une seule communauté internationale internationale la seule qui existe, l'ONU. Eux non. Ça c'est pour dans un instant.

Mais commençons par bien comprendre pourquoi c'est un facteur de danger. Parce que des fois on me dit vous faites de l'anti-américanisme primaire mais ce n'est pas mon sujet. Mon sujet est d'observer quel où se trouve la zone du plus grand risque.

Et maintenant, je viens plus précisément sur la question du dollar. Le vrai grand risque G majuscule, c'est que tout d'un coup la prééminence du dollar soit mise en cause. En quoi consiste la prééminence du dollar ? le fait que tout le monde est obligé d'en utiliser.

Ce qui produit d'ailleurs pour les États-Unis d'Amérique des moyens supplémentaires de domination puisqu'ils ont décidé de ren avant que toute transaction en dollar relevait de leur législation, ce qui leur donne un droit d'extraterritorialité et donc de punir et de sanctionner. Le système des sanctions sert à deux choses. Rappeler la domination des États-Unis, c'est toujours eux qui décident. et deuxièmement, frapper ses concurrents.

Frapper ses concurrents. Quand les États-Unis obtiennent des sanctions contre l'Iran, ils y sont faiblement impliqués. Par contre, les Européens beaucoup.

Et donc, les États-Unis frappent leurs concurrents disant "Sortez de là, on vous interdit de commercer." Pareil avec la Russie, les sanctions qui ont été décidées en Europe neisent pas à la Russie, nuisent aux pays européens. Au contraire, la Russie développe une capacité de production avec ses autres partenaires pour compenser celles qui viennent d'Europe.

Si bien que c'est l'Europe qui est affaibli et non pas la Russie. Et l'affaiblissement de l'Europe fait partie des objectifs des États-Unis d'Amérique. Pourquoi ?

Parce que l'Europe, c'est un aspect dont on doit prendre en compte la réalité à une monnaie qui s'appelle l'euro et que si les gens venaient à commercer en euros, ça serait un très grand problème pour les États-Unis et lors de l'art. Ce n'est pas le seul danger qu'ils craignent. Ce n'est d'ailleurs pas le danger essentiel.

Certes, c'est un problème pour eux. L'Europe représente 25 % de la richesse produite dans le monde. C'est le premier acheteur, le premier vendeur du monde.

Il le fait en euros mais surtout en dollars. Le plus grand problème pour eux, c'est un fait politique récent. C'est le fait que une série de problèmes qui ne jouaient aucun rôle et n'avait une série de pays qui ne jouaient aucun rôle et qui n'avaient aucune autorité dans le monde se sont coalisés.

Le premier, c'est la Chine qui produit un ordinateur sur deux et peut-être même davantage l'atelier du monde. C'est la Russie, réserve inépuisable de matière première et aussi de savoir-faire scientifique et technique. C'est le Brésil, première nation productive de l'Amérique du Sud qui est considérée comme l'arrière-cour des États-Unis d'Amérique.

C'est l'Inde, une des toutes premières populations du monde et c'est l'Afrique du Sud qui est le l'économie la plus forte du continent africain. Ça c'est appelé un acronyme Brick pour Brésil, Russie, Inde et cetera et cetera. Ces briques se sont concertés en disant c'est pas possible, on va pas continuer à échanger dans une monnaie dont nous ne sommes pas maître et dont les courses sont fixées par quelqu'un qui décide ailleurs et qui décide contre nous.

Et ces bricks représentent 30 à 40 % du PIB mondial. La production de la richesse est énorme. Donc pour la première fois, les États-Unis d'Amérique voient en face d'eux un géant se constituer qui est un géant qui part de l'idée d'être autonome par rapport à eux.

C'est pas le cas de l'Europe. L'Europe c'est pas construite pour être autonome par rapport aux États-Unis. Ça c'est ce qu'on racontait dans les réunions de l'international socialiste pour donner un air de gauche à la construction européenne.

C'était pas du tout le sujet. L'Europe s'est constituée pour être l'espèce de dernier rempart euh en face de l'armée rouge. C'est tout.

C'est la Communauté européenne de défense et toutes ces choses. C'est ça les raisons de création de l'Europe. Par contre là et donc il s'arrange entre eux puis ça ça construit le marché commun puis euh l'Union européenne.

Mais là non, ce sont des gens qui au point de départ disent ça peut pas durer comme ça. Nous refusons de voir que les biens que nous produisons sont échangés dans une monnaie d'un pays qui en décide le cours contre nos contre nos intérêts. Et c'est la cible numéro 1 de l'activité des États-Unis d'Amérique, empêcher les Brick de se donner une cohésion et une force qui leur permette de commercer entre eux sans passer par le dollar.

Et je vous garantis que si vous ne prenez pas ça en compte, vous ne pouvez pas comprendre l'agressivité singulière des États-Unis d'Amérique contre la Russie, contre le Brésil où ils sont en train de manipuler dans des coups d'état institutionnels les plus incroyables qu'on a vu depuis bien longtemps avec l'emprisonnement de Loua, avec le renversement auparavant de madame Dilmar Roussef. On ne comprend pas ces événements et la peur qu'ils ont de voir un jour tout ça chavirer parce que une autre monnaie les remplacerait de manière substantielle dans les échanges internationaux. Beaucoup de gens croient que c'est jeté à un air comment dire une suspicion sur les États-Unis qui serait hérité de la guerre froide je ne sais quoi.

Pas du tout. C'est une vision réaliste de qui ils sont et de ce qu'ils sont. Les États-Unis d'Amérique sont une nation extrêmement agressive et qui l'a toujours été.

Évidemment, la propagande en fait l'oncle bienveillant amical qui en plus est venu nous aider à nous libérer des nazis, ce qui est vrai. Mais c'est un pays qui vit dans un état de guerre permanent sur 229 ans d'histoire, 222 ans pendant lesquels ils ont été en conflit avec quelqu'un et d'abord avec leurs propres voisins. Combien de gens savent que les États-Unis d'Amérique ont confisqué presque la moitié du territoire du Mexique à la faveur d'un coup d'état et d'une opération dont ils ont le secret de cette nature, que les États-Unis d'Amérique sont intervenus dans militairement ou par des coups d'état dans pratiquement tous les États voisins qui les entourent en Amérique du Sud.

C'est donc une nation qui a une tradition de domination et d'agressivité qui forme son substrat politique, la manière avec laquelle ses dirigeants politiques pensent le monde. Et c'est très frappant de voir à quel point il considère le reste du monde comme une sorte de périphérie confuse. Et j'ai trouvé significatif qu'on nous apprenne que la moitié des parlementaires nord-américains n'avaient pas de passeport et n'éprouvait aucun besoin de se rendre où que ce soit pour aller voir à quoi ça ressemble.

Et ça c'est typique des comportements des dominants qui considèrent les autres comme un rassemblement de peuplades folkloriques qui ont des murces sans doute très amusantes et détendantes mais que quand on s'y intéresse de près, ils modifient et transforment en d'un sous-produit de leur propre culture. Si vous voulez avoir une idée par exemple de quelle idée se font les États-Unis du Mexique, il faut aller à Canckoun parce que ils ont fait le Mexique vu par les Nord-Américains qui n'a naturellement rien à voir avec le Mexique réel mais ils en ont fait un Mexique folklorique, un Mexique d'image à la Disney plutôt que ce que c'est à cet endroit qui confine à la zone Maya. Bon bref, voilà ce que sont ces États-Unis d'Amérique, le rôle de leur économie d'armement qui favorise cette vision du monde.

Et ils ont donc produit une théorie pour expliquer tout ça et justifier leur comportement. Ça s'appelle la théorie du choc des civilisations. Ça a été produit en 1996 par un homme qui s'appelle Samuel Hunttington.

C'est un arrangement, c'est une un emballage mais c'est un emballage intéressant à étudier. Il dit au fond, les groupes humains, ils dépendent tous d'une culture et toutes les cultures dépendent d'une religion. Donc le monde est partagé entre les différentes ethies et les différentes religions qui les composent.

Et les États-Unis d'Amérique doivent faire attention parce que ceux qui sont pas dans la bonne religion sont de plus en plus nombreux. et il prenait comme exemple le recul de la part des Européens et de ceux qui sont liés à l'histoire de l'Europe comme les États-Unis par rapport au reste de la population mondiale pour dire alerte alerte, ça va mal tourner pour nous, nous sommes de moins en moins nombreux. Et Samuel Huntington, lui au moins, il fait pas le c'est pas un commentateur à la française qui euh cache les choses et les emballes.

Lui, il dit "Nous, nous sommes là parce que nous dominons de manière violente. Et si vous vous ne le savez pas", dit-il à ses compatriotes, les autres le savent. Donc lui, il assume que cette domination du monde est une domination violente.

Quand un pays cher cherche à sortir de la norme, les États-Unis interviennent, abattent le régime qui est en place ou lui font subir le sort qu'ils estiment le plus conforme à leurs intérêts. Et c'est comme ça que toute une série de conflits ont été enchaînés qui n'avaient d'autre raison que le maintien de la prééminence des États-Unis d'Amérique. Après les Twin Tower, ils font une intervention en Afghanistan qui le rendent responsable de cette attaque.

