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interviewLCP (sur YouTube)· 14 octobre 2025 67 min

S. Lecornu : « Le gouvernement proposera, nous débattrons ... » | Chaque voix compte -14/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France info. Bonsoir Fanny, bonsoir.

Et Laurent Guimier, bonsoir. Bonsoir Adeline. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir une déclaration de politique générale avec des mots particuliers, les mots que le PS attendait pour ne pas censurer le nouveau gouvernement.

Suspension dès l'automne de la réforme des retraites. Sébastien Lecnu les a prononcé ces mots. L'annoncensure est-elle garantie ?

Et à quel prix ? Et bien, on va en parler dans un premier temps avec Stéphanie Despierre, journaliste à LCP, John Christopher Roland, constitutionnaliste et maître de conférence à l'université de Paris Nanterre et Wal Bordas, journaliste parlementaire au Figaro et auteur du livre Palais bourbier qui vient de paraître chez Robert Lafond. Nous sommes également avec Yvric Cordaux, secrétaire général adjoint de la CFDT en charge des retraites.

À suivre à 20h, quelle histoire avec Laurent Guimier. Et à propos de ce discours, je vais vous parler un peu du style le cornu hein qui s'affine par les peu, par les caches, quitte à parler beaucoup de la présidentielle, ce qu'un premier ministre ne fait jamais en pareil circonstan et nous poursuivrons la discussion dans la deuxième partie de chaque voix compte. Place à la question qui fâche la survie du gouvernement le cornu est-elle garantie ce soir ?

On posera la question à Violette Spielbout, député EPR du Nord, Océan Godard député socialiste de Côte d'Or et Gaitan du Saau député Eren des Vauges. Nous attendons évidemment vos questions ou vos réflexions en flashant le QR code que vous voyez à l'écran. Voilà pour le menu du soir.

Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti. [Musique] 30 minutes.

La déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu a donc duré 30 minutes avec une anaphore. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Il l'a dit à cette reprise.

Alors avant de parler du fond et d'entrer dans les détails, je voudrais d'abord avoir votre première impression ce soir à tous les trois. Comment avez-vous trouvé le Premier ministre sur la forme ? sur la forme sobre ouvert à la discussion et semblant vouloir laisser la place au débat parlementaire tout simplement.

Stéphanie Despierre, on a retrouvé le chaudron de l'hémicycle he cet après-midi, ce premier ministre et le contraste c'était que Sébastien Lecnu en effet paraissait très calme, très carré, très clair et qu'il savait semble-t-il vraiment où il allait et que jamais il ne s'est laissé emporter par ce chaudron. Wali Bordas, Sébastien Lecornu, c'est un t on sait que c'est quelqu'un qui aime pas s'exprimer en public. Est-ce que vous diriez qu'il a réussi ce baptême du feu ?

Il aime pas s'exprimer en public mais pourtant il le fait très bien. C'était clair, c'était efficace, c'était sans fioriture et il est allé à l'essentiel pour le coup. Alors si vous n'avez pas suivi cette déclaration de politique générale et les réactions qui l'ont accompagné et bien c'est Marion Bercker qui se charge de nous résumer cette journée en 2 minutes pour comprendre. [Musique] C'est le point de bascule, l'annonce tant attendue.

Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Le premier ministre assoit son socle et s'engage auprès des socialistes sous les applaudissements de plusieurs députés de gauche dont François Hollande et Olivier Fort, sous le regard impassible et vigilant du président du groupe socialiste Boris Vallot. C'est une fissure dans le dogme macroniste.

Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation. Avec cet engagement, la censure s'éloigne d'un fil seulement. La France insoumise et le rassemblement national reste ferme.

Dites-le-vous bien, monsieur le premier ministre. Nous ne sommes dupes de rien. Nous ne sommes pas achetables.

Nous ne sommes pas négociables ni via la proportionnelle, ni via l'arrêt des horloges. Les insoumis proposent une voie de sortie de cette crise. Votre censure d'abord le vote d'une loi spéciale ensuite permettant de reconduire momentanément les budgets pour l'année à venir.

Et puisque le compte à rebour du départ d'Emmanuel Macron est lancé, il faudra en passer par la démission ou la destitution du président. L'autre promesse de Sébastien Lecornu confirmé cet après-midi, c'est le renoncement au 493. Et la surprise, c'est ce retour au parlementarisme.

Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Là encore, c'est une rupture.

Un tournant tant sur la forme que sur le fond pour redonner sa place au parlement. Il a dit une autre chose très importante Sébastien le Cornu cet après-midi. Soit on change, soit on sera changé.

Le dégagisme c'est cela. Ceux qui s'agrippent aux postures disparaîtront. Wali Bordas, vous diriez que c'est une refondation ce soir de la pratique du pouvoir ou une impasse politique annoncé ?

C'est une refondation risquée en tout cas euh parce que ce passer du 493 dans l'Assemblée nationale euh séparé en trois que l'on connaît, c'est euh un risque inédit depuis euh depuis qu'on a cette tripartition et euh et ça va être les discussions budgétaires vont être très compliquées, vont être très serrées. Ça va être la foire aux amendements un petit peu un petit peu foireux avec probablement du Rassemblement national très mobilisé qui va arriver à faire voter certaines de ces mesures. Des insoumis très mobilisés, on a l'habitude de les voir en surnombre dans l'hémicycle lors des soirées budgétaires et au milieu des macronistes qu'il va falloir s'ils souhaitent éviter une une écatombe avec des des amendements complètement fous très mobilisé. ce qui n'a pas du tout été le cas ces dernières années.

Stéphanie Despierre, vous avez passé l'après-midi dans la salle des quatre colonnes hein avec les députés qui entraient et sortaient dans l'hémicycle. Est-ce que le le discours de Sébastien Lecornure remet vraiment le parlement au cœur de tout ? Oui, clairement.

Bon, la censure semble écartée pour cette semaine puisque a priori le PS ne la vote pas, même s'il y a quelques députés PS qui pourrait quand même la voter. Donc le parlement va être au centre du jeu notamment parce que ça c'est une première étape qu'il n'y ait pas de sensure cette semaine mais après il y a tout le débat budgétaire qui commence et là comme le disait Wal Bordas ça va être long ça va être compliqué et un député Macronis me disait en fait on a une première étape mais la fin de l'histoire budgétaire elle va être compliquée donc on va voir ce qui se passe tout au cours de tout au long de l'automne et surtout ce qui se passe début décembre au moment où le comptebour du 31 décembre pour avoir un budget sera déjà plus ou moins dans le rouge. Jean-Christopher Roland, le renoncement au 493, est-ce que un budget peut vraiment être voté par le par le Parlement dans dans la configuration dans laquelle il est aujourd'hui ?

Est-ce que vous vous y croyez ? Alors, ça va dépendre. Alors, j'ai comme la suite de votre question c'était dans la configuration actuelle du Parlement, effectivement, ça me semble quand même difficilement tenable.

Alors, il faut noter quand même qu'il y a d'autres instruments entre les mains du gouvernement, notamment le vote bloqué hein, qui peut permettre aussi d'avoir une certaine forme d'accélération sur le du pardon. Quand le chef du gouvernement renonce au 493, d'une certaine façon, il renonce au vote bloqué ou c'est pas induit ? C'est pas forcément induit.

Ça l'est quand même dans la forme du discours qu'il a tenu aujourd'hui. Donc on peut on peut penser effectivement qu'il redonne vraiment la main au Parlement sur cette histoire. Puis il va y avoir aussi la position du Sénat entre les deux parce que c'est une majorité LR et quand même alors on en discutera tout à l'heure donc je veux pas trop m'avancer sur ce point-là c'est que on a quand même des députés LR qui ont accompagné la copie avec des arguments et des menaces apocalyptiques hein et notamment sur la réforme des retraites qui risquaient d'entraîner la France dans sa chute.

Là, on parle de 3 milliards simplement simplement pardon pour la le chiffre est quand même assez grand pour l' frappe, ça sera 100000 milliards. Mais il y a il y a quand même quelque chose qui fait que pour l'instant l'équilibre est quand même éphémère. Il faudra ça reste fragile.

C'est entre les mains du parlement. On voit que la dissolution fait peur. Ça c'est une donnée aussi don on aura l'occasion de on pourra revenir dessus mais c'est difficile de de faire des paris.

En tout cas, il y a un ensoleillement pour l'instant. Il y a une éclaircit. Mais Wali Bordas, vous connaissez par cœur les rouages et et les les petites discussions dans les coulisses du du palais Bourbon.

Vous les racontez très bien dans Palais Bourbier d'ailleurs. Vous imaginez un instant que que cette assemblée nationale que vous observez finement puisse s'entendre pour arriver à voter un budget avant le 31 décembre ? Franchement, ça me paraît extrêmement compliqué euh déjà parce qu'il va y avoir, je pense beaucoup d'obstruction parlementaire, beaucoup de débats à rallonge, donc ça va prendre du temps.

Ensuite, parce que euh la copie va être revue au Sénat où la majorité sénatoriale n'est pas pour la suspension de la réforme des retraites, n'est pas pour l'augmentation des impôts et des taxes. et ensuite parce que il va y avoir cette fameuse potentielle commission mixe paritaire où sept députés, sep sénateurs vont se réunir pour tenter de trouver un accord. Et là, ça va être compliqué parce que finalement on a on a un accord de de non censure ou de presque de non dissolution mais entre des personnes qui ne sont pas du tout d'accord sur que ce soit la fiscalité ou la suspension de la réforme des retraites.

