🔴 EN DIRECT - Marine Le Pen invitée de Bourdin Direct - Grand Format
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 44 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Hasard de la campagne électorale, Marine Le Pen. Éric Zemmour sera ce soir face à la rédaction de BFM.
- 0:13OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin, vous avez un message à lui envoyer ? Parce qu'il vous répondra ce soir. Lui demandez-vous par exemple de se retirer ?
- 1:12RelanceRéponse directe
Chez Valérie Pécresse, qui ne serait pas très sincère. Vous l'avez déjà dit d'ailleurs.
- 1:47OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que certains maires subissent une pression, certains élus LR subissent une pression de la direction du parti ?
- 2:11FerméeRéponse directe
Vous débattriez avec Zemmour ? Non, c'est fini, vous n'avez plus envie de débattre avec Zemmour ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Bon, d'accord. Vos parrainages, où en êtes-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Non, je ne demande pas de se retirer, parce que moi je suis très respectueuse de la démocratie. »
- 0:31Invité politiqueFait
« J'ai vu que dans une émission, il a demandé à Valérie Pécresse de lui donner les parrainages en disant quelque chose de très clair. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Si je n'ai pas les parrainages, alors c'est Marine Le Pen qui sera au second tour et ça ne sera pas Valérie Pécresse. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Mais ce n'est pas que je le pense, c'est que j'en suis absolument convaincue. »
- 2:04Invité politiqueFait
« « Moi, je crains de donner mon parrainage parce que je crains qu'on ne m'accorde pas telle ou telle subvention ». »
- 2:40Invité politiqueFait
« Eh bien, nous galérons. Je crois, comme beaucoup de candidats, nous galérons parce que le système est totalement grippé »
- 2:53Invité politiqueFait
« les gouvernements successifs laissent filer et laissent ce système se gripper. »
- 3:44Invité politiqueFait
« — Oui, je suis opposé au pass vaccinal de la même manière que j'étais opposé au pass sanitaire. »
- 3:51Invité politiqueFait
« Si je puis me permettre, je pense que l'utilisation par Emmanuel Macron des non-vaccinés comme des boucs émissaires, ça a été un moyen pour lui de détourner l'attention de l'opinion publique sur l'échec du pass sanitaire. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Car la réalité, elle est là. Ils ont mis en place un pass sanitaire, qui est quand même une atteinte aux libertés individuelles, quoi qu'on en dise. »
- 4:36Invité politiqueFait
« « Il faut que le pass sanitaire ait pour vocation de limiter la circulation du virus ». »
- 4:49Invité politiqueFait
« En aucun cas, vous ne pouvez utiliser le pass sanitaire pour contraindre les gens à la vaccination. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Je suis moi-même trois fois vacciné ou équivalent, parce que mon premier vaccin comptait pour deux. »
- 6:21Invité politiqueFait
« L'Organisation mondiale de la santé dit « la politique de vaccination multiple ne peut pas être une politique de lutte contre la pandémie ». »
- 6:51Invité politiqueChiffre
« le gouvernement en a supprimé 17 500 en l'espace de 5 ans »
- 7:01Invité politiqueFait
« parce que les soignants ne sont pas assez nombreux, parce qu'il faut revaloriser leur salaire, parce qu'il faut leur donner des conditions de travail qui soient dignes, et parce qu'on en a suspendu 15 000, alors même qu'on en a plus besoin que jamais. »
- 7:42Invité politiqueFait
« Avec le variant Delta, je pense qu'incontestablement, il y a eu un avantage très important à se vacciner par rapport aux cas graves. »
- 8:01Invité politiqueFait
« Manifestement, non. La réalité, c'est que le variant Omicron n'entraîne pas, en fait, de très rares hospitalisations et, pour l'instant, quasiment aucun décès. »
- 8:20Invité politiqueFait
« C'est le cas de l'Espagne. C'est le cas de la Grande-Bretagne. »
- 10:41Invité politiqueFait
« les 15% ou 20% de personnes âgées qui ne le sont pas encore, les gens qui ont des comorbidités ou qui sont fragiles, et laisser tranquilles les jeunes arrêter de leur pourrir l'existence »
- 10:57Invité politiqueChiffre
« on a assisté en 2021 à plus 45% de gestes suicidaires chez les 12-24 ans »
- 15:16Invité politiqueFait
« Ce n'est absolument pas ce que le gouvernement a dit. Il bloque l'augmentation des prix pour 6 mois. »
- 15:52Invité politiqueFait
« Mme Pompili raconte souvent des choses qui sont inexactes, en tout cas. »
- 16:29Invité politiqueChiffre
« Et je rends donc aux Français 12 milliards d'euros. »
- 18:01Invité politiqueFait
« nos barrages ont déjà été payés, nos centrales nucléaires ont déjà été payées. »
- 19:27Invité politiqueChiffre
« Il y a deux jours en Allemagne, les deux réacteurs nucléaires allemands qui restent ont produit autant d'électricité que les 30 000 éoliennes en Allemagne. »
- 20:37Invité politiqueFait
« François Mitterrand, c'était 37,5 années de cotisations. »
- 20:41Invité politiquePromesse
« Moi, ce que je souhaite, c'est en réalité qu'il y ait 40 années de cotisations et à 40 annuités de cotisations, si on les a, on puisse partir à 60 ans avec une retraite pleine. »
- 22:45Invité politiqueFait
« il y a des régimes qui s'autofinancent. Je pense, moi, j'ai été avocat. Ce régime-là, il est excédentaire. »
- 30:16Invité politiqueFait
« Nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir. Et parce que nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir, nous sommes devenus un parti de gouvernement. »
- 31:32Invité politiquePromesse
« J'ai présenté un projet de loi que je soumettrai au référendum sur l'immigration. »
- 33:30Invité politiqueFait
« On rentre en prison et on en sort et on n'en sort pas. »
- 33:57Invité politiqueFait
« réaffirmé la force du sursis qui aujourd'hui est utilisée comme une vaste plaisanterie. »
- 34:07Invité politiqueFait
« Arrêtez la correctionnalisation quasi systématique de certains crimes. »
- 35:25Invité politiqueFait
« l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. »
- 35:27Invité politiqueFait
« l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. »
- 38:57Invité politiqueChiffre
« il y a 5 800 000 chômeurs en France »
- 41:31Invité politiqueFait
« il arrive qu'un clandestin soit mieux traité qu'un Français, qui lui, pour le coup, cotise, et bien souvent n'est pas remboursé intégralement des frais qui sont nécessaires pour se soigner. »
- 42:01Invité politiqueChiffre
« 26 000 étrangers sont venus se faire soigner sur notre système de santé, parce qu'on leur a donné un visa pour venir se faire soigner »
- 44:20Invité politiqueChiffre
« Il y a 130 000 maorais. Il y a 500 000 habitants. C'est-à-dire que trois quarts de la population quasiment est clandestine. »
- 45:17Invité politiqueFait
« Nous ne croyons plus à leur vieille utopie d'une Union européenne prospère, puissante, solidaire et fraternelle. »
- 49:49Invité politiqueFait
« Poutine exige un traité interdisant à l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN. Il a raison ? »
- 52:10Invité politiqueFait
« Le nucléaire est effectivement une énergie dangereuse. »
- 52:43Invité politiqueChiffre
« On a déjà investi 750 millions dans Astrid. »
Temps de parole
- Marine Le Pen71 %
- Présentateur21 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
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Certaines de vos déclarations passées. Avez-vous évolué ? Et si oui, pourquoi ? Nous verrons cela tout à l'heure après 9h. Hasard de la campagne électorale, Marine Le Pen. Éric Zemmour sera ce soir face à la rédaction de BFM. Est-ce que ce matin, vous avez un message à lui envoyer ? Parce qu'il vous répondra ce soir. Lui demandez-vous par exemple de se retirer ?
