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Budget, immigration... Le débat en intégralité entre Manuel Bompard (LFI) et Laurent Wauquiez (LR)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 4 %Attaque 4 %Défensif 1 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11:57OuverteRéponse directe

    sur la décision qui a été prise par le gouvernement israélien de conquête de l'enclave qui est une rupture avec ce qu'était la politique du gouvernement israélien depuis 2005

  • 1:12:08FerméeRéponse directe

    est-ce que sur ce point-là vous considérez qu'il faut que la France est de Gaza

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11:45Invité politiqueChiffre
    « vous avez encore 49 otages israéliens qui sont détenus dans la bande de Gaza »

Temps de parole

  • Laurent Wauquiez40 %
  • Manuel Bompard38 %
  • Présentateur21 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue dans C'est pas tous les jours dimanche avec ce soir un débat. Événement, l'un est chef de parti, l'autre aspire à le devenir dans quelques jours. Bonsoir Manuel Bompard. Bonsoir. Merci d'avoir accepté ce débat, vous êtes coordinateur de la France Insoumise. Bonsoir Laurent Wauquiez. Bonsoir. Merci d'être avec nous, patron des députés droite républicaines, candidat donc à la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau. Une heure pour confronter vos visions de la France, vos idées, vos propositions, le plus souvent diamétralement toposées. Avant de vous donner la parole, voilà en quelque sorte le mode d'emploi de ce débat.

Après un mot sur l'actualité et sur la situation en Ukraine, nous parlerons des sujets économiques et sociaux, du pouvoir d'achat des Français. Où trouver les 40 milliards d'euros que cherche le gouvernement pour le prochain budget ? Viendront ensuite les fractures françaises, insécurité, immigration, faut-il ou non durcir le ton ? Et puis nous terminerons ce débat avec la place de la France dans le monde. Voilà pour le programme. Je précise, messieurs, que vos temps de parole seront décomptés qu'il y a eu un tirage au sort et que c'est vous, Laurent Wauquiez, qui l'avez gagné. Vous allez donc commencer. Vous pourrez donc, Manuel Bompard, conclure ce débat.

Pour commencer, messieurs, une question rituelle. Vous avez des mots, c'est peu de le dire, on vient d'en entendre quelques-uns, très sévères. L'un à l'égard de l'autre. Manuel Bompard, vous avez qualifié Laurent Wauquiez, je cite, de Donald Trump de Wish, il y a trois jours sur les réseaux sociaux. Vivement le vote des Républicains pour qu'on soit débarrassé de Laurent Wauquiez, avez-vous également affirmé. Vous, Laurent Wauquiez, vous appelez un cordon sanitaire avec la France insoumise et rajoutez n'avoir aucun respect pour Jean-Luc Mélenchon et ses alliés. Laurent Wauquiez, puisque vous avez gagné ce tirage au sort, quel regard est-ce que vous portez sur votre débatteur du soir ?

Si j'en juge vos déclarations, vous n'avez donc aucun respect pour Manuel Bompard ?

1:45
Manuel Bompard

Mon sujet, il n'est pas personnel. Mon sujet, c'est la longue dérive de la France insoumise au cours des années qui viennent de s'écouler. Aujourd'hui, je considère que la France insoumise est le premier danger politique en France. C'est un parti qui a rompu avec les règles de la laïcité de la République, qui minimise systématiquement les questions d'antisémitisme, dont les rapports avec l'intégrisme musulman des frères musulmans jusqu'au Hamas sont extrêmement ambigus, qui choisit de saper l'autorité de l'État, et qui le fait en plus par cynisme électoral.

C'est-à-dire qu'en réalité, la France insoumise a fait un choix, il y a un certain nombre d'années, qui est d'aller draguer les voies du communautarisme islamiste, et qui pour arriver à ça est prêt à tout, y compris se renier, et y compris renier les valeurs de la République. Et donc oui, je suis content d'avoir ce débat, parce que je trouve que c'est une trahison de leur part des valeurs qui nous sont communes. Et que depuis beaucoup trop longtemps règne une sorte d'impunité de la France insoumise, à laquelle on passe tout. Je veux qu'on fasse tomber ça.

C'est pour ça que j'essaye de faire en sorte qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire sur les partis obscurs des positions de la France insoumise, et que tout simplement je considère que tous les partis républicains doivent maintenant faire un cordon sanitaire face à la France insoumise.

2:55
Présentateur

Bon, l'ardoise est bien remplie, si j'ose dire, pour commencer ce débat, Emmanuel Bompard. Votre regard sur votre débatteur du soir. Vivement le vote des Républicains pour que l'on soit débarrassé de Laurent Wauquiez. J'en déduis que vous soutenez plutôt Bono Retailleau dans la compétition.

3:09
Laurent Wauquiez

Non, plus précisément, M. Duhamel, ma citation, c'était vivement le vote des Républicains pour qu'on arrête d'avoir chaque semaine une proposition encore plus démagogique que la semaine précédente. C'était précisément la raison pour laquelle j'avais dit ça. Pour le reste, vous voyez, je pense que ce débat peut être un débat utile, parce que je vois bien comment M. Wauquiez alimente, si vous voulez, des fantasmes sur la France insoumise. Et je crois qu'en fait, en alimentant les fantasmes sur la France insoumise, M. Wauquiez cherche à masquer sa responsabilité, sa propre responsabilité.

3:42
Présentateur

Et juste, je fais une petite parenthèse. Vous parlez des uns et des autres à la troisième personne. N'hésitez pas, bien sûr, c'est un débat.

3:47
Laurent Wauquiez

Vous inquiétez pas, je m'adresserai à M. Wauquiez. N'ayez pas de crainte. Mais je disais, je pense que M. Wauquiez cherche à masquer sa propre responsabilité. Parce qu'il peut agiter comme ça la France insoumise, qui serait en quelque sorte responsable de tous les maux. Mais M. Wauquiez, sur les 30 dernières années, votre parti politique a eu la présidence de la République en France pendant 17 ans. Je pourrais rajouter les trois dernières années, où vous avez participé à la coalition gouvernementale en soutien à la politique menée par M. Macron. Et même, je pourrais rajouter les cinq années précédentes, puisque le Premier ministre était issu de votre famille politique.

Alors, c'est très pratique, si vous voulez, de dire, en fait, c'est la France insoumise qui est responsable de tous les maux. Mais aujourd'hui, si le pays est dans une situation extrêmement difficile, s'il y a de plus en plus de pauvres, si les richesses sont toujours aussi mal partagées, si la France n'est pas à la hauteur de ses responsabilités face à l'urgence climatique, si la voix de la France a disparu sur la scène internationale, M. Wauquiez, c'est pas de la faute de la France insoumise, c'est votre faute à vous, c'est vous, c'est votre politique qui a été mise en place dans ce pays depuis 30 ans et qui nous a amenés au point auquel on est aujourd'hui.

Donc moi, j'aspire à ce que ce soir, on ait un débat projet contre projet. Si vous voulez qu'on s'envoie des attaques à la figure pendant toute la soirée, j'ai mon stock, je l'ai avec moi. Mais je pense que ça ne sera pas très utile pour les gens qui nous écoutent. Moi, je pense que vos choix politiques nous ont mis dans la difficulté et qu'il faut rompre avec vos choix politiques. C'est à ce à quoi j'aspire.

5:09
Présentateur

Vous pouvez répondre dans un instant, Laurent Wauquiez. Juste, je précise que là encore, j'ai fait le mode d'emploi du débat, le programme. Mais j'aimerais qu'on reste un instant sur cette notion de cordon sanitaire, puisque vous avez eu des mots très forts. Vous accusez la France insoumise de compromission avec l'islamisme. De quels éléments, pardonnez-moi, Laurent Wauquiez, disposez-vous pour porter des accusations aussi graves que celles-ci ? Et vous pouvez donc avoir le coordinateur de ce parti en face de vous ce soir.

5:38
Manuel Bompard

Allez-y, ça va être dur. D'abord, juste un mot, il m'avait échappé que François Hollande et Emmanuel Macron étaient issus des Républicains. Mais d'accord, monsieur Bonnard, de ce point de vue, ça m'a un peu fait sourire. 25 sur 30 ans. Après, ce qui me fait beaucoup moins sourire, c'est tous ces signaux accumulés qui sont extrêmement inquiétants sur le comportement de la France insoumise. Daniel Obono, qui suite aux attentats du 7 octobre, a expliqué que le Hamas était dans un mouvement de résistance. Rima Hassan, qui explique que le Hamas, organisation terroriste, est un mouvement légitime.

Raphaël Arnaud, député de la France insoumise, qui reçoit à l'intérieur de l'Assemblée nationale le CCIE, c'est-à-dire l'organisme qui s'est substitué au CCIF, proche des frères musulmans, est dissous en France après l'assassinat de Samuel Paty. Et je passe sur les positions de la France insoumise, consistant à vouloir faire sauter le crime d'apologie de terrorisme, ou encore Bonpart, qui soutenait... Oui, je sais, vous inquiétez pas. Allez-y. Et qui soutenait des candidats sur leur liste des municipales de la France insoumise, proche du Hamas.

Et donc, oui, très clairement, il y a une dérive de la France insoumise dans une proximité qui va toujours plus loin dans la direction de l'intégrisme musulman, dans, au fond, un discours extrêmement complaisant par rapport à des mouvements terroristes comme le Hamas, et avec une clé de lecture qui est toujours la même. Ils sont prêts à faire la partition de la République pour aller chercher les voies du communautarisme islamiste. Et c'est ce que je vous reproche, parce que ça n'était pas le Jean-Luc Mélenchon initial. Moi, j'avais un respect pour le Jean-Luc Mélenchon d'il y a 15 ans, qui était un défenseur de la République et de la laïcité.

Mais vous avez fait le choix de trahir ça, et je reviendrai sur un certain nombre d'éléments. Projet contre projet, soyez très serein. Projet contre projet, parce que je pense que votre projet est devenu anti-républicain.

7:19
Laurent Wauquiez

– Monsieur Wauquiez, vous savez, j'avais des amis en Tunisie qui étaient des militants de la gauche comme moi, et ces dirigeants-là ont été assassinés par les islamistes. Donc s'il y a bien quelqu'un à qui vous ne pouvez pas faire ce type de reproche, c'est bien moi. Par contre, vous, vous avez été membre d'un gouvernement… – Alors pourquoi vous tolérez ça ? – Attendez, monsieur Wauquiez, regardez.

7:42
Manuel Bompard

– Pourquoi vous tolérez ça ?

7:42
Laurent Wauquiez

– Passez-moi terminer, vous allez voir. Vous, vous avez été membre d'un gouvernement sous la présidence de monsieur Sarkozy. Et à l'époque, c'est monsieur Sarkozy, par exemple, qui a intégré une organisation que vous dénoncez aujourd'hui comme l'UOIF à l'époque. Donc si vous voulez faire une commission d'enquête sur les liens avec des réseaux qui seraient des réseaux extrémistes d'un point de vue religieux, je vous donne juste un conseil. Faites-la à l'intérieur de votre famille politique, pas à l'intérieur de la mienne, parce que moi, en réalité, mes propos, ils ont toujours été extrêmement clairs sur ce sujet. Moi, je suis contre…

Écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez. Moi, je suis contre… – Que ce soit Daniel Obono, que ce soit Rimas, que ce soit Raphaël Arnaud, à aucun moment vous ne répondez. – Mais je peux répondre à chacun des points que vous avez indiqués, les uns après les autres, et je l'ai déjà fait à peu près à 30 reprises. Vous voyez ? – Visiblement, ça n'a pas convaincu. – Mais ça ne vous a peut-être pas convaincu, vous, mais vous convaincre, vous, moi, c'est un peu le cadet de mes soucis.

8:38
Manuel Bompard

– Pas plus Clémentine Autun, pas plus François Ruffin, pas plus les intellectuels de gauche comme Elisabeth Ballantin.

8:44
Laurent Wauquiez

– Alors, allez-y, c'est moi juste parler. Manifestement, ça a convaincu davantage les Français que vous, puisque à la dernière élection législative, ce n'était pas il y a 40 ans, c'était il y a un an. Votre famille politique a fait 7% des voix devant les électrices et les électeurs. Moi, j'ai participé à une coalition qui a fait près de 30% des voix. Donc, moi, je ne cherche pas à vous convaincre, vous, mais je suis un peu, je trouve ça un peu dommage, si vous voulez, que vous soyez dans une forme de fantasme, d'agiter auprès des Françaises et des Français les positions vis-à-vis de la France insoumise qui ne sont pas les siennes.

Attaquez-moi sur mon programme, attaquez-moi sur ce que je propose réellement, n'allez pas inventer des choses qui ne correspondent pas à la réalité. Je sais qu'il y a quelques années, vous avez été pointé du doigt, puisque vous avez dit devant des étudiants que vous aviez l'habitude de dire du bullshit sur les plateaux de télévision, ça veut dire des bêtises. N'en faites pas la démonstration ce soir. Attaquez-moi sur ce que je propose vraiment, pas sur des inventions.

Moi, par exemple, je suis favorable, je ne sais pas si je fais la transition avec le débat qui vient, je suis favorable à ce qu'on fasse en sorte que dans ce pays, les plus riches, les plus grandes fortunes contribuent davantage. Dites-moi pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec ça. Je suis favorable sur la scène internationale au fait que la France retrouve sa voix.

Vous me dites que la famille politique à laquelle j'appartiens est dans une dérive, mais est-ce que je dois vous rappeler les positions traditionnelles du général de Gaulle, de Jacques Chirac, par exemple, qui, eux, défendaient l'idée que la France devait avoir une voix singulière, une voix qui défend la paix, et qui évitait dans le débat de venir agiter des choses qui, honnêtement, sont des fantasmes, monsieur Wauquiez. Sortez des fantasmes et venez-en sur les faits. Ce sont des fantasmes, Laurent Wauquiez, ce que vous évoquez ?

