"Je soutiens Bruno Retailleau dans son bras de fer avec l’Algérie"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
c'est l'interview politique dans la politique c'est clair je reçois ni jeunevard bonjour et merci d'être avec nous ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire l'actualité avec cette une du Parisien Bruno retaillot qui menace de démissionner s'il est désavoué dans le dossier algérien il prôent une répostste graduée et éventuellement une remise en cause des accords de 68 vous le soutenez Bruno retaillot alors je le soutien comme le gouvernement parce que la réponse graduée c'est une réponse du gouvernement euh il é force il est indispensable d'être au côté de du gouvernement de Bruno retaillot dans ce bras de fer avec l'Algérie et je crois que c'est un combat qu'il faut mener à son terme donc j'approuve totalement le l'attitude la détermination du ministre de l'Intérieur et encore une fois c'est c'est véritableement ce qui a été annoncé lors de la réunion interministérielle sur l'immigration rappelez-vous en présence du premier ministre donc je je pense que c'est indispensable d'aller à son terme Bruno ro qui menace de démissionner si c'est le cas ça remet en cause complètement l'accord du socle commun c'estàd c'est toute la droite qui doit partir il faut bien mesurer à quel point Bruno retaillou est un homme de devoir de conviction son rôle c'est de protéger les Français personne ne comprendrait qu'il se renit dans cette mission qui est la sienne mais je pense que il faut pas crier au loup aujourd'hui on a un ministre de l'Intérieur déterminé à faire que il puisse exercer sa mission convenablement le gouvernement est à ses côtés le Premier ministre l'a dit clairement donc je ne vois pas là matière à s'alarmer mais il faut bien comprendre que c'est un combat vital que nous menons mulouse l'attentat de mulouse l'a montré alors il y a des dis distensions au gouvernement sur et notamment Bruno reetaillot qui s'oppose là au propos de Marie Barsac c'est la ministre des Sports qui ne voit pas dans le le voile comme de l'entrisme est-ce que vous vous êtes du côté de Bruno reetaillo ou du côté de Marie Barsac ce sont des questions sur lesquels je travaille depuis longtemps d'abord attaché à la liberté des femmes je crois pas que le voile soit un symbole de liberté et on le voit en Iran ell payent de leur vie quand même l'affranchissement du voile d'autre part on sait toutes les enquêtes de terrain le montrent le sport est devenu un lieu d'entrisme religieux je crois que la religion n'a pas sa place dans le sport dans les clubs et les responsables des clubs les responsables des fédérations attendent des responsablebl politique une ligne claire qu'il puisse faire appliquer moi je le vois je vis dans ma ville dont j'ai été le maire je vois bien comment les choses ont évolué et je pense que c'est un sujet d'inquiétude je pense pense véritablement qu'il y a une stratégie d'entrisme dans le sport mais ce que dit Marie Barsac c'est que effectivement si il y a pas le voile dans le sport il y a pas le voile dans l'espace public elle dit c'est un un premier pas est-ce qu'il faut y voir ça parce que vous me parlez justement de votre ville est-ce qu'il faut y voir plus loin que le sport quand on dit qu'on va enlever le voile en tout en tout cas ce qu'on peut dire c'est que la progression du port du voile est un fait social sociologique politique majeur il veut dire quelque chose vous vous pensez qui devrait pas être dans l'espace public alors lorsque nous avons débattu la la loi dernièrement il y a quelques Moisin sur le le respect des des valeurs de la République nous avions présenté des amendements pour que dans l'espace public euh alors il faut s'entendre sur ce qu'est l'espace public mais en tout cas dans les services publics dans les bâtiments publics que sont par exemple les gymnases les terrains de fout ça c'est interdit ça B c'est interdit oui mais on voit bien que ça pousse quand même hein donc nous nous étions favorable pour que le voile les signes ostensibles n n'y figurent pas mais on voit bien qu'il y a une énorme résistance parce qu'il y a une poussée véritablement de l'entrisme religieux donc moi je pense que Marie Barzac qui d'ailleurs