Non, je ne demande pas de se retirer, parce que moi je suis très respectueuse de la démocratie. Et je pense que s'il a pris la décision d'être candidat, il ne se retirera pas. Non, la vraie question c'est à quoi sert sa candidature ? C'est la même question que je pose depuis 4 mois. J'ai vu que dans une émission, il a demandé à Valérie Pécresse de lui donner les parrainages en disant quelque chose de très clair. Si je n'ai pas les parrainages, alors c'est Marine Le Pen qui sera au second tour et ça ne sera pas Valérie Pécresse. Donc je me pose la question de savoir pourquoi cette candidature ? Est-ce que vraiment il a l'ambition d'être au second tour, ce que je ne crois pas ?
Ou est-ce qu'en réalité, il sert de marche-pied pour permettre à Valérie Pécresse d'être au second tour à la place de Marine Le Pen ? Et puisque c'est un aveu qu'il a fait, je finis par penser qu'il y a une problématique de sincérité derrière cette candidature. Si elle est là pour faire chuter les idées nationales, alors c'est très éloigné des déclarations qu'il a faites.
Chez Valérie Pécresse, qui ne serait pas très sincère. Vous l'avez déjà dit d'ailleurs.
Non, chez les deux, enfin chez les deux en l'occurrence. Chez les deux ? Chez les deux, parce que si Éric Zemmour est là pour faire gagner Valérie Pécresse, alors il faut qu'il le... Il serait le marchepied de Valérie Pécresse ? C'est ce qu'il a dit. Il dit, si je n'ai pas mes parrainages, alors Marine Le Pen sera au second tour et ça ne sera pas Valérie Pécresse. Donc il faut que Valérie Pécresse me donne les parrainages. Non mais pardon, ça veut dire que Valérie Pécresse est son actionnaire majoritaire.
Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que certains maires subissent une pression, certains élus LR subissent une pression de la direction du parti ?
Mais ce n'est pas que je le pense, c'est que j'en suis absolument convaincue. Vous avez des preuves de cela ? Si j'avais des preuves, je déposerais plainte. Mais j'ai des témoignages nombreux, et je ne suis pas la seule à avoir des témoignages de maires qui disent « Moi, je crains de donner mon parrainage parce que je crains qu'on ne m'accorde pas telle ou telle subvention ».
Vous débattriez avec Zemmour ? Non, c'est fini, vous n'avez plus envie de débattre avec Zemmour ?
Ce n'est pas ça, je vous l'ai dit, autant débattre avec son actionnaire majoritaire qui est Valérie Pécresse.
Voilà, vous voulez un débat avec Valérie Pécresse ?
Oui, je souhaite un débat avec Valérie Pécresse, bien sûr. Moi, je vous l'organise, Marine Le Pen. À votre disposition, il faut que vous arriviez à la convaincre.
Bon, d'accord. Vos parrainages, où en êtes-vous ?
Eh bien, nous galérons. Je crois, comme beaucoup de candidats, nous galérons parce que le système est totalement grippé et que plutôt que de rendre les parrainages anonymes, ce qui ne changerait rien sur le plan démocratique, mais éviterait précisément que certains utilisent les parrainages pour faire pression sur les uns ou sur les autres, eh bien, les gouvernements successifs laissent filer et laissent ce système se gripper. Et je trouve ça véritablement problématique.
On passe du temps, on dépense de l'énergie, alors qu'on devrait passer du temps et dépenser de l'énergie à présenter nos projets aux Français pour qu'ils puissent arriver le jour de l'élection en ayant la plus vaste connaissance possible des choix qui sont à leur disposition.
Vous arrêtez vos projets, le financement de votre campagne ?
Pareil, nous galérons, puisque le gouvernement a rétrécit considérablement les capacités de financement, et donc on est obligé d'être financé uniquement par des banques européennes qui, vous n'ignorez pas, sont un peu en réseau.
— Le Covid, Marine Le Pen, 368 000 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 4 000 personnes en réanimation, 279 morts. Élu président de la République, est-ce que vous supprimeriez le pass vaccinal s'il est toujours en vigueur ? Il sera voté, bien sûr.
— Oui, je suis opposé au pass vaccinal de la même manière que j'étais opposé au pass sanitaire. Si je puis me permettre, je pense que l'utilisation par Emmanuel Macron des non-vaccinés comme des boucs émissaires, ça a été un moyen pour lui de détourner l'attention de l'opinion publique sur l'échec du pass sanitaire. Car la réalité, elle est là. Ils ont mis en place un pass sanitaire, qui est quand même une atteinte aux libertés individuelles, quoi qu'on en dise. Donc on peut le concéder quand c'est proportionné, quand c'est efficace, mais qui n'a eu aucune efficacité, puisque précisément malgré le pass sanitaire, on tutoie des records en termes de contamination.
Ça veut dire quoi ? — Le pass sanitaire, c'était pour inciter à la vaccination.
— Ah, ben c'est pas ce qu'ils ont dit au Conseil d'État, puisque le Conseil d'État, dans son avis, a précisément dit « Il faut que le pass sanitaire ait pour vocation de limiter la circulation du virus ». En aucun cas, vous ne pouvez utiliser le pass sanitaire pour contraindre les gens à la vaccination. Ça, c'est notre droit supérieur. Eh bien malgré cela, nous avons appris qu'en réalité, vous avez raison, il ne s'agissait pas du tout d'empêcher la circulation du virus, mais bien de contraindre des gens en les limitant dans leur acte de la vie quotidienne à se faire vacciner, tout en sachant que ce vaccin n'a donc aucune influence, maintenant nous le savons, sur la circulation du virus.
— Sur la circulation du virus. Mais qui est-ce l'objectif ? — Il a une influence sur les cas graves moins nombreux lorsque l'on est vacciné et donc sur la problématique de la saturation de l'hôpital.
— Alors question. Plusieurs questions, Marine Le Pen. Appelez-vous d'abord, soyons francs, appelez-vous à la vaccination au rappel troisième dose. Oui ou non ?
— Non mais moi, je suis là. Je ne suis pas médecin. Je suis responsable politique. Moi, je viens dire aux gens. — Justement. — Non, non, mais j'ai un discours très clair. — J'ai même vu Jean-Marie Le Pen dire « j'appelle à la vaccination ». — Il faudrait que je puisse aller au bout de mon discours. — Non, non, mais vous allez pouvoir aller. — Je suis moi-même trois fois vacciné ou équivalent, parce que mon premier vaccin comptait pour deux. Je suis moi-même trois fois vacciné. Le vaccin limite les cas graves du Covid. En cela, c'est un bénéfice important. Est-ce que c'est un vaccin ? Non, c'est un booster en réalité d'immunité. Est-ce que ce vaccin, la multiplication des doses, est utile ?
Je ne sais pas. Mais l'OMS nous dit non. L'Organisation mondiale de la santé dit « la politique de vaccination multiple ne peut pas être une politique de lutte contre la pandémie ». Vous voyez ce que je veux dire ? — Oui. — Bon. Donc voilà où on en est au moment où nous nous parlons. Moi, ce qui m'intéresse, c'est pourquoi est-ce qu'une épidémie, de quelque nature que ce soit d'ailleurs, met l'hôpital, comme chaque année d'ailleurs, en réalité, sans dessus-dessous, parce qu'il y a un problème d'organisation à l'hôpital, parce qu'il y a un manque de lits qui est flagrant, parce qu'on en a supprimé 17...
