Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 23 juin 2025 20 min

RAFLES DE SANS-PAPIERS, CONTRÔLES AU FACIÈS : ÇA Y EST, RETAILLEAU COPIE TRUMP !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, Le Media TV et le Méia 247, et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver sur le Média pour le Reap, votre rendez-vous quotidien d'actualité.

Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un message important, nous avons besoin de vous. Le média lance repost, une campagne de financement citoyen pour renforcer une information libre, indépendante et populaire.

Dans un contexte où des fortunes privées comme celle de Pierre-Edouard Sterrain cherchent à influencer l'opinion à coût de millions d'euros, nous devons nous organiser collectivement. Aidez-nous à reposter. Rendez-vous sur campagne.v.fr.

Et maintenant, place à l'épisode 57 du recap. C'est parti. Vous sentez flotter ce petit parfum rance des années 30 ?

Alors, c'est pas d'aujourd'hui, vous me direz et vous auriez raison. Mais tout s'accélère depuis que Bruno Retaillot a été nommé au ministère de l'intérieur. On fait régulièrement état dans cette chronique de sa proximité idéologique avec l'extrême droite et de ses dérives racistes, mais à chaque fois il va un peu plus loin dans la surenchère.

Dernière étape en date, des rafles d'étrangers dans les gares. La semaine dernière, le ministre de l'intérieur s'est attaqué à celles et ceux qu'il nomme les clandestin. À grand renfort de communication, il a lancé une vaste opération de contrôle d'identité dans les gares les 18 et 19 juin dernier.

Plus de 4000 forces de l'ordre, policiers, gendarmes, douigners et même les militaires de sentinelle ont été mobilisés. Objectif affiché, décourager l'immigration irrégulière. Et en prime, une belle opération de communication pour Bruno Rotaillot qui chasse toujours plus sur les terres de l'extrême droite. 48 he avant dans les médias de Boloré, il martelait que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France.

On l'écoute. Nous voulons signifier ce que je veux dire, c'est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et la plus définitive. Un pays, c'est des frontières, c'est-à-dire un dedans et un dehors.

Vous les interpellez après ? Et bien c'est beaucoup plus facile justement ensuite pour les expulser, beaucoup plus facile que lorsque les individus échappent à notre contrôle grâce à la directive retour qui leur donne, figurez-vous, un délai de départ volontaire. C'est ça que je cherche et que je vais modifier avec mes collègues européens.

La directive retour dont le ministre parle, c'est un cadre européen mise en place en 2008. Elle vise à harmoniser les conditions de rétention et d'expulsion des immigrés en situation irrégulières dans l'Union européenne en fixant des normes minimales communes comme le délai de départ volontaire, un droit au recours et des mesures d'assistance. Pourtant, loin d'offrir un cadre particulièrement favorable aux étrangers, cette directive que Rota aime à appeler anti-retour est un cheval de bataille de longue date pour le ministre.

Les quelques droits octroyés par l'UE aux personnes en situation irrégulière l'agace profondément, notamment sur la question de la reconduite aux frontières. L'article 7 de la directive prévoit qu'une décision de reconduite d'un étranger doit laisser un délai approprié allant de 7 à 30 jours pour permettre le départ volontaire. Ce n'est qu'à l'expiration de ce délai que la mesure d'éloignement peut être exécutée.

Et ben, c'est trop long pour Otaillot qui lui veut expulser à tour de bras en distribuant les OQTF et ensuite pouvoir se gargariser des chiffres comme il l'a fait sur ses news où il se target déjà de 47000 interpellations de personnes considérées comme en situation irrégulière depuis le début de l'année. Les rafles d'étranger dans les gares et les transports publics la semaine dernière ne sont pas une première, mais c'est celle dont l'ampleur est la plus importante. Fin mai, le locataire de Bovau avait lancé un galot d'essai dans les bus internationaux lowcaust.

Selon les chiffres que le monde s'est procuré, près de 900 bus ont été contrôlés et 759 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés. Bruno Rotaillot s'est réjoui de résultats significatifs. Interrogé sur les suites de ces interpellations, les services du ministère de l'intérieur précise que 245 obligations de quitter le territoire ont été prononcées, ainsi que 34 placements en rétention et 72 réadmissions.

