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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 16 février 2023 225 minActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

Réforme des retraites: suivez en direct la 5ème journée de manifestations

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 35 %Défensif 41 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que il y a à jouer à l'assemblée ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez l'interprétation de ces chiffres ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on va encore arriver à ce chiffre de 17 milliards d'euros ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la discussion doit-elle s'arrêter vendredi soir ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement fait tout pour aller vite ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la réforme des retraites est en train de s'essouffler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fabien RousselFait
    « Il y a toujours la même colère, le même rejet de cette réforme »
  • 7:30Marie-Cécile RenaultFait
    « La réforme, elle a été présentée par Ellisabeth Borne et le gouvernement le 10 janvier. »
  • 13:00Marie-Cécile RenaultChiffre
    « 17,7 milliards d'euros d'économie en 2030. »
  • 1:40Christophe CornevinChiffre
    « on compte pour l'instant dans 126 villes de France 251000 manifestants contre 508000 samedi dernier à cette heure-là. »
  • 6:40Christophe CornevinFait
    « il y a une nouvelle info effectivement je pas je peux vous poser la question tout à l'heure sur la jeunesse parce que il y a eu un nouvel appel aujourd'hui des organisations de de jeunesse. »
  • 8:20Christophe CornevinFait
    « ils sont un peu dilués. Alors en avant dans la masse là même s'il y a moins de monde, mais ça reste quand même euh ils sont quand même un peu moins, ils sont plus ils donnent plus l'impression de force. »
  • 4:00Romain CoursierFait
    « Jeanchon Saill est bloqué. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le [Musique] [Applaudissements] AV [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Oh oh [Musique] [Applaudissements] et ami [Applaudissements] ami [Musique] [Applaudissements] Quoi ? [Applaudissements] On laisse passer après on récupère la tête. [Applaudissements] Et on ira et on ira et on ira tout et on ira et on ira et on ira tout et on ira et on ira et on ira jusqu'au secret. [Applaudissements] Já [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] choper d'autres couleurs [Applaudissements] passer [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] contre Macron Macron préj solution contre Macron Macron prés P [Applaudissements] [Musique] Ouais, c'est bon.

Ouais, on y va. Ouais. 5e jour de mobilisation j'en ai un jeudi.

On a goût de la stratégie de cette place. Vous pensez quoi aussi parler ? Mais d'abord moi j'ai je continue mes déplacements dans toute la France.

J'étais dans l'orne lundi et euh je ressens pas du tout d'essoufflement parmi la population et surtout parmi les salariés. Il y a toujours la même colère, le même rejet de cette réforme qui s'ajoute à l'inflation, les prix de l'énergie, le prix de l'essence et donc il y a un tout et la cocotte, elle est en train de bouillir toujours. Et donc cette journée de mobilisation est une journée de plus.

Je regrette que le gouvernement s'entête. Le prochain rendez-vous, c'est maintenant le 7 mars et je salue le choix de l'intersyndical d'avoir décidé de mettre la France à l'arrêt pour se faire entendre. Malheureusement, il faut passer par là.

Et cette décision, c'est une décision historique exceptionnelle qui ne s'est pas produite depuis plusieurs décennies et c'est dire la gravité de la situation dans notre pays. Vous pensez que ça sera suivi parce que pour les gens c'est per d'argent, c'est toujours Mais bien sûr que c'est dur pour les salariés, pour les salariés du privé comme du public de se mettre en grève, de perdre une demi-journée ou une journée de de salaire, c'est dur pour tout le monde mais c'est encore plus dur de perdre 2 ans de sa vie. à cause de la réforme des retraites.

Et donc on en est là aujourd'hui. On est dans un combat pour le pour le progrès social mais on est surtout sur un combat pour pas perdre de temps de sa vie dans une période où c'est dur pour tout le monde. Je rencontre des salariés qui sont menacés de licenciement.

Je rencontre des salariés qui ont été en première ligne qui voient pas d'augmentation de salaire. Et la seule réponse que fait ce gouvernement c'est vous allez travailler 2 ans de plus. La colère, elle est énorme.

Il y a des entreprises qui sont prises à la gorge aussi. vraiment en ce moment on a besoin de tout sauf de cette réforme des retraites et il est indispensable urgentissime que le gouvernement l'entende. Les leaders syndicaux, ils ont choisi aujourd'hui de manifester à Albi.

Jean-Luc Mélenchon était de son côté à Montpellier. C'est dans ces grandes villes de région que ça se passe aujourd'hui. Vous vous voyez ça aussi ?

Ce mouvement qu'on dit beaucoup être un mouvement de ville moyenne. Ouais. Oui, je l'entends aussi.

Je l'entends beaucoup. Alors, j'étais moi-même à Lille la dernière fois. Le 7, je serai en province, moi aussi euh pour être avec la France des villes moyennes, la France rurale, là où justement le prix de l'essence euh est coûte cher dans le porte-monnaie parce qu'on a pas le choix que d'utiliser sa voiture.

Là où le prix de l'énergie frappe les commerçants et toutes les entreprises, là où c'est dur, et bien effectivement la colère, elle est forte. C'est pour ça que cette réforme des retraites, elle s'ajoute à à des difficultés qui sont fortes pour tout le monde. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Le gouvernement veut pas l'entendre. Ils sont en train de provoquer le chaos social dans le pays. C'est eux qui mettent le pays à feu et à sang aujourd'hui.

Quels sont nos outils pour se défendre ? Quels sont les outils les pour les salariés pour se faire entendre ? Malheureusement et bien c'est de manifester, c'est de mettre le pays à l'arrêt et c'est l'ultime choix qui nous reste.

Voilà, c'est tout ce c'est tout ce que l'on a et à l'Assemblée nationale, excusez-nous hein, à l'Assemblée nationale avec le temps contraint et avec la volonté des groupes de la majorité de droite qui ne veulent pas en fait qu'il y ait de votes. Ils sont démasqués aujourd'hui. Ils ne veulent pas qu'il y ait de votes sur l'article 7.

Ils ne veulent pas qu'on y arrive. qui pouvoir clair sur la stratégie de la NUPES concernant les amendements. Il y a eu beaucoup beaucoup d'amendements déposés et puis finalement là en ce moment ils sont retirés par mid.

C'est quoi la stratégie vous ? Comment vous comment vous la comprenez ? Qu'est-ce que vous défendez ?

B je vais vous parler de la stratégie du groupe GDR et des députés communistes, c'est d'aller à l'article 7. Nous voulons vite aller à cet article 7 qui écrit noir sur blanc, le report de l'âge euh de départ en retraite de 62 à 64 ans. Nous voulons y aller.

Nous le disons depuis le début, nous avons retiré tous nos amendements là. Tous nos amendements sont retirés. Nous voulons aller à l'article 7 et puis je vais vous faire une annonce.

Chez nous, dans notre groupe, tous les députés voteront contre. Tous les députés voteront contre l'article 7. Il y aura pas une abstention, il manquera pas une voie.

Nous voterons contre cet article 7. Et chez nous, il y a pas d'ambiguïté. J'aimerais bien que d'autres groupes s'expriment, que ce soit chez les Républicains, chez les centristes, les Modemes, Horizon à Renaissance, qu'ils aient le courage de dire à leurs électeurs ce qu'ils vont voter.

Ça c'est le courage et c'est la vérité démocratique. La motion, mais le Rassemblement national n'a rien à proposer aux français. Le Rassemblement national ne défend pas l'amendement.

Le Rassemblement national n'a fait aucune proposition. La seule proposition du Rassemblement national, c'est faites des enfants, c'est la natalité. Enfin, un peu de sérieux, eux, tout ce qu'il demande, c'est de supprimer les cotisations sociales des entreprises.

Comment on finance la sécurité sociale en supprimant les cotisations des entreprises ? Ils n'ont pas de réponse et donc pour exister pour exister il dépose une motion de censure qui va justement allonger le temps de discussion et peut-être nous priver d'avoir ce débat et ce vote sur l'article 16. Et donc il ils contribuent eux aussi dans une forme de complicité avec le gouvernement qu'il n'y ait pas de débat sur l'article 7 et pas de vote sur l'article 7. et bien que euh le président de la République a perdu la France.

Le président de la République a perdu la France. comment euh continuer à fracturer le pays avec une réforme qui est rejetée depuis plusieurs semaines maintenant avec détermination, avec des hommes et des femmes qui donnent pour leur pays eux en étant présents pendant la pandémie, en le faisant tourner quand c'est difficile et qui le font sans augmentation de salaire alors que l'inflation est galopante. Eux ils sont là.

La France, elle est debout et elle est là. lui il est pas là et c'est lui qui qui a perdu le pays. Merci à vous.

Question. Est-ce que il y a à jouer à l'assemblée ? Est-ce que vous pouvez faire barrage à cette plateforme dans Figaro Live 14h18 merci beaucoup d'être en direct une nouvelle fois avec nous pour suivre cette 5e journée de mobilisation.

On vient d'entendre Fabien Roussel. Dans un instant, on va regarder également les images des autres mobilisations de la journée. mobilisation, vous le voyez ici en ce moment, donc à Paris entre la place de la Bastille et euh la porte la place d'Italie qui est le nouveau tracé du cortège aujourd'hui qu'on va commenter tout au long de l'après-midi et on va commencer comme le veut la tradition désormais avec vous Marie-Cécile Renault de du Figaro économie.

Euh peut-être une première réaction à ce qu'on vient d'entendre euh de la part de de Fabien Rous euh avec une volonté euh de de d'aller à l'article 7, ce fameux article 7 qui doit décider normalement du report de l'âge de la retraite à 64 ans. C'est tout à fait ça Vincent. Alors je vous refais un petit film, un petit un petit flashback arrière.

La réforme, elle a été présentée par Ellisabeth Borne et le gouvernement le 10 janvier. Ensuite, elle est passée en conseil des ministres le 31. Elle est arrivée à l'Assemblée le 6 le 6 février.

Le tout ponctué à chaque fois de mobilisation. Euh les débats à l'Assemblée doivent prendre fin à minuit. Et ensuite, il y a une période de pause parlementaire, des vacances du 20 au 26 février.

Ensuite, le projet de loi arrivera au Sénat et la fin vers le 27 février vers le 27 février, c'est ça jusqu'au 12 mars, fin des débats au Sénat et ensuite il y aura une CMP enfin il y aura une commission mixte paritaire donc qui réunit des représentants du Sénat et de l'Assemblée nationale et puis après à l'issue de cette commission mixte paritaire ça s'il y a un échec soit c'est adopté en commission mixte paritaire soit c'est un échec et ça repart à l'assemblée mais dans tous les cas les départs doivent être terminés le 26 mars à l'assemblée. Alors, on a donc vous voyez, il y a encore du chemin. On n'est pas au bout.

On n'est pas au on n'est pas au bout. On va voir quand même quelques quelques images hein donc de ce qui se passe aujourd'hui à en France. Donc on le voit ici manifestation à Paris avec un cortège de la de la CFDT.

Euh petite parenthèse d'ailleurs vous qui suivez les questions sociales, la CFDT euh est une des on peut dire quand même une des grandes gagnantes de cette mobilisation en tout cas en terme de de de d'adhésion syndicale. Oui. Alors effectivement Laurent Berger disait que euh en janvier ils ont gagné plus 30 % de d'adhérents et même plus 50 % sur les derniers jours de de janvier.

Euh alors, ils ne sont pas les seuls. Apparemment le voilà quand dans des périodes comme ça de tension sociale importante et de de mobilisation, tous les syndicats euh euh font le plein hein. C'est jackpot pour les syndicats.

Donc il y a un regain de d'adhésion. Euh ça se passe à chaque manifestation, enfin à chaque mobilisation, à chaque grand conflit social. Et ça concerne, il le disait lui-même, pas simplement la CFDT mais tous les syndicats.

Alors les syndicats et peut-être aussi les partis politiques. On voit également sur une autre image Olivier Fort, le patron du Parti socialiste qui également dans la manifestation. On le on l'écoutera si il prend la parole.

La spécificité aujourd'hui, c'est que les les on vient de l'entendre, les leaders syndicaux et les leaders politiques ne marchent pas ensemble. Non, vous voulez dire les les syndicats sont à Albis. Je veux dire que les syndicats sont à Je vous laisse le dire.

Alors, on va peut-être écouter Olivier Fort et puis on va revenir justement sur cette mobilisation de syndicat en région. On y reviendra juste après cette déclaration du rivier forrête et puis après il y aura le rendez-vous officié par le monde syndical qui a 7 mars avec une grève général et à partir de là le monde syndical aura à définir les moyens d'action pour pouvoir faire prier le gouvernement et arriver à incarner cette opposition qui est ultra majoritaire en France et qui doit se faire entendre parce qu'à l'évidence il n'y a pas de majorité sociale dans ce pays pour accep c'était cette réforme là et donc vous êtes favorable vous à ce que il y a des vocales C'est moyen de faire bouger les choses. Mais c'est pas à moi de le dire.

En fait, on est très respectueux de ce qui le mouvement syndical. Il y a un état syndical qui est uni, c'est suffisamment rare pour le souligner et donc c'est d'abord à eux de définir quels sont les mots d'ordre qu'il donnent au monde syndical et plus largement au monde salarié. Et nous nous sommes là pour accompagner et faire notre job à l'assemblée, arriver à faire comme nous le faisons depuis 15 jours maintenant, à démasquer article après article les mensonges du gouvernement sur les 1200 € sur les femmes qui seront les principales victimes, sur le caractère complètement incroyable.

Enfin, selon qu'on est né un épaire ou impère, on a 43 ou 44 années de cotisation à fournir sur les financements alternatifs qui existent plutôt que cet impôt sur la vie que veut prélever le gouvernement. Bref, tout ça c'est notre job et puis le job des syndicats, c'est effectivement de conduire un mouvement social qui est un mouvement social assez inédit et et très important, le plus grand depuis des années. Selon les premières volontées, cette journée de mobilisation sera un peu moins suivie.

On s'y attendait un peu avec les vacances scolaires. Est-ce que vous redoutez l'interprétation de ces chiffres ? Est-ce que pour vous c'était important quand même de marquer le coup aujourd'hui avant notamment l'échéance du 7 mars ?

Oui, c'est une façon de maintenir la mobilisation. On savait très bien qu'aujourd'hui elle serait plus faible parce qu'il y a les vacances pour une part de du territoire et puis tout simplement parce que les syndicats ont déjà appelé à la grève générale le 7 mars. Faut comprendre que pour beaucoup d'entre eux, c'est un sacrifice important.

C'est déjà la 3è journée de grève. Il y a eu quatre mouvements mais enfin c'est la 3è journée de grève. Ça coûte dans les poches de chacun dans un moment d'inflation.

Donc tous ces gens qui se préparent à la grève générale savent aussi que ça va être difficile et donc je pense qu'il y en a beaucoup aussi qui hésitent à faire grève aujourd'hui pour se préparer pour ce grand mouvement du 7 mars. Les responsables syndicaux manifesté à Albi manifeste à Albi. Jean-Luc Péchon avait choisi Montpolier.

C'est un mouvement qui se passe plus en région qu'à Paris. C'est un mouvement de ville moyenne comme beaucoup disent. C'est un mouvement qui est national et donc partout les Français manifestent et c'est vrai que on voit des villages où on manifeste, on voit des villes moyennes on avait jamais manifesté où on manifeste dans des proportions assez incroyables.

Voilà donc Olivier Fort le secrétaire national du Parti socialiste qui répondait aux questions. J'aimerais bien justement qu'on revienne sur certains points qui vient d'abord notamment sur les les minimas à 1200 € et sur les ce qu'il dit également au niveau des femmes. Mais d'abord Marie-Cécile, où en est-on actuellement de la loi et de la discussion sur la loi indépendamment de toutes les contestations, on va y revenir tout au long de l'après-midi mais vraiment aujourd'hui qu'est-ce qu'il y a C'est ce que je vous disais.

Donc vendredi, vendredi minuit, les débats doivent s'arrêter à l'Assemblée. Vous me parliez de l'article 7. Effectivement les il y a une volonté d'arriver à cet article 7 qui est l'article central, celui qui porte la mesure d'âge auquel tout tous les syndicats sont opposés, le report de l'âge de légal de départ de 63 à 64 ans.

Et ce que les oppositions veulent, c'est montrer qu'elles sont contre contre ce ce report de l'âge. Donc c'est pour ça qu'elles veulent arriver à cet article avant la fin des débats euh pour qu'il y ait un vote négatif. Elles veulent arriver mais elles ont ils ont quand même supprimé euh 11 il reste il reste 11000 amendements à à discuter et du coup pour accélérer un peu les débats, LFI hier soir a retiré plus d'un millier d'amendements et les socialistes ont dit avoir retiré 90 % des leurs pour arriver à cet article à cet article reste encore 11 l'amendement.

Alors non non, ça c'était avant. Donc là, j'ai pas j'ai pas refait le comptage, je ne sais pas combien il en a des recettes à vot, il faut voter les articles sur les recettes avant d'arriver à la partie des sur les dépenses. Donc le but là des oppositions est d'arriver à cet article 7 pour montrer qu'il y a une hostilité, un vote négatif. il voudrait avoir un vote négatif pour pour ancrer leur leur discours.

Euh alors euh est-ce donc la principale mesure donc l'article 7, qu'est-ce qui a été concédé jusqu'à présent par le gouvernement ? Ah bah beaucoup de choses, beaucoup de choses. Et d'ailleurs, c'est un peu le problème parce que cette réforme, elle est quand même faite pour faire des économies.

C'est une réforme paramétrique. On est là pour remettre d'quer les comptes et combler le déficit des retraites qui sera de 13,5 milliards d'euros en 2000 pardon en 2030. Donc l'objectif de la réforme avec la mesure d'âge et l'accélération de la durée de cotisation, c'était d'arriver à à 17 à dégager 17,7 milliards d'euros d'économie en 2030.

Alors 17,7 milliards d'euros d'économie, 13,5 milliards de déficit. Vous me dites, il y a un petit peu de marge. Effectivement, il y avait un peu plus de 4 milliards de marg 4,8 milliards de marges pour financer des mesures sociales.

Donc ça ça avait été annoncé dès le départ. Ellisabeth Born avait annoncé par exemple que toutes les personnes en invalidité, inaptitude pourraient continuer à partir à 62 ans. Ça coûte plus de 3 milliards.

Ils avaient annoncé aussi la revalorisation des minimats de pension pour les nouveaux retraités. Ça coûte un peu moins d'un milliard 700 millions d'euros. Mais à chaque passage euh le la facture s'alourdit parce que le gouvernement lâche différentes mesures.

Il y a eu d'abord le passage en conseil des ministres et là ils ont ajouté ils ont dit banco pour la revalorisation des petites retrait traites non seulement pour les nouveaux retraités mais pour le stock pour tous les anciens retraités. Et là ça coûte 1 milliard plus d'un milliard supplémentaire. Donc on arrive déjà à une facture de 5,9 milliards.

Puis ensuite la première ministre a annoncé une mesure pour les 21 ans qui n'était pas concerné par les les carrières longues et qui aurait pu devoir travailler jusqu'à 44 ans de avoir 44 ans de cotisation. Donc là, elle a dit "OK, sous la pression d'Aurélien Pradier, on ne fera pas plus de 43 ans" parce que c'est pas tous les LR hein au Sénat, ils sont pas d'accord. Euh bon ben ça c'est une mesure encore à 1 milliard en en vitesse de croisière.

Ça coûte 600 millions au départ quand ça monte en charge mais en vitesse de croisière ça coûte à nouveau 1 milliard d'euros par an. Ensuite euh hier Ellisabeth Borne a à nouveau dit qu'elle que cette cette ce dispositif des 43 ans serait bien appliqué aux gens qui sont en carrière longue, donc qui peuvent déjà partir plus tôt. Et euh voilà, elle a elle a cédé aussi alors que euh elle avait jusqu'à présent dit qu'elle ne qu'elle ne céderait pas.

Et là c'est encore une mesure coûteuse. Donc si vous voulez au fur et à mesure c'est plus 30 %. On Bruno Lumiard avait dit "Bon, les mesures d'accompagnement c'est un tiers des économies de la réforme mais plus on avance et on est plus proche des 50 % que des que des 30 % aujourd'hui." Alors donc du coup euh donc je renote hein, c'était 17, excusez-moi, j'oublie le premier renoncement, ça a été de ne pas faire le report de l'âge à 65 ans qui avait été annoncé pourtant pendant la campagne présidentielle euh et sur laquelle Emmanuel Macron a été élu.

Le premier renoncement, ça a été dit, on fait pas 65 mais 64 qui est une mesure beaucoup moins puissante financièrement et qui a moins de qui a moins d'effets dans la durée. Donc on sait déjà que de toute façon après 2030, il faudra refaire une nouvelle réforme, il faudra y revenir parce que le déficit des retraites, il se il se creuse encore plus à ce moment-là et que la mesure 64 ans, elle elle son effet se se réduira. Alors euh pour l'instant donc passer à la mesure de 64 ans permettait de de dégager donc 17 17 un peu plus de 17 milliards d'euros euh et ce qui permettait de combler un déficit de 13,5 milliards si vous m'avez bien si si je vous ai bien compris.

Est-ce que avec toutes les concessions qui ont été faites, avec toutes les les gestes qui ont été faits par le gouvernement, est-ce qu'on va encore arriver à ce chiffre de 17 milliards d'euros ? question subsidiaire, est-ce qu'on va arriver au chiffre de 13 milliards d'euros qui permet de combler le déficit ? Non, parce que quand je vous ai fait toute l'addition là, vous voyez, la facture ça s'allonge et donc euh là, c'est sûr que on est à à moins des 135.

Alors le gouvernement est assez flou sur les derniers la dernière donc la réforme qui met autant de personnes dans la rue peut-être moins aujourd'hui d'ailleurs, on est en train de le voir, on va on va justement tenir la comptabilité tout au long de l'après-midi, mais euh en fait ne va pas permettre euh de combler le déficit euh qu'elle avait prévu de combler de moins en moins au fur et à mesure des annonces. Euh alors ça va quand même rapporter les euh ça va rapporter 7 milliards. Mais si si on distribue au fur et à mesure si on distribue au fur et à mesure alors le gouvernement n'a pas chiffré toutes les mesures notamment celle qui a été annoncée hier sur les sur les carrières longues qui ne n'auraient que 43 ans de d'année de cotisation.

Et ils vous disent quand vous leur posez la question, ils vous disent "Ah mais on va on va trouver des moyens de financer." Alors vous dites "Bon mais comment Euh alors, il vous parle de des bon, c'est un peu technique mais des du des des de la fiscalité sur les les ruptures conventionnelles. Donc ils vont ils vont modifier, ils vont ajuster les taux et ça pourrait rapporter 200 à 250 millions d'euros.

Mais voyez quand on fait une rupture conventionnelle de Oui, parce qu'il y a des taux à 20 %, 30 % ou 50 %. Bon bref, ils vont changer les taux euh pour les entreprises. Euh donc le but premier c'est que les entreprises soient incitées à garder leur seignior dans l'entreprise mais du coup elles elles auront voilà elles peront davantage si elles se séparent de leurs seigniors trop tôt avec des ruptures conventionnelles.

Mais ça rapporte 200 à 250 millions. C'est pas à la hauteur du tout des concessions qui ont été faites. Donc quand vous leur soulignez ça, ils vous disent "Mais le débat n'est pas terminé, nous allons trouver pendant le débat des moyens de financer." Mais vous voyez bien que euh les députés, ils sont plus prompes à à faire des dépenses qu'à trouver des nouvelles recettes.

Donc je je le gouvernement dit le nous notre objectif c'est de maintenir l'équilibre de la réforme de voilà de c'est c'est quand même le but hein. La réforme elle est faite pour dégager des économies, combler le déficit. On, je vous rappelle que la France a 3000 milliards d'euros de dette qu'on est vis-à-vis, on est depuis des années, on promet à Bruxelles, à nos partenaires européens que on va faire des réformes et euh voilà, si la montagne accouche d'une souris, euh ça met tout le monde dans la rue, ça ne ça ne rassure pas les marchés financiers, ça rassure pas nos partenaires européens et les efforts de tous euh pourraient être gagés pour pour faire des concessions à quelques-uns.

Ce que vous êtes en train de me dire quand même dans le contenu, c'est que c'est une affaire où personne n'est content. Non. Bon, déjà d'emblé personne ne voulait personne de deé de cœur ne veut faire.

D'accord. Mais personne n'est content sur le sur le plan. C'est que si en tous les cas c'était une réforme qui permettait de dégager 17 milliards d'euros qui permettait à la fois de combler le déficit et puis de garder une marge financière pour les déficits futurs si je comprends bien dans tous les cas c'était ce qui était dans les tuyaux dans les dernières semaines parce que avant c'était pour financer d'autres mesures.