10:23
Manuel Bompard

Ah non, là, précisément, ce qui me frappe, c'est qu'on a Dr. Jekyll et Mr. Hyde. On a sur ce plateau un visage qui prétend être polissé, tranquille, serein. Et de l'autre côté, vous avez tout ce qui est la réalité de la France insoumise, qu'un certain nombre de vos collègues ont dénoncé cette semaine dans un livre, mais qui sont aussi dénoncés par une personnalité intellectuelle de gauche, Elisabeth Badinter, qui ne supporte plus les dérives de ce que vous incarnez. Et donc, vous venez ici avec un visage tranquille, en essayant d'esquiver le fond du sujet.

Le fond du sujet, c'est qu'il y a dix ans, vous avez fait le choix pour avoir un booster électoral qui vous a en partie servi d'aller chercher ce communautarisme islamique. Mais qu'est-ce que vous racontez ? Vous l'avez fait, vous l'avez fait, et d'ailleurs assumé, François Ruffin l'a dénoncé ô combien de fois, quand il a dénoncé le cynisme électoral qui était celui de Jean-Luc Mélenchon. C'est pas moi qui le dis, monsieur Bompard. C'est pas moi, c'est vos anciens collègues de la gauche, qui eux-mêmes ont fini par être écoeurés par ce qu'il y était cette dérive. Ils ne sont pas d'accord. Et je pense qu'à l'arrivée, c'est dangereux. C'est pas grave.

J'ai un souvenir qui m'a beaucoup marqué, parce que je trouve que ça, c'est l'incarnation du cynisme électoral. Mais vous n'êtes pas venu pour parler de moi, vous êtes venu pour parler des problèmes du pays, j'espère. Bien sûr, bien sûr, parce que je pense... Je pose une question, hein. Mais monsieur Bompard, ce genre de choses, enclencher la partition du pays, nourrir l'intégrisme, avoir des complicités pour systématiquement minimiser l'antisémitisme, ce sont des choses très graves. Vous avez l'air de les prendre d'un tombadin. Mais par exemple... Non, c'est vos attaques que je prends d'un tombadin, parce que je les trouve ridicules. Alors voyons, si vous trouvez ça ridicule.

Quand Jean-Luc Mélenchon explique, devant des caméras, que pour lui, il ne faut uniquement s'occuper des quartiers, et que le reste de la France, on s'en fout, on s'en fout, on n'en a rien à faire, eh bien c'est précisément ce que je trouve dangereux. C'est ce choix d'une partition de la République, qui est à la base de votre programme, qui est une trahison des valeurs de la laïcité, qui était avant portée par la gauche. Vous avez expliqué que vous étiez un apôtre des droits de l'homme, et que vous aviez connu ce combat contre la Tunisie.

Eh bien moi, ce que j'ai noté, parce que ça c'est la vérité de ce qui est devenu votre parti politique, vous avez refusé de voter la motion pour faire la libération de Boilem Sansal. J'ai connu une époque où la gauche était plus efficace en termes de défense des droits de l'homme.

12:33
Présentateur

On parlera tout à l'heure de la question de Boilem Sansal. Manuel Bompard, vous répondez sur ce point. Alors allez-y, dans ce cas-là, juste Manuel Bompard, pour expliquer à ceux qui nous regardent ce soir, qui n'ont peut-être pas suivi, cette semaine à l'Assemblée nationale, a été soumise au vote une résolution, une proposition de résolution visant à faire libérer Boilem Sansal. Il s'avère que la France Insoumise a voté contre, argant du fait que, dans cette résolution, il y avait également, au fond, la question des relations entre la France, l'Union européenne et l'Algérie, et qu'à ce titre, vous ne vouliez pas la voter.

Vous avez d'ailleurs proposé un amendement qui a été rejeté pour recentrer cette résolution. Voilà le panorama qui a été fait sur cette résolution.

13:12
Laurent Wauquiez

Je ne sais pas si vous étiez présent à l'Assemblée nationale, mais je sais que vous n'y êtes pas toujours, mais vous auriez pu peut-être rendre compte honnêtement du contenu du débat qui a eu lieu, pour pouvoir, attendez, pour pouvoir, si on a un désaccord, posons le désaccord, mais ne déformez pas ma position pour essayer... Vous êtes la seule formation politique

13:30
Manuel Bompard

qui a refusé de voter une motion de libération de Boilem Sansal. Et vous venez ensuite, tout sourire sur ce plateau, pour dire, circuler, il n'y a rien à voir. Bien évidemment, la France Insoumise a mis des droits de l'homme. Je vais vous dire, monsieur Vaud. Non mais quelle honte ! Il y a l'arrivée un homme qui est un compatriote français qui est dans les geôles de le gouvernement algérien avec lequel vous avez vos publicités.

13:48
Présentateur

Vous voulez ça répondre ou comment ça marche ? Bien sûr. Réponse de manière bon part.

13:50
Laurent Wauquiez

Monsieur Wauquiez, nous avons précisément dans ce débat proposé, ça a été dit par monsieur Duhamel, un amendement qui visait à dire on fait une résolution qui demande la libération de Boilem Sansal et on la vote tous. Vous l'avez refusé. Non, tous les médecins l'ont refusé. Tous, y compris les partis socialistes. Tout le monde a refusé. Pas du tout, le parti socialiste l'a voté. Enfin, vous dites des choses inexactes, mais je ne suis pas sûr que ça intéresse beaucoup les gens. Monsieur Wauquiez, précisément, je vais vous dire pourquoi on a voté contre à la fin de ce texte-là puisque vous avez fait cette proposition.

C'est parce que votre sujet dans cette résolution, ce n'était pas la libération de Boilem Sansal, c'était ce qu'il y avait à côté. Sinon, vous aurez accepté notre proposition de réécriture. Et ce qu'il y avait à côté, c'est une forme de surenchère, d'escalade dans les relations entre la France et l'Algérie dont votre compétiteur, votre concurrent, monsieur Retailleau, s'est fait d'ailleurs une spécialité ces derniers mois et ces dernières semaines. Et en vérité, si vous voulez obtenir réellement la libération de Boilem Sansal, alors vous devez, vous le savez très bien, vous devez le faire par la diplomatie, par la désescalade. Dans ce texte-là, monsieur Wauquiez, est-ce que vous l'assumez ?

La désescalade avec le gouvernement algérien.

14:55
Manuel Bompard

Attendez, attendez, laissez-moi terminer. La désescalade avec un gouvernement qui méprise les droits de l'homme. La désescalade avec un gouvernement qui humilie la France. Là, je vous confirme, on n'a pas du tout la même vision.

15:05
Laurent Wauquiez

Je vais montrer votre hypocrisie en un exemple, monsieur Wauquiez. Dans ce texte-là, dans cette résolution, il est indiqué qu'on pourrait mettre en cause, remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Algérie. C'est marqué dans ce texte-là de la résolution. J'espère que vous l'avez lu avant de l'avoir voté. Depuis deux ans, depuis deux ans, je fais partie des gens qui disent, au vu des massacres qui ont lieu aujourd'hui à Gaza, peut-être faudrait-il remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël ? Vous l'avez toujours refusé. Alors venir, si vous voulez, me donner des leçons de droits de l'homme sur ce sujet.

Monsieur Wauquiez, ce n'est pas convaincant. Pour le reste, puisqu'on parlera de l'international... Les faits ont la tête dure. La seule chose qui compte, c'est que vous avez refusé de voter une motion pour la libération de l'Algérie centrale. Vous avez fait un certain nombre d'attaques. Pour le reste, monsieur Wauquiez, si vous pensez que le programme politique que je défends ne s'adresse qu'à une partie de la population, alors vous allez m'expliquer pourquoi. Par exemple, dans mon programme, je défends des mesures de lutte contre les déserts médicaux, que je défends l'idée que tous les services publics doivent être à 15 minutes. On va y venir. Emmanuel Bompard, s'il vous plaît.

16:11
Présentateur

Par exemple, on va y venir.

16:13
Laurent Wauquiez

Venez sur les propositions, pas sur vos fantasmes, ça ne sert à rien.

16:16
Présentateur

S'il vous plaît, Laurent Wauquiez, Emmanuel Bompard, les compteurs montrent déjà que vous avez pris de l'avant. Je voudrais qu'on avance un petit peu, qu'on parle précisément de la situation en Ukraine, juste avant de rentrer dans le détail de vos propositions sur l'aspect économique et social. Cette question d'actualité, puisque l'on a vu hier des dirigeants européens, dont le président de la République se rendra à Kiev, au fond, avancer un ultimatum à Vladimir Poutine, une trêve de 30 jours ou de nouvelles sanctions en cas de refus, une stratégie qui a été soutenue par les États-Unis. Marine Le Pen s'en est prise au propos d'Emmanuel Macron.

Je me demande quel est l'intérêt de cette coalition. Veut-elle parvenir à un accord pour la paix ou va-t-elle finir par fomenter la guerre ? Marine Le Pen qui dénonce un comportement guerrier. Elle a raison, elle a tort, Marine Le Pen, de s'en prendre de cette façon-là au président de la République ?

17:01
Manuel Bompard

Je pense que là, il y a une avancée qui est due à une Europe qui s'est mise ensemble et qui met la pression pour qu'on aille vers la paix. Moi, je l'ai dit, dès le début, il faut une France forte, dans une Europe forte, pas pour faire la guerre contre la Russie, mais pour faire la paix, pour protéger l'Ukraine. Et pour ça, il faut qu'on aille jusqu'au bout, c'est-à-dire qu'on a besoin de cette France forte. On en a besoin là maintenant pour faire les négociations, mais on en aura besoin demain pour assurer la protection sur la durée de l'Ukraine. Et là aussi, on a évidemment une très forte divergence. La France insoumise considère que la France ne doit plus avoir une dissuasion nucléaire.

Moi, je considère que la France doit avoir une dissuasion nucléaire française et qui est sous le contrôle et la souveraineté de la France. Mais vous avez lu ça où, M. Wauquiez ? On a du côté de la France insoumise des positions qui sont contre le réarmement de l'armée et contre l'augmentation du budget militaire de la défense. Moi, je considère que, bien évidemment, dans cet univers de risque, de prédateur, qui est devenu la scène géopolitique, nous avons besoin de renforcer notre armée et de lui donner les moyens de notre protection. On bascule dans un univers qui est dur, dans lequel le danger est que la France joue le rôle de la proie.

Et donc, il faut raisonner, évidemment, par rapport à la paix immédiate, mais sur la durée, il faut réarmer la France et l'Europe.

18:14
Présentateur

On s'éloigne un petit peu de la question initiale qui était de savoir si l'ultimatum fixé à Vladimir Poutine était... De temps en temps, c'est bien de prendre un peu de hauteur. Oui, j'essaye. Je sais que c'est difficile, mais on va essayer, en tout cas, tout au long de ce débat, de le faire. Vous, Manuel Bompard, j'ai été frappé par les propos que vous avez pu tenir ces dernières semaines en expliquant qu'il fallait que la France ne soit pas soumise aux États-Unis. Là, visiblement, les Européens ont, en quelque sorte, repris le...

je ne sais pas si on peut dire le lead en bon français, mais c'est Emmanuel Macron qui a appelé Donald Trump pour vérifier qu'il partageait la proposition qui était faite par les dirigeants européens.

18:44
Laurent Wauquiez

Et donc, le fait que le président de la République passe un coup de téléphone à Donald Trump est une démonstration. Écoutez, moi, j'aspire depuis 2022, depuis le déclenchement de ce conflit, je dis, et nous disons à la France insoumise qu'il faut sortir de cette illusion d'une issue qui serait une issue militaire à ce conflit et qu'il faut, le plus rapidement possible, ouvrir une issue qui soit une issue diplomatique. C'est ce que je défend comme position de manière constante depuis trois ans.

Or, je vois aujourd'hui que, manifestement, peut-être il y a une fenêtre qui permettrait d'avoir des négociations, des discussions et qui permettent le plus rapidement possible parce que c'est ce qui... Ça devrait tous nous préoccuper, de mettre un terme à ce conflit. Pour le reste, sans y passer beaucoup de temps, M. Wauquiez, ne dites pas des choses inexactes sur ma position. Moi, je n'ai jamais défendu le fait que la France renonce à sa dissuasion nucléaire. La preuve, par exemple, il y a quelques semaines de ça, il y a une entreprise qui s'appelle l'entreprise Vancorex à côté de Grenoble qui participe à la chaîne, à la maîtrise de notre chaîne de dissuasion nucléaire.

J'ai même proposé qu'on nationalise cette entreprise. Vous, vous l'avez abandonnée. Donc, vous voyez, il ne faut pas juste dire « je suis pour la dissuasion nucléaire », il faut s'en donner les moyens. Donc, ne dites pas des choses inexactes sur mes positions. C'est mieux pour un débat.

19:54
Présentateur

Réponse de l'Eurent Wauquiez rapidement et puis on avance et on parlera des sujets économiques et sociaux.

19:57
Manuel Bompard

C'est une entreprise de ma région sur laquelle on s'est beaucoup engagé et où on a évidemment préservé la composante qui était liée à la dissuasion nucléaire. Donc, M. Bompard, évitez de raconter aussi n'importe quoi. Non, mais c'est inexact. Et pour le reste, je me permettrais juste de le dire, si votre vision de la préservation de la dissuasion nucléaire à des entreprises françaises, c'est de les nationaliser toutes, je crains que le modèle Corée du Nord soit pas ce qu'il y a du plus opérationnel. Soit pas ce qu'il y a de plus opérationnel.

20:19
Laurent Wauquiez

Ah, mais vous, ça ne vous dérange pas que ce soit des Chinois qui détiennent une entreprise essentielle à notre dissuasion nucléaire ?

20:24
Manuel Bompard

Non. C'est ça ? Ça ne vous dérange pas ? Moi, ce qui me dérange, c'est que... Ça ne vous dérange pas, M. Bompard ? Je suis la région de M. Bompard, Auvergne-Rhône-Alpes, qui a fait la moitié des relocalisations industrielles et de la défense du Maine-in-France.

20:34
Laurent Wauquiez

Mais Vancorex, là, on n'était pas en train de parler des autres entreprises. La différence entre vous et moi,

20:38
Manuel Bompard

c'est que moi, j'ai géré une collectivité. Je me suis occupé d'avoir ces résultats. Non, bien, puisqu'on a réussi à faire la moitié des projets de relocalisation industrielle. Renseignez-vous, ça vous évitera de dire des bêtises.