Alors que tout le monde sait qu'il s'agissait de d'individu saoudien qui constituaiit une organisation politique particulière que les États-Unis eux-mêmes avaient constitué, Al-Qaïa, pour combattre les Russes. Mais ils envahissent l'Afghanistan. Alors ceux qui croient aux belles légendes à savoir que on est intervenu pour libérer les femmes, leur enlever les burs, faire la démocratie et tout ça.

Bon sont des gens sympathiques et plein de bonnes intentions, mais la réalité n'a strictement rien à voir avec ça. Pour finir, les nations qui sont intervenues ont garanti la constitution traditionnelle de l'Afghanistan et point barre. Par contre, l'expédition militaire avait un but, c'était contrôler par où allait passer le gaz au qui faisait sortir les réserve qui se trouvaient dans cette région du monde.

Est-ce que ça irait vers la Chine ? Est-ce que ça irait vers l'Europe ? Voilà quel était le véritable sujet.

Quand cette question était réglée, tout le monde est reparti, reste du monde sur place. Mais ça n'a pas grand intérêt pour les commanditaires. Les guerres nord-américaines sont des guerres qui rapportent d'abord au aux nord-américains eux-mêmes.

Et quand je dis rapporte, je parle pas seulement du fait que les objectifs sont conformes à leurs intérêts, c'est au sens financier du terme. Quand j'étais parlementaire européen et passer un rapport sur ce qui est devenu tout l'argent qui a été déversé sur l'Afghanistan parce que c'était quand même un paradoxe, c'était des sommes gigantesques. Imaginez-vous qu'avec un jour de guerre, on avait de quoi payer la scolarisation et la nourriture de tous les enfants d'Afghanistan.

Or, visiblement, il n'était ni enseigné ni nourri. C'est qu'en réalité, cet argent va sur des compagnies nord-américaines, sur des ONG, sur des organisation qui rapatri tous ce pognon dans le dans la zone nord-américaine, Europe et cetera et cetera. Les autres, on voit pas la couleur ou on voit de manière résiduelle.

Et ce rapport du Parlement européen établissait que c'était plus de 85 % voire 90 % qui retournaient comme ça dans les pays d'origine sans que les gens sur place en ait vu la couleur. Donc il n'y a pas de doute à avoir parce que la propagande nous empêcherait de penser que les États-Unis sont une nation agressive. Nous-même aussi les Français, nous sommes une nation qui dans le passé a fait preuve de son agressivité notamment dans la colonisation.

L'idée que le monde soit composé de bisous nours est une idée grotesque. C'est bien la raison pour laquelle la paix n'est pas un état de nature, il faut la construire et il y organismes acceptés dans leur décision, je veux dire légitime. Bon, c'est maintenant que j'en viens au principe insoumis en géopolitique.

D'abord, la géopolitique doit partir des principes qui nous animent nous-mêmes. Le point de départ de notre pensée, c'est la souveraineté du peuple, quel que soit le domaine dans lequel on intervient. Question numéro 1.

Le peuple est-il souverain ? D'abord, sous quelle forme peut-il être souverain ? La citoyenneté.

La citoyenneté est la condition de la souveraineté. La souveraineté n'est pas pleine et entière quand il y a pas de citoyenneté. Il y a pas de souveraineté du peuple saoudien parce que le peuple saoudien n'a aucun droit dans son propre pays à part des droits ethniques et tribaux mais qui les liit les uns aux autres mais ils ne prennent pas de décision.

Ce que je suis en train de dire ne signifie nullement du mépris pour les individus saoudiens. C'est une description politique. La souveraineté du peuple passe par la citoyenneté.

La citoyenneté établit et nécessite la souveraineté. À quoi vont prendre des décisions si les décisions que vous prenez s'appliquent pas ? Ou vous avez pris une décision mais il y a personne pour la mettre en œuvre ou bien vous avez pris une décision puis a quelqu'un qui vous dit bah non c'est pas comme ça qu'on fera on fera autrement.

Est-ce que vous pensez j'en ai rien affiche ? Toutes ces situations que je viens de vous décrire en quelques mots, vous les avez connu. Décide quelque chose qui ne s'applique pas, c'est quasiment tous les jours en France.

Ne pas pouvoir décider, c'est tout le temps. Par exemple, quand vous avez un accord comme le CTA, accord de libre échange, personne n'a rien décidé à ce sujet en France. Jamais, à aucun moment, sauf un gouvernement qui a dit "Bah oui, c'est trop tard, on y peut rien." Voilà en quoi a consisté la participation à la décision pour ce qui concerne les Français.

Des décisions prises et on décide le contraire, vous en avez connu, c'est non à la Constitution européenne, le peuple français vote non, le peuple néerlandais vote non. Du coup, tous les autres prennent tellement peur qu'ils se disent "Ouh là là ! Si pays sur 7 qui avaient prévu de faire un référendum, l'annule pour pouvoir prendre la décision dans les endroits où il y a que des gens responsables, hein, pas des gens comme ceux du peuple qui finissent par décider des choses qui ne sont pas convenables aux yeux des puissants.

Mais ça s'est produit. Vous avez voté non au traité constitutionnel, ils l'ont redécoupé, ils ont jeté en l'air, c'est retombé, ils ont collé et ça donne le traité de Lisbon. dont monsieur Giscardestin lui-même a dit que c'était le même qu'avant, sauf qu'il a été collé dans un ordre différent et écrit en moins bon français.

Voilà. Donc citoyenneté, souveraineté sont deux aspects totalement liés. Et il y en a un troisième qui arrive avec, c'est l'indépendance.

Si vous décidez quelque chose qui a personne pour le faire, vous n'êtes pas indépendant, vous dépendez des autres. Et puis si vous décidez quelque chose et quelqu'un vous dire "Non, vous voudrez pas le faire. J'ai décidé que ça ne me convient pas." Et comme c'est moi le plus fort, taisez-vous.

Donc vous voyez, citoyenneté, souveraineté et indépendance sont liés. Indépendance de quoi ? De qui ?

Pour l'instant, la démocratie, c'està-dire l'endroit où on prend la décision se déroule dans les nations. Bah s'il y avait un autre cadre, on en parlerait. Mais il y en a pas d'autres.

L'endroit où les gens concrètement peuvent prendre des décisions, je ne dis pas des décisions qui s'appliquent, mais peuvent, ce sont les nations. Donc ça reste le cadre fondamental de la citoyenneté, de la souveraineté et de l'indépendance. Nous nous parlons d'un nouvel indépendantisme.

Pourquoi ? Parce que notre indépendantisme n'a pas pour vocation n'a pas une vocation chauvine. Son centre de gravité, ça n'est pas tout pour nous et on verra après les autres.

Soyons les plus forts. Non, c'est là que vient un autre concept. Nous, nous sommes partisans de la coopération dans un monde qui est bâti lui sur la compétition.

Le monde de l'économie capitaliste contemporaine, le monde de la géopolitique contemporaine, c'est la compétition. un bloc contre les autres, euh l'OTAN et les États-Unis d'Amérique contre la Chine, euh la Russie et les autres euh dans le domaine économique, c'est être les meilleurs et pour ça tout déréguler pour voir lequel est le plus fort. Lequel est le plus fort sur quelle base ?

La performance technique des objets, ça se partage très facilement. Ce sont juste des questions de process puis après la question des prix. Alors là, ça plus difficile parce que la seule variable d'ajustement réelle, ce sont les salaires et le fait qu'on externalise les coûts de production de la nature.

C'est-à-dire qu'on qu' on en tient pas compte. On prend, on casse tout, on démolit tout, on pollue tout, mais ça compte pas. C'est pas facturé en même temps que la marchandise.

Si euh vous amenez ce truc qui sert à rien, de l'eau euh dans une bouteille en plastique, vous payez pas le prix de la dégradation de l'eau, ni celui euh de la contamination par le plastique qui a été là et qui va rester pendant 3 400 500 ans euh à polluer les endroits où il sera jeté ensuite. Donc on voit que le principe de coopération s'oppose en tout point au système actuel. D'ailleurs, ce n'est pas de la coopération quand on décide que il y a pas de cadre dans lequel les choses se décident.

Genre l'ONU, quand on dit l'ONU qui est le seul endroit où se troupe toutes les nations, c'est un machin, ça fonctionne mal, c'est paralysé. Oui. Oui, tout ça c'est vrai.

Mais c'est le seul cadre qui existe. Donc mieux vaut le perfectionner que l'anéantir. Donc vous voyez comment dans notre logique citoyenneté, souveraineté, indépendance et je suis en train de vous la détailler ont à voir avec coopération.

Vous pouvez être pleinement indépendant même si vous ne produisez pas tout, si vous coopérez parce que justement vous allez voir les autres pour dire "Écoutez, ça on sait pas le faire et vous qu'est-ce que vous faites ? Comment vous y prenez ?" On coopère.

C'est pas pareil que de dire bah écoutez tout le monde rentre, fait ce qu'il veut et puis on verra bien ce qui restera à la sortie. Car le libre échange détruit. Le libre échange ne construit pas.