C'était au mois de septembre. Euh mais oui, là juste qu'ils ont pas été clairs sur l'explication, je répète, les cotisations aux retraites, enfin les années supplémentaires euh de travail, euh les cotisations retraite iront bien au déficit des retraites. Quand ils disent c'est pour financer l'hôpital, l'école et cetera, c'est parce que quand on travaille plus longtemps, il y a forcément bah vous gagnez davantage, donc vous payez vous consommer davantage, vous payez plus de TVA, vous payez plus d'impôts et c'est c'est ces recettes autres que les cotisations retraite pures qui iront financer l'école, la dépendance, l'hôpital, la santé.

Mais les cotisations retraite, elles vont au système de retraite et elles vont normalement combler le déficit. Mais effectivement, comme vous le dites, les partisans de la réforme parce qu'il y en a quand même qui sont résignés qui savent bien que nécessité fait loi. Apparemment, il y a une majorité même relative quand même.

Voilà, même ceux qui défendent la réforme finissent par se dire il faut quand même pas aller trop loin dans les concessions sinon mais c'est toujours Raymond Soubille conseiller social le répète souvent dans toutes les réformes. Le principal enjeu, c'est que la réforme qui est faite pour faire des économies ne devienne pas plus coûteuse que que enfin que son son objectif. Question : est-ce que c'est pas ce qui est en train pourtant de se passer ?

Bah on est quand même pas on n'y est pas mais ça coûte de plus en plus cher, je vous dis, on est à on approche plus maintenant des 50 % que des 30 %. Allez, il y a une bonne ambiance dans les manifestations. C'est en tout cas ce que nous disent les journalistes qui sont déployés sur place, les journalistes du du Figaro qui sont à la fois à Alby et à Paris.

Vous pouvez suivre également d'ailleurs toutes les informations complémentaires à ces images, à ces explications, à ces éclairages qu'on est en train de vous donner euh sur le live texte du Figaro qui est juste en dessous de ce player. Euh alors, on parlait d'Albi euh tout à l'heure. Absolument, nous y sommes.

Regardez. Voilà, vous avez les images. Euh oui, c'est intéressant.

Donc là, les leaders syndicaux sont à Alb. Bon, première raison pour pourquoi est-ce qu'ils sont allés dans une petite ville ? Euh d'abord parce que c'est les c'est les vacances scolaires par en Occitanie et en en Îlefance et en Île-France.

C'est la question d'ailleurs que je vous ai que je voulais vous poser, mais quel intérêt ont les syndicats aujourd'hui à maintenir cette mobilisation ? Il y a beaucoup de questions autour de ça, hein. Euh alors que les deux tiers du pays sont en vacances scale.

Bah, il faut maintenir la pression. Le texte, il est à l'assemblée, donc il faut maintenir la pression avant la pause, avoir de présence. Voilà.

Euh donc maintenir la pression euh et donc pourquoi Albi ? Ben parce que en Occitanie, ils ne sont pas en vacances. Euh deuxièmement, c'était habile de leur part de mettre le focus, le projecteur sur ces petites villes de province qui ont qui sont beaucoup mobilisé.

Et ça, ça embarrasse le gouvernement parce que ce sont souvent dans autant à Paris et dans les grandes villes, dans les cortèges, on retrouve beaucoup de militants syndicaux. Les syndicats ont affrêté d'écart. Il y a beaucoup de militants dans les cortèges.

Autant dans ces ces ces petites villes de province, on retrouve des gens des classes moyennes, des gens qui souvent manifeste pour la première fois qui n'ont pas l'habitude. Et ça ça ennuie le gouvernement. Donc bah euh parce que euh ça refait penser un peu au au autant c'est logique que les militants syndicaux manifeste, autant que des gens se se lèvent, ça montre quand même que le projet est contesté et ça rappelle euh ça fait crainte d'une gilégionisation de de de la contestation.

Donc vous voyez, ça c'était c'était habillé. Vous voyez d'ailleurs quelques gilets jaunes tout à l'heure d'ailleurs pour être très quand vous parliez et et pendant que on montrait des images des images à Paris mais on voyait également des gilets jaunes ici à Albi. Et alors ils avaient hésité entre Mande Tarbe ou Alby et puis bon finalement c'est Alby qui l'a remporté.

Tris villes d'Occitanie. Ouais. les trois villes des alors il fallait que ce soit une ville où il y ait pas de querelle entre localement entre les syndicats.

Il fallait que ce soit c'était voilà une région aussi où il y avait des des rassemblements assez nombreux et et qui n'étaient pas en vacances. Je on va justement regarder les encore ces images mais avant de de vous laisser Marie-Cécile une dernière question. à l'heure où on à l'heure qu'il est, si la réforme était adoptée définitivement aujourd'hui, qu'est-ce qui changerait ?

Qu'est-ce qui continuerait pour nos retraites ? Bah le principal si si c'est adopté, bah le principal changement c'est que progressivement euh l'âge l'âge légal va augmenter et que la durée de cotisation la l'augmentation de la durée de cotisation qui était déjà enclenchée avec la réforme tourne. Les gens n'en ont pas forcément conscience mais c'était déjà voté. là, elle va être accélérée.

Donc euh progressivement, il va falloir travailler plus de trimestres et euh à partir de euh de de 2030, il faudra donc aller jusqu'à 64. Euh merci beaucoup à tous les internautes qui nous rejoignent. Je je salue notamment Lancarter qui est là depuis vraiment Ouais.

Surnommé même L starter parce qu'il était là depuis le début depuis le début du live également. Menana Christian Léon qui nous rejoint. Bonjour Christian Léon.

Euh et vous continuez à commenter, à poser questions. Merci de rester dans le cadre des chartes de modération. Je sais que ces réformes font réagir, ces manifestations font réagir, mais on reste dans un cadre courtois et euh démocratique.

Euh oui, une petite une petite question, je je je me pose la question. Est-ce qu'on sait combien il y a d'articles dans cette loi ? Parce qu'on parle toujours de l'article 2 ou de l'article 7.

Et donc après l'article 7, c'est quoi les autres articles ? Oh ben il y a plein de mesures très techniques là. Je vous prenez de cours.

Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a des mesures sur la pénibilité. Bon il y avait la mesure il y avait il est passé c'était l'index l'index senior qui a été rejeté mais que le gouvernement espère bien remettre au sénat.

Mais est-ce qu'il est vraiment utile ? Est-ce qu'il est vraiment efficace ? Cyril Chabier qui était à votre place samedi dernier le patron de la CFTC nous dit mais c'est juste un un index indicatif.

La seule contrainte, c'est de dire de publier un index. Ce qu'on veut nous, par exemple syndicat, c'est que il y ait plus de il y a une contrainte pour employer des seniors. Alors voilà, c'est l'argument des syndicats.

Les les syndicats dit "C'est une coquille vide parce que l'oblig cet index c'est quoi ?" C'est uniquement les entreprises de plus de 50 salariés doivent dire quel est leur pourcentage de senior. Elles doivent le publier sur leur site internet.

Si elles ne publie pas, elles auraient une amende. Une amende égale à 1 % de leur masque salariale. Donc c'est quand même pas rien.

Mais c'est juste de la publication. Il y a pas de quotas. Elles n'ont pas d'obligation à employer des seniors.

Donc les syndicats disent "Bah ça sert à rien, c'est une coquille vide." En fait, c'est une technique un dispositif de une pratique de name and shame. Vous voyez, on veut on le gouvernement pense que avec la enfin pense distinguer les bons élèves des mauvais et que si on pointe les pratiques les pratiques des mauvais élèves, ben ça va les inciter à être meilleur.

Il y a pas que les syndicats qui sont contre. Le patronat aussi trouve cette mesure incohérente. Ah oui, c'est intéressant que vous disiez ça parce que pourant pourtant on a dit que LR s'est opposé à cette mesure pour être justement raccord avec le patronat.

Alors LR c'est opposé parce que au départ la mesure devait s'appliquer au plus de 300 salariés, aux plus grosses entreprises. Finalement le gouvernement l'a encore à à céder et à abaisser le seuil à au plus de 50. Donc l'air prend la défense des des petites entreprises pour qui ce serait compliqué.

Non, le patronat il est il est il est il pointe des incohérences parce qu'il il dit mais une entreprise qui a des seigors qui les garde mais qui est bon élève et embauche aussi des jeunes embauche des apprentis par exemple et bien mécaniquement son taux de senior va baisser mécaniquement si elle embauche des jeunes tout en gardant ses seiors et bien elle sera moins bien notée qu'une entreprise qui qui n'embauche pas de jeunes. Vous voyez c'est un peu incohérent. Enfin euh le le patronat dit ça n'a pas de sens de comparer entre elles des entreprises en plus avec des secteurs très différents où vous allez pas comparer une start-up où il y a plein de jeunes et puis euh d'autres entreprises euh avec un historique euh vous voyez ça donc eux disent ça n'a pas de sens et puis ça ça encore bureaucratisé administré l'économie enfin c'est sovétiser l'économie alors eux leur grande crainte serait de mettre des quotas dans ça ça ce sera encore plus de la de la bureaucratie et de la et de la soviétisation.

Merci beaucoup Marie Cécile. Qu'est-ce que vous allez guerter dans les aujourd'hui dans les manifestations et dans les heures qui viennent ? Là c'est assez tranquille, ça c'est souffle.

Il y a pas il y a pas autant de monde que dans les précédentes dans les précédentes manifestations. Donc là en fait il y a une sorte de ventre mou qui va se passer pendant les vacances. Non, ce qui va être intéressant à suivre, c'est début mars parce que là là, il va y avoir un durcissement, hein.

Vous l'avez entendu tout à l'heure. Je crois que c'est Fabien Rousell qui disait "On se mobilise dès le 7 mars." Ensuite le 8 mars, c'est la journée des femmes.

Donc là aussi, mobilisation prévue. Le 9, les organisations de jeunesse appellent les jeunes à descendre dans la rue. Pour l'instant, ça n'a pas pris, hein, la jeunesse, même si sporadiquement, il y a quelques quelques lycées, un peu plus de mobilisation chez les jeunes.

En tout cas, c'est ce que montre nos nos le ficata aujourd'hui. Mais vous voyez, c'est quand même début mars que il va y avoir un durcissement. Là, on est un peu dans le ventre mou du mouvement.

Image de l'interdique. Alors là, c'est un petit peu caché par les photographes et les cam les personnes qui sont devant la bander des syndicats à Alby. Mais on va on va retrouver c cette image d'un instant à l'autre.

Vous voyez également des images de Paris en direct. Celle-là, on voit où des l'immobilisation est plus forte, en tous les cas plus compactes que sur d'autres images où on voyait une mobilisation plus espacé notamment place de la Bastie, point de départ de la manifestation. Ben, on va vous c'est sûr que ça change des images qu'on a vu le premier pour la première mobilisation, vous vous souvenez le cortège avait eu beaucoup de mal à démarrer parce que les gens piétinaient, il y avait tellement de monde que ça n'avançait pas.

Là, on voit que c'est on a vu au fil des des mouvements que c'était quand même plus espacé et que le cortège était plus rapide à s'e lancer. En tous les cas, c'est les informations également qui nous remontent de nos de nos euh euh des journalistes qui sont euh déployés euh près dans au sein de ces manifestations. Euh notamment à Lyon hein, où euh le correspondant euh nous dit que le nombre de manifestations de manifestants sont moins élevés que samedi et euh au niveau voire un peu moins du cortège du 7 février, c'est-à-dire mardi dernier qui était déjà un cortège en baisse.

Merci beaucoup Marie-Cécile. Et ben on va regarder ces images, on va les mettre en plein pot pour vous les laisser vivre et voir avec le point également de la mobilisation dans les secteurs des transports avec François de l'Étras. Merci beaucoup et merci de de d'avoir commenté ces premières infos avec nous.

Merci beaucoup Marie. Merci. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Dâche dage [Musique] dage dage dégage dégage dégage dégage dégage dégage dégageag [Musique] de [Musique] [Musique] Voilà, Figaro Live 14h47.

Merci beaucoup d'être toujours avec nous à la fois sur le site du Figaro et également sur la page YouTube du Figaro, extrêmement bien animé par l'équipe des réseaux sociaux et en particulier Adrien Brillant. Une solution manif sur Manis. Manif nous dit Annabi euh sur manif pour que Macron dégage par référendum.

On en est sans doute pas encore là. Euh déjà avec le rejet de l'article 2, euh Macron veut le remettre en lecture au Sénat et ça c'est vrai. Euh c'est ce que nous disait euh tout à l'heure Marie Cécile en tous les cas euh le euh gouvernement.

Bonjour euh François de Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Euh vous suivez euh la question particulière des transports pour le pour le Figaro.

Vous êtes un spécialiste, on pourrait dire un transportologue si le terme un transporteur je sais pas. exister euh précisément justement dans le secteur des transports, train, métro, euh RER, euh bus, quelle a été l'ampleur des blocages aujourd'hui euh j'ai pu venir enfin en train de ma banlieu lointaine à Paris aujourd'hui. Bien sûr, comme disent les Québécois, c'est pas si pire, ce qui veut dire ce n'est pas trop mauvais.

Le premier indice, c'est évidemment l'indice des bouchons. Si on regarde l'indice des bouchons d'aujourd'hui, on a eu un petit pic à 8h30 du matin mais qui n'a pas atteint le maximum des bouchons qu'on avait d'habitude. Et là, depuis 9h30, on est exactement dans la moyenne habituelle.

Donc ça veut dire qu'il y a pas les gens ne se sont pas rués sur leur voiture pour venir travailler. Ça veut dire donc que les transports fonctionnaient plutôt bien ou qu'ils étaient en télétravail. Mais la réalité c'est que les transports aussi bien à Paris qu'en région dans les métropoles fonctionnent bien.

Il y a un problème un peu particulier pour les TER en région qui fonctionnent qui sont très perturbés. Alors justement c'est là où c'était une des questions que je voulais vous poser où où justement ça le plus bloqué ? Alors en gén le j'ai fait un Tour de France.

En gros, on a un train sur deux quasiment sur toute la France, dans toutes les régions de France. Donc c'est un c'est un c'est un lourd impact euh à par les bon la plupart des lignes sont gérées par la SNCF mais on a quand même un train sur de ce qui ce qui est peu et c'est d'autant plus surprenant que dans les métropoles par exemple Toulouse, Marseille, Lyon, on y viendra, le les résultats sont plutôt bons. C'estàd qu'on a on a un trafic proche de la normale qui va par exemple se dégrader à Marseille sur sur la la ligne 2.

Là en ce moment, c'est normal, mais en fin de journée, on va on va tomber à un train toutes les 7 minutes 30, ce qui est peu. Donc vous voyez, on a des fluctuations en fil de journée dans les dans les régions qui sont un peu surprenantes. Euh à Toulouse, les trames 1 et 2 sont assez impactées parce qu'il y a un seul trames 15 minutes.

Le reste est à peu près normal. À Lyon, il faut savoir qu'il y a comme dans d'autres villes, il y a des interruptions de trafic mais qui sont pas d à la grève. À Lyon, par exemple, le métro numéro 2 ne marche pas du tout aujourd'hui.

Oui, c'est déjà la semaine dernière, vous étiez le dire. C'est à cause des travaux. Euh, même chose en région parisienne.

Le horlival pour aller à Orlig ne fonctionne pas parce qu'il est en travaux. Sur Paris, tout ce qui est métro fonctionne à peu près normalement. Il faut savoir qu'à cause de la de la manifestation, il y a 25 lignes de bus qui sont impacté ou sous sur toute le parcours ou sur une partie du parcours.

Et l'autre gros souci, c'est le RERB où sur la branche nord, c'est-à-dire garde du nord vers Mitrilet ou euh l'aéroport Charles de Gaulle, il y a qu'un train sur de et sur la partie sud, il y a deux trains sur trois. Sachant que une fois de plus, l'interconnexion à la gare du Nord est interrompue et que si vous devez aller du Châtelet à Roissi, il faut que vous changiez de train à la gare du Nord. Euh quelle est l'ampleur ?

Là, on voit donc des images à Albille. Bon, c'est un peu clairsemé. Albi, c'était 6000 manifestants he samedi dernier pour une ville de 5000 habitants.

Donc c'était pas 6000 forcément alboois qui manifestaient mais en tous les cas 6000 personnes qui sont réunies dans les rues de la préfecture du Tarne où on a vu partir tout à l'heure donc les leaders syndicaux en particulier côte à côte Philippe Martinez de la CGT et Laurent Berger de la CFDT ainsi que Cyril Chabani de la CFTC. Quelle est l'ampleur de la mobilisation justement chez les salariés et les employés du secteur des des transports et en particulier du du transport public ? Alors, elle est en forte baisse, je pense, pour des raisons financières, parce que vous savez que la caisse la caisse de grève, comme on l'appelle, euh ne compte qu'une partie du salaire le jour de grève et donc les gens au bout de 1 jour, 2 jours, 3 jours commence commencent à le sentir.

Et là, on voit les effets d'une vraie baisse de du taux de gréviste dans les différents moyens de transport, sauf sur les ter où il y a curieusement en région, il y a encore pas mal de grévistes. C'est donc aujourd'hui principalement en région où il y a la plus forte mobilisation. Mobilisation en en grande ligne, on a on a peu de mobilisation.

Le leurar est normal, le tarlis est normal, euh le TGV nord est normal, le TGVS est normal, l'Atlantique est normal. Il y a uniquement le sud-est où il y a deux trains sur trois, mais c'est quand c'est quand même beaucoup de trains et Wigo de trains sur trois aussi. Contre quoi euh exactement finalement les chemineaux, les traminaux, les personnels de de transport se mobilisent ?

Pour l'instant, il par rapport euh en tous les cas aux mesures dont ils bénéficient, ils ne sont pas concernés autrement que par le report de de l'âge de départ l'art. Alors, il y a de il y a deux catégories de personnel chez les chemins. Il y a ceux qui ont droit à la retraite du régime spécial et ceux qui n'y ont pas droit.

Tous les nouveaux entrants n'ont pas droit au au régime spécial et au ce qu'on appelle le statut. Et donc en fait, il y a une il y a une il y a une différence très nette de mobilisation chez les uns et chez les autres, sachant que ceux qui sont là depuis toujours auront droit à une belle retraite alors que ceux qui arrivent auront droit à la retraite du secteur public comme de plus oui pardon du secteur public comme tout le monde. Dominique nous dit comment détourner notre attention sur la retraite alors qu'il y a également l'inflation, l'énergie, les pompiers et infirmières et notamment les infirmières suspendues ?

C'est intéressant ce que vous dites parce que c'est un point sur lequel on va revenir tout à l'heure notamment avec Marie Viso qui est rédactrice en chef au service économie au Figaro économie et on va revenir justement sur les sur les autres dimensions en tous les cas et et également avec Arthur Bijota sur les autres en tous les cas les autres motifs de de manifester notamment en région. Grève surprise à Horly samedi dernier François est-ce qu'il faut craindre la même chose samedi prochain ? Alors, les contrôleurs aériens qui étaient en grève qui étaient en greffe posent des préarf très très régulièrement mais ne les effectue pas.

Mais ils font ça là c'était un peu l'inverse. C'était l'inverse. Il ils font ça pas ils avaient pas déposé et puis il y a une grève surprise 50 % des des vo et une partie des passagers qui se sont retrouvés en radomène que les contrôleurs en décembre dernier à savoir que les centrales syndicales déposent des préavis de grève et puis tout d'un coup et ben il y a une catégorie de personnel qui décide de faire grève.

Donc ça c'est c'est toute la problématique. Est-ce qu'il faut craindre ça samedi prochain ? Je pense pas mais on n'est jamais à l'abri d'une décision de dernière minute.

Sachant qu'à Orlie, il y a un deuxième problème qui se pose, c'est que la DGAC a la direction générale la vi civile a mal calculé le nombre de contrôleurs de ciel dont elle dont elle aura besoin et elle a elle contraint les compagnies aériennes à réduire le nombre d'avions le matin parce qu'elle a pas assez de contrôleur. Donc ça ça rien à voir avec la grève. Est-ce que dans les autres transports, il faut s'attendre, on peut craindre un mouvement comparable à celui qu'on a connu à Orlie samedi dernier.

Vous parliez tout à l'heure de la grève inopinée des contrôleurs SNCF à Noël. Est-ce que ça peut arriver encore dans les jours à venir qui vont correspondre au départ en vacances scolaires de la zone A qui est-à-dire la zone Paris et Occit ? Pens, vous pensez à qui ?

Je pense au contrôleur SNCF par exemple. Oui. Non, mais ça ça ils ont obtenu ce qu'ils voulaient.

Il y a pas il y a pas de raison qui s'y remettent. H les contrôle les contrôleurs aériens, c'est plus compliqué parce qu'on est on est dans une phase de transformation très importante de leur métier avec une européenisation qui est nécessaire des routes aériennes pour pour économiser du kérose. Donc forcément il y a un jour où les contrôleurs aériens seront sous une autorité européenne et plus sous une autorité française.

Est-ce que on a beaucoup de de chemineaux de traminau de de chauffeurs dans les cortèges ? Oui, beaucoup. C'est c'est des professions très syndiquées.

Donc quand vous voyez la CGT avec ses ballons, c'est là je vois sud et solidaire. Tu es au sud est solidaire. Mais bon, il y a d'autres endroits où il y a où il y a la CGT mais même sud solidaire moins mais sud beaucoup.

Ils sont très présents dans les cortèges. C'est un syndicat c'est un syndicat de la fonction publique qui qui est monté en en puissance en 1995 au moment des des grandes grèves de de blocage. Oui.

Et ils ont piqué une partie de de la clientèle à la CGT. Hm, on parle de grève reconductibles dans les transports euh à partir du 7 mars, notamment à la RATP à Paris. C'est c'est encore le cas.

Et est-ce que ça risque de s'étendre à d'autres domaines que la seule RATP ? Alors le le le gouvernements ont toujours peur des transports parce que ça fait facilement tâche d'huile, pas uniquement auprès d'autres entreprises de transport, mais auprès de des des pétroliers, des DF et cetera et cetera. Et puis la deuxième crainte du gouvernement, toujours avec les transports, c'est que les gens fassent grève par substitution.

C'est-à-dire que le français moyen qui qui trouve que son pouvoir d'achat baisse va être très content que la SNCF et les syndicat de la SNCF grve pour lui. Donc ça c'est c'est tout le danger de ces grèves avec les transports. Image, vous le voyez encore à Alby dans le Tar nous s'était lancé donc la manifestation avec les h avec huit leaders syndicaux à leur tête. ces informations à retrouver sur notre live texte également qui est en dessous de ce player sur sur le site du Figaro et bien sûr vous continuez de nous suivre sur YouTube.

On va prendre quelques-unes de vos questions d'ailleurs. Euh le Ralbol dans les manifes est plus que général nous dit PAO. Il ne faut pas oublier que le prochain chantier la la sécurité sociale.

Euh on entend également des propos en tout cas des slogans au et et des motifs de manifestation autour de la question de de l'inflation. On y reviendra peut-être euh tout à l'heure. Euh est-ce qu'on peut se faire rembourser les jours de grève quand on est usager des transports et que on a subi des suppressions de train ?

Quand on a subi euh c'est c'est des mesures commerciales ? Euh la grève étant un droit constitutionnel, les entreprises sont pas obligées de rembourser. En revanche, ce qu'elles font la plupart du temps, c'est qu'elles permettent aux gens de transférer leur voyage à une date de leur choix sans pénalité.

On voit une une grosse mobilisation dans les villes moyennes et les petites villes. Est-ce qu'il y a des blocages de transport dans ces petites villes ? Alors, prenons l'exemple d'Alby.

Albi, c'est une ville qui a qui a un réseau d'autobus, on va dire petit comparé à Toulouse, à Lyon, à Marseille et cetera et cetera. Et en général, ce sont des des réseaux qui sont donnés en délégation de services publics à des entreprises privé. Ça peut être carte post car postal, ça peut être Transdèv, ça peut être Keolis.

Donc on a un phénomène de grève qui est qui est peu pas évident dans les toutes petites villes et de toute façon le moyen de transport le plus important dans les villes moyennes c'est la voiture. Le transport public compte pour quasiment rien. Image à Albi.

On va peut-être regarder dans un instant les images de la Bastille également à Paris où se réunissit la tête de manifestation. Voilà. Merci beaucoup à notre magicien, c'est-à-dire notre réalisateur Rad Bekia d'avoir fait ce qu'on appelle dans notre jargon le switch.

On voit que c'est un petit peu plus clairsemé en tous les cas sur la partie qui est précisément devant la Banque de France à à place de la Bastille à Paris avec donc un départ vers la place d'Italie. On verra justement si c'est un effet d'optique ou si ça correspond à une réalité. Les chauffeurs de de bus loués par un syndicat d'entreprise ne peuvent pas non plus avoir une place gratuite pour une pour un musée.

Il se la garde pour lui. Il il y a des il y a des C'est ce que nous dit Christian Léon. Il y a des privilèges pour les chauffeurs de bus ? pas que je sache, il y a il y a il y a il y avait un certain nombre de privilèges de billets gratuits qui étaient dans les contrats aussi bien chez Air France que dans enfin dans toutes les compagnies aériennes, c'est l'usage.