Enfin, le gouvernement en a supprimé 17 500 en l'espace de 5 ans, parce que les soignants ne sont pas assez nombreux, parce qu'il faut revaloriser leur salaire, parce qu'il faut leur donner des conditions de travail qui soient dignes, et parce qu'on en a suspendu 15 000, alors même qu'on en a plus besoin que jamais.
— Mais j'ai des questions précises, Marine Le Pen. D'abord, première question, est-ce que le vaccin empêche la grande majorité des formes graves ? Vous m'avez dit oui. Deuxième question.
— La grande majorité, je sais pas, j'ai pas...
Mais incontestablement, il y a une influence. — Contestez-vous qu'avec un schéma vaccinal complet, le risque d'hospitalisation en soins intensifs soit divisé par 10 ? — Je n'ai absolument pas... — Ce sont les chiffres des médecins.
— Non mais pardon, M. Bourdin, moi j'entends des médecins tous les jours. D'ailleurs, ça pose un problème, parce qu'ils disent tous... Tout est l'inverse de tout. Avec le variant Delta, je pense qu'incontestablement, il y a eu un avantage très important à se vacciner par rapport aux cas graves. Est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ?
— Il y a encore du Delta.
— Oui, bien sûr. Mais est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ? Manifestement, non. La réalité, c'est que le variant Omicron n'entraîne pas, en fait, de très rares hospitalisations et, pour l'instant, quasiment aucun décès. Ça veut dire qu'un certain nombre de pays, d'ailleurs, en voyant émerger ce variant, ont supprimé toute une série de contraintes. C'est le cas de l'Espagne. C'est le cas de la Grande-Bretagne. En se disant, après tout, si ce variant, qui est beaucoup moins grave dans ses conséquences que le Delta, peut permettre une immunité collective de la population, c'est peut-être le moyen d'en sortir. Ce qui est sûr...
— Mais la vaccination n'empêchera pas l'immunité.
— Ce qui est sûr, c'est que le pass vaccinal, pas plus que le pass sanitaire, n'empêche la circulation du virus. Donc pourquoi est-ce qu'on met en œuvre...
— Mais ce n'est pas l'objectif. Marine Le Pen est inacceptable. — D'accord, mais...
— Est-ce qu'on peut aller au bout de la logique ? — Alors finissez votre logique parce que j'ai... — Vous me dites que ça n'est pas le but. Bon. Donc le but, on est d'accord... — Le but, c'est de pousser à la vaccination le pass vaccinal. — Oui, mais pour faire quoi ?
— Pour faire quoi ? Pour... Ben, je vais vous poser la question. Est-il acceptable que les hôpitaux soient obligés de déprogrammer des soins ou des opérations pour admettre des patients Covid non vaccinés ? Est-ce que c'est acceptable ? Est-ce que vous avez lu la tribune des 500 soignants de l'hôpital de la Timone, de la PMH, à Marseille, de la PHM, qui nous disent « Aidez Marseille, vaccinez-vous ».
— Mais M. Bourdin, est-il acceptable d'avoir supprimé 17 500 lits en un mandat ? Est-il acceptable ? — Ce n'est pas la réponse à la question que je vous pose, Marine Le Pen. — Mais moi, je vous apporte les réponses qui sont les miennes, M. Bourdin. Qu'elles vous plaisent ou qu'elles vous déplaisent. — Non, non, mais moi, je vous pose une question et j'ai besoin d'une réponse précise. — J'apporte des réponses. Est-il acceptable d'avoir supprimé 5 700 lits l'année dernière, c'est-à-dire en pleine crise de la pandémie ? Ça, c'est la deuxième chose.
Troisièmement, si l'objectif est d'éviter la saturation des hôpitaux, qui sont déjà quasiment complets l'hiver, il faut le savoir que l'hiver, les services de soins critiques sont entre 90% d'occupation et 85% d'occupation. Ça veut dire qu'on a une marge qui est trop courte en cas d'événements exceptionnels. Mais si le but du pass vaccinal est d'empêcher la saturation des hôpitaux, sachant que les jeunes n'ont quasiment aucun risque de développer une forme grave, pourquoi obliger les jeunes à se vacciner ?
Pourquoi ne pas réserver les efforts qui sont faits pour vacciner, pour aller vacciner les 15% ou 20% de personnes âgées qui ne le sont pas encore, les gens qui ont des comorbidités ou qui sont fragiles, et laisser tranquilles les jeunes arrêter de leur pourrir l'existence quand on sait qu'on a assisté en 2021 à plus 45% de gestes suicidaires chez les 12-24 ans ? Est-ce que vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? Donc est-ce qu'on peut laisser tranquilles les jeunes ? Ce n'est pas dû au vaccin. Non, c'est dû à la pandémie, c'est dû aux contraintes, c'est dû à la précarité qui a été la conséquence des décisions de contraintes qui ont été mises en œuvre.
Est-ce qu'on peut laisser les enfants tranquilles, les tout petits enfants que l'on force aujourd'hui à faire trois doses par semaine ? Il n'y a aucune obligation vaccinale à moins de 11 ans. Non mais d'accord, mais trois tests par semaine, ils attendent dans le droit devant les pharmacies.
C'est l'enfer, franchement. Québec impose une taxe santé aux non-vaccinés, une forme de contribution à la santé.
Eh bien je considère que ce système est profondément contraire aux valeurs qui sont celles de la France. car si l'on met le doigt là-dedans, on en a déjà parlé, M. Bourdin, de cela d'ailleurs, si on met le doigt dans cette dérive, alors on va mettre une taxe aux fumeurs s'ils ont un cancer demain des poumons, on va mettre une taxe aux diabétiques, on va mettre une taxe à ceux qui boivent de l'alcool si jamais ils développent une cirrhose ou un cancer du pancréas. Je trouve que ce système-là, qui est un système très anglo-saxon d'ailleurs, est profondément contraire à l'idée que nous nous faisons de la santé et qui a fonctionné jusqu'à aujourd'hui de manière parfaite.
Est-ce que vous auriez fermé les écoles ?
Non, pas du tout. Non seulement je n'aurais pas fermé les écoles, mais je pense que les quatre protocoles qui ont été mis en oeuvre, qui changent toutes les 48 heures, et qui sont en train de rendre les parents et les enseignants fous, ils n'en peuvent plus. Il y a un niveau d'exaspération, et on les comprend, qui est atteint aujourd'hui et qui est à son paroxysme. Les enfants, s'ils sont malades, ce sont aujourd'hui, compte tenu du nouveau variant, des formes légères. Donc moi, je suis pour arrêter tout ça, arrêter de voir ces enfants pleurer, qu'on maintient, qu'on ceinture pour leur faire des tests. Donc vous ne comprenez pas la grève annoncée demain ? Non, mais M.
Bernard, c'est de la maltraitance, d'accord ? Donc moi, je pense qu'il faut mettre juste une chose en place dans les écoles, c'est la prise de température, comme on le fait dans les entreprises, à l'entrée de l'école. Les enfants qui ont de la température rentrent chez eux. Tout le reste ne sert à rien, parce que la réalité, c'est que ce variant est tellement contagieux, que de toute façon, il va très certainement se disséminer dans les écoles. Pourquoi faire souffrir les gens ? Pourquoi leur pourrir l'existence, pour des choses qui ne servent strictement à rien ? Donc je comprends parfaitement la grève, évidemment, qui va avoir lieu, qui va être probablement massive. Vous la soutenez.
Mais je n'ai pas à la soutenir. Je la comprends parfaitement. Je veux dire, les enseignants ne sont pas lassés, comme le pense le président de la République, ils sont exaspérés. Et c'est une authentique et légitime exaspération.