Donc tout cela me paraît euh un équilibre très difficile à maintenir. Alors arrivons à cette suspension de la réforme des retraites. D'abord pour qu'on comprenne bien Stéphanie Despierre, quelle est précisément l'option choisie par Sébastien Lecornu ? parce que on savait que le Parti socialiste attendait les mots magiques.

Quelle est exactement la forme de suspension qu'il a décidé ? Alors, il a décidé ce que le PS demandait, c'est la suspension immédiate de la réforme des retraites. Ça veut dire que l'âge légal ne sera pas repoussé.

On reste à 62 ans et 9 mois. Et il a aussi annoncé le gel. Vous savez, on devait plus ça allait, plus le nombre de trimestres de cotisation euh allait être nécessaire. la réformur et bien là il a dit qu'il n'y aurait pas d'accélération de la réforme tourne.

Donc il s'engage à ce que d'ici 2027 et même jusqu'au jusqu'à janvier 2028 l'âge légal de départ à la retraite et le nombre de trimestres nécessaires pour partir à la retraite ne bouge pas. Ouais Fanny Guinochet pour qu'on comprenne bien ça veut dire que on reste à 62 ans et 9 mois âge de départ à la retraite aujourd'hui jusqu'à la présidentielle ou au-delà ? Ah bah ça va être tout le débat.

La question c'est qu'il y aura une conférence sociale pour en parler. En tout cas, c'est comme ça qu'on comprend les choses. Elle n'est pas susp elle n'est pas supprimée cette réforme.

Donc tel qu'on la comprend, elle serait suspendue jusque 2028. Donc ça veut dire que d'ici là, il y aura eu un débat présidentiel. Sachant que Sébastien Lecornu ouvre aussi la porte à un autre système de retraite.

Il l'a dit comme ça au détour d'une phrase mais il a dit la retraite à point. Est-ce qu'on reviendrait à une idée ? Il a dit c'est pas une suspension pour rien derrière.

Voilà. Donc sous-entendu à la rigueur, si on suspend et qu'on met en place un autre système que l'on juge, plus équilibré, qui fait rentrer de l'argent dans les caisses, qui permet de sauver le système par répartition, pourquoi pas ? Il tend la main aux partenaires sociaux.

Maintenant, on va voir si les partenaires sociaux sont capables de s'en saisir, sachant qu'il y a eu un concl qui a échoué. Ben ne bougez pas Fanny Guinocher puisque nous sommes avec Yvan Henricordau, le secrétaire général adjoint de la CFDT en charge des retraites. Bonsoir et merci d'être en direct avec nous Yvan Ricordau.

D'abord, comment vous avez réagi euh en entendant le premier ministre prononcer ces fameux mots de la suspension de la réforme des retraites ? Pour la CFDT, c'est très clair les mots qui ont été prononcés dans le discours de politique générale. C'est une vraie victoire syndicale.

C'est une vraie victoire de la CFDT. Très concrètement, ça veut dire que chaque année la situation de 700000 salariés va être améliorée. Donc ça c'est l'élément syndical, c'est l'avancée sociale concrète puisque on va bloquer le comptire à 62 ans et 9 mois jusque en 2028.

Donc c'est le premier élément, le premier élément de satisfaction et le deuxième élément de satisfaction c'est qu'il y a une forme de réparation de la blessure démocratique. Cette réforme-là, elle a été contestée dans la rue, elle a été adoptée au Forceeps, à l'Assemblée nationale. Or désormais, on va pouvoir travailler un débat démocratique approfondi pour préparer les chances de 2027 et regarder toutes les hypothèses possibles.

Alors donc le Premier ministre a annoncé aussi une grande conférence sociale sur les retraites avec vous les partenaires sociaux. C'est le retour du conclave. Non, ça sera sans doute pas le retour du conclave en tant que tel.

Je pense qu'il y a deux problématiques qui sont posé dans le rendez-vous qui est devant nous. Le premier qui va très bien à la CFDT, c'est que c'est un rendez-vous qui parle à la fois des enjeux du travail et en même temps des questions de retraite. Donc, on va pouvoir aborder les questions de carrière et de développement des carrières et de l'emploi des seigneurs jusque à la retraite.

On va pouvoir parler de l'usure professionnelle et de la pénibilité. et ensuite on regardera comment on doit adapter le système de retraite. Donc c'est pas le même périmètre que ce qu'on a connu dans le cadre du conclave.

Et en même temps, c'est aussi donner la responsabilité aux partenaires sociaux de voir comment on adapte le système par répartition. Et donc la CFDT s'inscrira dans cette discussion et la CFDT espère dans le moment particulier dans lequel est notre pays qu'il y a besoin d'un débat vraiment approfondi qui apaise et qui au moins ne retourne pas dans les blocages qu'on a connu sur les discussions sur les retraites et qu'on le fasse beaucoup mieux dans la partenaires sociaux avaient moyennement apprécié au début de l'année les fameuses lettres de cadrage envoyées par François Baou avant le conclave. Est-ce que vous dites ce soir à Sébastien Lecornueu OK, merci, laissez-nous faire.

Clairement, la CFDT l'a déjà dit au premier ministre dans les premières réunions et d'ailleurs, on a une forme de réponse dans la réunion bilatérale qu'il y a eu avec la CFDT, dans la réunion avec toutes les organisations syndicales où le premier ministre s'est engagé à arrêter le système de l'aide de cadrage où on a presque la solution négociation avant de commencer. Et donc c'était un peu votre 493 du conclave ça. Ah pas pas tout à fait pas tout à fait quand même, faut pas exagérer.

Mais euh mais pour la CFDT, il y a un enjeu qui est très clair sur la future conférence travail et retraite, c'est que on passe par une étape de négociation entre partenaires sociaux sur la question de la méthode. Question de Fanny Guinochet. Est-ce que vous pensez que le patronat va jouer le jeu et va rentrer parce que c'est eux qui n'avaient pas très envie de parler ni retraite ni pénibilité.

Est-ce que vous pensez que le MEDEF notamment va jouer le jeu ? C'est une vraie question au vu de ce qui s'est passé au moment du conclave, mais on s'aperçoit, je pense ce soir qu'il vaut mieux discuter entre partenaires sociaux, aller au bout de discussion et trouver une voie de compromis qui permet d'apaiser les enjeux sur l'ensemble des thèmes, que ça soit sur les retraites ou sur les autres pour trouver le bon compromis entre un équilibre financier et des avancées sociales. La CDT était capable de faire ça pendant le conclave.

On était un peu seul. Donc là, chaque organisation va être en responsabilité pour répondre oui ou non, on tente le coup. Mais en même temps, du côté patronal, on a aussi la petite musique de dire euh on gère très bien en tant que partenaires sociaux les retraites complémentaires.

Ça suffit pas sur les complémentaires, faut aussi le faire sur les les retraites de base. En tout cas, la CFDT est prête à relever ce défi là. Ça pourrait finir comme ça W Ali Bordas que ce soit finalement les partenaires sociaux qui gèrent le régime des retraites comme ils font avec l'AGAC Carco par exemple.

Ça me paraît compliqué. Ça me paraît compliqué. Je pense que de toute façon pour l'instant on tout semble suspendu à la prochaine présidentielle sur le sujet des retraites.

Enfin, c'est dans un an et demi. Donc pour les gens, ils ont besoin aussi que les choses bougent d'ici un an et demi. On va pas rester là sans rien faire jusqu'en 2027.

Bah, j'ai j'ai l'impression que l'on tient ça c'est vous marquez un point que l'on tient depuis un an et demi par l'inaction et pour le coup que l'on tient en retardant l'échéance de la catastrophe qui va nous tomber nous tomber dessus. Ce fut le cas avec François Bairou pendant pendant 8 mois. Rappelez-vous, il a fait passer un budget en en amadouant les socialistes mais en ne leur offrant pas grand-chose et ensuite il n'a rien fait pendant 8 mois.

Là Sébastien Lecornu tente avec cette suspension de la réforme des retraites de faire passer son budget. Si si ça passe, je pense que la stratégie sera probablement la même que sous François Bairou à savoir l'inaction. Fan, les partenaires sociaux à l'origine géraient le régime des retraites.

On l'a oublié, c'était il y a longtemps. Et c'est vrai que la gestion AGIR Carco, donc les retraites complémentaires qui comptent hein dans le poids des des pensions des Français et plutôt une bonne gestion. On a c'est un régime où il y a des réserves, je parle sous le contrôle d'Ivicordu, mais je crois que c'est 80 milliards d'euros de réserves, ce qui fait rêver.

Euh, il était question d'aller taper dans cette cagnotte à un moment du régime de base et le patronat alors il peut avoir changé d'avis mais a dit plusieurs fois en tout cas Patrick Martin que pourquoi pas une gestion alors à condition qui a pas des lettes de cadrage et que le régime des retraites ne soit là ne soit pas là pour absorber un certain nombre de décisions politiques. Mais c'est pas complètement inenvisageable. Sachant que les partenaires sociaux gèrent aussi l'assurance chômage, il gèrent les la branche sur les accident du travail.