Donc de là à croire qu'ils ont des billets gratuits pour aller au musée, je suis pas sûr. Merci beaucoup de cette précision mon cher François de l'Étrace. Merci beaucoup de votre fidélité pour venir toujours éclairer et répondre aux internautes du Figaro.

Il y a plus de ballons que de genre nous dit Charles. Alors ça je sais pas si c'est exactement vrai mais en tous les cas effectivement on voit bien que il y a une visib une tentative de rendre visible chacun des syndicats qui on le disait tout à l'heure avec Marie Cécile Renaud font le plein en tout cas au niveau des des adhésions en ce moment et profitent de cette mobilisation sa Vincent quand vous êtes au bord d'une manifestation et et qu'il y a plein de ballons, plein de drapeaux et cetera, c'est toujours impressionnant c'est comme un spectacle donc il faut montrer que sa puissance aussi par ces moyensl Voilà. Donc c'est en tout cas ce qui se passe.

Place de la Bastille en ce moment à Paris pendant que on le voit également le cortège continue d'avancer à Albi. François Xavier Bourmeau du service politique va venir nous rejoindre dans un instant. En attendant, ben justement, je vous propose de regarder ce qui se passe à Alby, de regard vivre cette cette manifestation et on se retrouve juste après. [Musique] la [Musique] la [Musique] [Musique] Allez F live 4 15h4.

Merci beaucoup d'être toujours avec nous sur YouTube, sur le site du Figaro et merci à François Xavier Bourmau de nous rejoindre sur dans les studios du Figaro. François Xavier qui est un spécialiste euh notamment de de la majorité et qui a suivi plusieurs campagne d'Emanuel Macron qui a qui a cru dès le départ en tout cas ses chances et c'était à l'époque c'était pas évident et vous avez des bien raconté les coulisses de ces victoires, de ces accessions au pouvoir et puis également de ce tango des faux soyurs que forme la majorité actuelle avec le Rassemblement national et euh Marine Le Pen. Euh où en est-on justement à l'Assemblée actuellement ?

Alors, ils vont bien, ils sont toujours en train de de discuter là sur leur je crois qu'il leur reste 4000 amendements euh à examiner avant d'arriver à l'article à l'article 7. Alors, précis, vous faites bien de me le dire parce qu'on on savait plus où on était tout à l'heure avec avec Marie Cécile Renaud. Donc effectivement, il y avait 11000 amendements au départ et puis il y a eu quand même des retraits successifs.

Donc pour l'instant, d' presque vous dites 4000. Voilà, il y a il reste donc la la partie première partie du texte à examiner. Ils peuvent pas aller, les députés ne peuvent pas aller directement à l'examen de l'article 7 parce qu'il s'agit d'un projet de loi de finance qui sont obligé d'examiner le volet recette avant d'examiner le volet dépense.

Et donc là, avant d'arriver au cœur du sujet quoi, l'article 7, il reste 4000 amendements. Enfin, il en restait 4000 à à 13h tout à l'heure. Ce que vous me dites, c'est que entre l'article 2 qui a été rejeté en début de semaine et l'article 7 qui devrait pourrait être discuté d'ici la fin de semaine et qui doit en tout cas l'être, il y a un certain nombre d'amendements, cinq amendements qui concernent les les recettes qu'on que le gouvernement pourrait escompter en faisant sa réforme.

Voilà. En réalité, le seul enjeu qui qui qu'il y a à l'Assemblée nationale, c'est de savoir si les députés arrivent à examiner cet article 7 parce que c'est celui qui porte sur le report de l'âge légal de départ en retraite et c'est celui sur lequel se cristallise toutes les enfin tous les tous les débats et contre lequel se mobilisent les manifestants depuis fin janvier. Quel est l'état d'esprit du gouvernement à l'heure où on se parle ?

Alors, ils sont assez confiants sur le vote malgré les rebondissements qu'il y a eu. Euh, ils pensent pouvoir obtenir l'appui et le soutien de LR pour voter la réforme des retraites et donc le obtenir une majorité à l'assemblée pour ce pour ce texte. Malgré tout, le coup de Trafalgar sur le sur l'article 2, ça a un petit peu alerté parce que il manquait dans les myicycles 50 députés renaissance de la majorité, un peu de un peu de démobilisation et quand et puis quand bien même ces députés auraient été présents dans l'hémicycle et auraient voté pour en faveur de l'article 2, ils auraient quand même perdu parce que l'R a fait des donc il y a cet allié qui est un petit peu un petit peu instable sur lequel il compte s'appuyer pour faire adopter la réforme. et dont ils savent pas trop s'ils vont réussir à tenir les les troupes jusqu'au bout.

Alors au d'après des des échanges qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale en en coulisse entre Eric Sioti et des représentants de la majorité, Eric Sioti a expliqué à Renaissance qu'il avait besoin de de relâcher un peu la pression, de faire redescendre un peu le le débat pour calmer un peu ses troupes, d'où le vote contre l'article 2. Est-ce que tout ça va va tenir jusqu'au bout ? C'est est-ce que Eric Sioti aura réussi à bah faire descendre la pression et calmer un peu ses troupes pour qu'ils acceptent de voter en masse la réforme des retraites ?

C'est c'est encore un certain. C'est dans un hémicycle qui est chauffé à blanc comme ça en ce moment. C'est un petit peu compliqué.

Alors Volpazu nous dit "Les LR n'ont pas pris de risque avec l'article 2, c'est pour éviter les papiers qui font crouler les entreprises." Donc la paperace qui ferait couler les entreprises. Ce que nous expliquait tout à l'heure en tous les cas le Marie-Cécile Renault et Volpaz, il lui dit également "C'est pas forcément une victoire pour Mélenchon, mais c'était c'était un totem visiblement pour une partie de LR".

Oui. Oui. Alors parce qu'il faut faut pas oublier que LR est aussi proche du MEDF que le MEDEF était très opposé à cet indexior.

Donc c'est une façon de satisfaire le les les députés proches du MEDF dit vraiment de faire redescendre la pression au sein de LR qui est vraiment tiraillé en ce moment avec cette cette réforme. C'est le c'est c'est tout le paradoxe qui est en dein de ce qu'il défendait euh au Sénat durant ces 10 dernières années via un amendement qui a été régulièrement présenté par Bruno Rotaillot. pour un report de l'âge légal de départ en retraite à 65 ans.

Euh là là il ils sont un petit peu en porte àfau parce que c'est LR qui obtient toutes les concession et qui détricote une réforme qu'ils auraient vraisemblablement faite plus dure s'ils avaient été au pouvoir. Donc il y a cette espèce de de jeu à front renversé qui se qui se déroule à l'Assemblée nationale. À un moment, il va bien falloir rétablir retrouver son assiette, c'est-à-dire bah défendre une défendre une réforme que LR a toujours défendu. voter pour une réforme que l'air a toujours défendu.

Ira-t-on jusqu'à l'article 7 ? Alors, c'est l'enjeu. Euh, il y a plusieurs choses parce que tout le monde n'a pas intérêt à aller jusqu'à l'article 7 pour ça.

Et et ma question subsidiaire justement, c'est est-ce que le gouvernement veut vraiment un vote de l'article 16 ? Bah oui oui oui oui. Ce serait une victoire pour eux de montrer que dans les missiles, ils ont une majorité pour soutenir cette réforme.

Ce serait le contrepoint à la rue. C'est-à-dire il y a pas d'inquiétude qui est liée justement à ce qui s'est passé sur l'article 2. Non, il pense pouvoir tenir à l'air et il y a il y a eu vraiment beaucoup de contact des ça continue d'ailleurs en ce moment beaucoup de tractations en coulisse et Ellisabeth Borne pense que Eric Choti va finalement réussir à tenir ses troupes.

Il y aura quelques défections vraisemblablement chez notamment. Après, est-ce qu'Aurélien Pradier votera pour ou euh votera contre ou s'abstiendra ? C'est c'est aussi un des enjeux, mais si ça l'cortient, a priori la réforme passe.

Sauf que dans cet hémicycle qui qui est vraiment tout tout peut arriver, hein, quand vous êtes dans un climat comme ça aussi tendu où LFI essaie en permanence de de pousser les députés à la faute, il peut y avoir un coup de Trafalgare. Et faut pas oublier non plus que aucun député n'a envie d'acoller son nom à cette réforme parce que alors justement on va on va y revenir là. Si vous faites toutes les réponses maintenant, je n'ai pour question.

En tous les cas, regardez les ambiances donc euh de la manifestation à Paris euh actuellement, on aura quand même quelques chiffres dans les dans les heures à venir. Euh et le cortège notamment qui vient de passer devant le jardin des plantes nous dit Vladimir Garçin euh qui est des journalistes sur place et qui dit ici c'est toujours dans le calme et ça contraste ça contraste avec l'ambiance à l'assemblée toujours. Oui.

Alors c'est c'est ça c'est un peu calmé là à l'assemblée ou pas ? Non non non, enfin ça c'est il y a moins d'invective mais ça c'est ça s'est pas calmé là. Puis ça va ça va les qu'en empirant plus on va rapprocher de l'échéance parce que il y a le le coup prêt à minuit vendredi soir les débats s'arrêtent.

Alors, est-ce qu'on peut justement, on l'a déjà beaucoup expliqué, mais peut-être le réexpliquer en tout cas à nos internautes, pourquoi euh la discussion doit s'arrêter euh en tout cas en première lecture absolument vendredi soir. Alors, c'est c'est technique. J'espère que je vais pas vous faire perdre des internautes.

Allez, on va voir. On va C'est le défi. C'est le défi chers internautes.

Vous allez tenir à l'excation de de François X mais il est tellement didactique, tellement pédagogue avec beaucoup de talent que à mon avis je prends le paris que vous allez rester et et votre lanterne va être éclairée. Je vais essayer de le faire simple. Pour faire passer la réforme des retraites, Emmanuel Macron a choisi un véhicule législatif particulier, c'est le projet de loi de finance rectificatif pour pour aller vite.

C'est euh qu'on a voté le budget au mois d'octobre, mais on rectifie un peu le budget qu'on a qu'on a qu'on a voté au mois d'octobre. Voilà. Voilà, c'est un texte qui a été voté le budget.

Et là, on apporte quelques changements dans ce dans ce texte là. C'est un véhicule législatif particulier parce qu'il permet plusieurs choses. La première, c'est de recourir au 493 s'il le fallait pour faire passer la réforme sans vote.

On a passé quand même le quota de 493. Non, alors justement là c'est la c'est c'est la pas compliqué la chose. Donc ça peut utiliser on peut utiliser le 493.

Le les deux avantages de ce véhicule législatif. Le premier, c'est que le gouvernement peut utiliser le 493 sans griller ses cartouches. C'est c'est 493 illimité s'il le veut.

Ça ça le ça c'est c'est autorisé. Deuxème avantage, euh il a utilisé pour cette pour examiner cette loi l'article 497 qui lui si je Oui, je crois que c'est 497. J'ai un que c'est le 493 le 471 mais là vous me faites découvrir le 497. 471 pardon.

Ah d'accord. Donc c'est le 471. Bon, enfin bref, il y a il y a un article qui permet sur ces projets, cjetet de loi de finances rectificatif euh de faire un temps de débat réduit.

Il y a 20 jours de débat. Euh ça permet de réduire la durée des débats et la donc la durée d'exposition médiatique à euh à la rue pendant l'examen de la réforme de retraite. 20 jours, ça se termine vendredi.

Ensuite, le texte part au Sénat. Il est voté ou pas ou pas ou pas voté au au Sénat. Si le sénateur se met pas d'accord avec ce qui sort de l'Assemblée nationale, il est examiné par une commission mixte paritaire. qui rassemble des sénateurs euh de droite, de gauche, tout toutes les tendances politiques du Sénat, des députés de toutes les tendances politique de l'Assemblée nationale.

Ils se réunissent donc sur cette commission mixte paritaire, ils établissent un texte et ce texte revient à l'Assemblée nationale. C'est donc ce ce véhicule législatif, il a vraiment plusieurs avantages pour le gouvernement. Il réduit le temps des débats et il permet, si ça devait s'en liser, d'utiliser le 493 pour le dire vraiment très rapidement.

Ouais, c'est très bien. C'est c'est beaucoup plus clair et on on comprend mieux. En tous les cas, ce qu'on comprend avec ce que vous ce que vous dites, c'est que euh le gouvernement fait tout pour euh aller vite dans ce genre de dans ce genre d'affaires sur quand même un dossier qui semble important.

Oui, c'est le l'enjeu, c'est vraiment de passage en force, c'est un peu l'idée qui vient à l'esprit quand on entend vos explications. Alors, il y a quand même un peu de débat puisqu'il y a 20 jours qui sont programmés à l'Assemblée nationale, mais ce débat se déroule dans des conditions qui sont délétaires parce que la France assoumise, la NUPES, ont choisi une stratégie d'obstruction qui vraisemblable al on y est pas encore mais euh qui qui pourrait s'achever ces débats par un texte qui part au Sénat sans que l'article 7 ait été examiné. h voté par l'Assemblée nationale là nous dit la plupart des sénateurs ne sont pas de droite de si actuellement il y a une forte majorité au sénat c'est qui a la majorité qui a la majorité au sénat donc l'homme fort du sénat outre Bernard Gérard le président c'est quand même Bruno Rotaillot le président du coup voilà oui c'est c'est c'est c'est compliqué toutes ces histoires de techniques parlementaires mais c'est un enjeu les les maîtriser et savoir utiliser tous les outils qui sont à disposition des des députés c'est un enjeu dans cette bataille qui se joue aussi au parlement parce que le la réforme des retraites en fait c'est un une bataille qui se joue sur deux fronts.

Il y a le front syndical avec des adversaires à affronter pour le gouvernement. Ce qu'on voit aujourd'hui là le le gouvernement affronte la rue et il y a le front politique. Donc on va voir d'ailleurs la rue qui l'affronte hein.

Elle est à Alb, on va la voir dans un instant et avec le Fran syndical. Donc le Fran syndical, le Fran syndical qui est qui est uni avec euh la plupart des leaders euh de du Front syndical qui est qui marche côte à côte ici donc à Alb en ce moment. Alors pour l'instant, on reviendra peut-être après mais le front syndical pour l'instant est uni.

Et il y a un deuxième front qui est le front politique où là le gouvernement doit trouver des alliés. Euh donc des adversaires à affronter, des alliés à trouver. C'est une bataille qui se mène sur deux francs et donc qui est extrêmement compliquée.

Je parlais de l'unité syndicale. L'enjeu pour le gouvernement, c'est de faire voter la réforme des retraites parce que euh on a bien identifié que Laurent Berger était un leader syndical contre les le report de l'âge légal de la retraite, mais il est aussi légitimiste. À partir du moment où l'Assemblée nationale, la représentation nationale adopte une loi, il y a plus de raison d'être dans la rue.

Et donc, on espère que une fois que ce texte sera voté, et ben la CFDT sortira mécaniquement du front syndical. le texte ayant été adopté par les représentants du peuple, il y a plus de raison d'aller le contester dans la rue. C'est c'est un paris du du gouvernement euh qui est qui est un peu risqué parce que Laurent Berger peut décider de de sortir, respecter le le bah la la vie politique du pays, les les règles de la démocratie, mais ces troupes, euh c'est moins sûr.

Vous parliez également d'un front politique et Landstarter nous dit "Des LR sont pris dans leur propre piège." Ah oui oui oui. Non mais là tout le monde joue à France.

Enfin là je je j'étais avec une une responsable de renaissance il y a il y a vraiment quel parti d'Emanuel Macron, l'ex République en marche. Voilà qui disait "C'est assez fascinant ce qui est en train de se passer. On est en train de se faire dépasser sur notre gauche par la droite.

Et c'est exactement ça, c'est que le les LR sont en train de détricoter une réforme des retraites qu'ils auraient vraisemblablement juré jugé trop mol euh si si s'ils avaient été dans enfin dans l'opposition, ils y sont. C'est c'est ils sont en train d'obtenir moins que ce qu'il demandent. Il y a il y a un paradoxe dans cette dans cette histoire, mais tout se mêle dans cette réforme des retraites.

Il y a des enjeux de querelle interne au parti. Eric Sioti doit asseoir sa légitimité de président fraîchement élu. Euh au sein des LR et il y en a qui essayent de tirer leur épingle du jeu en en jouant sur la la tactique du frondeur.

Sa quand vous êtes minoritaire euh c'est minoritaire dans un groupe qui peut faire basculer une majorité. Euh c'est toujours très payant. Euh on a plutôt tendance à vous écouter.

Voilà minorité et vous êtes un petit peu le le l'empêcheur de tourner en rond. Et on voit d'ailleurs que c'est ce qu'a fait Ellisabeth Borne. Elle a donné satisfaction à Aurélien Pradier qui est minoritaire au sein des LR.

LR qui sont eux-mêmes seulement 3e groupe politique à l'Assemblée nationale. L'autre coup de théâtre sur le front politique, c'est quand même le retour du RN dans la course avec un dépôt de la motion de censure. Alors ça c'est un c'est un coup politique qui est très finement joué de la part de Marine Le Pen.

C'est pas la première fois qu'elle en fait un comme ça. Je rappelle que pour le vote du budget, elle avait acc elle avait annoncé à la surprise générale qu'elle allait voter la motion de censure déposée par la NUPES contre le budget de d'Élisabeth Borne. Marine Le Pen, elle s'est très bien joué avec les les outils dont é disposés au Parlement.

Là, et bien, il y avait cette cet outil là à disposition, la motion de censure. Elle en a déposé une. Qu'est-ce que ça va permettre ?

Alors d'organiser un débat c'estàd que tous les chefs de groupe vont défiler à la tribune pour expliquer pourquoi il vote ou pas la motion de censure. Et donc, elle a coincé la NUPES parce que la NUPES n'ira jamais expliqué qu'ils vont voter une motion de censure déposée par le RN. Elle a coincé LR parce que LR va devoir aller expliquer à la tribune pourquoi il ne vote pas la la motion de censure déposée par le par le RN.

Donc pourquoi ils soutiennent la réforme des retraites ? Ce qui au passage peut euh augmenter les les divisions accroîtes les divisions qu'on qu'on voit au sein de LR. Et puis vous allez avoir Marine Le Pen qui va apparaître mécaniquement comme la seule opposante crédible à la réforme des retraites.

Donc c'est c'est plutôt tout bénéf pour Marine Le Pen, tout bénéf aussi pour Ellisabeth Born parce que ça va structurer une opposition entre d'un côté la majorité parlementaire de de d'Emmanuel Macron et le Rassemblement national. C'est le retour du tango des fausses mais on y est, on y est. C'est c'est tout c'est ce clivage qui structure la vie politique depuis 2017, depuis la première élection.

Enfin, depuis même le 2e tour de l'élection présidentielle de de 2017, quand Marine Le Pen et Emmanuel Macron se retrouvent face- à face. Alors tout à l'heure Famier Roussell, le patron du PC, disait tout le mal qu'il pensait de cette motion de censure déposé par Marine Le Pen en disant que la cette motion de censeur va prendre 24 heures au débat et donc peut en tout cas entraîner le fait que le texte parte au Sénat sans qu'on ait discuté. Voilà.

Mais bon, ça alors ça c'est ça c'est l'argument de façade mais en réalité ce qui gêne Fabien Rousel dans cette histoire c'est de devoir voter contre une motion de censure contre la réforme des retraites. C'est contre contre ça fait pour. Hm.

C'est-à-dire que Fabien Russell peut apparaître comme euh soutien de la réforme des retraites. Alors, c'est un peu c'est c'est vraiment de la tactique de la tactique politique là qui qui est un peu compliqué, mais si vous ne votez pas une réforme de une motion de censure contre une réforme que vous ne soutenez pas, mais ce momentlà c'est que vous soutenez la réforme. Euh, ils sont pris ils sont pris en portef.

C'est c'est le piège du c'est le c'est le piège du second tour de la présidentielle. C'est-à-dire que c'est de dire euh bah vous avez pas vous voulez pas voter pour moi, vous votez pour Macron. Euh c'était c'était l'argument un des arguments de des de Marine Le Pen, un des arguments du t faoyeurs.

Oui. Oui. Alors c'est c'est personnalisé dans le casre du second tour de l'élection présidentielle.

Là, c'est vraiment sur un texte de de loi. Mais le non, il enfin Marine Le Pen a bien joué le coup. Ben beaucoup tactique.

Donc si malgré le le coup tactique qui a été joué, vous ne pensez pas que cette comment dire cette cette notion de censure va être votée. A priori, elle a quand même aucune chance d'être adoptée. Il faudrait vraiment un concours de circonstan totalement invraisemblable pour que la motion de censure soit adoptée.

La gauche va voter contre, elle va s'abstenir. Alors la gauche va voter contre la motion de censure. C'est pour ça qu'ils sont fou furieux d'ailleurs à gauche he au PS che les Verts et la France.

Ce qui étonnant c'est que quand même ils avaient pas pu venir. Alors je là je suis je suis d'accord avec vous. Ça paraît tellement évident comme Marine Lopen l'annonce qu'on se demande pourquoi et comment ils l'ont pas vu venir et surtout pourquoi.

Mais ils étaient sans doute embarqués dans leur bataille d'amendement, trop embarqué dans leur bataille d'amendement à se demander s'ils allaient les retirer pour aller à l'article 7 ou s'il les maintenaient pour empêcher l'examen de l'article 7 pour avoir vu le couvenir. Et là Marine Le Pen Marine Le Pen les a pris à revers tous. Que va-t-il se passer dans les alors dans les ben le les débats vont continuer à l'Assemblée nationale ?

Ils ont lieu à l'heure actuelle. Alors examen, ils sont en train d'examiner les amendements les uns après les autres. Je crois que son sont un rythme de 12 minutes par amendement, 10 12 minutes par amendement.

Donc le ce qui ce qui peut se passer euh c'est que la NUPES décide de retirer en bloc les amendements qu'ils ont déposés pour accélérer les débats. Donc il peut y avoir un un vote sur l'article 7 peut-être dans l'après-midi ou pas ? À partir du moment où la NUPES retire les amendements, on va aller très vite à l'article 7, le le bloc d'amendement.

Alors, je dis il en restait 4000 vers midi m 12h 13h. Si vous retirez ce bloc d'amendement, il doit en rester des amendements de LR, RN, Renaissance, enfin des autres des autres groupes parlementaires. Mais si vous retirez le bloc d'amendement de la de la NUPES et de LFI, vous pouvez avancer très vite vers l'examen et le débat sur l'article 7.

Euh les amendements actuels, ils portent sur les les juste techniquement les les articles qui sont qui ont été votés ou qui il y a il y a il y a beaucoup de n'importe quoi. vraiment de l'obstruction parlementaire et puis il y a des des il y a des amendements un peu plus techniques sur le sur les femmes, enfin sur le tout un tas de tout un tas de choses des des arguments, disons sérieux, mais vraiment le gros des amendements, ce qui représente le gros du bloc des 4000, ce qui qui empêche les débats d'arriver à à l'article 7, ce sont des des amendements d'obstruction. 11000 amendements de jours, c'est quoi cette sidération ?

Demande l'anterur. C'est compliqué d'ailleurs d'examiner 11000 amendements en de Non, c'est c'est impossible. C'est impossible.

Ben Marine Le Pen expliquait hier d'ailleurs que au rythme de un amendement eximier toutes les toutes les 10 minutes, il faudrait 1050 heures de débat. Donc même en accélérant, c'était impossible à tenir. Jean-Luc Mélenchon déclare déclaré tout à l'heure que Emmanuel Macron ne voit pas l'état de tension du pays.

C'est vrai, c'est faux. C'est difficile de répondre. C'est difficile de répondre parcemanuel Macron a vécu la crise des gilets jaunes.

Donc il a vécu un état de tension du du pays de de très très près. Est-ce que le votre question ou la question de notre internaute, c'est est-ce que le président est déconnecté la la réalité du pays ? Euh en tout cas, il y a une obsession de la réforme des retraites chez chez Emmanuel Macron.

Pourquoi ? Euh mais alors je laisser une image mettons prendrai comme vous voudrez mais ça fait 6 ans que Emmanuel Macron tourne sur son manège et il essaie d'attraper la queue du Mickey. S'il l'attrape pas cette fois, il y aura pas de tour gratuit.

Pourquoi pourquoi la réforme des retraites pour reprendre votre image est la queue du Micke pour parce que c'est la réforme emblématique de du réformisme que veut incarner Emmanuel Macron. cette réforme des retraites qui n'est pas le premier à faire une réforme des retraites he celui on peut dire ceux qui ont euh réussi entre guillemets c'est c'est François Fillon et Jean-Pierre Rafarin euh ben tout le monde a tout le monde a réussi avant lui. C'est c'estd il y a pas un président de la République qui n'a pas fait sa réforme des retraites.

