#RDLS108 - Polanski, Coronavirus, 49-3... On se lève. Et on se barre.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« Rien ne pardonne un crime; on peut être jugé. On peut être... purger sa peine pour autant on n'est pas pardonnés; les seuls qui peuvent pardonner un crime c'est les victimes c'est pas les autres. »
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« Monsieur Polanski a été poursuivi et condamné pour ses actes et puis il a été ensuite mis en cause par un nombre suffisant de personnes pour qu'au moins ça interroge ceux qui ont décidé de lui donner un prix. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« le gouvernement a sorti son 49-3 mais évidemment il y a perdu en estime, en réputation et pas que en France; c'est dans le monde que les gens ont assisté avec consternation à cet épisode »
- 6:00Jean-Luc MélenchonFait
« le texte le gouvernement l'a changé entre le moment où il dit stop je dépose de 49-3 et le moment où il dit bon bah ben allez-y Chiche! votez une motion de censure, il transforme le texte; et il met dedans plus de 200 amendements »
- 8:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il y a 29 ordonnances et bien il y en a 7 qu'il décide tout seul et qu'il met tout seul dans le texte »
- 10:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« ils ont déposé 700 000 sous-amendements »
- 12:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il n'y a même pas eu 40 000 amendements mis en discussion, ce n'est pas vrai. Il n'y en avait que 2300 »
- 14:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« le taux de mortalité dans une épidémie comme celle-là c'est 2% »
- 16:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 80% de médicaments étaient produits en Europe et sur ce total une quantité considérable était fabriquée en France par des français »
- 18:00Jean-Luc MélenchonFait
« il n'y aurait plus qu'à espérer que la fin de l'épidémie soit raccord avec la fin du stock parce que sinon, il va manquer des médicaments partout »
- 20:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« quatre mois de stock pour les médicaments en Europe »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour c'est la 108e édition de la revue de la semaine alors on va parler de Polanski, on va parler du 49-3 sur la réforme des retraites et on va parler du coronavirus. Mais pas du microbe, de ce qu'il y a autour du microbe, des leçons du microbe, d'accord! Mais pas du microbe, de ce qu'il y a autour du microbe, des leçons du microbe, d'accord! allez Générique...
Il faut revenir sur cette histoire du prix qu'a reçu Mr Polanski parce que je trouve que les réactions à ce sujet ont souvent été très mal dosées comme si c'était une appréciation qu'on avait apportée sur son film quand on condamne le fait qu'il soit récompensé Moi je ne condamne pas son film, c'est lui que je condamne et ou plus exactement je condamne le fait qu'il soit récompensé bien sûr assez traditionnellement dans l'histoire des idées des oeuvres d'art on distingue l'artiste de sa création mais je voudrais dire qu'il y a un grand contre sens Si cette distinction doit conduire à sous-estimer le crime. J'ai lu "oui mais Céline était antisémite" bah oui Céline était antisémite et nous condamnons l'antisémitisme de Céline et on n'a pas l'intention de le féliciter pour ça. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples je crois que c'est un contre sens que de vouloir attribuer à l'auteur les mérites de l'oeuvre, c'est ça qu'on est en train de faire.
Alors après en plus, reste à décider si le film de Mr Polanski sur l' affaire Dreyfus a vraiment la valeur au moins une valeur historique c'est pas tout à fait certain et puis enfin le fait que lui-même à cette occasion se met en scène quasiment dans les pas de Dreyfus pour s'attribuer le rôle de victime. Pour être clair, simple et précis c'est tout simplement odieux. Monsieur Polanski a été poursuivi et condamné pour ses actes et puis il a été ensuite mis en cause par un nombre suffisant de personnes pour qu'au moins ça interroge ceux qui ont décidé de lui donner un prix Et qui ont de propos délibérés, créé une confusion car supposant même que le film soit admirable ce qui n'est pas prouvé ça ne rendrait pas admirable Mr Polanski.
Dans ces conditions puisqu'on m'a posé la question et on m'a demandé comment je réagissais et bien je le fais comme je suis en train de le faire devant vous en faisant appel au discernement. Rien ne pardonne un crime; on peut être jugé On peut être... purger sa peine pour autant on n'est pas pardonnés; les seuls qui peuvent pardonner un crime c'est les victimes c'est pas les autres.