Donc il y a quand même une habitude, une gestion et dans un moment de crise où on voit que aujourd'hui c'est bloqué, ça peut être peut-être une option. Sachant qu'Emmanuel Macron n'avait jamais été très favorable parce que pour lui les corps intermédiaires étaient réfractaires à toute réforme. C'est ce qui empêchait la France d'avancer.

Euh Yvan Henric Ricordau, est-ce que vous dites comme Sébastien Lecornu, la rupture c'est de conclure ? Non, je pense pas que la CFDT puisse utiliser les mots de quelques responsables politiques que que ce soit. En tout cas, la CFDT sur la question des retraites, elle est prête à aborder les questions d'avenir pour préparer enfin une échéance présidentielle sur lesquelles il faut sortir de l'ornière en terme de débat et de perspective d'avenir sur les questions des retraites.

C'est possible. En même temps, faut aussi reconnaître que cet enjeu-là concerne aussi le secteur public. Donc ça peut pas être que les partenaires sociaux du secteur privé qui s'intéresse à la problématique.

Et ensuite euh pour reprendre euh les échanges qui étaient les vôtres sur le plateau, il y a une question des retraites qui pèsent un/art du budget public dans la période actuelle et donc il faut trouver une forme de discussion avec le parlement qui semble pour la salle d'été nécessaire. Merci en tout cas d'avoir été en direct avec nous ce soir Yvri Cordeaux. On va maintenant entrer dans les détails du projet de budget.

Mais avant cela, je voudrais vous faire entendre certaines réactions au discours de politique générale de Sébastien Lecnu. Ça se passe cet après-midi dans un kiosque à journau Voxpop signé Maï Fréon et Eva Bellion. [Musique] Paris 14e arrondissement.

Les annonces du discours de politique générale ont ici été très suivies. Je trouve que c'est à la rigueur, c'était peut-être le seul façon de trouver un deal avec le PS. C'est disons que c'est une bonne démarche pour éviter le conflit immédiat.

J'ai écouté pendant que j'étais dans le métro, j'ai vu qu'il allait il demandait le gel de la pour la retraite. Simplement ce que je ne comprends pas, c'est que tous les pays d'Europe sont passés à 64 65 ans voire même 70. Pourquoi on arrivera à faire mieux ?

Au kiosqu journaux du quartier aussi les annonces sont dans toutes les bouches et les esprits s'échauffent vite. Vous me dites où on prend l'argent ? On prend soit des sur les riches.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Il vont partir. C'est c'est automatique.

Automatique. Michel est le gérant de ce kiosque. Lui vote Rassemblement national et il n'est pas du tout satisfait du discours du premier ministre.

Ça sert à rien. On dialogue, on voit qu'on est en train de perdre du temps du pays, de l'autorité, de la sécurité, de tout. Mais ici, tous sont d'accord sur une chose.

J'espère qu'il va y avoir un budget fondamental, un budget qui semble désormais être sur de bons rails. Au moins, les Français ont-ils conscience de l'importance du moment pour le budget de la France en 2026 ? Pas sûr qu'il y a un an, ils en avaient cette conscience aussi.

Aig, vous voyez vous agacer John Christopher Roland ? Alors agacer non. Alors, d'abord je je note quand même que c'est c'est vraiment cette suspension de la réforme des retraites he qui cristallise les réactions d'ailleurs qui cristallise les réactions à la à l'Assemblée nationale.

À mon sens, ça peut être un piège. Un piège pour la gauche, un piège pour la droite. D'abord cette suspension, elle va s'inscrire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Or, c'est ce même texte qui va contenir toutes les autres mesures dans le projet, le doublement des franchises sur médicament d'autres mesures. Et donc si vous voulez si la gauche puisque le pouvoir est au parlement commence à amender des amendé à condition d'ailleurs de de lever le gage parce que en principe le parlement ne peut pas sa propre initiative si vous voulez gréver des charges publiques et bien c'est la droite qui va se retrouver piégée parce que encore une fois c'est un parti qui a accompagné une certaine notion de la rigueur budgétaire disait-il et que c'était vital donc à la fin des fins vous avez un assèchement de la position du parti socialiste parce qu'il y a des élections municipales donc il va se retrouver isolé à gauche et vous avez aussi un reniement sensationnel DLR qui refuse la censure sur une copie qui vraisemblablement ne serait-ce que sur la suspension des retraites est quand même hallucinante d'un point de vue qui prouve que quand même la dissolution a des vertus. En tout cas la menace de la dissolution peut avoir des vertus.

Fanny sur le projet de budget, il a donc été présenté ce matin au conseil des ministres. On en a eu les grandes lignes. On va avoir avec vous qui sont les gagnants et les perdants.

Bon allez, on commence avec les perdants comme ça on finira avec les gagnants. Qui sont les perdants ? les entreprises parce que certes elles échappent notamment les grandes entreprises elles échappent à la taxe Zucman mais elles ont quand même la taxation sur les grands groupes qui avaient été mises en place dans le budget 2025 et qui est donc reconduite dans le budget 2026.

Euh ça doit rapporter 4 milliards d'euros. C'est pour les grands groupes qui font plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires. Donc ça c'est une première chose.

Les plus riches évidemment ils étaient dans l'œil du cyclone. Donc eux ils ont droit à la contribution différenciée euh qu'avait mis en place Michel Barnier. Pour faire simple, c'est éviter, c'est un système qui leur les empêche d'avoir une optimisation fiscale et qu'il paye au moins 20 % d'impôt.

C'est pour ceux qui gagnent 250000 € annuel pour un célibataire, 500000 pour un couple. Il y a quelque chose qui arrive, on en a beaucoup parlé, les holdings patrimoniales, ce système qui permet de à des maisons Mires de mettre de l'argent et de se payer en dividende. Bon bah là, il y a un système d'antoptimisation, ça doit rapporter quand même quelques millions d'euros.

Et puis il y a tous ceux qui payent des impôts, les Français qui payent des impôts sur le revenu parce que dans le texte de budget tel qu'il a été proposé aujourd'hui, il y a le gel du barê. Donc ça veut dire que pour tous ceux, ça veut dire des Français qui vont payer un peu plus d'impôts parce que le barem ne va pas suivre l'inflation et puis il y a ceux qui vont rentrer donc des Français qui vont rentrer dans l'impôt alors qu'ils ne le payaient pas avant. Ça c'est forcément quelque chose qui sera corrigé par le parlement.

Certainement. Il y a aussi quelque chose sera peut-être un peu moins corrigé Adeline, c'est la suppression de certaines niches fiscales. Alors il y en a, j'ai regardé, il y en a 23 sur les 474 qui existe.

Me demandez pas les 23, ça serait trop long. Mais il y en a quelques-unes qui risquent d'être amendées comme par exemple la réduction pour les frais de scolarité des étudiants. Ça probablement ça ris de bouger.

Une qui va faire beaucoup débat, c'est les 10 % d'abattement sur les retraités qui doit être transformés en un forfait de 2000 € euh par personne. D'ailleurs, au passage, les retraités sont plutôt perdants dans ce budget, contrairement au précédent. Les perdants aussi, ce sont ceux à l'heure où nous parlons euh qui ont des allocations, que soient des allocations familiales, des minimums vieillesses euh puisque dans le projet de budget de loi de la sécurité sociale, cette fois-ci, il y a un gel des prestations donc pareil qui ne seront pas revalorisées sur l'inflation, sachant que l'inflation cette année, c'est un petit 1 %.

Et puis on en parlait tout à l'heure, globalement tous les Français qui vont aller à la pharmacie qui vont avoir besoin de soins puisque là il y a un doublement des franchises médicales qui est une mesure extrêmement irritante pour les Français et notamment pour la gauche. Et les gagnants, alors il y en a quelques-uns quand même. Les petites entreprises ont on a été étonné, c'est sorti la semaine dernière, mais les petites entreprises, elles s'en sortent plutôt bien parce qu'elles ont une baisse de l'impôt de production.

Euh ça va surtout aider les TPE, les PME qui sont très remontés actuellement. Euh, il y a aussi les actifs, évidemment, on vient d'en parler, la suspension de la réforme des retraites. Tous les actifs a priori euh devraient en bénéficier.

Et encore plus ceux qui se rapprochaient de l'échéance là, ceux qui euh se disaient "Bah, je vais devoir faire plus de trimestre avant de pouvoir partir en 2027 2028". Ah bah eux euh c'est bingo ce soir. Attention hein le texte pour l'instant euh on va voir on est qu'au début euh du du du parcours.

Euh pareil si le texte il y a eu une petite phrase quand même de Sébastien Lecnu concernant la retraite des femmes et là il a laissé entendre que il y avait pas besoin, il était inutile d'attendre et là pour le coup il y a un consensus dans la classe politique et à la fois du côté des des partenaires sociaux. C'est-à-dire que améliorer la retraite des femmes qui ont eu des enfants, la réforme borne leur faisait vraiment perdre un certain nombre d'avantages. Donc au lieu de prendre les 25 ans comme référence de leur carrière pour calculer leur pension, on prendrait les 23 ans et les 24 ans pour celles qui ont eu des enfants.

