Premier ministre, gouvernement technique... L'interview en intégralité de Jean-Philippe Tanguy (RN)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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La ligne du RN, elle a été transmise aux médias, notamment à BFM TV aujourd'hui. Le RN censurera immédiatement Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve et Thierry Baudet. Le RN pragmatique, qui attend de voir pour se décider ? C'est terminé tout ça ?
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Vous dites, on sait déjà exactement ce que feraient Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve. Vous avez des informations, vous avez échangé avec eux sur leur programme de gouvernement ?
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Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous savez qui disait ce week-end qu'il n'y aura pas de censure par principe ?
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Un invité, en l'occurrence Pascal Perrineau, disait « Mais est-ce que le Rassemblement national voterait une motion de censure du nouveau Front populaire pour faire tomber un Premier ministre, que ce soit Xavier Bertrand ou Bernard Cazeneuve ? »
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Est-ce que vous pouvez nous faire un peu la traduction ? Ça veut dire ? Cazeneuve, Bertrand Sénon, mais un gouvernement technique qui fait la proportionnelle, ça, on le censure pas.
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Un dernier mot, Jean-Philippe Tanguy, au moins 12 migrants sont morts au cours d'une tentative de traverser de la Manche. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, réclame un traité migratoire entre Londres et l'Union européenne. C'est la preuve qu'il faut coopérer en matière migratoire pour éviter ce genre de drame avec nos voisins en l'espèce de la Grande-Bretagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Philippe TanguyChiffre
« la situation était telle qu'il fallait faire plus de 100 milliards d'économies en trois ans »
- 7:00Jean-Philippe TanguyFait
« ça fait aussi 40 ans que tous les partis qui succèdent promettent aux Français la proportionnelle »
- 9:00Jean-Philippe TanguyFait
« M. Darmanin est au gouvernement quand les traités du Brexit ont été négociés »
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La ligne du RN, elle a été transmise aux médias, notamment à BFM TV aujourd'hui. Le RN censurera immédiatement Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve et Thierry Baudet. Le RN pragmatique, qui attend de voir pour se décider ?
C'est terminé tout ça ? Oui, mais c'est très pragmatique. On connaît ces deux personnalités, M.
Bertrand et M. Cazeneuve. Vous n'avez pas les projets politiques qui l'ont porté ?
Bien sûr que si, ils ont toujours porté la même chose et ils sont incapables de penser en dehors de logiciels qui ont échoué et qui ont amené, parce que c'est la vraie info, la vraie information de la journée. Ce n'est pas les éternelles tractations bidons de M. Macron.
Cette crise budgétaire considérable, où les Français ont découvert ce matin que la situation était telle qu'il fallait faire plus de 100 milliards d'économies en trois ans. Donc c'est ça la réalité aujourd'hui de la France. Il y a le sujet budgétaire qui est important, vous avez raison avec ce dérapage.
Vous dites, on sait déjà exactement ce que feraient Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve. Vous avez des informations, vous avez échangé avec eux sur leur programme de gouvernement ? Il se trouve que M.
Bertrand, je le connais un peu, parce que je suis le procédier régional des Hauts-de-France et que je le fréquente, si je puis dire, malheureusement depuis trois ans. Et qu'il a échoué dans les Hauts-de-France de manière très grave, en mentant d'ailleurs, parce que c'est quand même la particularité de M. Bertrand, c'est de beaucoup mentir avec grand renfort de propagande en disant qu'il aide les gens à payer leur plein, ce qui est totalement faux, qu'il aide les gens à avoir une voiture pour aller travailler, ce qui est complètement faux.
C'est un menteur, un manipulateur, et quelqu'un qui va...
On augmente les salaires, on a une action sur la justice, la sécurité, qui sont des éléments relativement consensuels. On fait la proportionnelle, par exemple. Même ça, ce serait censure immédiate.
On ne regarde même pas. Mais ce serait totalement contraire à ce qu'ont voté les Français. Nous, on est aussi gardien d'un vote de 11 millions d'électeurs qui ont voté pour tout, sauf pour l'espèce de relique de la 5e République.
D'ailleurs, quelle ironie que M. Macron finisse son mandat avec les gens qu'il prétendait remplacer. C'est vraiment, à partir du moment où la roue de secours est remplacée par la roue crevée, c'est quand même un mauvais signe pour la situation.
Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous savez qui disait ce week-end qu'il n'y aura pas de censure par principe ? C'est une position récurrente du Rassemblement National, oui. Laurent Jacobelli, ce week-end, votre porte-parole, il dit ça ce week-end.