Le pardon c'est une attitude intellectuelle philosophique particulière mais qui part de la victime pas du public et encore moins du bourreau. Voilà j'avais envie de vous le dire parce qu'il m'a semblé qu'un certain moment on pouvait avec de très bonnes intentions dire des grosses bêtises. Il n'y a pas d'amnistie possible pour Mr Polanski.
C'est parce que la loi est comme ça et si elle est comme ça c'est qu'elle a une raison à mon avis qui est bonne en l'occurrence et je pense que ceux à qui j'en veux le plus c'est au jury qui ont décidé de créer cette histoire en la provoquant justement en récompensant Mr Polanski et en nous mettant tous au pied du mur de l'obligation d'avoir à nous prononcer et je déplore que à l'occasion de l'estime que peut éventuellement susciter son oeuvre il en rejaillisse quoi que ce soit sur lui; voilà qui est dit! Alors je vais revenir sur la réforme des retraites parce qu'elle nous a occupés en tout cas moi quasiment à temps plein et pas que moi je vais vous dire les députés femmes et hommes qui étaient là ont eu, bon d'abord, se sont donnés d'une manière absolument incroyable. Vous avez des gens qui ont vécu ici dans l'Assemblée pendant 12 jours d'affilée c'est le cas par exemple de Caroline Fiat qui a fait tout le tunnel mais d'autres, je dis Caroline Fiat parce que elle en plus elle dormait ici dans les bureaux qui est prévu pour les députés qui restent ici; les autres ceux qui venaient de région parisienne, on rentrait chez nous mais ça n'empêche que certains ont vraiment passé beaucoup beaucoup beaucoup de temps, la commission spéciale, vous rappelez et puis on a enchaîné sur la plénière alors bon ça c'est terminé que le gouvernement a sorti son 49-3 mais évidemment il y a perdu en estime, en réputation et pas que en France; c'est dans le monde que les gens ont assisté avec consternation à cet épisode alors pourquoi c'est consternant? parce qu'on nous dit "oui il a déjà été utilisé 88 fois"; oui c'est vrai et alors c'est 88 fois une brutalité, ça rend pas la 89è plus sympathique.
Tout de même enfin c'est incroyable! On nous dit "mais alors vous dîtes que c'est 88 fois un coup de force"; oui on dit c'est 88 fois un coup de force. Parce que le concept même du 49-3 est insupportable, alors vous savez que c'est un moyen pour une majorité, quand la constitution a été promulguée elle disait qu'il fallait un parlementarisme raisonnée, ça commence mal!
Donc, cet outil a été prévu pour quand un gouvernement à une majorité qui ne veut pas obéir ou qui amende de trop un texte qu'il a soumis et bien le gouvernement dit: " bah écoutez je vous mets au pied du mur maintenant ça suffit c'est ou mon texte ou vous votez une motion de censure. S'il n'y a pas de motion de censure, le texte est considéré comme adopté donc je demande quand même qu'on revienne un peu dans le réel nous sommes donc le seul Parlement du monde où un texte est considéré comme adopté et sans amendement simplement parce que le gouvernement a déposé un article de la constitution qui lui rend cette opération possible mais alors là c'était le pompon non seulement le texte était réputé adopté mais le texte le gouvernement l'a changé entre le moment où il dit stop je dépose de 49-3 et le moment où il dit bon bah ben allez-y Chiche! votez une motion de censure, il transforme le texte; et il met dedans plus de 200 amendements vous vous souvenez peut-être du chiffre on disait il y a 29 ordonnances et bien il y en a 7 qu'il décide tout seul et qu'il met tout seul dans le texte, donc j'ai dit à la tribune que le lendemain la république en marche serait la risée du monde civilisé parce que où ailleurs qu'en France et avec un gouvernement pareil un texte rédigé par le gouvernement, lui tout seul, amendé, est considéré comme adopté parce que l'opposition n'a pas pu s'y opposer car vous avez bien compris que tout repose sur l'opposition, et comme l'opposition est la minorité dans l'Assemblée sinon elle ne serait plus l'opposition.
