Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 6 avril 2023 266 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Grève du 6 avril: suivez en direct les manifestations contre la réforme des retraites

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 38 %Défensif 39 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'ambiance sur place ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on a une idée sur ce qui s'est dit dans la réunion de l'intersyndicale ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit sont les syndicats après cette réunion ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le dialogue est encore possible à ce stade entre l'exécutif et les syndicats ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la manifestation et les forces en présence aujourd'hui ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les services de renseignement redoutent les mêmes scènes de violence aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Vincent RoseronFait
    « C'est la 11e manifestation ici à Paris depuis janvier contre la réforme des retraites. »
  • 7:00Claire ConduiteFait
    « Ça fait maintenant 16 jours que le texte a été adopté dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. »
  • 12:00Olivier FaureFait
    « Il y a une forme de crise démocratique et une crise à l'égard des institutions. »
  • 2:00JournalisteChiffre
    « Il y avait 181 manifestants ce qui est quand même 50000 de moins que le dixième 10e épisode où il y avait eu 230 000 personnes. »
  • 16:00JournalisteChiffre
    « Ils ont concentré 5% des sanctions disciplinaires pour toute l'administration. »
  • 20:00JournalisteChiffre
    « Emmanuel Macron finalement résiste pas si mal que ça il était à 27 et quelques il est à 25. »
  • 22:00JournalisteChiffre
    « Marine Le Pen alors là pour le coup une progression de 7 points et demi elle passe à 31%. »
  • 24:00JournalisteChiffre
    « On avait 233 000 manifestants aujourd'hui contre 295 000 le 28 mars et 538 000 le 7 mars. »
  • 26:00JournalisteChiffre
    « Le taux de grévise se situe autour de 7 ou 8% dans l'éducation nationale pour vous donner un ordre de comparaison c'était 32 % de 7 mars. »
  • 5:00Marie VisoChiffre
    « Macroéconomiquement au sens du PIB du pays ça coûte pas grand chose on a des études de l'Insee qui nous disent c'est un ou deux dixième de points de PIB sur un trimestre »
  • 10:00Marie VisoChiffre
    « On est à 7%, c'est ça autour de autour de 5 »
  • 15:00Marie VisoFait
    « Il y a quelqu'un c'est la participation à l'intéressement pour résumer les choses »
  • 20:00Dina CohenFait
    « Il y a un discours qui porte une radicalité donc ces groupes antifascistes qui sont des groupes qui ont qui ont toujours existé qui existe depuis les années 30 »
  • 25:00Guillaume RoquetFait
    « On a fait à l'identique comme l'année dernière et puis on a aussi testé ce qui pourrait succéder à Emmanuel Macron puisque comme vous le savez il ne pourra pas se représenter la Constitution lui interdit de faire trois mandats »
  • 5:00Grégory JoronChiffre
    « 4200 policiers mobilisés aujourd'hui dans les rues de la capitale »
  • 20:00Emmanuel du BarryChiffre
    « 50% des français imputent l'échec de cette médiation à la première ministre elle-même »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le pouls de la manifestation parisienne sur le terrain où nous attendent les deux équipes de Figaro live Damien caniveys en tête de cortège et puis bien sûr Vincent roseron qui ira lui recueillir les différentes réactions des responsables politiques on ira à leur poser toutes nos questions on ira leur poser vos questions puisque vous connaissez le principe n'hésitez pas à réagir dans le chat sur le site du Figaro et puis bien sûr depuis notre chaîne Youtube je relierai tous vos commentaires je vous donne un aperçu du programme de l'après-midi le voici nous sommes avec Claire conduite conduite pardon du service politique pour commencer nous serons ensuite avec amour écoutant c'est du service actualité Thomas en grand qui viendra nous parler de cette réunion hier de l'Inter syndicale avec Elizabeth borne à Matignon Christophe corneven également viendra nous faire un point sur le dispositif de sécurité cet après-midi on reparlera politique ensuite avec Carl meus Arthur bijouta et viendra nous donner les premières estimations ensuite Mary Viso pour le point économie ça ce sera aux alentours de 16h Dina Cohen ensuite du service politique et puis Guillaume roquette qui viendra nous donner son analyse et puis bien sûr on enchaînera sur point de vue on est ensemble jusqu'à 18h20 minimum et avant de me tourner vers clair conduite du service politique clair qui est déjà là en plateau avec moi on va tout de suite aller voir sur le terrain ce qui nous ce qui nous attend Vincent roseron quel est l'ambiance sur place et bien cette ambiance de début de manif c'est là comme vous l'a dit c'est la 11e manifestation ici à Paris depuis janvier contre la réforme des retraites je le trouve actuellement vous pouvez le voir à l'avant de ce cortège là où il y a l'intersyndical vous voyez tous ces drapeaux CGT CFDT solidaire Sud Rail ils sont tous ensemble à l'intérieur et rester unis et il se ils ont voilà ils commencent d'ailleurs justement à avancer cette interdicale qui s'est exprimée il y a quelques instants alors est-ce qu'on a une idée sur d'abord sur ce qui s'est dit dans cette réunion de l'intersyndicale Vincent alors sur ce qui s'est dit à la Réunion pas grand chose alors la Réunion voulait dire ce qui s'est passé là ce qui vient de se passer à l'instant de ce qui s'est dit il y a Laurent Berger alors on va se décaler un peu puisque il y a les services de sécurité qui nous poussent un peu forcément puisque c'est le début du cortège Laurent Berger qui a persisté avec ses propos en disant voilà aujourd'hui il y a une forme de crise démocratique et une crise à l'égard des institutions ce qu'il avait déjà dit hier et qui avait hérité le chef des propos qui avait hérité le chef de l'État et son entourage et puis vous ça a été souligné aussi en début de manifestation c'est la première manifestation de Sophie Binet en tant que secrétaire général de la CGT et elle aussi a été offensive en disant que le gouvernement était complètement déconnecté il fait comme si de rien n'était il vit dans une réalité parallèle à tel affirmée il n'y a pas d'autre issu que le retrait de cette réforme voilà pour les deux principaux syndicats de cette manifestation qui se sont exprimés en début de manifestation et vous voyez ce cortège sur les images de math iste Flora qui m'accompagne avec la CFDT qui ouvre la route sur ce cortège qui démarre petit à petit en partant des Invalides le cortège qui semble donc en train de s'élancer est-ce qu'on a est-ce que vous pouvez nous faire un petit point sur et bien le parcours que vous emprunter les manifestants cet après-midi Vincent oui alors c'est un parcours qui a déjà été à peu près utilisé lors de la manifestation c'est à dire qu'on part d'invalides et on arrive Place d'Italie merci beaucoup Vincent roseron on viendra à vous chercher bien sûr tout au long de l'après-midi vous n'hésitez pas également à nous appeler dès qu'il se passe quelque chose clair qu'on rit bonjour merci beaucoup d'être avec le du service politique du Figaro car je le disais en introduction ça fait maintenant 16 jours que le texte a été adopté dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale qu'attend les syndicats de cette onzième journée de mobilisation que peuvent-ils encore espérer aujourd'hui bah alors simplement pour recontextualiser un petit peu là cette mobilisation intervient au lendemain quand même d'une réunion à Matignon entre les partenaires sociaux et Elisabeth borne une réunion qui s'est soldée en tout cas pour les syndicats naturellement par un échec si vous voulez vous avez deux entités qui se sont retrouvés et qui ne voulait pas les mêmes choses le gouvernement l'exécutive veut absolument passer à la séquence suivante les syndicats exigent le retrait du projet de loi et donc même si a priori la mobilisation étant est en baisse comparativement naturellement au premier mobilisation mais même à la mobilisation il y a deux semaines on peut peut-être prendre le pari que ce dialogue de sourd d'hier puisse en quelque sorte dopé la manifestation et les contestations dans quel état d'esprit sont les syndicats après cette réunion ils ont effectivement dit eux-mêmes que c'était un échec solo en tout cas quelle est leur état d'esprit aujourd'hui tous ces tous ces particules cristallisé après la réunion et même ce matin avec un un Laurent Berger extrêmement remonté qui a parlé qui parle non plus seulement d'une crise sociale mais d'une crise démocratique ce qui veut pas un petit peu loin là en tout cas l'entourage les d'Emmanuel Macron réfutent totalement naturellement comment dire cette cette formule qu'on entend à gauche et puis des semaines que qui a une crise institution institutionnelle qui est la manipulation des outils parlementaires pour faire passer cette loi et donc cette tension entre à Laurent Berger Emmanuel Macron et tel enfin si vous écoutiez leur envergers ce matin sur RTL je veux dire il était partiellement remonté disant que il fallait pas qu'Emmanuel Macron voir ses propos inattaque personnelle et que et que là il fallait absolument trouver la voie de l'apaisement au chef de l'été est-ce que le dialogue est encore possible à ce stade entre l'exécutif et les syndicats alors même que le rang berger de la CFDT est plutôt réputé pour être ouvert ou dialogue plutôt réformiste vachement vu de ce qu'on entend depuis la bouche de Laurent Berger ce matin c'est quand même très tendu vous avez en parallèle l'exécutif qui fait un peu la tournée des plateaux télé en assurant que le dialogue est renoué que qu'on ne fera rien sans les partenaires sociaux qu'on ne passera pas en force etc mais force est de constater que voilà il y a une rupture de discours évidente qu'est-ce qu'on va retenir finalement donc de cette de cette rencontre d'hier plutôt le côté échec ça c'est en tout cas la communication des syndicats ou plutôt ce que dit Elisabeth band c'est à dire on se parle on dialogue c'est un début c'est c'est ça dépend votre point de vue non on retiendra que c'est un échec de fin à partir du moment où vous avez des entités syndicales qui le retrait d'un projet de loi et que visiblement de façon ne bougera pas du côté de l'exécutif on assure que la voix démocratique a été empruntée et qu'il y a plus de sujets qu'on est allé jusque la motion de censure qui n'a pas été adopté à 9 fois près cependant mais voilà on est de justesse mais qu'on est allé au bout et que maintenant voilà il faut passer à autre chose entre guillemets j'entends ce que vous dites mais vous parliez de ce féminer la nouvelle patronne de la CGT elle avait brandi la menace du rang d'une rencontre qui pouvait durer 5 minutes si jamais ça se passait mal finalement une heure de rencontre bon c'est pas non plus la panacée mais ce qu'elle a pas évité au moins l'humiliation Elisabeth borne hier oui je peux je pense pas qu'on puisse parler d'humiliation ça c'est c'est certain et de toute façon toute cette séquence politique est un peu mise en suspens parce que la prochaine étape de toute manière c'est les conclusions du Conseil constitutionnel que tout le monde attend pour vendredi prochain voilà le 14 avril et qui va se prononcer sur voilà la recevabilité de la loi des outils parlementaires qui ont été qui ont été utilisés et qui va aussi se prononcer sur le référendum d'initiative partagée demander par la gauche notamment qui voilà vise à solliciter directement le l'opinion des Français sur le report de l'âge légal de départ à la retraite en faisant deux ans sur sur Elisabeth borne j'y reviens je me permets d'insister est-ce que c'est pas déjà une victoire pour elle le fait que les l'intersyndical est accepté de venir s'asseoir autour de la table est-ce que c'était pas gagné il y a encore une semaine non c'est vrai il y a pas il y a pas une rupture totale en même temps elle a veillé à garder une forme d'ouverture avant le rendez-vous elle disait que tous les sujets pourront être abordés que voilà et naturellement elle elle veut rentrer dans une séquence parler de la qualité de vie au travail donc ils ont pas dû s'étendre très longtemps sur la réforme des retraites mais elle a essayé si vous voulez jusqu'au bout de de maintenir cette porte ouverte sur l'air très de les deux camps sont toujours autant impossibles ah bah les deux camps à gauche droite vous voulez dire la gauche est inflexible c'est pas de comment dire de paix entre guillemets avant leur stress et pour reprendre je pense l'une de leurs formules ne passeront pas à autre chose tant que maman n'a pas retiré la mesure d'âge des 64 ans non il ne passeront pas à autre chose je vous dis tout dépend de ce que dira le Conseil constitutionnel s'il y aura un référendum derrière et côté LR de toute façon la direction du moins et pour la réforme donc alors il y a eu des dissensions au sein du groupe c'est certain vous groupe autour de rien Pradier notamment mais bon côté LR et puis en plus l'exécutif si vous écoutiez si vous lisiez Clément Beaune il y a quelques jours dans les colonnes de je sais plus d'un côté de Libé ou de je ne sais plus mais Clément Beaune qui disait bon on va pas s'enfermer dans un dialogue avec elle parce que visiblement pour nous c'est pas un partenaire politique très fiable on va revenir sur cette question des républicains avec vous Clark horoute mais avant cela on va faire un tour du côté du terrain où on retrouve Vincent roseron Vincent vous confirmez que le cortège s'était lancé alors j'ai l'impression que Vincent ne nous entend pas on va on va le joindre tout à l'heure on va le rappeler bien sûr justement sur cette question des sur cette question des républicains clairs conduite on voit mal c'est la mission qui a donné Emmanuel Macron et Elisabeth borne d'élargir la majorité c'est vrai qu'on les voit mal les républicains baptisé et faire une alliance avec la majorité maintenant au pire des moments où au moment de la majorité se trouve dans une situation très délicate mais c'est pour ça que vous avez aussi l'aile gauche de la majorité qui dit il faut qu'on parvienne à créer une majorité aussi à gauche et notamment avec les socialistes même avec les écolos sur certaines lois enfin en tout cas c'est un argument qui qui revient et donc effectivement il faut continuer selon une partie de de la macronie de mener les discussions de convaincre texte par texte projet par projet et ne pas s'enfermer pour reprendre les mots de Clément bonne dans un dialogue unique avec alerte on voit les images qui nous parviennent de cette manifestation qui s'est donc élancée on voit à l'instant le cortège de la de la CFDT avec notamment ses ballons orange Vincent roseron est avec nous de nouveau Vincent vous confirmez le cortège s'était lancé [Musique] oui effectivement vous voyez le Cantal s'est lancé beaucoup de bruit je vous ai pas entendu tout à l'heure effectivement parce qu'il y a beaucoup de musique forcément là vous voyez la scène était métallurgie qui est en train de passer à côté de nous avec voilà et on est au niveau du Parti socialiste parce que vous le savez tout au long du cortège il y a aussi les partis politiques qui sont là et qui discute avec les gens tout au long de ce côté on essaiera d'avoir leurs réaction mais en tout cas voilà ce cortège qui est parti les premiers camions qui défilent et c'est la CFDT qui a débuté cette manifestation merci beaucoup Vincent rose on continue bien sûr de venir vous chercher dès qu'il se passe quelque chose clair qu'en vite sur cette sur cette question là de d'élargir la majorité ces missions impossible pour les événements si vous voulez en tout cas côté gauche au vu de la manière dont les consultations ont été menées ou pas d'ailleurs ces derniers jours ça va être très compliqué entre les communistes qui ont voulu marcher jusque l'Elysée pour remettre une lettre à Emmanuel Macron lui demandant solennellement de retirer sa loi entre les insoumis qui qui étaient devant le Conseil constitutionnel pour un peu faire de la faire mousser un peu cette idée que tout repose désormais sur les sages et en effet vous avez alors vous avez les social et vous avez les socialistes et les écologistes qui qui sont allés Tondelier séparément toutefois et mind Tondelier par exemple il est allé en précisant en précisant nous on n'y va pas pour parler de la réforme des retraites parce que de toute façon on s'attend rien mais elle y allait surtout pour parler de l'état du pays et des violences et donc on voit quand même qui a une rupture de dialogue qui est pas surprenante mais voilà définitivement pourquoi ils sont allés séparément Olivier format montrer que ils viennent pas dans le cadre de la nups oui ils ont dit que c'était dans une dans une logique républicaine bon de il fallait sans doute en effet y aller au titre du parti des du socialisme d'abord puis écologie derrière merci beaucoup d'être venu avec nous pour lancer ce direct on continue on revint chercher le terrain avec Damien Canivez qui est qui est là également Damien Kelly et quel est l'ambiance là où vous vous trouvez à l'instant bonjour cher Timothée effectivement je me trouve à l'avant du cortège de la manifestation qui s'était lancé