20:47
Laurent Wauquiez

Je suis très renseigné, mais Vancorex, parce que moi, je ne parlais pas des autres entreprises, là, je parlais de Vancorex. Moitié des projets de relocalisation industrielle, Laurent Wauquiez, comme promis,

20:59
Présentateur

rentrons tout de suite dans le sujet pour parler du quotidien des Français, de leur pouvoir d'achat et des questions économiques et sociales. Et puisque vous avez un peu d'avance, Manuel Bompard, je donne la parole à Laurent Wauquiez. Ça tombe bien pour rentrer dans le débat et cette question de savoir où trouver les fameux 40 milliards d'économies que cherche le gouvernement pour le prochain budget. Il s'avère que vous formulez dans les colonnes du Parisien une proposition, Laurent Wauquiez, ce matin, l'idée de limiter le RSA, le revenu de solidarité active, à deux ans pour les personnes que vous qualifiez, je cite, d'aptes à travailler. Qu'est-ce que ça veut dire, être apte à travailler ?

Ça veut dire qu'au bout de deux ans, si on est au RSA, on n'a plus rien, plus de solidarité nationale, on en est réduit à la pauvreté, le dénuement ?

21:46
Manuel Bompard

Alors moi, ce que je veux garder, c'est le social pour ceux qui en ont vraiment besoin. Je veux qu'on arrête la cistana pour ceux qu'on peut sortir du piège de la cistana et ramener en direction du travail et qu'on revalorise le travail. Le RSA, ça doit être une aide temporaire quand on connaît un accident de la vie.

Mais quand on a aujourd'hui en France 500 000 emplois qui sont non pourvus dans le secteur de l'hôtellerie et restauration, dans le secteur des services à la personne, dans le secteur de l'aide à domicile, et qu'on a un tiers des personnes au RSA qui ont moins de 35 ans, je suis convaincu qu'on peut les ramener en direction du travail et que c'est la meilleure façon de les aider. Donc ce que je souhaite, je me suis toujours battu là-dessus, c'est un combat constant dans mon engagement politique, je souhaite qu'on arrive à sortir de la cistana pour ramener en direction du travail. Et je vais vous dire, je pense que c'est ça la vraie solidarité.

La vraie solidarité, c'est pas d'aider des gens qui peuvent repartir au travail par des aides sociales, c'est de les ramener en direction du travail. C'est ça pour moi la vraie conception du social.

22:42
Présentateur

Emmanuel Bompard, ce que vous dites à Laurent Viquet, et je reprécise une fois encore les règles, puisque vous avez tendance parfois à me regarder moi comme si je vous interviewais. C'est vrai que j'ai parfois l'habitude de vous interviewer sur ce plateau, mais il s'agit bien ici d'un débat et d'un échange entre vous deux. Emmanuel Bompard, ce que vous dites à Laurent Viquet sur cette proposition qu'il formule.

22:56
Laurent Wauquiez

Je pense que c'est une proposition qui est une proposition totalement indécente, M. Viquet, et qui s'appuie sur une vision qui est une vision mensongère. J'ai lu l'article parisien, je crois, dans lequel vous faites cette proposition. D'abord, vous dites qu'il y a 500 000 emplois non pourvus. La vérité, M. Viquet, si vous avez regardé les chiffres précisément, c'est que parmi ces emplois dits non pourvus, en vérité, certains ne se sont pas encore libérés. Ce sont des emplois qui vont être libérés. D'autres vont bientôt avoir quelqu'un qui rentre en emploi.

23:26
Manuel Bompard

Les évaluations économiques, c'est 500 000, voire même 1 million sur certaines évaluations économiques.

23:30
Laurent Wauquiez

M. Viquet, ne dites pas des choses inexactes. Il y a 31% des offres d'emplois sur les 500 000 dont vous êtes en train de parler qui sont des emplois qui viennent d'être créés, donc qui n'ont pas trouvé... Il suffit de sionner notre pays et il y en a 25% qui sont des emplois occupés qui vont être libérés. La réalité, M. Viquet, c'est qu'il y a environ 200 000 emplois réellement non pourvus. M. Viquet, si vous...

23:51
Manuel Bompard

Ce chiffre est complètement fantasque et sort de n'importe quoi. C'est les leçons d'économie du Venezuela. Ce qu'on va faire... Il ne sort absolument mais de rien. Aucune évaluation crédible.

24:01
Laurent Wauquiez

Ce qu'on va faire, M. Viquet, c'est que soit M. Duhamel corrigera, soit le débat se poursuivra, j'imagine, sur les réseaux sociaux et on verra qui avait raison ou pas. La réalité, M. Viquet, c'est que si vous prenez ce nombre d'emplois non pourvus et que vous le ramenez, par exemple, au nombre de bénéficiaires du RSA ou encore mieux, au nombre de chômeurs, vous avez aujourd'hui, en France, à peu près un emploi non pourvu pour 26 personnes qui recherchent un emploi. Donc, à un moment, il faut aller au bout de votre raisonnement, M. Viquet. Imaginons ce que je ne crois pas du tout, que votre logique politique fonctionnait.

Que va-t-il arriver à toutes les autres personnes qui n'auront pas pu trouver un emploi au bout de deux ans ? Vous leur proposez quoi ? Vous leur proposez zéro euro ? C'est ça, M. Vauquiez, votre proposition ? Réponse de Laurent Vauquiez. Donc, vous allez, il y a 1,8 million de bénéficiaires du RSA aujourd'hui, d'accord ? 1,8 million. Donc, vous allez les jeter dans la pauvreté. Vous voulez qu'il y ait davantage de personnes qui fassent la queue devant les fils alimentaires ? C'est ça, votre projet pour le pays ? Réponse de Laurent Vauquiez, Manuel Bompas.

24:56
Manuel Bompard

Juste là, ce qu'on entend est extraordinaire. On a 500 000 emplois, ne serait-ce que 200 000, qui sont non pourvus. Vous balayez ça d'un revers de main et vous vous dites « Mais c'est pas grave, on s'en fiche ». Mais pas du tout. Je suis désolé, je ne partage pas du tout votre vision. Moi, ma vision de l'avenir du pays, ce n'est pas d'offrir aux Français le RSA à vie. Je considère que ramener les gens en direction du travail, contrairement à vous, n'est pas une punition. Moi, dans mon raisonnement, je n'oublie jamais les gens qui sont au travail. Je n'oublie jamais l'infirmière libérale qui paye 60% de charges et qui se dit qu'elle ne s'en sort pas plus que si elle restait chez elle.

Je n'oublie jamais les salariés qui sont aujourd'hui écrasés d'impôts. Je n'oublie pas les gens qui travaillent dans le secteur de l'aide à domicile et qui disent « Nous, on travaille 22 heures et il ne faut surtout pas qu'on travaille plus parce que sinon, à notre détriment, on va devenir imposable. » Il y a toute une catégorie de Français qui travaillent, qui sont des travailleurs pauvres que vous avez totalement abandonnés dans votre raisonnement. La raison pour laquelle je propose d'augmenter le SMIC. Votre seule logique, c'est de laisser les gens dans l'ORSA et les aides sociales, à tel point même que vous avez proposé de faire sauter l'obligation de recherche d'emploi.

La vraie différence entre nous, c'est que moi, je considère que quand il y a des aides, il y a des droits mais il y a aussi des devoirs. La vraie différence entre nous, c'est que vous, vous considérez que l'aide sociale, c'est un avenir. Moi, je considère que c'est le travail le vrai social. Et donc, on a là-dessus une vraie différence. Pour vous, le travail est une punition. Pour moi, c'est la meilleure façon d'aider les gens.

Et donc, oui, ce que je veux, c'est qu'on arrête d'avoir comme seul horizon l'ORSA à vie et que tous ceux qui peuvent reprendre un boulot, si jamais on en ramène 500 000 en direction du travail, ben oui, je pense qu'on aurait été beaucoup plus utiles que vous avec toutes vos propositions délirantes.

26:31
Présentateur

Sur ce point là précis, la question des contreparties. Pour vous, il est tout à fait anormal d'envisager la possibilité, ce qui existe déjà, de considérer que quand on perçoit une allocation, il y a une contrepartie à apporter sur le revenu de solidarité active. Il y a 15 à 20 heures dédiées à la formation, à l'intérêt général. Ça, pour vous, le principe même qu'il y ait une contrepartie ne doit pas résister ?

26:56
Laurent Wauquiez

Mais précisément, vous avez un problème de logique. Si ces personnes-là, on a besoin de les faire travailler pendant quelques heures, alors il faut créer des emplois. Parce que sinon, c'est une manière de créer... C'est une manière de créer... Encore l'esquive. Attendez, mais ce n'est pas de l'esquive. Comme depuis le début. Assumez de dire que dans votre programme, vous voulez faire sauter

27:18
Manuel Bompard

l'obligation de rechercher un emploi. Ne coupez pas l'appareil. C'est écrit dans votre programme. Donc, au moins, assimilez-le. Ne coupez pas la parole. Avec un discours, vous n'assumez pas vos idées. Mais j'assume... Quand même, soyez au moins avec cette honnêteté, M. Bompard.

27:28
Laurent Wauquiez

M. Bompard, j'assume totalement... Bah non, non. Parce que c'est dans votre programme. Mais totalement mes idées. Mais je n'assume pas, par contre, les contre-vérités que vous voulez... Bah dites-le. Dites ici que vous voulez faire sauter l'obligation de recherche d'emploi. Attendez, attendez. Mais je suis contre. Est-ce que vous pouvez le dire ? Oui, oui, j'ai voté contre. Je suis totalement contre. M. Bompard est contre le fait qu'on oblige à chercher un emploi. Moi, j'assume mes idées. Je suis totalement contre pour une raison très simple. C'est qu'il n'y a pas besoin d'avoir des heures de travail gratuits si on est en capacité de créer des emplois. Il faut donc créer des emplois.

Et donc, il faut accompagner les gens vers une reprise d'emplois réelle avec des rémunérations qui sont des rémunérations réelles, avec un statut qui soit un statut réel, avec des contrats qui sont des contrats réels.

28:07
Manuel Bompard

Vous ne comprenez pas ce que je vais vous dire ? Quand on a des droits, on a des devoirs. Quand on perçoit une aide sociale, en contrepartie, il faut chercher un emploi. Si vous ne comprenez pas, monsieur... On ne comprend rien à ce que vous dites. Vous, vous ne comprenez pas ? Moi, ce que je comprends, c'est que vous voulez laisser les gens dans les aides sociales. Pour vous, l'avenir, c'est le RSA.

28:23
Laurent Wauquiez

Je suis en train de vous parler d'une reprise d'emploi. Mais je vous propose juste que cette reprise d'emploi, par exemple, elle soit au moins au SMIC. Mais c'est triste quand même

28:29
Manuel Bompard

quand on est de gauche

28:30
Laurent Wauquiez

de ne même plus défendre le travail.

28:31
Manuel Bompard

Mais je trouve ça tellement triste, monsieur Bompard. Vous étiez avant le gauche... Vous êtes un comédien, en fait. Vous étiez une gauche qui était capable de défendre le travail. Alors, avant qu'il termine, et ensuite, Manuel Bompard, vous avez la parole.

28:40
Laurent Wauquiez

Non, non, mais c'était moi qui parlais pour l'instant, monsieur Duhamel. Monsieur Wauquiez, franchement, vous n'êtes pas convaincant ? Si vous pensez que, par exemple, j'ai abandonné les gens qui travaillent, peut-être que vous allez rejoindre ma proposition d'augmenter le SMIC pour faire en sorte que les gens qui travaillent, ils aient vraiment des rémunérations.

28:54
Manuel Bompard

Mais moi, mon horizon, c'est pas que le SMIC. Je veux augmenter tous ceux qui travaillent. Ma proposition, c'est avec les économies qu'on fait sur l'assistantat, d'augmenter de 10% le salaire net. Rejoignez ma proposition, puisque vous défendez le travail. Vous défendez le SMIC.

29:05
Invité

Vous êtes vraiment pas très honnête.

29:06
Manuel Bompard

Vous défendez le SMIC et le RSA. C'est tout. Pour vous, il n'y a rien d'autre comme horizon. Mais là, vous proposez pas d'augmenter le... Je dois reconnaître que c'est cohérent, votre vision. C'est incroyable. On augmente les impôts, on tue les emplois, et à l'arrivée, le seul horizon en France, c'est le SMIC et le RSA. Merci.

29:24
Laurent Wauquiez

J'ai dit précisément l'inverse. Je vous ai dit que, par contre, il fallait se battre pour faire en sorte que l'emploi, il paye. Que quand les gens, ils travaillent aujourd'hui, ils puissent vivre de leur travail. La seule chose que vous proposez, c'est d'augmenter le SMIC. C'est vous-même qui l'avez dit. Non, non, j'ai proposé d'indexer les salaires sur l'inflation. La seule chose que vous proposez, c'est ça. Mais vous ne connaissez pas mon programme. Avant, il faut un peu se renseigner avant de venir débatir.

29:40
Manuel Bompard

À l'instant, on vous interroge sur le travail. C'est vous-même qui venez de le faire. Le seul mot qui sort, c'est une différence complète de vision. Mais si Manuel Bompard, Laurent Wauquiez,

29:58
Présentateur

s'il vous plaît, de diminuer le salaire brut. Laurent Wauquiez. Attendez, parce que... Non, non, non, non, non, s'il vous plaît, Manuel Bompard. C'est vrai qu'on parle de la question des impôts. J'aurais bien aimé aussi, mais... Eh bien, on en parle. De fait. On en parle juste là. On voit que sur cette question du rapport au travail et des propositions, il y a des divergences, c'est le cas de le dire, sur la question des impôts. C'est le cas de le dire. Là encore, sur les 40 milliards d'économies à faire, s'il vous plaît, vous avez d'un côté Laurent Wauquiez qui explique qu'il ne faut en aucun cas utiliser le levier fiscal.