Et bien ça veut dire que en fait c'était une véritable chambre d'enregistrement.Voilà mon texte, j'ai changé les 200 amendements de plus, salut! c'est adopter!
Alors maintenant le texte par au Sénat, mais avant ça il y avait comme je vous l'avais expliqué la semaine dernière, il y a deux lois: donc une loi ordinaire, elle a fait l'objet du 49-3 et comme la constitution depuis sa réforme dit qu'on ne peut présenter le 49-3 qu'une fois dans la cession pour la loi organique, impossible et cet... ce 49-3 ne s'appliquera que à la loi ordinaire donc la loi organique elle était toujours là alors on a démarré gentiment avec notre paquet d'amendements je vous parle les amendements dans un instant mais avec nos amendements et puis on a commencé à les défendre donc on a réorganisé la noria avec nos camarades dans l'hémicycle.
Et au bout de quelques heures, on s'aperçoit d'un truc un peu étrange, c'est que personne ne répond à rien, c'est à dire normalement vous défendez un amendement et puis le gouvernement dit s'il est d'avis positif, favorable ou défavorable puis ensuite c'est la rapporteur qui dit avis favorable ou défavorable et on s'aperçoit qu'après avoir répondu une ou deux fois ces deux-là disent juste "avis défavorable", "avis défavorable" après on passe au vote on perd et hop on passe à l'amendement, à la série d'amendements suivants donc ça veut dire que ces gens qui ont passé leur temps à dire nous voulons débattre du fond nous voulons débattre du fond quoi qu'on leur dise quel que soit le sujet de nos interventions il s'en fiche ça ne les intéresse pas ils répondent pas et eux mêmes ne se donnent pas la peine d'intervenir sur le fond et ça c'était vraiment finir une séquence par une dose de mépris absolument incroyable donc Ceux qui étaient dans l'hémicycle nous alertent et nous disent mais venez voir vous-même si vous ne le croyez pas là moi je regardais à la télévision parce qu'être dans l'hémicycle c'est... tu fais rien d'autre pendant que tu es dans l'hémicycle, c'est trop immobilisant, donc je regardais ça mais l'écran de télé, faut vous compreniez ça, déforme la situation parce que heureusement l'écran de télé, on n'entend pas le bruit autour évidemment on en sent pas l'ambiance, mais on n'entend pas le bruit autour et donc je sais pas s'il y a du bruit ou pas et Clémentine Autain me dit écoute viens voir pour que tu te rendes compte du mépris. alors je quitte mon bureau, je rentre dans l'hémicycle et je regarde et je me rends compte qu' en effet ils n'en ont rien à faire; ils ont leurs papiers, ils font d'autres trucs; lisent leurs messages et puis en bas les 2 robots le Ministre et la rapporteur se lèvent, ou ils ne se lèvent même pas d'ailleurs et "avis défavorable" "avis défavorable" maintenant on passe au vote, il n'est pas adopté "avis défavorable" bon bref... c'est plus le Parlement c'est une espèce de ronron expéditif alors comme j'étais dans l'hémicycle et qu' il suffit que j'y arrive pour que ça les énerve la température a un peu monté d'un cran; là dessus est arrivé Mathilde Panot, la vice-présidente du groupe, qui n'a pas la langue dans sa poche, et qui leur a dit ce qu'on pensait et de leur façon de faire puis François Ruffin est arrivé puis Bastien Lachaud puis Eric Coquerel, enfin bref on est tous arrivés là.
Il y avait aussi eu Sabine Rubin si je me souviens bien, il y avait Caroline, enfin bref on a été là tout de suite une petite dizaine et puis on leur a dit maintenant ça suffit, de vous moquer de nous puisque c'est comme ça on s'en va. Restez entre vous et parlez avec les murs puisque c'est le seul dialogue que vous supportez. Alors il se trouve que on a un peu discuté aussi avec nos voisins de banc, d'abord les communistes qui sont nos alliés et nos partenaires dans cette lutte et puis aussi avec les socialistes parce que des fois bon.. des fois ils ont des comportements qui peuvent être intéressants alors qu'ils sont pas très fiables mais ils sont là alors on s'est construit... on a décidé nous on a dit de toute façon on s'en va, alors nos amis communistes ont dit ah ben nous aussi; alors du coup les socialistes sont restés tous seuls dans l'hémicycle, ça fait bizarre, ils sont partis aussi.