aujourd'hui à 14h dans les rues de Paris nous étions esplanade des Invalides il y a seulement quelques instants où nous avons vu tout les syndicats qui étaient présents de la CFDT à la CFTC en passant par la CGT nous avons vu également le CNT et nous avons passé à tête de cortège syndical pour nous retrouver à l'avant du cortège pour voir ce qu'il s'y passait et comme vous pouvez le constater sur les images de Julien Leclerc et bien nous avons un cordon de gendarme voilà une soixantaine de gendarmes qui précèdent la manifestation pour très certainement empêcher la formation d'un prêt cortège de militants radicaux puisque vous le savez très bien depuis que nous couvrons ces manifestations sur Figaro live régulièrement il y a des éléments radicaux des manifestants violents qui se rassemblent devant le cortège syndical et c'est policiers qui sont venus en nombre et qui précèdent la marche permettent justement de ne pas assister à ce genre de rassemblement violent c'est assez nouveau parce que jusque là en tout cas jusqu'au 28 mars dernier nous n'assistions pas forcément cette doctrine des forces de l'ordre les forces de l'ordre étaient invisibles placées dans des rues souvent parallèles à l'itinéraire prévu par par la préfecture de police de Paris et depuis maintenant la semaine dernière et bien des forces de l'ordre sont très visibles et sont en nombre devant le cortège syndical les rangs des manifestants sont assez clairsemés on devrait peut-être se retrouver dans un chiffre qui avoisinera celui du 15 mars dernier lorsque justement les manifestants c'était relancés à l'époque c'était également Place des Invalides direction la place d'Italie merci beaucoup Damien Canivez et tout de suite on rejoint notre deuxième équipe sur le terrain Vincent Roson qui est avec Olivier Faure Vincent c'est à vous oui effectivement Timothée je suis avec Olivier fort monsieur fort merci d'être avec nous comment déjà vous jugez la manifester les forces en présence aujourd'hui le nombre de personnes dans la rue vous avez rencontré la première ministre qu'est-ce que qu'est-ce qui est sorti de cette réunion pour vous et là c'est la même chose qu'avec sanica c'est à dire que elle est dans une situation où je l'ai senti en fait à se dépassé avec un pouvoir qui a fuit Matignon pour regagner l'Élysée si tenté qu'il ait un jour quitté l'Élysée et donc sans aucun moyen de répondre à quoi que ce soit et même je vais sentir certains moments dans une forme d'hésitation et peut-être même était-elle en fait dans un service commandé qu'il oblige à rester inflexible parce que je crois qu'elle peut comprendre que son sang personnel mais même le sort de ce quinquennat est lié à cette réforme et que si le président obstine il n'aura peut-être nulle part il y en aura plus dans le monde politique parce que ni à gauche ni à droite personne ne voudra discuter avec quelqu'un qui est de toute façon considéré à ses partenaires éventuels comme des collectif et pas davantage dans le monde social ou qu'un syndicat ne voudra plus négocier avec avec ce gouvernement qui les méprisent donc chacun est terminé et la seule façon d'arriver à autre chose de renouer avec la possibilité d'avancer de trouver d'autres possibilités c'est soit le retrait soit le retour devant les Français et le retour des Français c'est soit par le biais d'un référendum soit par le biais de la dissolution mais ça vous y croyez une dissolution aujourd'hui mais je ne crois rien je dis simplement que si le président vraiment reçoiviné est considère que il a un mandat pour cela et bien qu'il le vérifie et qu'il fasse le choix de le demander par l'avoir et faire un air ou par une dissolution qui obligerait les Français à se déterminer sous cette réforme mais on voit bien que ça n'est pas du tout la voix qu'il choisit n'est pas sur la voie démocratique il est sur la voie qui est celle de l'autorité et parce que la Constitution lui confère des droits des pouvoirs qui sont exorbitants et bien ils utilisent tous ces uns après les autres pour au fond imposer une vision qui est une vision solitaire il y a une date et abondance c'est celle du Conseil constitution du Constitutionnel est-ce qu'on n'arrive pas à la fin du processus après justement cette décision du Conseil constitutionnel mais non parce que le Conseil constitutionnel va dire quoi elle va dire est-ce que ce qui c'est ce projet de loi est conforme ou non à la constitution non mais je pense qu'il y a de très nombreux motifs d'invalidation mais même si le Conseil émotionnel n'a valide pas ça ne veut pas dire que il est justifié sur le plan social sur le plan politique sur le plan tout simplement humain et donc nous continuerons à nous battre y compris parce que nous les essaierons de le faire par le biais du référendum des actif partagé et c'est comme ça que nous imposerons le référendum malgré tout au président de la République puisque moi je pense que nous trouvons les 4,7 millions de signatures qui permettent de d'exiger du président un référendum sur cette réforme merci beaucoup monsieur voilà vous l'avez entendu Olivier Faure qui appelle de ses vœux lui soit une dissolution soit une retrait de cette réforme forcément mais il peut demander aussi une dissolution de la semaine ou un référendum que de nombreux que de pardon excusez-moi que de nombreux manifestants demandent aussi sur un référendum d'initiative partagée merci beaucoup Vincent roseron bonjour Amaury bouton du service actualité du Figaro Amaury Olivier Faure qui parle de ce retour c'est l'importance de ce retour devant les Français vous allez couvert un certain nombre de manifestations depuis le début du mouvement contestation c'est quelque chose que que qui revient quand vous parlez avec les manifestants la question d'une éventuelle dissolution d'un éventuel référendum d'initiative partagée je pense que même plus globalement et au-delà les manifestants avec lesquels j'ai pu discuter remettre en cause la légitimité du président de la République et par la même des institutions c'est-à-dire qui ne considère pas qu'Emmanuel Macron est légitime pour parler en leur nom bien qu'il ait été élu par une majorité de Français à la dernière élection présidentielle quand tu aurais fait un homme d'initiative partagée dans la dernière manifestation c'est-à-dire après l'activation par Elisabeth borne de l'Artic 49.3 de la Constitution c'est quelque chose qui a été beaucoup évoqué comme pouvant redonner un peu de démocratie participative et de pouvoir aux citoyens alors que le Président de la République a été élu moi ce que ça me rappelle surtout c'est que c'est un peu la quand même revendication que le RIC pendant les gilets jaunes que pour lesquels on avait déjà pu discuter effectivement on sent un une volonté parmi les citoyens de retrouver une forme de pouvoir qu'il ne sent pas incarnée par les institutions de la 5ème république quand vous voyez c'est ces images cet après-midi quelles évolutions est-ce que vous vous observez par rapport au premier journée de mobilisation c'était au mois de janvier je pense que la première chose qu'il faut noter c'est la présence de plus en plus nombreuses de jeunes de personnes qui ont moins de 25 ans qui soient étudiants ou lycéens dans les premières manifestations ce qui me frappait énormément c'est que c'était beaucoup plus tôt beaucoup plus un cortège syndical classique avec des gens qui sont affiliés à telle ou tel syndicat mais également quelques familles au fur et à mesure c'est ces personnes là il y en a eu de moins en moins on pensait également qu'il y ait eu un coup pour ces gens puisque la grève a un coût syndiqué à un coût pour les gens qui vont manifester c'est quand même la onzième journée de manifestation je pense également que aujourd'hui ça fait presque deux semaines que il n'y a pas une manifestation je pense que les mouvements les mouvements syndicaux ont voulu temporiser un peu le temps de redonner du souffle aux gens et on l'a vu les services de renseignement annoncent entre 6 à 700 000 personnes c'est quand même pas négligeable c'est pas négligeable au niveau des jeunes aussi est-ce que on a une idée du nombre de jeunes qui sont attendus dans les rues que ce soit de la capitale mais également les rues des grandes villes de France où ça manifeste cet après-midi j'ai pas de chiffres précis à vous communiquer quand elle au nombre de jeunes qui vont manifester moi ce qui me paraît quand même assez important à noter et on l'avait déjà vu le 28 mars dernier c'est que un certain nombre de facultés et d'université qui n'ont pas de tradition de blocage ont été bloqués Lyon 3 la faculté d'Assas qui est quand même été très longtemps à bastion de de la droite subi des blocages encore ce matin je pense que il y a au-delà de la contestation de la réforme des retraites chez les jeunes plus globalement une volonté de rejet d'un système capitaliste d'un rejet d'un système où le travail est au cœur de la réalisation d'un être humain ça c'est quelque chose qui est vraiment rejeté je pense que et c'est il te dit par des gens bien plus compétents que moi mais le travail ne fait donc plus partie d'un projet de vie de réalisation de soi et c'est ce pourquoi les jeunes se manifestent sur la mobilisation des jeunes en tout cas on a le sentiment qui a eu un début et un après 49-3 vous qui avez couvert plusieurs manifestations à partir de quel moment est-ce que vous avez senti que les jeunes se sont joints à ce mouvement à ces manifestations contre les retraites immédiatement après le déclenchement de l'artica9.3 sur la place de la Concorde on a vu tout un tas de manifestations spontanées et de gens qui sont venus pour manifester leur opposition au déclenchement de cet article de la Constitution par la première ministre c'était très majoritairement des personnes jeunes sont des personnes jeunes également qui ont continué les manifestations spontanées dans les jours qui ont suivi pour moi c'est vraiment le déclenchement de l'article 49-3 qui est signifié la mobilisation des jeunes mais encore une fois au-delà de la du du de la réforme des retraites je pense que les jeunes se manifestent contre un pouvoir dans il ne se reconnaissent pas ou en tout cas une pratique du pouvoir dans lequel il ne se reconnaissent pas qu'il juge et qu'il qualifie d'autoritaire cette rejet de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron et également cela dit partagé par un certain nombre de personnes dans les cortège syndicaux je pense que ce qui a également mobilisé les gens au-delà du 49-3 ça a été la fameuse phrase d'Emmanuel Macron sur les factieux c'est quelque chose qui revient beaucoup on peut le lire sur les panneaux sur sur les pancartes etc et lorsque l'on discute avec les gens les gens qui manifestent nous disent voilà moi je ne me reconnais pas non seulement dans cette réforme non seulement dans ce pouvoir mais en plus j'ai l'impression que ce pouvoir me méprise et c'est pour ça que je suis dans la rue aujourd'hui est-ce que c'est Emmanuel Macron qui est qui conteste ou est-ce que c'est le système en général je pense que ces manifestants jeunes par les manifestants jeunes c'est beaucoup plus beaucoup plus large en effet vous avez raison de le souligner c'est effectivement un système dans lequel il ne se reconnaissent pas lorsque l'on discute encore une fois avec ces jeunes qui ont autour de la vingtaine ce sont quand même des gens qui ont soit passé le bac pendant la période covid soit qui ont subi ça dans leur première année dans leur première année d'études et qui ont l'impression d'avoir eu deux ans de voler et il me disent ils le disent aussi franchement que ça on m'a volé 2 ans avec le covid pourquoi est-ce que je redonnerai deux ans à la société avec un report de l'âge de la retraite quel est le ton de ces de ces manifestants les jeunes et les moins jeunes est-ce que on est aujourd'hui dans une forme de résignation parce que finalement on est déjà à ce 11e cette onzième journée de manifestation vous l'avez dit ça un coup alors pour les jeunes peut-être un peu moins les pour les étudiants mais enfin ça coûte cher de faire des de faire des grèves et puis est-ce qu'on est dans cette résignation ou bien est-ce qu'on dit non au contraire on est combatif on ne lâchera rien je ne crois pas je pense vraiment que l'état d'esprit qui prédomine chez les manifestants et beaucoup plus combatifs à la fois pour les raisons que nous avons évoqué précédemment à savoir la sensation d'être dépossédés mais également la sensation d'être méprisé par le gouvernement et enfin je pense que le mouvement syndical a joué assez habilement en écartant progressivement les dates des manifestations afin de pouvoir laisser les gens rep il n'y a pas véritablement d'organisation syndicale qui structure complètement ces mouvements de jeunes contrairement aux gens un peu plus âgés qui sont encadrés qui parlent la sfdt qui parlent la CGT qui par sudrive par exemple le je pense que vraiment chez les jeunes il y a surtout un rejet de leur de leur quotidien Aujourd'hui de leur de ce qu'il considère comme du mépris du gouvernement mais de là avoir un projet politique derrière je suis pas certain que ce soit formé le site clairement en revanche les les problématiques écologiques mais également les problématiques sociales sont très souvent abordés de manière un peu différente bien sûr mais les solutions sont assez éparses et personne n'arrive véritablement à s'accorder soit sur une tête d'affiches qui pourrait rassembler tous ces jeux de manifestants soit sur un programme commun allez on va aller voir Vincent roseron sur place Vincent on parlait justement de cette mobilisation des jeunes est-ce que c'est le cas cet après-midi est-ce que vous en avez croisé beaucoup [Musique] derrière dans un cortège et quand vous reviendrez vers nous je on essaiera d'en avoir avec nous aussi on va essayer effectivement d'aller les interroger on va demander à nos journalistes sur place d'aller leur bander pourquoi ils sont ils sont mobilisés en tous les cas à morue coutant c'est perversaire cette mobilisation des jeunes n'a finalement pas changé grand chose est-ce que est-ce que c'est crédible est-ce que le gouvernement scrute cela de près les blocages de lycée d'université ou bien finalement est-ce que on a le sentiment que bah ça va ça n'a rien changé avec cette cette mobilisation de la jeunesse c'est peut-être un peu chimique mais je pense que les gouvernements successifs français ont été très habitués à une mobilisation de la jeunesse et à des blocages d'université ou de lycée ne serait-ce que si on remonte quelques années en arrière à la loi travail de Myriam el khomri en 2016 déjà il y avait eu de nombreux blocages et finalement la loi avait été tout de même adoptée d'ailleurs par 49-3 également je pense pas que une mobilisation de la jeunesse modifie la titre du gouvernement quant à l'adoption de cette réforme je rappelle quand même que ça a été un engagement de campagne du président de la République qui capitalisait énormément sur cette sur cette réforme ne serait-ce que pour avoir une crédi budgétaire donc je ne pense pas malheureusement pour ces manifestants que leur mobilisation fera reculer le gouvernement je pense quand même que c'est un signal important puisque cette forte mobilisation de la jeunesse doit également interpeller les observateurs politiques puisque s'ils sont mobilisés aujourd'hui sur la réforme de retraite demain sur une autre ou une autre ou une autre réforme il est possible quand même c'est en tout cas mon sentiment qu'il y a une génération qui est très sensibilisée aux gens eux en vous enjeux pardon écologiques et sociaux et qui poursuivra sa mobilisation au fur et à mesure des années à venir un mot peut-être à mon écoute en séparaker sur l'ampleur de la mobilisation vu de loin comme ça on a évidemment pas encore les chiffres mais on a le sentiment qu'il y a du monde dans les rues de Paris et dans les rues de France aujourd'hui oui vraiment énormément de monde le Le Figaro infographié a commencé à recenser un peu partout au moins 200 000 personnes à travers la France qui est quand même assez considérable pour l'heure à laquelle nous parlons dans la journée je rappelle quand même quelques chiffres le 19 janvier la première mobilisation les syndicats avaient annoncé deux millions de manifestants le 7 mars 3 millions et demi le 23 mars également 3 millions et demi des chiffres et une ampleur de la mobilisation qui n'avait pas fait reculer le gouvernement néanmoins je crois que le déclenchement de l'article 49-3 à poursuivi en tout cas à favoriser le sentiment de mobilisation chez ces manifestants et qui veulent encore une fois lutter contre ce que nous évoquions tout à l'heure à savoir ce qu'il juge comme étant du mépris de la part du gouvernement merci beaucoup service actualités d'être venu nous donner vos éléments vous qui avez couvert on l'a dit plusieurs de ces de ces manifestations on va rejoindre sur le terrain Damien Canivez reporter du Figaro live cet après-midi Damien il semble que vous soyez en présence de un black bloc je ne sais pas mais enfin des des manifestants avec des des volontés un peu belliqueuses ouais le mot est juste Timothée c'est vrai que là je me trouve à mi-chemin entre le cordon de gendarmerie dont je vous ai parlé tout à l'heure qui s'est formé juste devant le pré-corpège pour ainsi que assurer la sécurité des manifestants et surtout éviter qu'un pré-corpège