« Tous dans la rue le 21 janvier pour nos retraites ! » - Meeting à Saint-Étienne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« En 2022, il était toujours en tête avec 33 % des voix. »
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« Nous gagnons un amendement sur la revalorisation des pensions de retraite. Quelle est la réaction du ministre ? Il triche. »
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« Les blocs macronistes LR et RN votent toujours main dans la main. »
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« Le banquier central américain dit "Nous avons besoin de faire augmenter le chômage." »
- 0:45Locuteur 1Fait
« Il dit pour faire baisser l'inflation, il faut plus de chômage et moins de croissance. »
- 1:05Locuteur 1Fait
« Le comité d'orientation des retraites lui-même qui dit il y a pas besoin de le faire. »
- 1:25Locuteur 1Chiffre
« Il y a 3 milliards d'excédents cette année, ça peut attendre. »
- 1:35Locuteur 1Chiffre
« Il y a 30 milliards dans la caisse de la réserve pour les retraites. »
- 2:15Locuteur 1Chiffre
« Ceux qui tombent qui vont aller au RSA, ceux qui vont aller à je sais pas quoi, total de l'ardoise 4 milliards et demi à 5 milliards d'euros. »
- 2:35Locuteur 1Chiffre
« On pourrait aller de 16 et demi à 17 et demi de la masse salariale. »
- 3:25Locuteur 1Promesse
« La retraite à 60 ans et nous savons comment la financer. »
- 4:05Locuteur 1Fait
« L'espérance de vie en bonne santé, elle a diminué dans ce pays. »
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Ok. [musique] [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir les camarades. [applaudissements][acclamation] C'est avec grand bonheur que je vous vois si nombreuses et nombreux dans cette salle à Saint-Étienne, dans cette période où le gouvernement Macron ne propose que la précarité pour sortir de la misère, où il tente de semer la peur et la discorde, il est important de rester vivant, de le montrer, de résister et surtout de construire du collectif.
Et c'est ce que nous faisons ici ce soir. Merci à vous. [applaudissements] Je veux aussi remercier l'équipe qui a organisé ce bel événement.
Remercier tous les camarades qui ont donné leur énergie, leur temps, leur force pour préparer cette rencontre. Applaudissons-les. [applaudissements] Cette force cette force militante, elle est à l'image de Saint-Étienne, ville minière, ville ouvrière, ville de combat.
Nous sommes ici même dans ce centre des congrès, dans les locaux mythiques de Manuf France où raisonne encore la lutte de ces salariés 40 ans après. Rendons-leur hommage. [applaudissements] Saint-Étienne et ses environs, c'est aussi bien sûr la lutte des mineurs.
Nous n'oublions pas la fusillade qui inspira Zola pour Germinal, celle du brûl àaricamarie contre les mineurs gréviste qui exigeaient la journée de 8h. On leur renvoya à l'infanterie bilan 14 morts dont un bébé. Saint-Étienne, ville ouvrière, ville indissociable du mouvement ouvrier.
Gardons en mémoire ces luttes et inscrivons nos pas dans ce sillon. Oui, nous avons des raisons d'être fiers de notre ville. Cette ville qui est aujourd'hui salie et injurié par son maire, dont la majorité des habitants réclament à juste titre sa démission. [applaudissements] Aujourd'hui, cette Aujourd'hui, cette force militante continue le combat. pendant la présidentielle, toutes les semaines, combien de tractes distribués sur les marchés dans les boîtes aux lettres ?
Combien d'affiches collées au mur du lendemain comme le chanta ? Et le résultat est là. Ici, notre candidat Jean-Luc Mélenchon était déjà arrivé en tête en 2017 avec 25 % de voix devant Macron.
En 2022, il était toujours en tête avec 33 % des voix. Et dans certains quartiers comme à Montréau, à Montchauvé, à Beaubrun Tarantes, dans certains bureaux de vote, il a obtenu entre 70 et 80 %. Voilà Saint-Étienne l'insoumise. [acclamation] [applaudissements] Cette cette terre nigérienne a aussi montré la force de la NUPES.
Pour les législatives, quatre circonscriptions sur 6 maintiennent leurs candidats au soir du premier tour, y compris dans la première circonscription, pardon, où la candidate ELV a dû faire face à une candidature dissidente, celle de Pierry Courbon. 4 seconds tours dans temps qui s'est joué à 1000 voix près. Bravo pour le courage de Latitia Copin qui a amené ce combat difficile. [applaudissements] Bravo à elle et à toutes et tous les camarades de la NUPES pour la force qu'ils ont déployé.
À 1000 voies près, nous aurions pu avoir deux députés NUPÈ. Je salue aussi la bravoure des quatre autres candidates et candidats qui depuis n'ont jamais cessé de faire connaître notre programme. Marie-Paul Olive, Vincent Bonnie, Ismaël Stevenson et Bernard Pameler.
Bravo à eux et à leurs équipes. [applaudissements] Me voilà donc seul député NUPÈ insoumise de la Loire, seule femme élu et j'ai même appris le lendemain de mon élection que j'étais la première députée femme de Saint-Étienne comme quoi il y a encore du boulot. [applaudissements] député député dans une dans une assemblée où le gouvernement n'a pas la majorité et où je me retrouve avec mes camarades devant 89 députés RN.
L'extrême droite présente sur les plateaux télé, présente dans la rue. Elle agresse nos militants et nos élus. l'extrême droite qui exprime son racisme même dans l'hémicycle en s'entrenant à notre camarade député Carlos Martin Bilongo que je salue le racisme ne passera pas [applaudissements] et je sais je sais qu'ici vous toutes et tous avez été révoltés d'entendre ces mots retourne en Afrique.
Et oui, parce qu'ici c'est une ville d'exilé. D'abord les exilés de la Haute Loire. Oui, je sais c'est une terre voisine certes, mais c'est une terre que certains ont dû abandonner pour trouver un avenir meilleur vers la ville la plus proche qui promettait des emplois.
Ville industrielle, ville minière dont les patrons avaient besoin de toujours plus de main d'œuvre. Alors voilà que sont arrivés des quatre coins d'Europe et d'Afrique quittant leur terre natale des femmes et des hommes de Pologne, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Turquie, d'Algérie, du Maroc, de Tunisie et même de Grèce. Notre ville est un bel exemple de créolisation.
Bravo aux nombreuses [applaudissements] et c'est pour ça tradition donc explique aussi la présence de nombreuses associations qui soutiennent ces exilés que je veux saluer l'association le collectif pour que personne ne dorme à la rue et la maison solidaire. On peut les applaudir parce que bravo la solidarité. C'est cette solidarité.
C'est cette solidarité en action qui concrétise notre devise républicaine liberté, égalité, fraternité et qui résiste au projet de monsieur d'Armanin et à celui de l'extrême droite. La composition de cette nouvelle assemblée est donc inédite. Inédite aussi puisque le gouvernement ne peut pas compter sur une majorité.
C'est insupportable pour Jupiter. La Macronie a été habituée pendant 5 ans à voter confortablement, douillettement tous les textes pour protéger les plus riches et aggraver la précarité et la misère. Et depuis juin 2022, nous sommes 151 à l'Assemblée.
Nous sommes la seule alternative à Macron et cette fois le tableau est différent. Plus rien ne se passe comme prévu. Dès le mois de juillet, ils perdent des votes à l'assemblée.
Je vous donne un exemple. Nous gagnons un amendement sur la revalorisation des pensions de retraite. Quelle est la réaction du ministre ?
Il triche. À 1h du matin, il revient faire voter le texte après avoir négocié avec le groupe LR. Tant pis pour la démocratie.
Tant pis pour les retraites. Voilà leur programme. Et puis quelques jours après, Ellisabeth Born nous rassure.
Elle nous explique à nous députés devant les médias qu'elle veut construire avec cette assemblée. Très bien. Nous voilà donc attelés à proposer des amendements pour faire entendre les mesures plébiscitées par la population lors de l'examen de la loi de finance et de financement de la sécurité sociale.
Certains de nos amendements sont votés à la majorité contre la vie du gouvernement. Et puis bah vous connaissez la suite, la colère de Jupiter est impitoyable et s'abat sur le parlement à coup de 493. Nous en sommes au 10e.
La ligne de Macron est claire. Pas de compromis, pas de débat, pas de démocratie. C'est l'autoritarisme.
Et la seule façon pour nous de le dénoncer, c'est de présenter de présenter une motion de censure à chaque 493. Comme en 2017. Comme en 2017, Emmanuel Macron a été élu par défaut contre Le Pen.
Il n'a pas reçu le mandat du peuple pour mettre en œuvre son programme de souffrance sociale et il le sait très bien. Il sait très bien que son plan ne s'appliquera pas comme prévu. Il en fait la mère expérience dans l'assemblée.
Il sait aussi que dans la rue des mobilisations s'élèveront contre sa réforme des retraites. Dans l'hémicycle, l'autoritarisme se décline à coup de 493. dans la rue, l'autoritarisme va sévir encore plus encore plus grâce à la réforme de la police, la fameuse LOPNI, qui donne maintenant tous les outils à la police pour euh mieux réprimer les manifestantes et les manifestants.
Vous avez sans doute suivi ça, sinon je vous en parle un petit peu. Ce sont les fameuses AFD amendes forfaitaire déltuelles. Une politique intérieure hypersécuritaire autoritaire digne du monde d'Orwell le Pen d'Arman d'Armanin l'a réalisé contre les classes populaires et pour défendre les milliardaires.
Les blocs macronistes LR et RN votent toujours main dans la main. Nous députés de la NUPES, nous sommes le seul bloc d'opposition constructive et je veux vous montrer ce qui se passe dans l'hémicycle quand nous votons à main levée parce que on a aussi besoin de se défouler et c'est ce qu'on va faire. Alors voilà comment ça se passe.