Marine Le Pen, parlons pouvoir d'achat, sécurité et immigration. Le pouvoir d'achat, je vais commencer avec cela. Parmi vos propositions, baisse de la TVA de 5,5% sur les carburants et l'énergie. Je voudrais vous parler du prix de l'électricité. Le gouvernement a bloqué l'augmentation à 4% sur l'année 2022, sur toute l'année 2022. Si vous êtes élue présidente de la République, j'imagine que vous n'augmenterez pas le prix de l'électricité. Des prix qui auraient dû augmenter de 35% à 40% au mois de février. Présidente de la République, que feriez-vous pour éviter une augmentation des prix ?
D'abord, on va reprendre dès le départ. Ça n'est pas sur toute l'année 2022. C'est pour 6 mois.
C'est ce qu'a dit Barbara Pompili, qui était là hier matin.
Eh bien, elle a tort. En réalité, c'est pour 6 mois. Donc on arrivera juste après l'élection. Pourquoi sur 6 mois ? Parce que c'est les obligations européennes qui imposent de ne pouvoir bloquer le prix. Mais vous savez qu'on joue sur les taxes et qu'on peut très bien bloquer le prix à plus 4%. Ah, mais pas du tout. Ce n'est absolument pas ce que le gouvernement a dit. Il bloque l'augmentation des prix pour 6 mois. Puis il y aura un lissage. C'est-à-dire qu'il y aura un rattrappage. Ce n'est pas ce qu'elle a dit hier. Elle était à votre place. Oui, d'accord. Ou alors elle ment. Oui, ça lui arrive assez souvent. Il faut quand même le dire.
Mme Pompili raconte souvent des choses qui sont inexactes, en tout cas. Donc les prix sont bloqués pour 6 mois. Les Français sont trop obligés de rattraper l'augmentation de ce prix sur les 6 mois qui suivent de manière lissée. C'est-à-dire qu'en réalité, ils vont avoir la double peine. Ils vont payer en fait le panier énergie, comme l'a appelé le gouvernement, par leurs impôts. Mme Pompili, chez vous, a expliqué, ou ailleurs, je ne sais plus, que ça coûterait 14 milliards. Donc ils vont payer ces 14 milliards par leurs impôts. Et puis, au bout de 6 mois, ils paieront le lissage de l'augmentation de l'électricité. Alors comment faites-vous ? Donc ils vont subir la double peine.
Moi, je prends une décision qui est pérenne. C'est-à-dire que je considère que l'énergie est un bien de première nécessité. Se chauffer, manger accessoirement, circuler, s'éclairer, ce sont des biens de première nécessité. Donc je baisse la TVA de 20% à 5,5%, comme les biens de première nécessité. Et je rends donc aux Français 12 milliards d'euros. Ça veut dire que c'est une économie... Je vous donne des exemples.
Mais vous savez que la baisse des taxes sur l'électricité, c'est déjà engagé.
Ce sont des économies. C'est des économies qui permettent de gagner 8 euros par plein et de gagner 200 euros sur un plein de fioul de 2000 litres. Parce qu'il y a le fioul aussi.
Oui, c'est vrai, il y a le fioul. Je vous parle de l'électricité. La baisse des taxes déjà engagée par le gouvernement. Comment feriez-vous ?
Non, mais je vous ai dit...
Si, je vous l'ai dit. Je vous l'ai dit. Ça a déjà coûté 8 milliards d'euros à l'État. Non, ce ne sont pas des baisses. Comment faites-vous pour empêcher une hausse de l'électricité dans les mois qui viennent ?
Comment faites-vous ? D'abord, il y a... À part les taxes. Comment faites-vous ? Pardon, M. Bourdin. Oui, mais c'est important, les taxes. Mais oui, mais d'accord, mais... Mais les taxes sont déjà baissées. Non, elles ne sont pas baissées. Elles sont... Il y a un blocage du prix pour 6 mois. Donc ça n'est pas pérenne, vous comprenez. Donc il y a deux problèmes. Il y a le problème immédiat. Donc le problème immédiat, il faut baisser la TVA de 20 à 5,5 pour qu'on ait une baisse pérenne des prix de l'énergie. La deuxième problématique, c'est les choix énergétiques de la France.
C'est-à-dire que, vous le savez, les prix ont augmenté, ce qui est une aberration, puisque la réalité, c'est que nos barrages ont déjà été payés, nos centrales nucléaires ont déjà été payées. Donc les prix auraient dû baisser. Oui, d'accord, mais c'est déjà budgété, ça. Les prix auraient dû baisser. Et malgré le fait que les prix auraient dû baisser, ils montent. Bon, pourquoi ? Parce qu'on a privatisé, en partie, le service public de l'électricité et qu'en réalité, nous payons, en fait, nos concurrents pour nous concurrencer, nos concurrents européens pour nous concurrencer.
Donc ce système, qui était un système assez extraordinaire, où nous étions souverains, indépendants, où nous avions une énergie propre, décarbonée, qui, de surcroît, était à bas coût, les gouvernements successifs ont réussi à le détruire purement et simplement. Donc il faut sortir de ce marché européen. Il faut que nous retrouvions les moyens de faire bénéficier aux Français des choix qui ont été faits par le général de Gaulle, qui est le choix du nucléaire, qu'il faut solidifier et développer plutôt que de partir dans des éoliennes qui nous coûtent une fortune et qui, en réalité, sont complètement intermittents. Je peux vous donner juste un chiffre.
Marine Le Pen, vite, un chiffre, pardon, un chiffre, c'est très intéressant. Il y a deux jours, il y a deux jours en Allemagne, vous savez que l'Allemagne a fait le choix de la disparition progressive du nucléaire. Oui, du nucléaire. Il y a deux jours en Allemagne, les deux réacteurs nucléaires allemands qui restent ont produit autant d'électricité que les 30 000 éoliennes en Allemagne. Bon, il y a un moment donné, il faut être raisonnable.
Oui, il faut démonter toutes les éoliennes. On en parlera avec vous tout à l'heure. C'est ce que vous avez dit, démonter les éoliennes. Oui, à terme, M. Vorda. Bon, d'accord. Marine Le Pen, je voudrais, avant de terminer cette première partie, qu'on parle de la retraite à 60 ans, parce que j'ai entendu Eric Zemmour dire que vous êtes une candidate de gauche. Alors, comme François Mitterrand, je dis bien, je reprends ces termes, comme François Mitterrand, vous souhaitez que tous les Français puissent prendre la retraite à 60 ans. Et je rappelle que le 26 mars, ce sera le 40e anniversaire de la retraite à 60 ans. Combien d'années de cotisations pour la retraite à 60 ans ? Alors, d'abord,
je voudrais rappeler à Eric Zemmour que moi, je n'ai pas voté pour Mitterrand. Lui, oui, deux fois. Deux fois de suite. 81 et 88. Donc, à l'époque, il devait être relativement d'accord avec le fait que l'on n'allonge pas le délai de la durée du travail. Deuxièmement, François Mitterrand, c'était 37,5 années de cotisations. Exact. Moi, ce que je souhaite, c'est en réalité qu'il y ait 40 années de cotisations et à 40 annuités de cotisations, si on les a, on puisse partir à 60 ans avec une retraite pleine.
On peut partir à la retraite à 60 ans aujourd'hui.
Oui, quand on s'est mis à travailler à 17 ans ou à 18 ans. Carrière longue. Il y a d'autres raisons aussi. Carrière très très longue. Mais non, c'est carrière longue. Il y a une autre raison. Vous imaginez que ce sont des exceptions. La pénibilité au travail. Voilà. Oui, mais vous voyez, moi, mon système, en plus, permet d'éviter la complexité inouïe du calcul de la pénibilité.