Et là, on est mardi, 3 septembre, et censure automatique. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? Vous faites comme si M.
Cazeneuve et M. Bertrand ne portaient pas de passifs, de bilans et de programmes. Ce n'est pas de principe, on les connaît, on sait qui ils sont.
Laurent Jacobelli connaissait déjà le profil de ceux qui étaient cités. On parlait déjà vendredi de Bernard Cazeneuve, vous avez Bertrand, il disait qu'il n'y aura pas de censure par principe. Mais moi, je suis venu devant votre antenne le jour de l'ensemble de votre émission.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne vous ai pas dit qu'il y avait beaucoup d'espoir. Il y avait beaucoup d'espoir pour ces deux personnalités. Mais de toute façon, il y a aussi une situation qui est quoi ?
Qui est qu'on a encore perdu une semaine dans des tractations bidon où, il faut quand même bien le dire, les médias parisiens se font balader par l'Elysée où on leur dit, regardez ici, regardez là, pour ne pas parler des vrais problèmes. Moi, ce week-end, j'étais dans la Somme, j'étais à la fête des agriculteurs à Favrol. On m'a parlé de la crise des récoltes, du fait qu'ils ne savaient pas comment ils allaient se payer cette année.
On m'a parlé de la crise de l'hôpital, de la crise du logement, de la crise budgétaire. Personne ne m'a parlé de M. Bertrand ou de M.
Cazeneuve. Ça n'a aucun intérêt. Donc, il y a aussi un moment où, collectivement, est-ce qu'on va continuer à participer à ce cirque de l'Elysée où M.
Macron veut gagner du temps pour en fait nous acculer ? Parce que pourquoi est-ce qu'il fait ça, M. Macron ?
C'est quelqu'un, malheureusement, de machiavélique. Il sait très bien où il va. Il gagne du temps pour ne pas affronter la crise budgétaire.
Et il veut perdre tellement de temps. Moi, j'aimerais quand même dire ce que M. Macron est en train de faire.
Il nous fait perdre un temps tellement important qu'à la fin, on ne pourra plus discuter d'une crise budgétaire qu'il a provoquée. Et il nous dira, soit vous votez mon budget pourri, soit les fonctionnaires ne seront plus payés. Et c'est à ça qu'on veut arriver, encore à ruiner les Français.
Deux questions très précises. Emmanuel Macron devait s'entretenir aujourd'hui par téléphone avec les responsables du Rassemblement national. Est-ce que vous savez s'il a eu Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
Non, je ne suis pas au courant, mais il peut les appeler. Il n'y a pas de problème, vous savez. Marine Le Pen et Jordan Bardella, ils ont une particularité que tout le monde leur reconnaît dans le personnel politique, y compris nos pires adversaires.
C'est qu'on dit ce qu'on fait et qu'on fait ce qu'on dit. Donc c'est sûr qu'avec nous, il n'y a pas de surprise et surtout de mauvaise surprise pour les Français. Deuxième question extrêmement précise, puisque c'était une question qui était abordée dans le débat précédent.
Un invité, en l'occurrence Pascal Perrineau, disait « Mais est-ce que le Rassemblement national voterait une motion de censure du nouveau Front populaire pour faire tomber un Premier ministre, que ce soit Xavier Bertrand ou Bernard Cazeneuve ? » Vous n'auriez aucun problème à voter avec le nouveau Front populaire pour faire tomber ce type de Premier ministre ? Ça fait deux ans, nous avons déjà voté un certain nombre de motions de l'ancienne NUPES.
Il n'y a aucun problème, contrairement à ce que disait votre invité, M. Lavrieu, on ne vote pas un texte, on vote juste la censure. On vote pour qu'un gouvernement tombe, il n'y a pas de contenu politique à la censure autre que de renvoyer ces personnes dans leur penâtre.
Donc, censure automatique pour Xavier Bertrand. Bernard Cazeneuve, même s'il défend l'abrogation ou le gel de la réforme des retraites, ce qui est aussi une de vos revendications, pareil, censure automatique. Mais je n'ai aucune confiance dans la parole de M.
Cazeneuve. La dernière fois qu'il était au pouvoir, il a augmenté d'un an...
Non mais attendez, Jean-Philippe Tanguy, pardon, mais depuis le début...
Non mais attendez, attendez. Est-ce qu'on peut parler des faits ? Il a augmenté d'un an...