On est parti, les 3, mais avant il y a un orateur de droite Marc Lefur si mon souvenir est bon qui dit: "quelle est cette comédie?" eux aussi ils supportent plus et ils disent puisque vous nous avez fait un 49-3, sur la loi organique quand même qui est une loi qui a de l'importance faîtes ce qu'on appelle nous ici, un vote solennel le vote solennel c'est le mardi pourquoi le mardi que le mardi, il y a les questions d'actualité, et puis tout le monde est là si vous voulez ceux qui sont en région mettent leur point d'honneur à être présents le mardi pour voter. Alors eux ils sont restés assis, la droite dans le dans l'hémicycle et nous on est tous partis donc la gauche de l'hémicycle plus un chat, la droite ils étaient là, 3, 4 et puis eux mêmes disent bon Répondez nous! répondez, disent-ils, à la majorité la république en marche.
Est-ce qu'il y aura un vote solennel? Et la république en marche dit: "non il n'y aura pas de vote solennel". Donc à partir de-là, la droite aussi est partie et en ce moment alors à l'heure à laquelle nous sommes en train de d'enregistrer, la république en marche est toute seule dans l'hémicycle en train de discuter avec elle-même alors peut-être qu'elle va aborder les questions de fond comme elle dit, ils ne le feront pas bien sûr; et tout le monde est parti, il ne reste plus qu'eux. par conséquent c'est une déroute et une défaite morale absolues mais ce qui est important et c'est la raison pour laquelle j'y reviens parce que ça vous pourrez le lire dans le journal vous l'apprendrez mais ce qui est important c'est que vous devez bien voir que le 49-3 le ridicule du 49-3 avec la presse dans le monde qui se moque des français le ridicule du 49-3, la violence du 49-3, les a pas guéri; le lendemain il refusait aux socialistes la création d'une commission d' enquête sur le rapport qui avait été joint à la loi de réforme des retraites; il y avait un rapport vous rappelez,je ne l'ai pas là sous la main, mais c'est un truc de 1000 pages et qui est complètement faux parce que délibérément ils ont fait comme si la date de départ l'âge pivot était bloqué toujours le même donc tous les chiffres sont faux parce qu'on sait que cet âge pivot doit se déplacer ou âge d'équilibre, ça dépend comment ils l'appellent. va se déplacer dans le temps.
Donc c'est quand même une question. Qui est-ce qui écrit un rapport de 1000 pages mensongés à remettre à la représentation nationale et puis après ça qu'est-ce qui est vrai? qu'est-ce qui est faux dans ce rapport parce qu'il doit y avoir sans doute tout n'est pas forcément faux; il doit donc y avoir des choses qui sont intéressantes dedans, et bien non ils ont voté en commission; alors que cet endroit ici chaque groupe a droit à un ... on appelle ça un tirage vous avez droit de déclencher une commission d'enquête nous on a déclenché une commission d'enquête sur l'indépendance de la magistrature honnêtement la république en marche, ils n'étaient pas trop joyeux de cette commission enquête car on voit bien qu'on est en train d'enquêter sur les conditions dans lesquelles ils donnent des ordres à certains juges ils créent une ambiance où il n'y a pas d'indépendance de la justice, bref; ils n'étaient pas très contents, mais ils avaient respecté la règle du jeu donc notre commission d'enquête fonctionne; mais là ils l'ont refusée aux socialistes; c'est une mesure d'autorité alors ça c'est, vous vous rendez compte c'est 24 h après! que il y a eu déjà le coup du 49-3.