Concernant les rafles d'étranger, les avocats ne sont pas vraiment du même avis que Bruno Rotaillot. Pour eux, c'est de l'esbrouffe et de l'intimidation, dénonce notamment Vincenti, avocat au barreau de Rouan et membre du syndicat des avocat de France. Il rappelle que les centres de rétention administrative, les Cras, sont censés être réservés en priorité aux personnes troublant l'ordre public.

L'avocate Cécile Madeline s'indigne également, ça fait du chiffre de manière stupide. Mais les chiffres à qui nous fait dire tout et n'importe quoi, c'est le fond de commerce du ministère de l'intérieur depuis toujours. Borun Retaillo s'est d'ailleurs vanté d'une augmentation conséquente d'interception d'étrangers en situation irrégulière ces dernières semaines de 28 %.

Au ministère de l'intérieur, les chiffres ne sont pas toujours une réalité, mais ce sont des armes de propagande politique et retaillot tir à vue. Sur le terrain, ce genre de rafle de sans papier ne peut qu'aboutir sur des arrestations aux facièes. Plusieurs organisations dont le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France, le collectif d'action judiciaire et le groupe d'information et de soutien des immigrés ont fait part de leur inquiétude dans un communiqué commun.

On peut lire qu'il est fort probable que le choix de la personne contrôlée se fasse sur des critères arbitraires au premier rang desquels des stéréotypes de race et de classe, la tenue vestimentaire ou l'origine ethnique réelle ou supposée des personnes. Des inquiétudes fondées si l'on en croit le témoignage de ce policier recueilli par nos collègues de street press. On regarde, on va chercher le le noir, l'arabe ou le pakistanais quoi.

Clairement, c'est euh en repérin euh on se dirige vers lui tout de suite. Mon boulot, c'est de d'arrêter des étrangers uniquement, de les interpeller, de les ramener au commissariat, de les placer en retenu, d'aviser la préfecture en leur soumettant le dossier et de leur notifier la mesure de la préfecture. C'est chaque fonctionnaire va se faire ses critères.

Alors moi, je sais que le mien, bah le premier, on va pas se mentir hein, c'est euh ça a été la couleur de peau. Les blancs, on les occule complètement et puis euh on va chercher le le noir, l'arabe ou le Pakistanais quoi. Clairement, c'est euh en orpérin, euh on se dirige vers lui tout de suite.

On peut pas faire d'immigration de lutte contre l'immigration irrégulière de contrôle comme ça sans faciesse. Je pense que la hiérarchie, ils le savent, ils sont ils sont pas bêtes. C'est des officiers, des commissaires, ils ont fait les études.

Ils savent très bien qu'en nous demandant du chiffre et nous envoyant sur certains secteurs, ils savent que on va aller vers du Faè. Très très clairement, on peut pas nous demander par exemple de faire h étrangers comme ça a pu nous être demandé à une époque et ne pas se douter qu'on derrière on allait faire du Faciè. Dans leur communiqué commun, les organisations alertent sur ces dérives.

Elles rappellent que la pratique des contrôles d'identité aléatoire est dans les faits souvent pleinement discriminatoire et ajoute que cette opération place nette qui ne dit pas son nom constitue un pas de plus et non des moindres sur le chemin nausé à bon de la banalisation des contrôles au faciè voire de leur institutionnalisation assumée. La dérive brune s'intensifie dans notre pays à baboui dans l'indifférence générale, conclut-il. Plusieurs syndicats, notamment la CGT, Solidaire et FSU, ainsi que le mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples ont également dénoncé, je cite, une opération xénophobe prenant pour bou émissaire les plus précaires parmi les plus précaires.

Mais pendant ce temps-là, à la gare du Nord, la communication battait son plein. Le jour J, Bruno Rotaillot a convié toute la presse pour se réfendre une fois de plus au micro des journalistes. Il a de nouveau martelé des éléments de langage assurant vouloir décourager l'immigration irrégulière grâce à ses rafles.

Le message, il est très clair. Je veux décourager l'immigration irrégulière. Sans cela, de toute façon, il n'y aura aucune maîtrise de l'immigration.

C'est un engagement que j'ai pris devant les Français. Le message, le signal, c'est de dire à tous les candidats à cette immigration irrégulière et donc à la fraude, ne venez pas en France. Nous n'accepterons rien.