Qui est pour le rétablissement de l'ISF ? Ouais, vous connaissez qui est contre eux pour la taxe sur les super profit. Qui est pour ?
Nous, qui est contre ? Eux. Quand il s'agit de défendre les services publics, macronistes LR et RN sont toujours contre.
Même quand l'actualité révèle la situation dramatique de notre quotidien, qu'il s'agisse de nos hôpitaux par exemple à ce jour complètement désorganisé dont les personnels étaient déjà en grève bien avant la crise du Covid, le ministre de la santé lui-même est venu ici au CHU de Saint-Étienne et a osé affirmer, je cite, c'est le paradis. Le lendemain, nous nous y avons mené notre enquête auprès des personnels et des patients et toutes et tous nous ont décrit un enfer. des personnels en burnout ne supportant ne supportant plus la perte de sens de leur métier, ne supportant plus de recevoir des injonction pour plus de rentabilité au mépris de l'humain.
Alors, la direction, sans doute agacée de nous avoir dans ses pattes, nous a expliqué, je cite, "L'hôpital a juste besoin qu'on lui fout, juste besoin d'être réorganisé." Alors voilà, ce qu'ils veulent ça, c'est qu'on regarde ailleurs et c'est ainsi qu'on réorganise par exemple en basculant à certaines heures les urgences de Rouan sur celle de Saint-Étienne à 100 km. Alors évidemment le délai de traitement est bien plus long.
Plus de moyens, cela signifie plus de personnel, des temps de services moins longs pour soigner, pour mieux accompagner parce que les malades ne sont pas des objets. Plus de moyens, ce serait l'assurance d'avoir à moins de 30 km un hôpital alors que la politique de Macron les supprime. plus de moyens ce serait ici aussi par exemple des services psychiatriques et pédopsies en mesure de prendre en charge les malades plutôt que de les renvoyer chez eux ou d'orienter les enfants dans les services d'adultes.
À Saint-Étienne, il faut attendre 2 ans pour qu'un enfant soit pris en charge en pédopsie. Cette logique du chiffre doit cesser. Le recrutement et la revalorisation des saleurs des sapeurs pompiers, ils ont voté contre.
Alors même que nous venions de vivre des incendies gigantesques qui révélaient aussi le manque criant de Canada ou le et leur véusteté. La titularisation des AESH, ils ont voté contre. Ici comme partout ailleurs en France, à la fin de ce premier trimestre, des élèves porteurs de handicap ne sont toujours pas accompagnés comme ils devraient l'être.
Ces situations de souffrance pour ces élèves et pour les enseignantes et les enseignants qui les qui essaient de palier ces manquements sont inacceptables. L'accompagnement de ces enfants est un vrai métier qui doit être reconnu, rémunéré avec un vrai salaire et non pas une homone de 800 € par mois. Voilà ce qui doit guider la politique, l'humain et ses besoins et non la rentabilité et la logique du chiffre. [applaudissements] [applaudissements] La location d'autonomie pour les jeunes refusé aussi par les macronistes LR et RN.
Et pourtant les les étudiants souffrent de la fin. Qui aurait pu imaginer et voir dans notre pays en France en 2022 ces fils d'attente de jeunes devant les bourses alimentaires à Saint-Étienne où le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne nationale, ils sont nombreux à devoir exercer un voire deux métiers pour assurer leur cursus. Ce n'est pas nouveau.
Faut-il rappeler l'immolation de ce jeune étudiant stéphanois devant le cru de Lyon accusant cette situation de Macron. Il est heureusement en vie et je lui réitère mon soutien et lui souhaite un beau parcours. [applaudissements] Tous ces exemples ne sont là que pour illustrer des faits.
La Macronie, la droite et l'extrême droite ne seront jamais du côté des classes populaires, des classes moyennes et des précaires, mais soutiennent main dans la main les plus riches. Non, le RN n'a pas changé. Il ne s'est pas donné un vernis social.
Il vote contre les mesures en faveur du peuple et il revendique son racisme y compris dans l'hémicycle. Face à cela, il faut résister, montrer notre force parce que nous nous sommes le nombre. Nous étions 1400 à Paris pour marcher contre la vie chère.
Poursuivons nos mobilisations partout dans tous les secteurs. Certains montrent la voix. Des batailles sont victorieuses et il faut les entendre.
Les personnels de la bibliothèque de l'université Jean-Mayet à Saint-Étienne par exemple ont gagné leur lutte pour l'augmentation des salaires. Ils sont passés du SMIC horaire à 15 € de l'heure. Bravo à elle et à eux. [cri] [applaudissements] [applaudissements] Soutien au grévistes de GRDF en grève de plus plus d'un mois.
Leur revendication élue est juste et légitime. Une hausse de salaire quand les dividendes d'Inji sont en hausse. Leur bataille montre aussi leur attachement au service public.
L'énergie est un bien commun. On nous présente souvent la privatisation comme un bienfait. La concurrence la concurrence serait bénéfique aux usagers.
Ah bon ? Vraiment ? Et l'ouverture de la privatisation de la poste par exemple, elle a été bénéfique aux usagers ou alors elle a permis des fermeture de bureaux de poste dans certains quartiers comme ici à Solor à Monchauvé.
Les services publics, ce sont nos biens communs conquis de haute luttes et il nous faut les préserver, non les démanteler comme si emploie Macron et avant lui ses prédécesseurs. Tous au service du MDEF dont tant des leaders avaient affirmé en 2017, je vous le rappelle, il faut déconstruire méthodiquement le programme du Conseil national de la résistance. Voilà leur plan.
Leur plan est donc clair. Plus de plus de dividendes, plus de privatisation, moins de services publics et tant pis aussi s'il faut sacrifier l'environnement. Notre plan à nous, il est clair aussi.
Résistance partout en France. [applaudissements] Partout en France, des mobilisations se dressent contre cette course infernale au profit, au gâchis de nos biens communs et du plus précieux d'entre eux, notre planète. La bataille des retraites arrive.
Confronté à notre résistance dans l'Assemblée, ils ont renoncé à faire passer cette réforme à l'automne. Le projet de loi devait être présenté en décembre, il est repoussé en janvier. Nous les sentons fébriles et en proie au doute.
Et il y a de quoi. Nous avons fait reculer Macron en 2019 quand il voulait instaurer la retraite à point. Nous résisterons dans l'hémicycle et dans la rue pour le mettre un échec.
Cette fois encore, participons en masse aux manifestations et aux grèves. [applaudissements] [applaudissements] Ils ont peur du débat, ils ont peur de la confrontation politique. Ils passeront en force à coup de 493 alors que plus de 60 % de la population s'oppose à cette réforme.
La grande marche du 21 janvier à Paris contre le recul de l'âge de départ à la retraite et l'opportunité de le montrer. Ce 21 janvier est le jour de l'exécution de Louis X, jour symbole de la fin de la monarchie que nous n'acceptons montrons à Macron que nous ne voulons plus de son régime autocratique, que nous n'acceptons plus ni l'homone ni les miettes des milliardaires, que nous voulons des augmentations de salaires, des conditions de vie dignes. Montre-lui, [applaudissements] montrons-lui que nous ne voulons pas de sa réforme des retraites parce que à 60 ans, il est temps de s'arrêter de travailler pour savourer le reste à vivre.
Et Hugo le disait : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. Alors, vivons et lutons. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Pas mal, pas mal. [applaudissements] vair quelques [applaudissements] merci. [applaudissements] Alors, est-ce qu'on m'entend bien là ?
Ça va, on m'entend parfait. Bon ben merci. Euh alors ça va me valoir quelques ennuis he André hein.
Bah oui, vous l'avez entendu. Elle a parlé de Louis X le 21 janvier. Non parce que la dernière fois j'ai évoqué la marche des femmes en 1789 qui avait été cherché le roi et l'avait ramené.
J'avais dit faites mieux. Franchement la barre était haut parce que les filles elles avaient été là-bas. J'ai dit il y a eu pas eu de mort.
Honnêtement, c'est pas vrai. Ils ont mangé un cheval là-bas. Mais quand même, elles ont fait fort parce que c'est elles qui radicalise la révolution.
Mais surtout, elles obtiennent de cap du roi qui signe la déclaration des droits de l'homme et l'abolition des privilèges. C'est quand même pas rien. Donc je pensais que rétrospectivement c'était une bonne image.
Ben non, moi je tiens à la figure toute la révolution et ben je vais vous dire je la prends, je l'assume, elle est à moi, elle est à nous, c'est notre histoire et c'est grâce à elle que nous sommes français, c'est-à-dire républicains. [applaudissements] Andra, [applaudissements] je profite de la circonstance pour te dire le bonheur que ça a été de savoir qu'une militante confirmée, tenace, patiente comme toi, qui a dévoué toute une existence en plus de son boulot à la lutte commune, soit aujourd'hui la première femme députée élue de ce département. Et toi, [applaudissements] toi je pense que tu sais comme moi pour avoir vécu ce que c'est que de construire une force, de l'arracher au néant où notre idéal a failli sombrer quand nous avons vu le social libéralisme d'un côté la droite libérale de l'autre, les chaotud tapant tous en même temps conjointement jusqu'à ce que nous finissions par disparaître comme ça a été hélas le cas en Italie où il y avait auparavant le plus grand parti communiste d'Europe occidentale qui était si imaginatif, si combattant et pour finir plus rien.
Et bien nous dans le temps, nous avons rempli notre mission et nous avons tenu dressé cette opportunité de pouvoir continuer à dire qu'en France, dans cette grande puissance, avec toute cette histoire, oui, il est encore possible à partir d'ici de changer l'histoire de ce pays et de changer l'histoire du monde. Oui, nous pouvons le faire parce que nous avons construit une force. [applaudissements] Cette force est notre bien le plus précieux [applaudissements] et la jeune génération, croyez-le, fera mieux.