Donc, retraite à 60 ans pour tout le monde, si 40 ans de cotisation. Qui est,
pour les chefs d'entreprise, un casse-tête absolument épouvantable. Il faut calculer le nombre de fois où on se baisse, l'angle où on se baisse, le poids que l'on porte. Eh bien, on évite tout ça. Pourquoi ? Parce que les travaux pénibles, bien souvent, on les démarre plus jeunes. Et lorsqu'on fait des études, plus elles sont longues, en général, moins le travail est physique. Donc, par un effet de bon sens, on arrive à un système qui est un système qui se tient et qui est juste. ce jour.
Ah, donc, 40 ans de cotisation, retraite à 60 ans. À quel taux ? À quel taux ? La retraite pleine à 60 ans ? 40 ans de cotisation ? Sans augmenter les cotisations ?
Non, sans augmenter les cotisations.
Bien. Et régime unique ? Vous en disparaître ? Non. Les différents régimes ? Mais non,
je suis en désaccord avec ça. Mais écoutez, il y a un régime spécial...
Une quarantaine de régimes spéciaux ?
Oui, d'accord, mais vous allez supprimer... Vous les gardez ? Mais vous allez supprimer... Mais il y en a beaucoup qui se justifient, M. Bourdin. Vous allez supprimer le régime spécial des militaires ? Vous allez les envoyer sur le terrain à 65 ans ? C'est ça, la proposition ? Vous allez supprimer le régime spécial des pêcheurs ? Qui est le travail probablement le plus dur qui existe ? Vous voyez bien qu'on ne peut pas être pêcheur au-delà d'un certain âge. C'est trop dur physiquement. Donc, si ces régimes existent, c'est parce qu'ils ont une spécificité. Et bien souvent, d'ailleurs, dans les régimes spécifiques, il y a des régimes qui s'autofinancent. Je pense, moi, j'ai été avocat.
Ce régime-là, il est excédentaire. Et en fait, on voit que derrière l'idée de supprimer les régimes spéciaux pour l'État, il y a aussi une volonté de capter les colossales sommes qui sont ceux, notamment, des complémentaires du privé et des régimes comme ceux des avocats, des médecins et d'autres.
Bien. Marine Le Pen, il est déjà à 53. Ça passe très, très, très vite. Nous en parlais. Sécurité et immigration. Europe, juste après cette petite pause. À 9h pile, nous reprenons. Nous sommes ensemble. À tout de suite.
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Découvrez le deuxième épisode Delphine sur connecte-ta-boîte.fr Papa, tu fais quoi ?
C'est un peu compliqué à expliquer en fait.
Et toi, tu bosses dans quoi ?
C'est un peu compliqué d'expliquer en fait.
Tu sais que je n'ai toujours pas compris ce que tu faisais comme boulot ?
C'est ça que je fais.
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Il est bientôt 9h.
Marine Le Pen,
on se retrouve en parler d'électricité, du gaz. Tiens, je maintiens qu'il n'y a pas de lissage sur l'électricité, Marine Le Pen. C'est sur le gaz au bout de 6 mois. Enfin bon. C'est exactement la même chose. L'élection présidentielle aura lieu les 10 et 24 avril. Premier tour, on va parler de sécurité dans un instant. Mais premier tour dans moins de 3 mois, vous répétez sans cesse que vous avez changé, vous cherchez à vous présidentialiser. Je n'ai jamais dit ça. Si.
Ah non, non, non, pardon. Ah bon d'accord. Ça c'est la spécialité
de tous ceux qui m'ont précédé. Alors écoutons ce que vous disiez le 23 octobre 2021.
Nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir. Et parce que nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir, nous sommes devenus un parti de gouvernement. Et donc nous avons abandonné le trash, le buzz, les déclarations tonitruantes qui évidemment créent une forme d'ivresse que j'ai appelé l'ivresse de la radicalité. C'est fun d'entendre des propos extrêmement raides comme ça. Mais ça ne fait pas un président de la République.
Voilà. Donc vous cherchez à vous présidentialiser.
Non, je cherche surtout à sortir du constat en fait. Je pense qu'on a gagné la bataille du constat. On a réussi à faire admettre aux Français ce qu'on leur expliquait pendant longtemps sur l'insécurité, sur l'immigration. Donc aujourd'hui, je veux gagner la bataille des solutions. Parce que je constate que les Français finissent par croire à ce qu'on leur a dit depuis 20 ans, à savoir que rien n'est possible. Moi je pense que tout est possible et que la politique peut faire pour peu que les dirigeants politiques aient la volonté de faire. Donc les dirigeants politiques se cachent en fait derrière une forme d'impuissance parce qu'ils n'ont pas la volonté de faire.
Donc j'ai travaillé beaucoup les solutions. J'ai fait un projet sérieux, un projet crédible. J'ai présenté un projet de loi que je soumettrai au référendum sur l'immigration. Vous le savez, qui est très précis, très concret, très travaillé. Parce que, encore une fois, je veux que les Français sachent qu'on peut faire les choses.
Mais vous avez encore un déficit de crédibilité. Je regardais la dernière enquête parue dimanche. 48% des Français pensent qu'au pouvoir vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron et 27% ni mieux ni moins bien. Manque de crédibilité encore. Je pense que les sondages
sur Macron sont pires.
Bon, d'accord. Non, enfin, vous faites...
Si, si, je pense qu'ils sont pires. 48% des Français pensent qu'au pouvoir vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron. Eh bien, voilà. Il reste trois mois de campagne, M. Bourdin. Pour convaincre. Et c'est exactement... Alors, parlons de sécurité. Pour peu, pardon, pour peu qu'on ne se laisse pas, comment dire, enfermer sur le plan thématique par la crise sanitaire et qu'on puisse évoquer ce que j'essaye de faire partout où je vais.
On le fait. Un mot quand même. Battu en avril, vous arrêtez la politique ou pas ?
Non, non, je ne prends pas ce genre d'engagement. Moi, la politique, elle coule dans mes veines parce que l'amour des Français... Vous continuerez. La mort des Français coule dans mes veines. Donc, de toute façon, je continuerai à les défendre en toutes circonstances. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais je continuerai.
Vous continuerez. Bien, la sécurité, majorité pénale à 16 ans ou pas ?
On peut y réfléchir, oui. En effet, il y a une aggravation de la délinquance des jeunes. Et si c'est nécessaire, je n'ai pas d'a priori idéologique qui m'interdirait d'y penser.
Bien, je regardais vos mesures. Parmi les mesures, je ne vais pas toutes les énumérer, mais peine planchée, double peine, rétablissement de la réalité de la perpétuité. Au bout de 25 ans, examen de la peine. aucune libération avant l'exécution des deux tiers de la peine. Plus d'aménagement de peine si condamnation à plus de six mois ferme, je ne dis pas de bêtises. La peine de mort ?
Non, non, non. C'est fini ? Non, mais ce n'est pas ça. Je vous l'ai dit. À chaque fois, on reprend les mêmes sujets qui sont des sujets... Ce n'est pas les mêmes sujets.
Je vous pose la question. Après, on évacue.
Écoutez, moi, je suis pour la perpétuité réelle. On rentre en prison et on en sort et on n'en sort pas. Et au bout de 25 ans, examen de la peine. Mais par principe, on est condamné à vie. Donc contre la peine de mort. Pas de référendum. Ça, c'est ma vision. Mais les gens pourront faire un référendum, les Français, s'ils le souhaitent, parce que je vais mettre en place le référendum d'initiative populaire. Si sur ce sujet, il y a assez de gens qui veulent l'organisation d'un référendum, il y aura un référendum. Mais encore une fois, toutes les mesures que je propose, où il y a aussi, vous avez oublié, réaffirmé la force du sursis qui aujourd'hui est utilisée comme une vaste plaisanterie.