C'est la tolérance zéro. Très clairement, nous avons une stratégie que je poursuis. La stratégie, c'est la reprise du contrôle de nos frontières.

J'ai envoyé il y a quelques mois à la Commission européenne la 25e demande depuis les attentats de 2015. La 25e demande de la France pour rétablir les contrôles internes aux frontières. L'Allemagne l'a fait très récemment.

L'Allemagne reprend le contrôle de ses frontières comme beaucoup de pays européens. On n'est pas isolé. En martelant ses slogans devant les caméras, Bruno Retaillot ne cherche pas à résoudre un problème mais à nourrir une émotion.

La peur en réponse, une mobilisation citoyenne de solidarité avec les sans papiers s'est organisé dans les artères de la gare du Nord, saturé par les forces de l'ordre. Le député LFI Antoine Léoman a dénoncé les méthodes racistes du ministre de l'intérieur. Il s'insurge contre le trait d'union qui est fait entre une situation administrative irrégulière et la dangerosité présumée des individus.

Pour l'élu, la responsabilité de ces situations est à chercher du côté de l'État qui ne respecte pas les délais. On l'écoute. Les étrangers, même en situation irrégulière, sont pour la plupart d'entre eux des travailleurs.

Et d'ailleurs, la situation irrégulière d'un certain nombre de personnes étrangères est d à l'État lui-même qui ne respecte pas les délais pour remettre les titres de séjours. J'ai d'ailleurs par exemple rendez-vous avec la préfette de laisson ce vendredi pour l'alerter sur les dossiers d'étranger dans la préfecture de puisque la préfecture ne remet pas les papiers à temps et que des gens se retrouvent en situation irrégulière alors même qu'ils étaient en situation régulière. Ce qu'il faudrait faire en réalité si on voulait traiter des sujets associés aux questions d'immigration et bien c'est justement donner des papiers aux travailleuses et aux travailleurs qui sont sans papiers parce que des patrons voyou se servent de ces situations d'extrême précarité pour les mettre dans des conditions de travail dangereuses pour leur vie et pour les sous-payer avec des salaires de misère en se servant de la peur que ces personnes ont d'être expulsé de notre pays alors même que parfois ils y ont fondé une famille.

Mercredi dernier dans notre contre matinal disponible sur la chaîne YouTube Le Média 247, Yannzi cfondateur de l'association Utopia 56 a dénoncé fermement la politique de Bruno Rotaillot. Selon lui, il suit tout simplement la voie tracée par Donald Trump dont la politique migratoire s'est encore récemment durcie provoquant de vives mobilisation contre les rafles mené par ses forces de police. Et monsieur Rota aujourd'hui ne fait ni plus ni moins que de la communication.

On est en train de parler de la dictature en Amérique. Monsieur Rota est exactement dans le même moule. Euh c'est-à-dire que on critique ou on ne critique pas d'ailleurs.

Euh mais on aimerait tellement faire la réalité de ce que fait monsieur Trump aujourd'hui. C'est un drame pour notre pays. C'est nos valeurs.

C'est ni plus ni moins sur quoi nous nous voulons et nous nous battons, c'est-à-dire les droits fondamentaux et bien sûr nous resterons euh vigilants et nous allons nous battre euh jusqu'au bout pour faire en sorte que ces ces mots liberté, égalité, fraternité ne soient pas que des mots, soit des actes. les citoyens, on vous appelle à vous mobiliser et à intervenir parce que à laisser faire et ben on va les avoir au pouvoir et ils sont déjà là. Donc agissez, bougez, organisez-vous et venez soutenir les associations et militez parce que vos droits et les droits qu'on enlève à ces populations, c'est nos droits et bientôt bientôt c'est nous qui allons les perdre.

Cette stratégie de rafle n'est pas inconnue des militants politiques. Ce weekend, pendant une mobilisation en opposition à la guerre et au salon du bourger, les forces de l'ordre ont interpellé des activistes menant une opération symbolique sur les marches de la gare du Bourger où ils ont déversé de la peinture rouge pour dénoncer les marchands de mort à quelques encablures de là. Notre reporter Andre Manivit qui couvrait l'événement pour le média a lui aussi été placé en garde à vue malgré la présentation de sa carte de presse.