Non mais je vais finir. Il a augmenté d'un an avec la réforme touraine de François Hollande et d'ailleurs de M. Macron à l'époque, d'un an les cotisations des salariés.
Donc vous voulez que je...
Depuis le début, vous dites oui, mais moi je sais, je le connais, je sais ce qu'il a fait dans telle région. Si Bernard Cazeneuve arrive et dit parmi ma liste des priorités, il y a l'abrogation de la réforme des retraites, comment est-ce que vous pourriez censurer un Premier ministre qui propose ce que vous proposez aussi ? Je n'ai aucune confiance en lui.
Ce n'est pas compliqué comme réponse, M. Duhamel. Je n'ai pas confiance en ces personnes.
Je ne trouve pas ça très satisfaisant. Vous voulez que je vous reparle des promesses de campagne de M. Cazeneuve en 2012 avec M.
Hollande, mon ennemi, c'est la finance, la justice sociale, le changement, c'est maintenant. Ils étaient tellement mauvais et ils ont tellement mis la France dans une situation de difficulté qu'ils ont été incapables de se représenter. Que ce soit M.
Hollande, M. Cazeneuve, ils ont été renvoyés, même pas capables de se présenter devant les électeurs. D'ailleurs, les Françaises et les Français, ça fait 7 ans qu'ils ont renvoyé au moins M.
Cazeneuve. Il est vrai que M. Hollande a reconnu une nouvelle carrière grâce à sa reconversion dans le mélenchonisme, mais les Français ne veulent plus de ces gens-là.
Elle a été élue grâce, c'est vrai. Il a été élu à la fois grâce à M. Mélenchon et grâce à M.
Wauquiez. C'est vraiment la caricature de ce parti unique. C'est que M.
Hollande, renvoyé par les Français, réussit à être réélu grâce au soutien croisé de M. Wauquiez et de M. Mélenchon.
J'avoue quand même, dans un système qui a autant un bout de souffle, on n'a pas connu pire. Voilà ce qu'a fait savoir l'entourage de Jordan Bardella, le président de votre formation politique, que le Rassemblement national accepterait, je cite, un gouvernement technique concentré sur les affaires courantes qui se chargerait de mettre en place la proportionnelle. Est-ce que vous pouvez nous faire un peu la traduction ?
Ça veut dire ? Cazeneuve, Bertrand Sénon, mais un gouvernement technique qui fait la proportionnelle, ça, on le censure pas. Entre autres, un gouvernement technique ou neutre, d'ailleurs, je l'ai vu, vous l'avez diffusé avant que j'arrive en plateau, c'était aussi une personnalité qui n'est pas insultée les électeurs du Rassemblement national, qui n'est pas insultée les dirigeants du Rassemblement national, qui est dans un rapport de respect, donc avec le résultat des élections, avec 11 millions d'électeurs pour notre coalition, avec Éric Ciotti, où c'est la moindre des choses, si vous voulez, de demander à des gens qui ne nous ont pas insultés ou qui n'ont pas insulté les Françaises et les Français, qui ont quand même massivement voté pour le Rassemblement national.
Mais de toute façon...
Non, mais donc technique, pourquoi pas ? C'est au fond les conditions que vous fixez pour qu'il n'y ait pas de censure. Si je lis bien ce que dit l'entourage de Jardin Marais, que vous dites...
C'est ce qui est dit, mais ce ne serait évidemment pas un blanc-seing pour le reste. Parce qu'on peut mettre en place la proportionnelle. Pourquoi ?
Parce que c'est une aspiration des Français. Est-ce que c'est le seul moyen aussi de sortir de ce régime à bout de souffle où les partis du système arrivent à s'allier pour contrecarrer la volonté politique des Français ? Alors Jean-Philippe Tanguy...
On peut bien qu'on commande pendant...
Non, non, on ne commande pas, mais c'est important puisque...
Non, on peut commenter pendant six mois, si vous voulez, les portes qui claquent à l'Élysée, les rumeurs...
Parce que l'entourage d'hier, que vous citiez comme si c'était une source très fiable, vous aviez à peu près les mêmes mots aux vos collègues, pour dire que l'entourage de M. Macron disait que M. Baudet s'était pillé.
Allez-y, vous y allez. Comme vous avez dit Mme Vautrin, il y a deux ans, ça devait être Mme Vautrin. Jean-Philippe Tanguy, vous parlez de confiance dans les mots, les termes qui sont utilisés.