De l'autre, Manuel Bompard, je crois que ce n'est pas faire offense à votre parti, à votre mouvement politique qu'il considère que c'est en faisant contribuer les plus aisés que l'on peut trouver ces 40 milliards d'euros d'économies. Là encore, je regarde le temps et Laurent Wauquiez, vous avez encore un peu de retard. Pourquoi ce serait si tabou de dire on a 40 milliards d'euros à trouver, on va faire contribuer les plus aisés les grandes entreprises pour que l'effort soit le plus équitablement réparti ?

30:54
Manuel Bompard

Mais parce qu'on a déjà le record d'impôts en France et qu'à chaque fois qu'on nous sort cette belle musique, la réalité, c'est qu'on augmente les impôts sur tout le monde. Et ma grande différence là aussi, c'est que je veux qu'on fasse des économies sur le gaspillage de l'argent public et pas qu'on augmente les impôts. M. Bompard veut moins de riches. Moi, je veux plus de riches pour des moins pauvres. Moi, je suis très heureux qu'on ait quelqu'un comme Bernard Arnault parce que ça donne de l'emploi. Le seul riche qu'aime M. Bompard, c'est Mélenchon. Moi, je suis favorable parce qu'il y a moins d'argent. Moi, je suis... Ah non, je ne crois pas, non.

31:21
Laurent Wauquiez

En tout cas, il ne fait pas des repas à 100 000 euros, lui.

31:23
Manuel Bompard

Oui, enfin, en tout cas, lui, surtout, il ne donne pas des leçons à tout le monde.

31:25
Laurent Wauquiez

Il ne fait pas des repas à 100 000 euros.

31:26
Manuel Bompard

M. Bompard, sur ce sujet, je ne prendrai pas vos leçons. Vous savez, c'était une erreur. Je l'ai assumé, j'ai remboursé. Vous avez remboursé ? J'attends de savoir si vos députés de la France insoumise qui étaient dans des logements sociaux de façon abusive ont remboursé. J'attends de savoir si Mme Chiquirou, qui est en ce moment poursuivie pour corruption, est elle aussi en train de rembourser. Vous allez me donner des leçons sur ce sujet, monsieur ? J'attends de savoir si votre député qui a acheté de la drogue et que ses indemnités par le monde a remboursé. M. Bompard... Alors, Manuel Bompard, Laurent Wauquiez, si je peux me permettre... Attendez, attendez, attendez.

31:57
Présentateur

Si je peux me permettre... Si je peux me permettre... Jusque-là, le débat était de bonne tenue. Vif, mais intéressant. Là, on a eu en quelques instants... Manuel Bompard, vous avez fait référence à la question d'un certain nombre de notes de frais

32:09
Manuel Bompard

que vous avez remboursé.

32:11
Présentateur

De la question de ce qu'on appelle les dîners des sommets de votre région. Sur ce point-là, je crois que vous défendez l'organisation de ces dîners. Vous n'avez pas remboursé. M. Bompard,

32:18
Laurent Wauquiez

vous avez attaqué M. Mélenchon de manière ridicule. Oui, c'était juste pour qu'il n'y ait pas en quelque sorte

32:22
Présentateur

de choses absences pour ceux qui nous regardent et pour essayer d'expliquer. Et en réponse, Laurent Wauquiez a fait référence aux mises en cause et notamment aux mises en examen de Sophia Chikirou, députée. Voilà pour, en quelque sorte, les faits. J'aimerais qu'on revienne à la question des impôts. Je préfère. Manuel Bompard, Laurent Wauquiez vous dit qu'il ne faut plus augmenter les impôts parce que c'est

32:43
Laurent Wauquiez

une solution de facilité. Alors, j'ai deux choses à dire sur ce sujet. Premièrement, M. Wauquiez, contrairement à ce que vous venez d'indiquer, on peut tout à fait avoir des mesures fiscales qui ne touchent pas l'ensemble des Français. Par exemple, moi, je propose de mettre en place ce qu'on appelle la taxe Zuckmann, c'est-à-dire de faire en sorte que les milliardaires dans ce pays, ils soient 147. 147, je ne vous parle pas de tous les Français et les Français, 147, qui payent au moins un impôt équivalent à 2% de leur patrimoine. Franchement, on parle de gens, le niveau de rentabilité de leur patrimoine chaque année, c'est 7%. Ils vont même continuer à s'enrichir avec cette mesure.

Donc, la réalité, c'est qu'on peut mettre davantage à contribution pour faire en sorte de réduire le déficit aujourd'hui des personnes qui ont les moyens pour le faire. Ça, ça permet de faire rentrer dans les caisses de l'État plusieurs milliards d'euros. Et ensuite, M. Wauquiez, je vais vous interroger sur une contradiction que vous avez. Parce que vous dites, et vous l'avez dit à plusieurs reprises, si dans le prochain budget, il y a une nouvelle augmentation d'impôts, on ne pourra pas être d'accord avec le budget, on va quitter le gouvernement. Enfin, je ne sais pas trop exactement ce que vous dites sur ce sujet de manière précise. Exactement ça.

33:47
Manuel Bompard

Exactement ça.

33:47
Laurent Wauquiez

Voilà. Mais M. Wauquiez, il y a un problème. C'est qu'il y a trois mois, vous avez voté pour le budget de M. Bayrou et dans le budget de M. Bayrou, il y a une augmentation de la TVA pour les micro-entrepreneurs, il y a une augmentation de la CSG pour les apprentis, qui a été suspendue grâce au travail que j'ai fait. Mais quand vous l'avez voté,

34:07
Manuel Bompard

M. c'était pas suspendu. C'était dedans. Maintenant, c'est un savou qu'il y a des choses qui se passent dans le gouvernement. M. Bompard, c'est un scoop. Honnêtement, c'est fort. C'est parce qu'il y a eu une mobilisation des auto-entrepreneurs et c'est pas vous qui l'avez suscité.

34:20
Laurent Wauquiez

Oui, mais M. Wauquiez, vous pouvez rigoler, mais la différence... Non, je vais vous dire pourquoi je rigole. Attendez, laissez-moi terminer. Vous pouvez rigoler, mais la différence, c'est qu'au moment du budget de M. Bayrou, il y avait bien une augmentation de la CSG pour les apprentis, de la TVA pour les micro-entrepreneurs, qu'il y avait bien une proposition d'augmentation du tarif de l'électricité à partir de 2026 qui était dans le budget. Et même avant dans le budget de M. Barnier, vous êtes venu à la télévision et vous l'entendez, M. Wauquiez, même avant dans le gouvernement de M.

Barnier, vous êtes venu sur un plateau de télévision et vous allez expliquer qu'on a l'engagement pour l'indexation des retraites

34:52
Présentateur

pendant six mois. Réponse de Laurent Wauquiez, d'au fur, en fait, on ne peut pas vous croire ce qu'il y a dans le budget.

34:58
Manuel Bompard

Juste, la proposition, il faut bien que tous ceux qui nous écoutent comprennent. La France Insoumise propose d'augmenter de 260 milliards d'euros les impôts en France. Il n'y a aucun parti dans le monde qui propose ça. Alors évidemment, quand ils sont sur un plateau, ils essayent de nous dire tranquillement, ne vous inquiétez pas, seuls les riches vont payer. Ah bon ? Oui. Par exemple, dans leur proposition, il y a le fait de faire sauter le quotient conjugal dont vous considérez qu'il est patriarcal. C'est dans les propositions de la France Insoumise. J'ai halluciné en voyant ça. Le quotient conjugal patriarcal. Faites votre démonstration.

Ça va faire sauter et augmenter les impôts de 15 millions de Français. Vous êtes pour faire sauter l'actionnariat salarié. Il y a 700 000 Français qui seraient pénalisés par vos mesures. Et surtout, à partir du moment où on infligera cette potion de 260 milliards d'euros d'impôts en plus, vous aurez achevé de ruiner l'économie. Et là, je dois vous reconnaître que c'est cohérent. Il n'y aura aucune entreprise qui survivra. La totalité de ceux qui créent de la valeur partiront de ce pays. Et on se retrouvera effectivement dans votre domaine, tout le monde au RSA. Je dois avouer que de ce point de vue, votre système est très cohérent.

Il n'y a pas un parti au monde qui est aussi fou dans ses propositions économiques. Je vais vous monter comme un arracheur de dons. Par un parti au monde.

36:03
Laurent Wauquiez

Qu'est-ce qui est faux dans ce que dit Gilles-Laurent Wauquiez ? Je vous donne juste un exemple très concret. Vous venez de dire que vous proposez de supprimer le quotient conjugal et donc ça va se traduire par une augmentation de l'impôt. Vous proposez au nom de supprimer le quotient conjugal ? Attendez, laissez-moi terminer M. Wauquiez. Il ne faut pas lire une seule ligne sans la ligne suivante dans un programme. D'accord, oui.

36:20
Manuel Bompard

C'est comme les contrats d'assurance. Il y a la Times New Roman 10 en dessous, c'est ça ?

36:23
Laurent Wauquiez

Non, mais un programme, vous savez, c'est un ensemble. Donc, en vérité, vous parlez de la réforme que nous proposons sur l'impôt sur le revenu dans laquelle nous proposons de rajouter des tranches et effectivement de retirer cette disposition. D'accord. Attendez, M. Wauquiez, laissez-moi terminer. Ce qui vous fait pousser des cris d'en frais,

36:37
Manuel Bompard

c'est ce que je viens de dire, c'est que vous avez bien l'intention de faire supprimer le quotient conjugal. On est d'accord.

36:43
Laurent Wauquiez

M. Wauquiez, est-ce qu'on est d'accord ? M. Wauquiez, ne faites pas vos petites manips, là, ça ne sert à rien. Non, mais la proposition de réforme... Celui qui cherche à tournoyer ici, pardon, c'est vous. Mais je ne tournoie pas, mais j'essaie juste de parler si c'est possible. La proposition de réforme de l'impôt sur le revenu que j'ai proposée, elle se traduit par une baisse ou un maintien au même niveau d'impôt de 93% des Françaises et des Français. Mais ce qui est évidemment un mensonge. Et c'est 7% qui vont payer davantage. Donc ne faites pas croire des gens qui ne correspondent pas à la réalité.

37:09
Manuel Bompard

Mais ce qui est évidemment un mensonge. Quand vous imposez 260 milliards d'euros d'impôt... Je ne sais pas d'où sort votre chiffre, mais c'est votre programme.

37:16
Laurent Wauquiez

Vous inventez des choses, vous mélangez l'investissement et l'impôt.

37:19
Manuel Bompard

Là encore, tout le monde pourra juger. Oui, oui, tout le monde jugera. Quand vous imposerez 260 milliards d'impôt, les Français qui ont beaucoup plus de bon sens que vous, ont très bien compris qu'avec ça, l'économie française sera ruinée. Laurent Wauquiez, Emmanuel Gouard,

37:30
Laurent Wauquiez

vous avez parlé d'une taxe de 2% sur le patrimoine des 147 milliardaires. Vous êtes d'accord ou pas ?

37:34
Manuel Bompard

Non, parce que moi, et c'est notre grosse différence...

37:36
Laurent Wauquiez

Vous ne voulez pas imposer davantage les milliardaires ? Non, parce que moi,

37:38
Manuel Bompard

qu'est-ce que je veux ? Vous voulez moins de riches ? C'est clair. Moi, je veux qu'il y ait plus de riches pour qu'il y ait moins de pauvres.

37:41
Laurent Wauquiez

Non, je veux qu'il contribue davantage, moi.

37:43
Manuel Bompard

Non, mais évidemment, c'est-à-dire qu'à l'arrivée, quel est votre objectif ? Je veux qu'il contribue davantage. Prenons la taxe Zuckman que vous proposez. Allez, on y va. Si jamais vous la mettez en oeuvre...

37:51
Présentateur

On précise taxe Zuckman de 1 ou 2% sur le patrimoine des 147 milliards de fortune...

38:00
Manuel Bompard

Non, pas que. C'est des individus. Si, par exemple, la taxe Zuckman était imposée, aujourd'hui, elle arriverait à ruiner une entreprise comme Mistral AI qui ne dégage absolument aucun bénéfice et qui est sans doute notre seul espoir pour pouvoir combattre l'intelligence artificielle américaine. Et juste, en fait, mais ce qu'il faut que tout le monde comprenne, c'est que là où je vous reproche, c'est que vous, vous cultivez... Vous cultivez... Vous cultivez... Pas des choses absentes. Vous cultivez une opposition de classe dans laquelle vous voulez faire croire que si on raquette les riches, les pauvres s'en porteront mieux. Je suis désolé, mais moi, je suis d'un département... 2% !

Je suis d'un département, la haute loire, où je sais ce qu'on doit des entreprises comme Michelin, comme Bernard Arnault, comme Dassault, et je suis très content de les avoir parce que ça crée de l'emploi. Et ça, c'est toute notre différence.

38:45
Laurent Wauquiez

Mais là, je ne vais pas parceller des entreprises, donc vous pouvez répondre à côté, si vous voulez, mais là, je vous parle d'une taxe sur le patrimoine des milliards d'euros.

38:50
Manuel Bompard

Vous pensez sérieusement

38:56
Laurent Wauquiez

Messieurs, désaccord ?

38:58
Présentateur

Pourquoi vous répondez à côté sur ce sujet ?

39:00
Laurent Wauquiez

Pourquoi vous ne répondez pas clairement sur ce sujet ? Pourquoi vous êtes contre le fait qu'on mette davantage à contribution les milliardaires dans ce pays ? Moi, je suis contre... Mais s'il vous plaît,

39:07
Présentateur

désaccord sur la politique fiscale, je crois qu'on l'a vu. Je suis contre tout impôt. J'aimerais Laurent Wauquiez et Manuel Bompard vous poser une question. Tout impôt.

Sauf sur les apports, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, Manuel Bompard, Laurent Wauquiez, une question très précise avant de parler des fractures françaises sur ce qui va en quelque sorte jalonner l'actualité de la semaine, la question des référendums puisque Emmanuel Macron, visiblement mardi, va en proposer un certain nombre, que vous avez François Bayrou qui lui-même, sur la question du budget, souhaite soumettre aux Français les grandes orientations du budget 2026, précisément ce dont on était en train de parler. J'ai écouté à peu près vos réactions. Vous avez l'air pour le coup aligné sur le fait de dire que c'est une mauvaise idée.