Au commissariat, les policiers ont justifié cette entrave à la liberté de la presse en utilisant justement cette notion de rafle, un ordre visiblement venu de la préfecture de police. L'OPJ est venu nous confirmer qu'Andre était bien en garde à vue au commissariat de Drancy. Il nous a expliqué aussi que les policiers en tenue étaient en fait mandaté par les polices, par le le la préfecture pour rafler, il a utilisé le terme de rafle pour rafler les militants et une fois qu'ils étaient ramés dans les commissariats, c'était aux officiers de police judiciaire de faire le tri.

Ces dernières semaines, la chasse aux étrangers va bon train en France en scène Saint-Denis et en Loire Atlantique. Des circulaires visant au fichage des étrangers en situation régulière placé en garde à vue, même sans condamnation, ont fuité ces signalements inclus des informations personnelles, des antécédents judiciaires ainsi que des éléments censés caractériser une menace pour l'ordre public. Ce fichage a été dénoncé comme illégal et attentatoire à la présemption d'innocence.

À Nant, le directeur interdépartemental de la police a demandé la création d'une fiche navette pour consigner les faits liés aux étrangers en situation régulière. Ces données étaient ensuite transmises à la préfecture pour décider du retrait ou non du titre de séjour. La procédure a été contestée par la Ligue des droits de l'homme et suspendue par le tribunal administratif de Nant début avril qui a jugé ce traitement de données personnelles illégales.

En scène Saint-Denis, bien que la préfecture refuse le terme de fichage au profit de fiche de procédure, le tribunal a également jugé cette pratique illégale s'appuyant sur la décision rendue à Nant. En cherchant à afficher les étrangers, le pouvoir franchit une nouvelle étape dans l'instauration de sa politique raciste et xénophobe, s'enfonçant chaque jour davantage dans la surenchère inspirée par les idées et les méthodes de l'extrême droite. Depuis son arrivée à Bovau, le ministre de l'intérieur ne cesse de s'en prendre aux étrangers.

En janvier dernier, la circulaire Rotaillot a déjà renforcé l'arbitraire des préfectures en resserrant les conditions de régularisation et en insistant sur les critères d'intégration stricte comme la maîtrise de la langue et la signature d'un contrat républicain. Le ministère de l'intérieur a également décidé de rendre plus difficile l'accès à la nationalité française. Dès 2026, il faudra encore mieux parler français mais aussi réussir un test sur les valeurs de la République, prouver qu'on travaille depuis au moins 5 ans sans aide social. et ne jamais avoir été en situation irrégulière ou condamné par la justice pour se voir délivrer le singral.

Rota justifie le durcissement de ses règles en arguant que devenir français ça se mérite. Cette nouvelle circulaire datée de mai dernier s'inscrit dans une politique plus large qui vise à restreindre le droit des étrangers. Les associations dénoncent une logique d'exclusion qui traite les personnes étrangères comme des suspects ou des citoyens de seconde zone.

À gauche, la question de la régularisation de tous les 100 papiers devrait être une revendication centrale et surtout commune. L'année dernière, alors qu'elle était désignée par le NFP pour devenir la chef de gouvernement suite aux législatives gagnantes, Lucy Casté s'était déclaré favorable à une régularisation de tous les sans papiers qu'il travaillent ou non. Une position qui n'avait pas fait l'unanimité.

Le Parti socialiste via chef de fil Olivier Fortêche pour que seule la régularisation des 100 papiers travailleurs soient envisagé. Il défend la régularisation des personnes qui contribuent à l'économie tandis que d'autres parties de la gauche comme la France insoumise veulent étendre à d'autres catégories notamment les conjoints, les étudiants ou les parents d'enfants scolarisés. Au NPA en revanche la régularisation s'étend à tous les sans papiers sans exception.

Retaillot accélère la spirale de l'intimidation nourrissant un climat toxique façonné par l'extrême droite. Ses discours haineux, sa répression acharné et désormais ses rafles dessinent une politique migratoire d'exclusion sans retour emprunté au trumpisme. Pendant ce temps à gauche, le manque d'unité sur la régularisation des sans papiers affaiblit une bataille qui devrait être claire et unitaire, celle de la défense inconditionnelle des droits humains face à la peur et à la stigmatisation.