a essayé d'atténuer son propos parce qu'elle n'a pas mesuré à quel point le sujet peut-être était extrêmement sensible et depuis longtemps débattu dans la classe politique et voilà donc je je je pense bah je TR pas qu'elle se trompe elle elle l'a elle l'a dit avec sans doute beaucoup de respect et sans volonté de provoquer mais c'est un sujet éruptif on le sait bien le Sénat a voté le Sénat a légiféré sur ce point donc les parlementaires se sont prononcés moi je pense qu'il faut être extrêmement vigilant si on laisse le le communautarisme l'idéologie des Frères musulmans pénétrer sur les terrains de sport dans les vestiaires aujourd'hui on le voit des prières pendant les les les les avant les matchs euh le refus de se plier aux usages habituels du sport c'est une réalité qui est attestée qui est renseignée donc il faut mettre oupê à par une détermination vous savez quand on a légiféré contre le voile à l'école ça a fait d'immenses débats ça a fracturé mais au sur les signes religieux à l'école les signes religieux à l'école l'interdiction des signes religieux à l'école qui a été le fait d'un courage politique indéniable et bien ça a éteint la politique aujour'h c'était Jean-François Copé et il faut saluer cette cette clarté ce courage qui est la polémique il faut faire la même chose pour le sport à mon sens un mot sur Emmanuel Macron qui a donné un entretien à la presse régionale le président évoque la menace de guerre les les dépenses de défense qui doivent augmenter et à côté de ça il dit il faut refonder le SNU est-ce que c'est pas un peu décalé de parler du SNU alors qu'on parle de guerre est-ce qu'il faut pas plutôt un service militaire volontaire comme le propose Édouard Philippe je crois que ce qui est en jeu là aujourd'hui dans le contexte international extrêmement fébrile c'est d'arriver à susciter chez les Français et en particulier chez les jeunes Français un sentiment d'appartenance nationale une volonté de mesurer à quel point nos démocraties la la démocratie est un bien précieux mais fragile de mesurer à quel point la paix qu'on croyait éternelle dans notre Union européenne peut-être menacée par la volonté de d'impérialisme d'un pays donc c'est ça peut-être que que qui qui qui est dans le en substrat dans le propos du président de la République mais il est clair que le SNU tel que nous l'avons connu c'est coûteux et peu opérationnel donc si on devait le maintenir il faut à tout coup le le réformer mais je pense que le contexte international véritablement nous oblige à raisonner un peu différemment Édouard Philippe dit que pour défendre nos liberté il faut et financer notre effort de défense il faut travailler plus euh est-ce que vous êtes d'acc acccord avec lui et est-ce que vous trouvez que ce conclave sur les retraites il est du coup un peu hors sol c'est vrai qu'il paraît un peu décalé dans le contexte même si les Français on le voit dans les enquêtes d'opinion sont hostiles à tout effort supplémentaire je je crois véritablement que nos concitoyens doivent mesurer à quel point il faut oui sans doute s'attendre à des efforts supplémentaires pour des raisons budgétaires d'abord parce que on peut pas la continuer à laisser filer le déficit ainsi et la dette les les les ça veut dire aller au-udelà de4 l'endettement ce sont les c'est la dette de demain c'est la dette des de nos enfants et de nos petits- enfants doncons5 ans 66 ans 67 ans déjà se positionner dans une se mettre dans une posture d'effort on peut pas toujours attendre tout du pays il faut aussi qu'on concentre les effort que les temps exigent des Français on va parler du nutriscore vous avez décidé de signer le qui impose le nutrcore il y a une semaine vous disiez votre opposition à ce système de de notation pourquoi vous avez changé d'avis je n'ai je nai alors si les journalistes se donnaient la peine d'écouter la réponse que j'ai faite au Sénat je n'ai pas dit je ne signerai pas le nutriscore j'ai dit le Nutris vous avez mis du temps avant de le signer en tout ah bah ça j'ai mis du temps avant de le signer je vais vous expliquer pourquoi parce que le nutriscor fait le lien entre l'alimentation et la santé c'est un lien fondamental quand on se nourrit bien on est en meilleure santé quand