Vous avez eu sursis deux fois, trois fois, quatre fois de suite, donc ça a perdu toute sa force. Arrêtez la correctionnalisation quasi systématique de certains crimes. Je pense notamment aux crimes à caractère sexuel qui sont trop souvent correctionnalisés. Je pense aux incendies volontaires d'habitation qui sont trop souvent correctionnalisés alors que ce sont des crimes qui nécessitent de passer devant la cour d'assises. Il faut donc rétablir, si vous voulez, l'autorité et l'échelle en fait des peines.
Marine Le Pen, vous demandez et vous instaurez aussi une présomption de légitime défense pour les policiers. Oui. Pas de légalisation du cannabis. Peine des dealers adaptés à la quantité de drogue vendue, j'ai vu.
Oui, c'est une réflexion que nous avons parce que je pense que le trafic de drogue est une véritable horreur.
Les juges vont peser le droit.
Oui, c'est un système qui existe dans beaucoup de dispositifs. La drogue vendue. Beaucoup de dispositifs. Si vous êtes pris avec temps, vous avez une peine qui est incluse entre ça et ça et si vous êtes un gros dealer, vous avez des peines de prison qui peuvent être extrêmement lourdes parce que la drogue, vous savez, c'est un drame y compris d'ailleurs dans nos campagnes et je pense qu'il faut un grand plan de lutte contre la drogue, pas seulement dans les quartiers difficiles mais en réalité un peu partout. Mais surtout, ça part du principe qu'il faut passer un tour de vis, M. Bourdin.
Quoi qu'on en dise, l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. Il y a une forme d'habitude. On demande aux Français d'accepter l'inacceptable et on voit avec cette politique-là non seulement s'aggraver le niveau de l'insécurité mais s'aggraver la nature de l'insécurité. Et ça, je ne peux pas m'y résoudre parce que je pense vraiment que vivre sereinement, que l'espace public soit à nouveau un espace de sécurité pour les Français est un des éléments de leur bonheur individuel.
– Bien, Marine Le Pen, si vous êtes élue, est-ce que vous abrogez la loi Guesso ?
– Non, pas du tout.
– Non, vous n'y touchez pas. Parlons d'immigration parce qu'Éric Zemmour veut l'abroger. Parlons d'immigration, je vous compare souvent à Éric Zemmour parce que dans le domaine de la sécurité de l'immigration, vos mesures sont voisines. Immigration, par exemple, non ?
– C'est donc la raison pour laquelle on s'interroge quelle est la plus-value de la candidature d'Éric Zemmour à part essayer de faire gagner Valérie Pécresse.
– Bon, d'accord. – Alors, si vous êtes élue, référendum sur l'immigration, vous en avez parlé, évidemment, automne 2022, votre référendum…
– Mais le mien est rédigé, M. Bourdin. – Oui, j'ai vu, je l'ai lu. – Mais vous voyez que j'entends beaucoup de candidats qui parlent de référendum mais qui n'ont apporté aux Français aucune connaissance sur le contenu de leur référendum.
– Oui, mais j'ai vu. Il s'agit de modifier la Constitution, évidemment. – Entre autres. – Entre autres. Entre autres. J'énumère, on ne va pas entrer dans toutes les mesures parce qu'elles sont nombreuses. Permettre, vous m'arrêtez si je dis une bêtise, permettre l'éloignement des étrangers condamnés pour crime ou déligrave, interdire de toute régularisation à un étranger en situation illégale, instaurer la priorité nationale dans l'accès à l'emploi public et privé, l'accès au logement social, interdire ou limiter le regroupement familial, réserver les aides sociales comme les allocations familiales aux Français et aux étrangers ayant travaillé 5 ans équivalent en plein temps.
C'est bien cela, hein ? – Ça dépend lesquelles. – Les prestations de solidarité seront soumises à 5 ans de présence et de travail équivalent en plein temps. – Donc les allocations familiales ? – Non, les allocations familiales seront réservées pour le coup exclusivement aux Français.
– Exclusivement aux Français. Mais j'ai envie de vous poser une question parce que c'est une question que je pose à tous les candidats. Toutes celles et ceux qui travaillent la nuit, qui prennent le métro très tôt, qui travaillent dans les restaurants, qui travaillent au nettoyage, qui travaillent sur les chantiers, qui sont souvent des étrangers en situation régulière, même si certains sont en situation irrégulière, employés par des employeurs indélicats. Mais ceux qui sont en situation régulière, ils sont payés. Ils paient des cotisations sociales. Donc ils n'ont droit à rien, si j'ai bien compris. – Non, ce n'est pas vrai. – Ils n'ont pas droit à des allocations familiales, par exemple.
– Oui, mais d'accord, les allocations familiales n'ont rien à voir avec ce que vous coûte. En l'espèce, vous touchez le chômage. – Rien à voir avec les cotisations sociales ? – Vous touchez le chômage, vous êtes soignés, vous avez la sécurité sociale. Donc, encore une fois, le système que je propose n'est pas un système... – Des aides de logement ou pas ? – Non, non, non. – Pas d'aide de logement ou logement. – Non, parce que ce sont des prestations de... – Est-ce que ce sont des sous-citoyens ? – Ce sont des prestations de solidarité. Mais ce ne sont pas des citoyens, M. Bourdin. Ils n'ont pas la citoyenneté française, c'est ça qui fait la différence. – Donc ?
– Alors, moi, si vous voulez, le principe est clair. Ceux qui travaillent et qui ne troublent pas l'ordre public, il n'y a aucune raison, en l'espèce, de leur demander de partir. Ceux qui n'ont plus de travail, au bout d'un an, je leur dis, écoutez, vous n'avez plus de travail, vous êtes venus pour travailler, il n'y a plus de travail, il y a 5 800 000 chômeurs en France, donc, eh bien, je vous demande de rentrer chez vous. Et si vous voulez venir en France, il faut que vous subveniez à vos propres besoins.
C'est-à-dire que ce que je ne souhaite pas, c'est que la solidarité nationale consiste à prendre en charge des étrangers qui viendraient en France et qui s'appuieraient sur elles pour pouvoir vivre. – Ça, je comprends. – Je pense que la solidarité nationale doit être réservée aux Français.
– Ils participent à la solidarité nationale en payant leurs cotisations, Marine Le Pen.
– Mais M. Bourdin, ils ont le chômage.
– Est-ce qu'ils participent, oui ou non, à la solidarité nationale ?
– Mais M. Bourdin, c'est le deal. Alors, c'est peut-être pas le vôtre, c'est le mien. – C'est le deal, c'est le deal que je leur propose. – Je vous pose la question. – Je leur dis. – Je ne veux pas donner mon avis. – M. Bourdin, je vous pose la question. – Je vous réponds. – Oui. – Il n'y aura plus d'étrangers en France qui ne vivent que de la solidarité nationale. Soit ils travaillent, c'est-à-dire ils subviennent à leurs propres besoins.
– Et ils participent à la solidarité nationale.
– Soit ils ont un... Oui, d'accord. Et puis ils roulent sur les routes, et puis ils utilisent les transports qui ont été payés, et puis ils allument l'électricité dont les centrales nucléaires ont été payées. Mais c'est bien. Mais ce que vous dites est une évidence, si vous voulez. – Oui, mais ils n'ont pas le droit au même... – Non, ils n'ont pas le droit au même. J'instaure dans la Constitution, dans un certain nombre de cas, une différence entre les Français et les étrangers, parce que je considère que les Français en France doivent être mieux servis, servis, y compris dans des situations qui sont des situations compliquées, mieux servis que les étrangers qui viennent dans notre pays.