d'éléments radicaux ne se forment seulement ces policiers prient beaucoup d'avance ils ont marché quelques dizaines de mètres devant le cortège syndical et bien des manifestants radicaux et on en profitait pour former ce qu'on appelle un black bloc alors un black bloc on rappelle ce que c'est c'est un groupe un rassemblement de militants essentiellement composés d'ultra gauche et on peut les reconnaître assez facilement à travers leur code c'est à dire que en une fraction de seconde il sorte des parapluies souvent noir derrière sous lesquels ils peuvent se dissimuler afin de se changer et de se vêtir dans une couleur très uniforme souvent la couleur noire couleur de l'anarchie l'anarchisme dont il se réclame et et voilà voilà vous entendez ces tambours aussi ça fait partie de leur code ils sont juste à côté de nous c'est à dire qu'ils sont à quelques dizaines de mètres de là ils sont assez nombreux aujourd'hui vous voyez ce parapluie arc-en-ciel aussi Qui est qui est typique de ce mouvement c'est un signe de ralliement pour indiquer que le mouvement enfin que le black bloc se trouve bien à cet endroit là pour l'instant la manifestation reste calme mais je tiens malgré tout à préciser qu'il se forme extrêmement tôt dans la manifestation parce que le 15 mars dernier la dernière fois que nous sommes partis de l'Esplanade des Invalides direction Place d'Italie le Black Bloc c'était formé beaucoup plus tard juste devant l'hôpital Necker il avait fallu attendre 1h30 voir deux heures avant que ces militants radicaux ne se rassemblent cette fois-ci seulement quelques minutes après le départ officiel de la manifestation et bien c'est militant d'ultra gauche ce sont rassemblés et pour le moment ne se limite qu'à jouer de la musique vous entendez ces bruits de temps bon juste derrière moi mais on imagine bien que voilà leurs intentions sont toutes autres le cortège syndical n'est pas encore là par contre il est encore bien loin on le voit pas vraiment à l'horizon vous voyez le bâtiment enfin le monument des Invalides en arrière-plan il devra arriver dans les toutes prochaines minutes nous sommes justement boulevard des Invalides merci beaucoup Damien Kany vs depuis le boulevard des Invalides et j'accueille Thomas en grand qui nous a rejoint dans notre plateau bonjour Thomas Thomas ces images de Black Box c'est vrai que c'est quelque chose qu'on avait moins vu lors de du début du mouvement en tout cas ça pouvait se former parfois comme le disait Damien tard dans la manifestation et c'est vrai qu'on a le sentiment qu'au fur et à mesure que et bien cette mobilisation contre la réforme est avancée dans le temps et bien ça s'est tendu petit à petit oui clairement alors ils existent depuis le début voilà effectivement c'est là c'est je pense que c'est la première fois je me suis même sûr que c'est la première fois que il se forme aussitôt d'habitude ils arrivent en milieu de cortège enfin au milieu de parcours le but effectivement c'est que s'il se forme trop vite ils sont trop facilement ciblables par la police et on peut les enlever les empêcher de nuire c'est un énorme problème pour les syndicats eux-mêmes puisque ils jouent une grande partie de l'opinion publique sur le fait qu'ils arrivent enfin même de leur légitimité sur le fait qu'ils arrivent à organiser des manifestations qui soient respectueuses des biens et des personnes comme ils disent et voilà et même des fois ça déborde complètement il y a quelques il y a deux jours enfin deux journées de mobilisation donc c'était le autour du 24 je crois c'est pas de bêtises des Black Blocs avec carrément réussi à s'infiltrer à l'intérieur de la tête de cortège résultats toute la tête de cortège c'était un peu gazer et il n'avait jamais voilà exactement 28 mars n'avais jamais pu arriver à Place de l'Opéra donc qui était normalement le lieu enfin uni il n'avait pas pu arriver jusqu'au bout du parcours donc effectivement c'est un gros problème et ça démontre effectivement une radicalisation moins d'une partie de la population et puis en fait d'une situation sociale qui ne cesse de stendre un gros problème pour les syndicats un problème aussi pour les responsables politiques certains d'entre eux sont dans les cortèges cet après-midi va-t-il panneau qui est avec Vincent roseron la chef de fil des députés la France insoumise à l'Assemblée nationale Vincent je vous laisse la parole [Musique] oui Timothée merci je suis avec panneau merci d'être avec nous aujourd'hui déjà comment vous juger les forces en présence le nombre de manifestants de ça on verra à la fin de la journée en tout cas ce que je vois partout dans le pays que ça soit en termes de blocage de grève ou de manifestations c'est que nous sommes à des niveaux très élevés de mobilisation et c'est d'abord et avant tout l'échec du gouvernement qui voulait en quelque sorte tourner la page et changer de discussion en disant que les retraites c'était fini et qu'il fallait bien aller discuter je ne sais quoi de quelle loi grimigration de je ne sais quoi et bien ce que sont en train de dire les millions de Français qui sont aujourd'hui mobilisés c'est que non nous ne tournerons pas la page d'une réforme qui touche dans les chair d'une réforme qui va affecter des millions de Français et les générations futures et que nous continuons à demander le retrait de la retraite à 64 ans puis il y a eu un deuxième échec de ce gouvernement puisqu'ils ont essayé là aussi d'aller discuter avec les présidents de groupe parlementaires aucun des groupes de la nuit passée sont allés et avec l'Inter syndicale et on l'a bien vu puisqu'ils ont refusé de retirer la réforme des retraites l'interphone ducale dans son unité a refusé de continuer les discussions donc on est dans un moment où la macronie est au fond du trou et elle creuse encore avec en plus un déni complet en disant que nous ne sommes pas dans une crise démocratique évidemment nous sommes dans une crise sociale et démocratique et il ne reste que deux options en pouvoir le retrait ou le retour devant le peuple et si aucune de ces deux options des des choisies par exécutif après Conseil constitutionnel vous avez déjà vu un pouvoir qui vous explique qui va lâcher jamais mais je veux dire il faut quand même vous rendre compte vous avez un président de la République qui ne peut plus se déplacer dans son propre pays ou alors s'il le fait il avait déjà annulé le roi Charles III annuler Toulon annuler le stade et quand il l'a fait pour le plan haut il s'est rendu en hélicoptère pour présenter le plan o donc moi je veux bien qu'on nous explique que le Président de la République féministe et les parlementaires macronistes restent confinés pendant des mois et des mois mais ça ne va pas tenir longtemps première des choses deuxième chose la situation de blocage et d'un passe dans lequel nous sommes c'est le pouvoir qu'il a créé c'est Emmanuel Macron qui en est responsable donc maintenant il faut trouver une sortie par le haut et je le dis il n'y aura pas d'issue policière à une crise politique je le dis d'autant plus solennellement que des organismes internationaux ont alerté sur la question de l'ONU au Conseil de l'Europe jusque aux grandes associations des droits humains dans notre pays qui s'inclette du glissement autoritaire de ce pouvoir et je note avec satisfaction que aujourd'hui le tribunal administratif de Rouen a décidé d'annuler les réquisitions sur la raffinerie en Normandie en disant que c'était une attein très grave au droit de grève donc petit à petit on se visage autoritaire du gouvernement et aussi lui aussi en train de se dévoiler et je vous le dis ce que nous disons aujourd'hui c'est que nous nous arrêterons pas tant que la loi ne sera pas retirée très bien merci beaucoup voilà pour cette réaction de la chef de filtre des députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale n'a-t-il panneau qui répondait au Figaro live Thomas en gros on va revenir sur cette question des syndicats que vous suivez de près pour Le Figaro cette réunion hier avec Elisabeth borne à Matignon 55 minutes de réunion est-ce qu'on a déjà des éléments sur l'atmosphère dans laquelle s'est déroulait cette cette réunion quel était j'allais dire l'ambiance sur place alors elle a été quand même respectueuse certains saints inquiétés certains et même menacés Sophie binaves menacé que la Réunion pourrait durer 5 minutes façon de dire que la pression voilà mettre la pression et que c'est il serait pas là pour parler des heures s'il y avait pas d'avancé effectivement donc elle a été respectueuse mais elle a été très claire c'est-à-dire que les syndicats étaient arrivés en disant nous on est là pour parler de la du recul de enfin du repos de repousser la loi sur les retraites le gouvernement a été très clair en disant que il ne le ferait pas donc bon il y a eu un tour de table la première ministre a par les différentes organisations syndicales ont parlé dans leur protocolaire en finissant toutes par la même phrase madame la première nuit liste êtes-vous prête à reculer sur cette réforme à l'issue de ce tour de table donc la première ministre n'a pas répondu de questions a voulu réembrayer sur la question de la pénibilité du travail voilà donc elle espérait mettre dans la discussion ce jour-là Laurent Bergel a interrompu en lui disant on vous a posé une question pouvez-vous y répondre et elle a bien sûr répondu par la négative et donc les syndicats sont levés et sont partis donc ambiance assez tendu quand même enfin assez froid donc on va dire quand même respectueuse mais froide voilà ça pas été un peu de ville c'est ce que craignait certains voilà il paraît que alors bon moi c'est vrai que j'ai plutôt les sources syndicales qui disaient que la qui disent que la première ministre a été surpris quand même que des syndicats n'hésitent pas à tous ensemble se lever voilà de leur propre chef donc donc oui bien on serait clair bon et puis après sans surprise à la sortie les syndicats en parler d'échecs un terme qui a réfuté la première ministre mais clairement en tout cas ça n'a absolument pas permis d'avancer sur cette question des 64 ans ça n'a pas permis d'avancer ça veut dire quoi ça veut dire que cette cette réunion elle l'a servi à rien finalement alors difficile à dire en tout cas sur la question des des retraites ça a été un désaccord qui était déjà connu depuis depuis le début de la contestation après c'était sûrement nécessaire quand même qui reprennent la parole il s'était pas rencontré depuis plusieurs mois c'était notamment quelque chose dans ce plaignait beaucoup les syndicats disant qu'il n'y avait pas été reçu ils avaient envoyé une lettre au président de la République qui avait répondu en expliquant que le gouvernement lui est à disposition mais pas le président de la République bref donc il fallait qu'elle ait lieu elle était dans l'intérêt des deux camps d'avoir lieu pour essayer de montrer que chaque camp tentait de tendre la main à l'autre elle a acté sur un désaccord voilà bon est-ce que c'était pas un peu prévisible finalement c'était totalement prévisible effectivement certains syndicats me disent même que il avait ils avaient reçu un coup de téléphone du conseiller comme de Matignon leur expliquant leur confirmant ce qui ce dont tout le monde dès que la première ministre reviendrait pas surface 64 ans à partir de là il pouvait pas se permettre d'annuler la dernière minute ça aurait fait mauvais genre mais bon voilà et eux disent plutôt qu'en fait cette réunion a plus servi c'est leur avis à la première année ça a été testé la solidité de l'Inter syndicale et que bon ben ils ont en tout cas sur ce plan là prouvé que il restait toujours exactement sur le même longueur d'onde toujours sur la même longueur d'onde assez offensive très offensif le rang berger par exemple le secrétaire général de la CFDT qui dit on a une crise sociale qui se transforme en crise démocratique et ce qu'il n'en fait pas un petit peu trop la loi en berger il est lui il a il s'est il est complètement devenu la tête de proue de la contestation à la réforme des retraites déjà il a été quasiment le leader incontesté le seul qui arrivait à être un peu reconnaissable sur ces questions à part lui c'était Philippe Martinez Philippe Martinez qui donc a quitté son poste de secrétaire général de la CGT pour le laisser à Sophie Binet donc c'est quelqu'un qui a encore peu connu qui doit se faire une place qui a pas encore les user coutumes de la contestation donc il doit un peu être le porte-parole de toute l'Inter syndicale donc en fait essayer de ménager aussi les organisations sociales les plus radicales un signe très symbolique c'est qu'à l'issue du tour de table quand la Première ministre a voulu reprendre la parole lors de réunion mercredi c'est Laurent Berger qui l'a arrêté qui lui a posé la question et actant le désaccord a mis fin à la Réunion donc on sent clairement que voilà c'est lui et qu'il a un rôle qui dépasse en fait aujourd'hui exclusivement SDT pour en fait être le secrétaire général si je puis dire de 8 syndicats de salariés le robergé avec qui c'est particulièrement illustré dans cette dans cette séquence est-ce qu'ils espèrent encore faire flancher le gouvernement sur ces 64 ans officiellement oui ils peuvent pas dire le contraire et tout le monde a bien compris que le gouvernement ne reculerait plus alors eux continuent de penser il y a quelques espoirs encore qui sont fondés sur le Conseil constitutionnel qui doit être rendre sa réponse le 14 avril donc vendredi prochain si je dis pas de bêtises bon alors ça paraît quand même hautement improbable que le Conseil constitutionnel retoque largement ce projet enfin cette loi maintenant ils espèrent toujours aussi jouer sur le fameux RIP le référendum d'initiative partagée il pense que ça pourra être un moyen d'objet le gouvernement enfin s'il obtient les 4,8 millions de signatures à revenir à la table des négociations donc ils arrêtent pas le combat effectivement est-ce que les grandes journées de mobilisation vont être encore longtemps d'actualité ça c'est très contestable parce que il y a effectivement celle-là il y en aura très certainement une semaine prochaine et à ce probablement jeudi prochain même si rien n'est décidé mais depuis plusieurs semaines c'est soit le mardi soit le jeudi le Conseil constitutionnel donne sa réponse le vendredi mardi c'est le retour du lundi de Pâques il y a beaucoup d'éléments qui laissent imaginer que soit il change complètement de tactique entre aujourd'hui et la semaine prochaine soit le jeudi a quand même des arguments solides derrière lui ça sera décidé ce soir voilà mais effectivement ça sera peut-être la dernière ou l'avant dernière et après et après et d'ailleurs après c'est intéressant parce que on voit poindre les premiers désaccords assez marquants au sein de l'intersyndicale effectivement la CFDT a toujours dit étant légitimes qu'une fois le Conseil constitutionnel aurait rendu c'est ses réponses ça serait difficile et pas vraiment la technique de la CFDT de d'appeler encore les gens à venir dans la rue à manifester d'autres syndicats notamment force ouvrières solidaire ont clairement annoncé que ne comptait pas arrêter à l'issue de la décision du Conseil constitutionnel donc il semble toujours attaché à l'Inter syndical avoir comment ils arriveront à ménager la chèvre el chou dans cette situation on va aller voir Damien Canivet sur le terrain Damien qui se trouve et bien en tête de cortège Damien on sait que c'est précisément là que que peuvent se trouver parfois les éléments perturbateurs Damien Calais l'ambiance à ce niveau là du cortège écoutez Timothée l'ambiance est plutôt calme nous sommes toujours boulevard des Invalides le cortège est resté immobilisé pendant une grosse vingtaine de minutes le temps que le black block se forme le cordon de gendarme est toujours très loin de nous finalement à quelques dizaines de mètres et boulevard de des Invalides c'est assez endroit là qu'on se rencontre en fait que le la manifestation est particulièrement à risque pourquoi parce que nous venons de croiser disons la route de certains monuments assez symboliques comme par exemple quel est le ministère du Travail qui se trouve rue de Grenelle qui est à quelques dizaines de mètres de là où nous trouvons nous venons aussi de nous trouver juste à côté de du ministère des outre-mer et c'est en partie pour cette raison et bien que le dispositif policier est conséquent aujourd'hui 4200 gendarmes et policiers sont prévus sur cette manifestation à Paris ce qui est malgré tout moi que le mardi 28 mars dernier date de la dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites et voilà voilà c'est gendarmes sont aujourd'hui très visibles ils attendent entre 500 et 1000 militants d'extrême gauche alors après ça reste une parenthèse dans cette manifestation qui se déroule malgré tout très bien le cortège syndical est à quelques dizaines de mètres de nous et manifeste dans le plus grand des calmes et on a le sentiment ici finalement qu'il y a un nouvel acte qui se joue vous savez c'est mobilisation contre les réformes des retraites c'est un peu comme une série dont la première saison tournée un peu autour de la réforme des retraites la deuxième saison c'était le 49-3 la troisième c'était la mobilisation contre les forces de l'ordre et finalement et bien cette quatrième acte on sait pas vraiment quelle tournure ça va prendre mais en tout cas