Et puis les grands gagnants, on avait tout à l'heure Ivan Ricordo qui nous parle de victoire, ce sont les syndicats ce soir. Ils ont défilé 14 fois, 14 manifestations. fait 2 ans, ils ont réussi à se mettre d'accord pour faire front commun dans la rue, une union syndicale.

Ils ont mobilisé les Français, ils n'ont eu de cesse de monter au créneau. Et ce soir, ils ont quelque chose que même fin août ou même il y a quelques semaines, ils n'attendaient même pas la suspension de cette réforme. Alors certes, ça n'est pas l'abrogation mais c'est quand même un clou dans le dans le cercueil hein. et et notamment la CFDT, seul syndicat cité par Sébastien Lecornu dans son discours qui elle sort grande gagnante ce soir de cette de ce discours.

Je voudrais comprendre une chose John Christopher Roland. Il y aura cette conférence sociale sur les retraites a priori au printemps mais le projet de budget de la SQ et le projet de budget de la France pour 2026 doivent être voté avant le 31 décembre. Donc de quelle façon la suspension va s'inscrire dans ce budget ?

C'est ce sera voté de cette façonlà. C'est Oui, c'est en fait techniquement comment ça se passe ? Parce que beaucoup de députés avaient un doute en sortant de l'émiss cet après-midi en disant enfin le RN a même dit que ils achetaient pas qu'ils étaient pas dupes parce que sur le calendrier, en quoi ça consiste la suspension ?

Ben, ça consiste simplement euh en tout cas si c'est euh évidemment, on va rester prudent, hein, si tout ça n'est pas détricoté par l'Assemblée nationale d'une manière ou d'une autre. Euh c'est simplement d'inscrire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale que l'âge euh limite de départ à la retraite est de 62 ans et 9 mois. Alors, j'avais un petit débat avec moi-même tout à l'heure savoir si est-ce que c'était voté fin décembre, on gagnait pas 3 mois de plus et que c'était ans euh avec le temps qui passe.

Et ensuite de maintenir le deuxième paramétrage qui est les 170 trimestres de cotisation qui représente quand même 42 années et demi de travail, hein. Il faut bien se rendre compte que pour partir à 63 ans, il faudrait avoir commencé à travailler à 20 ans et 6 mois. Donc ça aussi, ça sera à nouveau négocié.

Et ensuite la conférence sociale qui aura lieu après en principe si le budget est adopté. Euh finalement euh peut-être c'est une optique pour enfin mettre le débat le vrai débat de la retraite puisque remis au calandre hein 1er janvier 2028 ça ça laisse un peu de temps sur ce qu'on veut faire de la deuxième belle partie de la vie. Est-ce que c'est quelque chose qu'on doit rentabiliser parce que l'espérance de vue augmente ou est-ce que il y a d'autres moyens de financer le modèle social ?

Ça va être discuté dès demain à l'Assemblée nationale et notamment par la l'augmentation de certaines recettes. Donc je pense que peut-être que la conférence sociale, même si c'est un peu flou aujourd'hui, ça sera sur ces pistesl. Vous y voyez moins flou Stéphanie Despierre, vous ?

Alors, c'est vrai que c'est pas clair dans la manière dont don comment le texte va être modifié. au groupe PS, on nous dit qu'ils ont eu des garanties depuis le discours de Sébastien Lecornu sur le fait que ce sera un amendement dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Donc ils sont rassurés, même si a priori ils n'était pas inquiets, ils estimaient que voilà cette déclaration de Sébastien Lecornu devant toute l'Assemblée nationale était un engagement extrêmement fort.

Après il faut faire attention à la manière dont va se dérouler cette discussion budgétaire puisque le PS a aussi dit que le budget était insuffisant et insupportable. Donc ils veulent retoucher de manière globale ce projet. Laurent, mais ce qui est frappant, vous le disiez, mais la façon dont on décrit les choses, c'est que cette conférence en fait, c'est un débat de d'élection présidentielle.

On est vraiment sur quelque chose de fond et on se demande comment ça va se jouer aussi avec des municipales et une présidentielle qui arrive ou alors c'est un apéritif. Oui, en fait d'abord la je pense que ce Sébastien Lecnu a bien compris à mon sens, c'est que la façon dont les syndicats ont été traités au moment de du conclave sur les retraites par François Berou, c'està-dire vous avez le droit de débattre mais à partir simplement de la couleur des pots de fleurs parce que sinon le reste c'est intangible. C'est quelque chose qui a été mal vécu et je vous l'avais souligné et je suis entièrement d'accord, c'est que aujourd'hui c'est même la CFDT hein qui tire le mieux son épingle du jeu dont le Parti socialiste peut être le relais d'ailleurs dans les débats parlementaires qui vont avoir lieu.

Donc c'est un peu du gagnant gagnant mais je suis assez aussi d'accord toute la complicité hein. Chaque voie compte hein à l'assemblée aujourd'hui. Ça je peux dire chaque jour on se dit qu'on a tellement bien fait de s'appeler comme ça.

Mais c'est à mesure à mesure qu'on va gauchifier si vous voulez pardonnez-moi le néologisme le budget que la droite va peut-être aussi vouloir redroitiser. Hm hm. On est quand même sur quelque chose qui t Ce qui va être intéressant, c'est ce que vous disiez, c'est que ça va être pour suspendre cette réforme, il faut que ce soit dans le projet de loi de la sécurité sociale.

Donc ça veut dire que s'il y a d'autres mesures qui ne plaisent pas, ceux qui censureront, ils diront devant les électeurs français, on a fait tomber le projet de loi de la sécurité sociale qui contenait l'abrogation, enfin en tout cas la suspension à à 63 ans ou 62 ans et 9 mois. C'est compliqué devant les électeurs d'aller dire bah écoutez pour des mesures de franchise médicale ou pour des mesures de alors que quand même alors que d'ailleurs le le Parti socialiste dit c'est une première victoire. Quand vous dites une première victoire ça en appelle d'autres.

Oui, mais c'est quand même une énorme victoire et toutes les toutes les autres toutes les autres mesures, on dira "Bah non, regardez, ça nous ça ne fonctionnait pas pour nous les le doublement des franchises, ça ne fonctionnait pas pour nous le gel des prestations. Du coup, on fait partir les 63 ans ou en tout cas la suspension de la réforme dont on son bat tellement et l'opinion publique est contre cette réforme avec le Duba, c'est très compliqué pour les députés hein." Mais Wally Bordas, est-ce que pour autant vous diriez ce soir que le risque de censure s'éloigne ?

Je dirais qu'il s'éloigne pour un temps, pour quelques semaines euh parce que il y a quand même beaucoup d'éléments d'incertitude dans dans dans tout ce qui va se passer. Alors certes, là on a on a d une non censure, une non dissolution euh mais les débats vont être très tumultueux, je pense. Et on parlait, vous faisiez tout à l'heure référence à l'abrogation de la réforme des retraites.

Ce qui pourrait se passer aussi pendant les débats, c'est que une majorité des députés tente de transformer cet amendement de suspension de la réforme des retraites en amendement d'abrogation de la réforme des retraites. pour que le public comprenne bien ce serait quoi la différence. Bah la différence c'est que contrairement à la suspension qui serait seulement temporaire, l'abrogation serait la la fin pure et simple de cette réforme des retraites.

Donc et là on reviendra à quel âge de départ ? Alors bah on reviendrait à 62 ans euh comme c'était le cas précédemment. Et euh et pour le coup il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour l'abrogation de la réforme des retraites qui va du Rassemblement national à la France insoumise et en passant par le Parti socialiste.

Donc le Parti socialiste va être un peu pivot. Est-ce qu'ils vont respecter le deal qu'ils ont avec euh les macronistes et finalement la droite ou est-ce queils vont avoir les yeux plus gros que le ventre euh et tenter euh d'aller chercher une abrogation ? Euh franchement, j'ai l'impression que tout est possible pendant ce débat.

Euh Stéphanie, on rappelle que deux motions de censure ont été déposées par LFI et par la coalition RNUDR. Elles seront toutes les deux examinées jeudi matin à partir de 9h. Chaque voix compte.

Où en est le compteur ce soir ? Alors, a priori, elles ne passeront pas justement parce qu'il fallait euh que il aurait fallu que 25 députés socialistes se joignent à cette censure pour que le gouvernement Sébastien Lecnu tombe. Là, on l'a bien compris, il y en aura moins.

Alors, il y en aura peut-être quelques-uns, mais en tout cas pas 25. C'est ce que nous assurent tous les socialistes euh au groupe ce soir. Donc, a priori, les deux motions de censure ne seront pas en mesure d'être adopté, de faire chuter le gouvernement.

On avait aussi une petite incertitude sur les députés du groupe Liot qui auraient pu venir en renfort du groupe PS pour faire tomber Sébastien Lecnu. Et ce soir, le groupe Lotte dit que plus personne, ils sont 23 dans le groupe ne votera l'ascensure. Est-ce que Sébastien Lecornu, il a réussi à retourner une partie de cette assemblée nationale ?