C'est une certitude absolue parce qu'elle a compris qu'elle assume et qu'elle commence le combat le plus fondamental qui est de dire qu'on doit tout changer pour que quelque chose change, que le monde est un bien commun, que sa beauté, que la nature est un bien commun. et eux sont plus collectivistes que l'a jamais été aucune génération avant celle-ci parce qu'elle a compris fondamentalement l'unité du monde, l'unité des biens communs, la placable osmose entre la vie humaine et l'écosystème qui la rend possible. Soyez mes jeunes amis déterminés, implacable.
Ne cédez jamais rien. Ne marchez dans aucune mode. Ne mettez jamais d'eau pour refroidir votre boisson.
Celle du combat, celle de la vie. Vous avez raison. Nous avons raison.
Quoi qu'il en coûte, nous avons raison. et nous tiendrons bon sans cesse jusqu'à ce que l'on arrive à pouvoir transformer ce pays. Et alors le monde qui le regarde, oui, j'ai dit le monde qui le regarde dira décidément ces français.
Ils ont tous les défauts de la terre mais ils ont quand même cette qualité. Et voyez-vous que même quand ils font des Jeux Olympiques, comment est-ce qu'il représentent la France avec un bonet frigien ? le bonnet frigien et la cocarde tricolore.
Qu'est-ce que le bonnet frigien ? C'est le bonnet des esclaves affranchi. Voilà ce que c'est.
C'est le bonnet de la liberté que nous avons fondé en toute conscience avec la première République. Et quand il décide de faire le parcours du marathon pour les Jeux Olympiques, qu'est-ce qu'ils choisissent ? Le parcours des femmes qui sont allées est revenu à Versailles chercher le roi pour l'obliger à signer la déclaration des droits de l'homme.
Voilà qui nous sommes et voilà qui nous voulons rester dans l'histoire. Voilà tout ce que je t'attribue André. Avec gratitude quant à moi, j'ai dit que je me mettais en retrait et pas en retraite.
Je pensais que je serais en retrait. J'essayais d'imaginer en quoi pouvait bien consister le rôle compte tenu de ce qu'a vie jusqu'à présent et je ne le trouvais pas mais finalement il m'aura été donné par les circonstances. Je suis le paratonire de toutes les haines de nos adversaires et parfois de toutes les ambitions de nos amis.
Alors avant de vous voir, je suis allé au dépôt GRDF. Ah là là, ça m'a rechargé la batterie à mort. 5 semaines de lutte. 5 semaines pendant lesquelles on a froid sous l'attente de la lutte et où on perd sa paye.
Mais où on défend quelque chose de plus important que tout, même quand on commence à douter, c'est sa dignité. Sa dignité d'homme, de femmes qui exige de pouvoir vivre dignement de son travail. Et quand le capitalisme vient nous chanter ces petites musiques sur le marché qui paraît-il devait nous libérer et c'est la raison pour laquelle il fallait privatiser Gaz de France car alors on verrait qu'enfin l'ouvrier l'ouvrière serait reconnu à sa juste valeur tandis que les prix sous les coûts de la concurrence finiraient par baisser.
C'est tout l'inverse qui s'est produit. Les prix ont doublé et les gens n'ont jamais été aussi maltraités qu'ils ne le sont aujourd'hui dans cette entreprise. Et eux les capitalistes, quelle est leur raison d'être là ?
Oui, je parle cru et dru. Quelle est leur raison d'être là ? Ils nous disaient "Et bien nous prenons les risques.
C'est nous le capital qui prenons les risques et donc nous devons être rétribués pour le risque. Quel est le risque pour ceux qui exercent un monopole dans ce pays ? Quel risque ont-ils quand une catastrophe vient interrompre le fonctionnement de l'entreprise parce que c'est une pandémie et que c'est la sécurité sociale qui prend en charge le chômage technique ?
Quel est le risque quand l'État accepte que l'on prenne des prêts et qu'il soit garanti par lui ? Il n'y en a pas. Ce sont donc définitivement des parasites qui nous parlent et qui quand il remontent [applaudissements] et quand les travailleurs remontent 518 millions sur la centrale de bénéfic, il se trouve que ces parasites trouvent que donner 17 millions à des travailleurs qui eux prennent des risques chaque fois qu'il réparent une canalisation de gaz, ils trouvent que c'est trop.
Alors oui, gloire et justice aux salariés de GRDF. Salut fraternel, cordial, enthousiaste de tous ceux qui sont là. Simon de Pâle a été poursuivi pour cette grève et la justice a décidé qu'il n'y avait pas lieu de le poursuivre.
Et quel était le motif de la poursuite ? Grève illicite Simon, est-ce que tu ne veux pas faire des grèves qui ne dérangent personne ? C'est sûr qu'à ce moment-là, ils iraient pas se plaindre.
Et pourquoi lui ? Parce qu'ils l'ont pris parmi la liste de ce qu'on voyait. Méfiez-vous quand vous êtes en vue de qui est en train de vous filmer.
Rappelez-vous de ceux qui sont passés pour finir dans des tribunaux parce qu'ils avaient été filmés et qu'on les montrait à la télévision. Alors évidemment, il faut quand même le faire en avoir le courage. Et Simon l'a fait et qu'est-ce qui s'est passé après ?
Écoutez vous autres parce que vous avez une histoire locale qui fait que ce que je vais vous raconter, ça va vous parler deux fois plus fort peut-être qu'ailleurs. Ce jour-là, ils étaient en rang devant le piquet et arrive quelqu'un qui est un nuit qui dit "Donnez votre nom." "Donnez-moi nom." "Non, non !" a dit le premier.
Non, a dit le 2è. Le 3è m'a dit, j'avais envie de lui dire George marcha mais ça faisait mauvais genre. Et le 4e et le 5e non.
Alors arrive un type qui est là et qui dit celui-là il s'appelle Robert machin. Celle-là, elle s'appelle Céline Truc et voici celui-ci qui s'appelle George et cetera et cetera. Qui est cet indicateur en cadre ?
Et il dit après presque pour s'en excuser, j'y peux rien, j'obéis. Moi aussi je suis un pauvre salarié. Comment tu n'y peux rien ?
Où il est marqué dans ton contrat de travail ? Ton devoir est de dénoncer les autres. Où c'est marqué dans le contrat de travail ?
C'est la seule chose que de votre vie vous signerez quand vous êtes français. C'est la première fois et l'unique fois de votre vie que vous signerez un papier où vous acceptez la subordination parce que comme l'a dit Jean Jorè, vous êtes roi dans la cité parce que vous votez mais vous êtes resté serve dans l'entreprise parce que vous devez signer le contrat de travail dans lequel vous dites que vous êtes subordonné. Alors, où est marqué dans ce contrat de travail, monsieur l'indicateur, que vous devez dénoncer vos collègues parce que vous aussi vous êtes un salarié, vous l'avez dit tout à l'heure, et rien ne vous oblige à être vous comporter de manière immorale.
Rien ne vous oblige à dénoncer les autres. C'est votre conscience et votre responsabilité morale d'avoir le coulerage comme ces braves gens, de refuser de faire ce qu'on vous demande de faire parce que c'est le seul moyen que vous ayez de faire respecter votre dignité collective et j'ajoute votre dignité individuelle. [applaudissements] J'ai ici le constatier et vous voyez là en bas, peut-être que vous voyez pas dans la salle là en bas, la liste qu'il y a là, c'est la liste des gens dénoncés par le dénonciateur, c'est-à-dire ceux qui pourraient se retrouver au tribunal, mais le tribunal a dit il n'y a pas lieu de poursuivre.
Alors, vous voyez quand je suis arrivé là-bas, ils m'ont applaudi. Pas croyable. Et moi, j'ai pas fait un seul jour de grève.
Je leur dis oui mais tu viens. Merci, tu es là. Et alors, j'ai retrouvé tout le sens de ce que j'ai à faire, des raisons pour lesquelles j'ai fait mon engagement politique, des raisons pour lesquelles je suis là ce soir et ainsi de suite.
Représenter la corte immense des gens du commun qui font vivre ce pays, qui ne demandent rien d'autre que de pouvoir dignement en vivre et surtout contribuer au bien commun. Car chaque personne qui travaille ne travaille pas en se disant ai-je bien fait gagner des bénéfices à mon patron aujourd'hui mais en se demandant est-ce que mon travail est bien fait et s'il est bien fait alors c'est qu'il va être utile aux autres. Voilà qui je représente.
Voilà qui nous représentons. André le monde du travail des salariés des braves gens qui ne demandent rien d'autre que cet honneur là celui d'être digne d'avoir respecté d'avoir gagné le respect des autres. [applaudissements] Et quand nous sommes une force politique et que je vois arriver sur l'écran qu'on a découvert des corrompus au Parlement européen, nous à qui on a fait un million de leçons de morale, nous à qui on a tout dit contre nous, notamment parce que nous avions un regard critique, plus que critique sur l'Union européenne.
Moi je sais qui fait vivre une bonne idée de ce qui peut se passer au Parlement européen que je n'aurais pas la bassesse d'accuser à cet instant d'être d'être composé de corrompu. Mais je sais qui a levé le lièvre. Il porte un nom.
Elle s'appelle Manon Au c'est une députée européenne assoumise. [applaudissements] C'est elle qui s'est dit "C'est quand même bizarre chaque fois que j'arrive avec un amendement qui dénonce la mauvaise tenue des droits de l'homme au Qatar. Tout d'un coup, il y a deux groupes qui votent systématiquement contre.
Le groupe socialiste, sauf les Français, et le groupe de la droite. À chaque fois, il vote contre nous. Elle a dit, "C'est pas clair, il y a quelque chose qui tourne par rond." Elle a déposé des amendements ensuite pour reprendre tout ce qui avait été enlevé du texte et elle s'est fait battre tout le long et elle a dit "C'est pas clair." En effet, c'était pas clair ou plus exactement c'est devenu très clair.