C'est peut-être un des seuls points d'accord entre vous, Manuel Bompard, Laurent Wauquiez, sur la question du référendum ?

39:50
Laurent Wauquiez

Un référendum sur le budget, oui, je vous confirme. Je trouve que c'est une proposition qui n'a aucun sens et je propose qu'on commence déjà par faire voter les députés et qu'on arrête de passer ces budgets par 49-3. Alors sur quoi il faut un référendum, alors ? On peut avoir un référendum sur plein de sujets. Moi, je propose une question simple pour éviter que ce soit les uns et les autres qui choisissent les référendums.

Moi, j'ai une proposition, on a une proposition dans notre programme, c'est le référendum d'initiative citoyenne et que ce soit les gens qui puissent décider à partir du moment où ils sont un certain nombre de signataires, on va faire en sorte qu'ils puissent avoir un référendum sur cette question. Par exemple, on pourrait le faire sur la réforme des retraites. Je n'ai toujours pas compris votre position. Vous étiez pour la retraite à 64 ans ou pas parce que vos députés étaient un peu divisés sur le sujet. Moi, je suis contre. Je suis pour revenir à 62 ans dans un premier temps et à 60 ans après. On pourrait faire un référendum pour abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.

Sur ce point précis, Laurent Wauquiez,

40:35
Présentateur

sur la réforme des retraites, un référendum sur ce sujet ?

40:38
Manuel Bompard

Là aussi, il faut juste entendre ce qu'on entend. C'est-à-dire, la proposition de LFI, c'est de revenir à la retraite à 60 ans et 40 annuités de cotisation. Ce n'est pas une réforme, c'est la faillite. C'est la faillite. C'est-à-dire que tous ceux qui nous écoutent, qui ont une retraite ou qui s'apprêtent à prendre leur retraite, qui comprennent bien, là aussi, il n'y a aucun pays au monde, aucun parti au monde qui fait des propositions aussi délirantes. C'est faux. Il y a des pays où la retraite... Vous enclenchez ça à la minute, vous mettez en faillite notre système de problème. Avec la réalité. Et quel pays où la retraite à 60 ans ? Pardon.

41:06
Laurent Wauquiez

Il y a aujourd'hui en Europe des pays dans lesquels vous avez la retraite à 60 ans. Bien sûr. Allez-y,

41:12
Manuel Bompard

ça m'intéresse.

41:13
Invité

Ça doit être en Autriche pour les femmes, je crois, par exemple. Non, non, ce n'est pas du tout

41:17
Manuel Bompard

ce que vous proposez. Vous proposez la retraite à 60 ans pour tout le monde. Avec 40 annuités de cotisation. Dites-nous un seul pays en Europe qui fait ça qui m'intéresse. Peut-être qu'il n'y en a pas en Europe, mais alors ? C'est moi qui ai un problème avec la réalité ? Vous venez de me dire, mais oui, bien sûr. Je vous ai parlé de pays dans lesquels

41:31
Laurent Wauquiez

on peut partir

41:32
Manuel Bompard

à la retraite à 60 ans,

41:33
Laurent Wauquiez

par exemple pour les femmes. Honnêtement, c'est un numéro de prestigitateur exceptionnel que vous venez de nous faire.

41:38
Manuel Bompard

Vous nous assénez avec une solidité et un tempérament absolu, bien évidemment, il y a plein de pays dans le monde qui font la retraite à 60 ans et 40 annuités. Il n'y en a pas un. Vous n'êtes même pas capable d'en citer.

41:48
Laurent Wauquiez

La France de 1981,

41:49
Manuel Bompard

ça vous dit quelque chose, M. Wauquet ? C'est bon là, M. Bompard, ça va. Le numéro de mensonge et de propagande affiché à ces lignes. Donc vous n'êtes pas pour la propagation de la réforme des retraites ? Moi, c'est très clair. Je défends la retraite à 64 ans, c'est très clair. Et je vais vous dire... Je crois que les Français,

42:06
Laurent Wauquiez

vous vouliez les écouter.

42:07
Manuel Bompard

Il y a une injustice en revanche qui visiblement n'a pas l'air de vous poser problème. Les régimes spéciaux de retraite, là, ça ne vous gêne pas ? Tous ces régimes spéciaux qui sont financés à coup de 8 milliards d'euros du budget de l'État, là, ça ne vous gêne pas. Si jamais on met en œuvre votre réforme, c'est la faillite immédiate du versement de toutes les pensions de retraite. Vous savez qu'ils ont été supprimés ces régimes spéciaux, vous êtes au courant ? Pas du tout. Chaque année, l'État verse 8 milliards d'euros. C'était la réforme des retraites d'il y a deux ans. L'État verse 8 milliards d'euros chaque année.

Là encore, vous mentez avec la clause du grand-père et on pourra le vérifier tranquillement.

42:36
Laurent Wauquiez

On met à l'équilibre des régimes qui ne le sont plus puisque les métiers ont changé. Manuel Bompard, vous n'avez pas de problème pour les justifier. Là, il y a aussi un problème. On est sur les référendums. Une majorité des Français pourra broger la réforme des retraites, pas vous. Messieurs, un petit regard sur les compteurs.

42:51
Manuel Bompard

Moi, j'ai une proposition de référendum.

42:52
Présentateur

Très rapidement

42:52
Manuel Bompard

puisque je voudrais qu'on avance sur les fractures françaises. Rapidement. C'est qu'on consulte les Français sur la question de savoir est-ce que des étrangers qui arrivent en France peuvent avoir accès automatiquement aux aides sociales ou est-ce qu'il faut qu'on demande qu'ils aient travaillé ?

43:02
Présentateur

La question de l'immigration, on en parlera dans un instant. Petit point sur vos compteurs. 13 minutes et 19 secondes pour Manuel Bompard. 13 minutes et 50 secondes pour Laurent Wauquiez. C'est donc vous qui introduirez la prochaine partie consacrée aux fractures françaises. Fractures françaises, insécurité, immigration et la question de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie. D'abord, je voudrais parler, Manuel Bompard, Laurent Wauquiez, de ce qui s'est passé à Evian-les-Bains, un pompier qui a été très violemment percuté lors d'un rodéo urbain qu'il avait tenté d'interrompre. Il est toujours ce pompier entre la vie et la mort.

Je précise que l'auteur présumé des faits faisait l'objet d'une suspension de permis depuis le 15 avril dernier, connu des services de police déjà condamné à trois reprises en 2024 pour usage des trafics de stupéfiants. Bruno Retailleau a pointé du doigt, je cite, la société qui a engendré une fabrique de barbares et il a appelé à redonner sens à la sanction. Est-ce qu'il y a un problème avec le rapport à la sanction, Manuel Bompard ?

43:56
Laurent Wauquiez

Écoutez, d'abord, je veux dire évidemment sur ce sujet ma solidarité totale avec ce pompier de manière individuelle et évidemment l'ensemble des pompiers de France qui font un travail remarquable et extraordinaire. Je pense que ça, ça sera un point commun avec M. Wauquiez de leur rendre hommage. Ensuite, vous me posez une question concrète sur comment lutter contre le problème aujourd'hui, un problème d'insécurité qu'il y a aujourd'hui dans notre pays.

Et là aussi, comme je le disais tout à l'heure, j'ai en face de moi des gens qui, en quelque sorte, participent à une forme de surenchère sur les mots mais qui continuent à s'entêter toujours sur les mêmes options, sur les mêmes solutions qui sont mises en place dans ce pays depuis des années et des années et qui ne produisent pas les résultats nécessaires. Vous, vous voulez enfermer tout le monde. Votre solution, dès qu'il y a un problème, c'est... Je ne veux pas enfermer

44:45
Manuel Bompard

tout le monde, je vais enfermer les délinquants. C'est une grosse différence avec vous. Je vais vous répondre. Allez-y, vous répondez, vous répondez, vous répondez, je vais l'envoquer.

44:51
Laurent Wauquiez

Vous, dès qu'il y a une difficulté qui est posée quelque part, vous dites prison, prison, prison. Et le problème, vous savez, c'est que la prison produit de la récidive. Tout le monde le sait, toutes les études le montrent. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, 60% des gens qui sont passés en prison récidivent dans les 5 années qui suivent leur libération. Et donc, s'il faut avoir un travail sur le sujet, évidemment qu'il faut de la répression. Personne n'est contre la répression.

Mais ce travail, et ce n'est pas seulement moi qui le dis, par exemple, quelqu'un comme François Mollins, que je pense que vous pouvez respecter, qui était directeur de cabinet d'une ministre, Les Républicains, Mme Alliomari, il dit, s'il y a une priorité aujourd'hui, c'est de travailler sur le sens de la peine pour faire en sorte, justement, que quand on met des gens en prison, quand on les sanctionne, ça ne se traduise pas immédiatement par de la récidive. Et donc, je pense que vous vous trompez de solution et que, en quelque sorte, vous masquez la vacuité de vos réponses par une surenchère sur les mots.

Moi, je n'utiliserai pas ces mots et je propose des solutions qui soient des solutions alternatives pour faire en sorte qu'on vive en paix et en sécurité dans ce pays. Et c'est quoi, ces solutions alternatives ? Eh bien, précisément, par exemple, augmenter, doubler le nombre de personnels dans les services pénitentiaires d'insertion et d'approbation. On est moitié moins que la moyenne européenne sur ce sujet. C'est faire en sorte que quand des personnes commettent un délit, quand les personnes font une bêtise, eh bien, qu'on ne commence pas à avoir comme seule réponse de les envoyer en prison dont tout le monde sait qu'ensuite, ça se traduit par des délits encore plus graves après.

Voilà, par exemple, une mesure qui est une mesure concrète, M. Wauquiez. Bien sûr, de la répression, mais aussi de la prévention et de la réinsertion, de la réhabilitation.

46:20
Présentateur

De Laurent Wauquiez, par exemple, Laurent Wauquiez, Gérald Darmanin Gardessau, qui veut des peines minimales, ça veut dire des peines planchées pour certains délits, notamment ceux qui sont dépositaires de l'autorité publique. Est-ce que ça, vous y êtes favorable ?

46:33
Manuel Bompard

Oui, bien sûr. Contrairement à ce que dit M. Bompard, on n'a jamais mis en place dans notre pays depuis des années une politique pénale de fermeté dès les premiers délits. J'ai face à moi quelqu'un qui accepte à l'intérieur de sa formation politique d'avoir des slogans comme « la police tue ». J'ai en face de moi quelqu'un qui, plutôt que de dénoncer toutes les violences des criminels et des délinquants, préfère systématiquement pointer celle de la violence policière. Vous avez systématiquement fragilisé le travail des forces de l'ordre.

Vous avez diffusé avec un cynisme électoral épouvantable cette idée que la police dans notre pays serait violente, alors qu'on a des forces de l'ordre qui agissent dans un contexte de plus en plus difficile pour protéger nos compatriotes. Le résultat de toute l'idéologie que vous portez, c'est ce qu'on récolte, c'est-à-dire des criminels et des délinquants qui n'ont plus aucune peur. Donc oui, moi, j'assume parfaitement face à vous. Je considère contrairement que je n'appelle pas ça une bêtise. Non. Je n'appelle pas ça une bêtise quand on fait un refus d'obtempérer. Non. Je n'appelle pas ça une bêtise quand on fait du...

Vous avez qualifié de bêtise tout ce qui était les problématiques de criminels et de délinquants. Non. Je ne leur trouve pas d'excuses. Je ne leur trouve pas d'excuses. Je n'ai pas oublié les propos qui étaient dramatiques tenues par Jean-Luc Mélenchon quand il y a eu cette jeune étudiante de 12 ans, une gamine, violée par trois barbares qui la traitaient de sale juive et que Jean-Luc Mélenchon a osé dire « Ah ! Ces pauvres délinquants n'avaient sans doute pas conscience de faire un crime. » Eh bien, moi, c'est tout ce que je combats. Mais n'inventez pas les citations. Pas du tout. Elle était même sur... Tout le monde pourra vérifier.

C'est la citation exacte de Jean-Luc Mélenchon et là aussi, on vérifiera. C'est évidemment faux. Mais juste, je suis contre tout ce que vous portez en la matière qui est la culture de l'excuse. Pour vous, il n'y a de violence que de violence policière. Moi, ce que je veux, c'est mettre les délinquants et les criminels hors d'état de nuire et dès le premier délit. Parce que c'est tout ce qui nous manque. C'est ce qui a permis à des pays comme l'Été-Bas. Sur tous les délits, M. Wauquiez ? C'est ce qui a permis à des pays comme l'Allemagne de réagir. Sur tous les délits, M. Wauquiez ? Et je considère que c'est ça dont on a besoin. Mais répondez à la question sur tous les délits.

Enfin, ça me semble clair dans la réponse que je vous fais. Donc la prison

48:29
Laurent Wauquiez

pour tous les délits ?

48:30
Manuel Bompard

Pourquoi les premiers délits ? Je considère qu'il faut une sanction. La sanction, ça peut être tapé au portefeuille. On arrête de verser des aides sociales et des délinquants et des criminels. La sanction, ça peut être des travaux d'intérêt général. C'est-à-dire que quand on a fait une dégradation, on répare les dégâts qu'on a faits. Contrairement à vous, j'ai été maire. Je sais ce que c'est que la vie quotidienne

48:54
Laurent Wauquiez

est d'accord avec l'idée que je propose

48:56
Manuel Bompard

et de dire que la seule solution ce n'est pas la prison. Parce que vous, votre ligne, c'est systématiquement trouver des excuses.

49:01
Présentateur

J'aimerais juste faire un point manuellement par Laurent Wauquiez sur ce drame et l'horreur qui s'était passé à Courbevoie puisque un tweet de Jean-Luc Mélenchon là encore pour rétablir les faits horrifiés par ce viol à Courbevoie et tout ce qu'il met en lumière concernant le conditionnement des comportements masculins criminels dès le jeune âge et du racisme antisémite. Solidarité et pensée émue pour la victime et ses proches. J'espère que les soins, Jean-Luc Mélenchon au moment de se vérifier.