on essaiera de répondre à cette question dans les toutes prochaines heures ici dans les rues de la capitale n'hésitez pas à nous appeler dès qu'il se passe quelque chose en tête de cortège on a bien compris que pour le moment la situation était assez calme une situation qui est importante parce que ça peut ça peut peut-être jouer sur l'éventualité d'une nouvelle manifestation mardi ou jeudi par exemple vous vous disiez peut-être même les deux est-ce que dans ce cas si cette onzième journée de manifestation n'était pas la dernière est-ce que les syndicats ne prennent pas aussi un risque parce que les Français on le sait sont majoritairement opposés à cette réforme mais il risque de se lasser peut-être à force de ces grèves et de ses manifestations à répétition il y a un risque il y a un risque il y a une grande question qui commence à pointer notamment chez les syndicats réformistes c'est comment on sort de ce mouvement de contestation on savait depuis le début qui durerait pas éternellement fallait bien qu'il prenne fin alors soit en faisant reculer le gouvernement ce qui n'arrivera probablement pas mais voilà il en plus une colère qui fait que c'est pas facile de fermer la parenthèse comme si de rien n'était tous les syndicats ne sont pas d'accord comme je disais tout à l'heure certains veulent continuer coûte que coûte d'autres me disent que ça devra au moins prendre de nouvelles formes donc effectivement ça c'est quelque chose qui commence à se tramer donc c'est jamais officiellement mais ça ne faut aucun doute que c'est quelque chose qui traîne dans la tête de beaucoup comment réussir à me faire une fin qui soit digne pour les syndicats pour tous les partis comment éviter que ça se transforme en violence dans la rue comme il y a pu avoir un certain moment notamment après le 49-3 voilà quoi quelle suite à donner comment préserver l'Inter syndical qui a quand même été une franche réussite enfin les syndicats enfin ils sont réussi à mettre beaucoup de monde dans la rue et les syndicats sont très contents de cette interdicale donc ça c'est des questions compliquées et sur lequel il y a pas l'air d'y avoir de réponse pour le moment ils ont eux aussi de trouver une porte de sortie finalement parce qu'il faut bien que ce mouvement finisse par s'arrêter un jour c'est ça en fait c'est vrai que ça serait plus facile si le gouvernement donnait donnait quelque chose de suffisamment de conséquent qui justifie qui puisse se permettre à la CFDT et peut-être d'autres de sortir malheureusement en fait on voit que la discussion maintenant est exclusivement cliquez sur 64 ans pas 64 ans et il peut pas y avoir 18 choix soit il reste soit il bouge et vu que personne n'a envie de discuter du reste on voit pas bien comment on peut essayer tendre un autre un autre cadeau quoi qui est qui satisface quand même les les syndicats réformistes donc c'est une situation compliquée je pense que si il y a un vrai essoufflement de la mobilisation ça permettra déjà plus facilement de justifier un départ de certains on verra un peu les chiffres d'aujourd'hui en tête de cortège ils hésité entre dire similaire à la semaine dernière ou légèrement moins ils sont quand même que s'il y a une baisse au moins de 10% enfin certains chefs qui remontent par rapport à la semaine dernière donc avoir surtout si un autre la semaine prochaine à quel niveau de mobilisation elle sera on fera un point tout à l'heure sur cette sur ce niveau de la mobilisation avec Arthur bijouta du Figaro data un mot Thomas Engrand sur Sophie Binet la nouvelle patronne de de la CGT parce que là aussi ça peut ça peut jouer sur la suite du mouvement elle vient d'être élu elle succède avec elle succède pardon a Philippe Martinez donc à la tête de de la CGT avec un ton on l'a vu assez offensif d'abord qui était parce que c'est vrai qu'elle est encore assez inconnue du grand public quel est son son mandat à ce féminin alors c'est un peu à étrange parce que elle doit un peu faire un grand écart elle a été élu un peu grâce enfin du fait du rejet du bureau précédent et des décisions qu'il avait pris notamment sur des questions sociétales notamment sur des questions de féministes qui essayent de mettre de façon plus importante au cœur de la centrale et il s'avère que elle a exactement le même programme elle c'est une donc c'est une femme qui est assez attachée à ces questions d'écologie et à ces questions de féminisation donc déjà c'est un peu étrange ce qui est compliqué c'est qu'effectivement elle doit jouer avec les dures de la CGT qui ont un vrai pouvoir de nuisance et qu'on pas mal grossi ces dernières années donc elle doit aussi donner des gages en étant ferme en se montrant dans la donc il y a un peu cette difficulté pour le moment elle se dire elle montre les muscles en étant très ferme mais effectivement il faut s'attendre à voir donc peut-être une CGT de combat dans les prochaines années mais qui donne un qui s'approche des questions d'écologie aussi et des questions de féminisme et on continuera bien sûr de suivre ces questions avec vous Thomas en grand responsable de tout ce suivi syndical pour Le Figaro merci beaucoup merci beaucoup pour votre éclairage cet après-midi on va aller voir de nouveau Damien canivelez en tête de cortège Damien comment est-ce que le la manifestation se passe on a le sentiment que le cortège marche d'un bon pas depuis les Invalides maintenant tout se déroule dans le calme pour le moment nous sommes juste en face l'hôpital Necker vous savez cet hôpital pour enfants qui avait fait beaucoup parler de lui à l'époque des gilets jaunes puisqu'il avait été plus ou moins vandalisé et ça avait à l'époque suscité une énorme polémique et bien nous sommes devant cet établissement parisien direction le boulevard du Montparnasse avec effectivement des manifestants qui défilent pour le moment dans le calme on espère que que ça va que ça va durer ainsi pendant de longues minutes le cortège syndical n'est pas encore là nous nous trouvons dans le pré-corpège finalement entre les forces de l'ordre et le cortège composé de la CFDT et de la CGT et tous les autres syndicats bien connus alors nous avons croisé des têtes que nous connaissons ici dans dans les rues de Paris Jérôme Rodriguez notamment vous savez cette figure gilet jaune qui s'est fait connaître à cette époque lors du de ce mouvement de contestation et qui est connu pour avoir effectivement revendiqué en tout cas clamer des slogans Antipolis en raison de de de son œil qui l'a perdu lors des manifestations nous avons également croisé des des militants que l'on a l'habitude de voir ici dans ces manifestations et qui se rassemblent toujours devant le cortège syndical et qui claque bien souvent non pas des slogans en lien avec la réforme des retraites et le mouvement de contestation tel qu'on le connaît mais des des slogans Antipolis des slogans également anticapitalistes finalement c'est manifestants sont peut-être les mêmes que ceux que l'on a retrouvé à sainte-solin vous savez au niveau des méga bassines et qui sont de toute façon contre la police là vous les voyez ils sont en train de de clamer des des slogans anarchistes à Paris debout soulève-toi voilà ce sont des des phrases que l'on a d'habitude d'entendre ici depuis maintenant de nombreux mois depuis le mouvement de la réforme des retraites qui a commencé maintenant en janvier dernier avec donc effectivement c'est cette ambiance assez particulière quand même en termes de cortège Christophe corner bonjour merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef notamment des questions de sécurité et vous me disiez à l'instant en arrivant sur ce plateau qui a un côté un petit peu antique qui est en train de monter dans ces dans ces cortèges ouais ouais en fait c'est de nouvelles particularités on va dire de cette de cette 11e journée nationale d'action contre la réforme des retraites c'est à dire que généralement jusqu'à maintenant c'était les points cristallisations c'était l'âge légal du départ à la retraite évidemment le 49-3 qui était brandi comme un déni de démocratie et en fait les policiers là se sont rendus compte que sous l'effet s'ouvre de sainte-solide mais aussi des polémiques qui ont tourné sur la Brava mais on en reparlera si vous le souhaitez Timothée il y a comme une espèce de de d'élan de de colère contre les forces de l'ordre qui s'est véritablement manifesté depuis le 16 mars le dernier et là on les les services de renseignement que j'ai eu en ligne hier étaient très inquiets sur les attaques qui pouvaient être menées contre les unités engagées sur place aussi bien policier que gendarme et et pourquoi parce que il faut quand même se rappeler que notamment le 23 mars quand il avait été quand la manifestation avait véritablement dérapé il y avait eu 500 15 policiers et gendarmes blessés en une seule journée ce qui avait été un bilan absolument considérable et hier notamment les analyses de la place Bovo redoutaient une espèce de réplique un peu de cette de cette haine en tiflic qui qui est très présente à Nantes il y a eu des mots d'ordre tous unis contre la police il y a eu là encore à Lyon tout à l'heure il y a eu quelques débordements ou à Rennes ou il y a qui est un Bestron à bastion de l'ultra gauche il y a des slogans qui sont toujours les mêmes c'est on déteste tous la police suicider vous en parlant aux policiers évidemment aux gendarmes une balle un flic et ça c'est quelque chose qui la mention akab sarbastards etc c'est autant de autant de autant de signaux qui qui montent de plus en plus en gamme et qui inca de véritablement le les forces de l'or c'est à dire qu'on ait pu véritable très souvent on n'était pas que sur le thème de la thématique des retraites mais là on est vraiment sur quelque chose qui qui monte en gamme et qui inquiète ça c'est certain quelque chose qui inquiète les forces de l'ordre qui n'a en tout cas pas refroidi les ardeurs des manifestants je sais pas ce que vous en pensez j'ai le sentiment qu'il y a du monde dans les dans les rues de France et en tout cas de Paris aujourd'hui alors il y a du monde mais on est quand même face à une espèce de de de de tasse quand je parle pas d'effondrement une espèce de tassement quand même on est à la 11e journée nationale d'action 11e journée de colère dans le pays à 14h il y avait 181 manifestants ce qui est quand même 50000 de moins que le dixième 10e épisode où il y avait eu 230 000 personnes et c'est surtout la moitié de mobilisation en moins que le pic du 7 mars il y avait eu je crois presque 430 000 personnes alors on parle dans les rues de du pays donc c'est à dire que on voit que ça continue quand même à mobiliser mais on est on est on est quand même sur une légère décélération c'est à dire ce qui reste c'est pas forcément bon signe parce que ceux qui restent c'est ça peut être aussi parmi il y a les Ultra et jusqu'au boutisme ceux qui se disent que de toute façon il lâcheront rien tout à l'heure on entendait notamment les les élus de la France insoumise qui disaient que l'issue de cette crise politique et sociale ne pouvait pas être policière et que et que ça ne marcherait que que par la force et le bras de fer avec la rue donc ça reste mobilisé mais un peu moins mais ça reste mobilisé mais c'est pas c'est pas encore gagné en tout cas pour ce qui est des jeunes beaucoup de jeunes dans les rues il y a un élément à prendre en compte c'est le début des vacances scolaires la zone A est en vacances vendredi est-ce que ça peut jouer ça ouais ça jouait ça peut ça peut jouer alors ça peut jouer dans un sens comme dans l'autre en fait les policiers eux pensent que ça peut jouer dans le sens d'une mobilisation des jeunes dans la mesure où comme les vacances c'est vendredi il pense enfin en tout cas les les services de renseignement pensent que les notamment les lycéens pour avoir la tentation finalement de se dire bon bah je vais je vais prendre une journée de vacances un peu plus tôt et je vais participer à la manif de jeudi et je vais commencer mes vacances jeudi et donc ça peut faire en sorte que les jeunes rejoignent ce mouvement on estime qu'il serait entre 20 et 30 000 aujourd'hui ce qui est ce qui est un nombre assez assez important plus un peu au moins au moins autant que la semaine que le que le 28 mars dernier donc c'est quelque chose qui est qui compte le gouvernement avait essayé désamorcer un peu cette grenade qu'il a dans la poche le grenade de la grenade de la jeunesse notamment en en tirant un trait sur la prolongation du du SAU vous savez le service national universel et ça a pas vraiment marché finalement et qui a pas non ça pas vraiment marché on ce qui est clair c'est que ça ça a mis encore plus de jeunes dans la rue mais le retrait du SNU de cette mesure même contestée n'a pas été de nature à désamorcer complètement cette cette colère cette colère de la de la jeunesse il y a pas trop de blocage dans les facs et dans les lycées mais on sent que ça frémit hein dans ce dans ce dans ce dans cette partie là de la population et à chaque fois on doit le rappeler c'est que les jeunes c'est certainement un des paramètres que regarde le plus les forces de l'or parce que on n'intervient pas évidemment sur des des cortèges composés de de jeunes parce que parce que parce qu'il y a le moindre incident peut prendre des proportions tout à fait importante et dramatique et évidemment tout le monde garde en esprit le l'épisode de malikosikine qui avait été qui avait trouvé la mort en décembre 86 lors d'une manifestation à Paris on va aller trouver Vincent Rousseau sur le terrain mais avant cela une dernière question Christophe Cornavin avant d'aller voir Vincent des manifestations des jeunes à Paris mais pas que non les jeunes ils sont ils sont on les a vu ils sont à Lyon ils sont à Rennes ils sont à Grenoble en fait il y a il y a toutes les villes universitaires ou toutes les villes où il y a beaucoup de de jeunes ont mobilisé même si c'est un peu moins que les précédentes éditions diraient il reste encore pas mal de jeunes dans la rue et effectivement il y a en plus dans la Zona ce phénomène vacance qu'appréhendé les services de renseignement donc voilà donc on est on est quand même sur un point d'intention là encore donc il y a un la colère antique de les jeunes qui sont en embuscade et puis trois évidemment toujours les les cette constellation des gens disent nébuleuse mais pourquoi parce que dire constellation de de de des casseurs d'ultra gauche avec les ultras les gilets jaunes ultra avec une partie des syndicats aussi les services se sont rendus compte que il y a une partie des syndicalistes qui commencent à se à se radicaliser aussi de leur côté parce qu'on arrive à la fin du mouvement tout le monde le sait il y aura peut-être la semaine peut-être même certainement la semaine prochaine une une nouvelle journée ce sera peut-être l'ultime certainement l'ultime en tout cas avant la décision du Conseil constitutionnel donc même si les syndicats refusent de parler de baroud d'honneur il est clair que là on est quand même dans quelque chose qui peut amener à à pousser le à pousser le pousser l'élément la force le plus loin possible quoi pour les syndicats Vincent roseron étant en queue de cortège cet après-midi Vincent dites-nous un peu comment ça se passe j'ai le sentiment en voyant ces images que l'on voyait à l'instant que le cortège était un petit peu clairsemé c'est peut-être un peu moins le cas là où vous vous trouvez alors forcément à l'avant l'avant ça avance toujours très vite à l'avant du cortège donc ça a l'air plus clairsemé moi là où je suis en tout cas le cortège est assez dense surtout que alors il peut paraître un peu clairsemé parce qu'en fait la on est sur le valide et c'est très large en fait la chaussette est très large beaucoup plus par exemple que vous boulevard Voltaire de la dernière manifestation qui se déroulait entre République et nations là la chaussée était plus resserrée et donc forcément et plus de densité et pour vous répondre en fait je suis pas forcé je suis pas vraiment au fond de la manifestation moi je suis plutôt pas non plus au début mais un peu au milieu je pense encore on a eu un grand cortège étudiant qui est passé justement vous donnerez tout à l'heure s'il y avait les étudiants on en a vu pas mal passer ils étaient assez nombreux là maintenant ce sont plutôt les les personnes encadrants des universités qui sont passés devant nous et au fond de sur ces images vous pouvez voir sur les images que vous montre batis fleuret les ballons de la CFTC de de solidaire et là si j'étais n'est toujours pas passé non plus donc il y a encore beaucoup beaucoup de monde qu'on attend en fait et qui doit encore passer sur cet endroit qui on est encore boulevard des Invalides on est quand même au début de la manifestation donc encore encore au début de la manifestation donc beaucoup de monde dans les rues de Paris Christophe Cornavin on l'a vu et vous l'avez mentionné des éléments de violence qui ont éclaté lors des précédents cortèges généralement vers la fin de ces de ces manifestations est-ce que les services de renseignement ça prend ça prête pardon à affronter le même type de scènes de violence aujourd'hui en tout cas elle le redoutait il le redoutait hier et tant que la journée n'est pas finie c'est hypothèse ne peut être complètement exclu on est on pourrait presque dire quand c'est inscrit le pays c'est inscrit dans une espèce de