Il permet à certains de s'enrichir beaucoup au prix du fait que les autres sont appauvris. Le libre échange ne permet pas l'équilibre qui permet à chaque nation, à chaque groupe humain d'être autonome et de trouver les résultats, les ressources dont il a besoin. Le libre échange ne le permet pas.

C'est une illusion de croire qu'il le permet parce qu'on voit passer des marchandises d'un bout à l'autre du monde et que c'est le grand déménagement permanent du monde. Vous observez que plus ce système se développe, plus les poches de groupes humains dans lesquels il y a aucun échange et il y a pas accès aux marchandises et aux besoins les plus élémentaires se rarifi. Donc voilà comment ces quatre concepts s'enchaînent pour former le fond, les raisons d'agir euh de de la la géopolitique insoumise.

Mais j'étais sur le thème de l'indépendance. On l'appelle nouvelle. Pourquoi ?

Parce qu'elle ne se donne pas pour objectif soi-même. Elle se donne pour objectif cette indépendance, l'intérêt général humain. C'estàdire, nous voulons être indépendants pour servir l'intérêt général humain, pas pour se servir nous-mêmes.

Comment pouvons-nous être indépendants autrement qu'en servant l'intérêt général humain dans les conditions qui sont celles de l'unité de l'écosystème et l'unité de sa destruction. Puisque l'écosystème est menacé globalement, nous voulons pouvoir intervenir dans les décisions d'une manière libre, voir nos décisions être appliqué non pas pour nous-mêmes mais pour tous. Et donc ça nous conduit à ouvrir des perspectives et des champs nouveaux de l'action indépendante et de l'action de la géopolitique.

Non seulement les relations traditionnelles entre les nations, non seulement leur organisation ordonnée, je vais venir là-dessus pour finir, mais la relation au reste de l'humanité. Ça c'est le point nouveau et c'est pourquoi c'est un nouvel indépendantismement. Nous voulons que des outils internationaux internationaux s'appliquant dans toutes les nations soit créé.

C'est pour ça que par exemple on a soutenu l'initiative de l'Afrique du Sud et de l'Équateur qui visait à former un cadre juridique à l'ONU. cadre juridique qui s'imposerait au multinational en matière de droits sociaux et de droits environnementaux. Je vous dis pas l'histoire que ça a été.

D'abord, personne en a parlé comme ça tranquille, on en attend rien. Mais dès le début, dès le début, les États-Unis sont arrivés en disant "Nous, on connaît pas ce trucl, au revoir." Terminant leur a dit "Mais ça dépend pas de vous, c'est l'ONU qui a décidé ça.

C'est 195 nations, par vous tout seul." Oui, ben nous ça nous concerne pas. Salut, on n'appliquera pas.

Ensuite, ça a été les Européens qui ont quitté la table parce que quand le maître s'en va, les Européens suivent, sauf les Français qui sont restés à un moment avant de faire ce qu'il fallait pour que cette affaire soit au plus bas niveau de consensus possible à l'échelle mondiale et on s'attend à avoir un tex qui sera pas vraiment un cadre coercitif. C'est une première tentative. Deuxième tentative, ça a été la proposition des Boliviens d'un tribunal climatique international.

Bref, je peux pas faire la liste. Nous sommes le nouvel indépendantisme se met au service de la construction d'outils juridiques internationaux qui prennent en compte et établissent une réglementation qui soit une réglementation de l'humanité toute entière par rapport à l'intérêt de son écosystème et elle ne connaît pas de limite au au sujets dans lesquels ces questions peuvent être posées. De cette manière, le nouvel internationalisme, le nouvel indépendantisme se combine avec un nouvel internationalisme que les nations coopère en vue d'objectif commun à l'humanité toute entière et qui soit des choses aussi précises que la protection de l'air qui est menacé, la protection de l'eau, la protection des territoires qui n'appartiennent à personne.

Prenons l'exemple des grands fonds marins. Prenons l'exemple des territoires qui sont libérés par la fonte des glaces aux deux pôles sur lesquels commencent d'ors et déjà des manœuvres militaires pour savoir à qui appartient ce qui se trouve dessous parce que c'est la seule chose qui les intéresse. À qui appartiennent les minérets et les autres choses qui se trouvent sous la calotte glaciaire qui est en train de fondre.

Donc le nouvel indépendantisme, il postule, il réaffirme la centralité absolue de la citoyenneté et de la souveraineté et il se donne en fil conducteur l'intérêt général humain. Il n'est donc pas uniquement centré sur les intérêts d'une nation mais sur la manière avec laquelle une nation s'intègre dans des objectifs d'intérêt général. La relocalisation de l'activité économique qui nous conduit à être contre le libre échange est une mesure de nature écologique.

Tout ce qu'on peut relocaliser doit l'être. qui ensuite évidemment à échanger sur ce qu'on ne sait pas faire ou ce qu'on ne peut pas faire parce que notre climat ne s'y prête pas ou parce que nous ne savons pas le faire parce que nous n'avons pas la technique. Vous voyez comment des dimensions d'indépendance se combinent avec des dimensions économiques.

Aujourd'hui, vous n'avez pas le droit de faire ça. L'Union européenne vous interdit de relocaliser, c'est-à-dire d'établir des tarifs douignés avec l'extérieur de la zone Europe qui vous permett d'empêcher les produits de rentrée si vous avez décidé de les produire sur place. Vous voyez comment ce fil conducteur va nous orienter dans les différentes dimensions du danger qui arrive et c'est sur lui que je termine.

Le danger, il prend plusieurs figures. L'agressivité des États-Unis d'Amérique, [raclement de gorge] le fait que des réactions incontrôlées peuvent avoir lieu. On a de la chance que après que les Turcs ai abatttu un avion de combat russe, les Russes pas fait de représaille parce que tout s'embrasé.

Il faut espérer que tel ou tel conflit en Asie ne sert pas de prétexte à un conflit général. Il faut espérer que le conflit au Moyen-Orient entre Israël et Palestine, mais aussi entre Perse et arabes ne dégénère pas à l'intérieur de cette poudrière. Je ne fais que survoler ces différents conflits, mais j'ai dit dès le début qu'il venait se percuter avec le cadre global à l'intérieur duquel il s'insrait.

Et je vous ai pris l'exemple de Sarayevo et de la guerre de 14 pour que vous vous figuriez comment ce type d'escalade peut avoir. Le deuxième danger, c'est la disqualification de tous les organismes internationaux. Les États-Unis d'Amérique ne détestent l'eau nu.

Ils ne veulent pas en entendre parler parce c'est une limite à leur pouvoir. Ils se fichent des décisions qui sont prises. Tous les ans, il y a une motion qui est prise contre l'embargo qui étrangle le Cuba.

Sur 197 nations, il y en a 195, des fois 194 seulement qui condamnent l'embargo. Il n'en tiennent aucun compte. De même, dans le conflit euh entre Israël et Palestine, il y a des dizaines de décisions de l'ONU qui restent l'être morte parce que les États-Unis ne veulent pas euh s'y soumettre et considèrent que l'ONU n'a pas addicté ce que eux doivent faire.

La disqualification de l'ONU peut se produire de deux manières. Lorsque les États-Unis en paralysent le fonctionnement parce que ils ne payent pas leur code, parce que ils y mettent des cas tels que c'est une emponi permanente avec les les Chinois et les Russes et qu'en plus on leur m à intervalle régulier, ce qui les rend méfiant et assez agressif dans la relation à l'ONU. Cette disqualification fait leur fait préférer ce qu'ils appellent le G8, le G20 qui sont des groupes de pays qui décident à la place de l'ONU.

Je demande qu'on entende ça parce que quand vous entendez parler du G20 ou du G8 et ben faut comprendre que c'est 8 ou 20 pays qui décident à la place de 196 autres et tout le monde trouve ça normal sauf nous he nous ne sommes pas d'accord avec ça. Nous croyons qu'aux organismes internationaux reconnus comme tel et légitime c'est-à-dire l'ONU. Mais l'effondrement de l'ONU reste une des choses possibles.

Et regardez comment les États-Unis s'y prennent. Vous avez entendu parler de la remise en cause de l'accord sur le développement de l'armement atomique de l'Iran. Cet accord est une très bonne chose parce que d'abord euh il interdit au gouvernement iranien qui est un gouvernement dangereux d'être doté de l'arme nucléaire.

Euh et deuxièmement parce que c'est le premier accord après euh la fin du monde est-ouest qui interdit la dissémination nucléaire. Et nous autres, nous sommes français, nous devons être contre la dissémination nucléaire. Et ceux qui viennent nous dire "Écoutez, vous avez des armes, pourquoi voulez empêcher les autres ?" Parce que nous pensons que le monde ne sera pas plus sûr si les autres sont armés nucléairement. et nous sommes prêts nous-même à désarmer.