49:26
Manuel Bompard

Faites faire votre enquête par vos services parce que vous verrez qu'effectivement M. Mélenchon a expliqué et demandez-leur de vérifier que sans doute que ces barbares n'avaient même pas conscience de faire un crime.

49:35
Présentateur

Je n'ai pas dit Laurent Wauquiez qu'à un moment donné une phrase de cette manière-là n'avait pas été prononcée. Je voulais juste qu'on puisse savoir et on va le faire. Et je vais vous citer dans un instant cette phrase mais c'était juste pour rétablir. Vous donnez l'impression que Jean-Luc Mélenchon n'avait dit que cela au sujet de l'horreur qui s'est passé à à convoire Manuel Bocard.

49:52
Laurent Wauquiez

On ne va pas pouvoir ce soir corriger toutes les fausses informations que vous donnez. J'essaye de le faire sur certaines. Les autres sont légions. Mais non, mais laissez-moi répondre. Vous allez voir. Si vous pensez que... Après, vous avez votre temps de parole qui vous permet de corriger les miennes. Si vous pensez que je donne des fausses informations.

50:05
Manuel Bompard

Ce que je fais systématiquement. Ce que je ne veux pas vous laisser diffuser de la fausse information.

50:08
Laurent Wauquiez

Vous venez de dire par exemple des choses qui sont des choses complètement inexactes. Vous venez de dire qu'en quelque sorte je ne condamnerai les violences que quand elles seraient commises par des forces de l'ordre. Mais évidemment ça ne correspond pas. La réalité, j'en ai fait la démonstration. Le slogan la police tue il vient d'où ? Le slogan la police tue il vient d'où ? Monsieur Wauquiez, moi je ne fuis pas mais je vais répondre mais je n'ai pas besoin que vous me posiez la question. J'allais y venir par moi-même, Monsieur Wauquiez.

Monsieur Wauquiez, je vous dis juste une chose simple et puisque vous prétendez être attaché à la République, vous devriez être sensible à l'argument que je vais vous donner c'est que évidemment que quand on s'en prend à des policiers c'est inacceptable mais que évidemment aussi que des policiers Je ne vous entends jamais mais jamais c'est parce que vous m'écoutez mal c'est parce que vous m'écoutez mal mais Monsieur Wauquiez vous êtes immédiatement

50:54
Manuel Bompard

vous avez été les premiers à vous en prendre aux policiers

50:56
Laurent Wauquiez

Vous ne voulez pas que je parle immédiatement vous en avez été à vous en prendre aux policiers

50:58
Manuel Bompard

pas quand vous dites n'importe quoi

51:00
Laurent Wauquiez

mais je ne dis pas n'importe quoi mais moi je vous ai laissé beaucoup dire n'importe quoi ce soir vous voyez sérieusement vous êtes devant Je peux terminer une phrase c'est possible ?

51:08
Présentateur

Allez-y Emmanuel Bompard et j'aimerais ensuite qu'on parle d'immigration et de la protection que vous avez soumise au débat

51:13
Laurent Wauquiez

Il y a un cadre déontologique pour l'action des policiers et donc de la même manière qu'il n'est pas normal de s'attaquer à un policier si un policier ne respecte pas le cadre déontologique qui est le sien il est normal aussi qu'il soit sanctionné il n'y a pas d'impunité et toutes les actions qui sont menées ne sont pas par définition parce qu'elles sont menées par des policiers acceptables donc quand un policier fait quelque chose de pas bien je le dis et quand quelqu'un s'attaque à un policier et quand quelqu'un agresse un policier évidemment que je le condamne et que je ne suis pas d'accord avec donc pourquoi vous essayez de faire croire l'inverse ?

Pourquoi vous essayez de m'attribuer des positions qui ne sont pas les miennes ? Dites la vérité attaquez-moi sur la réalité de ce que je pense réponse rapide de Laurent Wauquiez

51:49
Manuel Bompard

c'est là encore vous livrez un numéro de comédien à chaque fois vous êtes là pour dénoncer les violences policières le slogan la police tu je ne vous ai pas entendu en parler par contre moi je vous fais une proposition il arrive de la police tu

52:01
Laurent Wauquiez

la question c'est de savoir si c'est dans le cadre

52:03
Manuel Bompard

de la déontologie ou pas vous vous rendez compte à quel point vous sapez l'autorité de l'Etat Jean-Luc Mélenchon dans une manifestation quand une personne est tuée après un refaire de votre enquête la police a pas tué ce jour-là

52:12
Présentateur

Manuel Bonpart Laurent Wauquiez termine et vous vous salissez la mémoire des gens qui ont été tués ?

52:15
Manuel Bompard

Lors d'une manifestation où il y avait des affiches de la France Insoumise et qui disaient c'est bien de mettre à mort des policiers Jean-Luc Mélenchon interrogé avait dit il faut avoir le sens de l'humour parce que je suis désolé j'ai pas le sens de l'humour sur ces sujets et moi ma proposition c'est qu'on mette en place une présomption de légitime défense pour nos forces de l'ordre quand elles se défendent contre des criminels et des délinquants

52:36
Présentateur

Messieurs Manuel Bonpart Laurent Wauquiez c'est encore inexact j'aimerais qu'on parle de la proposition que Laurent Wauquiez a mise au pot commun si j'ose dire à l'occasion de l'élection à la tête des républicains celle d'envoyer les OQTF les plus dangereux OQTF obligation de quitter le territoire français à Saint-Pierre et Miquelon cette proposition a été assez largement critiquée quasiment unanimement Laurent Wauquiez soutenu ultra majoritairement par tous les français par un sondage que l'on fait 60% il était favorable merci c'est quoi vous ne saviez plus quoi inventer pour et tenter de battre Bruno Retailleau c'était le sens de cette proposition

53:14
Manuel Bompard

Monsieur Duhamel vous voyez la réalité aujourd'hui celle-là elle vous choque pas des OQTF dangereux qu'on laisse dans nos rues qu'on est incapable de reconduire dans leur pays l'attentat de Lola de Philippines ça ça vous choque pas vous ?

visiblement les français ils ont parfaitement compris moi mon choix il est très simple je veux qu'on ait un effet dissuasif je veux qu'on tourne la page du laxisme on a aujourd'hui un système en France on met des OQTF dangereux dans des prisons et on les relâche au bout de 90 jours c'est ça ce qui devrait vous heurter pardon plutôt que les questions de campagne ou de positionnement ça c'est ce qui devrait vous heurter parce que visiblement ça heurte les français et donc moi ma proposition c'est de leur dire maintenant clairement soit vous rentrez chez vous soit c'est à 4000 km d'ici au large des côtes canadiennes mais en France c'est la fin du laxisme et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui comprennent très bien ce que je souhaite faire

53:57
Présentateur

c'est faisable Emmanuel Bompard cette proposition ?

54:00
Laurent Wauquiez

écoutez moi je me suis regardé un peu sérieusement votre proposition merci merci et je me suis posé quand même quelques questions monsieur Wauquiez évidemment je ne la partage pas je la trouve y compris indécente mais je vais venir sur le fond de votre proposition vous estimez le nombre de ce que vous appelez des OQTF dangereux vous les estimez à combien monsieur Wauquiez ?

54:19
Manuel Bompard

prenons un chiffre qui a été donné lui-même par le ministère de l'Intérieur on peut commencer par ça dites moi 60 OQTF considérés comme ultra dangereux algériens que le gouvernement algérien refuse de reconduire

54:27
Laurent Wauquiez

mais comment vous décidez qui est dangereux et qui n'est pas dangereux parmi les dits OQTF ?

54:31
Manuel Bompard

pardon mais quand vous avez dans les OQTF dangereux parce que je suis allé dans un centre de reconduite à la frontière moi pour voir je ne sais pas si vous avez fait l'exercice évidemment très bien je suppose que vous avez vu comme moi des gens qui ont été condamnés pour assassinat j'ai vu des enfants aussi qui n'avaient commis aucun délit

54:45
Laurent Wauquiez

et qui étaient dans les OQTF

54:46
Manuel Bompard

absolument plus maintenant maintenant les centres de reconduite à la frontière sont quasi exclusivement consacrés à des criminels dangereux c'est pas vrai monsieur les violeurs c'est pas vrai trafic de drogue franchement c'est pas bien ce que vous êtes en train de dire vous avez la démonstration sous nos yeux de toutes les excuses que vous trouvez à tous les délinchants mais je ne cherche pas des excuses évidemment c'est ce qu'on vient de voir je ne cherche pas des excuses

55:03
Laurent Wauquiez

je vous dis que vous avez dans ces centres de rétention vous avez des enfants vous avez des familles qui n'ont commis aucun délit qui n'ont commis aucun délit mais ce n'est pas vrai les personnes condamnées monsieur Wauquiez les centres de reconduite à la frontière ne dites pas des choses absurdes dans les centres de rétention administratif aujourd'hui vous avez c'est les chiffres officiels 25% de gens qui ont été condamnés qui ont pour des délits qui peuvent être de très différentes natures donc il y en a 75% de gens qui n'ont pas été condamnés

55:29
Manuel Bompard

et donc vous considérez que c'est tous des profils parfaitement sains pas de problème psychiatrique pas de déstabilisation ils ont tous le droit de rester dans notre pays mais je ne suis pas je ne suis pas en train je ne suis pas en train de vous dire s'il vous plaît pas tous en même temps le territoire français et pardon

55:44
Laurent Wauquiez

Lola Philippine c'est qui ?

55:47
Manuel Bompard

c'est les OQTF angéliques comme ceux dont vous parlez le drame de Cahors où vous avez une jeune femme qui est agressée dans la rue c'est Laurent Wauquiez terminé ensuite vous avez la parole et quand vous avez eu si je peux terminer et quand vous avez eu à Cahors quand vous avez eu à Cahors une étudiante une jeune femme agressée par deux OQTF dangereux vous ne les voyez pas les OQTF dangereux dans notre pays vous ? moi je peux vous dire que je les vois et je pense que malheureusement on n'en a vraiment pas assez

56:09
Présentateur

alors voilà Laurent Wauquiez Manuel Bompard il y a la proposition sur Saint-Pierre-et-Miquelon et puis il n'y a plus généralement la question et c'est vrai que parfois à vous entendre on a du mal à voir quelle est votre proposition comment on fait en sorte que ces personnes frappées d'OQTF obligation de quitter le territoire français puissent être renvoyées vers leur pays d'origine sur ces OQTF qui effectivement peuvent présenter un danger pour les français

56:30
Laurent Wauquiez

alors monsieur Wauquiez moi je vous dis que les personnes qui ont été condamnées et qui sont sous le coup d'un OQTF c'est 2000 personnes c'est les chiffres officiels vous voulez envoyer ces personnes-là à Saint-Pierre-et-Miquelon Saint-Pierre-et-Miquelon il y a 6000 habitants monsieur Wauquiez et des parties entières

56:47
Manuel Bompard

qui sont inhabitées est-ce que vous savez

56:49
Laurent Wauquiez

le plus grand centre

56:50
Manuel Bompard

de rétention administratif en France combien de places il a ? oui en moyenne un centre de rétention administratif c'est 250 moi ce que je propose c'est qu'on commence

56:56
Laurent Wauquiez

le plus grand c'est 140 c'est dans votre région c'est à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry

57:01
Manuel Bompard

non vous en avez d'autres

57:02
Laurent Wauquiez

qui sont dans la banlieue de l'île de France donc si vous voulez mettre 2000 personnes à Saint-Pierre-et-Miquelon monsieur dans une population de 6000 habitants vous devez construire 15 centres de rétention administratif c'est vraiment votre proposition ? construire 15 centres de rétention administratif à Saint-Pierre-et-Miquelon ? ne caricaturez pas je caricaturez pas je vous pose une question sérieuse ma proposition

57:16
Manuel Bompard

non mais parce que la grande différence c'est quoi ma proposition c'est déjà on commence on teste on en fait un on met dedans 200 OQTF dangereux déjà ce sera mieux et ensuite qu'est-ce que je vise la différence c'est qu'aujourd'hui pourquoi est-ce qu'il reste ?

parce qu'ils ont très bien compris et vous êtes complaisant là-dessus mais je ne suis pas complaisant je vous pose une question si mais je vais vous répondre s'il reste 90 jours ils seront ensuite relâchés dans la nature c'est ça notre fonctionnement actuel si vous les mettez à Saint-Pierre-et-Miquelon et que vous leur dites vous ne pourrez plus revenir en métropole ma conviction c'est qu'ils choisiront enfin de rentrer chez eux ce que je vis c'est l'effet dissuasif c'est la politique menée par les Pays-Bas c'est la politique menée par l'Australie c'est la politique menée y compris par des pays comme le Danemark vous avez des gens de gauche

58:01
Invité

qui ont un tout petit peu plus franchement qui ont un tout petit peu plus de vision que vous comment on fait pour envoyer non non mais parce que je vous pose cette question

58:09
Présentateur

pour tenter d'alimenter le débat et vous répondez sur la proposition qu'est-ce que de Laurent Wauquiez mais sur les solutions pour faire en sorte que ces obligations de quitter le territoire français soient exécutées

58:19
Laurent Wauquiez

non mais comment on fait on discute avec les pays qui sont censés les récupérer bah oui mais monsieur Wauquiez et ça marche ? bah écoutez par exemple et ça marche ? attendez regardez je vais vous donner juste un exemple simple on est le pays qui arrive le moins attendez je vais vous donner juste un exemple simple on a voulu faire un bras de fer on va s'humilier en Algérie c'est ça votre proposition ? non regardez j'allais pas vous parler de l'Algérie on a voulu faire un bras de fer avec le Maroc il y a quelques années on a voulu faire un bras de fer avec le Maroc on a dit vous prenez pas suffisamment de QTF etc et en fait le bras de fer il a rien donné et qu'est-ce qu'on a fait ?