Parce qu'on le 49-3 c'était mardi soir et le vote de la commission en question c'est mercredi matin et aujourd'hui où nous enregistrons nous sommes jeudi donc mercredi après midi on a commencé l'examen de la loi organique et depuis mercredi après-midi, mercredi soir, jeudi matin, c'est un concours de mutisme. Bon! de temps à autre, ils disent quelque chose; et puis après ils prennent, vous savez, ces grands airs qu'ils ont, là!
Alors là c'est Mme Motin, moi je la connaissais pas comme ça, elle passait pour une femme plutôt aimable et maintenant elle parle mal aux gens, elle elle prend un air en disant: "je ne réponds pas" à tel ou tel, c'est pas le rôle: un rapporteur, il doit répondre à tout, il est là pour ça. Donc, elle a pris ce ton alors évidemment ça a fini d'exaspérer tout le monde et voilà comment on a été conduit à partir et voilà pourquoi vous avez un événement qui lui aussi je pense est unique au monde une majorité parlementaire composée, à l'heure actuelle ils doivent être 50 dans l'hémicycle peut-être moins, de personnes va voter la loi organique changeant le régime des retraites qui concerne des millions de français sur plusieurs générations. Voilà le bilan la république en marche.
Alors, qu'ils réfléchissent soigneusement tous ceux qui nous avaient dit que "on allait voir ce qu'on allait voir", "le changement, le nouveau monde" c'est le pire de ce qu'on ait vu dans cet hémicycle, le pire! Je dirais que même pendant la période dure du gaullisme, les choses n'étaient pas aussi violentes qu'elles le sont aujourd'hui. Alors bon je vous ai dit ce que j'avais à en dire.
La lutte continue, elle continue maintenant dans la rue, nous avons des rendez-vous et puis nous allons ensuite avoir le retour de la loi depuis le Sénat, quand elle va revenir ici mais je voulais que vous saisissiez bien le contenu de la séquence; nous pouvions faire qu'une chose; remporter une victoire morale et je pense que cette victoire morale nous l'avons emportée en mettant à nu ce qu'est la république en marche après vous devez aussi tous bien prendre conscience de comment je vais dire ça d'une manière à ne pas me faire trop d'ennemis, encore une fois, disons de la faillite des commentateurs les plateaux de commentaires ont avalé tout rond, tous les bobards c'est à dire quand une femme de de la république en marche dit: "ils ont déposé 700 000 sous-amendements", c'est répété partout! Personne ne va vérifier! Quand on dit: "ils ont bloqué en mettant 40 000 amendements" et pour la France Insoumise 23000 bien sûr qu'on a déposé beaucoup d'amendements mais que c'est pas ça qui a bloqué pour une raison très simple à comprendre c'est que quand nous étions dans la commission spéciale nous déposions 17 fois le même amendement parce que en commission spéciale chaque député qui signe un amendement, est appelé à le défendre; chacun à tour de rôle, d'accord? donc en effet on parlait beaucoup ça a duré dix jours et ça s'est terminé à l'article 26, je crois, de la loi qui en compte 65; ça avait quand même pas mal marché; et là on en était à l'article 8, 9 ou 10 quand tout s'est arrêté avec le 49-3 mais dans l'hémicycle, là je sais que c'est un peu technique ... dans l'hémicycle on ne vient pas défendre chacun son amendement.
Quand les amendements sont identiques, ils les passent par paquets; tous les amendements identiques sont défendus une seule fois par une personne et après l'intervention du ministre et du rapporteur qui dit qu'il est défavorable, on a droit à une intervention par groupe, pour dire ce qu'on pense de la réponse du ministre et du rapporteur, d'accord. Donc deux minutes pour présenter un amendement et deux minutes pour répondre au gouvernement, au total quatre minutes par paquet d'amendements; nous en avions 2300 2300 présentés 17 fois, parce qu'on a repassé en plénière ce qu'on avait dans la commission spéciale; je sais pas si vous avez bien suivi toutes les explications à cet instant donc non seulement il n'y a jamais eu 700 000 amendements mais il n'y a même pas eu 40 000 amendements mis en discussion, ce n'est pas vrai. Il n'y en avait que 2300, ce qui est un niveau très faible par rapport à ce qu'on a pu connaître dans cette maison mais un niveau suffisant pour les embrouiller car ils étaient incapables de répondre ce qui a été frappant pendant toute cette période du débat c'est qu'ils n'intervenaient que pour dire une chose c'était il faut pouvoir parler du fond c'est tout ce qu'ils faisaient.