Nous avons déjà posé de nombreux actes. Les Français, nous sommes prêts à en faire davantage à la condition naturellement qu'on commence par ceux qui ont le plus d'armes parce que on fera disparaître le petit stock français complètement le jour où on aura fait obliger les autres à désarmer. Or, depuis la fin de l'URSS, il y a plus de discussion sur le désarmement et il y a plus de discussion sur le désarmement nucléaire.

Donc cet accord était une grande victoire quand les États-Unis d'Amérique décident de s'en retirer tout seul. Non seulement il crée un désordre incroyable dans cette zone du monde, mais surtout, et c'est un aspect qui n'est pas assez évoqué euh à à mes yeux, il s'oppose à une décision de l'ONU parce que l'ONU à l'unanimité, vous m'entendez, à l'unanimité à approuver l'accord de désarmement uranien. Donc le l'accord sur le nucléaire uranien iranien est garanti par toute la collectivité internationale qui dans ce cas précis veut dire la collectivité de l'eau est nu.

Quand un pays décide que non seulement il le remet en cause, mais qu'en plus il menace ceux qui voudraient le faire durer de sanctions économiques, les États-Unis d'Amérique pose un acte de guerre contre la communauté internationale. Je suis entré dans le détail de cette affaire pour vous montrer comment et les organismes internationaux peuvent être dévalorisés par la conduite des États-Unis d'Amérique jusqu'au point de plus rien vouloir dire. Mais ce qui est dommage, c'est quand d'autres puissances qui ont intérêt à l'indépendance comme les Français viennent valider de telles méthodes.

Écoutez ce que dit le président Macron qui dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres est purement et simplement aligné sur le modèle dominant. Il dit dans les discours qu'il a prononcé c ans dernier, il parle de la légitimité du multilatéralisme. Ça peut paraître une formule bizarre.

D'ailleurs, je suis sûr vous êtes même pas rendu compte parce que ça passe au milieu du discours puis bon tout le monde comprend qu'en gros ça veut dire comme ils disent la communauté international tout le monde est d'accord ben non tout le monde n'est pas d'accord hein et la communauté internationale dont se réclament les États-Unis d'Amérique euh dans 99 % des cas c'est les États-Unis d'Amérique et leurs alliés point le reste du monde dit "Non, on n'est pas d'accord on n'est pas d'accord pour telle guerre, on n'est pas d'accord pour telle intervention mais pour ça compte pas et les journaux télévisés vous bombardent les alliés et la communauté internationale. Mais tout ça est un abus de langage hein. La seule communauté internationale qui a un sens c'est l'ONU.

S'appelait ou ça plaî pas ? C'est comme ça, on veut l'améliorer. Oui, c'est vrai.

Mais on doit la faire vivre et on ne doit pas accepter ce que dit le président Macron, la légitimité du multilatéralisme. Parce que si vous dépouillez cette expression et que vous la ramenez à ce qu'elle veut dire, ça veut dire on est d'accord à quelques-uns, donc on est légitime pour faire des interventions militaires, aller bombarder en Syrie, aller bombarder là-bas, intervenir ici ou là. Tout ça est inacceptable de A jusqu'à Z.

Seuls les mécanismes internationaux garantis par l'ONU sont ceux qui doivent être validés et l'ONU peut intervenir militairement. Il y a un commandement militaire prévu à l'intérieur de l'ONU. C'est lui qui devrait diriger les opérations militaires internationales quand il y a des interventions.

Pas l'OTAN et les États-Unis d'Amérique qui nous entraînent dans des logiques de guerre. La place donc de ces de l'effondrement des structures est centrale dans l'évolution de la géopolitique. S'il y a plus d'Onu, ça veut dire il y a plus de régulation du tout.

Tout ce qui va aller contre la régulation va contre nos intérêts et contre l'idée d'une indépendance construite, je veux dire politiquement construite et centré ce que j'ai appelé le nouvel le nouvel indépendantisme. Quand je parle d'effondrement de structure pour rendre l'idée plus compréhensible, regardez comment l'URSS s'est effondré. Personne a discuté de l'effondrement de cette structure.

C'est la première fois qu'un empire se disloque sans qu'il y a aucun accord. Alors c'est làbas comme je te pousse. Tel que c'était du temps du RSS.

Voilà, on continue, on reconnaît comme c'est. Sauf que ce qui tenait dans le cadre de l'URSS, il y en pas hors du cadre de l'URSS. Bon, il y a des zones de l'ancien empire qui ont été attribuées aux uns ou comme ça parce que ça marchait dans le cadre de la fraternité du camp socialiste dont l'armée rouge était la garantie pour tout le monde, hein.

Bon, donc il y avait pas trop lu à discussion sur le sujet mais on a pu voir ce que ça a donné. C'est des conflits, des dizaines de conflits de frontières qui continuent avec l'Ukraine, qui continuent dans certaines régions en Geéorgie ailleurs. Bon, c'est ces conflit ne résulte pas de la mauvaise volonté russe comme on essaie de nous le faire croire mais ils sont liés à la nature des événements qui se produisent à l'intérieur des nations considérées des mesures que prennent les dirigeants.

C'est clair que quand dans un pays vous avez des communautés russophones qui sont plusieurs centaines de milliers de personnes et qu'on leur dit tout d'un coup votre langue, on a décidé que ça existait pas, clairement ça crée une tension. Vous en pensez ce que vous voulez. Mais ça crée une tension puis il y a des gens qui se laissent pas faire.

Bon, donc ça ça illustre ce que ça donne l'effondrement d'une structure. Maintenant, je pourrais en évoquer une autre, c'est l'Union européenne parce que peut-être que ceux qui m'écoutent ne se sont pas totalement rendus compte, mais l'Union européenne en tant que structure politique est en train de s'effondrer. Vous avez eu le Brexit, mais vous avez à l'intérieur de l'Union des indépendantismes qui croissent flamand euh écossais, catalane en mouvement.

Et je vais terminer sur cette réflexion que je vous livre. L'Union européenne est atteint de manière mortelle par une politique économique qui, comme vous le savez, détruit toutes les bases sur lesquelles ont été construites les États-nations européens au lendemain de la guerre. Ça, vous le voyez, j'ai pas l'intention à cet instant d'en développer les conséquences, mais il y en a.

Il y en a notamment sur les frontières. Je l'ai indiqué tout à l'heure. Il y a donc une crise des frontières en Europe.

J'avais fait la proposition dans la campagne présidentielle qui est une conférence des frontière ce qui nous aurait permis de régler par le haut la question de la Crimée et une série d'autres. On a dit que je voulais toucher aux frontières. Non mais il y a une erreur totale de compréhension.

J'ai jamais dit qu'il fallait toucher aux frontières. J'ai dit qu'elles étaient en train de se disloquer et que il valait mieux avoir un cadre dans lequel on en discute plutôt que d'attendre de voir euh comment ça se passe. Et puis il y a une autre donnée.

La politique économique de l'Europe disloque les États-nations qui sont dans l'Union européenne mais surtout a produit quelque chose d'incroyable. C'est une Allemagne totalement différente de celle qui est entrée au point de départ dans la construction de l'Union européenne. Vous ne le savez peut-être pas mais autrefois l'Allemagne avait pour premier partenaire économique la France.

L'Allemagne était donc rivée au sol européen et les Français avaient pour premier partenaires économiques les Allemands avec la libéralisation du commerce, avec le libre échangisme, avec l'obligation contenue dans les traités de ne pas mettre de frontières douanières autour de l'Europe. Les Allemands ont pris leurs aises. Les Allemands, la droite allemande, le gouvernement allemand, l'économie allemande.

Et aujourd'hui, le premier partenaire économique de l'Allemagne qui accumule des excédents commerciaux gigantesquissimes, c'est la Chine. pas la France, nous sommes que 4e. Donc l'Allemagne est en train de se rendre économiquement indépendante de l'Europe et pas que des Français, de tous les autres pays d'Europe.

La part de son commerce avec les autres pays d'Europe diminue dans la part totale du commerce qu'elle a. si bien que l'Allemagne est une nation de moins en moins européenne quant à ses attaches économiques et cela aura nécessairement des conclusions. D'ailleurs entre eux allemands, il parle de ces sujets-là et la droite allemande avait mis à l'ordre du jour la question de savoir s'il y avait pas un intérêt qui est 2 € celui du nord et celui du sud.

Bref, un supermarc et une monnaie pour le club med comme ils disent puisque c'est comme ça qu'il nous appellent les nations du sud de l'Europe. L'étude de la géopolitique, la compréhension des mécanismes qui animent les interactions entre les nations est donc fondamentale pour comprendre notre temps et ne pas le résumer à quelques slogans primaires qui empêchent de comprendre ce qui se passe vraiment et à partir du moment où on comprend de pouvoir peser sur eux. C'est pourquoi la France dispose d'une capacité incroyable d'agir sur le monde.

Mais il faut le faire avant que ce ne soit trop tard. C'est-à-dire avant que le monde est roulé dans une guerre généralisée ou dans une domination sans partage de quelques blocs dans lesquels nous n'existerions plus. Voilà, j'ai fini pour ce matin.

À bientôt ou à tout à l'heure avec vos questions. À tout de suite même. Merci beaucoup.