Ce matin, on on se disait que ça allait se jouer à une vingtaine de voix. Finalement, ce soir, on est à plutôt 24 25. Alors moi je pense que la clé hein d'abord on a eu ce discours assez hallucinant du président de la République hein sur les responsabilités qu'il renvoyent au parlementaire et la deuxième détente du discours qui a été de toute façon si le gouvernement est censuré vous parlez du discours du premier ministre du président de la République quand il était à Charmelchec et qui dit ah oui au pied de l'avion de l'avion hier soir si censure il y a il y aura 10 solutions.

Il l'a redit ce matin au conseil des ministres les motions de censure sont des motions de dissolution et doivent être vues comme tellement dit il dissoudra en cas de censure. Il a lâché la bombe. et une fois que la bombe est lâchée, si vous voulez, les postures, c'est ce qui explique alors attention, c'est pas un jugement négatif he que je vais porter sur notamment les Républicain ou ou le Parti socialiste, il y a il y a cet élan enfin ces deux élans contradictoires si vous voulez entre cette volonté de stabilité d'un côté et de l'autre le maintien de sa posture idéologique.

Mais c'est pour ça qu'en fait, ils vont, pardonnez-moi l'expression, mais il laissait probablement tous les deux des plumes à la fin parce que vous ne pouvez pas faire croire aux gens que c'est le chaos ou la vérité, c'est-à-dire vraiment les économies drastiques. Et tout d'un coup, il renonçait par crainte ou en tout cas ce qui pourrait être interprété comme une crainte de la dissolution. Mais force c'est de constater que depuis que le mot de dissolution a été lâché ce matin au conseil des ministres, tout le monde est rentré.

Tout le monde est rentré. Voilà. Exactement.

Parce que quand c'était François Berou, il y avait Michel Barnier, il y avait pas de risque hein. Vous pouvez renverser le gouvernement parce que le calendrier, il fallait attendre un an pour pouvoir redissour. Exactement.

Donc c'est c'est c'est quand même moi je pense que sur le plan de la parole politique et de sa posture, ça va laisser des traces parce que vous ne pouvez pas si vous voulez. Il chiffre la dissolution par exemple à 10 million 10 milliards d'euros. Je savais pas que la démocratie avait un prix.

Appeler les gens à voter normalement. Comment c'est calculé ça d'ailleurs ? Fanny si c'est calculé très simplement.

Alors, il y a le coût des élections, mais c'est des millions d'euros, c'est pas grand-chose, mais c'est surtout le fait de pas avoir pris des mesures, d'avoir eu une loi spéciale, d'avoir une instabilité politique qui fait monter qui qui inquiète voilà nos créanciers, qui fait monter les taux d'intérêt et donc notre dette qui est quand même 116 % du PIB hein, je le rappelle, c'est quand même des chiffres astronomiques. On est les très mauvais de la classe en en Europe, je m'en étrangle, vous voyez. C'est c'est quand même ça le coût qui est sans compter la réputation de la France, la voie de la France.

Je vais apporter de l'eau à votre moulin puisqueon a appris juste avant le début de cette émission que les taux d'empreinte de la France avaient reculé sur les marchés après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites. On est passé de 347 à 341 %. Oui, mais mais les marchés quelque part ils se préparent.

Mais on a aussi appris juste avant cette émission que la France allait alors j'ai plus le chiffre en tête tellement il est astronomique mais emprunté euh et jamais jamais la France Oui, c'est quelque chose 310 même je crois j'essaie de le mais c'est plus de 300 milliards cette année et c'est un record historique. que même si vous avez un petit taux d'emprunt qui baisse même ou de 2 % qui augmente, vous les sentez passer sur les 300 milliards que l'on emprunte cette année. Mais moi, si je peux juste, j'en dis ce qu'on vient pas.

C'est le le souci qui me qui me vient en tête, c'est c'est sur le plan démocratique. La réalité, c'est celle que vous décrivez, je suis entièrement d'accord. Mais on devrait un jour se poser la question de savoir pourquoi ce sont les marchés financiers qui peuvent avoir cette influence sur notre démocratie. parce que encore une fois, ce n'est qu'un instrument démocratique alors qu'il y a eu un résultat pour Emmanuel Macron peu flatteur, mais qui reste encore un appel au peuple en réalité.

Mais il y a pas que les marchés financiers, hein. Il y a pas que les marchés financiers. Le fait de pas prendre de mesures, le fait de reconduire des mesures sur l'inflation et de pas avoir même, c'est ça qui est terrible, c'est que quelque part, on a plus la main sur le budget.

W Bordas, il y a une séance de questions au gouvernement demain. Ce sera la première depuis le 8 juillet. À quoi va-t-elle ressembler ?

Ça nous a manqué hein quand même. Ah avouez avouez ça vous a manqué. B on va voir on va voir beaucoup de petits nouveaux.

Donc ça va être ça va être ça va être intéressant à observer et je pense que on va faire une sorte de remake de de de ce qui s'est passé aujourd'hui avec pas mal de questions à mon avis sur ce qui a été dit aujourd'hui et notamment sur sur la réforme des retraites. Il y a je voulais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure sur les contradictions des des républicains qui ne vont pas enfin qui vont être sûrement énormément soulignés c ces prochains jours. Moi, je suis pas tant étonné que ça de de de du fait qu'ils acquièent finalement la suspension de la réforme des retraite.

Il y a, vous soulignez peut-être la la peur de la dissolution et de perdre son poste certes, mais il y a aussi chez beaucoup des députés républicains euh tout simplement le fait qu'ils sont qu' n'étaient pas favorable à cette réforme. Il y en a 19 qui avaient voté la censure du gouvernement Borne en 2023. Euh une grande partie d'entre eux sont élus dans des territoires très ruraux où les gens sont majoritairement opposés à la réforme des retraites.

Donc ceci explique aussi peut-être cela. Merci en tout cas à tous les trois. Nous vivrons évidemment ensemble Stéphanie Despierre cette première séance de questions au gouvernement demain après-midi.

La première depuis le 8 juillet. Je veux dire que Stéphanie aussi elle trépigne d'impatience. Ça va.

Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. On poursuit ce ce débat dans un instant dans la question qui fâche. Tombera, tombera pas.

Quelles sont les chances de survie ce soir du gouvernement Lecornu ? On va en parler avec trois députés dans un instant. Ils vont s'installer mais avant cela, c'est quelle histoire ?

Et c'est Laurent Guimier. [Musique] Ah, je peux vous dire que lui aussi s'est régalé aujourd'hui. Discours de politique générale de Sébastien Lecornu.

Évidemment, Laurent, rien ne vous a échappé. Vous avez choisi de le décortiquer pour nous ce soir. Oui, parce que un discours de politique général hein, il faut le dire, ça imprime toujours un style, une attitude, l'impression qu'on veut laisser quand on est premier ministre.

Et puis ensuite parce que Sébastien Lecnui lui-même n'a cessé d'invoquer la rupture depuis qu'il est à Matignon. Et il faut toujours rappeler qu'on a jamais deux fois l'occasion de faire une bonne première impression, n'est-ce pas ? Donc, au-delà du fond dont on parle depuis le début de cette émission, quels sont les signaux envoyés selon vous par le Premier ministre ?

Alors, premier signal et ça ça n'a pas varié depuis sa nomination il y a 35 jours. Sébastien Lecornu parle peu, une interview télé, quelques prises de parole mais économie de mots. J'ai comparé le discours de cet après-midi avec les 28 précédents depuis 1959.

Je vous reconnais bien là. Et bien Sébastien Lecornu est sur le podium 3e plus bref discours de politique générale de la 5e après Maurice Couve de Murville 68 et George Pompidou en 62. Et surtout, c'est pour ça qu'il faut le dire, il y a une rupture avec les deux derniers premier ministres qui figurent parmi les plus bavards.

Son discours est deux fois plus court que celui de François Baïou et presque trois fois plus court que celui de Gabriel Lattal. Donc là, on est dans la durée des discours. OK.

Mais est-ce que vous avez identifié un style le cornu au fil de cette déclaration ? Au-delà de la concision, je crois que le Premier ministre veut en donner un récit, un seul à l'adresse des parlementaires et des Français. Les deux attachez vos ceintures, on va crever tous les absés.

Alors, d'abord, il laisse les clés aux parlementaires. Ça, on en a beaucoup parlé à cette reprise, on l'a dit tout à l'heure, ce fameux triptique, le gouvernement propose en débat, vous voter. Mais je crois qu'il y a un autre indice du déplacement du centre de gravité.

Combien de fois Sébastien Lecnu évoque-t-il, cite-il le président de la République dans son discours ? fois seulement, c'est très très peu, même pour un discours très court. À titre de comparaison, Gabriel Atal avait cité 19 fois le chef de l'État lors de son discours de politique générale.

Ça c'est pour les parlementaires, mais quels absent veut-il crever avec les Français ? Alors, au début de son discours, quand il évoque les convulsions du monde, soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on sera changé. C'est plutôt très cache, plus cache que dans les autres discours et ça rappelle alors attention toute proportion gardée la nouvelle société et l'invitation à décoincer la société de Chaban en 69.

Notre société nouvelle aura tout d'abord le visage de la jeunesse. La vague démographique des 25 dernières années nous offre une chance unique de rajunissement. En outre, l'éclosion des talents est souvent plus précoce aujourd'hui qu'il y a un siècle.