Ils n'ont jamais défendu sérieusement un article, le contenu d'un alinéa, devant l'hémicycle et si bien que leur propagande bien sûr a été avalée toute rond mais personne n'y a cru, et les sondages montrent que les gens ont parfaitement compris que le gouvernement avait voulu se débarrasser de l'opposition, parce que en effet le régime macroniste a dorénavant une réputation qu'il n'a pas volé, de violences, de brutalités, et surtout, et par dessus tout de grossièretés. dans le mépris, dans les injures, qui ont été proférées pendant cet épisode et vous avez pu voir comme ils ont trouvé sympathique que le rapporteur puisse dire à un moment donné: "la république c'est nous et vous n'êtes rien" Alors en plus, il faisait référence à ma phrase à moi et alors après ils ont trouvé toutes sortes d'excuses à ce rapporteur. moi j'ai pas envie de l'accabler parce que je m'en fiche, mais c'était intéressant de voir une fois de plus s'afficher comme ça un tel mépris; rappelez-vous en parce que vous allez avoir des élections municipales moi je vous recommande de bien choisir des bulletins il n'y a pas de LREM dedans. alors peu importe les LREM sont plutôt cachés, et bon mais des fois ils sont derrière un ancien socialiste, des fois ils sont derrière un de droite tout ça partout où il y a de la république en marche prenez pas ce bulletin là Votez pour là où il n'y a pas de la république en marche et en particulier le meilleur des votes c'est quand même celui qui est pour des listes soutenues par la France Insoumise.
Bon alors, un mot maintenant sur le coronavirus pas sur ... je sais que je vais pas vous saouler avec... les innombrables heures pour ceux qui suivent, de blabla sur le sujet; bon on sait que c'est sérieux parce que le taux de mortalité dans une épidémie comme celle-là c'est 2% alors on peut dire 2% c'est pas beaucoup bah si c'est beaucoup!
Beaucoup par rapport à ce qu'est le taux de mortalité pour une grippe ordinaire qui est inférieur à 1%, bien inférieure à 1% donc oui c'est grave il faut il faut se méfier. Et il faut prendre des dispositions moi j'ai dit que je ne le ferais pas encore je vais pas entrer dans la critique de l'action du gouvernement je dis bon je sais ce que je redoute c'est la superposition des trois crises: coronavirus, grippe ordinaire et pagaille dans le service public de l'hôpital parce que les gens disent mais écoutez: "on était déjà débordé avant, maintenant qu'est-ce que ça va être?" Et le gouvernement n'a mis aucun moyen supplémentaire dans l'action.
Non je veux insister sur un point c'est la façon avec laquelle ça fait évoluer les esprits vous savez tout notre peuple est marqué par cette histoire maintenant ça fait partie de sa culture collective; tout d'un coup les gens se rendent compte plus que jamais à quel point ils sont interdépendants et non seulement entre eux et avec le reste du monde et que le libre-échange et toutes ces choses qui, parait-il étaient merveilleuses, sont en train de provoquer une énorme crise sanitaire mais ça c'est aussi vieux que la mondialisation. Une énorme crise d'approvisionnement parce que comme toutes les pièces détachées et toutes sortes de production dépendent de la Chine et bah...
à cause du confinement les pièces ne sortent plus, et enfin une crise financière sans doute si il apparaît que le taux de croissance se met à reculer dans des conditions telles que on aperçoit que beaucoup d'entreprises, beaucoup de branches industrielles aurons des résultats qui ne seront pas bons ou inférieurs à ce qui était prévu ce qui impacte directement leur crédibilité financière et donc les notes qu'ils vont recevoir depuis les agences de notation avec le risque, à tout moment, que quelqu'un se met à vendre, par effet de panique, beaucoup de ses actions et que ça provoque l'effet de catastrophes qu'on connaît. Alors ça c'est le le l'ambiance générale qui marque les esprits alors il faut plus ou moins de temps pour que ça ça conduise à des conclusions politiques. Mais il y en a au moins deux qui nous intéressent la première c'est que tout ce que nous avons toujours dit sur l'indépendance de la France pour les questions de sa survie ou de l'essentiel de sa souveraineté eh bien vous l'avez sous les yeux, vous l'avez sous les yeux!