de routine de violence programmée de épisodes après épisode le 12 ans de l'année 11e et on est toujours avec ce même scénario avec des défilés alors déblocage le matin la journée se passe toujours en deux temps le matin vous avez des blocages de dépôt des occupations rond-point des opérations coup de poing sur des axes routiers comme à Lyon on a enflammé on a fait des murs de flammes là pour bloquer la circulation et puis dès le début d'après-midi on l'a vu dans certaines villes de France donc j'en viens de parler de Lyon et c'était aussi vrai à Rennes et à Nantes l'ultra gauche notamment en tout cas des casseurs se mettent en mode black bloc et commence à à chauffer la salle je dirais essaye de de perturber de faire dévisser un peu les cortèges vers quelque chose d'autre et à chaque fois on arrive vers le phénomène de casse le vers le phénomène de de d'incendie volontaire et pour le finalement arriver à cette à cet affrontement final en mode western avec les forces de l'ordre plutôt en fin de journée donc plutôt en fin de journée et et et à chaque fois le même rituel se renouvelle donc il y a aucune raison pour que pour que pour que ça s'arrête aujourd'hui même si là où il y a beaucoup beaucoup de policiers donc il y a 5000 il y a 4000 pardon 4200 personnes des forces de l'ordre policiers gendarmes dans Paris donc ça peut être de nature quand même à calmer un peu le jeu mais on est quand même sur une sur une tension qui est toujours palpable dans chacun des défilés et Paris n'échappera pas à la règle d'autant plus que Paris aujourd'hui son parcours il est quand même à risque c'est pas un parcours qui va faire plaisir forcément à la police parisienne au préfet de police dans la mesure où il est rive gauche il va passer près des lieux de pouvoir il est aux invalide après on va descendre on va passer près de Grenelle etc après les ministères ce qu'on appelle le fameux quartier des ministères et puis après on va descendre du côté de de comment de la du boulevard Montparnasse et boulevard Montparnasse il y a des adresses qui sont évidemment importantes comme qui était un point un point marqué macrony maintenant dans l'esprit tout le monde et qui à chaque fois doit être protégé pour ne pas se faire caillasser brasserie donc brasserie parisienne fréquenté par Emmanuel Macron notamment voilà et puis après tout tout le monde doit arriver à à Place d'Italie bon Place d'Italie c'est un endroit qu'on peut que les que les forces de l'ordre arrivent à à gérer parce que évidemment il y a il y a un peu près 5 manifestations par jour dans Paris donc les paris donc les les forces de l'ordre connaissent leur territoire par cœur mais l'idée c'est qu'il va falloir quand même boucler ce périmètre qui est quand même assez grand pour pouvoir éviter que une partie notamment des des éléments les plus radicaux ne puissent partir en cortège sauvage dans les rues de la capitale comme on l'avait vu le 23 mars où je vous le rappelle Timothée il y avait plus de 900 incendies dans la ville en une seule soirée j'en sais quelque chose puisque j'étais sur le terrain ce jour-là un mot sur les dispositifs de de sécurité vous avez dit 4200 policiers et gendarmes déployés aujourd'hui dans les rues de la capitale qu'est-ce que ça représente par rapport aux autres manifestations c'est c'est une des manifestations les plus ortacées des mobilisations les plus fortes la plus forte mobilisation policière en fait ça a été le 28 mars dernier d'accord où on était à 5000 policiers il faut vraiment se rendre compte que ça fait presque 90 unités de Paul de gendarmes mobiles et de CRS c'est l'équivalent un peu d'une mobilisation qu'on pourrait retrouver devant une demi finale voir une finale de Coupe du monde de football ou on s'attend à avoir des centaines de milliers de personnes dans la rue donc ils sont généralement plus festives donc mais on est quand même sur des sur un dimensionnement du du service d'ordre qui est ce qui est intéressant c'est quand on est sur le terrain à précisément on s'aperçoit que les forces de l'ordre même si elles sont présentes en nombre elles se font assez discrètes en tout cas au début du cortège et elle se trouve dans les dans les rues adjacentes généralement et elles sont assez peu visibles des manifestants pour quelles raisons en fait ça c'est une en fait c'est juste un retour de d'une application du du schéma national du maintien de l'ordre en fait c'est que l'idée c'est et le préfet de police Laurent Nunès a remis ça de manière très claire dans son dispositif c'est de faire en sorte que les forces de l'ordre soit le moins visible possible quel finalement quelle disparaisse du décor qu'elle soit dans les rues adjacentes pourquoi parce que il se il s'est rendu compte comme un certain de stratège de de l'ordre public que plus vous mettez des forces de l'ordre au contact plus tout d'un coup vous achetez un chiffon rouge contre qui n'ont qu'une envie justement c'est d'en découdre ça c'est nouveau ça c'est Laurent nouilles qui a mis ça en place en tout cas leur Nunes la remis véritablement au goût du jour parce que son prédécesseur Didier l'allemand était plus plus contraint finalement de mettre ses forces au contact parce que c'était les gilets jaunes à l'époque il est gilets jaunes n'avait pas de service d'ordre pour encadrer un peu leur mouvement tandis que là le leur Nunes peut compter sur les services d'ordre des syndicats des 8 centrales syndicales au service de la CGT dessus etc de CFDT qui permettent de de flanc garder en tout cas de de protéger en fait le l'enveloppe le le contour de des défilés et de et de mettre donc ces forces à lui un peu en retrait comme vous l'avez vu Timothée sur le terrain pour simplement après leur donner l'ordre de foncé et d'interpeller au moment de l'exaction au moment de la casse c'est une prise de risque pour le préfet de police parce que c'est à dire que lui il laisse il faire en sorte que la que la que les que les forces de l'ordre ben finalement sont pas là tout de suite au moment des dons qui comptent sur une très grande réactivité des forces il faut des pour ça des unités extrêmement mobiles et oui parce qu'on a potentiellement un temps de retard du coup il y a toujours un temps de retard mais entre j'allais dire par définition il y a toujours un temps de retard parce que contrairement à ce qui a une idée qui est répandue et qui est massivement erronée il n'y a pas d'interpellation préventive les interpellations qui sont faites par les forces de l'ordre ne sont fait qu'après la commission d'un fait d'une exaction d'un d'une case donc il y a toujours un temps de retard mais les forces de l'ordre qui sont prépositionnées sont à quelques dizaines de mètres même si on les voit pas elles sont à quelques dizaines de mètres c'est un peu l'idée de ces de ces de ses forces qui sont un peu sur la colline et tout d'un coup qui peuvent dévaler dans la dans les vallées et qui en moins de 2-3 minutes peuvent faire cesser le le chaos et ils ont des unités qui sont spécialement entraînées pour ça aussi bien au sein des CRS que des gendarmes mobiles et aussi pour les braves qui sont ces nouveaux de nouvelles brigades motocyclistes dont on a beaucoup parlé alors on va revenir sur cette question des braves parce que c'est vrai que c'est une question dont on parle beaucoup comme vous le dites en ce moment une question avant cela simplement sur Gérald Darmanin qui était interrogé hier au Parlement sur cette sur cette question de de l'usage des forces de l'ordre en quelques mots qu'est-ce qui est qu'est-ce qui est ressorti de cette audition ah en fait Gérald Darmanin il a défendu bec et ongles en fait la l'institution c'est à dire que il est il était complètement dans son rôle c'est-à-dire que ça fait quand même deux mois et demi que les policiers et les gendarmes sont en train d'essayer de contenir un des des manifestations qui peuvent être très largement débordés on l'a vu tout à l'heure on en a parlé il y a des jours où ils ont eu à déplorer plus de 500 blessés dans leur dans leur rang à Paris il y a eu des forces des forces de l'ordre qui ont été grièvement touchés il y a des gens qui notamment la mâchoire cassée après avoir reçu des des boules de pétanque ou qui ont été si de tentative de on essaie de les enflammer avec un nouveau procédé qui sont des flacons de parfums dans lesquels on met des transformes un peu en espèces de cocktail Molotov donc et donc ils sont les forces de l'ordre sont à la fois en première ligne aussi dans cet étau où ils sont en même temps point du doigt pour pour des violences et donc et donc Gérald Darmanin lui a essayé de de défendre un peu ces forces de l'ordre et il a pas été simplement que dans l'incantation il a été il a il a rappelé quand même deux trois deux trois deux trois fois qui sont pas inintéressant notamment tout simplement par exemple qui a eu depuis le début des des manifestations plus de 41 en quête judiciaires c'est-à-dire c'est pas de l'enquête de la police de police c'est 40 40 enquêtes dans lesquelles il y a des magistrats indépendants qui vont travailler c'est-à-dire qu'il y a pas d'impunité de la police ni de violence systémiques aveugles de la police les policiers sont quand même sous contrôle et il y a dans un même chiffre qui est pas inintéressant je l'avais noté c'est que il représente les gendarmes et les policiers est représentent dans la fonction publique 5,5% de tous les personnels de la Fonction publique 5,5% et bien le seul ils ont concentré 5% des sanctions disciplinaires pour toute l'administration 5% du nombre 55% des sanctions disciplinaires pour toute l'administration dire que en fait c'est quand même une des administrations les plus contrôlées de France et les plus réprimés de France et Gérald Darmanin a rajouté une petite chose qui est pas inintéressante pendant son son propos c'est qu'il dit que beaucoup de policiers de jeunes policiers et de gendarmes en fait ce sont des des enfants du peuple ce sont des gens qui sont issus des milieux pas forcément favorisés les gens qui sont qui ont fait des études de grandes études ou qui sont issues de milieu très favorisés n'ont pas forcément vocation à devenir CRS ou gardien de la paix à 20 ans et à gagner 1700 euros par mois pour prendre des coups et donc en fait il y a aussi l'idée que en fait en s'attaquant aux policiers c'est un peu la foule qui qui frappe le peuple et et et et ça c'est et ça c'était aussi une manière de défendre ces troupes tout simplement c'est une unité spécialisée celle des des braves m qui suscite la polémique ces derniers jours d'abord rappelez-nous de quoi il s'agit c'est quoi la brave m alors la bravane c'est cette fameuse brigade de répression de l'action violente en fait ce sont des brigades motocyclistes d'accord ça fonctionne très simplement il y a donc ces deux policiers c'est des binômes ils sont en tout 220 des binômes donc il y a un policier qui est un motard qui donc pilote la l'engin et à l'arrière se trouve donc un opérateur un policier qui est là pour l'intervention pourquoi on parle d'eux comme ça bah on parle d'eux comme ça parce qu'en fait c'est un peu le faire de lente c'est un peu le faire de lance de l'intervention c'est à dire que quand il y a des casseurs quand tout d'un coup ça devient très très chaud on envoie la braven pourquoi parce que tout à l'heure on disait que le préfet avait besoin de réactivité dans le dans le dans le mouvement dans le dans le dans le déploiement des forces et la Bravet évidemment grâce au moto peuvent remonter des sens interdits peuvent non pas à se stationner à se garer etc ils arrivent en quelques vraiment en un claquement de doigts sur sur la sur la scène où il faut intervenir et pourquoi on parle d'eux parce qu'évidemment comme ils sont à moto ça rappelle évidemment le triste épisode de la mort de cette étudiant malico c'est qui en 1986 qui avait été dans la mort avait mis en cause à des policiers voltigeurs qui étaient à moto mais le parallélisme effectivement c'était des policiers à moto en 1986 mais à la différence des policiers à moto de 86 les policiers de la brave ne interviennent pas sur les casseurs depuis leur moto ils descendent des motos et ils le font comme des unités à pied comme n'importe quelle unité à pied sachant qu'en plus la brave m elle à la différence des bacs qu'on a utilisé contre les brillants qu'on a utilisé contre les gilets jaunes la brevet mais vraiment spécialiste dans le maintien de l'ordre donc c'est des gens qui qui sont tout à l'heure à faire ils ont été créés rappelons-le en mars 2019 pendant le pendant l'acte 18 des gilets jaunes c'est à dire juste après que les gilets jaunes eurent il y a un feu à 100 la place de la de la de la de la l'Arc de Triomphe voilà et depuis lors ils sont quasiment sur toutes les sur toutes les je crois qu'ils ont été engagés sur plus de 8000 manifestations depuis le début et donc comme ils sont contactés ils sont filmés comme ils sont filmés quand même dans une gare de l'image généralement on met en mai en images les ceux qui veulent pointer un doigt accusateur contre les labravennes mettent simplement le la fin d'une action ou la Brava mais effectivement peut donner des coups et parfois le préfet de police lui demande à ce que on est une lecture plus globale de la défaite et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a 40 plus de 40 en cas de judiciaires c'est que c'est qu'on peut pas on peut pas inscrire des process sur Internet et sur la fois de vidéo qui dure 12 secondes sur TikTok certains réclament la dissolution de la brave c'est possible ça va être à nous en tout cas tant que le préfet de police actuelle sera aux manettes ça me semble hautement improbable il est défend à bec et ongles la France insoumise à effectivement dit que qu'il voulait mettre la fin il voulait tordre le cou à ce qu'ils appellent la brigade de la terreur parce que là on est en sens de la mesure qui me semble peut-être un peu dépassé et et on se souvient que que Jean-Luc Mélenchon lui a demandé à ce qu'on soigne comment maintenant psychiatrie les policiers de la braven parce qu'il considère que ce sont des des policiers qui des jeunes gens comme il dit qui a 20 ans se porte volontaire pour monter sur des motos et pour tabasser les les manifestants ce qui est une lecture là encore je pense un peu rapide de la de la de la situation il faut quand même rappeler que depuis l'entrée en vigueur des braves m notamment l'usage des LBD donc les fameuses les fameuses balles en caoutchouc qui était au cœur de toutes les polémiques pendant les gilets jaunes et qui avait l'occasion d'un certain nombre de blessures graves et notamment des ébornements depuis la mise en place des braves m le nombre de tirs de LBD a complètement disparu de mémoire il y a eu juste avant la Bravet mais il y avait eu des jours avec plus de plus de 1000 tirs de LBD en une seule journée et là on était quand ils sont arrivés il y avait même pas une trentaine de tirs de LBD et là je crois pas que ce sujet était évoqué depuis les 11 premiers jours de manifestation qui a connu la France depuis ces trois derniers mois donc dire que il y a aussi cet emploi de la force a permis de ne pas utiliser des des armes dites intermédiaires et qui provoquaient aussi de graves blessures donc il faut toujours mesurer sa critique quand on regarde de près un dispositif de matière de l'ordre merci beaucoup Christophe Cornavin rédacteur en chef adjoint au service société du Figaro on cherche de toutes les questions de sécurité on va aller voir Damien canivelle sur le terrain qui se trouve au niveau du cortège de la CFTC le cortège qui semble arrêter à cet instant Damien [Musique] oui effectivement il vient de reprendre sa route direction la place d'Italie nous sommes boulevard de Montparnasse c'est très précisément et je suis sûr que la plupart de nos téléspectateurs vont savoir de quoi je parle au pied de la tour Montparnasse il est quand même à une institution dans la capitale et un monument en tout cas que de nombreux Français connaissent et à cet endroit là nous l'avons vu aucune force de l'ordre ce qui est assez étonnant puisque lors de la dernière manifestation qui reliait les Invalides à la place d'Italie il y avait énormément de de policiers ici pourquoi parce qu'au pied de la tour Montparnasse se trouve de nombreuses enseignes de prêt-à-porter des également aussi des banques des restaurants il y a on a aussi un hôtel et on sait que les militants radicaux ont tendance à s'attaquer à des symboles de richesse dont peuvent faire partie effectivement ces enseignes ici aucun policier et en même temps le cortège c'est est passé devant la Tour Montparnasse sans grande difficulté et sans grabuge je vous le disais tout à l'heure la réforme la retraite n'est pas forcément au centre des préoccupations de cette tête de cortège en tout cas de ce pré-corpège nous avons entendu des revendications anticapitalistes des slogans également que je peux vous citer leur loi notre calvaire contre-attaque révolutionnaire également en thème Darmanin également égal terrorisme institutionnel vous voyez l'émotion fort on a également vu des appels au meurtre qui ont été affichés sur des pancartes noires sur blanc ce qui est beaucoup beaucoup plus grave donc on est à peu près un tiers du parcours de cette manifestation qui est assez longue aujourd'hui qui s'est tension plus de 5 km Timothée [Musique] merci beaucoup Damien Canivez donc dans au