Et voilà cette femme dont j'ai oublié le nom qui dit "Mais moi, je savais pas qu'il y avait un sac d'un million d'euros chez moi." Ah, il y en a un qui a fait une drôle de tête. C'est Simon de Pal de GRDF ici à Saint-Étienne.
Comment ? Elle s'est pas rendu compte qu'elle avait un sac d'un million. Il y en manquait que 16 pour qu'on puisse payer tout le monde et avoir une augmentation de salaire de 3 et demi.
Je l'ai dit tout à l'heure. Mais si vous pouvez avoir cette fierté, c'est parce qu'elle était là que c'est une insoumise et que les insoumis rien ne les arrête. Ni l'ambiance, ni l'ors des palais, ni les bonnes manières.
Et d'ailleurs, on n pas de cravat et cetera et cetera. Et si vous apprenez que définitivement les travailleurs des plateformes, ce qu'on appelle les ubérisé, auront de rénavant une présomption de salariat, c'est aussi parce que ça a commencé au Parlement européen par quelqu'un qui a fait voter majoritairement cette motion, c'est-à-dire les LHBI, députée insoumise au Parlement européen. [applaudissements] Vous avez l'honneur d'apprendre que l'esclavage est reconnu comme un crime contre l'humanité par toute l'Europe.
Et bien c'est encore à un député insoumis que vous le devez. Youunous homie. Vous avez eu raison d'avoir confiance en eux.
Vous avez eu raison de voter pour eux parce que du moins ont-ils obtenu ça pour votre honneur et pour le nôtre. Voilà sans doute pourquoi nous méritons une haine pareille et qui fait que l'extrême droite nous cible. Je veux d'abord remercier les camarades insoumis qui sont venus leur service d'ordre nous aider aujourd'hui à faire en sorte qu'il y ait pas de problème. [applaudissements] avec eux ce d'autres organisations politiques ou pas d'organisation politiqu la jeune garde les insoumis de Marseille et les antifas de Marseille ceux de Lyon ceux de Saint-Étienne ceux de Blois qui ont constitué un groupe [applaudissements] au total d'une quarantaine de personnes pour être sûr que ce soir il y ait pas de problème parce que je sais que dans bien des esprits, il y a des problèmes maintenant parce que tout le monde a vu ce qui s'est passé à Lyon, tout le monde a vu ce qui s'est passé à Bordeaux.
Et là, je vous mets en garde tous, je vous demande d'y réfléchir. C'est plus un jeu de jeunes gens. C'est grave.
À Bordeaux, c'était deux députés qui étaient dans la salle, Carlos Bilango et Louis Boyard. deux députés. Alors, peut-être qu'il y en a un qui est trop jeune pour les fachaots et l'autre qui est trop noir, mais ce sont deux députés de la nation française.
Ils ont assailli la salle avec des barres et avec des couteaux et pendant une demi-heure, personne n'est venu nous aider de ceux qui auraient dû le faire. Et à la fin, il n'y a eu aucun contrôle d'identité sur aucun de ceux qui sont venus nous assaillir. grave parce que maintenant c'est une fois tous les deux jours d'après l'article de libération que nous avons droit à ce genre de démonstration parce que déjà nous avions eu une tribune signée notamment par d'anciens militaires qui a qui appelaient à une intervention de cette nature parce que nous avons vu comment en Allemagne ils ont arrêté les groupes dont vous avez entendu parler vous aussi.
C'est grave. C'est grave. ne joue pas.
J'en veux à cette presse qui a traité avec désinvolture le procès qui a été fait à ceux qui voulaient me tuer moi et qu'en lance flamme. On a dit oh c'est quasi si lui ils ont rien reconnu. Bah oui, ils allaient quand même pas avouer mais on le sait.
On m'a laissé pendant 5 mois sans me dire que cette menace existait sur moi. Mais c'était pas une plaisanterie. Et la preuve, c'est que le juge a condamné le leader de ce groupe à 9 ans de prison.
C'est pas une petite peine. Et vous savez quoi ? Je suis allé au tribunal, je me suis pas invité comme certains l'ont dit, je suis allé au tribunal.
Ces gens-là avaient aussi prévu des interventions contre des mosquées. Je suis allé au tribunal et je lui ai dit ce qu'ils ont fait, je ne l'accepte pas. Mais moi comme homme, moi comme homme, je te pardonne.
J'ai dit à ce que je considère comme un gamin, je dis moi je te pardonne. Et pourquoi je me comporte comme ça ? Pourquoi je fais ça ? parce que nous sommes républicains, pas seulement les jours de fête et qu'en toute circonstan en même temps que nous demandons que l'ordre républicain soit maintenu de force contre l'extrême droite, pour autant nous savons que qui tombe une fois doit avoir la possibilité de se réhabiliter.
C'est ça la conception républicaine de la faute. [acclamation] Celui qui a chuté doit pouvoir se réhabiliter par son comportement. Et je suis venu le lui dire à toi qui pensait me tuer avec un lance-flamme parce que tu me considères comme ce qu'il y a de plus odieux, assez odieux pour que tu puisses avoir une idée pareille.
Je viens te dire que je te pardonne. Alors rentre en toi-même, réfléchis. Qu'est-ce qui vaut la peine qu'on tue quelqu'un ?
Certainement pas. le fait qu'on soit en désaccord radical sur à peu près tout. Voilà comment ces questions me viennent à l'esprit en conformité avec la philosophie qui a été celle depuis le début de l'idéal républicain.
Bordeaux a été le franchissement d'un seuil et hier franchement c'était dieu ces bandes qui étaient dans les rues et qui espérait [raclement de gorge] provoquer ici là des bagarres. Il y a eu des arrestations parce qu'il y a eu un match de foot. et que dans notre pays, on est plein de binationaux et puis il y en a d'autres qui sont pas binationaux comme moi à qui personne vient jamais dire retourne en Afrique où je suis pourtant né.
Et bien ceuxl ils ont quelque chose à dire comme vous aussi. Une jeune femme que j'ai vu à la télé a dit bah nous on gagne dans tous les coups parce qu'on est français on gagne si c'est la France. Comme on est d'origine marocaine on gagne si c'est le Maroc.
Et quelle a été sa conclusion ? La seule qui a un sens dans le sport, que le meilleur gagne, c'est tout. C'est tout qui que ce soit.
C'est du sport. [applaudissements] On ne doit pas tout transformer en guerre civile, tout transformer en affrontement. Et c'est pourquoi je pense que je suis bien inspiré de dire en votre nom toute notre amitié aux Marocains qui ont été magnifiques [applaudissements] évidemment aux joueurs français mais ça bon gagner c'est facile une fois que c'est fait ou parce que perdre je suis au courant.
En tout cas, vous voyez bien l'ambiance qui règne dans ce pays. Alors, vous avez d'un côté, c'est pagaille, de l'autre côté une termisation de la population que André a parfaitement décrit avec des jeunes gens qui font des études et qui font la queue pour manger. Vous avez 8 millions 9 millions de personnes à l'aide alimentaire et cetera et cetera.
Je vais pas reprendre le tableau en noir. Vous avez une carmondisation du pays. Tout ce qui marchait marche plus. les trains, l'école, l'hôpital par-ci par là.
Ça comment ça se fait que ça marche plus ? Ça marchait avant non ? Pourquoi ça marchait avant et ça marche plus maintenant ?
Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ? Est-ce que c'est pas de tout transformer en marché ? Que partout ça devait être la logique du marché.
Ils étaient tous là à faire des gargarismes chaque fois qu'il parlaient de quelque chose. Il faut gérer la France comme une entreprise, il faut gérer l'école comme une entreprise, blab bla bla bla. et ben on a géré comme une entreprise et voilà le résultat, il y a plus rien qui marche.
Oui, c'est un processus de carmondisation et un processus qui est pas prêt de s'arrêter parce que j'ai vu que on allait en Europe, finalement, ils ont décidé que après tout les Américains, on pouvait leur faire confiance. Donc, on leur donne aussi nos données personnelles. Et vous avez cette situation où il semble qu'on ait plus aucune volonté, qu'on ne sache pas ce qu'on veut. après avoir dit toutes sortes de choses sur la nation start-up et toutes ces gesticulations grottesques.
Et pour finir, ça se termine dans le 493. Alors déjà prévals parce qu'il l'avait fait 6 fois, là on en est à 10. Mais comprenez-vous bien ce qui est le 493 ?
Je pense que oui. Vous pensez que c'est une manière d'arrêter une discussion parce qu'il n'y a pas de majorité. Il n'y a pas de majorité.
André et quelques autres ont fait ce résultat. Nous avons gagné le premier tour de l'élection législative. Tout le monde a l'air de l'avoir oublié.
Je vous garantis que ceux qui me tapent dessus l'ont pas oublié. Ils aimeraient pas que ça recommence et que ça tourne mal pour eux. Mais oui, mais comme ils n'ont pas gagné, comme ils sont une minorité, ils mettent du 493.
Vous pensez tous que c'est pour arrêter le débat. Vous vous trompez. Oui, c'est pour arrêter le débat.
Mais des fois le débat a commencé et on n'interrompt pas seulement le débat, on annule les décisions prise parce que avant qu'il passe le 493, l'Assemblée nationale à l'unanimité avait voté des mesures de secours ardents pour tous les territoires et départements d'outreemer qui sont aujourd'hui à l'agonie sociale et à l'agonie technique. quand il manque de l'eau, quand il n'y a plus d'installation hospitalière et cetera et cetera et cetera, l'Assemblée avait voté. C'est pourquoi ça compte autant ce qu'on s'est dit il y a un instant et ce qu'a dit André dans la constitution républicaine, il peut exister en 493, c'est déjà pas une bonne idée.