Comment se fait-il qu'on ne produise plus les médicaments dont on a besoin en Europe? Il y a 30 ans, 80% de médicaments étaient produits en Europe et sur ce total une quantité considérable était fabriquée en France par des français. Ça a été vendu pièce à pièce, et je me rappelle que quand il n'y a plus eu ... on a fermé la dernière usine de paracétamol en France moi je fais partie de ceux qui ont fait des communiqués pour dire: "c'est un scandale, notre souveraineté salutaire" ... et beaucoup nous regardaient de haut en disant: "oh la la, vous êtes tout le temps en train de faire peur à tout le monde sur tous les sujets" et ben non voilà maintenant on voit bien qui sont les irresponsables et les ballots.
Et ce que vous voyez à propos du médicament dîtes-vous bien que c'est vrai pour des tas d'autres choses que vous voyez pas forcément, qui concernent les approvisionnements des usines dans notre pays . Alors la question qui se trouve immédiatement posée c'est celle de la reconstitution d'un pôle public du médicament Et j'y insiste: rien n'est plus légitime qu'un pôle public du médicament, ne serait-ce que parce que comme c'est la sécurité sociale qui rembourse les médicaments que vous consommez, on pourrait quand même dire que la sécurité sociale garantit une masse solvable aux producteurs de médicaments et qu'il serait quand même normal que les français qui les paient pas leurs cotisations ces médicaments, contrôlent la production de ces médicaments, la manière de les utiliser, etc etc... en tout cas qu'ils soient produits ici et que nous ayons notre souveraineté et donc notre indépendance voilà parce que sinon bah on est comme on est là et des chinois bon c'est normal; ils produisent les médicaments et ils disent c'est d'abord pour nous.
Il y a quatre mois de stock pour les médicaments en Europe alors il n'y aurait plus qu'à espérer que la fin de l'épidémie soit raccord avec la fin du stock parce que sinon, il va manquer des médicaments partout mais je précise je parle pas seulement des médicaments pour soigner le coronavirus, c'est tous les autres médicaments: ceux qui traitent certains aspects du cancer, ceux qui traitent de certaines maladies, tout ça, terminé! C'est plus produit chez nous, c'est produit en Asie alors c'est une bonne chose que les asiatiques, les chinois, les indiens et autres disposent d'une base d' accès à des médicaments ça c'est excellent. Ce qui est absurde c'est qu'on ce soit nous tiers mondialisé au point que, et bien, on dépende des autres. pour ça comme autrefois le tiers monde dépendait de l'Europe.
Souvenez-vous en parce que ça aussi c'est des leçons dont il faut se souvenir dans la durée. Bon ben voilà c'est fini, j'espère que ça vous a plu si vous êtes tombé dessus par hasard et que ça vous plait et que vous avez envie de voir les suivants bah vous vous abonnez; c'est gratuit et ça va le rester toujours, si ça vous a plu que vous connaissiez déjà si ça vous a plutôt tout court mettez un petit pouce bleu parce que ça nous encourage aujourd'hui c'est Flore qui fait la réalisation parce que Antoine fait autre chose et moi, évidemment parce que c'est moi qui parle. Voilà, on espère qu'on vous aura intéressé, et que la façon avec laquelle s'est réalisée vous plaît ok à la semaine prochaine, non, pas la semaine prochaine parce que la semaine prochaine je crois que je vais faire une pause à moins que ce soit la suivante mais enfin si la semaine prochaine vous n'entendez pas parler de la revue de la semaine faudra pas vous affoler c'est pas qu'elle est supprimée c'est que ses auteurs ne sont pas disponibles car voyez vous après ce qu'on vient de faire, là on a besoin de souffler un peu et pas qu'un peu ...
Jean-Luc Mélenchon