Voilà, la règle sera claire. – Dont on a besoin. – La règle est claire, je crois qu'elle sera clairement comprise d'ailleurs par tous. Si vous souhaitez venir en France pour profiter de la solidarité nationale et ne pas participer précisément à l'effort collectif, ne venez pas, ça ne sert à rien.
– Bien, parlons d'immigration aussi.
– Je ne parle même pas d'iclandestins, bien sûr, un sujet qu'on n'évoque pas, mais qui est un sujet extrêmement lourd, qui a des conséquences très lourdes sur l'insécurité, qui a des conséquences très lourdes sur le déséquilibre sur le système de protection sociale, sur les difficultés de notre hôpital, et j'en passe, et des meilleures.
– Alors, puisque vous parlez des clandestins, aujourd'hui, le droit français permet d'apporter un soutien gratuit humanitaire à un étranger en situation irrégulière, un migrant. Est-ce que vous changeriez la loi ?
– Moi, je mettrais en place, à la place de l'aide médicale d'État, qui est en fait une prise en charge des soins extrêmement large, qui fait que, dans les faits, M. Bourdin, je suis désolée, mais il arrive qu'un clandestin soit mieux traité qu'un Français, qui lui, pour le coup, cotise, et bien souvent n'est pas remboursé intégralement des frais qui sont nécessaires pour se soigner. Donc, je supprime l'aide médicale d'État, je crée une aide vitale d'urgence, c'est-à-dire, évidemment, s'il y a une épidémie ou s'il y a un risque vital, bien sûr, on va soigner les clandestins, bien sûr, on soignera les enfants aussi.
C'est-à-dire que la suppression de l'aide médicale d'État ne porte pas sur les mineurs. Mais quand je vois qu'il y a, aujourd'hui, des visas pour soins qui sont donnés, que 26 000 étrangers sont venus se faire soigner sur notre système de santé, parce qu'on leur a donné un visa pour venir se faire soigner, je me dis qu'on marche sur la tête et qu'il faut arrêter ces profondément injustes à l'égard des Français qui ont du mal à se soigner. Un tiers, quand même, qui renoncent à se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens. Un tiers de Français. Bon, moi, ma responsabilité, mes obligations, je les entends d'abord vis-à-vis de mes propres compatriotes.
L'AME, mais j'ai une question simple. Je suis Français, un migrant tape à ma porte, je l'aide, je l'accueille. Est-ce que je serai condamné ?
Non, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais si, si, si. Moi, je vais rétablir, si vous voulez, le délit d'entrée ou de présence illégale sur le territoire national. Ce délit a été supprimé. Et moi, je vais le rétablir. Et en rétablissant ce délit, je vais également rétablir le délit d'incitation ou de complicité d'aide à l'organisation. Si j'accueille un migrant, je suis complice. Mais non, vous le savez bien. Un migrant qui est en situation irrégulière. Non, vous le savez bien, monsieur.
En revanche, si j'organise une filière clandestine, si je mets des moyens à disposition pour permettre aux clandestins d'échapper à la loi ou d'échapper à la police qui est là pour établir l'autorité. Des moyens pour les aider, comme les associations humanitaires. Eh bien, alors là, je me rends complice du délit d'entrée ou de présence clandestine. Est-ce que les associations humanitaires
sont complices du délit d'entrée ?
Parfois, oui. Ils sont même complices des passeurs, parfois. Oui, oui. Je le dis très clairement. Mais des associations comme le Secours catholique, par exemple ? Moi, je suis à la Mayotte, monsieur Bordin. À Mayotte, la population mahoraise manifeste contre la CIMAD. Parce que la CIMAD organise en réalité la filière d'immigration clandestine en provenance des Comores. Ce département d'outre-mer... Donc, dissolution de la CIMAD ? Non, non, mais non, pas dissolution. On arrête de subventionner ça. Enfin, écoutez, c'est insensé. On donne de l'argent.
Des contribuables français qui ont de plus en plus de mal à payer leurs impôts, on les donne à des gens qui organisent quelque chose qui est illégal. Ça n'a aucun sens. Bon, et à Mayotte, on voit les conséquences de l'immigration clandestine massive. On n'en parle jamais. Je vous rappelle que c'est un département français. D'accord ? Il y a 130 000 maorais. Il y a 500 000 habitants. C'est-à-dire que trois quarts de la population quasiment est clandestine. Eh bien, allez voir là-bas ce qui s'y passe. Allez voir le niveau d'insécurité. Allez voir la terreur que vivent les habitants au point que les métropolitains n'acceptent même plus de venir pour y travailler.
Les médecins, les policiers, les gendarmes. C'est ça qu'on veut pour notre pays. Moi, je ne veux pas ça. Donc, il faut aller regarder en face les conséquences de tout cela et apporter des solutions qui soient extrêmement fermes tout en restant humaines.
Bien. L'Europe. Vous tiendrez une conférence de presse le 18 janvier, la veille du discours d'Emmanuel Macron sur la présidence du Conseil de l'Union européenne. Sur l'Europe, nous voulons savoir quelle est véritablement votre position parce qu'en avril 2012, vous êtes en meeting à Lyon. Écoutons ce que vous disiez. Et c'était en avril 2012.
Nous ne croyons plus à leur vieille utopie d'une Union européenne prospère, puissante, solidaire et fraternelle. Nous ne croyons plus à leur méchante Union soviétique européenne. Nous, mais...
Bien. Le 15 novembre dernier, vous êtes sur France Info.
Je ne suis pas la seule à pu y croire. Mon premier déplacement officiel à l'étranger aura lieu à Bruxelles. Je veux faire une alliance européenne des nations et sortir, encore une fois, d'une Union européenne qui est aujourd'hui décriée par à peu près l'intégralité des peuples européens.
Alors l'Europe. L'Europe. Quelle est votre position ?
Est-ce qu'on pourrait éviter de confondre l'Europe et l'Union européenne ? L'Europe, c'est un espace géographique constitué de nations que je souhaiterais libres et souveraines. Ça n'empêche pas qu'elles coopèrent entre elles. L'Union européenne est un système qui est aujourd'hui de plus en plus rejeté d'ailleurs par les Français, qui est un système contraignant, qui fonctionne par la menace, par le chantage et dont il est vrai, M. Bourdin, qu'elle n'a pas apporté la prospérité, l'indépendance, la baisse du chômage. Elle a apporté la paix dans tous les cas. Non, elle n'a pas apporté la paix. C'est la dissuasion nucléaire qui a apporté la paix, M.
Bourdin, et c'est la paix qui a permis la construction de cette structure européenne. Donc, ce que je souhaite... Je voudrais vous expliquer qu'il y a deux modèles, en fait. Il y a deux modèles de coopération en Europe possibles. Il y a le modèle de l'Union européenne, qui est un modèle aujourd'hui allemand, qui est un modèle qui vise à une forme de modèle unique imposé de force, y compris de force, à l'ensemble des nations, qui aspirent nos souverainetés progressivement.
La dernière souveraineté aspirée sera l'immigration, où l'Union européenne veut nous retirer la possibilité de décider qui entre et qui se maintient chez nous en étant elle-même le pourvoyeur, en quelque sorte, d'autorisation. Et puis, il y a ce que je souhaite, c'est-à-dire le modèle français, qui est le modèle que voulaient, en fait, les fondateurs français, qui est le modèle des nations libres, souveraines.