Mais là, c'est pas de ça dont on parle. On parle d'un droit de véu, c'est-à-dire l'assemblée vote et un type tout seul décide que ça compte pas. Mais ça c'est le droit de véu.
Mais même à Louis X, on lui a refusé. Et c'est comme ça que sont nés la droite et la gauche. Le roi s'est levé, a dit ceux qui sont pour le droit de véto à droite parce que c'est les élus du Seigneur et cetera.
Les autres à gauche et pour aller en enfer. On se lève d'un côté et de l'autre. Qui c'est qui a gagné ?
L'enfer. Voilà la vérité, ça c'est notre histoire. Alors bien sûr qu'on l'amènerait autrement aujourd'hui. [applaudissements] Mais monsieur Macron, je commence à comprendre pourquoi il dit qu'il regrette que dans ce pays, il y a un regret du roi et que lui le regrette.
Et ben non, figurez-vous qu'il y a pas de regret et qu'on est prêt à dehors les rois suivants. [applaudissements] Ça va ? Vous trouvez ça exagéré ?
Qui c'est qui trouve ça exagéré ? Bon, personne. Alors, je vais vous parler de choses qui naturellement n'existent pas puisque comme vous le savez en écoutant madame Borne, la France a moins d'inflation que les autres pays et votre vie en gros s'est améliorée.
Alors, pardon, moi je je veux pas faire la rabageois mais j'ai noté. Alors, on me dit l'inflation est de 6 % sur an. Ça veut dire que vous payez plus cher de 6 % hein.
Donc vous êtes fait prendre 6 % de votre paye. Parce que si vous en pouvez en acheter 6 % de moins, c'est qu'on vous les a pris. Pendant le même temps, comme les bénéfices ont pas baissé mais augmenté, ça signifie que la hausse des prix a profité à certains et que les autres la payent.
C'est vous. Certains vous les connaissez, leurs fortunes ont explosé. Donc l'inflation, c'est-à-dire l'augmentation des prix, est un rapport social.
L'inflation est un rapport de force entre deux catégories. Ceux qui bossent pour produire et ceux qui empêchent les bénéfices qui encaissent les bénéfices de la production. Résultat : Leou + 71 %, le gaz + 30 %, la farine + 22 %, les pâtes + 20 %, l'huile + 19 %, le papier toilette + 18 %, le beurre + 17 %, la volaille 16 %, les œufs 15 %.
Moi je me dis mais comment c'est possible que 71 17 20 à la fin ça fait 6 ? Quand j'étais jeune homme, la CGT, ils avaient un mot d'ordre, il disait Giscar. C'est pour vous dire que je date hein.
Ton indice est truqué. L'indice de la CGT dit la vérité. Ça rimait.
C'était très bien à crier. Alors, j'ai été voir l'indice. Et dans l'indice, il y a zut, un produit de première nécessité, la bonnetterie pour hommes et femmes.
Les ordinateurs, c'est vrai qu'on en achète tous les jours. Vous achetez votre douzaine d'œuf et votre ordinateur. Les tapis et moquettes.
Pareil, tous les jours me avec mon tapis sur le dos. Les services financiers, ça c'est les assurances et les trucs obligatoires de toutes sortes. Voilà de quoi l'indice est fait.
Mais dans la vie quotidienne, tout ça existe pas vraiment. On doit pas vivre dans le même monde. Et je comprends qu'il y a des indicateurs économiques qui globalisent et qui essayent de trouver une tendance moyenne.
Mais une tendance moyenne de cet avis, je me permets de dire que je crois que ça n'existe pas. Et d'ailleurs, je vais en profiter pour dire d'autres horreurs. On a fait une belle réunion là sur l'inflation, c'était passionnant.
Il y a des gens qui sont venus, je vais vous en parler, comme monsieur Édouard Leclerc et puis la directrice du trésor et tout ça. Et puis il y avait des scientifiques, bah des copains plutôt copains, on va dire hein, plutôt de notre bord qui ont expliqué analysé l'inflation et tout ça. Bon, alors les les points où où c'est parti, où ça allait, je vais vous encore en dire vous en dire un mot.
Mais moi, je voudrais quand même parce que j'ai des petits comptes à régler depuis le temps après qu'on m'est saoulé avec la science économique à laquelle paraît-il je ne comprends rien même si je crois avoir fait à plusieurs reprises la démonstration du contraire à quelques gros malins qui venaient se la jouer devant moi. Mais je voudrais vous demander, mes chers amis, puisque c'est enseigné comme ça, science économique, qu'est-ce que vous pensez d'une science qui est incapable de prévoir quoi que ce soit alors que la prédissibilité est la caractéristique de la science à une cause A doit correspondre à un effet B. Mais dans cette science là, une cause A correspond toutes sortes d'effets, y compris moins A.
Et qui étant incapable de prévoir quoi que ce soit, la crise de 2008, l'inflation maintenant et cetera et cetera, en plus sont pas capables d'expliquer ce qui se passe. Pourquoi je dis ça ? Parce que la banquière centrale, madame la garde, quand on lui demande d'où vient l'inflation, voici sa réponse, elle est venue à peu près de nulle part.
Ça c'est de la science. Pour le fond monétaire international, 50 % de l'inflation en Europe est inexpliqué. Vous imaginez la science que c'est ?
Alors nous on va vous l'expliquer. L'inflation, l'augmentation des prix et le résultat d'une spéculation. Je vais vous le démontrer.
Je vais pas les chercher bien loin parce que si c'est moi qui le dit, vous allez dire "Oui, c'est les économistes amis des insoumis et cetera." Monsieur Édouard Leclerc, il était là hier, il s'est souvent adressé à moi. Je suis reconnaissant d'être venu parce que figurez-vous que ça fait du bien de pouvoir discuter sans s'engueuler et en mettant en avant des des chiffres. de même la directrice du trésor qui pas de de notre avis de notre pensée à propos de des prix.
Ça a fait beaucoup de bien. Mais alors lui il dit parce qu'évidemment il savait on l'invitait pour lui dire "Monsieur comment vous expliquez que c'est si cher chez vous ?" Bah il dit "Chez moi c'est pas plus cher qu'ailleurs." Il dit c'est moins cher.
Je quand même pas lui casser sa pub. Mais il dit c'est quand même étrange parce que je reconnais que c'est étrange dit-il. On nous dit c'est à cause de l'augmentation des matières premières.
Bon, alors voyons, il y a deux entreprises qui font de la nourriture pour les animaux. Alors, c'est les mêmes matières premières, hein. L'une fait 35 % d'augmentation, l'autre 17.
Quelle est cette étrange matière première dont l'augmentation peut varier du simple au double ? J'ai pas fini. Je vous ai dit le prix des pattes et du reste l'année dernière.
Demandez-vous pourquoi ils ont augmenté comme ça. Vous savez quoi ? On fait des pâtes avec du blé.
L'année dernière, il y avait pas de problème de livraison et pourtant elles ont augmenté. Et là, ça continue. Pourquoi ?
Spéculation. Est-ce que vous savez ? Vous devez pas savoir.
Peut-être que si qui s'intéresse de près à ces questions là. Une cargaison de blé. Entre le moment où le gars la sem et le moment où elle arrive, elle est achetée et revendue 24 fois. 24 fois.
Ça veut dire que 23 fois elle est achetée par quelqu'un qui en a rien à faire de ce qu'on va en faire. C'est seulement le 24e qui achète en se disant "Ah ben je vais faire des pâtes avec ou bien je vais faire je sais pas quoi, de la farine ou que sais-je encore." Par conséquent, tout le marché est dominé par la spéculation.
Démonstration, vérification, on parle d'alimentation. D'accord ? Quelle est la première sortie de l'agriculture française ?
À quoi ça sert d'abord pour l'interrogation ? Poste numéro 1, l'exportation. Nous, on pensait au départ que l'économie c'était pour les besoins des gens.
Le premier poste, ça devrait être l'agriculture vivrière. Vous croyez pas ce qu'on va manger ? Dans ce pays, on était autonome.
Aujourd'hui, 80 % de ce qu'on mange, on l'importe. Comment c'est possible ? un truc pareil, on continue à produire.
Oui, mais des choses qui vont sur le marché international où elles accomplissent un petit miracle, c'est-à-dire ruiner les autres. Comme ce blé arrive massivement et bien il coûte moins cher et d'autres se mettent à en produire aussi au lieu de faire de l'agriculture vivrière. Et voilà pourquoi dans des dizaines de pays, on a plus de quoi manger et que pour pouvoir manger, il faut participer à d'autres activités que l'agriculture.
Vous comprenez comment tout ça se tient ? C'est la raison pour laquelle je disais tout à l'heure, ceux qui ont raison, c'est ceux qui disent qu'il faut tout changer pour changer et qu'on ne me dise pas que ce n'est pas possible. Parce que si nous prenions des mesures à mesure que les situations se dégradent, on n'en serait pas là.
Quand ça a commencé, peut-être que vous vous en rappelez, en septembre 2021, on était dans la campagne présidentielle, en tout cas moi j'y étais. On a dit, il faut bloquer les prix. Mais bloquer les prix, pour quoi faire ? pour contenir l'augmentation là où elle était où sur les carburants.
Sur le gaz, mais surtout sur les carburants. Si vous bloquer sur les carburants, le pétrole et le reste, vous êtes un marché de 450 millions si vous êtes des Européens. Vous êtes en état de dire bah ici, il y a un prix plafond.
Qui va vous dire "Ah bon, on vous livre plus ?" C'est pas possible. Nous sommes 25 % de l'économie mondiale sa richesse.
Donc personne éétait en état et les pays producteurs de l'OPEP auraient été obligé de monter leur production. et donc de faire baisser les prix. Ils ont pris leur décision, ils ont mis le niveau de production un petit peu en dessous de ce qui est nécessaire.
