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interviewRMC (sur YouTube)· 1 novembre 2024 11 min

Comment la France doit-elle agir contre le narcotrafic?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bruno retaillot se déplace à Rennes ce matin après son interview de 8h30 sur RMC BFM TV Renn où c'est un enfant de 5 ans qui s'ajoute aux victimes des narcotrafiquants le vocabulaire semble avoir changé comme le dit le ministre de l'intérieur mais aussi certains de vos collègues élus locaux Éric Piol est-ce que nous sommes en guerre je crois effectivement que le le rapport sénatorial de janvier dernier a pointé le fait qu'il y avait une une submersion du narcotrafic en France comme dans un certain nombre d'autres pays mais qui effectivement évolue rapidement ces 10 15 dernières années oui ce matin je voudrais qu'on avance ensemble dans le débat il y a eu des échanges de mots qui vous ont opposé à la place beauovau euh en début de semaine dernière avec deux élus voisins vous réclamez 100 policiers nationaux supplémentaires et un plan inédit de lutte contre la récidive la récidive jeudi dernier Bruno retaillot vous répond cach et vous renvoie à ce qu'il appelle un discours antisécuritaire il convoque vos pouvoirs de police de M ce que je voudrais déjà c'est qu'Éric Piol déploie beaucoup de caméras de vidéo protection on va y venir vous vous même lundi Éric Piol 3è acte vous lui reprochez presque de faire du cinéma des coups de menton dites-vous c'est du pipo il réclame des caméra vous réclamez des effectifs c'est impossible que vous ayez tous les deux raisons bah je crois effectivement que d'abord il faut que la France se dote d'une stratégie contre le narcotrafic c'est ce que nous demandions déjà avec des maires de droit de gauche écologiste c'est très transpartisan l'année dernière en septembre 2023 euh dans une tribune n nous disions nous avons besoin d'un plan de lutte contre le narcotrafic euh à l'échelle locale de bassin de vie à l'échelle nationale et l'échelle internationale alors ça va ave effectivement c'est ça qu'on attend du c'est ça qu'on attend du ministre c'est ça qu'on attend du ministre des m cité par Le Figaro hier vont dans le sens de ce que vous disiez à l'instant une mobilisation totale et coordonné des moyens policiers et judiciaires les élus locaux sont lâchés par le Gouvernement sur ce terrain-là depuis une vingtaine d'années en tout cas il y a un TR il y a un sentiment de d'abandon parce que nous avons des pertes d'effectifs de police depuis Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur en 2002 qu'il y a une absence de transparence sur ces chiffres c'est la première chose que nous demandons au ministre de l'Intérieur qu'il fasse la transparence sur où sont les policiers puisque moi on m'a promis les différents ministres de l'Intérieur depuis que je suis m m'ont promis 180 policiers or les effectifs de ce que j'entends des syndicats com pas augmenté ils ment B on ne sait pas en fait on ne sait pas on sait qu'il y a beaucoup de monde qui manque à la police judiciaire on sait que il y a beaucoup de monde qui manque sur la voie publique les syndicats parlent d'un déficit de 100 à 115 personnes mais on ne sait même pas par rapport à quelle référence donc il y a un problème de transparence évidente qui en plus pour nous ma est important pour nous aussi ici journaliste je me permets c'est important pour nous aussi on nous annonce on va déployer des policiers ici on va déployer des policiers par là ils arrivent pas forcément au bout au final bah exactement VO l'Élysée nous a promis encore 25 policiers pour le mois de novembre mais en fait on on pense que c'est les policiers qu'on nous avait déjà promis que nous avait déjà promis monsieur Darmanin donc vous avez pr très bien très bien absence de transparence il y a eu les opérations place net et je crois comprendre que vous êtes d'accord avec la petite musique du moment théâtre communication liton du côté de l'Association des mères de France s'il y a pas d'action d'envergure ça frappe plus l'opinion que les narcobandits ça déstabilise les réseaux sans vraiment changer la donne Bruno reetaillo a l'air de vouloir changer de méthode sur ce point vous êtes d'accord avec ce que dit le le ministre est ce que dit la commission d'enquête du Sénat il faut taper le haut du spectre moins la délinquence de rue quoi