À l'instant, vous nous dites, l'entourage de Jordan Bardal a dit un gouvernement technique, on est OK. Écoutez ce que disait Marine Le Pen, c'était au mois de juillet, et puis il y a quelques jours. Moi, je vois bien arriver le gouvernement technique, tel que l'Italie l'a vécu.
C'est une bonne solution ou c'est votre pire que je crois ? Non, non, mais c'est absolument pas une bonne solution parce qu'Emmanuel Macron a quand même fait la dissolution de l'Assemblée nationale, soi-disant pour rendre le pouvoir au peuple. Et en réalité, c'est la technocratie qui va prendre le pouvoir.
Moi, je ne crois pas du tout au gouvernement technique. Il n'y a pas de gouvernement technique. Il n'y a que des gouvernements politiques planqués derrière des appellations techniques.
Bah alors, c'est gouvernement technique ou pas gouvernement technique ? Puisque là, visiblement, ce n'était pas la position que vous défendez il y a un temps. Monsieur Duhamel, ce n'est pas ce que l'on veut.
Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Vous voulez que si on disait on ne veut rien du tout, vous nous disiez bah l'ORN ne veut rien du tout. Donc à partir du moment, nous, si vous voulez, on essaie de trouver dans cette catastrophe...
Mais vous voulez quoi alors ? Je ne veux pas que mon pays s'effondre. Excusez-moi, peut-être qu'on est les seuls.
Moi, j'aurais voulu, effectivement, qu'on gagne loyellement les élections. Ça n'a pas été le cas. On aurait voulu que M.
Macron accepte la défaite, que ceux qui se sont ligués contre nous au moins assument un misérable programme commun et aillent au bout de leurs choses. Qui trouve grâce à vos yeux ? Puisqu'on a du mal à se prendre technique par technique.
Oui, parce que déjà, si vous voulez finir mes frappes, on essaie de trouver pour notre pays qui a tant de difficultés le tout petit fil qui permette d'éviter une crise politique, une crise de régime qui s'ajoute à la crise budgétaire, à la crise de sécurité. Vous voulez quoi ? Que je mette de l'huile sur le feu ?
Que je dis je ne veux rien ? Je boude. On n'a pas gagné les élections.
Non, mais Jean-Philippe Tanguy, je pense pas juste que vous avez du mal à parler d'une même voix. Alors, qui ? Je parle d'une même voix, M.
Duhamel. qui respecterait vos électeurs ? Qui ?
Je n'ai pas d'idée de qui pourrait étonner cela. Je ne suis pas dans la tête de M. Macron.
Ce n'est pas ma fonction. Je ne vais pas commencer à rentrer dans la litanie des noms. On vous dit, les critères ne sont pas très compliqués.
Quelqu'un de respectueux, des électeurs du Rassemblement National, qui ne soit pas un larbin de M. Macron, et qui soit capable de mener le radeau de la méduse que nous rend M. Macron et les partis du système, et qui va s'engager à la fin proposer aux Français une alternative qu'on sortira de ce piège institutionnel.
Et qui va s'engager à ne faire que la proportionnelle. C'est-à-dire, l'agenda ministériel et gouvernemental pendant un an jusqu'à la prochaine dissolution que vous appelez de vos voeux, c'est faire la proportionnelle. Mais pas du tout dans la lettre que Marine Le Pen a transmise à l'ensemble des députés, que vous avez eu la gentillesse de traiter sur vos antennes.
Vous savez très bien qu'on a proposé tout un train de réformes importantes. Crise de l'hôpital sur la crise de l'éducation, le débat budgétaire, permettre aux forces de l'ordre d'avoir la légitime défense pour éviter une nouvelle tragédie, malheureusement, comme ce qui est arrivé aux gendarmes communes et au deuil de sa famille. Bref, on propose plein de choses pour le pays, à l'agenda du pays.
Mais à moins, dès qu'on dit quelque chose, M. Duhamel, et c'est là où je vous trouve un peu de mauvaise foi, si je peux me permettre, c'est que dès qu'on fait une proposition, dès que l'Assemblée nationale fait une proposition, nos adversaires s'en servent pour bloquer le pays. Donc nous, nous essayons d'être au service des Français, pas dans le nôtre.
Et donc on essaie de voir quelle est la petite ligne ? Vous voulez qu'on fasse comme le NFP, à dire on veut Mme Casté, Mme Casté, que personne ne connaissait, qu'il n'y ait aucune légitimité ? Pardon, mais je ne vois pas beaucoup de différence à dire que de toute façon, vous censurerez a priori toutes les possibilités qui vous sont soumises.