Donc les prix mon si à ce moment-là on avait bloqué, on était certain que ça contaminait pas tout le reste parce que en effet ça a contaminé le reste. Comment ? Bah parce que c'est avec du pétrole qu'on chauffe un certain nombre de produits qui donnent des engrais, qui donnent ceci, qui donnent cela et cetera.
Et donc l'augmentation des prix à un endroit se répercute sur tout le reste. Si vous bloquez l'incendie à l'endroit où il est, vous êtes sûr de le contrôler. Maintenant ça s'est répandu partout.
Alors on va dire "Ah bony peut rien." Moi à chaque fois on me fait le même numéro. On me dit "Vous voulez bloquer les prix monsieur Mélenchon, mais qui c'est qui va payer ?" Les pauvres petits producteurs.
Tout d'un coup, on est pris de compassion pour les pauvres petits producteurs que le reste du temps on ton sans aucun problème. Ben non, je dois vous dire que non, ce n'est pas les petits producteurs que l'on va comprimer. Je vous donne quelques exemples, certains sympas et d'autres moins.
Ricard et Perno, c'est pas de la pub hein. 84 % du marché de l'alcool, l'alcool vient d'Ukraine. Coca et Pepsi, 95 % du marché des sodas.
Les sodas viennent d'Ukraine. Mondelaise est United Biscuit. 72 % du marché du biscuit.
Tous les biscuits viennent d'Ukraine. Mondelaise et Lidl. 68 % du marché du chocolat.
Le cacao aussi vient d'Ukraine apparemment. Neselé et Mars. 95 % de l'alimentation chien et chat les croquettes viennent d'Ukraine.
Panzani et Baria, 84 % du marché des pâtes, les pâtes viennent d'Ukraine. J'espère que les exemples que je vous viens de vous donner, je pourrais faire une plus longue liste. Celle-là, j'ai fait attention très exactement à ne citer devant vous que ce que monsieur Michel Édouard Leclerc nous a dit hier dans la réunion que nous avons tenue à l'Institut Labessie.
Et vous pouvez lire le rapport d'Aurélie Trouvé, députée insoumise qui a fait un rapport parlementaire sur les causes de l'inflation si ce document est accessible de manière gratuite en se mettant sur le site de l'Assemblée nationale. Je ne vous ai cité que des exemples qui vous permettent de comprendre pourquoi nous sommes en état de dire que l'inflation est le résultat de la spéculation. Non pas comme l'a dit Carl Marx Engels, Lenine et Trotky, mais monsieur Michel Édouard Leclerc Mélenchon.
Et bien, nous en sommes là et c'est la raison pour laquelle il faut que vous entendiez pourquoi ce que nous avons prévu est plus logique, plus rationnel que le sort qui nous est fait. Nous disons bloquer les prix, ça veut dire que oui, en effet, à l'autre bout de la chaîne, ils arrêteront d'abuser des situations de monopole pour fixer les prix parce que c'est parce qu'ils ont des situations de monopole qui mettent les prix en augmentation. Et c'est Édouard Leclerc, pas un bolchevique, qui nous a dit que quand il négocie la nourriture pour animaux, les autres leur ont dit c'est comme ça et pas autrement.
Alors lui en est venu à dire vous devez réfléchir vous autres à gauche sur la concurrence. Bah avant de réfléchir sur la concurrence, moi je voudrais d'abord réfléchir sur ce que je peux faire pour mes contemporains. Bloquer les prix et les monopoles seront obligés de faire face au fait que nous ne leur permettrons plus de s'engresser comme ils le font. [applaudissements] Deuxièmement, c'est l'indexation des salaires sur les prix.
Mais je vous dis pas que c'est ma mesure favorite parce que ça nécessite toute une organisation. On a plus vite fait de bloquer. Mais si on indexe, alors il faut le faire à la hausse.
Il faut que le SMIC soit augmenté. J'ai trop vécu pour me faire rouler par des négociations qui finissent parce qu'elles sont obligatoires. Parce qu'elles sont obligatoires.
Négociation annuelle obligatoire avec des augmentations de salaires de 2 et demi. C'est bien, il faut les prendre et souvent si on lutte pas, on prend rien. Mais des luttes, il y en a partout dans le pays en ce moment.
Vous ne le savez pas. D'autres sujets ont la priorité. des sujets aussi invraisemblable que la nouvelle suivante : neige.
Nous sommes en hiver et il neige. La fin du monde n'est pas loin et cetera. Je vous en passe comme ça.
Bon parce que mais les sujets qui nous occupent sont là. Comment les gens vont-ils faire alors qu'ils sont souvent à la limite du seuil de flottaison pour faire face à une augmentation continuelle des prix ? Est-ce que quelqu'un va faire quelque chose ? d'autres que de parler et de faire des déclarations sur l'amélioration de la vie des gens qui ne correspondent à rien et qui font que bout sour une sorte de haine à la fin parmi ceux qui subissent qui ont en plus l'impression qu'on se fout d'eux.
Et bien il faut augmenter le SMIC dans notre niche parlementaire les insoumis c'est Alexis Corbière qui portait le projet de l'augmentation du SMIC à 1600 €. Je pense que cette décision si elle était intervenue, elle aurait permis toutes sortes de choses. C'était ce que je comptais faire dans l'hypothèse où on aurait eu la majorité à l'Assemblée nationale.
Donc à ce moment-là, j'aurais été le premier ministre et qu'est-ce qu'on décidait ? Ça ça demande qu'une signature l'augmentation du SMIC. Vous mettez le SMIC à 1600 € par mois, boum, la grille des salaires explose.
Parce qu'aujourd'hui 1600 € c'est la paye dans d'un dans d'un dans d'un cadre intermédiaire, hein. C'est c'est pas la paye de base. La paye de base, c'est le SMIC.
Mais 1600 € bon. Donc, j'avais prévu que dans ce cas-là, nous organisions des négociations par branche obligatoire, par branche parce que si vous les faites par entreprise, les gens dans l'entreprise sont pas toujours en état de se battre. tandis que dans la branche, il y a des gens sérieux de tous les côtés et on peut établir un accord et un rapport de force.
Et là, on aurait revu toute la grille de salaire parce que si on remonte le salaire minimum, on est obligé de remonter les autres pour que la hiérarchie des salaires fonctionne. On n jamais dit que tout le monde allait être payé de la même manière, que quelle que soit sa qualification, on aurait la même paye. En tout cas, moi je défends pas une absurdité comme celle-là.
J'ai été ministre de l'enseignement professionnel. Je sais ce que c'est qu'une qualification professionnelle. Un CAP doit pouvoir vivre dignement de son travail, surtout au bout de quelques années, il a une une qualification qui est plus élevée que CAP.
Mais si vous avez le BTS, c'est une autre qualification. Donc il est normal qu'elle soit payée différemment. Ce qui est pas normal, c'est d'affamer les uns et de faire croire aux autres qui sont privilégiés parce que c'est pas vrai.
Et il doit y avoir dans cette salle des gens qui sont dans la classe moyenne qui jusque-là peut-être se demander continue à se demander mais il voit bien les gens qui sont dans cette situation, il voi le mal qu'ils ont aujourd'hui à payer les charges de la copropriété. Il voi bien les difficultés qu'ils ont. Trouvent pas ça normal.
Ils comprennent pas. Ils disent "Mais il y a 10 ans, ça allait pour moi. Il y a 20 ans, bon je m'en sortais plus ou moins.
On rallait mais on s'en sortait. là on s'en sort plus et ça vous l'entendez de tous les côtés. Par conséquent, on aurait dû redescocier toute la hiérarchie des salaires et je suis pour qu'on renégocie toute la grille des salaires parce qu'il y a pas seulement que le SMIC qui aujourd'hui est une paye difficile à vivre, c'est toutes les payes intermédiaires qui sont difficiles à vivre et à alimenter la famille.
Mais si je parle du SM, c'est parce que évidemment c'est le seul moyen que le gouvernement d'obliger à la rediscussion de toute la griille des salaires. C'est ça que j'avais prévu et j'avais expliqué aux trois centrales syndicales confédérales comment on allait s'y prendre. Donc eux évidemment comme syndicat confédérés bon sont disponibles pour cette discussion mais je veux pas que pour vous avoir parler de la grille des salaires, on finisse par oublier qu'on a quand même commencé par parler du SMIC.
De qui on parle quand on parle du SMIC ? Mais de qui on parle ? On parle de 80 % des gens qui sont au SMIC sont des femmes.
On parle donc de la situation des femmes salariées. De qui on parle ? Les assistantes maternelles, 50 % de SMCAR, les aides à domicile, 40 % de smicar, les travailleurs de l'hôtellerie et de la restauration, 40 % de SMAR, les travailleurs du commerce alimentaire, 30 % de smicar.
On parle donc vraiment des gens qui font tourner la boutique. S'ils sont pas là, il y a rien qui marche. S'ils se désespèrent d'être si mal payé et qu' viennent à cesser le travail, il y a plus rien qui marche autour de vous.
C'est donc de ces gens-là dont on parle et c'est pas seulement comment dire de l'empathie humaine qu'on a avec eux à se dire tous mais c'est que c'est nécessaire de le faire car 50 % de la richesse produite par ce pays résulte des achats qui sont faits à la base. Quand vous donnez 100 ou 200 € à quelqu'un qui a une petite paye, il va pas acheter de l'or ou des actions avec. il va aller nourrir, s'habiller et cetera et cetera et ça fait tourner le système dans son ensemble.
Voilà pourquoi c'est vital et on sait même combien ça rapporte. Quand vous donnez 100 € de plus à quelqu'un, le résultat à la sortie, c'est que ça produit 130 € de plus dans la production de richesse. C'est un coefficient 1,3.