il faut taper tout à fait il faut taper le haut du spectre là il y a une guerre économique qui touche les petits qui touche les enfants de la République aussi hein là c'est des enfants qui sont souvent qui sortent de l'aide sociale en France ou qui sortent de la police de la prévention de judiciaire donc clairement là aussi nous abandonnons les enfants c'est pour ça que la question de la récidive est essentielle et qu'il faut travailler qu'il faut que Monsieur rotaillot travaille avec le ministre de la justice pour faire vrai plan de lutte contre la récidive vraiment les les opérations plnet pour vous c'était du du bidon ou ça servait vraiment à rien non pas que pas que je m'étais exprimé dessus parce que ça donne quand même aux habitants un petit ça lutte contre leur sentiment d'abandon on va dire donc voilà mais ça Mobilis je me permets pas très loin de chez vous Chirol on a beaucoup commenté cet immeuble qui a été évacué à cause du narcobanditisme une semaine après les les dealers étaient revenus pas les habitants oui bien sûr moi j'ai constaté moi-même j'ai j'ai fait je fais des stages d'immersion don j'étais pendant 3 semaines dans la propreté urbaine dans une commune voisine et j'ai j'ai vécu une opération place net le lendemain matin 7h du matin quand nous prenions nos postes pour aller balayer tout le monde était là il y a d intérim qui était passé par là pour remettre des effectifs de de dealer sur la place publique c'est pour ça qu'il faut effectivement s'attaquer au haut du spectre c'est pas simple c'est pas simple mais on voitération tue sur la place publique vous dites que les opérations plac net sont pas forcément efficaces elle rassurent la population il y a un autre truc qui rassure parfois la population c'est la vidéosurveillance et je sais que c'est un débat qui vous oppose à Bruno retao je voudrais vous citer la ville de Bron c'est pas si loin de chez vous c'est en métropole lyonnaise le maire et l'air de la ville 43000 habitants a multiplié les caméras par 10 en 4 ans ça lui coûte 1 milliion d'euros par an sur 43 millions d'euros de budget j'ai regardé aussi vous avez deux fois la superficie de Bron à Grenoble il revendique des résultats sur le nombre de voiture brûlées sur le retour du commerce de proximité sur la vie de la commune vous n'avez pas un ou 2 millions à mettre dans les caméras à Grenoble ah ben on en met plus que ça on a 120 caméras 6 caméras au kilomè carré donc effectivement nous consacrons des moyens mais ces moyens ils ne sont pas efficaces ils ne sont pas efficaces donc il y a un moment et si on veut s'attaquer au deal il faut effectivement s'attaquer au haut du spectre et et ne pas faire juste de la démagogie qui dit on peut rien faire au moin est une ville de gauche s est une ville de gauche et on y adopte la vidéosurveillance algorithmique avec lia et tout on la garde en fait après les les Jeux Olympiques je ne comprends pas ce débat dit le maire de de Saint-Denis Monsieur anotin le Premier Ministre S a dit favorable dans sa déclaration de politique général vous avez raison contre tous ouais peut-être queil faut faire un peu de science peut-être qu'il faut regarder un petit peu les rapport d'études qui ont été faites en Angleterre en Suisse d'ailleurs en isè également sur la gendarmerie sur à quoi ça sert plutôt que de se laisser aller un peu de démagogie en disant ça mange pas de pain ben regardons comment nous affectons nos moyens donc je je comprends pas pourquoi en matière de sécurité on met de côté la science ainsi et on fait comme si on pouvait travailler en dehors d'une analyse des résultats il y a l'observatoire des finances et de la gestion publique locale qui communiqué cette semaine sur les investissements des collectivités locales dont vous êtes he en terme de sécurité armement équipement véhiculle plus 16 % 2021 + 29 % 2022 + 45 % 2023 tout ce matériel là et Don la vidéosurveillance hein c'est de l'argent gaspillé Eric Piol c'est ça que vous dites non c'est pas gaspillé mais ce n'est pas de l'argent efficacement investi nous nous nous développons les effectifs sur la voie publique parce que comme la police nationale ne fait plus que des interventions ça n'est plus qu'une police d'intervention et ben nous avons besoin de tranquillité du quotidien de sécurité du quotidien don nous avons encore à Grenoble créé une quinzaine de postes