coeur du cortège cet après-midi je suis avec carmelus qui me rejoint en plateau bonsoir bonjour car bonjour c'est noté du Figaro Magazine Carl l'horizon semble assez bouché onzième journée de mobilisation aujourd'hui une rencontre hier qui tourne au dialogue de sourd on l'a dit entre Elisabeth Band et les partenaires sociaux comment s'en sortir de cette galère Carus dans le meilleur des cas il reste une petite semaine à tenir on sait que la décision du Conseil constitutionnel sur la validité de ce texte de loi sera prononcé le 14 avril et donc à partir de ce moment là les le mouvement syndical en tant qu'a une partie de devrait s'arrêter puisque à partir du moment où le Conseil constitutionnel va dire ça veut dire que le mouvement social continue non bien sûr c'est pas fini parce que jusqu'au 14 avril il y a possibilité pense au moins c'est les syndicats de peser sur la décision du Conseil consuel de montrer que c'est d'ailleurs un des recours que toute la procédure qui a été adoptée où il y a pas eu de vote véritablement à l'Assemblée nationale cette multiplication d'articles de la Constitution qui d'abord accélère les débats ensuite empêche ne permet pas de vote tout ça peut peut-être aboutir à ce que le Conseil constitutionnel invalide je n'y crois pas mais bon on verra bien la forme du texte donc il faut mettre la pression ce qu'il continue à faire avec quand même on le voit bien je parle sur le contrôle de des journalistes sociaux qui nous diront mais il y a trois semaines on nous disait le pays va être bloqué mais aujourd'hui le pays n'est pas bloqué il y a des blocages par endroits il y a des actions mais le pays globalement comme on a pu le connaître en 95 pas vous trop jeune mais moi donc vous l'avez connu mais au moins en 95 voilà c'était totalement paralysé là c'est pas le cas mais d'accord ça veut dire que les syndicats ont échoué à bloquer le pays en tout cas ceux qui appelaient au blocage parce que la cfdtl n'a jamais appelé véritablement au bocage au blocage mais la CGT qui appelait au blocage oui Martinez d'ailleurs en convenait le soir même on dit non mais c'était une façon de parler machin oui non on voit bien que là de ce point de vue là ils n'y sont pas arrivés volpazu vous vous interpelle dans le chat du Figaro car il nous dit il vous dit les syndicats on dit qu'il n'arrêterait pas oui mais ça c'est normal de dire ça quand on est au coeur du mouvement bien sûr c'est de c'est du bras de fer c'est du rapport de force de la même façon que le gouvernement dit je ne renonce à rien j'y vais jusqu'au bout il faut voir dans comment le rapport de force va basculer donc le vous imaginez un syndicaliste qui dirait aujourd'hui bon je manifeste mais bon c'est vrai qu'apparaît avant la décision dans une semaine je vais arrêter mais vous démobilisez les gens donc il faut dire on bloque le pays il faut dire du point de vue syndical on va jusqu'au bout on ne s'arrêtera pas mais on sait bien qu'à partir du moment où le Conseil constitutionnel donnera sa décision si cette décision c'est sûr que si il considère que la loi est inconditionnel le mouvement s'arrête puisque par définition la loi elle-même ne sera plus valide mais s'il valide la loi le mouvement s'arrêtera doucement parce que on le voit bien d'ailleurs dans les sondages une grande majorité c'est à peu près 70 80% des Français ils sont opposés mais une très grande majorité aussi entre 70% les gens disent on est contre mais de toute façon cette loi va passer donc il y a une sorte de résignation un message à nouveau de l'internaute du Figaro qui nous dit le blocage c'était la CGT et Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon vous avez sorti ce sondage dans dans les pages du Figaro Magazine ce weekend et dès aujourd'hui sur le site internet du Figaro Jean-Luc Mélenchon on aurait pu penser qu'il allait tirer profit de cette mobilisation parce que évidemment on voit les députés notamment de la France insoumise et qui sont présents en nombre dans les cortèges et pourtant et pourtant dans les sondages ça ne se voit pas c'est un peu pour ça qu'on a demandé à Ifop de faire ce sondage parce que on voulait vérifier le rapport de force aujourd'hui c'est pas tellement voilà l'élection présidentielle en elle-même on sait bien il y a pas eu de campagne les gens sont pas dans le vote mais ça permet de montrer quel est le rapport de force la logique aurait voulu que la gauche en profite on est sur une unité syndicale qui ne s'est jamais vu depuis longtemps des manifestations des cortèges nombreux même si le pays n'est pas bloqué les gens manifestent on est sur des revendications sociales de gauche le refus de l'allongement de l'âge de départ à la retraite c'est par définition une revendication de gauche donc tous les éléments tous les ingrédients étaient là pour que normalement la gauche progresse résultat du sondage de ifope Fiducial pour SUD RADIO et magazine c'est l'inverse si on refaisait l'élection présidentielle d'il y a à peine un an le premier tour c'était le 10 avril et bien Jean-Luc Mélenchon perdrait à peu près 5 points de mémoire il était à 17%, voilà 17%, il était à 23 et quelques Emmanuel Macron finalement résiste pas si mal que ça il était à 27 et quelques il est à 25 et celle qui progresse c'est Marine Le Pen alors là pour le coup une progression de 7 points et demi elle passe à 31%. donc on voit bien là que ce n'est pas la gauche ce n'est pas la gauche 2 Jean-Luc Mélenchon et donc là il y a une question qui se pose pour l'avenir de la gauche c'est ce que Jean-Luc Mélenchon est toujours le bon candidat est-ce que stratégie de Jean-Luc Mélenchon de semer le chaos à l'Assemblée nationale de de semer la tension dans les manifestations mais dans les mots est-ce que c'est la bonne stratégie la partiel de l'Ariège dimanche dernier à montrer que c'était pas forcément la bonne stratégie avec effectivement une candidate dissidente à la IPS a filé au Parti socialiste qui l'a emporté donc face à cette face à la députés sortante de la France insoumise je voudrais parler des lisabeth borne karlmeus avec vous Elisabeth borne et qui recevait hier les partenaires sociaux j'ai le sentiment quand on écoute les partenaires sociaux ils disent c'est un échec cette rencontre qui les abattement elle elle dit là vous voyez bien que le dialogue il est pas rompu avec les syndicats donc finalement je fais mon travail j'avance est-ce qu'elle joue son avenir à Matignon et Elisabeth sur ce coup-là oui clairement tout le monde a bien compris dans l'intervention du président de la République quand tu dis j'espère qu'elle va y arriver qu'il lui donne une mission qui est d'élargir la majorité c'est ces missions impossible ils avaient de bornes malheureusement n'est pas Tom Cruise donc c'est pas un cadeau euh la chance qu'Elisabeth borne a c'est qu'aujourd'hui Emmanuel Macron n'a pas de solution alternative en tout cas ne l'a pas trouvé qui est aujourd'hui l'homme politique ou la femme politique qui peut dire à Emmanuel Macron tu me nomme et moi je t'élargis la majorité je vais grâce à moi prendre les 40 députés LR qui ne sont pas venus avec Isabelle bonne dont tu as besoin pour avoir la majorité absolue il y en a pas alors il y en a un qui est très populaire dans l'opinion qui vit en plus des républicains c'était par Philippe un retour d'Édouard Philippe à Matignon c'est crédible ça je crois pas que ça soit dans sa stratégie et les résultats du sondage montrent que je suis pas sûr qu'il aurait un grand intérêt à revenir à Matignon il y a plutôt intérêt à jouer la carte de la présidentielle c'est ça que vous dites puis surtout Edouard Philippe il est déjà dans la majorité donc il n'élargirait pas par sa présence la majorité il peut aller chercher quelques électeurs quelques députés pardon des républicains j'allais y venir mais c'est exactement ça il peut peut-être en apporter quelques-uns mais ce qu'il est sûr d'en apporter la quarantaine indispensable à une majoritaire absolue parce que c'est ça l'enjeu c'est essayer de ne pas revivre le psychodrame de la réforme des retraites ou pendant trois mois vous dites oui je peux avoir la majorité avec la républicains non je vais devoir passer par le 49.3 je l'ai et au le matin même dire non bah finalement je ne les ai pas ils ne veulent pas revivre ça mais sauf que personne aujourd'hui chez les LR ils veulent pas y aller une grande partie et dans la majorité ils sont pas persuadés d'arriver à trouver le nombre nécessaire de députés pour pour avoir la majorité absolue mais est-ce que c'est le bon profil est-ce qu'il a pas fait une erreur de casting Emmanuel Macron en choisissant Elizabeth borne on nous disait vous allez voir c'est une négociatrice elle a mené les négociations avec la RATP à la mener les négociations ce qui est vrai ouais mais alors aujourd'hui les négociations bon alors vous avez entièrement raison si on prend le verre à moitié plein ce que font évidemment les services de Matignon le gouvernement ils disent sur les 23 textes qui ont qui sont passés là depuis le début de la législature 20 sont passés sans 49,3 des textes assez consensuels peut-être bah sur le nucléaire pas tellement les énergies renouvelables c'était pas forcément gagné le projet de loi de finances rectificatif c'était pas gagné donc en réalité il y a eu la loi de finances le financement de la sécurité sociale et les retraites qui sont passées en 49-3 donc vers à moitié plein finalement on peut s'en sortir et dans la mesure où pour l'avenir on va plus avoir de texte qui sont sensibles on peut continuer comme ça après il y a le verre à moitié vide et qui est celui qui Emmanuel Macron regarde peut-être parce que vous vous souvenez qu'à l'automne Emmanuel Macron ne voulait passer la réforme des retraites dans un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale et qui lui a dit il faut surtout pas faire ça François Bayrou et Elizabeth borne en leur disant un il faut apaiser le pays si on fait ça le pays sera pas à baiser 2 je vais négocier avec la CFDT je vais ramener la CFDT au bord de la avec nous pour la négociation sur ce texte et trois je me fais fort de passer un accord avec les républicains ça vachement bien marché bah les trois c'est chèque totale donc effectivement si on regarde ça les jours ils avaient bonne peuvent on peut considérer que les jours d'Elizabeth borne sont comptés à Matignon vous parlez de la CFDT Laurent Berger c'est c'est la nouvelle icône de ce qu'il reste de la de la gauche social-démocrate ah bah en tout cas c'est celui on savait que c'était lui qui avait la clé de la réforme c'est à dire que si lui acceptait le deal et bien la réforme pouvait se faire le problème c'est que ils ont négligé un aspect c'est que Laurent Berger a été réélu par son congrès avec un mandat clair qui était ne jamais accepter un report de l'âge légal à partir de ce moment-là on savait que Laurent Berger ne pouvait pas accepter il est lié et c'est pas un politique le problème c'est ça c'est que les politiques ils disent oui d'accord j'ai dit ça mais je vais faire autre chose il dit non moi j'ai mon mandat je peux pas faire autrement et après bon il faut pas faire dire plus à berger que ce qu'il ne dit et d'ailleurs lui-même dit qu'il ne veut pas plus que un mandat syndical que il n'a pas derrière pensé politique c'est ce qu'il dit en tout cas c'est ce qu'il dit c'est ce qu'il répète et on peut le croire parce que après tout il en a vu tellement avec les politiques que peut-être que celle-là ça l'encourage pas à franchir le ruban Renaud musulier le président de la Région PACA dit il faut recoudre le lien entre Emmanuel Macron et Laurent Berger c'est vrai qu'il se connaissent depuis un certain temps on dit qu'il se tutoie parce qu'ils sont côtoyés je crois Bercy vous allez nous nous confirmer cela qu'est-ce que vous en pensez c'est indispensable tout le monde le sait c'est à dire que aujourd'hui en France vous ne pouvez pas passer une réforme importante une réforme sociale sans avoir au moins un syndicat avec vous on se souvient que son prédécesseur François cherec avait accepté un deal avec le pouvoir de l'époque certes la CFDT elle l'avait payé cher par la suite mais même Nicolas Sarkozy avait essayé de dealer avec la CGT de Bernard Thibault alors ça se faisait pas aussi clairement mais en tout cas les contacts étaient fréquents là le problème avec grand berger c'est que les contacts étaient rompus avec l'Élysée et qu'il avait très peu de contacts avec Matignon et Laurent Berger en plus ne comprenait pas il l'a répété plusieurs fois pourquoi les gilets jaunes qui casse tout obtiennent 17 milliards et nous dans les manifestations parce que les les 10 premières manifestations c'était passé vraiment sans heure et dans le calme ça se passe dans le calme et on obtient rien donc voilà on sait que il faut qu'un lien soit retissé ça n'en prend pas le chemin pour l'instant mais parce qu'on est encore au cœur du combat et que on est dans un rapport de force mais de toute façon il y a une loi travail qui est en préparation avec des éléments importants et Emmanuel Macron va devoir d'ailleurs il l'a dit ça porte c'est ouverte il va il va recevoir les syndicats dans les prochaines semaines il y a bien un moment où ils vont finir par se remettre autour de la table et par discuter exactement merci beaucoup Carmel Merci à VOUS rédacteur en chef ou Figaro Magazine on va aller voir Damien Canivez sur le terrain parce qu'il semble que quelques petits mouvements de tension commence hélas à éclater Damien qu'est-ce qu'il se passe autour de vous et bien quelques problèmes de liaison avec avec Damien Canivet ça tombe c'est pas grave on a on a deux équipes sur le terrain cet après-midi on va on va aller voir Vincent roseron qui lui se trouve à un autre endroit du cortège et qui nous a appelé tout à l'heure Vincent comment les choses se passent de votre côté il semble que ça soit bien plus apaisé que les quelques images que nous venons d'apercevoir du côté de Damien effectivement ici c'est un cortège apaisé qui qui passe on peut le voir sur les images de bâtisseur et que vous montrer c'est après c'est Sud solidaire là qui est en train de passer à une manifestation qui se déroule dans le calme là nous sommes au niveau du Parti communiste francais parce que comme je vous l'expliquais depuis 2007 manifestation il y a des parties tout autour des partis politiques tout au long de la manifestation pour discuter avec les manifestants et on essaiera d'avoir quelqu'un du Parti communiste français dans quelques instants mais voilà en tout cas pour l'instant tout se passe bien de ce côté-là de la manifestation tout à l'heure Christophe corneven parlait par exemple des du type de slogan des slogans antipolisés par exemple et bien on en a entendu effectivement mais j'ai l'impression que c'était moins que la dernière manifestation qui a eu lieu mardi dernier vraiment là de nouveau des slogans au niveau des représentations ce n'est plus vraiment la réforme des retraites qui faisait mais rien Emmanuel Macron et ils avaient de Bordeaux merci beaucoup Vincent roseron on a retrouvé le lien avec avec Damien Canivez Damien canivevez et qui se trouve à proximité de La Rotonde c'est c'est cette brasserie dont on parlait tout à l'heure et quelques quelques mouvements hélas de violence voilà quelques problèmes de connexion avec Damien Canivez peut-être parce qu'il y a beaucoup de monde mais vous le voyez sur ces sur ces images tournées par par Julien Leclerc cette cette célèbre brasserie parisienne de la rotonde fréquentée notamment par Emmanuel Macron qui semble être cible de quelques projectiles et donc les forces de l'ordre qui se sont déployées aux alentours on va tenter de retrouver Damien Canivez ce qui va nous décrire un petit peu ce qu'il se passe autour de lui j'accueille Arthur bijota du Figaro data bonjour Arthur merci beaucoup d'être avec nous c'est pour votre invitation bonjour à tous on va faire un petit point sur les chiffres que vous avez pu étudier depuis le début de cette journée d'abord un point sur les premières manifestations de ce matin un peu partout en France quels sont les remontées du terrain le mouvement est suiv oui on peut encore dire que que le mouvement reste relativement suivi la mobilisation est un petit peu plus faible mais elle reste encore assez assez haute assez importante pour vous donner un point de comparaison à 15h au moment où vous avez nous avons comptabilisé l'ensemble des manifestations qui avaient eu lieu ce matin et à midi dans les grandes villes on avait 233 000 manifestants aujourd'hui contre 295 000 le 28 mars et 538 000 le 7 mars donc vous voyez bien c'est en baisse c'est environ une vingtaine entre 20 et 25% plus bas ce qui nous fait dire que la mobilisation totale à la fin de la journée j'emploie toujours le conditionnel mais serait entre 550 et 590 000 manifestants ça veut dire une baisse substantielle ça veut dire une baisse substantielle ça veut dire que on aura là la septième plus grosse manifestation sur les 11 journées de mobilisation si on effectue un classement voilà de la plus forte mobilisation 7 mars à la plus faible le aujourd'hui ce 6 avril se classerait à la septième place sur 11 donc on est dans une moyenne un petit peu basse voilà c'est ce qu'on peut dire aujourd'hui parmi et parmi ces mobilisations il y a celle à Paris dans les rues de la capitale où nous envoyés spéciaux se trouvent cet après-midi est-ce qu'on a retrouvé