bah on a normalisé nos relations avec le Maroc parce qu'on a compris

58:56
Manuel Bompard

on continue comme c'est aujourd'hui on arrive à raccompagner personne mais je vous propose pas aucune solution et de toute façon il n'y a pas de problème parce que selon vous il n'y a pas d'OQTF d'enjeu

59:02
Laurent Wauquiez

pas des solutions ridicules et irresponsables comme celles que vous proposez parce que vous savez qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon il y a des habitants français et des partis entiers inhabités monsieur vous savez qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon il y a des habitants français au moins vous auriez pu avoir un peu d'imagination vous auriez pu proposer de les envoyer sur l'île de Clipperton

59:16
Manuel Bompard

et à Lyon à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Lyon j'ai des habitants français ça vous dérange pas qu'on ait un centre de reconduite à la frontière et dans le Pas-de-Calais il y a une prison où Gérald Darmanin va mettre les 200 narcotrafiquants mais c'est pas le sujet vous dites que vous dites que si vous ne faites pas tout en même temps l'accident monsieur Wauquiez

59:29
Laurent Wauquiez

vous dites que ce sont les plus dangereux mais au bout d'un moment si vous pensez ça c'est votre lecture des faits si vous pensez que ce sont dangereux vous voyez pas ce qui était dangereux dans notre pays ça j'ai bien compris je prends votre raisonnement monsieur Wauquiez je prends votre raisonnement vous dites qu'ils sont très dangereux et quand ils vont être libérés puisque vous dites vous-même qu'un jour ils vont être libérés vous voulez protéger les français sauf les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon

59:50
Manuel Bompard

selon votre propre logique pas du tout parce que si vous avez bien lu ma proposition mon objectif est d'allonger la durée de rétention comme en Allemagne comme en Italie mais vous n'allez pas la mettre de manière illimitée non l'objectif c'est d'aller un an et demi un an et demi à Saint-Pierre-et-Miquelon je pense que parce que là

1:00:06
Laurent Wauquiez

vous prenez une mesure d'allongement de la durée en centre de rétention de un an et demi parce que vous considérez que parmi ces personnes-là il y a des gens très dangereux mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure parmi ces gens-là il y a des familles il y a des enfants vous allez enfermer monsieur Wauquiez vous allez enfermer là on parle de votre proposition je pourrais parler des miennes après si vous voulez mais là on parle de votre proposition vous proposez vous proposez d'enfermer

1:00:29
Manuel Bompard

vous proposez

1:00:31
Laurent Wauquiez

mais je ne suis pas léger ce que je suis en train de vous dire j'essaye d'avoir une proposition

1:00:34
Manuel Bompard

qui est une proposition massive je parle d'OQTF dangereux ne déformez pas mes propos

1:00:37
Laurent Wauquiez

mais la durée en centre de rétention elle est pour tout le monde monsieur Wauquiez donc vous proposez d'enfermer des enfants pendant un an et demi en centre de rétention administrative ce que je propose

1:00:43
Manuel Bompard

c'est que des gens qui n'ont plus rien à faire sur notre territoire rentrent dans leur pays oui ça s'appelle l'application de la loi républicaine visiblement vous avez un peu oublié tout ça

1:00:50
Laurent Wauquiez

mais vous dites des choses fausses parce qu'en fait votre proposition ne va pas répondre le problème que vous pointez vous-même et si maintenant tous les gens qui sont susceptibles d'être dangereux sur le territoire national vous les envoyez à Saint-Pierre-et-Miquelon pourquoi vous réservez ce sort aux personnes de nationalité étrangère ça vous dérangez pas s'il vous plaît pourquoi vous réservez ce sort

1:01:06
Présentateur

aux personnes de nationalité étrangère s'il vous plaît s'il vous plaît on en est quasiment à égalité sur les temps de parole juste avant de parler de la situation à Gaza puisque tout à l'heure on évoquait et là encore on essaye de mettre les faits au cœur de ce débat les propos qui avaient été tenus quant à ce viol antisémite à courbe voie Jean-Luc Mélenchon dans l'émission C'est l'hebdo le 22 juin 2024 ces jeunes gens ont-ils conscience du fait qu'ils commettent un crime que le viol est un crime clairement ça n'est pas le cas c'est une abomination de bout en bout et s'en suit un développement sur la question de la culture du viol voilà pour les faits et les mots c'est exactement ce que j'ai dit c'est pas exactement c'est exactement ce que j'ai dit monsieur Jean-Luc Mélenchon

1:01:42
Manuel Bompard

a expliqué que trois personnes qui faisaient un viol sur une gamine de 12 ans et qu'il traitait de sale juive n'avaient sans doute pas conscience de faire un crime mais il n'a pas dit ça c'est exactement ce qu'il a dit

1:01:50
Invité

regardez ce que je viens de vous lire monsieur et les réactions in extenso c'est un attendez attendez parce que là on ne peut pas les dire ça

1:01:56
Manuel Bompard

vous vous rendez compte à quel point c'est grave ce que vous avez lu est-ce que vous pouvez nous le relire oui oui

1:02:00
Invité

relisez-le pour voir que monsieur Wauquiez

1:02:02
Manuel Bompard

dit des choses on est d'accord

1:02:03
Présentateur

voir quels sont les propos qui ont été tenus parce que vous pensez que la culture du viol ça n'existe pas dans notre société c'est absolument horrible ce qu'a été capable

1:02:09
Invité

de dire monsieur Mélenchon vous pensez que la culture du viol ça n'existe pas dans notre société vous pensez que tous les viols qui sont commis en France ils sont toujours par des personnes de nationalité et donc pour vous c'est justifié Laurent Wauquiez s'il vous plaît s'il vous plaît stop stop stop stop stop Laurent Wauquiez stop on vient d'avoir quelqu'un

1:02:28
Manuel Bompard

qui nous explique que la culture du viol rend les choses compréhensibles mais pas du tout au contraire c'est ce qu'il faut lutter contre stop

1:02:33
Présentateur

stop c'est exactement l'inverse pardonnez-moi je viens de citer in extenso les propos qui ont été tenus chacun pourra vérifier les mots et les phrases et là encore s'il vous plaît Laurent Wauquiez Emmanuel Bompard là encore les faits et chacun en regardant ce débat pourra vérifier quelle est la réalité de ce qui a été dit ou pas c'est très mal honnête messieurs juste avant de parler de la question de ce qui se passe à Gaza toujours sur la question de ces fractures françaises et du rapport à la lutte contre le racisme et contre tous les racismes l'antisémitisme la haine antimusulman Emmanuel Bompard vous étiez cet après-midi à la marche contre l'islamophobie après la mort d'Abou Bakar Sissé tué dans une mosquée le 25 avril dernier le suspect a été mis en examen pour je cite assassinat à raison de la race ou de la religion pourquoi ne pas aller dans ce type de manifestation Laurent Wauquiez

1:03:22
Manuel Bompard

parce que parmi les organisateurs de la manifestation de ceux qui appellent à cette manifestation vous avez le CCIE le CCIE c'est un organisme qui a pris la suite du CCIF lié aux frères musulmans dissous en France après l'assassinat de Samuel Paty et donc évidemment moi je ne participe à ce genre de choses par contre j'ai évidemment dénoncé ce crime je l'ai fait d'ailleurs sur votre antenne tout de suite et je dénonce toutes les violences toutes les formes de racisme anti-religieux que ça touche les musulmans que ça touche les chrétiens ou que ça touche la communauté juive dont je voudrais quand même rappeler qu'elle est la première victime des crimes racistes anti-religieux dans notre pays et de très loin et on y reviendra

1:04:00
Présentateur

alors qu'elle est la communauté la mort représentée

1:04:02
Manuel Bompard

contrairement et là-dessus je suppose encore que M. Bompard me dira que ce que je dis n'est pas vrai contrairement à ce que M. Mélenchon a expliqué à l'époque en expliquant que les actes antisémites étaient résiduels contrairement à la propagande de l'officialité je cite M. Mélenchon dans son blog

1:04:15
Laurent Wauquiez

Manuel Bompard bon sur ce point évidemment j'ai déjà répondu 15 fois sur cette phrase elle est exacte l'antisémitisme résiduel Jean-Luc Mélenchon parlait précisément d'un contexte c'était les manifestations de solidarité avec le peuple palestin vous retrouverez la note de bloc en question mais puisque le mot vous choque vous étiez d'accord avec M. Retailleau quand il a dit que l'antisémitisme était résiduel à l'extrême droite en France ?

1:04:39
Manuel Bompard

je vais vous dire ce que je pense c'est qu'aujourd'hui on a un antisémitisme d'extrême droite je le dénonce vous étiez pas d'accord

1:04:46
Laurent Wauquiez

avec M. Retailleau

1:04:47
Manuel Bompard

je viens de vous le dire je dis qu'il y a un antisémitisme d'extrême droite je le dénonce je dis qu'il y a un antisémitisme d'extrême gauche je le dénonce mais la grande différence c'est que vous aujourd'hui au plus haut niveau vous nourrissez cet antisémitisme attendez on va venir quand M. Mélenchon explique que l'antisémitisme est résiduel il contribue à nourrir cet antisémitisme et ce que je vous reproche

1:05:06
Laurent Wauquiez

c'est que vous le faites c'est moi qui avais la parole le débat a bien commencé c'était moi qui avais la parole mais M. Wauquiez il a du mal un peu à l'aise vous m'avez posé une question

1:05:13
Manuel Bompard

je finis par répondre vous m'avez posé une question j'ai très clairement répondu allez-y et moi ce qui me choque c'est que M. Mélenchon par ses ambiguïtés plusieurs fois relevées par tous les observateurs nourrit en réalité un antisémitisme qui est pour lui le carburant de ce qu'il essaye de faire c'est-à-dire récupérer le clientélisme électoral du communautarisme réponse de M. Bonbar

1:05:33
Présentateur

sur la question de la lutte contre l'antisémitisme voilà

1:05:36
Laurent Wauquiez

écoutez on revient au fantâme que vous avez voulu mettre sur le plateau en début de débat mais moi mes positions elles sont très claires et elles ne sont pas juste des mots sur un plateau de télévision effectivement je pense qu'il y a aujourd'hui en France une volonté d'une partie de la classe politique d'attiser des fractures et d'attiser des divisions et ça peut être le cas et c'est le cas sur l'antisémitisme c'est le cas sur l'islamophobie c'est le cas sur le racisme de manière générale et précisément parce que je défends la République je défends l'unité du peuple et donc le refus de toutes les formes de discrimination quelles qu'elles soient en fonction de la religion de la couleur de peau ou je ne sais quoi à chaque fois qu'une personne va être ciblée en raison de sa couleur de peau de sa religion ou quoi que ce soit elle se trouvera et elle me trouvera à ses côtés M.

Wauquiez et vous vous n'avez pas toujours fait preuve de la même clarté sur ce sujet parce que quand M. Rotaillot dit par exemple qu'il existe en France une partie des français qui sont en régression vers leurs origines ethniques vous ne pouvez pas être d'accord avec cette phrase M. Wauquiez est-ce que vous êtes d'accord avec cette phrase quand vous avez en tant que président de région attribué des subventions au syndicat étudiant l'Uni qui fait des saluts nazis qui a publié il y a quelques semaines de ça

1:06:49
Manuel Bompard

M. Wauquiez qui est systématiquement attaqué par vos étudiants d'extrême gauche ils ont fait des saluts nazis ils sont dans une dérive totalement islamoïchiste et compris à l'université M. Wauquiez arrêtez de raconter n'importe quoi en caricaturant le syndicalisme de l'Uni M. Wauquiez M. Wauquiez M. Wauquiez M. Wauquiez M. Wauquiez

1:07:06
Laurent Wauquiez

attendez je termine une phrase l'Uni Strasbourg il y a trois mois a publié un jeu de cartes antisémite M. Wauquiez donc ne me dites pas que je les caricature c'est des faits vous auriez dû si vous étiez si réprochable de ça et j'aimerais

1:07:16
Présentateur

qu'on garde du temps M. Wauquiez pour parler de ce qui se passe à Gaza allez-y

1:07:20
Manuel Bompard

alors j'ai été interpellé sur Bruno Retailleau et le fait qu'il dénonçait la régression ethnique vers des racines ethniques d'une partie de la population

1:07:28
Présentateur

au moment des émeutes d'il y a un an

1:07:29
Manuel Bompard

mais je le soutiens totalement il a parfaitement raison

1:07:31
Laurent Wauquiez

ça s'appelle du racisme M. Wauquiez je voudrais poser une question M. Wauquiez ça s'appelle du racisme

1:07:36
Manuel Bompard

je voudrais vous poser une question non pas ça

1:07:38
Laurent Wauquiez

parce que ça s'appelle du racisme mais moi je ne suis pas d'accord pour qu'on tienne des propos racistes ça ne s'appelle pas du racisme la régression à les origines ethniques

1:07:44
Manuel Bompard

la république ça veut dire quoi la république s'il vous plaît pas tous en même temps je voudrais rappeler je voudrais rappeler quelque chose qui est-ce qui il y a 15 ans dénonçait le risque de partition et de retour aux racines ethniques à travers le voile c'était Jean-Luc Mélenchon il expliquait à l'époque il y a 15 ans et là encore vous pourrez vérifier il y a 15 ans avant il expliquait que le voile était un signe de régression patriarcale il combattait le voile ce Jean-Luc Mélenchon là était celui qui défendait la république depuis et c'est l'incarnation même de votre cynisme électoral vous avez trahi tout ce que vous défendiez à l'époque Manuel Bompard le renvoqué non non non

1:08:22
Invité

s'il vous plaît

1:08:23
Présentateur

Manuel Bompard il vous plaît non c'est faux la régression vers les origines il n'a jamais dit ça s'il vous plaît écoutez s'il vous plaît on ne comprend rien à ce que vous dites le renvoqué Manuel Bompard je fais un point précis Jean-Luc Mélenchon était-il défavorable au port du voile et avait-il des propos extrêmement sévères contre le port du voile il y a une dizaine d'années la réponse la réponse est vrai et à bas le voile ce sont des propos qui ont été tenus par moi non non non c'est terminé ensuite suite de ce débat

1:08:52
Manuel Bompard

on est bien d'accord que monsieur Mélenchon a tenu ses propos merci de l'avoir validé

1:08:55
Présentateur

suite de ce débat non non s'il vous plaît suite de ce débat et on parle de la question de Gaza c'est pas super de faire ça suite de ce débat et les fractures internationales fractures internationales et question de la France dans le monde on a parlé en introduction de ce débat de la question de l'Ukraine je voudrais Emmanuel Bompard Laurent Wauquiez qu'on parle de ce qui est en train de se passer à Gaza alors que le gouvernement israélien a annoncé un plan de conquête de l'enclave avec un déplacement massif de sa population la situation humanitaire qui continue de se détériorer Emmanuel Bompard est-ce que vous considérez que la voie de la France est à la hauteur quant à ce qui est en train de se passer à Gaza ?