cette année sur le la surveillance de voie publique et et en fait bah il y a aussi un problème d'égalité républicaine parce que c'est du pouvoir égalien et donc normalement c'est à l'État d'assurer l'égalité là des citoyens et que soit pas que peut-être les villes qui ont des moyens financiers importants qui puissent faire ça et puis les autres ils sont abandonnés ils ont la double peine ils sont à la fois dans des situations de précarité et en plus ils ne peuvent pas s'acheter eux-même ce que l'État ne fait pas vous vous parlez de de pouvoir régalien Nicolas d'Agon le ministre délégué chargé de la sécurité du quotidien s dit favorable à un élargissement des des compétences de la police municipale ce n'est pas votre vœu Éric Piol je crois qu'effectivement nous devons garder c'est la Cour des comptes qui poait cela he des différences nettes entre la police municipale et la police nationale notamment parce que la police municipale doit être là pour assurer toute cette cette police de proximité nous nous remettons une police de quartier à un endroit effectivement il faut de la de la police au milieu des gens et et pas que de la lutte contre le petit banditisme en fait le bas du spec du banditisme donc effectivement faisons un plan sur le narcotrafic et pour le reste et ben concentrons-nous aussi nous ma sur la la sécurité du quotidien et la petite délinquance du quotidien qui sont extrêmement importantes qu'on peut pas abandonner juste parce que on mettrait tous nos moyens pour écoper la mer sur le la lutte contre le narcotrafic le niveau de baisse pas on ne fait pas de politique de santé hein je le redis à chaque fois mais c'est vraiment essentiel question de la santé mentale pourquoi les gens se droguent ben oui bien sûr pourquoi les gens se droguent il faut il faut lutter contre la consommation aussi et la consommation c'est pas que de la répression si les gens prenez d'ailleurs la légalisation du du cannabis et et si on est honnête les lignes bougent dans ce débat il y a des élus de gauche qui souscrivent à la surveillance il y a des élus de droite qui sont pour la la légalisation mais en fait je pourrais vous citer une dizaine de substances en circulation rien que la cocaïne sa consommation son trafic explose là aussi il faut légaliser si on arrive pas à réguler ou à combattre le narcotraf justement la légalisation du justement la légalisation du cannabis permet de séparer un peu les flux l'explosion de la la cocaïne ces 20 dernières années est très inquiétante ça a fait x 4 à peu près ces dernières années d'après estimations et et ça permet là de en légalisant le le cannabis c'est pas une solution de miracle he il y a pas de solution magique pour ça il faut vraiment travailler sur la santé mental des habitants pour qu'ils arrêtent de se droguer en tout cas Brou promet une rupture franche et nette avec la banalisation on n'aura pas d'annonce sur la légalisation ce matin Éric Piol ouais ben il fait comme tous ses prédécesseurs à savoir il pense que par une politique ultra répressive il va réussir à faire bouger les choses et puis comme il est là pour quelques mois et il le sait ben en fait nous on va continuer à vivre avec nos problèmes et puis lui il repartira comme sont repartis monsieur Vals Monsieur Sarkozy monsieurin et tous ceux qui ont voilà ils sont de passage et du coup ils V ne veulent pas travailler sur le fond nous nous demandons de la transparence du long terme un plan de lutte contre le narcotrafic et que nous maires nous puissions s'assurer de la tranquillité du quotidien auprès de pardon il travaillent pas ils font de la com c'est ce que vous dites éic Piol je dis pas qu'il travaillent pas je dis que effectivement et face à le caractère éphémère de leur poste de ministre de l'intérieur mais ils choisissent la com ou oui et la com c'est plus facile d'être dans l'ultra répressif pour la com de dire ah maintenant ça va changer avec moi bon en fait personne n'y croit les habitants n'y croient pas et nous élus locaux nous n'y croyons pas non plus merci Éric Piol maire écologiste de Grenoble merci d'avoir répondu à nos questions longuement ce matin réponse tout à l'heure en direct sur RMC BFM TV le ministre de l'Intérieur Bruno retillot est l'invité de Nel l trousse à 8h30 [Musique]

Comment la France doit-elle agir contre le narcotrafic? — Bruno Retailleau · Pourquijevote