Évidemment, l'ambiance est très différente, mais si je reprends le discours de Sébastien Lecnu, un discours bref, un monde qui nous attend pas pour tourner comme il l'a dit et puis une allusion en fin de discours à ces puissances étrangères qui se réjouirait d'une panne budgétaire de la France. Tout cela ça forme un tout hein. C'est gris, c'est douloureux, c'est un pur discours de crise par comparaison et je je me le suis permis.

Euh c'est l'exact contraire d'un discours de politique générale resté très célèbre. Et pour vous donner l'inversion euh des polarités si je puis dire, Reocard 88 qui lui faisait des rêves euh au début du 2e Septena Mitéran. Je rêve d'un pays où l'on se parle à nouveau.

Je rêve de villes où les tensions soient moindres. Je rêve d'une politique où l'on soit l'attentif à ce qui est dit plutôt qu'à qui le dit. Je rêve tout simplement d'un pays ambitieux dont tous les habitants redécouvrent le sens du dialogue.

Pourquoi pas de la fête et de la liberté ? Voilà, là aussi autre ambiance, autre époque et puis autre phase dans le quinquena ou dans le mandat puisque c'était le début du seconda. Là, on est plutôt à la fin du quinquena.

Si on a retrouvé le sens de la fête depuis, mais vous n'avez trouvé aucun coin de ciel bleu dans le discours de Sébastien Lecornu. Non, et c'est volontaire dans le discours de Sébastien Lecornu. En fait, il y a un dernier abscès qui est crevé.

Il évoque à cette reprise la campagne présidentielle, la future campagne présidentielle, ce qui ne s'était jamais produit dans un discours de politique général. Alors même si plein de de députés ont fait leur petites photos perso, hein, je sais pas si les députés qui arrivent l'ont fait aussi sur les réseaux sociaux pour dire interdit d' dire étapé dans en tout cas, ils se sont pas privés hein, ça je sais pas. On sent déjà que tout le monde a un tout petit peu la tête ailleurs. 202 c'est c'est déjà demain, compris pour le premier ministre et ça ça sera peut-être un problème pour lui aussi.

Ah et bien on va continuer d'en parler dans un instant avec la question qui fâche [Musique] et j'accueille sur le plateau Océan Godard député socialiste de Côte d'Or bonsoir. À vos côtés Violette Spelbout député EPR du Nord. Bonsoir.

Bonsoir. Et Gaitan Duosset député Rassemblement national des Vauges. Merci à tous les trois d'être là.

Pour la première fois depuis 1958. Un premier ministre promet donc de gouverner sans recourir au 493. Sébastien Lecornu a ouvert cet après-midi une séquence politique inédite sous la 5e République.

Une séquence de coconstruction qu'il a résumé par une anaphore que l'on a entendu à cette reprise dans sa déclaration. Ce que je vous propose c'est de trouver un chemin commun malgré les divergences. Le gouvernement proposera nous débattrons, vous voterez.

Le gouvernement reposera. Nous débattons. Vous voterez dans les deux chambres.

Le gouvernement proposera. Nous débattrons. Vous voterez et à la fin vous voterez.

Le gouvernement proposera, nous débattrons et vous voterez. Euh Violette Speedboot, euh cet après-midi Bruno Retaillot a a fait un un commentaire sur le discours Sébastien Lecornu vous accusant d'être l'otage accusant euh Sébastien Lecnu d'être l'otage des socialistes. Est-ce que ce soir vous vous sentez otage des socialistes ?

Je me sens extrêmement libre et assez fière aussi parce que dans la situation actuelle depuis début du mois de septembre arriver à aujourd'hui avoir un accord, un compromis qui était tant attendu d'une grande partie des Français, peut-être pas tous, certains souhaitaient absolument la dissolution mais en tout cas j'ai trouvé que à la fois dans le discours du premier ministre très simple, très sincère qui disait les choses que beaucoup de gens pensaient, y compris sur les deux temporalités celle de la crise de la France aujourd'hui et celle de la campagne présidentielle demain. Et bien, on a retrouvé un peu d'espoir, un peu d'apaisement. Alors peut-être, et ça sera l'objet du débat, je crois ça peut être extrêmement temporaire parce que va s'ouvrir ce débat parlementaire, il va être complexe sur chacune des lignes budgétaires, mais on va avoir toute notre place de parlementaires.

Les groupes politiques vont pouvoir s'exprimer, on va pouvoir dialoguer aussi avec des électeurs qui veulent pouvoir peser dans ce débat. Donc euh on est à un moment quand même où il y a un rebond et un rebond qui reste assez humble je trouve dans la posture du premier ministre aujourd'hui. Gaitan du Saucé, est-ce que le Rassemblement national est prêt à emprunter ce chemin parlementaire ?

Mais en fait, ce n'est pas la véritable question qu'il faut poser parce que les questions que je veux don de de poser vos questions bien évidemment, mais évidemment je j'aurai aussi mes propres réponses. En fait, en réalité, ce à quoi on a assisté cet après-midi et et l'alerte que nous lançons nous dès à présent, c'est de dire que cette espèce de d'exercice qui a été fait, qui était d'ailleurs une surprise en réalité pour personne, toutes finement toutes les pseudoannonces qui ont été faites par le premier ministre Sébastien Lecornu était évidemment attendu et disent bien une chose, c'est que le Parti socialiste a durant des jours menti français en leur faisant croire que il n'y avait pas d'accord de non censure, qu'il n'y avait pas de contrat de non censure. Tout ce qui a été demandé par le Parti socialiste était dans finalement la la la liste des annonces du premier ministre.

Donc comme quoi, ils savent évidemment discuter entre eux lorsqu'il s'agit de sauver leur place. Là où on alerte désormais, c'est que cette espèce de de refrain qui vient habituellement avec les premiers ministres consiste à dire "On change de méthode, cette fois on a compris, il y a pas de majorité donc on va faire des compromis, on va travailler" et cetera. Barnier l'a fait, il est tombé.

Baou l'a fait, il est tombé. le cornu le fait, il tombera aussi parce qu'on sait qu'à la fin des fins euh et on pourra certainement revenir sur la suspension des retraites par la suite, mais on sait qu'à la fin des fins, le parcours naturel et classique euh d'un PLF, c'est certes d'être discuté et amendé à l'Assemblée nationale, mais aussi d'être discuté et euh amendé au Sénat où là pour le coup la configuration politique est tout autre et à la fin des fins, c'est en commission mixte paritaire et dans laquelle dans cette commission mixte paritaire, c'est le bloc central avec le soutien des LR qui a la majorité. Donc quoi que queles que soient les avancées que les socialistes pourraient faire croire obtenir durant les discussions à l'Assemblée nationale, si ça ne correspond pas à la feuille de route des macronistes à la fin des fins, ça tombera en commission mix paritaire et perdu.

Est-ce que vous vous avez l'intention de participer à ce débat ? Je alors vous avez des le Rassemblement national a posé une motion de censure qui va être examinée jeudi matin à 9h. Marine Le Pen estime qu'il manque une poignée de voix pour censurer.

Combien d'ailleurs ce soir selon vos calculs à vous ? Ça, j'en sais rien. C'est aux républicains et aux députés socialistes de nous le dire.

Nous, ce que nous disions, c'est que dans la configuration actuelle, on ne pourra pas avancer dans l'intérêt du pays. Et il suffit de voir la première copie budgétaire du gouvernement, si vous me le permettez. C'est juste si on regarde la première copie budgétaire du gouvernement, on parle de quoi ? de toutes les vieilles recettes macronis qui sont utilisées maintenant depuis 8 ans.

Si on ne s'attaque pas aux dépenses de l'État qui vont augmenter de 28 milliards d'euros en 2026, on augmente les efforts fiscaux sur les retraités dont on veut désindexer les pensions de retraite partiellement sur les travailleurs dont on veut geler le barême sur l'impôt sur le revenu même maintenant sur les jobs étudiants. Donc on pour le moment rien n'est fait puisque le débat est le débat sera au parlement. Sébastien Lecornu l'a dit et avant que le débat n'arrive au Parlement, vous n'êtes sans savoir qu'il y a une motion de censure.

Nous nous pensons que dans la configuration actuelle, si on veut pouvoir agir et mener les grandes réformes structurelles dont nos pays a besoin parce que à l'heure où nous nous parlons en septembre, rien que durant le mois de septembre, ce sont 6000 PME qui ont fait faillite dans notre pays, on peut pas continuer à être dans un immobilisme parlementaire et être dans le statut quo où on essaie en fait de faire de briques et de broc, des toutes petites avancées par-ci par là et on fait pas les grandes réformes qui s'imposent parce qu'en fait tout le monde a peur de retourner devant les Français, tout le monde a peur de retourner aux élections. Nous, on n pas peur de retourner aux élections. Je vais poser la question àan Godard.

Vous avez peur d'une dissolution ? Vous avez peur de retourner devant les électeurs ? Écoutez, je crois que l'heure n'est pas à la peur.

L'heure est à la responsabilité et c'est ce que nous demandent les Françaises et les Français. On a vécu une année quand même extrêmement compliquée à présent. Je crois qu'on a des signaux aujourd'hui.