C'est un peu technique mais j'espère que je me suis fait comprendre de tout le monde. Si vous donnez 100 balles de plus, les gens vont acheter. Les gens qui achètent vont demander à d'autres de produire un peu plus et cetera et cetera et ça fait que ça donne 130 €.
Voilà pourquoi il n'est pas vrai que faire une économie au service des besoins du quotidien soit une espèce de de gâchis de gens qui ne comptent pas, ne savent pas ce qu'ils font. C'est tout le contraire. C'est serrer la gorge aux gens qui ruine le pays.
Et là, je suis obligé de vous dire la mauvaise nouvelle, c'est pas seulement ce qu'ils ont prévu de faire au gouvernement. La mauvaise nouvelle, c'est qu'ils sont tous persuadés que pour vaincre l'inflation, il faut faire baisser les salaires. Vous vous demandez quel rapport ça ?
Pardon si c'est un peu technique mais je pense que ça vaut la peine de se rencontrer pour se dire des choses qui nous permettent tous de mieux voir comment on va et où on va. Je vous explique, ça y est, j'ai paumé mes pages. Ils augmentent les taux d'intérêt.
La banque centrale, c'est elle qui prête aux banques privées. Les banques privées, elles prêtent et elles avancent le fric aux entreprises et aux gens. À vous quand vous faites un emprunt.
Si le taux est bas, bah il va pas être très haut à la sortie, c'està-dire quand ils vont venir vous voir. S'il est haut, bah c'est haut pour vous. Donc si vous augmentez les taux d'intérêt à la banque centrale, quand ça descend toute la chaîne, ben ça monte aussi parce que chaque prend chacun prend sa fare.
Donc si vous augmentez les taux d'intérêt, vous rendez les prêts plus chers. Et si vous rendez les prêts plus chers, la production elle elle va ralentir et la consommation aussi. J'espère que c'est clair.
Alors, une fois que vous avez compris ça, vous vous dites "Mais ils sont tombés sur la tête. Quel rapport avec le fait de faire baisser les salaires ?" Ben, ils disent "Ben, c'est la seule chose qu'on peut faire baisser parce que celle-là, on la décide et on la tient." Et vous allez dire "Ah, ça c'est Mélenchon qui l'invente." Il dit ça parce que bon, non, voici ce qu'a dit monsieur Jérôme Powell.
Il est le président de la banque centrale américaine. Pas un plaisant, c'est la première machine à fabriquer des billets du monde. Nous pensons que pour faire baisser l'inflation, il faudra un ralentissement du marché du travail.
Vous avez compris ? Ralentissement du marché du travail. Non, je vois que vous avez pas compris.
Ben, il va vous l'expliquer. Nous avons besoin d'une augmentation du chômage. Le banquier central américain dit "Nous avons besoin de faire augmenter le chômage." Madame Lagarde qui est la présidente de la Banque centrale européenne, elle dit la même chose.
Elle dit "Oui, mais il y a peut-être un risque de récession." Bah merci. Et voici un économiste, Patrick Artus.
C'est un type qui voit souvent assez juste et puis il marche pas assez beau. Donc au moins c'est clair. Voici ce qu'il dit.
C'est de l'économite Anatix 6is. Il dit pour faire baisser l'inflation, il faut plus de chômage et moins de croissance. C'est la méthode qui a été adoptée avec succès entre les années 1980 et 2010.
Vous vous rappelez du paradis que c'était pour les plus anciens. Voici donc ce que ces gens ont 200 froids décidés et c'est ça qui nous prend on est à tous en 2023 et 2024. C'est ça qui nous pend au nez à tous.
Et donc tout ce que vous voyez déjà qui fait que tout à l'heure vous approuviez quand je parlais de tiermondisation de la situation sociale dans ce pays. Quand je vous parlais de carmondisation pour vous parler de la destruction de tous les services, bah tout ça ça va pas s'arranger. Et vous allez voir comment je retombe sur mes pieds pour vous dire si vous pensez que vous allez vous arranger avec ceux qui ont organiser ça et que voyant votre détresse tout d'un coup il viendrait à changer d'avis.
Vous vous fourez le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule. Ils ne vous lâcheront que si vous leur résistez comme a dit André. Ils ne vous lâcheront que si vous vous opposez à eux.
Ils ne vous lâcheront que si vous vous mettez en mouvement et dans le combat. Et si vous le faites avec l'ambition la plus grande qui n'est pas une ambition personnelle qui est de les virer tous du pouvoir parce que voyez-vous un jour ou l'autre monsieur Macron va dissoudre parce que sa majorité n'est pas stable et c'est le moment qu'on aura tous alors pour donner notre avis et le pays se trouvera au pied du mur de savoir s'il choisit la solution que représente la nupesse, les insoumis ou s'il choisit l'extrême droite. Voilà vers quoi nous nous dirigeons, une situation plus difficile et un choix politique qui nous engage tous à fond.
Et la première manche de la bataille, elle va commencer là avec la question des retraites. Je ne vais pas entrer dans le détail de l'analyse parce que beaucoup d'entre vous, si je vois les visages, il y a les plus jeunes et puis a les autres, c'est pas la première fois que vous en entendez parler. Pour ma part, c'est la 7e réforme à laquelle je ferai face.
Et bien ce qu'il y a à savoir c'est que c'est une réforme coûteuse parce que c'est le comité d'orientation des retraites lui-même qui dit il y a pas besoin de le faire. Le président Macron qui dit il y a pas un expert pour dire qu'il faut pas le faire. Bah si.
Le comité qui est chargé de ça a dit c'est pas la peine. Pourquoi c'est pas la peine ? parce qu'il y a 3 milliards d'excédents cette année, ça peut attendre.
Il y a 30 milliards dans la caisse de la réserve pour les retraites. C'est Lionel Jospin qui avait constitué ça, si vous rappelez. Et puis pourquoi ça va être coûteux ?
Ben parce que si vous décidez que les gens vont devoir cotiser plus longtemps et partir plus tard à la retraite, vous pouvez raconter ce que vous voulez. La réalité est la suivante. La majorité des personnes qui sont à 60 ans, virgule je sais pas quoi 5 ou ou 9 mois sont au chômage.
Si vous mettez la retraite à 63 ans, 3 ans sur la caisse de chômage. C'est pour ça qu'ils ont commencé par verrouiller les allocations de chômage, réduire la durée. Mais n'empêche, au total, je vous passe le reste.
Ceux qui tombent qui vont aller au RSA, ceux qui vont aller à je sais pas quoi, total de l'ardoise 4 milliards et demi à 5 milliards d'euros. Voilà ce que coûte le fait de passer à la retraite à 65 ans avec 43 comme ils en discutent. Est-ce qu'on peut faire autrement ?
On n' pas cessé de dire qu'on pouvait faire autrement qu'à 62 ans comme c'est l'âge aujourd'hui, il y a déjà le quart des travailleurs les plus pauvres qui sont morts parce qu'ils ont une vie dure que le corps suse au travail. et que ceuxa sont les premiers à partir. C'est donc une réforme coûteuse et une réforme cruelle et c'est une réforme inutile parce qu'on peut faire autrement.
Nous en avons fait la démonstration dans notre programme l'avenir en commun. On m'a dit ça coûte cher. Oui, ça coûte cher.
Mais ça tombe bien, je sais où aller chercher les sous parce que ce pays n'en manque pas. Ne croyez pas un instant que ce pays soit pauvre. Il n'a jamais été aussi riche de toute son histoire.
Par conséquent, la réserve, elle est là, elle est possible. Et le prix de cette réserve, c'est juste du bonheur pour tout le monde. Notre intérêt et qu'il y ait le plus grand nombre de gens qui soient capable de vivre, de vivre heureux au service des autres parce que ceux qui croient que les retraités ne font rien se trompent lourdement ou ils connaissent pas de retraiter.
La retraite est une période d'hyperactivité. Vous arrêtez pas. Entre vos petits-enfants et le club de ceci et le machin de cela. 60 % des maires de ce pays ont 60 ans.
Ça veut dire que c'est des femmes, des hommes qui se mettent au service des autres. Quand ils ne sont plus dans le travail contraint, ils sont dans le travail libre. Qui a dit qu'il ne voulait pas travailler ?
Ça existe pas ça. Si, il y a des gens, ils ont raison. Pourquoi on aurait en avoir honte ?
J'ai entendu quelques crétins mettre en cause le livre de Paul Lafargue, le droit à la paresse. La Fargue était le genre de Marx. Peut-être que ça devrait donner des idées aux marxistes au moins.
Et pourquoi il disait ça ? Mais parce qu'à l'époque, il y a pas de retraite, il y a pas de pause, la vie s'arrête jamais au travail. Et alors la far dit, "Vous savez quoi ?
On a le droit d'avoir envie de rien faire. On a le droit d'avoir envie d'avoir un temps pour soi-même." C'est ça qu'il dit dans son livre, "Il faut être un ignorant et un imbécile pour ne pas savoir que c'est de ça dont il parle. [applaudissements] le travail.
Alors, j'ai dit elle est inutile. Bon, c'est vous Mélenchon, vous connaz toujours des grands plans tout ça. D'accord, très bien.
Mais m'écoutez pas moi. Allez voir un ami de monsieur Macron parce que monsieur Macron, c'est quand même le roi de l'embrouille. Je sais pas si vous comprenez quelque chose à ce qu'il compte faire.
Je vais faire la réforme des retraites pendant la campagne. J'ai prévenu hein. Me dites pas que vous êtes pas au courant parce qu'alors dans tous les discours, il y avait la retraite à 65 ans et on terminait en disant la retraite à 60 ans c'est nous comme elle a fait André la retraite à 67 ans parce que c'était aussi ça leur truc c'est eux.