Mais on vient de vous donner une solution alternative. Solution technique, avec quelqu'un qui fait juste la proportionnelle après avoir dit il y a quelques jours que vous ne vouliez pas d'un gouvernement technique. Vous reconnaissez que ce n'est pas d'une carte élimpide, juste Laurent Boquet.
Ce n'est pas ce que nous voulons, c'est malheureusement, c'est la fatalité, c'est le fatou. Vous savez, on est une civilisation aussi où on accepte parfois qu'on ne puisse pas tout faire. Ça peut vous faire ricaner, mais c'est la réalité.
Parfois, on doit gérer des situations qui nous dépassent, qu'on n'a pas souhaité. D'ailleurs, comme beaucoup de Français, vous savez, il y a beaucoup de Français au quotidien, ils gèrent des situations qui leur tombent dessus. C'est sûr que M.
Macron, dans son palais, il devrait peut-être retourner sur Terre, arrêter de croire que les Jeux Olympiques sont la vraie vie et que sa mission, c'est d'assumer la fatalité, c'est d'assumer les difficultés, ce n'est pas d'en créer des nouvelles et d'être un agent du chaos. Laurent Wauquiez, patron du groupe La Droite Républicaine à l'Assemblée, voilà ce qu'il dit. Donc, je résume la stratégie du Rassemblement National.
On bloque la France pendant trois ans et on fait uniquement passer la proportionnelle pour le tripatouillage électoral, la politique du pire. Bravo, le sens de l'intérêt national. M.
Wauquiez sait bien que le scrutin majoritaire, c'est la seule façon qu'il lui reste pour survivre en politique. Est-ce que sinon, il aurait disparu, bon débarras ? C'est vrai, avec un certain impatience dans la réforme proportionnelle qui est attendue par les Français et promise aux Français, parce que ça fait aussi 40 ans que tous les partis qui succèdent promettent aux Français la proportionnelle, la disparition de cette espèce de personnel politique qui vit que de cette trahison.
C'est la disparition de Laurent Wauquiez de la vie ? Oui, j'avais compris, merci. Je précise parce qu'il y a tellement d'attaques sous la ceinture.
Donc, disparition politique de M. Wauquiez, oui, ce serait une bonne chose pour la France puisque M. Wauquiez a trahi à peu près tout ce qu'il a promis à tout le monde.
Et puis, moi, je l'avais déjà dit sous votre antenne, ça lui permettra aussi de répondre à toutes les affaires de détournement et de corruption qui arrivent dans sa région. Pas exactement le sujet ce soir, mais...
Oui, mais c'est...
Vous l'avez dit. Un dernier mot, Jean-Philippe Tanguy, au moins 12 migrants sont morts au cours d'une tentative de traverser de la Manche. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, réclame un traité migratoire entre Londres et l'Union européenne.
C'est la preuve qu'il faut coopérer en matière migratoire pour éviter ce genre de drame avec nos voisins en l'espèce de la Grande-Bretagne ? Oui, bien sûr, c'est une tragédie avec des monstres, des passeurs qui abusent de la misère humaine. Mais M.
Darmanin est au gouvernement quand les traités du Brexit ont été négociés. Il soutenait d'autres accords qui, depuis 20 ans, préident aux relations qu'on a avec le Royaume-Uni, sans cesse critiqués. D'ailleurs, M.
Bertrand aussi sans cesse critique les accords qui existent mais qu'il a lui-même négociés avec le Royaume-Uni. Donc, ce sont des gens, une fois plus, qui critiquent créés, entretenus. Ça fait 7 ans que M.
Darmanin est ministre, 5 ans de mémoire qu'il est ministre de l'Intérieur. Il aurait très bien pu proposer ses réformes avec le Royaume-Uni. C'est d'autant plus facile que c'est nous, et vous le savez, à Calais et sur la côte aussi de la Somme maintenant, dans la Vége-Somme qui est maintenant touchée malheureusement, qui contrôlons la frontière de fait, qui contrôlons la frontière du Royaume-Uni.
Donc, nous avons évidemment des marges de manœuvre et de négociation très fortes avec le Royaume-Uni mais vous savez qu'il ne l'avait à l'époque même pas utilisée pour défendre aussi les pêcheurs qui depuis 3 ans, les pêcheurs français souffrent aussi de grosses difficultés parce que M. Macron est incapable de les défendre dans nos relations avec le Royaume-Uni. Merci Jean-Philippe Tanguy.
Jean-Philippe Tanguy