Voilà. Relation d'État à État. Plus d'application par la France des traités européens et internationaux, car supériorité de notre Constitution... Mais non, mais non, mais non, mais non, c'est ce que j'ai lu. Mais non, vous caricaturez. Je caricaturez pas. C'est ce que j'ai lu dans votre programme. Non, non, non, non. Transformation de la Commission européenne en simple secrétariat du Conseil européen,
c'est ça ? Mais, monsieur, Bourdin, pardon. Oui. Le fait que la Commission européenne ait aujourd'hui des pouvoirs qui sont exorbitants... En fait, vous ne voulez plus d'Europe. ...est un problème démocratique. Vous ne voulez plus de l'Union européenne. Parce que, monsieur Bourdin, la Commission européenne n'est élue par personne. Ce sont des technocrates qui décident pour nous. Moi, ce que je souhaite, c'est que la volonté des peuples soit respectée. Mais je souhaite la coopération entre les pays européens. Je pense qu'il y a des grandes coopérations à mettre en œuvre en Europe avec les nations.
Mais on ne peut pas imposer à une nation, une politique qui va à l'encontre de ses intérêts vitaux. Or, c'est ce que l'Union européenne est devenue. Et avec des résultats catastrophiques. Désolée. Les accords de libre-échange imposés par l'Union européenne, elles créent une concurrence déloyale, toxique pour nos agriculteurs, pour nos industriels. Ils ne cessent de s'en plaindre. Est-ce qu'on peut faire le bilan à un moment donné d'un dispositif et s'apercevoir que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas rempli ses promesses et réfléchir à un autre modèle ? Alors, contre le modèle allemand, moi je propose le modèle français. Et vous savez quoi ?
Je crois qu'il y a beaucoup de nations en Europe qui attendent la France, qui attendent beaucoup l'élection présidentielle française parce que précisément ils attendent ce modèle-là. Et à ce moment-là, à nouveau l'Europe sera puissante parce que pour l'instant, l'Europe elle est à faune. Personne ne l'entend.
Avec l'euro en commun.
Et c'est très triste.
L'euro en commun.
Qu'elle soit à faune.
Qu'elle soit à faune. Elle est à faune dans le dialogue entre la Russie et les Etats-Unis sur l'Ukraine, justement. Alors précisément, j'ai une petite question. Je sais. Si la Russie attaque... C'est votre sujet de prédilection. Non, c'est l'un des sujets parce que c'est un sujet important. Bien sûr. Parce que les sujets internationaux dont on ne parle jamais dans cette campagne... Est-ce que vous vous rendez compte
quand même que c'est un sujet important mais que l'Union européenne qui est donc à la frontière de l'Ukraine n'a même pas son mot à dire ? Alors... Elle est tellement nulle, pardon, hein, de ce propos, mais elle est tellement nulle qu'elle arrive à ne même pas avoir son mot à dire dans la crise ukrainienne. Et ce sont les États-Unis et la Russie qui discutent entre eux d'un pays qui est sur... géographiquement sur le territoire européen.
Poutine exige un traité interdisant à l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN.
Il a raison ? C'est-à-dire que, historiquement, des engagements avaient été pris auprès de la Russie que l'OTAN ne masserait pas, en fait, de capacité... Lui, il a passé 100 000 hommes. Non, non, mais de capacité militaire à la frontière russe. Or, l'Ukraine est à la frontière russe. Et donc, c'est un accord qui a tenu pendant des décennies et qui est aujourd'hui en train d'être remis en cause. Donc, la Russie y réagit mal, c'est vrai.
Réagit mal. Mais je ne crois pas, M. Bourdin. Et demande le démantèlement des installations américaines de l'OTAN en Pologne, Roumanie et à Balte.
Donc, moi, j'aurais aimé, si vous voulez, qu'on pose la question de à quoi sert l'OTAN aujourd'hui. Je pense que l'OTAN...
On y reste ou pas ?
Non, ça dépend pour faire quoi. Enfin, c'est toujours pareil. Non, mais on y reste ou pas ? On sort de l'OTAN ? Je ne parle pas du commandement intégré. Non, mais M. Macron... Moi, je sors du commandement intégré de l'OTAN. Oui, mais M. Macron a dit... C'est symbolique. M. Macron a dit il y a quelques temps que l'OTAN est une coquille vide. Je m'attendais à ce qu'il fasse une déclaration pour nous dire quel objectif il donnait à l'OTAN. Je n'ai eu aucune réponse. Est-ce qu'il faut sortir de l'OTAN ? Non, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN. Mais surtout, je pense que ce qu'il faut faire, c'est réorienter l'OTAN vers le plus grand danger... Combien de pays dans l'OTAN ?
Combien de membres ? Qui pèsent... Non, mais excusez-moi, M. Bordin. Non, mais je voudrais... Non, mais je voudrais aller au fond parce que c'est important pour la sécurité des Européens et des Français. Je souhaiterais que l'OTAN soit réorientée vers la lutte contre le fondamentalisme islamiste. Pourquoi ? Parce que c'est le plus grand danger qui pèse sur le monde aujourd'hui. Or, on se retrouve dans une situation où on est à l'OTAN, à côté de la Turquie, de M. Erdogan, dont on sait qu'il est un soutien quand même d'un certain nombre de visées islamistes. Donc, à quoi, encore une fois, sert l'OTAN ? Si ce n'est à nous empêcher de pouvoir développer et continuer à développer une défense ?
Non, ça ne sert à rien. Non, ça n'est pas
ce que je dis. Réorientons.
Voilà, on n'est pas obligés de tout casser à chaque fois. On peut améliorer les choses. J'ai une dernière question
sur le nucléaire. Oui. Sur le nucléaire. Vous avez évolué sur le nucléaire. Non. Si. Non. Le 18 novembre 2011 sur France 2. Voilà ce que vous disiez.
Le nucléaire est... Je pense que le nucléaire est effectivement une énergie dangereuse. Le jour où l'on pourra s'en passer, il faudra le faire. Aujourd'hui, ça n'est absolument pas le cas. Mais voilà. Le jour où l'on pourra s'en passer, il faudra dire. Mais demain, on pourra découvrir des nouvelles sources d'énergie qui ne feront aucun déchet. Et d'ailleurs, c'est un peu ce qu'on est en train de faire avec Astrid. Emmanuel Macron a arrêté le programme Astrid. L'objectif du programme Astrid, c'était précisément de limiter considérablement les déchets radioactifs. On a déjà investi 750 millions dans Astrid. Il l'a arrêté. Pourquoi ?
Donc en l'État, le nucléaire est l'énergie la plus propre, la plus décarbonée qui est à notre disposition, la moins chère. Et tant qu'on n'a rien trouvé d'autre, je suis désolé, mais il faut conserver et continuer à investir dans le nucléaire.
Dans le nucléaire. Merci Marine Le Pen. 500 milliards d'euros. C'est pragmatique. L'Europe, 500 milliards d'euros. C'est pragmatique. Vous avez vu ça ? C'est pas idéologique. C'est pragmatique. C'est pragmatique. Bien. Merci Marine Le Pen d'être venue nous voir ce matin. Il est 9h23. Nous avons avec vous fait un peu le tour de plusieurs questions. Votre programme est rendez-vous bientôt avec d'autres candidats majeurs à cette élection présidentielle. Je rappelle que le 18 janvier prochain, mardi soir, je serai en Corrèze pour la première émission de La France dans les yeux avec Valérie Pécresse. J'espère que vous viendrez bientôt nous voir en France. Nous accompagner, Marine Le Pen. 9h24.
Merci Jean-Jacques Bourdon dans quelques instants.
Marine Le Pen