On a eu des signaux positifs de la part du du Premier ministre qui assume en tout cas de vouloir suspendre la réforme des retraites qui vouloir qui assume aussi de vouloir ouvrir le le débat budgétaire et qu'il y ait et c'est ce que le Parti socialiste appelé de ses vœux, qu'il y ait un travail texte par texte, une négociation texte par texte et c'est comme ça aussi qu'on incarne le compromis. Et encore une fois, c'est pas une victoire pour le Parti socialiste, c'est une victoire pour le pays, pour les Françaises et les Français dans un contexte où pardon, mais d'un point de vue géopolitique, il y a quand même quelque fragilité, sensibilité euh pour pas dire une situation grave et nous avons une crise politique dans notre pays qui impose aussi de nous élever et de sortir aussi des vieux réflexes politiciens. Et je crois que c'est ce qui nous est demandé par les Françaises et les Français, par les entreprises qui ont besoin de visibilité, euh par les collectivités qui attendent aussi pour construire un budget et donc mener à bien des projets dans leur territoire pour euh répondre aussi à leurs concitoyens et puis bien évidemment pour rassurer aussi parce qu'on a besoin aussi de rassurer le pays, de rassurer les Françaises et les Français et aussi redonner un petit peu confiance en la parole politique.

Et je crois qu'en ce sens, la journée qui vient de se dérouler et bien répond aussi à ces à ces enjeux là. Violette Spelbout sur la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que dans votre camp et dans le camp, on va dire du socle commun, si ce si ce si cette expression existe encore, est-ce que certains ont mangé leur chapeau en se disant bah si c'est le prix de la stabilité du pays, alors oui, suspendons cette réforme des retraites, ça coûtera moins cher qu'une dissolution. déjà c'était déjà dans l'air du débat depuis quelques jours, même quelques semaines.

Il y avait des discussions parfois assez entre nous en réunion de groupe. Je trouve queon est arrivé à un point de maturité justement du débat et des négociations de Sébastien Lecnu 1 et puis de avec les syndicats et les partis politiques qui nous ont amené à tous considérer en tout cas la grande majorité d'entre nous, je crois que je peux le dire que c'est une suspension qui était la ligne sur laquelle nous devions céder pour obtenir un compromis. Et moi je je il y a certains disent c'est un renoncement, un recul et cetera.

Oui, ils peuvent dire ça en fait. Moi ça ne me gêne pas du tout. un vrai compromis.

Il faut vraiment savoir renoncer à certaines lignes auxquelles on tenait. Et effectivement, moi, j'ai été porte-parole de la réforme des retraite pendant toute sa négociation extrêmement douloureusement. J'ai porté et je crois toujours que c'est une réforme qui est nécessaire pour le pays.

Mais je n'ai je n'ai pas entendu chez Sébastien Lecornule l'abandon d'une nécessaire réforme des retraites. J'ai entendu que il avait pris en considération la blessure démocratique qui sont des mots qui qui ont été repris par le Parti socialiste mais qui sont ce que tous les gens pensent globalement queles que soient les catégories socioprofessionnelles et dans tous les territoires. Enfin moi je l'entends dans ma circonscription très régulièrement. ce moment de 2023, ça a été une vraie fracture avec le pouvoir et donc il faut réparer ça et ça se répare peut-être par cette conférence euh sociale qui doit se mener d'ici à la présidentielle et puis sur un projet présidentiel euh qui euh fera choisir à nouveau les Français.

J'ai entendu ce matin notre économiste prix Nobel qui a conseillé Emmanuel Macron sur l'économie et ce matin lui-même a dit sereinement que oui, il fallait qu'on suspende pendant un an et demi et qu'on ait un débat dans un autre cadre que celui qu'on a aujourd'hui. Laurent Oui. Donc d'un mot ça veut dire que si c'était refaire, vous le referiez pas du tout de la même façon cette réforme.

Ah ben moi de toute façon j'étais et quand j'en ai discuté aujourd'hui avec mes collègues députés euh on s'est beaucoup dit que on était nombreux à à ne pas être d'accord avec le 493 de 2023. Souvenons-nous du débat, on s'est battu pour les arguments. On a on est venu débattre avec les journalistes, débattre avec les autres partis politiques et on voulait aller au vote et il y a eu un choix pour quelques votes parce que ce vote n'était pas sûr de faire un 493 et on est nombreux à ne pas avoir accepté ce geste parce que ça a été un moment de fracture très forte de la confiance y compris au sein même de nos mouvements politiques où on a eu des échanges je me souviens avec les sympathisants, les militants, les électeurs qui étaient dans la forte incompréhension et Donc je crois qu'aujourd'hui un premier ministre qui dit "Je n'utiliserai pas le 493", c'est très nouveau, c'est très risqué aussi mais c'est un geste de confiance et de considération envers à la fois les parlementaires et quelque part tous les électeurs.

Vous dites c'est très risqué. Vous dites c'est très risqué parce que on va avoir une motion de censure par semaine. J'en sais rien.

Non et je je rebondis sur ce qui vient d'être dire sur la réforme des retraites parce que c'est pas à noin là ce qui se passe sur la suspension. C'est-à-dire que je rejoins complètement, on a parlé, les socialistes ont parlé de blessures démocratiques. Pierre Rosanvallon parle à juste titre du fait que cette réforme des retraites en 2023 a cristallisé ce qu'il appelle l'esprit de la démocratie qui a été complètement abîmé.

Euh c'est à ce moment-là aussi qu'il y a eu un un divorce, je vais le dire comme cela, entre le pouvoir et le peuple parce que la posture du président de la République à ce moment-là a été absolument euh il n'a pas été à l'écoute. Euh il a il cette réforme était inique et il a été sourd à ce que les Français et les Français ont exprimé, ce que les syndicats ont exprimé, ce que les les corps intermédiaires de manière générale. Ça a été extrêmement douloureux et je crois qu' on le paye aujourd'hui quand on parle de confiance rompue aussi dans la parole politique.

Ça c'est le premier point. Et le deuxième point, suspendre la réforme des retraites. Ce qui a été annoncé très concrètement, ça veut dire que plus de 3,5 millions de personnes concernées par cette suspension de la réforme et bien euh vont pouvoir arrêter de travailler.

Très concrètement, ça touche des Françaises et des Français concernés par cette annonce là et je crois que c'est pasin quand même de pouvoir enfin poser leur la question. Ils vont pas vous dire que c'est faux. Alors, d'abord, la première chose qui est fausse, c'est les chiffres que vous avancez.

C'est pas 3,5 millions de Français qui vont être touché par cette suspension. Il s'agit non pas d'une suspension, c'est-à-dire qu'on revient pas sur l'âge légal de départ à la retraite, on reporte uniquement à 2027 euh l'application de cet de de cet âge légal de départ à la retraite. Donc en réalité, c'est entre 700 et 800000 français qui vont y toucher.

L'économie, c'est dire plus ou moins l'argent qu'on va rendre au français, c'est de 300 à 500 millions d'euros d'ici 2027. Quant au même moment pour 2026, c'est 3,8 milliards d'euros que l'on va faire peser sur l'intégralité des retraités français quel que soit leur revenus du fait du gel des pensions de retraite comparé. Je demande sur les chiffres l'arbitrage de Fanny Guinoch.

Maintenant, si vous permettez juste bon allez-y. Oui, je vous en prie. Non, mais c'est c'est vrai que la question qui se pose, enfin qu'on voit, c'est que euh les retraités aujourd'hui, ils sont favorables, c'est les seuls he à être favorable à une réforme des retraites avec un décalage de l'âge.

Ils ne sont pas concernés mais ils se disent au moins sont déjà partis au moins notre système et nos pensions elles vont pas baisser parce que c'est vrai que il faut quand même trouver l'argent et que le risque c'est une baisse des pensions. La question. Autant on voit du côté des socialistes, du côté du socle commun, même si on sait plus trop comment il faut l'appeler et et il y a eu des débats côté RN, quelle est la position concernant les retraites ?

Est-ce que pour vous c'est une bonne nouvelle cette suspension ? Je préfère 100000 fois la suspension à l'application. Mais moi ce que je propose est 100000 fois mieux, c'est que nous faisons tomber le gouvernement jeudi prochain.

Nous partons sur de nouvelles élections législatives et là on pourra mettre en place non pas seulement la suspension de la réforme des retraites d'Élisabeth Borne qui est profondément injuste socialement et inefficace financièrement et nous ferons notre propre réforme des retraites qu'on a suffisamment défendu. J'aimerais juste mais juste pour que ce soit clair vous êtes d'accord avec je vais vous dire pourquoi je ne suis pas d'accord avec la suspension de la réforme. J'ai compris votre question donc je répond immédiatement.

Oui mais vous là la lecture de pensée. Vous êtes d'accord avec la suspension de la réforme des retraites mais vous allez censurer cette décision parce qu'on peut faire mieux. C'est-à-dire qu'on peut abroger intégralement la réforme des retraites ce qui sera 100000 fois mieux.

Mais je vais vous dire mais vous pouvez déposer un amendement pour la brad répondre à la question ou vous allez tous la poser c fois de suite ouvre le débat dans le alors je vous dis très simplement et très sagement qu'en réalité la suspension de la réforme des retraites pour qu'elle puisse être adoptée puisqueapparemment les socialistes ont annoncé qu'il y avait un amendement de gouvernement que vous aviez la garantie qu'il y ait un amendement du gouvernement qui sera intégré au PLFSS pour parvenir à cette suspension mais vous n'êtes sans savoir que pour que cette suspension et donc cet article qui sera ajouté par le gouvernement dans les discussions sur notre projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ça veut dire que c'est l'intégralité du PLFSS qu'il faut voter. Et est-ce que vous vous allez accepter de voter à ce moment-là le doublement des franchises sur les médicaments ?