Il serait le premier à ne pas avoir réussi à en faire une. Ça n'a pas marché pendant son premier quinquena pour des à cause du Covid pour notamment. Et puis surtout parce que l'ambition initiale d'Emén Macron de euh mettre en place une une réforme systémique, c'est quelque chose d'extrêmement ambitieux euh a échoué et qu'il a dû se rabattre sur le scénario d'une réforme systémique ce qui qu'on fait tous ses prédécesseurs.

Euh il faut quand même pour lui donc ça c'est des réforme de 2019 hein. Non, il y a il y a pas eu de réforme c'était justement le projet de réforme en 2019, c'était un c'était c'était un un projet systémique qui sur la Non, justement c'était c'était déjà un aménagement euh un qui était camouflé euh disons. C'est c'était pas la réforme systémique le le le grand chambardement qui était envisagé initialement au départ le vraiment la réforme c'est une réforme systémique au rabé.

Oui, enfin c'est tellement complexe qu'on arrive pas même pas à la qualifier la réforme de Non, c'est la la réforme de 2000, disons plutôt la réforme de 2017, c'était une réforme qui devait fondre les 42 régimes spéciaux en un seul régime unique pour tous les Français. B c'était quel que soit votre métier, quel que soit votre profession, votre parcours professionnel, vous aviez le même système de réforme. Alors ça ça s'est heurté à des à des conservatismes euh d'abord à des complexités totalement invraisemblables ensuite qui ont fait que le Édouard Philippe s'est finalement rabattu sur une réforme qui était autour de l'âge pivot pour partir en retraite enfin avec un report de l'âge légal de départ et un âge pivot pour toucher sa retraite à Toplin qui était aussi compliqué mais qui était déjà quelque part une réforme paramétrique.

Là aujourd'hui on revient sur là on est totalement dans la réforme paramétrique. C'est on essay enfin je pas le refaire mais il y a les trois paramètres dans une réforme des retraites niveau des pension âge de départ niveau des pensions et taux de cotisation. Voilà si vous la réforme paramétrique si vous touchez un de ces trois paramètres donc là on est en plein dedans avec l'âge de départ.

Euh on on va on va se quitter mais juste quelques questions encore à voir avec vous François Xier sur la bataille de l'opinion. Qu'est-ce qu'espère le gouvernement aujourd'hui ? Rien, ils l'ont perdu.

Donc la seule chose qui puisse arriver de de bien au gouvernement, c'est que les grèves et les manifestations dégénèrent et que l'opinion se retourne gêné par le par le les par les grèves, les trains, enfin tout c tout ce qu'on voit d'habitude dans un mouvement social contre contre la réforme des retraites. Or pour l'instant, les syndicats jouent de façon très habile euh en en empêchant justement de qu'il y ait trop de désagrément pour les usagers et on voit que le mouvement est plutôt plutôt soutenu dans l'opinion. Donc pour l'instant là la bataille enfin la bataille de l'opinion elle été perdue par le par le gouvernement à l'entrée de la réforme des retraites et il y a plus beaucoup d'espoir de la de la rarter de la remporter sauf si le mouvement social la prend d'autres formes.

Blocage des raffineries, blocage des transports, blocage des transports aérien routier. Donc vraiment, il faudrait que le le conflit social entre dans une nouvelle phase. Pour l'instant, on parie sur un vote ou on commence à envisager le 493 ?

Ah non, alors non, le 493 c'est le dernier scénario. C'est vraiment le scénario catastrophe auquel le gouvernement veut absolument pas recourir et qui serait parce qu'il serait sans doute très très dangereux pour le pour pour l'acceptation sociale de la réforme dans le pays qui réforme qui est déjà rejetée. Donc pour ajouter du 493 par-dessus, c'est compliqué.

Le scénario privilégié, c'est évidemment un vote majoritaire, c'est le scénario le plus probable, mais le gouvernement n'est pas à l'abri d'un coup de théâtre ou d'un rebondissement dans l'hémicycle. Je vous dis, c'est on a du mal à saisir ça, mais c'est vraiment ce chaudron de l'hémicycle et tout peut arriver. Est-ce que quand bien même la réforme serait votée, on craint au gouver enfin au niveau gouvernemental un scénario à la CPE, c'est-à-dire une loi qui a été votée mais sous la sous la pression de la rue, c'est pas d'autres nom qui a été retiré.

C'était euh je vois l'expression de Jacques Chirac, c'était elle était promulguée, suspendue. Il l'avait promulgué, il l'avait suspendu. Là non, une fois que ce sera voté euh et c'est tout le c'est enfin c'est c'est tout le l'enjeu pour le pour Emmanuel Macron de passer euh ce texte à l'Assemblée nationale parce qu'après vous opposez euh à la à la rue la légitimité du parlement et c'est un autre et on entre dans un autre débat où là le front syndical peut se fissurer.

Est-ce qu'on est-ce que Emmanuel Macron peut encore lâcher du l'est ? Il y a quelques petites choses encore sur le travail des femmes notamment, mais euh le le ils ont déjà beaucoup lâché et par rapport aux économies attendues dans la mouture initiale de la réforme des retraites qui était de 18 milliards d'euros, euh il faudrait pas que cette réforme finisse par coûter plus cher, coûter plus qu'elle nous rapporte. Là, ben ça commence à être un peu compliqué là.

C'est c'est ça c'est il faudrait pas que ça se rapproche d'une réforme pour rien. Alors là c'est un petit peu le l'image de la fuite dans la digue. Il y avait une petite brèche dans une digue.

Il y a un peu d'eau qui s'écoule et puis ça finit par creuser. Ça creusait ça le le le barrage s'effondre et ça emporte toute la vallée. C'est c'est vraiment le risque qui qu'ils affrontent en ce moment là.

Merci beaucoup François Xayer pour tous ces éclairages, toutes ces toutes ces inform toutes ces précisions et puis ces infos également que vous avez glané et qu'on peut lire bien entendu sur le le Figaro. Et je je recommande tous vos ouvrages sur sur Emmanuel Macron et en particulier le le dernier que vous aviez écrit avec Charles Japin, le tango des fauxurs, c'est les éditions de l'Archipel. Merci beaucoup François Xavier.

Euh bah on va regarder un petit peu voir l'ambiance de ce qui se passe actuellement à Paris où bah selon nos confrères sur place, l'ambiance est calme, très calme, sauf énorme surprise, nous dit Vladimir Garçin. Il n'y aura pas de violence aujourd'hui à Paris, c'est hyper calme voir endormi. Voilà donc et ben je vous laisse dans cette dans cette ambiance un peu calme avant de retrouver Arthur Bijota avec qui nous allons faire un point sur la mobilisation.

Allez, plein pot et à tout de suite.Ah Bah ouais, pas loin. [Applaudissements] [Applaudissements] Mira, le mira jus [Applaudissements] et onira [Applaudissements] Mira mira le mira le mira cette [Applaudissements] lui il est un peu il [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] Ouais du [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] Figur live 15h34.

On continue de suivre cette mobilisation, cette 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraite. Donc actuellement en discussion à l'Assemblée, discussion apre nous disait à l'instant François Xavier Bourmeau du Figaro politique. On continuera, on va continuer de suivre hein tout au long de l'après-midi ces mobilisations avec différents éclairages notamment on reviendra également sur ce qui se passe sur sur au plan sécuritaire entre ce qui se passe aujourd'hui et ce qui peut se passer plus tard avec Christophe Cornevin ou bien avec Sophie de Dravinal un peu lequel est l'ambiance à gauche et Marie Viso l'impact économique de ces manifestations et on reviendra également Je vous à la fin de ce live sur la question du jour.

Le mouvement social contre la réforme des retraites est-il en train de s'essouffler ? Bah ça ça nous fait une excellente ça nous fait une excellente transition. Pour en parler déjà une première fois avec vous Arthur Bijetta d'avoir peut-être une question.

Euh, on a vu tout à l'heure des images d'Alby hein dans le Tarn où s'était lancé euh le cortège avec à sa tête donc la l'intersyndical h leaders syndicaux. Euh 6000 manifestants pour 50000 habitants la semaine dernière. Est-ce que euh la perfor alors c'était peut-être pas tous des habitants d'Albye mais en tous les cas on était à plus de 10 % de la de la population albooise ?

Est-ce que la performance est atteinte encore aujourd'hui ? Est-ce qu'on a des indicateurs déjà de ça ? La performance à Albi, on ne sait pas encore.

On sait que les syndicats attendent au moins 30000 manifestants. Donc pour une ville de 50000 habitants, on va battre évidemment tous les records. Mais c'est vrai que ces chiffres de 10 % de la population, 10 % de l'agglomération ou 10 % de l'air urbaine, pardon, comme le dit l'INC, c'est des chiffres qu'on a vu qu'on a vu beaucoup à de nombreuses reprises dans plusieurs villes, dans beaucoup de villes du sud-ouest, dans beaucoup de villes bretonnes également, dans quelques villes du nord-est.

Ce sont des chiffres qu'on a beaucoup vu lors des quatre premières journées de mobilisation. Des chiffres qu'on verra à mon avis beaucoup moins aujourd'hui. Alors justement, j'ai regardé la carte que vous faites alors que je regarde sur le live texte du du Figaro. 8000 manifestants selon la préfecture, 30000 selon les syndicats.

C'est en tout cas en dessous de la marche de du 11 février de samedi dernier où il y avait à l'époque 13500 selon la préfecture et et 80000 selon l'intersyndical. Donc on est vraiment en baisse hein en tous les cas dans la préfecture de la nouvelle Aquitaine. J'ai j'ai regardé votre carte tout à l'heure à part dans le nord ça en tout cas à la mi-journée ça ça baissait un peu partout hein.

Effectivement à la mi-journée donc sur les peut-être un peu plus d'une centaine de villes dont on a pu recueillir le nombre de manifestants selon les autorités. On était à 208000 manifestants. Aujourd'hui pour ces mêmes villes à la même heure samedi, on était à 415000.

C'est pour ainsi dire du simple au double. Donc on pourrait tabler sur une mobilisation finale autour d'un peu moins de 500000 manifestants. Tout en sachant que dans de nombreuses villes et parfois même des grandes villes, je pense à Nant, je pense à Anger, les manifestations vont avoir lieu vers 17h30, 18h 18h30.

Ce sera des retraites en flambeau. Donc faudra voir à quel moment le ministère de l'intérieur va donner ses chiffres et s'il les prend en compte et cetera et cetera. En tout cas, on les a pas.

Donc, on les on va on va attendre un peu avant de les avoir. On aura peut-être quand même des chiffres sur des chiffres à Paris. Des chiffres à Paris.

Vu le l'avancée rapide voire même endormi, nous disait Vladimir Garçin il y a quelques instants du cortège. Effectivement, on peut espérer des chiffres avant avant 17h. Des chiffres avant 17h, ben justement, ce sera on aura tout à fait le loisir et l'occasion, l'opportunité de vous les donner.

Euh il y a une nouvelle mobilisation quand même ça qui est intéressant dans votre carte tout à l'heure, celle que vous avez publié hein sur le site du Figaro et Clic Data. Il y a des nouvelles il y a des nouvelles mobilisations dans certaines villes. Effectivement, on a quelques nouvelles mobilisations mais après on joue beaucoup sur l'alternance.

Je pense par exemple à un premier exemple qui me vient en tête, c'est la Mayenne. La Mayenne où on avait fait tous les défilés à l'AV et aujourd'hui on a décider de faire deux défilés dans les deux sous-préfectures à Château Gontier et à Mayenne. Mayenne dans la Mayenne.

C'est assez simple à retenir. Donc il y a parfois quelques petites subtilités qui nous qui nous comment dire qui nous qui sont visibles et qui et qui permettent d'expliquer ces nouvelles manifestations. pas qu'il y a plus de défilés, c'est qu'ils sont répartis différemment.

La stratégie, c'est précisément de de disséminer euh ces manifestations euh pour cacher les baisses ou bien pour créer un un levier supplémentaire de mobilisation. Je vais vous faire une réponse de Normand un peu des un peu des deux. Effectivement, je pense que comme comme les syndicats s'attendaient euh il l'avait dit, Philippe Martinez a dit aujourd'hui euh en arrivant à Alby que les chiffres ne comptaient pas.

Donc les syndicats s'attendaient à une vraie baisse de la mobilisation. C'est la 3è journée de mobilisation en 10 jours. Donc ça commence à peser ne serait-ce que pour les gens qui font grève et qui perdent à chaque fois une journée de salaire.

Donc les syndicats s'attendaient à une baisse de la mobilisation. Ils ont multiplié les petits défilés peut-être un peu pour cacher cacher tout ça. Mais je pense qu'il y a également une véritable stratégie de de marquer le territoire, de se dire là, on a défilé tel jour, là on a défilé tel autre jour pour que le 7 mars lors de la grande journée de mobilisation qui s'annonce, il y ait vraiment beaucoup de monde.

Est-ce que la sociologie reste toujours la même ? Pour l'instant, on voit les toujours les mêmes départements qui qui qui manifestent le plus. On a publié ce matin une carte dans le journal qui concerne spécifiquement la Bretagne, même si on voit une baisse de la mobilisation à Morlet, à l'Agnon et cetera et cetera.

Donc en Bretagne du Nord, en Bretagne du Nord, il y a toujours une plus forte mobilisation dans ces régions de l'ouest par rapport à des régions de l'est. Ça c'est pour la géographie. Pour la sociologie, est-ce que on observe toujours une forte mobilisation ? de la France ouvrière et et de la France des services publics.

Oui, on peut tout à fait prendre l'exemple d'Alby. Alby qui est la terre de de Jean Jorè qui qui a été député de Carmau et qui est né à Castre si ma mémoire est bonne là où les leaders syndicaux vont manifester aujourd'hui. Donc c'est une France qui a quand même l'habitude de défiler, qui est syndiquée, qui est très attachée au service France à l'époque industrielle et minière. industriel et minière qui a l'habitude également du service public dans de nombreux petits départements, je pense à LIndre où il y avait encore 3000 à 3500 manifestants à Châauou aujourd'hui.

C'est des départements où le nombre de fonctionnaires est le plus élevé en France. Donc on voit une véritable corrélation entre la présence de de nombreux fonctionnaires et la présence de nombreux manifestants. Euh on voit que la CGT annonce 300000 manifestants à Paris.

Elle en avait annoncé 500000 samedi. Alors euh sans regarder la réalité des chiffres, par contre il y a la réalité des tendances. Donc là apparemment la CGT reconnaît qu'il y aurait une baisse en tout cas en terme de tendance.

Oui, on est entre moins là la CGT ça fait - 40 % entre 500000 samedi et 300000 aujourd'hui. On est vraiment sur les sur les 108 109 villes qu'on a analysé à l'heure actuelle. On est vraiment sur ce genre de tendance.

Nous on est à - 50 %. Peut-être que la mobilisation d'Albi va faire remonter un petit peu ce chiffre, mais on sera entre - 40 et - 50 % à la fin de la journée sans aucun doute. Est-ce qu'il y a une évolution au niveau des slogans ou des en tout cas de ce qu'on peut voir en terme de de motif de mobilisation notamment dans ces villes moyennes, dans ces petites villes ? ce que nous rapportent nos confrères de la presse quotidienne régionale qui sont sur le terrain et avec qui sur lesquels on s'appuie pour pour prendre ces chiffres, c'est que les motivations sont toujours les mêmes, mais que dans beaucoup de cortèges, ce qui revenait ce matin et c'est ce qui m'a marqué, c'est que les gens se disaient "On va se réserver un petit peu, on va souffler un petit peu pendant ces de semaines et demi sans mobilisation et on veut tous on veut vraiment faire un gros coup entre guillemets le 7 le 7 mars pardon.

C'est vraiment ce qui revient dans dans toutes les manifestations. Les gens disaient "Ce n'est pas grave qu'il y ait moins de monde, ce n'est pas grave que la mobilisation soit en baisse. Ce n'est pas un essoufflement, c'est plus une préparation pour le 7 mars.

Est-ce que il y a pas aussi un phénomène indépendamment du fait que les deux tiers des du pays ét en vacances scolaire ? Euh en tout cas de zones sur tr. Euh est-ce que euh il y a pas un phénomène également de manifestation en semaine ?

Il y a beaucoup de questions et de remarques de personnes qui soutiennent cette mobilisation qui s'expriment sur ce chat à la fois sur le chat du Figaro et sur le chat de YouTube. Vous continuez qui disent "Mais s'il y avait une manifestation le samedi, il y aurait eu plus de monde." Effectivement, les syndicats ont joué cette carte du de la manifestation le samedi qui permet à la fois aux gens en vacances, à la fois aux gens qui n'ont plus les moyens de faire grève, donc de perdre une journée de salaire, d'aller manifester.

Ils l'ont joué une fois, l'a joué deux fois en deux semaines. Je pense que ça aurait été trop rapproché. Là, vous avez quand même quasiment presque les trois zones en vacances.

La zone C, la zone Paris-Mpellier va l'être demain soir. Donc les syndicats ont préféré attendre, laisser passer les vacances scolaires, laisser passer un temps de respiration que les payes tombent. hein, il faut il faut parler clairement pour pour ceux qui pour les grévistes avant de réenchaîner sur une mobilisation plus forte et qui correspondra également euh au calendrier parlementaire. la réforme sera ne sera pas n'aura pas été votée euh dans son ensemble le 7 mars.

Donc c'est aussi pour ça qu'ils ont choisi cette date. Un manifestant pour vous donner un petit peu en tous les cas une idée de l'ambiance à Paris dit à notre confrère Vladimir Garçin qu'est-ce qu'on s'emmerde dans cette manifestation euh si c'est ça la tête des classes. Voilà, donc c'est l'ambiance en tous les cas est plutôt calme et et effectivement endormante pour reprendre et endormi pour reprendre l'expression tout à l'heure de Vladimir Garçin.

Pao nous dit sur YouTube non le Figaro non le mouvement ne se souffle pas il attend l'étincelle. Quelques d'ailleurs quelques violences sont signalées en ce moment à Lyon. On y reviendra dans un quart d'heure avec Christophe Cornova du euh qui suit les questions de sécurité et de police au se société du Figaro.

Euh 9300 c'était le nombre de manifestants euh en tout cas samedi, 9300 c'était le nombre de manifestants donnés par le par le ministère de l'intérieur. Est-ce qu'il faut croire à ces chiffres officiels ou est-ce que il y avait plus ou moins de manifestants ? Alors sur au niveau des chiffres officiels qu'on reprend au Figaro, tous nos chiffres sont les chiffres donnés par les renseignements généraux, par la préfecture, par la gendarmerie locale.

Euh on peut par exemple s'appuyer sur les comptages qui sont faits par nos confrères de la presse quotidienne régionale. La plupart du temps, les comptages euh de nos confrères sont proches, voir les mêmes que ceux de la police. Ils sont assez éloignés de ceux des syndicats.

Même si samedi, il y a eu un véritable écart. À Saint-Étienne par exemple, il y a eu une un comptage préfecture qui a été dénoncé dans la presse. Je pense notamment au progrès comme peu vraisemblable.

Euh on sait un comptage à la baisse. Un comptage à la baisse est dénoncé comme peu vraisemblable car il y avait plus de manifestants à Rohan qu'à Saint-Étienne qui, si on connaît les deux villes et la taille des villes semble vraiment peu probable. Donc samedi, il y a eu, je pense, euh, je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, je ne me prononcerai pas là-dessus, mais en tout cas, les chiffres donnés par nos confrères de la presse quotidienne régionale étaient légèrement plus élevés que ceux des autorités alors que d'habitude, ils sont quand même très très très proches.

Là, on revient avec des chiffres PQR, presse quotidienne régional très proche de ceux de la police. Donc, je pense que ces chiffres sont justes. Si on raisonne en terme sociologique, euh où y a-t-il eu une augmentation et où y a-t-il une une décroissance, si je veux dire ?

Aujourd'hui euh la baisse est vraiment générale. Je pourrais uniquement citer Diep qui avait 1400 manifestants samedi et qui en a 1800 aujourd'hui. Je crois terme géographique.

Ouais. Voilà. Je crois que c'est notre seule ville où la mobilisation est en hausse.

Tout le reste, c'est soit des nouvelles mobilisations, mais comme je l'expliquais tout à l'heure, c'est des questions de géographie et de et de choix. Euh sinon toutes les autres villes sont en baisse et il y a des baisses plus ou moins marquées. Mais euh je pense que dans les grandes villes, il y a une vraie vraie vraie vraie baisse de la mobilisation euh parce que samedi, ils ont battu des records.

Renn a battu un record samedi avec 25000, ils étaient 6700 aujourd'hui. Euh Marseille, ils étaient 12000 la semaine. En fin de semaine dernière, ils étaient 7000 aujourd'hui.

Donc la baisse est un petit peu plus accentuée sur les grandes villes en tout cas aujourd'hui. Euh en terme de de secteur d'activité, on voit une hausse quand même dans certains secteurs euh en tout cas de mobilisation en terme de grève euh notamment euh dans l'énergie chez les jeunes. Oui, la jeunesse est appelée euh j'ai vu par les syndicats étudiants à se mobiliser tous les jeudis jusqu'au 7 mars et pourquoi pas faire le entre guillemets le pont avec la mobilisation du 7 mars, le 8 mars la journée de la femme et le 9 mars une mobilisation de la jeunesse.

Effectivement après effectivement on voit on on voit beaucoup de jeunes dans les cortèges et parfois également des des jeunes qui sont rentrés chez leurs parents, des jeunes étudiants qui sont rentrés chez leurs parents et qui manifestent dans la dans la petite ville, dans la petite sous-préfecture, dans la préfecture chez locale entre guillemets. Est-ce que euh il y a il y a un autre secteur, bon vous avez parlé de la jeunesse, celui de l'énergie aussi. Celui de l'énergie très important.

On sait qu'au début de la mobilisation, les raffineries avaient appelé à une mobilisation sur 2 3 4 jours faisant revenir le spectre d'une d'une pénurie à la pompe comme on en a connu au mois de d'octobre et et novembre dernier. Pour l'instant, on voit pas encore se dessiner un tel scénario. Il faudra voir euh comment ça va se dessiner avant le 7 mars, savoir si les greffes seront reconductibles.

Mais effectivement, la CGT Energie est très très mobilisée. J'ai vu qu'ils avaient fait baisser la production d'électricité de 3000 MW ce matin. En en Est-ce que vous parliez justement tout à l'heure de la mobilisation des étudiants avec un pont possible entre le 7, 8 et le 9 mars ?

Euh est-ce que euh on on doit se préparer en tous les cas à un blocage étudiant et un blocage des fac ? Certaines facultés étaient déjà bloquées, elles ont été euh bloquées. On pense à l'intervention du député La France insoumise, Louis Bay Louis Boyard, pardon, à Renn 2 qui avait entraîné ensuite un blocage.

Le campus de de Tolbiaak qui appartient à la faculté Paris Panthéon Sorbon a également été bloqué ce matin. Oui, on peut tout à fait s'attendre à des blocages de faculté à partir du 7 mars et et on c'est difficile à prédire mais en tout cas on sent que cette date du 7 mars, elle est déjà dans toutes les têtes aujourd'hui et et les les manifestants, ceux qui sont mobilisés dans la rue ne pensent véritablement qu'à cette date et les chiffres sont seront à scruter ce jour-là avec grande attention. Je réponds à Rome 3791 qui nous dit que il faut sortir du Figaro et de la pensée canivaux pour les nuls.

Ben je vous en prie si vous êtes pas bien, il faut faut pas vous vous faire du mal hein. Euh mais euh je vous prie de rester quand même dans le cadre des chartes de modération et effectivement tous les débats, tous les toutes les opinions euh sont entendables, mais je peux pas entendre que ici c'est la pensée. Quel niveau.

Un dernier point, quels sont les les aujourd'hui les les villes et en tous les cas les secteurs que vous guettetz pour le fit data et maintenant et dans les heures à venir. On guettete l'ensemble des 250 mobilisations en France. On avait un œil ce matin sur les quelques manifestations dans des dans des préfectures par je pense par exemple à Bourge où ils étaient uniquement 2000 contre 3600 samedis et où leur record c'est 5000.

Donc tout de suite avec ces villesl, on voit se dessiner une tendance. Je pense également à Bergerac. Ils étaient 5000 samedis, ils sont plus que 2000 aujourd'hui.

Donc c'est ces petites villes là dès le matin qui manifestent à 9h30, 10h, 11h qui nous permettent ensuite de dessiner la grande tendance pour pour aujourd'hui. Et la tendance, aller à une baisse, une une mobilisation divisé divisée par de environ. Merci beaucoup Arthur Bijetta pour ces pour ces précisions et pour ces informations.

Je rappelle que tout ce qui est euh fait Je salue NS qui nous rejoint, Alain également qui est avec nous. Euh je précise d'ailleurs donc que tout ce qui est fait en terme de chiffre s'est retrouvé à la fois dans le live texte du Figaro qui est en dessous de ce player mais également dans la rubrique ficata. Travail très intéressant. passionnant et avec des des éclairages très souvent également de de spécialistes et bien sûr dans les pages du Figaro euh et de Figaro écrite.