1:09:31
Laurent Wauquiez

Évidemment non malheureusement on assiste à un drame absolu on parle de plus de 50 000 personnes qui sont mortes et sur la base des derniers plans adoptés par le gouvernement d'extrême droite de monsieur Netanyahou on parle d'un projet qui est un projet de nettoyage ethnique de la bande de Gaza de conquête d'occupation et de déplacement des 2 millions de personnes qui s'y trouvent et je pense que la France devrait depuis des mois et des mois prendre des mesures qui sont des mesures simples à mettre en place par exemple comment peut-on accepter que la France continue à participer à des livraisons d'armes avec des armes qui sont utilisées dans ces actions tout à fait inacceptables comment peut-on accepter qu'on continue des accords de partenariat économique comment peut-on accepter qu'on a été capable en quelques jours de mettre en place des sanctions économiques contre le gouvernement de monsieur Poutine quand il a attaqué l'Ukraine et on l'a fait on a eu raison de le faire et qu'on n'a pas été capable de mettre des sanctions contre le gouvernement de monsieur Netanyahut vous ne pouvez pas être d'accord avec ça monsieur Wauquiez vous ne pouvez pas être d'accord avec l'idée qu'on laisse des gens se faire massacrer sans à aucun moment défendre le respect des droits humains qui devrait être normalement la grandeur de la France

1:10:40
Présentateur

réponse de Laurent Wauquiez est-ce que vous considérez que la voix de la France est à la hauteur sur ce qui est en train de se passer à Gaza ?

1:10:47
Manuel Bompard

Non et ce qui se passe à Gaza et en Israël j'ai bien dit les deux est une tragédie je n'oublie pas quand même qu'au début il y a eu les attentats du 7 octobre sans doute un des crimes terroristes les plus barbares de l'histoire de l'humanité et moi je ne fais pas d'hierarchie entre les morts je n'oublie pas non plus qu'en ce moment vous avez encore 49 otages israéliens dont vous ne parlez jamais qui sont détenus dans la bande de Gaza c'est précisément

1:11:11
Laurent Wauquiez

pour avoir leur libération qu'il faut un cessez le feu monsieur Wauquiez

1:11:14
Manuel Bompard

non je suis désolé mais si jamais on veut y arriver à quel moment

1:11:16
Laurent Wauquiez

des otages ont été libérés

1:11:18
Manuel Bompard

je vais aller jusqu'au bout de ce que je souhaite exprimer si jamais on veut obtenir la paix en Israël et à Gaza il y a deux conditions préalables la première c'est de mettre le Hamas hors d'état de nuire c'est une organisation terroriste il y a trop de complaisance de la part de la France insoumise et de gens comme Rima Hassan à l'égard du Hamas il faut les mettre hors d'état de nuire c'est la première condition c'est impossible d'avoir une paix sinon la deuxième c'est la libération immédiate des otages je voudrais juste rappeler qu'à l'heure où on parle vous avez encore 49 otages israéliens qui sont détenus dans la bande de Gaza et ensuite la France doit œuvrer pour ces deux directions et après aller bien sûr comme je l'ai toujours dit dans une solution à deux états

1:11:56
Présentateur

juste Laurent Wauquiez pardonnez-moi ma question était sur la décision qui a été prise par le gouvernement israélien de conquête de l'enclave qui est une rupture avec ce qu'était la politique du gouvernement israélien depuis 2005 c'est-à-dire le moment où ils avaient décidé de quitter Gaza est-ce que sur ce point-là vous considérez qu'il faut que la France est de Gaza

1:12:14
Manuel Bompard

je vous l'ai dit oui parce que la solution c'est une solution à deux états mais encore une fois encore une fois je vais aller jusqu'au bout de ma pensée sur ce sujet qui est quand même un sujet complexe je ne mets pas pardon sur le même plan un état démocratique qui se défend suite à un attentat terroriste et une organisation terroriste comme le Hamas je ne l'ai même pas sur le même plan pardon

1:12:33
Laurent Wauquiez

mais monsieur Wauquiez les 15 000 enfants qui sont morts à Gaza ne sont pas membres du Hamas

1:12:37
Manuel Bompard

mais ils sont victimes précisément de ce Hamas avec lequel vous avez tant de complaisance

1:12:41
Laurent Wauquiez

mais ne dites pas n'importe quoi

1:12:42
Manuel Bompard

est-ce que Rima Hassan est allé en Jordanie pour participer à une manifestation pro-Hamas non non ? d'accord elle est allée en Jordanie ça c'est vrai pour participer à une manifestation dans laquelle on a rendu hommage

1:12:53
Laurent Wauquiez

au chef du Hamas qui a été tué mais pas du tout mais enfin écoutez alors attendez là encore pour être très précis pardonnez-moi vous me forcez à faire régulièrement des points est-ce que c'était l'objet de la manifestation ce n'était pas l'objet de la manifestation mais il y avait des pancartes qui rendaient effectivement hommage à ce leader du Hamas est-ce que Rima Hassan

1:13:05
Manuel Bompard

a expliqué que le Hamas c'était un mouvement de résistance légitime non

1:13:08
Laurent Wauquiez

il a parlé de son action et de la légitimité de la lutte armée comment est-ce que vous pouvez faire d'autant de complaisance écoutez franchement mais c'est pas des complaisances mais le problème c'est que vous tordez les faits en permanence mais attendez ne changez pas de sujet ce qui tord les faits ici c'est vous attendez

1:13:21
Manuel Bompard

ne changez pas de sujet en venant ici avec un visage en apparence affare destiné à camoufler

1:13:26
Laurent Wauquiez

toutes vos compromissions

1:13:26
Présentateur

vous au moins vous n'avez pas fait cette émission alors allez-y Emmanuel Bompard

1:13:28
Laurent Wauquiez

pas face à vous parce que je considère mais en fait vous vous parlez que de moi moi j'essaye de parler du pays non c'est pas de la France insoumise mais non vous parlez que de la France insoumise mais comme je vous l'ai déjà dit c'est pas la France insoumise qui est au pouvoir monsieur Wauquiez mais attendez ne changez pas de sujet allez-y Emmanuel Bompard vous terminez et ensuite Laurent Bompard dès qu'on essaye de parler du drame absolu à Gaza il y a des gens qui essayent de changer de sujet monsieur Wauquiez c'est une thématique

1:13:52
Présentateur

du débat ce soir oui oui

1:13:53
Laurent Wauquiez

si vous n'êtes pas d'accord puisque vous venez de dire que vous n'êtes pas d'accord avec le plan de conquête qui a été décidé par le gouvernement de monsieur Netanyahou vous devez proposer des actions vous devez proposer des moyens d'agir pour la France pour faire en sorte que ça s'arrête est-ce que vous êtes d'accord pour des sanctions économiques contre le gouvernement de monsieur Netanyahou est-ce que vous êtes d'accord pour la reconnaissance de l'état de Palestine est-ce que vous êtes d'accord pour suspendre les accords d'association économique oui ou non

1:14:13
Manuel Bompard

monsieur Bompard non et pour une raison simple c'est que vous êtes d'accord c'est que je l'ai dit je l'ai dit ici ma première condition c'est mettre hors d'état de nuire le Hamas avec lequel vous vous avez tant de complaisance est-ce que vous êtes d'accord pour qu'on mette hors d'état de nuire le Hamas comment est-ce que vous avez pu accepter je soutiens

1:14:28
Laurent Wauquiez

monsieur je soutiens je soutiens les mandats d'arrêt délivrés par la cour pénale internationale contre monsieur Netanyahou d'un côté et contre les dirigeants du Hamas de l'autre

1:14:36
Manuel Bompard

est-ce que vous les soutenez comme moi est-ce que Daniel Obono est-ce que Daniel Obono me parlez pas d'autre chose non mais pardon c'est extraordinaire c'est une députée de votre famille politique me parlez pas de députée de ma famille politique pourquoi vous avez pas envie de me cacher ce sein que je ne saurais voir mais pourquoi vous me dites ça mais parce que vous lui attribuez

1:14:51
Laurent Wauquiez

des positions qui ne sont pas les saines Daniel Obono elle a jamais soutenu le Hamas elle a jamais expliqué

1:14:55
Manuel Bompard

que le Hamas avait un mouvement de résistance

1:14:57
Laurent Wauquiez

mais vous pensez que Daniel Obono soutient le Hamas alors s'il vous plaît vous êtes au coureur s'il vous plaît messieurs vous êtes au coureur vous êtes au coureur vous êtes au coureur vous êtes au coureur vous êtes au coureur

1:15:07
Présentateur

non non non s'il vous plaît c'est grave quand même s'il vous plaît attendez s'il vous plaît s'il vous plaît on s'approche de la fin de ce débat s'il vous plaît Manuel Bompard pour être encore très précis ce qu'avait dit Daniel Obono elle avait effectivement au micro de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio qualifié le Hamas de mouvement de résistance elle a pas dit qu'elle soutenait le Hamas elle a qualifié le Hamas de mouvement de résistance un organisme terroriste attendez Manuel Bompard on va voir non non attendez on s'approche de la conclusion de ce débat franchement

1:15:31
Laurent Wauquiez

on approche de la conclusion de ce débat moi je soutiens les mandats d'arrêt contre le chef du Hamas et le premier ministre israélien je vous parle pas de vous mais la France assoumise toute la France assoumise elle soutient les mandats d'arrêt et vous vous soutenez le mandat d'arrêt contre M. Netanyahou

1:15:42
Manuel Bompard

Rima Assane elle soutient ça oui bah voyons est-ce que vous soutenez non mais attendez moi je vous ai répondu vous répondez moi est-ce que vous soutenez le mandat d'arrêt contre M. Netanyahou

1:15:49
Laurent Wauquiez

est-ce que vous soutenez le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre M. Netanyahou M. Wauquiez est-ce que vous soutenez le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre M. Netanyahou s'il vous plaît – Non, vous répondez pas à cette question, moi je vous ai répondu.

1:16:01
Présentateur

– Laurent Wauquiez, Manuel Bompard, là honnêtement, ça devient totalement inaudible pour les téléspectateurs. – Je constate qu'au début de ce débat, les choses étaient à peu près audibles. Ça a été plus difficile vers la fin du débat. Il est 19h23, on a déjà débordé, c'est la fin de ce débat. Beaucoup de thématiques ont été abordées, comme le tirage au sort, Laurent Wauquiez, vous avez permis de commencer. C'est vous, Manuel Bompard, qui conclurez. Un tout dernier mot, Laurent Wauquiez, sur ce débat. Et les oppositions, c'est le moins qu'on puisse dire, qui ont été exprimées.

1:16:32
Manuel Bompard

– On a deux visions radicalement différentes de la République. Et la vision qu'on a vue de LFI explique pourquoi est-ce que je veux que ma famille politique soit un rempart contre leur projet pour la France. On a là un parti qui ne veut qu'augmenter les impôts. On a là un parti, on l'a vu, qui nous explique qu'il n'y a pas d'OQTF dangereux et qu'il n'y a pas de violence policière. On a là un parti qui soutient en réalité la partition, avec des positions qui sont diamétralement inverses avec celles qu'il soutenait il y a 15 ans. C'est un parti qui est aujourd'hui, pour moi, dangereux à travers son projet pour la République et il faut le combattre. Le sujet n'est pas personnellement, M.

Bompard, mais ce qu'est maintenant la France insoumise est un danger pour notre pays. C'est tout.

1:17:07
Présentateur

– Voilà donc la conclusion, Laurent Wauquiez. Vous êtes à 24 minutes et 18 secondes. Vous avez donc, Manuel Bompard, c'est vous qui êtes mathématicien, mais 57, 7, 17, une trentaine de secondes.

1:17:16
Laurent Wauquiez

– Non, mais je pense que dans ce débat, le problème, M. Wauquiez, c'est que vous êtes venu, en quelque sorte, pour essayer de faire croire aux gens que les problèmes du pays seraient la responsabilité de la France insoumise, alors que la France insoumise n'a pas gouverné ce pays. Et que précisément, c'est les solutions que vous défendez qui s'appliquent. Donc moi, je vous dis, au contraire, il faut ouvrir une nouvelle ère, il faut ouvrir un nouveau moment politique dans lequel, oui, M. Wauquiez, il faut partager les richesses, par exemple. Oui, M. Wauquiez, il faut lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination. Oui, M.

Wauquiez, il faut que la France retrouve sa place sur la scène internationale. Et ça, ça passe par le fait que votre famille politique et vos amis macronistes soient chassés du pouvoir.

1:17:52
Invité

Parce que dans ce débat, j'ai observé que vous parliez comme un le pénis, mais vous agissez.

1:17:58
Laurent Wauquiez

– Ce n'est pas mes amis, ça n'est pas mes amis, je le dis tout de suite.

1:18:02
Présentateur

– Vous gouvernez avec eux. – Merci, M. Wauquiez, je veux une rupture. – Merci, M. Wauquiez. – Merci, M. Wauquiez, à 12 secondes près. Les temps de parole auront été respectés. Merci, M. Wauquiez, merci, M. Wauquiez, d'avoir accepté de participer à ce débat.

Budget, immigration... Le débat en intégralité entre Manuel Bompard (LFI) et Laurent Wauquiez (LR) — Laurent Wauquiez · Pourquijevote