Damien et Canivez Damien il semble que ça bouge autour de vous c'est à toi ouais absolument Timothée en fait les violences ont commencé à éclater au moment où nous sommes passés à l'angle du boulevard de Montparnasse et boulevard Raspail c'est à cet endroit que se trouve le fameux restaurant La Rotonde ce nom vous dit très certainement quelque chose puisque c'est dans cet établissement de bouche qui Emmanuel Macron a dîner le soir de son élection présidentielle de la première élection présidentielle au terme du second tour et à ce moment-là effectivement des des jets de de projectiles ont plus sur sur les forces de l'ordre qui se sont déployées en masse devant cette cet établissement et le cortège maintenant effectivement est à l'arrêt parce que il y a effectivement des exactions qui sont commises ici boulevard de Montparnasse des poubelles sont en feu les braves aiment vous savez cette unité motorisée de la préfecture de police de Paris c'est déployé au niveau de ce boulevard de Montparnasse pour venir en aide aux forces mobiles qui sont ici et une charge de la police vous voyez sous vos yeux est en train d'avoir lieu pour justement essayer de disperser ces fauteurs de troubles qui lance un pavé bouteille en verre et autres et autres projectiles qu'ils ont susceptibles de blesser des forces de l'or alors ce cortège est scindé en deux en réalité vous voyez là il y a des projectiles qui pleuvent aïe parce que justement figurez-vous que on est en train de force de l'ordre et les Blacks donc c'est assez compliqué et c'est les bras qui sont effectivement prises pour cible et c'est une unité qui est particulièrement décrié vous le savez en ce moment en raison ben voilà de de des violences policières présumées voilà c'est c'est ce que disent beaucoup de d'éléments radicaux qui sont en train de les prendre pour cible beaucoup demandent d'ailleurs leur dissolution chose que le préfet de police a mis de côté assez vite et là vous voyez qu'ils sont en train de se replier parce qu'il y a énormément de de militants ultra violents ici sur ce boulevard de Montparnasse vous voyez la rotonde là qui se trouve juste à côté qui se trouve sur la gauche de votre image et c'est voilà c'est policiers sont en de de battre en retraite quelque part et je peux vous dire qu'ici les les projectiles sont nombreux les poubelles manifestement n'ont pas été vidés au cours de la nuit et les les manifestants d'ultra gauche sont en train de s'en servir comme projectiles contre les forces de l'ordre voilà c'est assez violent ce qui se passe ici dans les rues de la capitale les services de renseignement territoriaux attendaient entre 500 et 1000 casseurs mais écoutez je peux vous assurer qui sont ils sont ici sur cette sur ce boulevard des des de Montparnasse juste en face donc de la rotonde établissement je vous rappelle ou Emmanuel Macron a fêté sa première élection présidentielle merci beaucoup Damien canive effectivement c'est quelques mouvements vous faites attention à vous bien évidemment pas de risque inutile Arthur bijouta on parlait de cette manifestation donc vous disiez une manifestation un peu moins suivie que que lors de des précédents en tous les cas une manifestation un mouvement de contestation moins suivi mais qui concerne toujours les grandes et les petites villes tout à fait Timothée on peut voir de nombreuses encore de nombreuses manifestations partout en France je prends l'exemple des grandes villes on a quand même des grandes villes qui maintiennent un certain niveau de mobilisation pardon je viens avec les chiffres tout récents de Lyon qui indique 13000 personnes selon la préfecture du Rhône c'était 12500 la dernière fois c'était un petit peu plus même mobilisation à Bordeaux 10000 personnes même mobilisation à Marseille 10000 ou 11000 personnes donc ça reste quand même encore assez important mais surtout c'est qu'après 10 journées de mobilisation on est quand même à la 11e journée de mobilisation on a encore de nouvelles de nouveaux lieux de manifestations qui apparaissent sur notre carte je pense par exemple à une petite ville du Nord qui s'appelle Lolo Emery où il y avait pas une manifestation il y en a une ce matin il y avait 300-350 personnes c'est peu mais ça montre encore que que le mouvement et que la mobilisation contre cette réforme des retraites est encore assez dynamique et qu'est-ce que ça veut dire c'est c'est nouveau mouvement comme ça qui qui émerge de certaines villes alors parfois vous avez des questions de lieu on alterne entre la voilà vous avez deux ou trois villes moyennes qui sont côte à côte donc on alterne les mobilisations des fois deux d'un côté deux de l'autre et puis on fait la troisième dans la troisième ville il y a des éléments comme ça mais parfois c'est parfois la manifestation départementale reste assez loin pour les gens c'est 30 40 50 km de de voiture et bah on connaît le prix de l'essence les difficultés à se déplacer ben on se dit plutôt faire une petite mobilisation plutôt répartir toute la mobilisation que de faire une une grosse manifestation départementale donc ça a des éléments comme ça une autre menace brandie par les syndicats c'est celle des blocages on a le sentiment malgré tout que ça va mieux que le pays n'est pas si bloqué que que ça aujourd'hui non le pays n'est pas bloqué mais on a quand même des petits des petits points de tension entre guillemets qu'on avait pas lors des premières mobilisations je me souviens fin janvier même au courant du mois de février jusqu'au 7 mars jusqu'à l'appel des syndicats bloqués le pays les manifestations vraiment étaient étaient bonnes enfants on sent les observateurs étaient presque surpris d'un d'un tel contexte d'une telle belle ambiance entre guillemets dans les cortèges ça a changé un petit peu après le 7 mars on a vu plus de blocages et là depuis trois quatre cinq manifestations vous voyez beaucoup plus des blocages de rond-point le matin des usines bloquées des raffineries bloquées des usines de gaz bloqués etc etc chose qu'on ne voyait absolument pas débarrasser des opérations pH ouverts des choses comme ça qu'on ne voyait absolument pas il y a ne serait-ce que que qu'un mois voilà on va aller faire un tour sur le terrain vous le voyez sur ces images on voit d'un côté ces images en haut à gauche ça c'est là où se trouve Damien canivevez avec Julien Leclerc du côté de la rotonde avec on l'a dit cette situation assez confuse qui semble malgré tout se calmer un petit peu en ce moment voilà ces images tournées par Julien Leclerc on va aller voir Vincent roseron qui lui se trouve un petit peu plus en arrière dans le cortège et on voit que la manifestation semble comme de coutume d'ailleurs avec avec un premier cortège où il y a quelques mouvements épars de violence et à l'arrière et bien ça semble assez calme est-ce que vous le confirmez Vincent oui effectivement Timothée jusqu'à tout s'est très calme dans ce cortège des champs alors on voit quand même des des tags sur les murs là on peut les voir on a vu des des hakabs comme parler des des ballons des tags comme ils écrivent Cornavin il y en a le long de ce pouvoir des Invalides on est plutôt au début de la manifestation a toujours il y a un tour Montparnasse qui est un peu plus loin vers là-bas mais on l'a toujours pas atteint mais en tout cas à part c'est c'est tags qu'on voit sur les murs aucune casse on ne voit aucune casse on ne voit aucun mouvement de débordement ici tout est calme merci beaucoup Vincent et c'est vrai qu'on préfère quand ça se passe dans ces conditions là Arthur bijouta sur les les mouvements de blocage on a bien compris ce que vous nous disiez mais pour ce qui est des transports là aussi il sent que ça aille mieux oui effectivement ce matin si vous êtes parisien et que vous avez pris le métro vous n'avez pas dû voir une grande différence avec les journées entre guillemets normales à l'exception de trois lignes si ma mémoire est bonne dont la ligne 3 donc oui un trafic normal à la SNCF pareil je crois 3 TGV sur 4 circulaient aujourd'hui donc effectivement même dans dans les transports mais même dans la plupart des autres secteurs je pense à l'éducation également les taux de grévistes qu'on analyse avec avec soin également chez fig data on voit qu'ils sont quand même beaucoup beaucoup plus faibles je crois que le taux de grévise se situe autour de 7 ou 8% dans l'éducation nationale pour vous donner un ordre de comparaison c'était 32 % de 7 mars donc vous voyez c'est pas du tout la même chose mais ça n'empêche pas [Musique] [Musique] il n'y a pas de sans plomb tout simplement pour résumer pour résumer en quelques mots et la situation s'améliorer quelque peu puisque les deux grandes raffineries qui alimentent la région parisienne et le centre Val de Loire qui sont les deux raffineries normandes de port Jérôme et de Gonfreville c'était remise à fonctionner à Port Jérôme ça remarchait bien depuis mardi à Gonfreville il y avait des réquisitions lundi mais la justice aujourd'hui a annulé l'arrêté de réquisition à Gonfreville donc les réquisitions devraient s'arrêter si tout est correctement effectué si tout est suivi donc bon la situation reste quand même risque d'être encore tendu au moins jusqu'en début de semaine prochaine pour les automobilistes Franceville au-delà de cela carmélis disait tout à l'heure il faut tenir en gros il faut tenir une semaine jusqu'à cette décision du Conseil constitutionnel est-ce qu'on a une idée de ce qu'il va se passer la semaine d'après ou bien c'est trop trop tôt pour le dire alors ce qu'on va dans les petites population dans les dans les toutes petites villes dans les dans les villes moyennes c'est que on appelle d'ores et déjà des rassemblements le 14 avril le jour du de la décision du Conseil constitutionnel mais l'Inter syndical devrait devrait annoncer une nouvelle mobilisation une douzième journée de mobilisation interprofessionnelle mercredi ou jeudi en tout cas avant la décision du du Conseil du Conseil constitutionnel pour pour maintenir la pression pour pour continuer le mouvement social merci infiniment Arthur bijoutin Merci à VOUS Timothée du Figaro data pour ses précieux chiffres allez on retourne tout de suite sur le terrain parce que vous l'avez vu sur ces images c'est au niveau de la rotonde que hélas quelques mouvements de violence sont en train de d'éclater on va aller voir Damien et Canivez qui se trouve sur place Damien le cortège est-il toujours sain dérangé ou bien est-ce que il commence à repartir de l'avant ouais non pas du tout on est vraiment le cortège et scindé en deux et là c'est en train de se tendre encore plus ici au niveau de de la rotonde vous pouvez le constater ce restaurant où à dîner Emmanuel Macron le soir de sa première élection à la présidence de la République et pris pour cible vous avez vu une pluie de projectile qui s'est abattu tout à l'heure sur les forces de l'ordre qui ont quand même réussi à se frayer à chemin et à faire quelques charges là il y a une première charge des des forces de l'ordre et là voilà ils sont en train de ratisser large et nous on est obligé de faire très attention aussi à nous puisque c'est très difficile de faire la différence entre des journalistes et des manifestants ici puisque nous sommes tous casqués avec des masques à gaz pour éviter de respirer les grenades lacrymogènes et la Rotonde est en train d'être en flamme la rotonde le restaurant ou à dîner Emmanuel Macron est enflamme actuellement en tout cas une partie de la de de du tissu qui recouvre ce restaurant en fait c'est un fumigène qui a été lancé sur cet espace et le feu c'est tout de suite propagé au niveau donc de cet endroit vous le sur les images tournées par Julien Leclerc les forces de l'ordre ont beau effectivement être déployés en masse autour de ce restaurant c'est très compliqué pour eux d'assurer pour elle pardon d'assurer la sécurité autour de de ce bâtiment on a une employée aussi qui se trouve au premier étage de cette de de cet établissement qui essaye justement d'utiliser un extincteur pour éteindre le feu et éviter que ça se propage à d'autres endroits mais c'est très compliqué les pompiers aussi vont avoir du mal à se frayer un chemin ici au niveau au niveau de la manifestation puisque les forces de l'ordre sont devant et essayent de protéger cet endroit les manifestants sont ultra violents ici sur ce boulevard du Montparnasse je rappelle que nous sommes à Paris dans le dans la capitale à l'angle du boulevard Raspail et vous le voyez le feu est en train de se propager les forces de l'ordre essaie de dissuader cette dame très certainement d'agir puisque elle va être lassive très certainement de projectile on rappelle que c'est cet établissement est très symbolique pour les manifestants d'ultra gauche puisque c'est ici qu'Emmanuel Macron à dîner ça c'est effectivement les conséquences d'un fumigène qui a été lancée tout à l'heure parmi tous les projectiles je peux vous assurer ici que c'est une pluie de verre qui se trouve sous nos pieds des bouteilles ont été jetées en nombre tout à l'heure les forces de l'ordre des bravesmes sont juste derrière moi effectivement ils sont en train de regarder ce qui se passe c'est très court c'est c'est très très bizarre l'ambiance ici pour être honnête avec vous Timothée parce qu'on a le sentiment que les forces de l'ordre ne peuvent absolument rien faire contre ces manifestants qui sont entre 500 et 1000 entre certainement les forces de l'ordre qui battent en retraite actuellement qui sont pourtant nombreux mais ce sont les militants les militants d'ultra gauche là qui sont en train de courir après ces forces de l'ordre alors peut-être pour les aspirer un peu plus sur le boulevard de Montparnasse afin que voilà ce black bloc se disperse un petit peu mais manifestement c'est c'est ces éléments de l'ultra gauche sont bien compris la stratégie des policiers qui restent très très groupés et qui ne se disperse pas voilà donc les pompiers qui finalement on réussit à se frayer un chemin parmi les manifestants et les forces de l'ordre qui sont à coller finalement face à cette rotonde et qui heureusement ne sont pas l'objet pour l'instant en tout cas de de projectile mais le feu en tout cas est en train de ronger un peu plus cette toile qui se trouve au niveau de la Rotonde et les pavés en continu à pleuvoir c'est c'est très dangereux là pour les policiers d'ailleurs même nous journalistes on a on fait très attention puisque nous trouvons vraiment juste au niveau au pied de de la Rotonde et je peux vous dire que voilà les les pavés non n'arrive pas forcément à la destination à la destination voulue voilà vous voyez aussi ces casques blancs qui sont les membres de la brave m cette brigade motor brigade motorisée de la préfecture de police de Paris qui brigade qui est très très décrié puisque voilà ils font ils sont accusés de commettre ce que certains appellent des des violences policières voilà ils sont partis en retraite là en tout cas et les forces mobile sont sur ce boulevard de Montparnasse en train de voilà de de d'attendre peut-être que les pompiers fassent comment dire face leur travail voilà Timothée pour l'ambiance là les esprits se sont un petit peu calmés vous voyez là-bas ce black bloc qui reste bien compact et qui n'a pas forcément l'intention de se désunir des barricades vont être construites aussi à cet endroit là au niveau du boulevard de Montparnasse des des éléments de chantier ont été réquisitionnés par par ces militants d'ultra gauche pour très certainement voilà les utiliser contre contre les forces de leur les pompiers sont parvenus aussi à monter au premier étage de du restaurant pour réussir à à éteindre le feu mais surtout aussi pour rester un peu en sécurité à l'abri des pavés puisque les les pompiers sont dans ces cortèges contre la manifestation des retraites très respectées puisque il manifeste aussi en nombre contre cette réforme qui est considérée par certains de ses pompiers comme injustes donc ils n'ont pas l'habitude d'être pris pour cible comme ça avait été le cas lors de la crise des gilets jaunes souvenez-vous mais là disons que c'est assez compliqué pour d'évoluer tant la Rotonde est un établissement symbolique aux yeux de ses militants ultra violents merci beaucoup Damien Canivez de nous avoir fait vivre cette événement Marie Viso que j'accueille en plateau rédactrice en chef ou Figaro économique bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous c'est assez dommage de voir ses images d'autant que ça ne fait les affaires de personnes effectivement vous avez raison c'est dommage tout se passait plutôt bien ce qu'on est ce qu'on est en train de voir la ces images gâche un peu la fête en tout cas la fête des syndicats qui pour l'instant avaient réussi à bien mener leur barque alors effectivement on le dit la rotonde endroit symbolique moi ce que je remarque c'est on est à quelques encablures d'un autre endroit symbolique qui est l'hôpital Necker qui est l'Hôpital des Enfants Malades et si je me souviens bien les gilets jaunes avaient commencé à perdre le soutien de la population enfin les mouvements avaient commencé à être moins soutenus le jour où il s'était enfin ou des événements avaient eu lieu autour de Necker cet hôpital des enfants malades il faut faire attention voilà c'est ça veut dire que ce type d'événement peut peut-être retourner l'opinion publique qui on le sait est majoritairement défavorable à