On continue de débattre, on commente, on reste calme he sur les formes du Figaro. C'est pas la peine de s'énerver et de et de s'invectiver. On évite les épithètes, voilà, on réagit, on regarde donc c'est ces images et on commente ce débat sur la réforme des retraites qui finalement intéresse pas mal de monde, même si la manifestation, la mobilisation semble en baisse aujourd'hui, pardon, notamment ici à Paris, 300000 selon la CGT contre 500000 samedi et euh également des manifestations en baisse dans la plupart du temps dans les régions et également là où on a vu un certain nombre de de mobilisations jusqu'à présent dans les petites villes et on va regarder si on va atteindre les 30000 à Albis.

Vous prenez un paris ? Je prends, c'est difficile de prendre les paris mais en tout cas si on en croit les chiffres depuis le début de la la matinée, on sera légèrement en dessous des des 500000 manifestants. En tous les cas pour pour aujourd'hui, c'était ce qui est prévu, hein. 500000, c'est ce qui était prévu maximum par les par les autorités.

Merci beaucoup. On va regarder également ce qui se passe au plan sécurité dans quelques minutes avec Christophe Cornevin. En attendant, ben je vous laisse avec ces images de de manifestation qu'on va continuer à vivre et on revient pour les pour les commenter juste après. [Musique] On j on l on l on lâchera on lâchera [Musique] [Musique] avoir des manifestations minutes et [Musique] entre la et ça c'est [Musique] là Aujourd'hui, [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] on assemblée. [Applaudissements] [Applaudissements] tous les sont plus tous les sont [Applaudissements] le enfant car enfant déjà [Applaudissements] c'est bizarre parce que regarde tu vois tu vois là j'essaie de l'orienter Il veut pas venir salut. [Applaudissements] Oui. [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] Figaro, le Figaro c'est Figaro live pardon 16h.

Et nous sommes toujours en direct dans les studios du Figaro pour suivre et pour faire vivre cette 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. On va arriver à articuler et on a le plaisir d'être avec Christophe Corneva, spécialiste des questions de renseignement intérieur, également de sécurité au service société du Figaro extrêmement affuté et renseigné aux meilleures sources.

Alors, première question, mon cher Christophe, à quoi déjà s'attendaient aujourd'hui les renseignements territoriaux ? On s'attendait à une influence qui était quand même mobilisation qui était quand même en baisse entre 450 et 6500 personnes. C'est beaucoup moins que que la précédente édition, l'acte 4 et c'est presque la moitié du pic qu'on avait enregistré le 31 janvier dernier.

Donc c'est-à-dire que les renseignements intérieurs notre s'attendait véritablement à une à une un reflux une démobilisation et sur le terrain. Vous dites si vrai parce que là Vladimir Garsin nous signale que les syndicats arrivent place d'Italie term d'avance. Oui.

Ben ça prouve queévidemment les les contingents sont beaucoup plus clairsemés que ce qu'on pouvait imaginer. J'ai j'ai eu j'ai échangé là avec un avec un responsable des forces de l'ordre qui nous disait que euh il y a une demi-heure que selon lui les estimations euh les cortèges sont en baisse de 30 à 50 % par rapport à samedi. C'estàdire qu'on est vraiment en période de très basseau.

Il y a alors on les a vu he des villes comme comme Toulouse, on a 14000 personnes versus 30000 plus de moitié. Moi c'est la moitié pareil à pareil à Montpellier, pareil à Marseille en fait Montpelier où se trouve Jean-Luc Mélenchon déjà. Ouais ouais et pourtant et il arrive pas à mobiliser c'est ça marche plus.

Enfin en tout cas ça ne marche pas. Et en fait ça s'explique pour plusieurs raisons. En fait pour les pour les services de renseignement il y a il y a plusieurs choses.

Ils avaient été un peu surpris. il faut quand même le reconnaître le 19 janvier pendant l'acte 1 du mouvement. Euh, il s'attendait pas à notamment à à cette à cette colère qui montait dans ce qu'ils appellent la France des sous-préfectures, donc les petites et moyennes villes de France.

En revanche, là, on a des indicateurs objectifs, c'est-à-dire que on sait qu'il y a les faits vacances des zones des zones A et des zones B. Il y a un phénomène de lassitude aussi qui est assez assez palpable he on le voit dans les dans les dans les cortèges. Les les les manifestants sont à leur 4e journée nationale d'action.

Euh là c'est la 5e. Ils ont euh ils ont en perspective le 7 mars qui sera pour eux l'épreuve de force le moment de vérité. Et puis il y a aussi ce cette oui, c'est ça ce côté ce côté ça sert plus à rien en ce moment de descendre dans la rue.

Il faut garder les forces, garder du tonus pour pour cette pour ce grand bras de fer du 7 du 7 mars. C'est en tout cas ce qui se dit et ce qui a été relevé notamment par les services à travers le pays. Est-ce que le ministère de l'intérieur se félicite et s'attribue le calme des manifestations ?

B, on va dire que il a dans sa matière dans sa manière de gérer euh les foules notamment à Paris, parce que c'est souvent Paris l'indicateur euh euh global hein, de la de la ça donne la tendance, la couleur du ciel euh à Paris. On ils sont assez honnêtes euh en disant que c'est un double effet. Il y a un effet évidemment qui est lié à la mise en place d'un dispositif qui a changé, on a changé de posture dans le maintien de l'ordre.

C'estàd qu'on est plus sur des policiers qui vont directement au contact des manifestants, ce qu'on appelle flangarder les cortèges, c'est-à-dire de part et d'autre de flanc droit et flanc gauche mettre des forces de l'ordre qui sont contact. Là, c'est plus le cas. On les a retiré.

Ils sont devenus invisibles dans les rues adjacentes. Donc ça calme. C'est de nature à calmer un peu les cortège de tête qui sont très violents où on retrouve toute cette fameuse galaxie avec les blacks, les anarcoautonomes, les t tous les activistes impossibles imaginables.

Comme il voit pas les policiers, ils ont pas trop le pching ball, ils ont pas le chiffon rouge, ils ont pas la muletta pour foncer donc on donc on sait pas trop. Donc ils peuvent pas s'attaquent parfois à des des banques et cetera, mais c'est très très c'est très sporadique. Là, j'ai vu notamment, je suis en train de recevoir un message pour dire qu'il y a des éléments radicaux qui actuellement sont en train de de dessouder, je lis un panneau de signalisation sur la voie publique pour attaquer une banque boulevard de l'hôpital.

Mais généralement ce qui se passe qu' au moment même où l'exécution commence, les forces de l'ordre qui sont en périphérie intervenent foncent. C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas des policiers normaux ni des gendarmes normaux. On prend les les brigades anticriminalité, on prend les plelotons d'intervention de la gendarmerie qui sont des militaires spécialisés dans le saut de dessus si vous me passez cette expression pour passer les menottes et intervenir au cœur de au cœur des émettiers, cibler les meneurs et les arrêter.

Ça c'est intéressant parce que finalement dans le changement de doctrine, il y a pas simplement le fait de ne pas aller au contact, il y a la nature, enfin tous les cas des des dispositifs, il y a la euh les le les dispositifs ne sont pas les mêmes. Euh c'est c'est plus de c'est pas de la sûreté urbaine, hein qu'on fait. Ah bah ça a complètement changé.

Disons que quand vous regardez des des dispositifs de maintien de l'ordre en 68 où vous avez la tortue romaine avec des des murs de bouclier statique qui font face à 100 ou 150 m des manifestants et reçoivent une pluie de projectile sans bouger. On n'est plus du tout dans cette posture là. Maintenant, la doctrine est plutôt celle d'une relative discrétion au moment de du passage du défilé, une mise en retrait des forces et euh et en revanche une force d'action rapide, fulgurante, je dirais, euh qui euh qui qui fonce sur les sur les sur les fauteurs de trouble et qui procède à à l'interpellation avant que ça déborde.

Ouais. La c'est ça c'est que la nature des interventions c'est pas forcément des interventions, il y a peut-être moins d'intervention mais c'est des interventions, pardonnez-moi, mais c'est un peu plus radical même que ce qu'on a vu au moment des gilets jaunes. Oui, c'est un peu c'est en tout cas c'est radical dans la mesure où on est vraiment presque dans des opérations de bac, des opérations anticriminalité où véritablement là il s'agit de faire éclater ce qu'ils disent hein.

Le vocabulaire que les forces de l'ordre emploi en interne, c'est faire éclater les black blocks, donc leur foncer dedans, les faire voler, les émietter et faire une frappe chirurgicale au milieu pour pour les arrêter. Ça c'est une des raisons pour lesquelles en fait pour l'instant ça ne bouge pas. Mais l'autre raison qui est aussi importante que la première à mon sens, c'est que nous sommes dans des cortes syndicaux où à la différence des gilets jaune, vous avez des services d'offres extrêmement conséquents, notamment ceux de la CGT qui sont encore garnis de de de gros bras.

Des gens qui ont travaillé sur les docs, qui ont travaillé dans des usines, qui sont de solides gaillard et qui sont parfaitement organisés pour protéger le rang de leur défilé. Donc ça c'est voilà, il y a les deux choses, c'estàd qu' a les forces de l'ordre qui ont changé de posture de doctrine et par ailleurs donc ces services d'ordre ces services d'ordre des syndicats. image donc de la place d'Italie justement euh qui est la destination finale euh de ce cortage, hein.

Le cortège continue ceci dit, mais euh destination finale euh de euh cette manifestation où la tête de de manifestation, la tête de Cortage à Paris arrive avec plus de 3h d'avance ici euh donc dans le 13e arrondissement de Paris. Est-ce qu'on crée une radicalisation si ça baisse précisément ? Si ce genre d'image se confirme, si et si la réforme a une chance de passer ?

Bah évidemment, évidemment parce que pour l'instant on pourrait imaginer finalement que les que les que les casseurs ils sont en embuscade, il ne bougent pas, ils sont là. On estime qu'en France, il y a tr 2 à 3000 casseurs qui gravitent notamment dans le dans les mouvances à narcoautonomes et d'ultra gauche. Ces gens-là, ils vont pas ils vont pas lâcher l'affaire.

Ils sont extrêmement mobiles, ils sont extrêmement motivés et euh ils attendent la première occasion, la première friabilité dans le dispositif. Si les syndicats se rendent compte que euh bah ça ne marche pas, que les manifestations de rue ne marchent pas, on peut très bien imaginer à un moment ou un autre que euh euh la brèche s'ouvre un petit peu et que tout d'un coup le le les les éléments violents puissent enfin laisser libre court à leur à leur déluge de haine et et de d'agression contre les policiers, d'attaques ciblées contre les symboles du capitalisme. et cetera et cetera.

Et pour faire dévisser complètement ce mouvement, il faut quand même bien se souvenir que parmi les manifestants actuellement, il y a beaucoup de gens qui se disent "On en est la 5e manifestation, finalement, on a eu que des broutilles. Les gilets jaunes, eux euh à la fin du mouvement, ils ont quand même un énorme chèque euh des pouvoirs publics et donc ils arrivent arrivent à la conclusion hélas que c'est la violence qui paye." Voilà.

Euh un un secteur se mobilise plus aujourd'hui, c'est l'énergie. Est-ce qu'on craint un blocus au niveau de l'essence ? Alors, on craint un blocus au niveau de l'essence, mais pas mais mais pas que.

Je veux dire, il y a des rassurant ce que vous dites. Non, mais non. Bah oui, parce qu'en fait ce qui se passe, c'est que à partir du 7 mars, on va on va on va changer de dimension, on va changer de paradigme.

C'est-à-dire que comme on vient de l'expliquer, les mouvements de la rue ont leurs limites, même s'il y a beaucoup de gens, les syndicats ont compris que ça ne va pas infléchir la la posture du gouvernement. Et donc euh l'idée, c'est que le 7 mars va être certainement un moment de fracture dans le front syndical. C'est-à-dire que les réformistes de la CFDT vont essayer d'être toujours partisans du dialogue.

En revanche, ils appellent quand même à à la grève générale ce jour-là. Ils appellent la grève générale mais il ils ne mais je ne pense pas qu'ils iront jusqu'à des stratégies de de de blocage en force comme le veut la CGT parce qu'on sait déjà que dans les secteurs donc vous parliez du carburant mais donc c'est l'énergie mais aussi le secteur des mines le secteur des poques des ports et des docs et celui des transports routiers et des transports ferroviaires. Tous ces secteurs sont vont virer à l'écarlat à partir du 7 mars.

Donc c'est-à-dire que on risque d'avoir quand même une paralysie du pays, des trombeaux sur les routes. Enfin, c'est ce sera pas le grand soir mais ce sera un gros Je pense qu'on va arriver dans une France paralysée. En tout cas, c'est jouable.

Et c'est quand même des scènes qui sont un peu du chaos que vous décrivez là. Ben en fait oui, c'est le pays l'a connu hein, on a déjà connu des grandes greffes comme ça. On est euh on est proche en tout cas alors du chaos en tout cas d'une paralysie totale et euh et et qui mettra qui risque de mettre l'économie euh du pays durablement hors circuit parce que parce que c'est vrai que on a eu quand même on a eu on a eu les les gilets jaunes.

Enfin, les les commerçants en parleront mieux que personne, hein, mais ils ont eu quand même un certain nombre de de problèmes à essuyer les uns derrière les autres en parlant passant par la pandémie et cetera. Maintenant, ils craignent tous hein d'être d'être terrassés par une mutation, une métamorphose de la gangue sociale qui va toucher de plein fois l'économie. Ça, on va voir justement ça dans un instant, enfin en tous les cas après vous avec Marie Viso du Figaro économique précisément.

Il y a un autre secteur, en tous les cas un autre groupe qui se mobilise, c'est la c'est la jeunesse. Est-ce qu'on craint en tous les cas une contagion dans les FAG, dans les universités et au niveau de la jeunesse ? Style 86, style CPE et cetera.

Oui, bien sûr. En fait, c'est en fait les les analystes du ministère de l'intérieur regardent comme le laisse sur le feu tout ce qui est lié à la jeunesse. Parce que si la jeunesse, qu'elle soit lycéenne ou étudiante rejoint le mouvement, celui-ci va euh une nouvelle fois changer de nature.

Ça va, ça pose toujours d'énormes problèmes en terme de maintien de l'ordre parce que quand vous avez des jeunes, des enfants dans des cortèges pour les forces, c'est beaucoup plus difficile à manœuvrer. Pour intervenir, faut être plus délicat. Et puis ils ont tous encore l'empreinte traumatique hein de la mort de Malikosikin 1986.

Exactement. Euh réactivé par une série d'ailleurs qui est passé passée chez Disney Plus. Exactement.

Et en fait ça c'est euh euh ça reste ça hante hein un peu les l'esprit des forces de l'ordre. Donc les jeunes c'est vraiment un c'est un marqueur en plus hein. Est-ce qu'on prévoit justement une montée en puissance d'un mouvement d'opposition et de mobilisation dans ce secteur de la population ?

Bah pour l'instant à l'heure où l'on parle c'était une grosse crainte au tout début. D'ailleurs les derrière les manifestants, les les les syndicats appelaient hein, la FA, l'UNEF, enfin comme d'habitude appelaient à à renverser la table et en et ouais les syndicats étudiants et en et pour l'instant les blocages restent extrêmement limités dans les lycées. les âgés sont embryonnaires dans les fac.

Rappelons que ce sont on est en période de vacances pas pour tous les étudiants mais pour un certain nombre donc et puis il y a aussi des étudiants qui passent actuellement des partiels. Donc ce sera très intéressant de voir comment tout ça évolue en mars quand tout d'un coup il y aura cette cette montée en puissance de la de la colère à partir du 7. Donc vous parlez Christophe le dans le live tex du du Figaro, on voit bien que les la mobilisation en tous les cas euh baisse dans un certain nombre d'endroits.

À commencé par euh la 3e ville de France, la ville de Lyon qui euh on voit que le cortège rassemble moitié moins de manifesteur ce ce jeudi. qu'on disait tout à l'heure, moitié moins à Toulouse, moitié moins également à Lyon et c'est une tendance que l'on voit quand même dans pas mal de de villes euh grâce à la carte qui a été établie, dressée par le ficata, on voit bien qu'il y a une baisse. On le disait donc à Lyon, à Marseille, la deuxème ville-de France, Montpellier, Bordeaux également, Nice, vraiment beaucoup moins.

Strasbourg également, baisse baisse à Rouan, baisse à Tour, baisse à Rennes. Pas de baisse pour l'instant noté à Nant ou à Paris ou à Toulon ou encore à Lille. Mais là encore, je pense qu'il va falloir avoir les les les chiffres et les tendances.

Sachant comme le disait également tout à l'heure Arthur Bijota, que il y a des mobilisations qui sont prévues en fin d'après-midi et qui sont prévues ce soir avec des retraites au flambeau. Sur ça, il y a des inquiétudes de la police ? Oui.

Oui. Notamment notamment euh notamment à Nant. Hm hm.

En fait, il y a dans les ce qui ce qui inquiète toujours, ce sont les villes où les les militants d'ultra gauche sont nombreux. Donc les les persos de l'ultra gauche, Renant. Donc il y a bah c'est toujours un peu près les mêmes hein.

Il y a il y a il y a Red, Nantes, il y a Grenoble, Toulouse, Lyon, Montpellier. Là, ce qui est vraiment euh ce qui est vraiment inquiétant, c'est Lyon est un Lyon est un Barceau de de l'ultra gauche. Il y a il y a beaucoup il y a beaucoup il y a beaucoup de militants d'ultra gauche à Lyon.

Euh c'est un des c'est un des versau de l'ultra gauche en France. Le ce qui est intéressant c'est en fait ce qui est ce qui est ce qui ce qui intéressait vraiment les les forces de l'ordre aujourd'hui, c'était Renn. Pourquoi Renn ? parce que Rennes, il y avait eu depuis le début du des journées nationales d'action contre le projet de réforme des retraites, il y a chroniquement des échauffés à Rennes.

Vous faut garder en mémoire quand même que ce que la dernière s'est soldé par trois CRS blessés dont un qui a été enflammé par des cocktails molotof qui était l'incident le plus grave à répertorier sur l'ensemble du territoire national. Et puis euh et puis Nant parce que Nant là pour le coup, il y a énormément de c'est un gros c'est un gros un gros fief aussi de de l'ultra gauche et c'est inquiétant parce que notamment avec la Zade hein de Notredame Vlande notamment, il y a voilà, il y a tous les adistes et il y a euh parallèlement à la manifestation tenue par les syndicats, une seconde manifestation qui est prévue ce soir, une marche au flambeau justement officiellement appelée marche au flambeau dans lequel il y aura toute une galaxie qu'on m'a décrite comme étant composé où on attend en tout cas des antifas, des anticapitalistes, des anarcoautonomes, des féministes, des échogerriers d'extinction rebellion, enfin voyez voyez un peu près le le comment dirais-je le pas mal d'activistes. Voilà, c'est ça.

Voilà le le nombre de de profil des participants. information de notre consœur du ficatta Nicole Triuler qui dit que selon les données collectées actuellement par le FC data, donc par le Figaro, on compte pour l'instant dans 126 villes de France 251000 manifestants contre 508000 samedi dernier à cette heure-là. C'est donc un peu plus comme nous le fait le Sony Nicole euh le Sony Nicole un peu plus de 50 % euh de baisse.

Il y a une nouvelle info effectivement je pas je peux vous poser la question tout à l'heure sur la jeunesse parce que il y a eu un nouvel appel aujourd'hui des organisations de de jeunesse donc avec une volonté de de bloquer les fac mais est-ce que là on se heurte pas ces organisations là en tous les cas ne se heurte pas aussi à la nature même de le de de de la cause à défendre ou à pourfendre c'est quelque chose qui quand même touche même si on voit des jeunes dans les dans les cortèges Même si certains on l'entendait ici disent euh oui mais la retraite ça nous concernera toujours et puis ça peut concerner nos parents, nos grands-parents et cetera. Est-ce que quand même là il y a pas un effet de euh de désappartenance quand même par rapport à à à ce genre de de cause ? Alors on pourrait imaginer effectivement que que les jeunes se sentent pas concernés par ce problème parce que finalement les retraites c'est pas forcément au cœur de leur préoccupation.

Ils sont jeunes, ils ont de choses à faire. n'en demeure pas moins qu'il y a quand même un certain nombre de jeunes qui d'ors et déjà on a compris que la valeur travail a changé de nature notamment depuis peu. La pandémie l'a prouvé, le rapport au travail s'est modifié et il y a beaucoup de jeunes qui disent en tout cas moi je ne travaillerai pas jusqu'à 64 65 et dit pourquoi pas 70 ans ?

Donc il y a quand même des gens qui se sentent concernés par cette par cette question. Mais au-delà de ça, euh il faut quand même bien comprendre que euh cette manifestation la TCKAL est conçue comme ça par les services euh qui analysent un peu les mouvements. C'est euh ce mot de retraite est un mot valise derrière lequel il y a beaucoup d'autres ranqueurs.

Et c'est et c'est comme ça que c'est analysé par les services. Oui, c'est vraiment c'est vraiment la la France la France des déclassés, la France des sous-préfectures, la France des zones des zones blanches où il y a plus d'hôpitaux, où il faut prendre sa voiture avec un carburant qui coûte très cher pour aller à supermarché. cette France finalement qui n'est plus écoutée par Paris et qui n'est pas pu écoutée par les élites qu'incarnent euh le les gens qui sont actuellement au pouvoir, en tout cas aux yeux de des manifestants.

Euh c'est l'anarter nous dit "Si les si les routiers s'y mettent, le pays sera bloqué. Est-ce que il y a une crainte à ce niveau-là ? Bien sûr, bien sûr.

Évidemment, tout à l'heure, on disait euh euh mobilisation dans euh le secteur euh ferroviaire et et des transport. Euh évidemment euh ça c'est une des grosses et on on évoquait le spectre d'une paralysie euh pourrait participer à cette paralysie évidemment outre le blocage des raffineries et donc des pompes à essence dans un second temps euh des opérations escargot voire des blocages comme on en a connu euh pendant de de précédentes manœuvres contre mobilisation contre la réforme des retraites. Est-ce qu'on s'attend à un retour des gilets jaunes ?

Ah, les gilets jaunes. Alors, les gilets jaunes euh jusqu'à maintenant, ils essayent d'une manière ou d'une autre de surfer sur ce sur ce mouvement, mais ils ne sont pas meneurs, ils ne sont pas euh euh ils essayent de de reprendre. Est-ce que justement en région, on va peut-être retrouver d'ailleurs les les images là, on voit actuellement les images de la bassie mais qui était le point de départ de la manifestation.

Ah là on est passé un peu voilà, on va on va repasser aux images cette fois-ci de l'arrivée place d'Italie où on voit quand même que encore que le cortège est clairemé hein. C'est d'ailleurs le titre vers une mobilisation en basse que l'on trouve en tête de home euh du en tête de la page d'accueil euh du site sur le figaro.fr.

Pardon. Je vous ai coupé mon cher Christophe. sur les les gilets jaunes, vous dites il y a en tous les cas une volonté, il y a une euh un un un de la part de de ce mouvement de venir se greffer et de revenir dans dans ce mouvement.

Voilà. Parce qu'en fait sur les gilets jaunes, ceux qui sont encore gilets jaunes, on va dire c'est les plus endurcis, c'est ceux qui n'ont jamais lâcher l'affaire. Et donc ils essaient par tous les moyens de de récupérer le le mouvement.

Alors euh il y a eu des appels il y a 15 jours, 3 semaines notamment à reprendre les ronds-points, à retourner sur les ronds-points comme au tout début he du mouvement à l'automne 2018. Ça a pas pris. Il y a eu euh des appels de gilets jaunes à occuper les têtes de de Manif où là où il y a où on voit le plus et cetera.

Mais les mais les services d'ord des syndicats euh ne les restent ne les laissent pas rentrer dans les rangs. Ils sont pas forcément très nombreux. Euh ils sont un peu dilués.

Alors en avant dans la masse là même s'il y a moins de monde, mais ça reste quand même euh ils sont quand même un peu moins, ils sont plus ils donnent plus l'impression de force. Et là récemment euh les gilets jaunes retirent leur gilets jaunes. On a vu beaucoup de gilets jaunes qui retirent leurs gilets jaunes pour essayer de se mettre au côté de des potentiels émettiers qui eux sont vêtus de noir.

Donc là c'est récemment là la dernière manif c'est ce qu'on a vu. Donc c'estd qu'en fait ils essaient des choses pour bah pour continuer l'action mais en tant que gilet jaune je suis pas certain qu'on ait une marée jaune en mars à travers le pays quoi. Je crois pas.

La fièvre jaune est derrière nous. La fièvre jaune est derrière nous. Belle formule.