On te laisse le temps de de boire un petit peu. Euh les les internautes ont été très nombreux à nous suivre aujourd'hui particulièrement et donc on a beaucoup de questions. Je ne sais pas si tu vas avoir le temps de de répondre à [grognement] toutes.

Euh je les ai classé en trois sections. Il y a des questions qui portent sur la question de monnaie, euh sur le droit international et puis euh toute une série de questions sur les les conditions et les conséquences géopolitiques de la mise en œuvre de l'avenir en commun. Alors, si on commence par les questions sur la monnaie, on a par exemple la question suivante : échanges internationaux se font en dollars.

Peut-on obliger les entreprises européennes à échanger en euros ? et comment faire face aux États-Unis en cas de repost État et entreprise. Une autre question euh c'est quelqu'un qui Camille qui aimerait avoir ton avis en matière de géopolitique concernant une reprise en main de la monnaie par le peuple et est-ce que les monnaies locales et cryptomonnaies peuvent être une réponse ?

Et enfin comment sortir de la domination du dollar sans effondrement de l'économie mondiale ? Les USA ne laisseront pas se mettre en place une monnaie commune mondiale et puis les différents pays n'y souscriront pas d'un coup. Ça c'est 6 mois.

Voilà, je te laisse répondre déjà. Alors bon, ce sont des ce sont des questions extrêmement pertinentes. Je suis content qu'on les pose de cette manière-là parce que des fois il y a une façon un peu théorique de poser les problèmes.

Elles ont cette façon à sa justification, hein, mais dans une manière de les régler qui ne tient aucun compte du monde concret. C'est clair que si le dollar s'effondrait aujourd'hui, là s'il y avait et il y aura il va y avoir il y a une crise financière qui s'avance parce que la surévaluation des actifs est arrivée à un niveau supérieur à celui de 2008. Par conséquent, une correction va s'établir alors on sait pas quand ni de quelle manière, mais la une nouvelle crise financière est à l'ordre du jour et il en sera comme ça aussi longtemps que on n'aura pas purgé la dette.

Alors, c'est une chose de le dire comme je viens de le dire à l'instant. Bon bah, sur le plan théorique, on comprend, faut purger et cetera. Voilà, dans la vie réelle, attention quoi parce que si on purge d'un coup, tout s'effondre.

Et qui va décider de purger ? Puisque personne ne décide de rien là-dedans, à part les États-Unis qui éditent qui font tourner la planche habillée. Mais vous voyez bien que pour le reste tout ça tient un fil.

Donc, c'est pas notre intérêt d'être les partisans du chaos, du désordre. Bon, en espérant que il en ressorte miraculeusement je ne sais quelle solution, il ne peut sortir que la guerre. Donc, on est obligé d'y aller à pas compter de manière diplomatique et ordonnée.

Mais il faut déjà commencer par le commencement, c'est-à-dire avoir une pensée. Si vous n'avez pas de pensée sur le sujet, vous risquez pas d'agir. La question de la monnaie est cruciale.

Euh, ils ont rendu la monnaie indépendante de la décision politique, en tout cas en Europe. Alors, on nous disait "Bah, c'est comme ça dans tous les États fédéraux." C'est pas faux.

Comme l'Europe fédère des pays, on peut imaginer que il y a une monnaie unique avec une banque centrale qui est indépendante pour pas faire le jeu de telle ou telle zone. Ça se discute he en gros. Mais sauf que c'est pas vrai.

La Banque centrale des États-Unis d'Amérique est à fédéral au bay au doigts et à l'œil au commandement politique, hein. Et euh la banque centrale chinoise euh qui euh euh distribue de la monnaie sur un empire d'un mliard 400 millions d'habitants, hein, les gens faut se rappeler que ça représente autant de monde que toute l'Afrique, toute l'Europe et la Russie réuni. Bon bah cette banque là, elle obéit au dos et à l'œil.

Et c'est normal que ça se passe comme ça parce que la monnaie est seulement un instrument. Seulement un instrument. Faut faut pas être à genou devant comme si c'était une réalité transcendante et divine.

Ça n'a pas de sens. C'est juste un équivalent la monnaie entre des valeurs matérielles produites. Donc on n' pas intérêt à ce que ça soit la pagaille et euh la panique.

Mais en même temps, on n'a pas non plus intérêt à se laisser tombr. Donc il faut regarder un, d'abord avoir une théorie claire sur la chose, de avoir une action indépendante. Si vous êtes seulement le larbin du plus puissant, bah il y a aucune raison que le plus puissant change d'avis hein.

Si vous lui dites toujours à notre bon maître, on est d'accord avec vous. À quelle bonne idée vous avez eu, ah mais vous voulez envahir tel pays, mais je vous en prie, faisons-le ensemble et cetera. C'est clair que ça calme pas le plus puissant que de lui dire tout le temps qu'il a raison.

Alors donc faut être indépendant et il faut viser d'autres objectifs que la domination du plus puissant parce qu'on y trouve son compte. Euh quelles sont les propositions sur la table ? Ben il y en a pas euh si on ose dire.

Il y a le FMI qui est là et puis les briques ont commencé à construire un outil euh ça s'appelle l'accord de Shangï là. les États-Unis va passer d'un bon œil et puis les Européens aussi commencent à dire on va faire un FMI mais le FMI des Européens on le connaît c'est le FMI d'avant plus eux c'est tout c'est il y aura pas d'autres changement et ces aspects ces outils là sont des outils de contrôle bon la seule proposition sérieuse qui est sur la table c'est celle qu' on mis les Chinois alors évidemment dans le monde tel qu'il est et quand vous êtes en France vous dites les Chinois ont une bonne idée en 2 secondes vous êtes repas en ami du communisme chinois de je sais pas quo mais enfin bon non il faut quand même tenir compte du fait que les Chinois sont un acteur central de la vie mondiale et qui font des propositions très raisonnables. C'est eux qui ont proposé qu'on recommence une conférence sur le désarmement atomique.

Il y a que proposent ça et il proposent une monnaie commune. Si nous on gouvernait la France et ben on dirait nous on est partisan de ça et comme on est la France on dirait bah ceux qui s'occupent de l'euro doivent travailler à mettre au point cette monnaie commune et on organiserait la transition parce que vous pouvez passer d'une monnaie bidon le dollar à une monnaie stable et universelle la monnaie commune. Comme ça celui qui aura le plus de mal c'est les États-Unis d'Amérique puis tous ceux qui possèdent des dollars.

Parce que si vous avez une monnaie commune qui est garantie, vous allez voir que la valeur du dollar à côté, ça sera peut-être même pas la valeur du papier sur lequel il est écrit. Donc, ce sont des choses à manier avec des pincettes. Alors, le retour au contrôle sur la monnaie, les monnaies locales remplissent des fonctions qui sont indéniables de de d'autoorganisation locale, de facilitation des échanges d'un type nouveau qui sont pas forcément des échanges bâtis sur le modèle de l'accumulation que la monnaie dominante permet.

Bon, quand vous échangez des valeurs aussi immatérielles que des services que vous vous rendez ou des objets que vous échangez, que vous complétez par une monnaie locale, ce sont nos activités économiques réelles qui favorisent et renforce euh les liens locaux. Et dans l'idée de la relocalisation, pourquoi pas ? Mais en attendant, vous voyez bien que une telle monnaie immédiatement pose le problème de sa conversion parce que si c'est une monnaie uniquement pour une zone, bon c'est bien mais vous allez vite en voir la limite.

Donc la monnaie d'une manière générale doit retourner sous contrôle populaire. Et de quelle manière peut-elle le faire ? Bah c'est évidemment en reprenant le contrôle sur les banques centrales.

Alors après c'est la discussion de savoir si l'euro est une monnaie adaptée à notre situation ou si elle ne l'est pas. J'ai dit que l'euro pose toutes sortes de problèmes. À nous, il nous pose un problème, c'est que il masque euh il il interdit les dévaluation.

Donc l'ajustement entre la monnaie et la valeur réelle produite. Si bien que nous nous sommes tout le temps en état d'asphyxie et que ça tue un après l'autre chacune des économies nationales. Tous ceux qui disent ça ne disent pas un mensonge ou une sautise, hein.

Ce n'est pas vrai. C'est ça correspond à quelque chose de réel. Et d'ailleurs, on le retrouve dans le texte de Sarah Wagen Kncheh qui est la camarade qui dirige la fraction Dink au Gundstag.

Et quand on lui a posé la question "Qu'est-ce que vous pensez de ce que dit Mélenchon euh je sais pas pourquoi ils disent la sortie menacée de la sortie de l'euro, elle dit ben c'est tout à fait logique parce que" et elle raconte ce que je viens de vous dire que l'euro est un est une est un manière d'étrangler. Mais moi dans ma vision, je règle pas un problème théorique, je règle un problème pratique et je le règle si c'est moi qui dirige le pays. Si c'est les autres bon, on connait, on connaît.

C'est ce qui se passe aujourd'hui. Donc voilà, si vous voulez ça, bah c'est bien continuez. Si vous voulez autre chose, bah il y a nous.