on mange des bons produits de notre agriculture française c'est mieux pour la santé des Français donc il faut le dire ce lien il est effectivement avéré donc le principe qui régit le nutriscore qui évalue la qualité nutritionnelle des produits n'est pas en soi criticable en revanche je ne peux pas comprendre que T nos produits issus des terroirs de France du patrimoine culinaire de la France euh que sont des qui sont des productions locales c'est pas l'agro-industrie comme je l'entends dire ce sont des producteurs locaux j'étais chez l'un d'eux aujourd'hui il produit des petits fromages de chèvre le charolet qui qui est absolument délicieux donc pas dans on n'est pas dans l'AG indust classé e par exemple le Rockfort est classé e parce qu'il est trop gras et trop salé mais si le Rockfort changeait totalement sa recette ce n'est plus du Rockfort donc peut-être il ail la proportion qu'on mange peut-être il y a-t-il des efforts à faire pour qu'il y ait moins de sel mais ce sont des fromages au lait cru le lait cru il est gras c'est comme ça il y a il y a il y a de la crème dans le lait on le sait donc moi je dis il y a un système le même produit selon qu'il est acheté prenons par exemple une une saucisse vous l'achetez pas cuisiné elle est en e vous l'achetez dans votre supermarché en plat préparé avec de la choucrûte ou des lentilles tout d'un coup il devient a ou B expliquez-moi donc on pénalise injustement des produits de terroir et on pénalise aussi l'acte de cuisiner chez soi pardon pourquoi vous avez signé le décret s'il vous convient pas alors nous j'ai signé le décret pour la raison que nous avons été cinq ministres à le signer nous disons oui nous signons nutriscore mais nous demandons une démarche continue d'amélioration donc il faut revoir la class prod pour ça c'est pour cette dernière phrase que j'ai signé le nutriscore parce que les les cinq ministres s'engagent à demander une amélioration continue du nutriscore donc ce travail ce travail va commencer j'ai initié la une première rencontre avec le le professeur egberg qui qui est qui convient que effectivement le nutriscore aboutit à une évaluation plus souvent défavorable mais il considère que c'est nécessaire vous savez on mange jamais pour reprendre l'exemple du Rockfort on mange jamais 100 g de Rockfort d'un coup donc si on ramenait ça à une proportion qui est celle qui correspond à la réalité ce qu'il faut c'est une nourriture qui soit varié et équilibré équilibré on parle des des droits de douan 200 % sur le vin et le champagne voilà ce que veut imposer Donald Trump vous êtes inquiète pour nos exportations alors effectivement cette annonce qui n'est qu'une annonce pour l'instant hein ça n'est pas fait euh et terriblement préoccupante parce que 200 % de droit de douane je rappelle quand même que à l'origine de tout ça c'est quand même le président Trump qui a annoncé des mesures de rétorsion sur l'acier et l'aluminium à l'égard de l'Union européenne l'Union européenne a répliqué en posant des taxations sans doute auraiton pu éviter de taxer le bourbon mais ça c'est une autre autre affaire donc nous nous répondons par la fermeté il est hors de question de se laisser faire mais 200 % de droit de douane c'est l'extinction de certaines filières on l'a vu dans le passé avec d'autres pays c'est véritablement un danger existentiel pour le cognac pour la viticulture il faut déjà la fermeté on ne se laissera pas euh on ne se laissera pas menacer de sanctions qui sont absolument aberrant et qui engendreront d'autres sanctions c'est vraiment perdant perdant mais cette fermeté réciproque de part et d'autre elle doit ouvrir à une phase de négociation et de discussion on peut pas rester ainsi c'est pas raisonnable et moi j'espère que les paysans les agriculteurs américains vont dire à leur président attention on va taxer les Européens mais mais mais nous on va énormément soufrir souffrir on parle du Salon de l'Agriculture moins chaotique cette année que l'née dernières pas chaotique du tout effectivement c'est beaucoup plus calme mais tout n'est pas réglé et il y a ce problème notamment de revenus des agriculteurs qui revientent de façon incessante et il y a eu une deux au moins lois égalim qui n'ont pas régler le problème est-ce qu'il en faut une 3è une 4e elles l'ont amélioré quand même le la rémunération de la matière première agricole c'est améliorer n'est pas la matière première industrielle alors il faut bien comprendre que dans cette affaire chacun doit gagner sa vie les agriculteurs c'est pour ça qu'égalim a été fait parce que si ils sont au début de la chaîne s ils ne sont pas correct rémunéré de leur travail qui est Durin peu de enfin pas beaucoup de Français seraient prêts à travailler aussi dur pour des revenus aussi faibles pas partout hein il y a des revenus en agriculture faut le dire aussi parce que il faut qu'on emmène des jeunes à l'agriculture pour le renouvellement indispensable des générations mais égalim au départ c'est protéger le revenu protéger la matière la rémunération de la matière première agricole mais après il y a la transformation quand il y a pas de transformation il y a pas de production là où il y a de la transformation il y a des producteurs toujours et puis il y a la distribution chacun doit correctement gagner sa vie pourquoi est-ce qu'en France les négociations commercial se passe--ell aussi mal nous nous disons elles viennent de s'achever d'ailleurs elles viennent de s'achever dans dans la douleur dans la douleur et véritablement cette année dans des conditions particulièrement difficiles qu'on ne voit nulle part ailleurs en Europe donc comment on règle ce problème alors alors il faut c'est pour ça qu'on va légiférer avec deux textes de loi d'abord très rapidement là un texte qui arrive au Parlement sur ce qu'on appelle le srp+ le seuil de revente à perd plus 10 % pour éviter justement que les les producteurs les agriculteurs ne soient pas euh convenablement rémunérés et il faut qu'on aille vite sur ce texte de loi mais il y aura un deuxième texte de loi je l'espère avant l'été parce qu'il y a un gros encombrement législatif en ce moment euh si possible avant l'été pour reprendre un peu le partage la question du partage de la valeur hm hm parce qu'elle est indispensable mais ce salon il a été aussi l'occasion de dire euh les agriculteurs sont là pour produire et il faut les libérer des contraintes inutiles on leur demande tellement de choses aux agriculteurs on leur demande de faire vivre la ruralité on leur demande d'entretenir les paysages on leur demande de veiller à ce que les feux de forêt ne progressent pas on leur demande de protéger la biodiversité et on leur conteste le la la chose pourquoi ils sont faites c'est-à-dire produire de alimentation pour les les Français il y a une chose qui les inquiète énormément c'est le mercosour est-ce que vous pouvez leur apporter des garanties ou pas que cet accord avec les pays du d'Amérique du Sud notamment ne sera pas voté alors la ministre de l'agriculture française que je suis à elle seule ne peut rien garantir puisque vous savez que les choses se règlent au niveau européen néanmoins ce que je peux vous dire c'est que dans le contexte européen que nous vivons qui est marqué quand même par une dimension de sécurité géopolitique est-il bien raisonnable de fragiliser les pays européens sur le plan agricole vous savez l'alimentation c'est aussi une question régalienne c'est aussi une question de souveraineté alimentaire si on défend pas la souveraineté alimentaire de nos pays et ça c'est l'affaire de chacun des pays de l'Union européenne et bien on pourrait se retrouver un jour victime de de de d'une d'une forme de fragilité sur le plan on le voit sur le plan sanitaire quand on a plus de médicament c'est une fragilité quand on produit plus l'alimentation pour nourrir les Français c'est une fragilité donc le mercosour doit se lire à au regard de de cela je peux vous dire que chaque fois que je rencontre mes homologues européens nous en parlons l'affaire n'est pas si consensuelle que ça au niveau européen loin s'en fut l'Autriche est compte la Pologne est compte l'Italie s' pour l'stant il y a pas suffisamment de pays blocants vous savez tant que le combat n'est pas mené il n'est pas perdu pas continuer merci d'avoir été notre invité ce matin dans la politique c'est clair ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire tout de suite les informé sur France Info
Annie Genevard