Et vous avez pas encore nous dit que vous nous avez pas encore dit que la retraite au flambeau peut-être une retraite au flambé ce soir. Dans tous les cas, apparemment, c'était la crainte. Euh j'en appelle également au calme sur le site du Figaro là, les invectives fusent.

Et si ça continue, je vais demander au modérateur de bannir euh les insultes et donc de bannir ceux qui qui les les émettent. Donc vous pouvez débattre mais il y a pas on s'insulte pas et en tout cas c'est la charte de modération du Figaro et on débat et on débat avec des arguments, pas avec des des insultes. Et je demande au au modérateur du Figaro là de de bien être vigilant sur ce sur ce planlà et bah si si c'est le cas, on on bannira comme le le dit et l'exige la charte de modération du Figaro. comment on envisage le 7 mars.

Vous disiez tout à l'heure, c'est ça qui est intéressant, il y a en tout cas on table sur une rupture du du front syndical à ce moment-là avec la avec la modération avec la justement le la mobilisation et la radicalisation du mouvement. Est-ce que on pense que ça ce mouvement prendra ? Est-ce que on se dit encore "Bon, c'est un scénario, il faut s'y préparer mais c'est pas forcément sûr." Ah, le pire n le pire n'est jamais n'est jamais certain.

Mais il est clair que euh Mais mais il est mais il est absolument clair que euh l'exécutif mise sur le fait que cette belle unité euh entre guillemets syndicale euh puisse effectivement ce front puisse véritablement se disloquer euh à cette échéance là parce que tout d'un coup il y aura vraiment des choix à faire. il y aura des choix. Soit on s'enfonce dans le blocage de la paralysie, le blocage de la violence, soit on essaie chez les réformistes, une partie parce que tous les syndicalistes ne sont pas des ultras, il y a une partie des syndicalistes qui veulent essayer de négocier et veulent essayer de de d'amender le texte, hein, d'essayer de trouver des voilà et donc du coup, il y aura certainement une petite rupture sur la manière de voir les choses.

Mais en revanche, les les plus durs semblent extrêmement déterminés et on s'attend véritablement à des lendemains qui déchantent à partir du 7 mars. Ça c'est une c'est une évidence dans les dans les secteurs hein qui ont été identifiés par les analystes de du ministère de l'intérieur à savoir le secteur des miné de l'énergie, on en a parlé le carburant, les raffineries avec aussi des des opérations de délestage euh sur la livraison de de l'électricité voir des opérations Robin des Bois où on va donner d'électricité à des gens. Voilà, ça c'est le c'est le Robin des bois, c'est on coupe pas l'électricité, on le donne à le don à des gens qui le payent plus qu'il ne payent plus.

Après, il y aura évidemment les ports et les doc donc ça plus populaire que la coupure d'électricité. Beaucoup plus populaire. Et c'est pour parce qu'en fait l'idée c'est que quand on paralyse le pays, quand qu'on quand quand qu'on quand quand qu'on quand quand on arrête la circulation des trains que les gens partent en vacances euh euh et cetera, al il faut pas qu'il se retrouve avec la France contre eux parce que le principal argument des syndicats, c'est de dire la France est contre le projet.

Si la France tout d'un coup change de de d'état d'esprit, on a vu récemment là qu'il y a eu un sondage aujourd'hui qui est passé euh sur les sur les réseaux et qui fait état de presque 6 français sur 10 qui sont pour une pour des pour un blocage du pays en en mars. Mais c'est ce que expliquait Bernard Salonz des labes lundi sur le plateau de point de vue, c'est que on peut avoir 6 % si 60 % de Français qui sont favorables aujourd'hui, mais dès lors que le blocage se fait, on peut justement avoir moins de 60 %. Ce peut baisser à partir du moment où la chose devient effective.

Voilà. Et voilà. C'est je voulais exactement venir à ça, c'est Non non non mais en fait cette analyse me semble assez assez juste dans la mesure où à partir du moment où on va s'approcher de l'échéance et que ce blocage va toucher les gens en direct, la popularité des grévistes, la popularité des bloqueurs va péricliter de manière assez rapide.

Donc euh ils sont obligés quand même de ils vont aller jusqu'au bout hein. On le voit bien euh Martinez très détermin extrêmement extrêmement remonté, il pas il n'est pas seul hein mais à un moment ils auront l'opinion publique qui finira par se retourner contre eux. Ils le savent déjà.

Donc c'est quand même une partie euh c'est une partie extrêmement risquée. Pour l'instant, les syndicats, je trouve euh ont euh euh retrouvé une espèce de légitimité, hein, parce qu'on a pendant très longtemps, on a dit avec les gilets jaunes, c'est fini, les représent les organisations professionnelles sont mortes, et cetera et cetera. On a vu euh parmi les dans les premiers jours de mobilisation que c'est pas véritablement le le cas.

Ils ont mobilisé beaucoup. Donc là, ils vont monter d'un cran. Donc ils vont durcir, cristalliser la colère.

Mais en cristallisant la colère, ils vont euh ils risquent tout de se prendre une partie de la France silencieuse euh de face. Euh et donc euh effectivement un un un fort mouvement euh syndical mais qui risque d'être euh rompu, en tous les cas, un fran syndical qui risque d'être rompu mars et une une économie qui risque d'être hors circuit à partir de cette cette période là. C'est c'est des prévisions du des services de renseignement et c'est ce que vous nous disiez, c'est quand même deux choses qui sont importantes de de voir et de savoir donc et qui permettent de mettre en perspective également ces images là où on voit un petit peu plus de monde dans les dans les rues d'Alby, mais notamment dans les rues de Paris où on voyait quand même beaucoup moins de monde où le où le euh le cortège est arrivé à destination avec 3 heures d'avance.

Il y aura à à ça, il faut quand même rajouter aussi quand même le la perspective. C'est pas parce qu'on bloque le pays que les black block nessont pas dans les parce qu'il y aura d'autres manifes he pas se mentir, c'est pas pour autant que les les black vont désarmer. C'est dire que ils sont en embuscade.

On l' dit tout à l'heure de black block aujourd'hui. Bah a priori alors c'est en fait le black block c'est pas c'est un mode opératoire c'est une c'est une c'est une stratégie d'émeut dans ces black il y a de tout hein. On on en a parlé tout à l'heure he il y a tout cette galaxie les antifas les anticapitalistes on va dire voilà la gauche radicale c'est 2 3000 personnes. 2 3000 personnes.

Et en fait euh là eux ils vont tout faire pour euh pour passer euh pour passer à l'action un moment à un autre. Il faut quand même pas oublier que le Blackbock en plus il a eu le temps de les Black Blockers, ils ont eu le temps de de s'entraîner, de monter en gamme, de gagner en technicité. Euh il faut se rappeler que c'est un mouvement qui a plus de 40 ans quand même hein.

Les Black Block c'est pas d'hier, c'est ça remonte en Allemagne. On appelait ça les charson block à l'époque et c'était des c'était la même c'était la même couleur mais dans deux langues différentes. Exactement.

Mais en fait c'est de là que ça vient. C'estàd c'était c'était les blocs noirs en en allemand quoi. Et euh après, on les a vu euh euh euh manifester aux États-Unis, après on les a vu arriver en Europe, on les a vu notamment euh au sommet de Strasbourg euh où ils ont mis à Gè où ils ont mis euh euh dans des sommets capitalistes les ou de l'OTAN euh la ville à à sac et et là en fait ils sont ils ont bien rodé leur leurs dispositifs, ils ont une vraie culture du secret donc ils sont extrêmement difficiles à à espionner, à pénétrer, hein, policièrement.

Euh, ils ont ce qu'on appelle une stratégie de recomposition perpétuelle, c'est-à-dire que quand ils sont sur le terrain, ils se silhouettent et ils se désilhouette, il s'habille en noir quand il passe à l'action. il retourne dans les manifestations parmi les manifestants pour se rendre anonyme et lâcher leur leurs affaires et euh et ils ont une ils ont véritablement une longue il y a pendant longtemps ils ont profité on va dire d'une forme de réticence politique le le le les les pouvoirs en place n'ont pas voulu véritablement s'attaquer au black block parce que dedans se trouvent à des jeunes et il voulaient pas d'incident mais en tout cas Voilà, c'est dire qu'il y a le blocage, mais il y a aussi ces gens-là qui ne sont pas là pour pour faire figuration très longtemps. Alors, si vous avez répondu à certains à certains internautes qui qui disaient les black et les services de renseignement savent qui y sont et cela arrange l'État, bah apparemment ce qui ce que vous disiez c'est que c'est quand même plus compliqué que ça.

C'est plus difficile à à pénétrer et et à et à infiltrer, même si bon, il y a des des groupes d'activistes, on le sait, qui ont été parfois infiltrés par un certain nombre de service de renseignement. Ouais, tout à fait. Non, non, non, non. euh je pense que ce serait ce serait un raccourci un peu dangereux d'imaginer que l'État joue joue avec les black ou manipule les black blocks pour pour faire déraper de manifestation.

Euh ils ont absolument pas la main dessus euh euh dans la mesure où euh les blacks sont vraiment dans la culture de de l'ultra gauche qui est et de la ou des anarcs autonomes qui est celle de la clandestinité la plus totale. Il se parlent même pas enfin quand ils se parlent au téléphone, c'est éventuellement pour se donner euh un rendez-vous mais voilà ça va pas plus loin. Euh 16h32 sur le site du Figaro et sur Figaro Live.

Euh une toute dernière question peut-être et puisqu'on parlait des black vlog, on parlait de violence, on parlait de maintien de l'ordre, deux choses. Première premier point, on a signalé quelques violences à Lyon et on en signalit tout à l'heure à Paris. Il y en a eu d'autrespuis.

Il y a eu Renn. Il y a Rennes. Alors Lyon, alors à Paris, il y a eu quelques quelques là, il y a cette histoire de de panneau de signalisation de panneau de signalisation démonté pour attaquer une banque boulevard de l'hôpital.

Voilà, boulevard de l'hôpital. Tout à fait. À Lyon, il y a eu aussi quelques quelques avec les forces de l'ordre et à Rennes euh ça a été des bah justement des militants d'ultragauche qui une fois encore ont investi les voies euh cagoulé vêtu de noir les vo les voies ferrées et ils les ont occupé pendant un bout de temps avant d'être délogé par les forces de l'ordre.

Mais on n'est pas voyez on n'est pas du tout dans le grand soir avec Paris brûle-t-il ? Non Paris ne brûle pas. Paris nep pas Albi non plus d'ailleurs comme on le voit sur ces images en direct c'est là où se retrouvent les leaders de de terre syndical Didier Lalband l'ancien préfet ça sera ma dernière question Christophe c'est c'est nouveau exprimé cette semaine et il a il affirme qu'il n'avait qu'il n'a jamais voulu tirer sur qui que ce soit il essaie de rétablir un peu sa sa légende.

B le préfetallemand, il est il est quand même euh je dirais pas qu'il est parti avec du goudron et des plumes de la préfecture de police, mais en tout cas son image a été euh euh hélas pour lui, euh sérieusement euh abîmé hein dans l'esprit du public parce qu'il y a eu plusieurs dizaines de personnes qui ont été grièvement blessées pendant la manifestation des gilets jaunes qui était d'une rare violence et mais en face il y avait aussi des forces de l'ordre qui étaient touché. Le préfet de cet ancien préfet de police essaie évidemment de de réhabiliter un peu sa sa mémoire et son image, hein. On peut pas on peut pas l'emblamâmer.

Euh je pense pas que il a donné l'ordre, en tout cas ce qui est clair, c'est qu'il a je pense pas qu'il a donné l'ordre de blesser des gens. En revanche, il avait euh après le on s'en souvient tous après le après les euh les échau fouré qu'il y avait eu au pied de l'Arc de Triomphe euh en décembre euh euh le ministère de l'intérieur 2018 bien sûr le ministère de l'intérieur avait décidé de siffler la fin de la partie euh parce que c'était ça véhiculait une image tellement calmiteuse de la France qu'il fallait aller ce qu'on appelle au contact et donc c'est le le préfetallemand a été l'artisan hein de de ce de ce de ce d'aller au contact, c'est-à-dire créer des forces de choc. On a pas son souvenir les braves de les braves de la répression de l'action violente hein, les BRAV qui à moto ou à pied allait allègrement au contact des des casseurs et parfois des manifestants.

Il faut quand même savoir que à ce moment-là, c'est c'était très chaud, hein. Là, dans une manife comme celle-ci, on a 20 30 interpellés. Euh, il y avait plus de 1000 interpellés à Paris en décembre en une seule manifestation.

Les jaules des commissariats parisiens la masse des gens qui étaient ramassés dans les rues. Le préfet allemand avait pour mandat de de de provoquer un électrochoc dans les rangs des des gilets jaunes à l'époque pour essayer de de briser un peu cet élan de colère. Donc c'est ce qu'il a fait.

Euh évidemment sa popularité derrière a pas été euh au sommet. On a pas dit. Merci beaucoup Christophe Cornevain.

On aura peut-être pas 20 à 30 interpellations ici à Alb en tous les cas vu l'ambiance de de ces images avec un cortège quand même avec des personnes plutôt âgées euh ce que vous avez remarqué certains certains internautes tout à l'heure. Euh mais en tout cas un cort extrêmement calme dans les rues de la euh préfecture du Tarne. Et ben on va pour l'instant faire une pause en vous laissant vivre ces images et on va reparler avec Sophie de Ravinel du Figaro politique de ce qui est en train de se passer de ce tramer à gauche et la gauche de la gauche en ce moment et dans la perspective du 7 mars. plein pot sur les images. [Musique] Il y a pas le [Musique] bra qui vous a la de [Musique] Voilà, on a vu des images de Jores.

Et ben c'est excellent pour vous introduire Sophie. euh qui est Sophie Dravinalel, spécialiste de la gauche et des gauch gauchologue au service politique du Figaro. Bah, comment va la gauche aujourd'hui ?

Écoutez, elle est moins mobilisée dans la rue, toujours aussi mobilisée à l'Assemblée nationale et très décidé à se mobiliser visiblement à partir du 7 mars prochain. Alors précisément entre aujourd'hui et d'ici le 7 mars, il y a ce qui se passe actuellement à l'Assemblée nationale. Avant d'y revenir, puisque je vous donnais des demander des nouvelles de la gauche, comment va la France insoumise qui est en pointe dans ce mouvement ?

La France insoumise ? Et bien tout dépend de si vous me parlez de Jean-Luc Mélenchon qui était à la tête de la France insoumise ou de ses frondeurs en interne ou de sa base qui se demande parfois un peu ce qui se passe parmi ces c ses ses dirigeants. Donc ce sont trois regards différents du point de vue de Jean-Luc Mélenchon et bien il a fait un paris hein le paris de de prendre la main sur ses opposants internes.

On reviendra sur la fronde. Il a fait le pari aussi de prendre la main un peu sur la NUPES en refusant d'arriver à l'article 7 et le suspense reste encore entier. On en parlera aussi au Parlement.

Et 3è paris de prendre la main un peu sur les les syndicats qui eux tiennent la rue très calmement et de façon assez déterminée sans heure. On voit que ce qui se passe précisément. Pardonnez-moi Sophie, je vous je vous coupe, mais on voit justement poindre sous votre plume euh et en particulier euh dans l'article paru dans les éditions papiers du Figaro de ce de ce euh jeudi de ce jeudi matin, on voit point donc sous votre plume une dissension entre les syndicats et les politiques avec des des métaphores d'ailleurs poissonnières comme chez le député PC de Saint-Maritim, Sébastien Jumel.

Oui, absolument. Parce que en fait il y a une répartition des rôles très précises entre la rue pour les cortèges syndicaux, les mobilisation, les centrales qui décident dans des assemblées générales de ce qui va être conduit dans le pays et la gestion de du pays à l'Assemblée nationale qui revient aux parlementaires, chacun étant dans son rôle euh depuis des années, depuis que le PCF et la la CGT ont décidé de se conduire distinctement. Euh, on voyait des images à Albi là tout à l'heure justement.

Donc là, il y avait que des que des que des responsables syndicaux. Il y avait pas du tout de responsable. Voilà, il y avait sans doute quelques élus, quelques points fixes, voilà, locaux, mais il n'y avait pas il n'y avait pas les points fixes des politiques qui étaient à Paris.

Et en fait cette cette opposition, elle est toujours enfin disons cette distinction, la répartition des rôles est très claire, très nette, très respecté Jean-Luc Mélenchon, sauf peut-être un peu par Jean-Luc Mélenchon qui a voulu bousculer ça et qui est à Montpelier aujourd'hui. Voilà, lui il est à Montpelier aujourd'hui parce qu'il tient un meeting ce soir. Mais pour revenir juste sur les syndicats, c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon, lui, il essaie de de il veut incarner, c'est un une disons dynamique très personnelle. il veut incarner incarner euh prendre le là sur cette opposition. il va être celui qui incarne majoritairement cette opposition la réforme des retraites parce qu'il a saisi très bien que on était dans un moment assez exceptionnel où la gauche était totalement unie où l'opinion publique était majoritairement selon les sondages opposé à cette réforme aussi et que même au sein du gouvernement sa clive et donc Jean-Luc Mélenchon lui il veut bordelliser l'assemblée pousser son avantage jusqu'à donc la dissolution et c'est un peu l'opposition entre c'est ça qui recherche il pense que il peut tirer euh son épingle du jeu plus que Marine le Pen.

Bah autant en tout cas euh en concurrence avec elle et qui peut gagner plus de députés à la faveur d'une dissolution et de nouvelles élection mener bataille pour ça. Oui, il se pense capable de de de mener de lever et c'est pour ça il est dans cette dynamique là. Et c'est vrai que comme Emmanuel Macron ne l'exclut pas non plus, lui il veut une dissolution choisie contre Mélenchon qui veut une dissolution subie enfin qui veut lui faire subir cette euh dissolution.

Et donc il y a une espèce de nouveau de bataille qui émerge. On verra bien euh où on en sera demain vendredi à 23h59 si cet article 7 sera étudié ou non. Est-ce que ça changera beaucoup de choses sur la mobilisation dans la rue ?

Moi, j'en suis pas convaincu. Il y a une bataille de l'opinion, hein, qui se joue là entre les syndicats et les Ah, ça c'est intéressant. Entre les syndicats et les politiques et la gauche.

Alors, il y a une bataille d'opinion, c'est-à-dire que déjà entre les syndicats et le pays, il y a une bataille d'opinion et je pense que c'est ça explique en partie le choix de ne rien faire jusqu'au 7 mars et le 7 mars étant aussi l'après-va scolaire. Et donc il faut que l'opinion suive parce que ça va être dur et donc gâcher en plus les vacances scolaires. Euh c'était ou disons partir dès maintenant pendant les vacances scolaires, c'était s'aliéner une partie de la population.

Euh pourquoi PS et PC ont retiré leurs amendements ? Donc on était à 11000 amendements. Euh ils ont tout retiré.

Ils ont tout retiré. On en a plus qu'à 4 les écologistes aussi. Alors ça c'est tout le monde a retiré.

Alors, on va revenir sur l'instant. Euh on attend euh nous sommes donc jeudi à 16h euh et on attend encore que les 16h45 pardon ça passe vite puis on est en live, on peut donner absolument 16h45 et c'est vrai que les insoumis euh de il y a 5 minutes n'avaient encore pas retiré leurs amendements. Ils en ont combien à peu près ?

Oh ils en ont des des centaines voire des milliers. Ils les ont pas encore retiré. Ils ont dit qu'ils allaient faire.

Voilà, ils disent qu'ils l'ont qu'ils vont le faire d'ici ce soir pour permettre la discussion. Là, on est, il faut savoir qu'on est après l'article 2. Alors, on est entre l'article 2 et on veut arriver à l'article 7.

Alors, Fran François Xavier Vo, votre homologue du service politique, me disait tout à l'heure que effectivement ça va très vite une fois qu'on a retiré. Donc, mais là, quel est le est-ce qu'il y a un débat ? Est-ce qu'il y a une volonté de discuter de l'article 7 avant demain avant le débat sur la motion de censure déposée par le RN ?

De la part de qui ? de la part de de la France insoumise. La France insoumise ne souhaite pas, arriver à l'article 7, ne souhaite pas le débattre parce qu'ils considèrent que donc ils retireront pas leur amendement.

Ils ne le souhaitait pas. Après, est-ce que c'est là où Jean-Luc Mélenchon est en train euh de de mener sa bataille en interne ? Il a affiché qu'il ne voulait pas y aller.

Est-ce que il va y avoir une telle pression de la NUPES sur lui qu'il va être obligé de les retirer ? Peut-être. Mais je pense que ce qu'il est en train de calculer, c'est que on n'y arrive pas malgré le fait qu'il retire ses amendements.

C'est-à-dire qu'il compte sur l'obstruction voulu par LR et par Renaissance puisque le gouvernement lui-même selon euh la NUPES n'est pas enfin la NUPES considère que le gouvernement lui-même ne veut pas débattre de cet article 7. Prédateur. OK.

Comment euh vont-ils argumenter le fait qu'ils ne voteront pas la motion de censure du RN ? parce qu'il considère que cette motion de sinciivre n'intervient absolument pas au bon moment, que si elle doit arriver, elle doit arriver à la fin des débats, c'est-à-dire une fois que le texte sera parti au Sénat, qu'il aura été débattu au Sénat, il y aura une commission mixte paritaire, ça va revenir à l'Assemblée nationale, sauf enfin après, on verra si c'est voté par décret ou non, mais c'est à ce moment-là à l'issue lorsque tout a été débattu qu'il peut y avoir le le le choix par la NUPES de déposer cette motion qui est une façon de dire au gouver gouvernement, nous voulons vous stopper jusqu'au bout. Là, eux considèrent que le RN choisit de déposer cette motion à un moment qui n'est pas le bon au milieu des débats uniquement si on en croit à la NUPES pour se faire entendre alors qu'il ne dépose pas d'amendement par exemple sur les 1200 €.

Il faut savoir et c'est très intéressant cette bataille des 1200 € qui est en train d'être gé Sophie, c'est euh le montant euh c'est de certaines retraites, c'était une c'était une promesse du gouvernement que tous les Français initial hein bénéficieraient de d'un minimum de 1200 € et puis de retraite par la suite quel que soit leur carrière et puis les opposants à cette réforme de de tout bord d'ailleurs parce que LR haussier est sur cette question des 1200 €. Pourquoi ? Parce que évidemment leurs électeurs les interrogent là-dessus.

C'est quelque chose qui touche vraiment les catégories sociales euh les plus modestes. Et du coup, ils ont poussé poussé poussé pour essayer de savoir ce que Dusoft avait dans ses bagages sur les 1200 €. On a réalisé qu'en fait les 1200 € ne pouvaient être décerné entre guillemets comme une queue à ceux qui auraient mené toute leur carrière avec un SMIC minimum.

Donc ça ça retire déjà beaucoup de monde. Et ensuite là donc Olivier Dusopt affirme qu'il y aurait 40000 français euh 80000 non pardon attendez je 40000 français qui pourraient en bénéficier ce qui est déjà quand même très très peu. Et euh la NUPES avec Jérôme Gadge le socialiste et d'autres sont allés au ministère des solidarités pour essayer d'obtenir des chiffres.

C'était ce matin donc dans une démarche très de communication politique assez marquante parce que tout le monde dans les voilà on on a beaucoup vu et on va encore beaucoup voir cette image de de de Jérôme Gage devant le ministère des Solidarités pour obtenir les chiffres et lui affirme qu'en fait Olivier Dusopt le ministre donc en charge du dossier des retraites ce chiffre de 40000 € qu'il avance comme étant celui que du comme étant le nombre de de Français qui pourront obtenir leur 1200 € et bidon c'est ce qu'avance Jérôme Gage et que finalement Olivier Dusopt a sorti ce chiffre de nulle part. Enfin eux affirment que ils n'ont aucune trace de ce qui peut lui permettre d'avancer que 40000 Français toucheront 1200 €. Et donc là c'est très compliqué pour le gouvernement parce que si effectivement il n'arrive pas à prouver que 40000 français à minima toucheront ces 1200 € ça donne un avantage à la NUPES et ça va être encore plus compliqué après pour le débat au Sénar.

Est-ce qu'il faut, si je puis me permettre, avoir en tête pour demain et ça notre super correspondant à l'Assemblée Wally Bordas travaille là-dessus. C'est ce c'est c'est-à-dire que l'article 7 n'est pas le seul qui peut bloquer euh l'ensemble de cette réforme et ça n'est pas que la motion de censure aussi qui pourrait voilà parce que la motion de censure du RN il y en a 88 qui vont la voter la motion de censure du RN voilà et ne sera pas voté donc mais ce qui peut en revanche bloquer c'est que vous savez que dans ce projet de loi il y a une partie recette une partie dépense. Demain donc jusqu'à l'article 6, on est dans la partie recette.

