«LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES CONTAMINENT LA VIE EN SOCIÉTÉ»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ce sont des violences bien connues des femmes mais les hommes doivent avoir l'honnêteté de dire que peu nombreux étaient ceux qui mesuraient l'ampleur la permanence de ces phénomènes de violence. »
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« Nous sommes sur un fait quasi anthropologique et ce que nous avions à décider c'était en progrès de civilisation au sens littéral du terme. »
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« Nous rêvions d'une loi qui soit réellement globale c'est-à-dire qui aborde tous les aspects de l'éradication de cette violence et pas seulement les aspects de répression. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce devait être un moment solennel et important que celui ci : l'Assemblée Nationale Française se prononçant après l'ouverture d'une ère nouvelle sur le sujet, sur une question aussi brûlante que la violence ordinaire méconnue des hommes, bien connue des femmes. Et nous pensions, nous voulions entrer dans cette discussion en nous disant en aucun cas on ne pourra voter contre un texte sur un tel sujet quelle que soit la forme du gouvernement parce que si modeste que soit le progrès qu'il contiendrait nous voudrions l'appuyer. C'est avec cet état d'esprit que nous sommes venus dans le débat et nous nous sentions fort -d'année- de la puissance, des engagements de plusieurs d'entre nous dans ces batailles. nous nous sentions fort du moment créé par le phénomène dit "me too" -j'y reviens- Je dis, ce sont des violences bien connues des femmes mais les hommes doivent avoir l'honnêteté de dire que peu nombreux étaient ceux qui mesuraient l'ampleur la permanence de ces phénomènes de violence Si bien que nous sommes sur un fait quasi anthropologique et ce que nous avions à décider c'était en progrès de civilisation au sens littéral du terme Comment peut-on éradiquer de la société cette forme inadmissible, avilissante contaminants tous les aspects de la vie en société que sont les violences sexuelles et les violences sexistes ?
C'était notre sujet. Au demeurant, l'article 1 et l'article 3 nous convenaient l'article 1 parce qu'il présente un vrai progrès l'article 3 parce qu'il innove utilement mais ensuite est venue cette discussion sur l'article 2 nous y sommes entrés sans aucune arrière-pensée persuadé qu'on pourrait s'accorder, qu'on se comprendrait, que c'était simple à régler que le Gouvernement n'avait pas réellement l'intention de courir le risque de disqualifier un crime pour en faire un délit ordinaire et il a été curieusement impossible d'arriver à parer à ce risque. Et pourtant, sur tous les bancs, tout le monde était d'accord pour essayer de trouver une formulation qui règle les difficultés qui pouvaient surgir du fait des auteurs et des incompréhensions qui pouvaient exister.
Cela ne s'est pas fait. De même, avons-nous été stupéfait qu'on nous refuse le renversement de la charge de la preuve à propos de relation avec des enfants de moins de 13 ans. Nous n'avons pas compris, et nous allons quitter cette séance dans laquelle nous sommes tellement engagé.
Je crois que vous aurez noté l'engagement notre groupe sans avoir compris pourquoi nous nous sommes heurtés à un tel mur. On vous l'a dit, on vous le répète amender ce n'est pas se déjuger c'est tout simplement admettre la règle de la discussion je comprends que dans certaines circonstances, sur certains types de textes -bien sûr- l'intérêt suprême de la démocratie c'est que la contradiction ne s’interrompt pas et que le vote permettent la représentation de tous les points de vue. Mais sur des questions qui touchent à l'universel c'est à dire à quelque chose qui a à voir avec l'intime de la condition humaine il me semble qu'il est facile et possible de s'accorder, de s'entendre, de trouver des sorties par le haut qui soient respectueuses des convictions de chacun car il y en a aussi qui entrent en ligne de compte mais face à de telles violences, nous sommes unanimes !
Nous le savons ! et quelle qu'est été la brutalité des retours qui nous ont été faits. nous sommes persuadés encore à cette heure que vous ratez une occasion.
Bref nous nous quittons sur le sentiment d'un immense gâchis. Immense gâchis parce qu'on pouvait faire sortir de l'Assemblée Nationale Française une unanimité comparable à celle qui a animé l'Assemblée Nationale Espagnole qui a pris des dispositions beaucoup plus avancées et beaucoup plus globales car disons le, c'est notre deuxième motif d'insatisfaction mais je ne veux pas à cet instant ré-ouvrir la discussion. Nous rêvions d'une loi qui soit réellement globale c'est-à-dire qui aborde tous les aspects de l'éradication de cette violence et pas seulement les aspects de répression et ce n'a pas été le cas à notre avis.
Voilà pourquoi c'est avec tristesse que nous ne voterons pas ce texte je dis avec tristesse parce que jusqu'au dernier moment, nous nous sommes interrogés pour savoir si de quel côté la balance pesait le plus lourd. Et bien...
Nous vous disons que contrairement à vous, nous ne voulons pas assumer le risque qu'un crime puisse être déqualifié nous ne voulons pas de ce risque et nous ne voulons pas non plus des autres risques que nous avons évoqués par rapport auxquels nous avons voulu prendre des précautions. Le texte va suivre son chemin, peut-être viendrez-vous à la raison. Nous vous adjurons d'essayer de trouver un accord avec nous, nous vous adjurons de nous entendre.
Quelle que soit la forme, nous sommes prêts à avancer mais ne prenez pas le risque que tout le monde vous montre du doigt et que vous assumez avec ce texte.
Jean-Luc Mélenchon