Car la régularisation de tous les sans papiers n'est pas qu'un combat migratoire. C'est une exigence de justice sociale, un pas essentiel vers l'égalité réelle et la liberté pour toutes et tous, sans distinction de statut ni de frontière. On poursuit avec le reste de l'actualité.

Édouard Philippe fait l'objet d'une plainte pour détournement de fonds publics. L'armée israélienne a annoncé ce matin avoir frappé avec une force sans précédent le centre de la capitale iranienne. Une nouvelle attaque contre le site nucléaire iranien de Fordu a aussi été menée au sud de Terran.

C'est ce même site qui avait été visé samedi soir par des bombardements américains qui ont touché trois sites nucléaires iraniens. Le président américain Donald Trump multiplie depuis les déclarations contradictoires. Il a d'abord assuré avoir agi pour arrêter la guerre avant d'évoquer hier sa volonté d'un changement de régime en Iran.

Plusieurs hauts responsables de son administration avaient pourtant souligné que les frappes états-uniennes ne visaient pas à renverser le régime iranien. L'Iran a réagi dans l'escalade en menaçant de bloquer le D3 d'ormous, un passage maritime où transite près de 20 % du pétrole mondial. Ces nouvelles tensions mettent à mal les efforts diplomatiques menés par les capitales européennes pour désamorcer le conflit qui a commencé le 13 juin avec des attaques israéliennes sur les sites nucléaires iraniens.

On continue avec l'actualité politique. Le conclave des retraites voulu par François Bairou touche à sa fin. Un accord est-il encore possible ? syndicats et patronat se rencontrent une dernière fois ce lundi pour discuter de la réforme des retraites.

Les partenaires sociaux restent divisés sur de nombreux points et le texte final a peu de chance de faire consensus. Le MEDF et les organisations patronales se montrent toujours intransigents sur le maintien à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite fixé par la réforme. La quête de compromis doit maintenant s'articuler autour de la carrière des femmes et de la pénibilité.

Il est question de revaloriser les pensions en fonction du nombre d'enfants par femme et de prendre en compte le port de charge lourde et les vibrations mécaniques dans les critères de pénibilité. La fin du conclave est aussi un moment de vérité pour François Baï. Lors de sa déclaration de politique générale, le 14 janvier, le premier ministre avait lancé ses réunions en s'engageant à en présenter des conclusions devant le parlement.

Il évitait alors une censure du Parti socialiste. Si les négociations échouent, la France a soumise à promis le dépôt d'une nouvelle motion de censure. Si rien n'est encore sûr, le spectre d'une censure pourrait ressurgir à l'automne quand François Baou soumettra au vote des députés le projet de budget pour 2026.

Et enfin, on termine avec l'international et la guerre entre l'Iran et Israël qui se poursuit et se tend de plus en plus après l'intervention américaine ce weekend. Une haute fonctionnaire a déposé vendredi une plainte contre le maire du Havre et ancien ministre Édouard Philippe. Elle l'accuse notamment de prise illégale d'intérêt, de harcèlement moral, de favoritisme, de détournement de fonds publics et de conclusions.

Les soupçons portent sur une convention pour l'animation de la cité numérique du Havre attribué en juillet 2020 par Édouard Philippe à l'une de ses proches Stéphanie de Basler en tant que présidente bénévole de l'association LH French. L'association seule candidate devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation. La lanceuse d'alerte anonyme qui était alors directrice générale adjointe à la communauté urbaine du Havre avait dénoncé ses faits en septembre 2023 auprès du parquet national financier.

Celle-ci a depuis obtenu le statut de lanceuse d'alerte et dénonce avoir été harcelé moralement et écarté après ses alertes alors que son contrat n'a pas été renouvelé. Elle espère que cette nouvelle plainte qui devrait entraîner la saisie d'un juge d'instruction sera un accélérateur dans la procédure. Édouard Philippe conteste jusqu'ici toutes ses accusations.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas, les milliardaires financent la haine.

Le média lance repost, une campagne de financement citoyenne pour reposter sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne. Parlez-en autour de vous et rejoignez la lutte sur campagne.fr.

Et pendant qu'on y est, abonnez-vous aussi à nos deux chaînes YouTube, Le Média TV et le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média. [Musique] Ah.

Yeah.