Mais c'est bien, c'est le combat qui va moment donné, vous êtes en train de vous faire rouler dans la farine, c'estàd que au nom de la suspension, non, moi je préfère retourner aux ures et donner la possibilité au français de donner un an d'avance à l'altern et surtout de respecter la démocratie parce que c'est ça qui est important. abandonnir là je crois compromis entre plusieurs groupes politiques, c'est la gros problème il a juste un gros problème des petittique dans notre juste une chose vous la réforme pure que vous souhaitez c'est quoi c'est le retour à 62 ans c'est le retour à 60 ans vous refaire très rapidement si vous voulez la réchange des retraités qu'on a proposé on propose de mettre le paquet sur les carrières longues, les carrières les plus pénibles physiquement et psychologiquement donc pour tous ceux qui auront commencé à travailler avant 20 ans, ils pourront partir à la retraite à 60 ans avec quarantaine pendant largement le cas finir de ma présentation et ensuite c'est un système progressif où on remonte jusqu'à 42,5 annuités c'està-dire qu'en plus de ça on revient en partie sur la réforme touréenne qui était une réforme socialiste qui avait vu le nombre de trimestres de cotisation augmenter mais voyez-vous moi je me mets à la place des français qui nous regardent et qui regardent toute l'actualité parlementaire de ces derniers jours. Et je me dis mais le problème moral et éthique dans notre pays est considérable.

C'est-à-dire que ça fait 2 ans, ça fait 2 ans qu'on répète à tout le monde que cette réforme, elle est injuste, elle est brutale, elle est inefficace. Que on vous disiez "S'il vous plaît revenez dessus parce que on est en train de parler, vous faites souffrir des Français notamment par exemple tiens allez des égouttiers." Les égouttiers leur espérance de vie c'est 64 ans.

Quand vous augmentez de 2 ans en moyenne, quand vous augmentez de 2 ans l'âge légal, le départ à la retraite, c'est 2 ans de vie à la retraite, c'est 2 ans à passer avec ses enfants, avec ses petits enfants que vous privez à des Français qui travaillent. Mais quand on avance ces argum, si vous voulez bien, quand vous quand on avance ces arguments qui reposent sur quelque chose de profondément humain qui devrait vous toucher vous aussi, vous êtes pas quelqu'un avec un cœur de pierre, bien là, il y avait personne pour nous répondre. Mais par contre, quand il s'agit d'éviter à tout prix les élections, de sauver la place d'Emmanuel Macron et de permettre à la politique d'Emmanuel Macron de se poursuivre, et bien là vous vous êtes précipité pour aller négocier saz que une dissolution ne fera pas partir Emmanuel Macron de l'Élysée.

Vous reparlez d'Emmanuel Macron, mais une dissolution ne ferait pas partir le le président de la République et surtout elle ralentirait le pays. Je crois aussi que vous assumez vous assumez aussi ce soir de deux signes négatifs. de négatif de la une dissolution, c'est d'abord l'instabilité du pays vis-à-vis de tous nos partenaires européens, de ceux qui c'est l'instabilité du pays, l'instabilité économique, ne pas avoir de budget et la deuxième chose, une dissolution, c'est à nouveau plusieurs mois de perdu alors qu'on a par exemple, vous parliez d'économie de la dépense publique, un projet de loi de lutte contre la fraude fiscale, sociale qui est prêt que le gouvernement va nous soumettre.

On a un projet de loi sur euh l'équipement supplémentaire des polices municipales pour qu'elles puissent être plus efficace pour les maires et les élus locaux. Et tout ça a rien qui n'a avancé avec votre dissolution encore pire 4 mois de perdu. Non mais ce qu'on retient c'est l'injonction paradoxale.

C'estàdire en plus vous nous parlez de problèmes éthiques et moral enfin pardon venant d'un parti qui a quelques sujets avec la justice qui veut la dissolution voir la destion. Républi pouvoir faire passer sa loi d'amnistie pour sauver Marine Le Pen parce que faut quand même se dire les choses. C'est ça l'enjeu.

C'est ça l'enjeu. D'un seul coup vous sortez la censure, vous êtes pour la censure, vous êtes pour la dision. Vous iz voir, vous irez voir les étudiants aujourd'hui les Macronistes veulent imposer le job étudiant.

Vous irez voir les étudiants, vous irez voir les jeunes français, vous leur expliquerez pourquoi demain on fiscalisera les jobs étudiants. Leur expliquer directement. Gaan du Sauc, projetons-nous dans la matinée de jeudi au cas où votre motion de censure soit rejetée ou celle d'un autre, je suis pas ou celle de la France insoumise, j'en conviens, il y en a deux jeudi matin, c'est la vôtre en premier.

Euh si votre motion est rejetée, est-ce que vous acceptez la méthode le corps nu de coconstruction, de travail parlementaire ? Le gouvernement propose, nous débattons, vous voterez. Je fais pas de politique fiction et moi ma priorité c'est d'abord de convaincre mes collègues parlementaires de la nécessité de censurer ce gouvernement et d'empêcher un budget injuste d'être appliqué dans notre pays.

Donc ça c'est ma priorité numéro 1. Mais par exemple, vous faites de la politique fiction quand vous imaginez que la dissolution vous permettrait d'être majoritaire à l'Assemblée nationale après des élections législatives ? Pardon, j'ai pas entendu.

Excusez-moi. Est-ce que c'est pas de la politique fiction d'imaginer que vous seriez majoritaire à l'Assemblée nationale après des élections législatives anticipées ? Mais pareil, ça c'est de notre boulot de convaincre les Français.

Et nous, contrairement à l'intégralité des partis politiques, nous avons confiance dans la sagesse et la sagacité du peuple français. Nous, on n' pas peur de demander son avis au peuple français. et nous on en a pas peur de leur donner la possibilité et je veux dire ce n'est pas un caprice du Rassemblement national, c'est ce qui implique le respect des institutions et notamment de ce texte fondamental qui est la Constitution de la 5e République.

En cas de blocage institutionnel, lorsque vous n'avez pas de majorité, lorsque le pays est à l'arrêt, parce que ce n'est pas une censure qui met le pays à l'arrêt, ce n'est pas des élections qui mettent le pays à l'arrêt, c'est l'incapacité d'avoir des majorités parce que tous les partis sont mis d'accord hier avec un seul projet empêcher le n pas mis en place un projet alternatif de l'autre côté. Nous, notre boulot c'est de dire aux Français si demain on retourne à des élections, si demain on retourne aux possibilité de donner 1 an d'avance à l'alternance et de nous donner une majorité absolue qui nous permettra en effet de mettre en place des grandes réformes qui sont attendues et largement plébisité qui Moi, je crois qu'il faut plutôt se préparer au travail en commission. En réalité, moi je fais partie de la commission culture et éducation.

On va avoir le budget de l'éducation nationale, le budget de la culture, du mouvement associatif. On avait samedi à Lille et partout en France les manifestations du mouvement associatif notamment les centres sociaux maisons de quartier qui ont des inquiétudes sur les arbitrages budgétaires. Donc je partage peut-être une chose avec vous.

Vous avez dit il y a une inquiétude sur ce budget qui pourrait être injuste. Vous l'avez qualifié d'injuste. Bien sûr on va tous être inquiets de ça.

Et donc ça va être le travail des groupes parlementaires de défendre les priorités. soutien au mouvement associatif, soutien à l'enseignement, à l'éducation, à la sécurité et peut-être aussi de soutenir la baisse de dépenses de l'État sur un certain nombre de lignes, y compris peut-être les fraudes aux dépenses de santé par exemple sur lesquelles on pourra être d'accord ou la réduction des agences où on pourra être d'accord et je pense qu'il y a des amendements qui passeront qui seront proposés enfin validés par le gouvernement et d'autres où peut-être les groupes politiques seront d'accord et qui n'auront pas été proposés par le gouvernement. Mais il faut rentrer dans le débat et je crois que c'est plutôt à ça qu'il faut se préparer aujourd'hui parce que les les les acteurs de la société civile viennent nous voir euh les les médecins, euh les infirmiers dans le domaine de la santé, je parlais des acteurs associatifs tout à l'heure pour faire valoir euh leurs amendements et et leur euh leur préservation de droit au sein de ce budget.

Donc on aura un débat sain. Et bien on a hâte de voir ça. Merci en tout cas à tous les trois d'être venus en débattre ce soir sur le plateau de de chaque voix compte.

Demain question gouvernement. J'espère que vous serez là à 19h30 pour chaque voix compte. Nous on sera là.

Merci à tous les trois. Merci à vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée à 23h30 et en replay sur le site lcp.fr.

Dans un instant, c'est débat. Vous retrouvez Jean-Pierre Gracien. Moi, je vous dis à demain.

Excellente soirée sur LCP Canal 8. [Musique]

S. Lecornu : « Le gouvernement proposera, nous débattrons ... » | Chaque voix compte -14/10/25 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote