Emeute : « Beaucoup de gouvernements n’ont pas traité les causes »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vous avez demandé à la première ministre une politique de courage pour répondre à plus ou moins moyen terme à cette situation des violences urbaines dans les quartiers est-ce que avoir finalement une réponse trop ferme ce ne va pas cela ne va pas au final et bien braquer un peu plus les jeunes de ces quartiers ah non mais les violences il faut pas les prendre comme un chantage parce que si à chaque violence la République doit se coucher ça sera dans sauvagement général et on arrivera au terme de cette envie sauvagement à la guerre civile donc ce que j'ai voulu dire c'est que trop souvent beaucoup de gouvernements n'ont pas traité les causes les vraies raisons les causes racines mais ils ont traité les conséquences des causes en déversant une pluie de milliards sur ces quartiers difficiles et pour moi les causes je les ai rappelé c'est l'échec scolaire qui met en échec beaucoup de jeunes c'est aussi la faillite de l'autorité parentale c'est le chaos migratoire et c'est aussi une réponse pénale qui est inadaptée aujourd'hui à des adolescents violents justement vous parlez de kaomi migratoire vous faites un lien entre l'immigration et ses violences urbaines et vous avez évoqué ce matin sur France Info ces qui sont français mais qui connaissent une régression vers leurs origines ethniques alors une partie de la gauche dénonce je cite des propos racistes ce que vous les regrettez mais je ne regrette rien du tout je n'enlève rien du tout simplement ceux que j'ai dit c'est que dans ces quartiers on voit bien que des gamins ou des aides de l'essence qui sont issus de de l'immigration poursuivre un chemin inverse à celui qu'on attend d'eux c'est à dire intégrer complètement le modèle républicain je me souviens très bien c'était en 2001 je sais pas si vous aimez le foot c'était tiré Henri vous souvenez le fameux match entre France Algérie la marseillaise qui avait été construit et Thierry Henry a vu cette phrase nous avons joué à l'extérieur c'est exactement ce que je veux caractériser et j'ai ajouté ce matin si vous écoutez bien mon interview qui a sans doute une part de responsabilité parce que nous ne donnons pas suffisamment à aimer la France à ces jeunes générations parce qu'on a présenté la France pas nous mais d'autres comme un contre-exemple comme un contre Madère si vous leur dites que la France elle est nécessairement capable de tout du pire des crimes comment voulez-vous que ces jeunes là puis centrer dans ce projet républicain c'est ça que j'ai voulu dire je maintiens chacun de mes termes donc on peut finalement on a une part de responsabilité l'état une part de responsabilité dans ce malaise de ces jeunes ce que je dis c'est pas voyez vous cherchez à me faire dire qu'il faudrait culpabiliser la France mais à force de culpabiliser la France on a présenté la France comme un pays qui n'était pas aimable quand on ne donnait pas à aimer donc arrêtons la repentance parce que cette repentance perpétuelle je vais vous dire c'est une barrière qui empêche ces jeunes là de s'assimiler complètement à notre modèle républicain qui oublient les origines qui oublient les croyances c'est le citoyen universel plutôt que l'individu avec ses particularités c'est ce que j'ai voulu dire ce matin sur l'autorité parentale est-ce que sanctionner financièrement notamment des maires de famille qui sont isolées peut-être pour certaines démunis est-ce que ça ne va pas encore les accablé mais écoutez les choses sont en France nous sommes une république en phase des droits il y a des devoirs la location familiale ou des prestations sociales ce sont des droits et en face il y a des devoirs on perçoit une allocation familiale parce que on rend un service à la société on a des enfants ayant les élèves et on les éduque si on a des familles défaillantes et bien on doit pouvoir suspendre les allocations familiales c'est comme ça que ça marche les droites et les devoirs donc pour vous il y a pas de réponse sociale à ce malaise des banlieues il peut y avoir des réponses sociales aussi mais si vous ne craquez pas les causes racines leur établissement de l'autorité à la fois parentale la transmission des savoirs fondamentaux avec l'école le chaos migratoire qui nous empêche à force de flux trop important de bien assimiler ces populations et bien avec une réponse pénale très très ferme vous n'y parviendrez pas c'est ce que l'on fait on a déversé des milliards et des milliards 10 milliards plus dix milliards par an et alors où on en est donc on voit bien que le problème et la solution ça n'est pas toujours plus de dépenses publiques [Musique]
Bruno Retailleau