Si jamais il y a un élément qui doit être voté pour voter l'ensemble de l'article 6, si cet élément est rejeté, l'ensemble des articles de 1 à 6, pardon, si cet élément est rejeté, ça veut dire que la partie recette en entier tombe et ça veut dire que tout le projet tombe parce qu'il ne peut pas y avoir une partie dépenses si la partie le vote de la partie recette. C'est par c'est à ça que notamment serve c live parce qu'on a mieux compris aujourd'hui grâce à ce que vous dites grâce à ce que dit tout à l'heure de effectivement manipulation par effectivement mais on a c'est l'intérêt de l'actuelle assemblée au moins on progresse dans la connaissance de la vie parlementaire ce soir il y a des nouveaux meetings unitaires. Quels sont les enjeux pour les uns et les autres ?

Il y en a il y en a plusieurs et sont tous unitaires mais il y a pas une unité de minge. Absolument chez les insoumis en tout cas euh parce que chez les socialistes, les communistes et les écologistes pour le moment tout va bien. Donc les socialistes se sont à peu près réconciliés.

Les écologistes sont totalement ils sont plus beaucoup quand même. Ils sont plus beaucoup mais ils étaient quand même très divisés. Vous voyez, on peut réussir à malgré c'est comme les trotkistes autrefois ou l'extrême gauche quand il y en a trois, il y a deux fractions.

Euh mais là les socialistes donc se sont le groupe parlementaire est assez uniement. Les écologistes sont partis dans des états généraux de refondation de leur partie. Donc à eux aussi c'est plutôt un mood relativement unitaire.

Les communistes aussi opposés aux insoumis. Euh c'est chez les insoumis que ça pose problème et donc il y avait un meeting mené par la fronde interne chez Jean-Luc Mélenchon avec Raquel Garido, avec Alexis Corbière, avec Éric Cocrel qui sont des des députés euh de scène Saint-Denis avec évidemment aussi Clémentine Notin et François Ruffin qui sont un peu les deux figures principales d'opposition évidemment avec les autres pas forcément moins mais avec des ambitions présidentielles un peu plus avancées François Ruffin et Clémentin et qui sont en opposition quasiment quasi ouverte en guerre quasi ouverte avec Jean-Luc Mélenchon et son cercle restreint qui sont en gros les soutien d'Adrien Catnas et de avec en première ligne Manuel Bompard. Oui, absolument qui est le numéro 2 du mouvement et président du et donc ces frondeurs vont tenir un meeting ce soir à Bobini pendant que Jean-Luc Mélenchon lui tiendra un meeting à Montpellier.

À Montpellier. Euh justement question est-ce qu'il y a des divisions au sein de la France insoumise sur l'histoire des amendements ? Est-ce que toutes les parties par exemple, est-ce que les frondeurs est-ce que les frondeurs avec notamment François Ruifin sont favorables au dépôts des au retrait des amendements pour qu'on puisse parler de l'article 7 ?

Oui, absolument. C'était ce que disait François Ruffin, mais plus que sur l'arrivée à l'article 7 parce qu'il y a des débats qui qui touchent à peu près tout le monde. Euh c'est sur la façon de conduire les opérations au sein de l'hémicycle avec le bruit et la fureur du côté de de en caricature hein, mais des débordements un peu inutiles.

On pense au ballon de Thomas Porte, d'autres se seraient tout de suite excusés même si on peut aussi s'interroger avec Jean-Louis Debré hein, vous souviendrez chirraakien ancien président du Conseil constitutionnel. qui était pourtant le le pion en chef quand il était président de l'Assemblée nationale à chaque fois qu'il y avait du du désordre à l'Assemblé nationale. Il faut se souvenir.

Absolument, il était le pion en chef mais euh l'Assemblée, on a l'impression qu'aujourd'hui les les débats sont un peu asceptisés. Il ne vient surtout pas dire que c'est une bonne chose de traiter l'un ou l'autre d'assin un ministre ou autre, mais il vient remettre un peu en perspective en expliquant que au sein de l'Assemblée nationale, il y a eu des moments de très forte tension, de très grande violence et qu'il y a une fonction catarctique de l'Assemblée nationale. Vous me donner une idée, il était Jean-Louis devrait ét venu il y a quelques mois ici même.

On lui reposera peut-être la question comment est-il devenu le l'avocat de la bordellisation à l'Assemblée ? Est-ce que il y a une tentation vers la radicalisation d'une partie en tous les cas de la NUPES et en particulier chezfini ? Alors, il y a la tentation de récupérer ceux qui sont radicalisés et qui ne veulent plus voter.

Et donc toute une frange aussi bien dans les mouvements climat, ça on le voit plus chez les écologistes mais aussi chez Jean-Luc Mélenchon et qui sont jeunes ou pas jeunes mais qui ont décédé de rompre avec la la pratique politique, le vote évidemment et donc de de de renouer avec enfin de nouer, d'essayer de convaincre voilà que la pratique politique n'est pas forcément Euh enfin, je veux dire que la la radicalité peut habiter la politique. C'est compliqué. Euh c'est compliqué parce que je ne sais pas s'ils arriveront à convaincre qui que ce soit qui est en en en rébellion avec la société à venir voter dans les urnes.

Le la vie politique telle qu'elle est aujourd'hui ne me semble pas de nature à les convaincre de venir de revenir voter. Est-ce que ça sera ma dernière question. On comprend justement, vous parliez des écologistes, mais quelle est leur position là ?

Actuellement comprend pas trop leur position sur sur la question des retraites. On les sent assez en retrait sans jeunement. Pas vraiment en fait c'est c'est pas qu'ils sont en retrait c'est qu'en fait ils sont un peu éteints par la stratégie de Jean-Luc Mélenchon et ça c'est intéressant.

C'estàd on entend que les opposants du clan de Jean-Luc Mélenchon et c'est son objectif. Il veut être celui qui leide. Mais en fait Sandrine Rousseau, elle aussi elle a eu des propos étonnants à l'assemblée.

Elle a déposé un amendement sur une histoire de feuille de salade un peu ridicule. Elle a tenté de faire des coups enfin ridicules ou rigolote selon qu'on considère voilà selon le jugement qu'on peut anecdotique euh et euh mais pour tenter de de se faire entendre et en fait ils ne se sont pas tellement fait entendre parce que Jean-Luc Mélenchon était là euh les siens avec Sopia Chikirou avec sa façon de détention hein qu'on a rencontré avec Wali Bordas entre eux entre insoumis et voilà les écologistes de toute façon ils veulent apparaître comme les les radicaux raisonnable d'une certaine façon et c'est vrai que Marine Tondelier, c'est quand même elle qui a parlé de la Zade, de transformer l'Assemblée nationale en Zade des milliardaires de et donc elle a eu une stratégie de communication pour tenter de passer la bande du son justement qui est tenue par Jean-Luc Mélenchon. Elle y est arrivée.

C'est de la petite enfin c'est une tactique, c'est de la g propre parce que finalement elle est assez conventionnelle. Marine Tondeli, elle ne vient pas. Elle elle est pas conventionnelle mais elle est un peu apparach quand même aussi. elle vient du terrain mais enfin c'est pas c'est pas c'est plutôt une radicale chic qu'une radicale populo.

Euh et du coup c'est un petit peu de la communication même s'il y a chez elle une vraie volonté de faire évoluer son mouvement mais euh mais voilà on verra si ça prend. Je retiens votre votre formule sur la radicale chic plutôt que la radical populo. C'est peut-être parfois une critique qui est faite contre contre les verts en particulier et une partie de la gauche en général.

Merci beaucoup euh Sophie Dravinal en tous les cas de nous avoir raconté un petit peu les coulisses de ces débats de ces dissensions également hein du côté des des bandes de la NUPES et euh sur euh l'avancée des débats à l'Assemblée. On va euh bah faire un tour par Plaz Italie voir comment quelle est l'ambiance. Effectivement apparemment en tout cas selon les images qui nous parviennent que vous voyez en direct une ambiance assez calme comme le disait Vladimir Garçin tout à l'heure dans le live texte.

Et puis on va faire le point justement sur les l'impact économique de tous ces mouvements avec Marie Viso plein pot. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Figar live à 17h. On est pour 15 minutes.

Pas une de plus, pas une de moins avec Marie Viso, chef du service France au Figaro économie. Bien sûr, il y a un bouclage et on continue de suivre toutes ces questions et le Figaro économie est en première ligne sur toutes ces questions des retraites depuis le début de toute cette séquence. Marie, merci beaucoup d'être avec nous.

Merci beaucoup d'être avec les internautes du Figaro. Vous répondez, on va répondre à leurs questions, à leurs commentaires également sur la page YouTube du Figaro. Peut-être un point sur les grèves.

Euh on parle beaucoup de manifestation depuis le début de l'après-midi, mais c'était aujourd'hui une journée de grève. On a vu et on voit on le voit encore sur ces images où c'est un petit peu plus clairsommé la place d'Italie même si c'est différent de la place de la nation où nous étions samedi. Donc une baisse au niveau de la mobilisation même la CJT le reconnaît à Paris.

Euh est-ce que c'est le cas également au niveau des grèves ? Alors oui, effectivement euh ça baisse. Euh c'est un peu à l'image de cette place euh de l'Italie.

Euh en gros et en moyenne parce que évidemment chaque euh secteur euh a ses propres chiffres. On a divisé par deux les taux de grève depuis la dernière journée de mobilisation qui était déjà elle-même en recul par rapport euh à la première ou ou même à la deuxème journée. Donc effectivement ça souple, ça s'essouffle.

Il y a des raisons très objectives, c'est que quand on fait grève, on n'est pas payé. Euh et donc on en est quand même déjà à la 4e journée. Donc on y réfléchit à deux fois avant de avant de poser un jour de grève.

Il y a des il y a des salariés qui posent des jours de RTT, ça qui s'organisent un petit peu différemment. Mais pour tous ceux qui ne sont pas payés pour les jours de grève puisque c'est quand même le 5e jour. C'est le 5e.

C'est le 5e. Vous avez raison. J'ai dit le 4e.

C'est le 5e jour en terme de pouvoir d'achat. Évidemment, c'est une façon élégante de vous dire 5. J'ai j'ai bien j'ai bien compris.

Et puis effectivement le 5e jour, faut être très motivé pour faire grève quand on voit un mouvement qui s'essouffle dans son entreprise. Est-ce qu'on a une idée, je pas un chiffre précis mais quand même un ordre de grandeur, est-ce qu'on a une idée de ce que ces mouvements coûtent à l'économie ? Ah, c'est une bonne question.

C'est une bonne question parce que non mais parce que on en a parlé déjà une des quatre précédentes journées où j'ai eu plaisir de venir sur ce plateau et où j'ai dit finalement ça ne met pas la ça ne met pas la France à l'arrêt et macroéconomiquement c'est-à-dire que de manière globale ça ne pèse pas sur je vous pose d'autant plus la question que tout à l'heure. Christophe Cordovin nous a dit citant les les les rapports des des services d'inf de renseignement que ce qu'on craint c'est que tout ça finisse par mettre le l'économie hors circuit. Donc c'est pour ça que je vous pose la question.

Ma pour finir ma réponse, donc macroéconomiquement, ça ne pèse pas sur un point de PIB, vous voyez. Mais comme j'ai dit ça il y a à peu près 15 jours et que je me suis pris une rafale et c'était assez légitime de mail de patron de euh petites entreprises, de commerçants qui qui m'ont dit "Mais boname, vous n'imaginez pas nous ce que ça nous coûte de ne pas avoir nos salariés parce que les transports n'ont pas fonctionné n'ont pas fonctionné ou d'avoir été obligé de fermer nos commerces parce que on avait pas le personnel." Donc oui, ça pèse à l'économie.

Ça ne pèse pas en terme de PIB, en terme de grosse de grosse masse de valeur de création de richesse, mais individuellement pour les gens qui sont concernés euh par une journée d'activité plus ou moins perdue, euh oui, ça compte. C'est plutôt microéconomique que macroéconomique, c'est ça, c'est microéconomique plus que macroéconomique. Euh la mobilisation est moins importante donc on le voit aujourd'hui à la fois en terme de manifestants, en terme également de grévistes.

Euh est-ce qu'on s'attend à un regain et en particulier est-ce qu'on s'attend à un regain le 7 mars ? Ah bah oui, évidemment le 7 mars, c'est la grosse journée sur laquelle maintenant tous les syndicats capitalisent. Il savait hein que qu'aujourd'hui ce serait c'est la 5e journée, c'est une journée plus calme.

On se déporte à Alby, on va dans une ville moyenne où ça manifeste beaucoup. Ouais, on y est. Ça manifeste beaucoup.

C'est une manière de montrer la fracture territoriale. Mais on fait ça aussi aujourd'hui parce que on sait que ça va moins manifester à Paris et on concentre toutes les forces après les vacances scolaires sur une donc 6e journée qui servira de catalyseur de la de l'unité syndicale ou pas. Vous voyez Vincent, c'est ce jour-là que soit on ira vers un mouvement plus dur comme le veut la CGT hein.

Phil Marti est certainement en train de le dire. Euh alors c'est c'était les images en différé. Ah c'était les images en différées.

Pardon, j'ai un écran où je vois la CGT. Effectivement c'est les images nous sommes actuellement où nous sommes en direct. C'est à Paris, place d'Italie.

Euh et donc et donc voilà le 7 effectivement euh ils jouent leur vatou et les syndicadis il y a encore entre 1 et 2 millions de personnes dans la rue ce jour-là, le gouvernement ne pourra pas faire passer cette réforme. Reste à voir mais c'est en tout cas ce qu'ils disent. Euh vous venez de signer un article très intéressant et qui est à retrouver donc dans l'édition papier de ce ce jeudi bien sûr sur le le Figaro économie.

Ce genre d'image, ce genre de mobilisation a un impact sur l'image de la France à l'étranger et un impact apparemment négatif. Ah oui, alors impact inévitable en terme d'image. Oui.

La question qui se pose, c'est est-ce que en terme de business, c'est-à-dire en terme d'investissement étranger, ce genre d'image fait peur aux investisseurs ? Pour l'instant, c'est un peu tôt pour le dire. Hm hm.

Euh mais ce qui est sûr, alors ce papier auquel vous faites référence, c'est une étude qui est publiée tous les ans par euh la chambre de commerce américaine en France qui interroge les filiales françaises d'entreprises américaines installées en France sur la perception que les Américains ont de la France. Et là, on est en train de rentrer dans une période charnière euh quand qui est que en gros quand tout va bien, euh que la croissance se tient, que euh il y a pas euh ce genre d'image hein, qui fait du mal, les Américains sont capables de passer route. L'image est plutôt calme.

Non, là, l'image est calme. Mais mais comme vous dites, c'est la 5è fois qu'il le voit en 3 semaines. Les Américains, ça va peut-être commencer à leur poser questions.

Ils sont capables de passer outre certains défauts français que sont sa fiscalité dans une moindre mesure son coût du travail parce que les choses se sont quand même largement améliorées et son climat social quand ça va moins bien c'estàdire que l'Europe est en crise que il y a tous les stigmates de la guerre en Ukraine l'inflation qui sont encore très présents. Et ben les investisseurs américains quand en plus ils ont ce genre d'image sous les yeux et ben tout ce qui est le tout tout ce qui compose les points noirs de la France ressortent considérablement dans leurs inquiétudes. C'estàd que oh là là en France bah c'est vrai qu'ils ont une fiscalité qui est pas très bonne.

C'est vrai qu'ils ont une bureaucratie qui nous a toujours embêté et puis c'est vrai que le climat social euh et ben il est ce qu'il est en France. Donc en terme d'image c'est assez désastreux. On va voir si ça se transforme en terme de business et ça ce serait bien plus compliqué.

Oui, parce que ce qui c'est intéressant parce que il y a de quand on regarde cette étude c'est qu'il y a de gros il y a de plus gros points faibles que j'allais dire en tous les cas aux yeux des bien sûr des investisseurs américains. Donc effectivement biais particulier mais il pointe quand même plus facilement quand on regarde l'étude les procédures administratives, le coût de la main d'œuvre et le coût de la vie sensiblement par exemple. Tout à fait.

Ce qui était censé être des sujets qui avaient été traités ces derniers ces dernières années euh pour que ça aille mieux et et et donc de manière euh à la fois rationnelle et irrationnelle, ils les ressortent et ils les remettent en avant sur le devant de la scène. Euh voilà, ces points noirs français dont on ne parlait plus hein depuis plusieurs années ressurgissent euh avec ce climat social pareil qui était qui avait été un peu relégué parmi les inquiétudes chez les chez les investisseurs. Mais voilà, ça revient.

Volp pasu nous dit "C'est sûr que entre nos syndicats, nos charges fiscales et sociales et 35 heurs, les industriels n'ont pas envie de venir." C'est pas complètement vrai. Ça joue pas enfin ça c'est pas c'est pas c'est pas complètement vrai parce que la France en Europe quand même reste attractif.

Ouais. Ouais. La France en Europe reste sur la première marge du podium de l'attractivité.

C'est-à-dire que en relatif euh oui, on a des défauts, mais ça veut dire que les autres en ont plus en ont plus que nous. H et c'est pour ça que ce genre d'image euh qui est mauvaise pour l'image, on ne sait pas encore si ça va se traduire dans le business parce que quand même en France, on a des atouts, on a une main d'œuvre qualifiée, on a des infrastructures, on est géographiquement parfaitement localisé en Europe, on a un écosystème d'innovation et de technologie qui plaît beaucoup aux investisseurs. Voilà, donc il y a tout ça à mettre en en face qui fait que oui, la France reste très reste très attractive pour les investisseurs étrangers.

D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est là, c'est un article également de de John Teamsit qui est dans la même page l'édition papier des Figarot de ce jeudi euh qui euh raconte comment la la presse étrangère voit la France. Et ce qui est très frappant euh c'est que il y a un écart de vision entre les pays anglo-saxons et les pays du sud. En tout cas, donc à lire ces grands anglaxons se sont toujours éclatés conclus.

Voilà, à dire du mal de la France. C'est c'est c'est culturel, historique, traditionnel. Les anglo-saxons adorent critiquer d'expliquer au club le Figaro international dernièrement dans un dans une émission sur le Royaume-Uni, on dit que les Anglo-saxons l'un des sports favoris c'est dire du mal des Français.

Ouais, c'est plus que les Français auraient plutôt tendance à en dire des Allemands, mais pas autant que les les Anglo-saxons disent les Franç comme ça. Et effectivement les dans les autres pays les citait l'Espagne et cit mais ils n'ont pas du tout ce petit plaisir à aller chercher la petite chose négative des des Français. Euh non, c'est très anglais.

Euh effectivement, pour relativiser ça, il y a l'erter qui lui dit "Amazon est bien sûr est bien en France". H alors ce qui est vrai c'est que le Daily Télégraphe parle des grèves comme un sport national mais enfin en ce moment on voit bien que au Royaume-Uni c'est l'hôpital qui se moque de la charité si je peux dire quand on regarde pas habitués ils sont pas habitués c'est quelque chose de très nouveau. très nouveau pour eux.

Euh ils ont très longtemps regardé la France comme euh enfin les français comme un truc un peu extraterrestre. Maintenant, ils se confrontent à c à ces situations là et ils vivent ce que nous on a régulièrement vécu et de manière assez exponentielle par rapport par rapport à nous. Ce que vivent les Anglais en ce moment, c'est pas très facile.

Et si on parle encore des investisseurs étrangers, est-ce que pour eux la réforme des retraites précisément est prioritaire ? Alors euh les réformes structurelles sont prioritaires. Euh la réforme des retraites en fait partie.

Euh et c'est surtout plus que la réforme des retraites en elle-même un gage que la France sait encore se transformer. Euh ils ont longtemps eu cette image d'une France qui euh ne saurait plus se réformer, se transformer, se rendre plus compétitive. Et la réforme des retraites euh plus que la retraite en elle-même est un peu l'incarnation de tout ça.

Et ne pas aller jusqu'au bout de la réforme des retraites serait pour les les du point de vue de l'étranger encore une preuve de l'inertie de la France, de la politique française, du peuple français. Ce sera un problème. Euh est-ce que l'inflation, la lutte contre l'inflation leur paraît pas plus prioritaire ?

Moi je pense que c'est un tout le contexte le contexte économique général et regardé d'assez près et scruté par les investisseurs étrangers. Il nous compare hein euh les pays européens. Il regardent de très près le contexte économique, les manières de gérer l'inflation, les manières de réhausser la compétitivité, effectivement l'emploi, les licenciements et les retraites.

Tout ça fait partie de d'un panorama global qui est assez scruté des investisseurs étrangers. Euh si je reviens à la situation sociale maintenant, euh il y a un phénomène qui est intéressant, c'est le regain d'adhésion pour pour euh pour les syndicats. Euh c'est un phénomène que qu'on voit qui qui en tous les cas est un phénomène fort dernière semaine.

Ce ce ce genre de de manifestation effectivement rebooste euh rebooste les adhésions dans les syndicats. C'est assez vrai à chaque fois. Alors ça ça a un peu plus d'ampleur cette fois-ci.

C'est vrai pour tous les syndicats. Euh bon la CFDT, c'est vrai, s'en sort particulièrement bien euh cette fois-ci. Euh mais euh oui, la contestation remobilise euh du point de vue syndical.

Alors, il y a un phénomène également très frappant que l'on voit quand même depuis le début de cette séquence, c'est l'unité syndicale et le maintien de l'unité syndicale. Est-ce que comme on commence à l'entendre et comme le semblait comme le disait en tous les cas Christophe Cornevin, est-ce que le 7 mars sera le dernier jour de l'unité syndicale ? Bah, c'est un petit peu ce que je vous disais tout à l'heure, en fonction de de la journée de l'ampleur de la journée du 7 mars, le soir du 7 mars, la CGT peut décider que il faut aller plus fort, plus loin, plus vite, plus c'est un peu difficile he de savoir ce que je ce qui ce qui va se décider ce soir ce jour-là.

Mais effectivement, c'est peut-être le jour de la fin de l'unité syndicale. Qu'est-ce qui va se passer ? On en reparlera le 7.

On en rep avec joie et avec vous et la ça sera peut-être pas mon micro mais euh le l'intersyndical va se réunir. L'interyndical va se réussir. Non, la question c'est qu'est-ce qui se passe avant euh ce ce 7 mars là ?

Les syndicats, l'intersyndical va tout faire pour préparer pour mettre le paquet sur cette journée. C'est ça. Ah oui oui.

Là ils sont vraiment dans task force opération 7 mars le plus de monde possible. Et qu'est-ce qu'on veut ? C'est que vraiment le pays s'arrête vraiment.

On veut que les on veut les syndicats veulent que les 64 ans soient retirés. C'est c'est vraiment ce jour-là, le 7 mars, qu'est-ce qui Et ben qu'en tout cas la démonstration de force qui sera à l'œuvre ce 7 mars ne puisse laisser d'autre choix au gouvernement que de la retirer. C'est c'est ce sont leurs paroles.

C'està-dire que peut-être que face à 2 millions de personnes dans la rue, le gouvernement estime estimera qu'il n'a pas à retirer son 64 ans. En tout cas, eux œuvrent au fait que il y ait tellement de monde que ce soit presque une obligation pour le gouvernement de faire. Et ben c'est ça ça c'est leur ambition.

C'est leur ambition. C'est l'ambition des syndicats. Euh voilà.

Et en tout, on voit encore les les images qui parviennent euh donc de la place de d'Italie à Paris qui est le la destination finale de cette manifestation parisienne qui a réuni moins de monde. C'est ce que dit en tous les cas la reconnaît la CGT tout à l'heure he qui dit 300000 manifestants contre 500000 samedi dernier. On va voir quels sont les chiffres officiels dans quelques instants quand on ils aura les chiffres de la la préfecture de Paris.

Peut-être qu'ils sont encore tombés mais je ne les ai pas encore vu. Donc dès qu'on les a on vous les donne. Merci beaucoup Marie Vis 17h15.

Vous voyez on a tenu on a tenu le paris. Merci d'avoir été avec nous, avoir répondu également aux questions et aux commentaires des internautes du Figaro. On va regarder maintenant ce qui va se ce qui se passe et ce qui est en train de se passer sur les réseaux sociaux. comment cette journée a été suivie, comment ça se mobilise également sur les réseaux sociaux avec Romain Coursier et en attendant ben encore des instants d'ambiance place d'Italie à Paris plein [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] Figar live 17h18.

Vous êtes toujours avec nous, on est toujours avec vous. On est très content d'être ensemble pour commenter cette nouvelle, cette 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Journée moins suivi, moins en tous les cas avec beaucoup moins de monde dans les rues.

On va voir dans un instant ce qu'il en est sur les réseaux sociaux avec Romain Coursier. Bonjour Romain. Bonjour Vincent.

Responsable justement du pôle social réseaux sociaux au sein du pôle social média du Fig de On s'occupe des réseaux sociaux. En tout cas, c'est exactement avec les excellents euh Jean-Baptiste Émergué et Charlotte d'Arche et les excellents les nombreux excellents membres et euh de ce pôle qui constitue l'un des pôles de l'excellent pôle audiovisuel. Voilà, j'ai fait un pari de dire à chaque fois excellent.