Et nous qu'est-ce qu'on fait ? Bah on va dire, on n'est plus d'accord avec un fonctionnement pareil de la monnaie où vous donnez uniquement pour objectif la stabilité des prix, c'est-à-dire la garantie pour les rentiers que la valeur de ce qui possède sera maintenue. Bien sûr qu'il faut le maintenir, mais ça peut pas être l'unique l'unique objet.

L'objet c'est l'emploi, c'est les échanges et c'est les grands programmes d'investissement. Quand je disais ça au début, on me disait "Ah, c'est trop facile, vous allez faire marcher la planche habillée." Bah ouais, la planche habillée euro.

Les États-Unis font marcher la planche habillée tant qu'ils veulent. Et maintenant, celui qui fait marcher la planche habillée, c'est pas moi, je suis pas au pouvoir, c'est le banquier central qui tous les mois a mis 85 milliards à donner aux banques. Alors au début, disait "Bon, on vous donne de l'argent si euh vous nous donnez en échange euh des prêts que vous donnerez à l'économie." Il ont mis 400 milliards sur la table.

Les gars, regardez ça, ça nous intéresse pas. Et donc sur les 400 milliards qui étaient là, ils ont consommé presque rien, presque rien. Il a fallu que le banquier central capitule, dis on vous donne de l'argent et on vous demande rien.

Faites ce que vous voulez. Et c'est ce qui s'est produit. Et donc on fait les banques, elles ont accumulé ce pognon qui est arrivé, elles l'ont placé dans la sphère financière, elles ont reconstitué leur marges, elles ont un peu assaini un peu seulement leur bilan.

Comme c'est la nature et Aurore du vide, ils sont remis à spéculer comme des fous avec l'argent qui leur arrivé et il y a de la fragilité bancaire partout en Europe. Donc quelle est ma quelle quelle solution je défends ? Un le changement de statut de la Banque centrale européenne.

Pourquoi je dis ça ? Il y a il y a des amis qui disent là faut tout de suite partir de l'euro. Mais attendez, on est la France, il y a pas d'Europe sans nous, il y a pas d'euros sans nous.

Alors on dit bah alors vous ça y est, vous avez gagné. Les Allemands ont raison, il y a qu'à faire comme ils disent et puis ceux qui sont pas contents s'en vont. Non non, c'est eux qui vont céder.

Il faut que l'euro serve à autre chose. Et puis s'ils veulent pas que ça serve à autre chose et que ça nous étrange, ah bah là oui, il y a un gros problème. Et moi, je garantis l'indépendance de mon pays et son développement d'abord et avant tout.

On cherche les solutions raisonnables avec les autres. Qui a jamais proposé à madame Merkel que la Banque centrale le mandat soit changé ? Est-ce que est-ce qu'il y a un exemple de quelqu'un qui l'a fait ?

Non. Alors, qu'est-ce que vous demandez à madame Merkel ? Qu'elle pense à votre place.

Qu'est-ce que c'est que ces présidents français qui ont rien dans le ventre, qui proposent rien, qui ne mettent rien en mouvement ? Vous prenez quoi les Allemands pour des ennemis ? On peut pas parler avec eux ?

Ben bien sûr que si, il faut parler et leur dire "Écoutez, bien ça peut pas continuer comme ça. Vous vous en rendez compte ? C'était chez vous, vous l'accepteriez pas.

Puis on leur dira vous voyez bien, vous accumulez des excédents, dites donc, regardez les traités que vous nous imposez le reste du temps dans les traités." Il y a écrit que c'est interdit de faire des excédents. Et puis dites donc, puisque vous avez des excédents pareils, des milliards d'euros, pourquoi vous les replacez pas en Europe ?

Pourquoi vous les placer dans le reste du monde ? C'est en Europe qu'il faut les mecs. On a besoin de toutes sortes de choses.

Donc vous voyez, la monnaie est un bon sujet d'entrée. Il faut faire attention. On n pas intérêt à l'effondrement.

On a intérêt à la négociation. Mais la négociation c'est la force aussi. C'est un rapport de force.

Ceux qui croient qu'une négociation, c'est un tapis vert ou des gens de bonne compagnie se regardent dans les yeux et s'offrent des petits biscuits pour faire passer le thé se trompe. Il y a que des gens qui défendent des intérêts, des secteurs économiques. Bon voilà, les Allemands, ils défendent les bagnoles et les machines outils partout où il passent. dans toutes les discussions mondiales, ils défendent ça et ça leur réussit.

Nous, on défend rien. Alors comme ça, ben ça nous réussit aussi. On se fait dévaliser.

Voilà, j'ai dit euh le contrôle du peuple, c'est le contrôle sur les banques centrales et le pouvoir des parlements. Un parlement qui ne peut pas euh qui prend des décisions, pardon, un parlement qui ne peut prendre aucune décision, même pas budgétaire comme le Parlement européen. C'est pas un Parlement, mais c'est un lieu de confrontation. euh une banque centrale qui échappe au contrôle euh des peuples et ben c'est une tyrannie parce que c'est quelques personnes qui décident de votre vie quotidienne.

Le cours de la monnaie, la manière dont elle est distribuée change la vie de tout le monde. Donc vous avez raison de dire que c'est une question que vous devez surveiller et que il y a des solutions. Il y a pas que des impasses.

Alors, droit international. Euh le droit international a-t-il une valeur, une utilité entre les États dans un monde où la puissance militaire, économique, diplomatique semble avoir une valeur supérieure ? Et une une deuxème question, peut-on compter sur les États pour le respect effectif des droits internationaux ?

Par exemple, contraindre les États-Unis ? Bon, les les questions sont partent d'un constat qui est vrai. Le rapport de force militaire et politique est plus fort que le droit international aujourd'hui alors à laquelle on parle.

Parce que si le droit international s'imposait, Israël devrait changer ses frontières, Cuba ne serait plus sous embargot et cetera et cetera et cetera. Je parle des choses que tout le monde connaît, hein, parce que il y en a bien d'autres que tout le monde ne connaît pas. Bon, par exemple, quelle est la valeur légale en droit international du régime des sanctions que les États-Unis font appliqués ?

Bah, au zéro euh et les gens ne connaissent que les sanctions contre l'Iran ou les sanctions contre la Russie. Mais après, il faut savoir qu'il y a 63 pays qui sont sous sanction. C'està-dire que les États-Unis ont les mains partout, hein.

Ah, tu as pas le droit de faire ça, toi tu as pas le droit de faire ça, c'est un empire. Donc aujourd'hui, le droit international est moins puissant que la pure force. Bon, notre devoir à nous civiliser, c'est de faire que le droit bah et la force et pas l'inverse, hein, que la force ne crée pas un droit.

Bon, est-ce que c'est possible ? Bah les amis, c'est aussi vieux que l'humanité quoi. La première fois qu'on a imaginé la société des nations, le monde entier est cané, hein.

C'est les Français qui ont trouvé ça. Bon, alors la SDN, ça a pas été brillant, la société des nations, le bilan égal à zéro. Il y a quand même eu une guerre.

Ensuite, on a eu l'ONU qui a été immédiatement paralysé par le conflit est-ouest entre les États-Unis et et la la Russie soviétique et et et l'ensemble qui était là. Bon, mais nous, on peut pas avoir d'autres d'autres objectifs que ça de dire le droit international doit être le plus fort. On doit être la nation, nous les Français qui porte le droit international, qui le défend, qui et qui donc n'est pas ne participe pas au viol du droit international.

Si nous participons nous-mêmes au viol du droit international, on ramène plus notre science. Si on est d'accord pour que trois pays décident d'aller en bombarder un autre, faut pas s'étonner, on en est pas là et on ne le permettra jamais euh que quelqu'un nous crée aussi de grands dommages. On dira "Ben, on comprend pas, vous étiez d'accord pour les autres mais pas pour vous, qu'est-ce qui vous arrive ?" Bon, on voit que le droit international c'est notre père.

Il faut le perfectionner, l'améliorer, élargir les circonstances dans lesquelles il s'appliquent et nous en être les défenseurs les plus rigoureux. Parce que si vous acceptez une seule en taille dans l'idée d'endroit international que vous avez vous-même décidé, bah c'est fini. Vous êtes plus crédible, c'est le retour à la force.

Comment peut-on contraindre les États-Unis d'Amérique ? Il est peu probable qu'on y parvienne autrement que en isolant leur méthode. Jusqu'à présent, on a obtenu des résultats au fil de l'histoire.

Là, on a de nouveaux alliés. Euh Trump est parti dans une idée assez loufoque de l'existence d'un capital nord-américain qui pourrait découpé du reste du capital mondial. Et donc, il essaie de reconstituer les bases productives euh de des USA, mais son entreprise est condamnée d'avance, ça ne [grognement] marchera pas.

Il a beau inventé des droits de douane qui sont des provocations sur toute une série de produits, ben justement dès qu'il invente des droits de douane, les autres lui disent "Ah bon, vous le prenez comme ça ? Ben nous, ceci, ceci, ceci, cela, on en veut pas." Or, les États-Unis sont une puissance totalement extraverti sur le reste du monde.