Bon bref tout le monde était au courant. Alors lui dit bah moi j'ai prévenu. Bah oui très bien tu as prévenu mais c'est la démocratie.
On t'a pas dit qu'on va te laisser faire. Mais qu'est-ce que tu comptes faire au juste ? Il fixe une date et puis après une autre et patati et patala et vous savez plus où vous en êtes.
Là-dessus, les syndicats disent "Nous, on se prononce pas tant qu'on connaît pas la réforme. La réforme, on la connaîtra en janvier, paraît-il. Que se passe-t-il ?
Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Pourquoi change-t-il la date sans arrêt ?
Au passage, on entend monsieur l'ancien premier ministre Édouard Philippe dit "Ah mais ça ça va pas, c'est du laisser aller. La vraie bonne retraite, c'est à 67 ans. 3 ans pour avoir le tauplin 70 c'est bon, je passe.
Mais il y en a quelques ans ici. Ça va leur paraître long hein. C'est pas possible tout simplement.
Ça veut dire des masses de chômeurs de plus et des gens qui se tuent au travail parce que c'est ça qui va se passer. Mais au milieu de tout ça, alors la droite c'est 64 ans. Oh comme ils sont braves.
Macron 65, Édouard Philippe 67 et la droite 64. C'est vraiment les bienfaiteurs de l'humanité hein, ces trois-là. Alors au milieu de tout ça, vous avez pas fait attention, mais j'ai quand même une bonne nouvelle.
D'abord, on n'a pas compris quand est-ce qu'il comptait mettre le régime à l'équilibre vu qu'il est bénéficiaire aujourd'hui. Mais bon, la bonne nouvelle, la voilà. Il y a une piste que le gouvernement écarte pour l'instant mais qui, moi je vais vous dire qui c'est, me paraît efficace.
C'est une légère hausse des cotisations des employeurs. Je pense qu'on pourrait aller de 16 et demi à 17 et demi de la masse salariale. Cela permettrait de trouver un équilibre.
Alors qui c'est ? Monsieur Martinez, le secrétaire général de FO, celui de la CFDT. Qui d'autre ?
Toi, André. Et ben c'est monsieur François Bairou, le président du modème. Alors, je lui dis "Monsieur le président du modem, si vous voulez augmenter les cotisations des employeurs de 16 et demi à 17 et demi, et ben nous sommes d'accord.
Nous voterons avec vous pour les augmenter mais pas touche à l'âge de la retraite telle qu'il est là parce que quand nous on y sera, ça sera la retraite à 60 ans et nous savons comment la financer. [applaudissements] Je vous demande à tous, qui que vous soyez, quel que soit votre parti ou votre syndicat, de penser à la misère que vous allez faire déferler sur le monde du travail en poussant la retraite à 65 ans. Est-ce que vous avez seulement une seule fois dans votre vie ouvert un bouquin d'histoire ? pour savoir quand ont été décidées les retraites.
C'était en 1910 que réclamait Jean Jorè la retraite à 60 ans et qu'est-ce qui a été décidé en 1910 ? la retraite à 65 ans. Ainsi donc, en 2022, on reviendrait à la situation de 1910 et vous avez toute cette bande de jacasseur qui vient dire "Oui, mais c'est parce qu'on vit plus longtemps qu'il faut travailler plus longtemps.
Qui dire à ces gens que si on vit plus longtemps, c'est parce qu'on travaille moins longtemps ? Parce que la durée du travail a été réduite de moitié en un siècle. [applaudissements] Et si vous allongez la durée du travail, qu'est-ce qui va se passer ?
Vous l'avez sous le nez ce qui va se passer. Si vous rallongez la durée du travail, vous diminuez l'espérance de vie. D'abord, l'espérance de vie en bonne santé, elle a diminué dans ce pays.
Et ensuite, l'espérance de vie tout court, comme c'est le cas dans les pays qui ont été les plus voyoux avec l'âge de la retraite comme les États-Unis d'Amérique et quelques autres. Voilà ce qui va se passer. Et vous attendrez de voir les gens mourir pour vous dire "Ah bah oui, qu'est-ce que vous voulez ?
La vie est dure, tout le monde est toujours mort avant. Ça nous fait une belle affaire. Comme notre pays qui était le 4e au top niveau 1 2 3 4, il y avait les Français pour la mortalité infantile.
Mieux que nous, il y en avait peu. Et ben maintenant, on est descendu au 22e rang. On est derrière la Hongrie, la Lonie et l'Estonie parce qu'ils ont tout cassé, tout sacagé.
Parce que la femme qui va mettre l'enfant au monde, soit elle accepte d'être traitée comme un objet dans une usine où on va déclencher l'accouchement à date prévue, soit elle est à plus de 45 minutes ou d'une heure de la maternité. Voilà la vérité. Après avoir tout cassé, transformé tout en marchandises, tout transformé en produit, moquer et insulter les travailleurs du service public, voilà où on en est.
Et bien ça sera pareil avec les retraites. Voilà ce qu'ils vont faire. Voilà pourquoi vous devez vous y opposer [applaudissements] de toutes vos forces si vous êtes syndé avec le syndicat et si vous ne l'êtes pas avec votre organisation politique de masse la NUPES et les insoumis cet outil précieux que vous avez.
C'est la raison pour laquelle nous avons fait le choix, nous autres insoumis et un certain nombre de fédérations syndicales dont vous apprendrez bientôt la liste, mais de personnalités aussi syndicales. Dans le strict respect de l'indépendance des uns et des autres, nous avons décidé de soutenir un appel qui émane pas de la LFI, non pas de Jean-Luc Mélenchon comme le prétend mensongèrement le journal Le Monde, mais qui résulte de l'appel de 10 organisations de jeunesse. Je vous demande à tous de bien comprendre la force du symbole.
Ça veut dire que la jeune génération ne se préoccupe pas seulement que d'elle et du moment qui arrive. Elle se préoccupe du sort de la société dans son déroulement, dans son ensemble, du sort qui va être fait à leurs aînés. Ce sont des jeunes gens, les mêmes qui font la file pour pouvoir manger, les mêmes qui sont obligés de travailler pour pouvoir étudier et qui se donnent pour objectif de prendre en charge cette bataille pour toute la société.
Alors cet appel magnifique, nous avons décidé de le soutenir et c'est pourquoi il y aura le 21 janvier une marche et que nous n'avons pas attendu quand les syndicats décideront ce qu'ils veulent dans les usines et dans les entreprises nous soutiendrons comme nous l'avons toujours fait. Mais dans les entreprises, c'est le syndicat qui décide, c'est pas nous de quel droit on irait décider. Mais par contre, quand on parle du samedi et du dimanche, alors c'est à nous à nous de dire à tous ceux qui participent à la vie de la société, pas seulement aux salariés, mais aussi aux étudiants qui sont pas salariés, mais aussi aux chômeurs qui sont pas salariés, mais aussi aux retraités qui sont pas salariés, à tous ceux qui n'ont pas accès au travail et à la capacité de la lutte organisée autour des syndicats.
Nous leur disons tous dans la rue le 21 juill, le 21 janvier et derrière nos jeunes, c'est ça qui sera le plus beau du symbole, derrière nos jeunes pour défendre le droit à la retraite. On n'attend pas. [applaudissements] Il faut s'y mettre maintenant.
Moi, je peux vous dire [applaudissements] d'avance le commentaire, ça sera comme la dernière fois. Ils vont vous dire tout le long oui, c'est la marche de Mélenchon. Ben, j'y serai en effet.
Mais j'ai bien l'impression que je vais pas y être tout seul. C'est comme la fois d'avant. Ils ont tout essayé pour dégoûter avant et bien sûr en me chargeant moi de manière préférentielle et puis après quand ils en avaient fini avec moi, c'était encore une petite louche pour la LFI hein.
Non c'est pas ça. C'est un mouvement appelé par 10 organisations de jeunesse. Comme je suis fier de voir ça et que le premier endroit où ils sont allés, c'est vers nous pour dire "Vous nous aidez." Oui, les insoumis vont vous aider. de toutes leurs forces, des affiches partout, des trappes partout [applaudissements] et vous aurez beau dire derrière, il y avait pas tant de monde que ça mais comme vous le faites à chaque fois quand une lutte démarre, le premier micro qui vient qui dit "Vous trouvez pas que ça manque de monde ?" À la deuxième marche, on vous dit "Ah, vous trouvez pas que le mouvement s'essouffle ?" Ce sont là les forces du désespoir qui espèrent la résignation qui compte sur le fait que les gens rentent la tête dans les épaules, baisse la tête et baisse la main de notre bon maître.
Ne faites pas de grèves illicites. Ne bloquez pas les portes d'entrée des entreprises. Taisez-vous quoi.
La fac est fermée pour 2 semaines à Strasbourg parce qu'il fait trop froid. Taisez-vous. Il fait 12°gr dans votre école.
Ça sert à rien de s'énerver. Il faut rester calme et digne. Voilà ce qu'ils nous disent tout le temps.
Comme ils l'ont dit à vos pères et mères, comme ils l'ont dit à vos grand-pères. Vous la connaissez la chanson de Brê où il parle du corps en laisse. Les corps en laiss pendant toute une génération, pendant deux générations.
Les corps en laiss taisez-vous, travaillez, produisez. Vous êtes au chômage, fermez-la. On vous aide.
Dites merci. Mais monsieur, pourquoi vais-je vous dire merci ? La location chômage, c'est mes cotisations.
La retraite, c'est mes cotisation. À qui je vais dire merci ? Aux camarades.
Pas à vous. À vous, on dit pas merci. À vous, on dit àas.
Allez-vous-en, dégagez. Vous savez pas gérer cette société. Vous savez pas comment il faut faire. [applaudissements] Voilà, je vous ai tout dit ou à peu près.
Sinon, on en prend pour une heure. Merci à tout le monde. [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] He.