Donc il faut toujours voilà et en tous les cas excellent c'est notre objectif. Euh Romain, euh est-ce que euh on a observé la même tendance sur les réseaux que celle qu'on a observé euh euh au plan social et celle qu'on a observé dans les rues ? Est-ce qu'il y a eu moins de monde, moins de mobilisation sur les réseaux sociaux ?

Et ben, la journée sur les réseaux sociaux est à l'image de la place d'Italie qu'on qu'on a vu et qu'on voit à l'écran. Beaucoup moins de monde, beaucoup moins de de réactions, de messages, de tweet en tout genre. Les médias ont euh ont posté à peu près comme d'habitude, mais euh les utilisateurs, on va dire lambda, ça a été on va le hashtag grève 16 février était même pas dans les 10 euh dans les 10 sujets en top tendance sur Twitter par exemple.

Donc vraiment euh beaucoup moins ça a été beaucoup moins suivi que que les dernières fois. beaucoup moins suivi que les dernières fois. Est-ce que pendant les manifestations, en tous les cas, il y a eu un certain il y a eu des postes, il y a eu des il y a eu un pic ou bien il y a Non, il y a pas eu de coup d'éclat clairement la semaine enfin la dernière fois, on avait vu euh quelques quelques petits quelques petits coups d'éclat hors les heures avec les forces de l'ordre, mais on avait vu les membres d'attaque, les les altermialistes d'attaque faire une petite chorégraphie, quelques happening de ce genre.

Euh cette fois-ci vraiment euh vraiment presque presque rien. En tout cas, pas grand-chose pas grand-chose sur les mouvements, sur les réseaux sociaux en tous les cas en terme de de quantité. Alors, comment quand même ceux qui se sont mobilisés euh en tous les cas s'y sont pris euh pour se faire connaître et quel euh éléments on a pu euh voir et découvrir aujourd'hui ?

Je vois que Jeanchon Saill est bloqué. Alors, ça c'est le grand lycée parisien dans le près du près du Trocadero. Exactement.

Donc première particularité aujourd'hui, c'est que si la mobilisation baisse, on a l'impression que certains lycées sont plus sont plus bloqué que la dernière fois. Notamment donc Jeanon dans le dans le AC Bourgeois 16e arrondissement de Paris. C'est pas un des lycées qui fait blocus facilement.

Donc c'est voilà, c'est pour ça que je vous l'ai mis en exerg. Jeançon de Sailler aujourd'hui était bloqué. On a un autre lycée bloqué euh dans Paris.

Euh donc là c'est le lycée la Martine. Exactement. Lui a été bloqué plus souvent.

Exactement. C'est pour ça que j'ai mis Jeanon en premier. Mais donc voilà des lycées bloqués.

Donc ça c'est la première particularité ce qui a un petit peu plus remonté que les dernières fois en tout cas sur les réseaux sociaux. Des lycées bloqués et également d'autres d'autres secteurs qui ont été mobilisés. Alors effectivement, comme aujourd'hui moins de mobilisation, on parle déjà de la prochaine étape en fait beaucoup sur les réseaux sociaux, le fameux 7 mars est le premier jour de la grève illimitée et ce qui peut faire peur, ça c'est intéressant parce que normalement le 7 mars et tout le tout l'enjeu, on en a parlé toute l'après-midi, c'est pas forcément un jour de de grève, un début de grève illimité.

C'est un début de grève général mais tout le monde n'est pas d'accord sur ce planl. En tout cas, ceux qui poussent pour une grève illimitée se font se font en font et se mobilisent sur les réseaux. Et donc c'est pour ça que je vous ai mis cette DPCH FP qui parle d'une possible grève des éboueurs.

Alors la grève des éboueurs, c'est une des grèves qui incommode le plus les citoyens. Euh nos amis Marseillais qui nous regardent savent de quoi on parle puisque c'est souvent eux les plus touchés pour des durées souvent assez longues. Euh donc voilà, possiblement les Ébirs peuvent rejoindre la lutte à partir à partir du 7 mars.

Euh peut-être avant de regarder ces autres ces autres images et les commenter, comment ça se enfin quelle famille de personnes mobilisées on trouve sur les sur les réseaux sociaux ? on trouve souvent du militant euh de gauche voire euh voire d'extrême gauche. Euh on va avoir des messages euh euh des appels à la mobilisation euh des euh des des messages vraiment contre euh assez globalisant, c'est-à-dire euh contre euh le patronat, contre la bourgeoisie, contre les puissants, c'est on essaie de rassembler, on va dire le le plus de monde possible avec des mots clés.

Est-ce que les partisans de la réforme ou les opposants à ces manifestations, les opposants aux grèves se mobilise et se mobilise autant ? Alors honnêtement, en tout cas aujourd'hui, ils ont ils ont été ah oui complètement aux abonnés absents. Euh et c'est ceux qu'on le voit le moins.

Les gens et c'est d'ailleurs une caractéristique des réseaux sociaux. les réseaux sociaux, c'est très fort pour s'indigner, pour protester, mais alors pour pousser euh une réforme pour euh pour aller dans le sens du gouvernement. Euh c'est beaucoup plus difficile d'engranger une dynamique sur les réseaux sociaux.

Même ceux en fait, généralement même ceux qui qui peuvent être pour la réforme, s'il voi un message qui va dans ce sens, vont pas forcément le liker, le commenter, le partager. Ils vont être d'accord leur en leur fort intérieur mais euh ils vont pas réagir parce qu'ils ont aussi peur de se faire ensuite tacler par les opposants à la réforme. Alors Romain, on regarde peut-être une une autre image que vous avez sélectionné là justement.

Vous voyez une image de R. Alors oui, je voulais je voulais revenir sur cette image qui date d'hier et qui buz pas mal aujourd'hui. Euh pourquoi ?

Parce que euh les gens sur le bord du quai dans les transports en commun et dans des transports en commun complètement bondés, c'est le grand classique des grèves généralement. et euh forcé de constater qu'on le voit de moins en moins grâce au télétravail, les gens euh n'ont pas, on va dire non plus besoin nécessairement de se rendre sur leur lieu de travail pour travailler. Du coup, quand il y a grève, tout le monde prévoit de télétravailler.

Les transports en commun sont vides. Et du et ce tweet est intéressant, ce qui est pas le cas là, on les voit pas, ils sont pas v parce que ça ça date d'hier. Hier, il y avait pas de grève et une utilisatrice lambda, donc Nounou Laquiss euh qui interpelle Valérie PCAS en disant "C'est pas un jour de grève et pourtant le Rurer est bondé, je n'arrive pas à rentrer dedans." Euh donc voilà, c'était un petit peu pour retourner euh le grand classique des grèves où on monte tout le temps des des problèmes dans les transports en commun.

Moi, je viens en transport en commun, vous aussi. Euh à chaque à chaque grève, le mes rames de métro sont euh deux à trois fois moins bondés euh que d'habitude euh à cause du en raison du télétravail. En tout cas, ouais, on va en tout cas on observait que il y avait et que ça fonctionnait et qu'il y avait en tout cas plus de trains euh sur le réseau Transilien relève euh qui relève effectivement du du de la région Île-de-France dirigée par Valérie PCR. encore une alors là effectivement d'autres secteurs qui sont touchés par la grève et effectivement celui-là on l'avait pas encore prévu.

Alors ça concerne un petit peu les Parisiens surtout les touristes parce que si les usagers des transports en commun les gens qui vont travailler peuvent trouver une solution dans le télétravail pour les touristes à Paris euh ben pour le coup la la grève a un impact. Euh, ils peuvent pas aller visiter la Tour Effel, euh, un des plus beaux monuments euh de France voire du monde euh qui était complètement déserte aujourd'hui. Donc une image assez au final assez sympathique qu'on la prend comme ça puisqu'on la voit la voit rarement euh aussi euh aussi vide cette cette tour Effel. image intéressante parce qu'elle corrobore justement ce que disait tout à l'heure Marie Viso sur l'image qui est renvoyée par euh la France et par certains euh lieux emblématiques et comment la Tour Effel ne pourrait pas être un de ces lieux emblématiques euh aux étrangers et aux investisseurs étrangers via les touristes.

Donc effectivement, ça risque également ce genre de chose d'avoir un impact. Une dernière image euh une dernière image. On y va pour le bon on là on est dans les manifestations et avec trois jeunes filles qui reprennent pour ceux qui ont la référence la campagne du gouvernement sur les économies d'énergie que chacun peut réaliser.

Donc avec le slogan "Je baisse, j'éte je décale". Et elle elle parle évidemment de la réforme des retraites qu'elles ne veulent pas voir arriver. Donc on baisse l'âge de départ à la retraite.

Euh bon, j'éteint et en tout cas je décale je décale le projet. Voilà, c'est en tout cas la revendication de de ces manifestants et effectivement il y a toujours un florilage de de slogans. Oui, pour le coup, c'est assez mignon.

C'est euh c'est en tous les cas effectivement c'est pas très c'est pas très polémique. Merci beaucoup Romain Coursier de d'avoir fait partager effectivement cette ces derniers c'est ce qui s'est dit sur les les réseaux sociaux et puis cette mobilisation qu'on va continuer de S de suivre. 17h28.

Euh voilà pour ce qu'on peut dire pour la mobilisation. On va revenir, c'est la question d'ailleurs du jour. Est-ce que la mobilisation qui est en baisse aujourd'hui va s'essouffler ?

C'est toute la question qu'on se pose aujourd'hui et voyez c'est également la question qu'on se pose sur le site du Figaro. Le mouvement social contre la réforme des retraites est-il en train de s'essouffler ? Est-ce que vous avez voté ?

Si vous avez pas voté, c'est le moment. On en reparle bien dans 2 minutes, le temps de faire les changements avec Vincent Trémolet de Viller, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et éditorialiste au Figaro également sur Europa. [Musique] Avance, on avance, on avance. [Musique] [Applaudissements] On lâche rien on lâche rien.

On [Musique] [Musique] On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien.

On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien.

On lâche rien. On lâchez. On lâche là.

On lâche là. Allez, on lâche là. [Musique] [Musique] dans [Applaudissements] tu voilà image.

Bonjour à tous. Voilà, rebonjour à ceux qui nous rej qui étaient déjà toute l'après-midi sur le site du Figaro et bonjour à ceux qui nous rejoignent et également qui nous écouteront sur Figaro radio pour cette question du jour qui va nous permettre également de reparler de la mobilisation lors de ce 5e acte euh de l'opposition à la réforme des retraites. Euh la question du jour le mouvement social contre la réforme des retraites est-il en train de s'essouffler ? la question qu'on pose et qu'on a posé sur le site euh du Figaro pour en parler et et avant d'y répondre, Vincent Tremet de Viller, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.

Bonsoir Vincent. Euh la mobilisation en tout cas est en baisse sur toute la France. Est-ce que c'est si étonnant ?

Non, on s'y attendait. C'est-à-dire que cette manifestation est une manifestation intermédiaire entre deux d'autres journées de mobilisation qui sont annoncé comme plus amples et plus plus dur. Euh celle-ci, c'est un peu la fin d'un premier cycle euh de contestation sociale qui est un cycle inspiré par les les la volonté de Laurent Berger de manifester de façon pacifique euh en nombre.

On a vu dans beaucoup de villes moyennes qu'il y avait beaucoup de monde et ça, on voit que cet exercice là arrive un peu à son terme. Il est-ce qu'il a obtenu des choses ? C'est ça qui est compliqué à voir.

C'estàd que si jamais le travail législatif se faisait de façon continue et structurée, on pourrait dire que ces manifestations ne servent à rien. Mais comme à l'assemblée, il y a un désordre peut-être plus important que dans la rue, euh c'est pour ça que ça ça nous oblige à être prudent. C'est-à-dire qu'on peut considérer que le mouvement social est en train de s'essouffler dans sa forme de manifestation massive.

Euh est-ce que on peut considérer que la réforme des retraites en a fini avec la contestation et que ça va aller tout seul ? Ça me paraît quand même beaucoup plus compliqué surtout quand on voit ce qui se passe à l'assemblée. Oui, parce qu'en fait c'est très difficile au fait de de comprendre enfin d'imaginer ce que va devenir ce débat parlementaire.

Une fois qu'il quittera l'Assemblée, il va aller au Sénat puis il y aura une une CMP. Peut-être il reviendra, il certainement. Et dans quel climat on sera là ?

Je ne sais pas ce qu'on voit quand même aujourd'hui, c'est qu'il y a un grand jeu d'hypocrisie dans lequel se rejoignent quasiment toutes les les les tous les fragments de l'Assemblée nationale qui consiste à dire que l'on veut examiner le texte l'article 7 donc avec le recul d'âge de 62 à 64 ans tout en souhaitant de tout son cœur de ne pas l'examiner. Là, Jean-Luc Mélenchon voudrait qu'il ne soit pas examiné pour pouvoir mobiliser le 7 mars en disant "Nous avons été victimes d'un rapt démocratique." H euh le la majorité est hésitante, mais il y a beaucoup de députés qui sont dans des circonscriptions où il y a beaucoup de manifestants qui tant qu'à faire s'ils étaient pas sur la liste en ces temps où malheureusement les gens publiquent beaucoup beaucoup de listes.

C'était pas sur la liste ça des votants, ce serait mieux. LR, ça réglerait euh leur division interne. En fait, il y a que le Rassemblement national qui aurait intérêt à ce que ce voter lieu parce qu'il pourrait ainsi pointer du doigt notamment le groupe LR en disant "Vous voyez, vous êtes des opposants en carton, vous avez soutenu la réforme de celui qui vous a combattu, qui vous a réduit à 5 %." Donc tout ça fait que l'incertitude, même si il y a tous les outils pour la Ellisabeth Borne pour arriver à terme à à faire adopter cette réforme, l'incertitude, elle existe plus à l'assemblée que dans la rue. dans la rue, on verra le 7 mars, c'est-à-dire est-ce que le 7 mars crée un nouveau souffle, installe une nouvelle tension sociale et politique par la dureté et la et l'aspect spectaculaire de de la France à l'arrêt ?

Ça, on le verra. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui c'est la fin d'un cycle et il y a presque une forme d'indifférence pour ce mouvement alors que l'attention reste concentrée sur ce qui se passe à l'Assemblée. Alors on va pas rentrer dans une question trop technique ou trop de spécialistes mais il y a quand même un élément central sur ce genre de manifestation sur ce genre de mobilisation sur ce genre d'ailleurs de dossier.

C'est la bataille de l'opinion. Première question d'abord quand on voit ces images et ce calme quand même qu'il a eu global que l'on a observé cette ambiance pacifique qu'on a observé depuis le début de la séquence et par rapport à ce qui se passe à l'Assemblée nationale, est-ce que justement ce contraste n'a pas favorisé les syndicats et ne les a pas avantagé dans la la bataille de l'opinion ? Moi, je dirais à favoriser Laurent la CDT.

C'està-dire que l'événement politique de ces cinq journées de manifestation, c'est la naissance d'une force de gauche réformiste opposée à Emmanuel Macron mais distincte du mélanchonisme. C'est vraiment ça que l'on voit apparaître. Euh et quand on étudie, il y a une note de la fondation George Joris très intéressante sur qui manifeste dans les sous-préfectures et en fait c'est une sociologie de gauche qui n'a pas de déboucher politique, c'est-à-dire qui a dû croire à Macron en 2017 mais qui n'y croit plus et qui n'y croira plus jamais puisque elle est opposée à cette réforme mais qui ne veut pas des formes outrancières et provocatrices de la France insoumise.

Donc ça c'est ce que Laurent Berger a réussi et qui ce qu'il a réussi même de façon magistrale puisque jusqu'ici ce qui qui comment dire caractérisait le macronisme c'est qu'il avait des opposants qui par leurs excès, leurs provocations, leur incapacité à gouverner faisait qu'il pouvait agréger autour de lui ce qu'on appelait le parti de l'ordre, le parti des gens raisonnables, forme de partie du bon sens. Euh pour cet exercice de la réforme des retraites, ça marche pas parce que pour le moment les défilés, les cortels nous montrent des gens qui sont opposés mais qui sont raisonnables, qui ne font pas peur à l'opinion, qui ne cassent pas euh et qui ne créent pas un désordre qui fait que l'opinion se dise "Bon bah là, ça suffit, il faut faut arrêter." Mais cette sociologie quel enfin en tout cas en quoi d'abord consiste cette sociologie du réformisme de gauche qui ne se reconnaît pas chez chez Mél.

Il y a il y a d'abord la gauche manifestante traditionnelle avec pas mal de d'agents de la fonction publique, les gens que les syndicats parviennent à à fédérer et puis on voit beaucoup ce qu'on a appelé pendant le Covid la première et la deuxième ligne. Donc ce sont des gens qui exercent des travaux physiques organiques, c'est-à-dire qui qui ont besoin de se déplacer là où ils travaillent. euh Caris, Cessier, enfin un certain nombre de de métiers euh de livreurs, enfin de métiers physiques qui ne peuvent pas être télétravaillé. déjà qui échappe à une vision un peu parisienne ou un peu des métropoles qui consistent à dire maintenant le travail on peut le faire un peu chez soi.

Il ne profit pas de cette réorganisation du travail et en plus ils ont l'impression d'avoir porté le pays pendant les de années de Covid et c'est vrai qu'ils étaient plus sollicités que ceux qui qui pouvaient rester chez eux. Et donc il voit comme récompense à cet effort le fait qu'ils doivent travailler deux ans de plus. Donc c'est ça le ce qui s'ajoute à la mobilisation habituelle de des forces syndicales.

Et c'est alors ces gens-là, je sais pas ce qu'il votent tous he peut-être certains votent-ils pour le Rassemblement national, d'autres pour le Parti communiste. Mais il il pourrait composer une force militante pour ce qui était la gauche socialiste au fait d'avant. Ce que j'is dire c'est est-ce que vous voyez cette sociologie là régénérer la la gauche socialiste et bah pour le moment elle a pas de déboucher politique mais elle nous rappelle qu'elle existe.

C'est et c'est parfois le l'utilité d'un mouvement social, c'est de faire sortir dans la rue des gens dont on pensait à coup d'enquête d'opinion voire de résultats électoraux qui n'avaient plus de signification politique et sociale. C'est des choses qu'on a vécu sur des sujets complètement différents. Quand la manif surtout pour tout sort dans la rue contre la loi Tobira pour le mariage entre personnes de même sexe, beaucoup de gens découvrent euh une force en fait politique et sociale qui dans les radars et des sondages et des élections n'existaient pas ou était réduite à des pourcentages absolument dérisoires.

Alors là, c'est pas on va pas faire des comparaisons entre les choses qui n'ont rien à voir, mais les mouvements sociaux participent de ça. Et là, ce qu'on voit parce que ce qui se passe dans les sous-préfectures et d'ailleurs les leaders syndicaux l'ont compris puisqu'ils sont à Albier aujourd'hui et quand même ne peut pas être écarté d'un rever la main en disant comme le président de la République, c'est toujours les mêmes et ça ne change rien. Non, là il y a un phénomène militant et politique qui mérite d'être analysé.

Mais est-ce que ce sont justement ces fameux gens ordinaires qui sont notamment décrits par Christophe Christophe Guidoui ? Bah, c'est une partie mais c'est pas alors c'est là où c'est compliqué. C'est-à-dire que à ce cette sociologie là, apparemment avec les travaux qu'on a, ce que nous disent nos reporters qui vont sur place, qui suivent les manifestations, ne s'agrè pas une partie de des catégories populaires, notamment celles qui votent pour le Rassemblement national ou celles qui ont pu pousser soit de façon symbolique, soit de façon physique en y participant le mouvement des gilets jaunes.

Pour le moment, les indépendants, les artisans, les sont peu ou pas dans les cortèges. Donc peut-être sont-ils en accord avec ceux qui manifestent, mais ils ne prennent pas part à à ce mouvement-là. Le mouvement social contre la réforme de retraite est-il en train de s'essouffler ?

La question en tous les cas qui est posée aujourd'hui sur le site du Figaro. On y revient et puis on étant on fait une extension du domaine de la réflexion avec Vincent Trémolet Viller, directeur adjoint de la rédaction du du Figaro. Vous votez, vous pouvez voter.

On va on va regarder dans quelques minutes le résultat du vote à l'heure où où on se parle. Moi, j'avais une autre question puisque le mouvement est en train de en tous les cas à baisser aujourd'hui, tantme qu'en nombre de grésistes, quel intérêt avait l'intersical de maintenir cette mobilisation en pleine vacances ? Deux régions deux deux zones sur trois qui sont en vacances scolaires ?

Je suis pas leader syndical, hein, donc je je vais pas parler à leur place, mais on peut penser qu'un mouvement de cette ampleur a besoin de de points d'étape. Et donc euh les manifestants ont besoin de se compter, ont besoin de se regarder aussi dans leur mouvement social et on a besoin d'entretenir la flamme entre deux deux moments qui seront des moments beaucoup plus paroxistiques. Et là, le prochain, c'est celui du 7 mars.

Donc on peut analyser ce qui se passe aujourd'hui en disant c'est un reflux. Mais je pense que si on interroge ceux qui sont opposés à la réforme, ils diront c'est pas reflux, c'est un entraînement. Euh c'est c'est si on reprend des forces pour après.

Et ce qui est certain, c'est que l'Assemblée euh n'a pas démobiliser par la clarté de son choix euh un certain nombre d'opposants, notamment ceux de la CFDT qui si l'article 7 avait été voté clairement franchement avec une une majorité 1493 assez large, bah le 7 mars aurait pas été la même histoire. H là pour le moment on nen sait rien parce que ça change toutes les heures. Mais si demain à minuit l'article 7 n'a pas été examiné et donc si le texte part au Sénat sans qu'une majorité démocratique ne se soit dégagée en faveur du recul de l'âge de 62 à 64 ans, et ben la capacité mobilisatrice des opposants restera pleine et entière pour le 7 mars.

Est-ce que euh vous pensez euh donc dans ces conditions, j'allais vous demander est-ce que ce recul aujourd'hui peut avoir un impact sur l'opinion ? A priori, bon on n'est pas devin mais c'est plutôt un impact nul. Je pense qu'il y a Ouais. puis je pense qu'il y a une lassitude dans l'opinion aussi.

C'est-à-dire que vous avez euh une part importante qui milite, vous avez une part qui n'est pas dérisoire, même si elle est très minoritaire, qui est quand même favorable à ce texte. ça existe et je j'imagine alors je faudrait documenter ça de façon précise mais qu'il y a aussi beaucoup de Français qui sont pas emballés à l'idée de travailler de ans de plus euh qui si la réforme n'aboutissait pas serait satisfait mais qui n'en font pas un motif de mobilisation sociale viscérale. Et ces gens-là peuvent considérer ce moment comme un moment de justement pour reprendre son souffle et pour un peu passer à autre chose pendant quelques temps.

Là, il va y avoir une semaine de vacances de réforme des retraites à partir de demain soir. Je pense que les élus vont être soulagés, que les journalistes politiques vont être soulagés et je pense que beaucoup de citoyens se disent aussi que ça n'est pas l'alpha et l'oméga de la vie civique et de la vie démocratique cette réforme. Ce sera la semaine des journalistes d'ailleurs de intern enfin qui travaillent sur les questions internationales parce que ça sera qui n'est pas une question mineure.

Oui, de la guerre en ça sera un an de la guerre en Ukraine. Donc si je allez s'il fallait répondre le mouvement social contre la réforme de retraite est-il en train de s'essouffler ? Vous répondrez dans sa première forme ?

Oui mais ça veut pas dire qu'il ne va pas muter dans une forme. Et ben effectivement c'est ce que pense une majorité de des internautes qui ont répondu à l'heure où on se parle. un peu plus de 30000 mais euh la question est encore posée et et elle est posée jusqu'à euh sur le site du Figaro, en toutous les cas, jusqu'à ce vendredi euh jusqu'à ce jusqu'à ce vendredi 17 février à euh environ midi.

Donc vous pouvez continuer de voter si vous avez pas encore euh voté euh à ce pour répondre à cette question du Figaro. Merci beaucoup Vincent Trel d'être venu sur le dans les studios du Figaro. Bien sûr, on vous lit, on vous écoute demain matin de bonne heure, de bonne humeur 7h53 sur Voilà.

Exactement. Voilà. Et après on pourrait être de la réforme des retraites, on pourra rebifurquer ensuite sur le site du Figaro pour écouter la matinale de radio classique et qui est à partir de 8h10.

Merci beaucoup de nous avoir suivi, merci d'avoir été en direct chers internautes et vous restez avec nous dans un instant dans un instant point de vue qui est présenté sur le site du Figaro en direct à 18h ce jeudi et bien sûr si vous les écoutez sur radio Figaro Radio excellemment animé par Ha et bien les programmes continuent. À très vite sur le site du Figaro.