Donc, nos nouveaux alliés, ça va être certains secteurs du capitalisme euh qui vont dire "Ah non, on n'est plus d'accord avec tout ça nous euh parce que on a des choses à vendre, à développer et cetera." Et euh dans la tradition euh de l'ancienne gauche euh et de l'ancienne gauche révolutionnaire, dans toute une série de pays, les stratèges du mouvement communiste en particulier recommander des alliances avec les capitalismes locaux pour faire face à aux empires, hein, à l'impérialisme. Et évidemment aujourd'hui, il y a une vanité française qui fait croire, y compris à des gauchistes, que la France est un empire et que par conséquent ce genre de discussion n'a pas lieu d'être.

Mais tout ça est ridicule les amis, nous ne sommes plus un empire hein, tant mieux parce que je vois pas très bien pourquoi on serait un empire et quel intérêt on y aurait. Mais en attendant, ça veut dire que notre rapport par rapport aux États-Unis euh c'est plutôt celui d'une colonie euh que d'un empire parce que nous dépendons d'eux pour des tas de choses, parce qu'ils nous donnent des ordres, parce que nos nos chefs d'état courent là-bas euh prendre leurs ordres chaque fois qu'il faut. Et puis alors en Europe, alors c'est encore pire parce que des règlements s'imposent à nous qui vont complètement contre nos intérêts et même la façon avec laquelle est construit notre pays.

Donc la bataille pour le droit international se confond avec la bataille pour l'indépendance de la France. C'est la même chose. Pour être indépendant, il faut qu'il y ait un monde stable.

Sinon, les décisions que vous prenez sont contrebattues par tout le monde, par le plus fort qui peut à tout instant vous imposer sa règle. Voilà. On ne peut pas faire autre chose que ça.

Les États-Unis d'Amérique euh se mettent se mettent essentiellement eux-mêmes en danger, hein. Et c'est par là qu'on va trouver les failles. Mais la faille, c'est de construire à chaque fois des décisions politiques justes en relation avec l'ordre international.

Et contre eux. Contre eux. Bah oui, c'est comme ça contre faire respecter le droit international, les mettre en minorité à l'ONU chaque fois qu'on peut euh faire prévaloir ce droit international quand nous-même on en a les moyens, ne pas participer au viol international, c'est comme ça que vous vous a remonter le niveau.

Quand la France dit oui à tout ce que décident les États-Unis d'Amérie, ben qu'est-ce que voulez que je vous dise ? Les autres pays disent bah si même les Français cèdent, pourquoi nous on va tenir tête ? On peut pas.

Bon, on finit alors avec les conditions et les conséquences géopolitiques de la mise en œuvre de de l'avenir en commun. Première question qui rejoint en fait ce que tu étais en train de dire. Selon vous, quelle réaction auraient les États-Unis et la Russie si la France sortait des traités européens comme le prévoit le plan B selon dans l'avenir en commun ?

Euh plusieurs internautes reviennent sur la question du protectionnisme solidaire. Euh comment situer ce protectionnisme solidaire dans ces enjeux géopolitiques et euh par rapport à un protectionnisme à la Trump. Ensuite sur le dépessage industriel, comment lutter contre le dépessage des outils industriels tels que Alstom et Airbus via les pressions américaines à travers des sanctions.

La perte d'Alstom est-elle définitive ? Voilà. et puis dans le même esprit que que les premières questions, la France seule peut-elle faire face aux USA ?

Si la réponse est négative, l'Europe peut-elle faire ? Et si qui ? Voilà, je pense que après on a une question plus large ce sur quoi l'alerte est la plus forte et que la question des questions soulèvent, c'est celle du dépessage industriel parce que nous sommes en train d'arriver à un seuil au-delà duquel on sait plus très bien ce que l'idée même d'indépendance pourrait contenir.

En ce moment, vous avez le la finalisation de l'accord STX chantier naval de Saint-Nazer avec Fincantier, l'italien à qui on a décidé de vendre le chantier naval. Les raisons pour lesquelles on vend à l'italien sont extrêmement mystérieuses parce que c'est pas une somme très importante de racheter ce chantier de construction. Il contient des formes.

Ce qu'on appelle des formes, c'està-dire c'est des endroits où on peut construire des navires d'une certaine taille. Euh, il contient la forme la plus grande euh dont on a besoin pour construire notamment des navires de guerre. Euh le carnet de commande de STX est plein pour 10 ans, donc il y a aucun risque de capital.

C'est 80 millions qu'il faut avoir. Un gars de de Bersier avait dit on peut nationaliser. C'est même pas le trait de le trait de crayon.

Il avait dit hein pour décrire la somme que c'est. Et pourtant, on le fait pas et on décide de vendre ça à Fincantieri. Alors, je sais pas s'il y a des processus de corruption qui sont intervenus pour une vente aussi loufoque parce que les armateurs français ont fait une proposition.

Donc, je ne comprends pas comment je le sais. Parce que je les ai engueulé. Je les connais, sont des gens que j'aime bien, ils sont pas de mon bord he politique mais enfin on parle très facilement et je leur ai dit alors messieur à part sortir les mouchoirs sur les charges sociales, le reste du temps vous êtes pas là.

Et bon, ils étaient vexés et ils m'ont dit "Mais pas du tout, on a fait une proposition. Bon, on nous a dit de remballer, on rememballe." À l'époque, peut-être qu'il y avait l'idée queon échangeait le chantier naval contre le droit de piller en Italie les télécom et je sais plus quoi.

Pour finir, on a été les Français ont été les entreprises françaises ont été éjectées de ce jeu. Mais de toute façon, ça ça n'explique pas la suite. En même temps qu'on venda des STX, on a commencé à avoir une discussion avec FC Thierry pour autre chose qui s'appelle Naval Group.

Ça c'est l'ancienne direction DSCN. hein. Bon, alors là, c'est très important.

C'est la boîte qui fabrique les sous-marins, c'est la boîte qui sait faire toutes sortes de machines. Par exemple, c'est eux qu'on construit quelques-unes des hydroliennes qu'on a coulé dans les grands courants de de la Manche. Bon, et on sent que le le gouvernement, les gouvernements français sont obsédés par les ajustements financiers et ne s'occupent pas de la dimension industrielle.

Par exemple, ils ont arrêté les hydroliennes, par exemple, ils ont arrêté toute une série de choses. Donc, bon, ça les intéresse pas. Pourtant, sur le plan industriel, la fabrication de ces machines est dans intérêt central.

Et l'accord avec Naval Group est très grave parce que nous allons perdre à nouveau notre indépendance dans toute une série de questions et remplacé par sur certains marchés par les Italiens. Alors, vous avez évoqué le cas d'Alstom. C'est exactement la même chose.

Tout le monde sait que Halstom est vendu parce que les dirigeants ont tu peur et ont été menacés pour une histoire de corruption qui les États-Unis ne corromp pas en personne, c'est bien connu, décident de punir ceux dont ils estiment qu'ils sont corrompus. Euh et ils ont fait tellement peur aux dirigeants que ceux-ci qui sont des lâches et à mes yeux des traîtres euh tels que le le code pénal le puni euh ont décidé de tout brader et voilà comment euh la France perdrait le contrôle de la capacité de fabriquer des turbines et toutes sortes de choses qui sont vitales et les cuves dont on en pense qu'on en veut. Jusqu'à présent, on a besoin pour une série de d'armements français.

J'espère que non. En tout cas, moi ça fait plus de 7 ans que je suis cette affaire parce qu'il y a eu des épisodes mais il y en a eu d'autres à côté. Il y a eu la vente d'Alcatel Lucin qui nous fait perdre la machine à poser des câbles internet vous savez pour faire passer la folie quoi.

Le truc de l'air moderne, on sait le faire, on le vend à quelqu'un d'autre qui bien sûr le revendra et ainsi de suite. Après une manœuvre très curieuse où l'État a refusé un près d'un milliard et demi à l'entreprise Alcatel Lucent. Alcatel, tout le monde connaît Lu c'est la partie américaine qui a grignoté petit à petit tout le cerveau de d'Alcatel Lucin et curieusement l'État a refusé de prêter de l'argent si bien que Valcatel Lucen s'est endetté auprès d'une grosse banque américaine bien connue qui en échange a pris en garantie 1700 brevets d'une entreprise de pointe de toutes les trucs de basse tension donc terminé tout ça n'existe plus en France Donc la question de l'autonomie industrielle sera posée pour l'avenir en commun parce que une bonne partie du plan de planification écologique de l'avenir en commun passe par le fait qu'on maîtrise les techniques qui sont portées par ces entreprises.

Alors ça nous amène à la question du protectionnisme solidaire. C'est naturellement le protectionnisme solidaire comme tout le reste du plan l'avenir en commun, faut l'inscrire dans une durée parce que ça peut pas se faire en quelques heures. Euh évidemment qu'il faut commencer par faire un inventaire, mais c'est un inventaire qui commence d'abord par l'inventaire écologique.

Qu'est-ce qu'on veut produire ? De quelle manière ? et ensuite on négocie avec les pays ce qu'on laissera entrer, ce qu'on laissera pas entrer comme en même temps dire dans le début du gouvernement on est membre de l'Union européenne et j'espère que dans un deuxième temps nous y jouons un rôle dirigeant à la place des Allemands qui ne prennent pas les bonnes décisions.

Bon, il y aura les protections des frontières européennes contre toute une série de produits qu'il faut plus laisser rentrer. Faut pas laisser rentrer l'acier chinois, il faut pas laisser rentrer les panneaux photovoltaïques chinois. Il faut développer euh les productions de panneaux luminescents.

Je prends ces exemples parce que c'est ceux qui concernent l'énergie. Pour abaisser le niveau de la dépendance énergétique, faut bien comprendre que tout ça est lié. Plus vous développez de la production énergétique renouvelable et indépendante, moins vous avez besoin de pétrole et de gaz.

Et moins vous avez besoin de pétrole et de gaz, moins vous êtes obligé de courir derrière ce qu'il produit, d'accepter n'importe quoi. Comme les déguisements de François Hollande quand il a été au Casa. Euh euh Kazakhstan, oui bon le le la manière dont on se roule par terre pour avoir leur uranium, qu'on fait qu'on ferme les yeux, que ça passe au Parlement français où on ense Azerbaïv qui est au pouvoir depuis 1999 en tant que premier secrétaire du parti communiste puis en tant que tirant libéral, il est très bien passé de l'un à l'autre sans aucune difficulté.

Mais bref, tous ces éléments humiliants de la dépendance française à l'égard de régime corrompu ou pourri jusqu'à la moelle ou dont on est obligé d'assurer la protection militaire pour qu'on puisse continuer à accéder aux ressources. Là, je parlais de l'uranium mais le rapport avec une séance de une série de puissances au Moyen-Orient et de même nature, c'est une dépendance humiliante pour nous. Donc il faudra faire l'inventaire, classer, ordonner et commencer à créer, comme on dirait des échanges équilibrés sur des domaine sensible avec les pays concernés.

Comment réagiront les autres protagonistes ? Bah ils feront comme tout le monde, hein. Ça veut dire c'est un principe de réalisme dans les échanges internationaux.

En Europe, on fait rien sans nous. Alors bon, il y a toute la zone de l'Interland allemande, c'estàdire tous les pays qui sont à l'escination économique allemande totale. Bon, il y a plus en Tquie qui soit pas allemande.

Bon, donc là, on ça va être le problème de notre relation avec l'Allemagne qui est l'impensée de la politique française. La poétique française vit de de romans, le couple franco-allemand, l'amitié, bon tout ça, c'est très bien, c'est très important mais ça ne correspond à peu près à rien de ce qui se passe réellement et ça nous empêche de penser, hein. Nous sommes donc tétanisés comme des lapins dans des phares parce que bon et moi quand je dis ça, on me dit "Ah, vous voulez faire la guerre ?" Bah non.

Entre entre tous aider et faire la guerre, il y a peut-être quelques intermédiaires. C'est comme ça que je le vois. Je pense que les Russes verront d'un bon œil tout ce qui autonomise l'Europe par rapport aux États-Unis d'Amérique parce que les États-Unis d'Amérique sont dans une politique d'agression contre la Russie qui se traduit par le fait qu'ils font venir beaucoup de matériel en ce moment de matériel militaire qu'ils installent des bases de missiles antimissiles qui autrefois étaient censé nous protéger de l'Iran mais qui en réalité menace 75 % du système de défense des Russes et on fait des manœuvres et on installe du matériel et des armement partout.

Il y a pas besoin d'être un pour comprendre que ça sera pour s'en servir un jour. Nous autres français, nous sommes embarqués dans cette aventure sans principe. Nous avons 100 aviateurs, nous avons un escadron de char et au total 3 ou 400 hommes qui sont qui sont sur la frontière russe qui serait naturellement [raclement de gorge] défait en 5 minutes aussi devait intervenir parce que ce sont des armements de gesticulation qui sont là et que ce qui est en face c'est pas de la gesticulation, c'est des gens qui défendent leur frontières pas pareil et leur le leur matrice.

Donc je pense que avec les Russes ça se passerait bien. Avec les Chinois, faut absolument complètement changer notre relation. Bon, naturellement, il faut continuer à échanger des écharpes blanches avec le Dalaï Lama pour ceux que qui trouvent ça décisif, mais il faut avoir une autre relation avec la Chine.

Moi, je proposais dans mon livre qui s'appelle qu'il s'en aille tous à la fin une coopération privilégiée. Alors, je me faisais traiter de tous les noms. Ah, vos amis chinois comme si j'étais payé par le Parti communist chinois pour dire ce que j'avais à dire.

La vérité, c'est que pendant ce temps-là, eux, les Allemands, eux, ils faisaient moins de gesticulation et ils allaient, ils discutaient, ils s'arrangaient et le résultat, on le connaît aujourd'hui. Ils ont une relation de coopération privilégiée avec les Chinois qui a permis à leur économie de décoller tandis que nous nous sommes dans des relations assez moyennes et pas pas vraiment pas vraiment forte. L'indépendance de la France dépend pour beaucoup de sa capacité à avoir une relation de coopération bien maîtrisé, c'està-dire pas sur la base du libre marché avec [raclement de gorge] les puissances que l'on dit émergentes.

Enfin, pour la Chine, ça devient ridicule de dire émergent. C'est la première puissance du monde. Mieux vaut s'entendre avec les Chinois qu'avec les Nord-Américains parce que on se comprend mieux, parce qu'on a plus d'intérêt croisé économique comment.

Euh tandis que les États-Unis ne nous vivent que comme une colonie mal située sur un continent confus pour eux qui est l'Europe. Enfin, je veux dire pour la plupart de ceux qui décident. Mieux vaut pour nous s'entendre avec les bricks euh qui sont émergents qu'avec euh les États-Unis qui sont finissants, dangereux et violents.

Voilà comment je peux répondre à ce moment. Ce que j'essaie de faire passer, c'est que jamais notre vision de la géopolitique est sortie du concret. Euh moi, je suis très hostile au manimement d'idées comme ça dans le vide, même si elles sont justes, il faut voir de quelle manière elle rentre dans le réel.

Et quand elle rentre dans le réel, bah c'est des rapports de fort, c'est des alliés, c'est des choses qu'il faut accepter. Il n'est pas vrai que nous ayons plus de valeur en commune avec les États-Unis qu'avec d'autres dans le monde. Il y a des dizaines de conventions que les États-Unis ne signent pas et que la France signe qui concerne le droit des handicapés, le droit des enfants, le droit du travail, le droit de la nature.

Bon, il sign rien de tout ça. Et donc, à part les phrases sur la liberté que les États-Unis confondent avec leur liberté, le reste c'est du niveau de relation qu'on a avec d'autres pays du monde. il y en a beaucoup plus avec lesquels on est en plus en relation plus étroite.

Pour moi, un désespoir du futur, ça va vous paraître curieux. C'est pas que les sciences et les techniques. C'est pas que le fait que nous finissions par gouverner notre pays et changeons destin de l'Europe et sa place dans le monde, c'est l'émergence démographique de l'Afrique.

Euh pourquoi ? parce que c'est un peuple neuf qui va surgir et qui surgit dans des conditions où il est instruit du prix que ça coûte la violence des autres sur eux et du prix que ça coûte de saccager la nature compte tenu de l'état dans lequel ils vont trouver le monde quand eux même vont être plus d'un milliard et ainsi de suite puisque quatre naissances sur 10 vont se faire en Afrique dans les 50 ans qui viennent. L'Afrique est peut-être la nouvelle respiration du monde.

Dans un monde clos, fermé, avec des puissances qui sont des fois dominées par un imaginaire archaïque. L'Afrique surgit comme l'événement absolument neuf, capable de faire un syncrétisme euh de tendance, de culture, de sciences, de technique qu'elle prouve d'ors et déjà euh dans dans plus d'un pays. Et moi, j'y vois pour nous français l'occasion de nous rendre utile parce que nous avons la chance d'avoir en commun la langue avec un très grand nombre de pays africains, si bien que le monde de demain sera un monde moins anglo-saxon, ce qui sera vraiment une bonne affaire.

Merci beaucoup. Bon ben, je crois qu'on a déjà un certain nombre d'outils de lectures assez efficace pour l'actualité non seulement internationale, mais vous l'avez compris aussi pour l'actualité politique nationale. Et euh ben je vous invite à regarder le 16 juin prochain le 2e volet de ce cours de de l'école de formation sur la géopolitique insoumise avec Sophie Rouser et George Kusmanovic.

Ensuite, ce sera les vacances. C'est donc le dernier, ce sera le dernier cours de ce premier cycle et euh on vous invite à pour la rentrée scolaire qui aura lieu au moment des amphis d'été euh où l'école de formation vous proposera un certain nombre de d'ateliers et puis le 25, le samedi 25 de 10h à midi comme d'habitude, on on diffusera un cours exceptionnel depuis les amphidé, mais je ne vous en dis pas plus sur ce dont il traitera. À très bientôt et merci de nous avoir suivi très nombreux aujourd'hui.