cette réforme mais qui pourrait en avoir marre de voir ce type d'image je pense que la rotonde retourne pas le retourne pas le l'opinion publique l'hôpital Necker oui en tout cas les syndicats vous en avez parlé ils ont rencontré hier et Isabelle borne on a le sentiment que d'un côté comme de l'autre aujourd'hui on ne peut plus reculer et ben c'est exactement ça c'est à dire que les syndicats ne reviendront pas sur leur position ils veulent se retrait des 64 ans on en a largement parlé vous l'avez largement commenté et le gouvernement il a sa il a sa réforme il tient son son son 64 ans de réformateur il reviendra pas non plus en arrière ça on l'a bien compris hier autour de la table ils ont tous religieusement demander à la fin de leur intervention à Elisabeth borne si elle était prête à recul à reculer sur ce point et à retirer sa réforme fin de non-recevoir donc le dialogue retour continue et en même temps il y a il y a plus de dialogues sur ce point donc évidemment il y a plus de dialogues de sourds sourd pardon chacun campe sur ses positions à partir du moment où on sait que chacun campe sur ces conditions est-ce que c'était le bon timing pour le gouvernement d'organiser cette rencontre la veille une journée de manifestation d'ampleur moi j'ai envie de poser la question différemment c'est ce qu'il avait le choix est-ce qu'il fallait pas à un moment quand même montrer ce signe non pas de réconciliation parce qu'il y a pas de réconciliation entre le gouvernement et les syndicats on l'a vu hier à la sortie de Matignon les mots et ont été dur de la part des partenaires sociaux enfin des des syndicats ils devaient recevoir ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été reçu qui avait pas eu un dialogue Elisabeth burnes espéré pouvoir parler d'autre chose alors c'était un peu vain elle avait en tête calendrier de réforme qui aurait pu être abordé tout en sachant que à partir du moment où la question des 64 ans serait au cœur des discussions ce serait très compliqué voilà c'est tout ça tourne un petit peu un petit peu en rond et maintenant sur cette réforme c'est le temps qui va enfin je pense que c'est le temps qui va jouer on a la le Conseil constitutionnel la semaine prochaine qui va approuver censurer partiellement on sait pas on sait pas très bien on n'est pas constitutionnaliste le texte qui pourrait être promulgué bon à un moment il faudra se reparler il faudra se remettre autour d'une table il faudra passer à autre chose le temps peut blesser les plaies mais ce temps n'est pas encore venu le temps n'est pas encore venu mais c'est vrai que c'est un temps en tout cas celui que nous vivons aujourd'hui qui risque de coûter cher à la fois pour les grévistes mais également pour pour le pays est-ce qu'on a une idée de combien ça coûte une grève d'ampleur comme ça sur plusieurs mois alors macroéconomiquement au sens du PIB du pays ça coûte pas grand chose on a des études de l'Insee qui nous disent c'est un ou deux dixième de points de PIB sur un trimestre donc ça ne ça ne plondre pas fondamentalement la croissance du pays après évidemment que les commerçants qui se trouvent sur les trajets des manifestations et qui pour la 11e journée ou ferme le rideau ou voit leur commerce désertés ou leur restaurant vide ou les terrasses il fait beau aujourd'hui [Musique] s'entourent sans personne pour consommer pour eux bien sûr que ça a des conséquences on en a fait un sujet dans le dans le Figaro économie de ce matin que j'invite tout le monde que j'invite à lire effectivement les commerçants ils en ont ras le bol parce que tirer le rideau pour eux c'est une journée de chiffre d'affaires en moins c'est un manque à gagner ce qui crame il faut le racheter donc oui ça a des conséquences ça a des conséquences très concrètes et puis ce qu'on explique aussi dans notre dans notre enquête de ce matin c'est ça a des conséquences qu'on ne mesure pas encore complètement sur l'image de la France à l'étranger alors évidemment c'est ce que j'allais vous demander à l'international investisseur les images se baladent partout évidemment c'est pas notre gloire de voir ses poubelles en feu à la une des journaux anglaises anglo-saxons c'est évidemment très mauvais en terme d'image pour l'instant les investisseurs internationaux c'est-à-dire les entreprises étrangères les financiers ils sont résilients c'est-à-dire ils sont pragmatiques ils résonnent en termes de business pour eux le pays un n'est pas à feu à 100 on a ces images là cet après-midi mais ça ne modifie pas la structure et les bases du pays donc pour l'instant les projets d'investissement très productifs très très concrets sont parmi en cause bon il faudrait pas que ça dure trop longtemps ça reste des mouvements évidemment de violence on met des mouvements localisés je voudrais qu'on parle Marie des chantiers à venir du gouvernement vous parliez tout à l'heure vous avez commencé à l'aborder cette future loi la loi pleine emploi d'abord de quoi il s'agit là alors il va y avoir deux choses dans les semaines à venir que le gouvernement va mettre sur la table de mettre sur la table il va y avoir d'abord dans un premier temps et assez rapidement une proposition de loi de la majorité sur le partage de la valeur alors le partage de la valeur le partage de la valeur c'est en gros quand une entreprise gagne mieux sa vie elle doit en faire davantage bénéficier c'est salarié il y a quelqu'un c'est la participation à l'intéressement pour résumer les choses mais c'est surtout un accord qui a été passé il y a quelques semaines entre le patronat et le saint et les syndicats qui très judicieusement alors qu'on était déjà en plein débat sur les retraites sont soumis d'accord sur un texte sur les modalités de faire davantage participer les salariés au profit des entreprises et qui ont mis donc sur la table un texte parapher par tous pour montrer au gouvernement voilà vous voyez quand il faut parler de choses importantes nous on sait discutés contrairement à votre assemblée un peu désordonné si je veux dire les choses pudiquement donc il va y avoir une proposition de loi qui va retranscrire le texte qui a été trouvé par les partenaires sociaux il y a quelques il y a quelques semaines et ensuite dans un deuxième temps cette loi pleine emploi dont les contours sont quand même assez floues on a les grandes têtes de chapitre le nouveau France travail qui alors c'est le nouveau pôle emploi mais qui sous une nouvelle bannière c'est une refonte de potenti une refonte de Pôle emploi et d'autres instances publiques que tout ça va se fondre sous une marque commune en fait bon je vais pas dire que c'est artificiel mais on s'attaque à l'emploi il va y avoir les le le l'emploi des seniors il va y avoir le compte épargnector universel il va y avoir RSA contre activité voilà on essaye de passer à autre chose dans ce dans cette loi pleine emploi bon l'instant c'est pas complètement gagné pour l'instant c'est pas gagné on va aller voir Damien Canivez sur le terrain on voit depuis tout à l'heure vos images celles en tout cas de Julien Leclerc qui était avec vous Damien est-ce que la situation est revenue à la normale pas du tout pas du tout et je peux vous dire que là la tension est à son comble parce que nous sommes boulevard de Montparnasse et la police est en train de d'essayer de trouver une une stratégie pour se frayer un chemin sur ce boulevard du Montparnasse puisque de toute depuis tout à l'heure ils sont acculés dans les rues perpendiculaires sans pouvoir forcément sans pouvoir forcément disperser les militants radicaux qui sont en train de les caillasser depuis tout à l'heure alors là nous sommes vraiment à 5 mètres de la rotonde il faut le savoir la rotonde qui a été l'objet tout à l'heure d'un incendie à la suite d'un jeu de fumigène et de plusieurs jets de projectiles et là les policiers voilà sont en train de sont en train de de charger et là je dois vous avouer que c'est très très tendu il faut que l'on parte parce que nous sommes voilà aussi dans le groupe finalement de de casseurs malgré nous puisque ils se sont déplacés assez vite sur ce boulevard de Montparnasse alors voilà là les policiers tendent vraiment de voilà tente vraiment de à l'aide de grenades de désencerclement et de grenades lacrymogènes de faire en sorte que ce black bloc se sarde en plusieurs morceaux pour diminuer les maîtriser puisque depuis tout à l'heure ces militants sont extrêmement compacts sur sur ce bancaires c'est la les pompiers qui viennent d'intervenir pour éteindre un feu qui se trouvait au niveau d'un élément de chantier qui a été utilisé pour faire barrage aux forces de l'ordre là vous voyez un abribus qui a été totalement pulvérisé c'est une situation très chaotique ici à cet endroit devant devant pardon je suis un petit peu déconcentré justement par ces policiers qui sont en train de reculer et qui tentent de voilà de contrôler cette cette foule de militants qui sont en train toujours de jeter des pavés ici sur ce boulevard de Montparnasse alors voilà la rotonde vous la voyez aussi sur sur les images filmées par Julien Leclerc elle a été malmenée cette cette vitrine cette cette toile aussi qui qui se trouve juste au-dessus de ce restaurant puisque à l'incendie s'est déclaré il y a eu beaucoup de jeux de projectiles vous les voyez au sol d'ailleurs ces projectiles c'est débris de verre c'est ils sont ils ont plus par dizaines mais les policiers voilà sont réussis ont réussi à protéger plus ou moins quand même malgré tout cet établissement ou aucune intrusion pour l'instant n'a eu lieu mais on sent vraiment que les Black Blocs ont enfin que c'est c'est militant d'ultra gauche ont très certainement élaboré une sorte de stratégie quand même pour pour pouvoir nuire au à cet établissement parce que ce n'est pas la première fois que l'on passe devant ce restaurant dans le cadre des manifestations contre la réforme des retraites c'était arrivé à plusieurs reprises et à chaque fois un cordon de policier se trouve devant mais c'est la première fois que ce restaurant est à ce point vandalisé voilà vous entendez les slogans classique tout le monde déteste la police qu'ils aient qui sont scandés alors que là des des pavés pleuvent derrière les les derrière les nuages de de pompiers on ne voit pas grand chose ici voyez sur les images de Julien Leclerc que les pompiers sont en train d'intervenir il y a également des des manifestants qui ont glissé dans un mouvement de foule et qui sont tombés au sol le problème c'est qu'au sol se trouve des centaines de milliers de débris de verre et que c'est extrêmement dangereux vous imaginez bien lorsque l'on tombe sur un tapis aussi coupant voilà là il y a des gaz lacrymogènes qui sont en train de noyer le boulevard de Montparnasse donc voilà Timothée on va essayer nous de nous mettre sur le côté et de revenir vers vous assez aussi vite que possible effectivement sur ces images tournées par Julien Leclerc les sapeurs-pompiers de Paris qui tentent d'intervenir du côté donc de cette brasserie de la rotonde sur le boulevard du Montparnasse à l'angle précisément entre le boulevard des Montparnasse et le boulevard Raspail des images qui contrastent avec celles quelques mètres plus loin où se trouve Vincent roseron avec une manifestante Vincent à quel endroit vous trouvez-vous précisément et puis et bien dites nous ce que cette manifestant pense de tous ces événements alors je suis boulevard Montparnasse il y a la tour voilà ce qui est juste à côté donc on est pas non plus si loin que ça de de Damien Canivez on doit être un peu plus de 500 mètres mais nous comme on disait tout à l'heure l'ambiance est très calme ça change et je suis avec Lucas qui a manifestant merci beaucoup d'être avec nous pourquoi pour vous c'était important d'être là aujourd'hui il était une nouvelle dégradation du système de retraite vous avez toutes fait ces manifestations pratiquement oui j'ai dû en rater une ou deux mais ça doit être ma neuve ième très bien le aujourd'hui vers vous le il y a eu 49-3 est-ce qu'on est-ce qu'on y croit encore du côté des manifestations est-ce que de votre côté vous forcer encore que le gouvernement peut reculer le gouvernement peut reculer il y a des précédents contrairement à son essaye de nous dire le plus célèbre c'est le CPE ou une loi même promulguée n'a pas été appliquée puis a été abrogé oui donc là vous pensez que ça pourrait être ça pourrait encore arriver une nouvelle fois clairement oui très bien merci beaucoup voilà vous savez en tout cas garder le enfin qui qui pense en tout cas lui que ça va être bon même encore un mois après il faisait référence au CPE en tout cas là actuellement le cortège est bloqué nous n'avançons plus depuis une dizaine de minutes en fait ça avance sur les côtés mais le cortège principal lui et lui est bloqué et ben alors comme je vous le disais ça par rapport à ce qui se passe devant on a pas du tout on a aucune idée de ce qui se passe devant donc de ce côté là c'est très calme merci beaucoup Vincent Rosemont avec comme malheureusement d'habitude et bien une manifestation deux ambiances on a bien compris Marie Viso je reviens avec vous sur cette sur cette loi pleine emploi qui pourrait arriver qui devrait arriver en tous les cas au Parlement il y a une des mesures que vous avez pensionné c'est ce revenu universel contractivité Emmanuel Macron ça fait longtemps qu'il en parle de cette mesure ça fait longtemps qu'il en parle parce que d'un principe qu'il ne faut pas que l'inactivité rapporte autant voire plus que le travail il est là dans la lignée de de ces prédécesseurs et effectivement cette cet aspect d'assistanat il en parle depuis très longtemps donc les modalités de ce de ce revenu universel elles ont été une première fois discuter puis ça n'allait pas donc ils en ont énormément discuté avant de passer complètement complètement à autre chose je me trompe pas on nous avait dit au début quand vous voulez fusionner APL et minima sociaux puis abandonné puis révoquer là c'est pas dans c'est c'est plus dans les tuyaux encore une fois on ne sait pas ce qui va être mis dans cette loi et notamment parce que le gouvernement veut reprendre complètement les discussions avec avec les partenaires sociaux patronnesses mais le concept de se dire oui on va faire travailler contre contre RSA oui ça ça semble à qui loi pleine emploi d'ici à 2027 ça veut dire quoi c'est en termes de chômage aujourd'hui on est à 7%, c'est ça autour de autour de 5 sachant que effectivement le chômage a beaucoup baissé ces trois dernières années mais que passer de 7 à 5 c'est le plus difficile parce que il faut aller chercher ceux qui sont le plus éloigné de l'emploi ceux qui ont plus de difficultés à retrouver des jobs donc 7 à 5 c'est beaucoup plus difficile que 10 à 7 ou 9 à 7 ça reste atteignable ou ça va être compliqué il faut toujours voilà il y a des il y a des jeunes il y a de l'argent qui est mis sur la formation l'alternance fonctionne bien on peut rester un tout petit peu optimiste là-dessus mais ce sera pas facile c'est un vrai défi le 5%. merci beaucoup rédactrice en chef au service économie du Figaro on retourne sur le terrain parce qu'il se passe des choses en ce moment et notamment du côté de Damien Canivez avec cette brasserie de la rotonde qui était tout à l'heure cible de projectile de la part des manifestants Damien est-ce que la situation est toujours aussi confuse elle est confuse un peu moins violente que tout à l'heure même si au moment où je prends la parole Timothée en abribus vient de tomber en ruine vous voyez les pompiers ils manifestent également il se trouve à cet endroit là sur la gauche de votre écran là je veux dire Leclerc qui s'apprête justement à braquer sa caméra ils sont toujours acclamés ces pompiers dans les manifestations contre la réforme des retraites parce que justement ils sont très visibles et ils sont toujours là voilà c'est la raison pour laquelle vous avez vu tout à l'heure des pompiers qui intervenaient malgré tout sur le restaurant La Rotonde et ils ont été évidemment respectés par les militants même les plus radicaux alors là des jets de pavés pleuvent toujours vous voyez ces militants qui sont là alors là nous avons quitté le boulevard de Montparnasse se trouver la rotonde nous sommes désormais boulevard Raspail nous continuons donc l'itinéraire qui était initialement prévu par la préfecture de police de Paris en réalité une charge policière tout à l'heure vous l'avez vu puisque nous avons été noyé dans les gaz lacrymogènes une charge policière ou a permis à ses militants de s'engouffrer sur le boulevard Raspail et donc de donner un peu plus d'air au niveau du boulevard de Montparnasse une une pétard vient d'éclater juste à côté juste à côté de nous et voilà donc le cortège poursuit sa route très lentement puisque notre point de chute je vous rappelle c'est la place d'Italie donc il reste encore beaucoup de chemin à faire c'est une manifestation particulièrement longue aujourd'hui dans les rues de Paris plus de 5 km d'habitude et encore plus lors de la dernière manifestation qui a eu lieu le mardi de la semaine dernière c'était moins de 3 km donc c'était très très rapide cette fois-ci elle est beaucoup plus longue cette manifestation et on passe souvent des endroits effectivement très symboliques je vous ai cité tout à l'heure le ministère du Travail la rue de Grenelle qui se trouvait pas très loin de l'Esplanade des Invalides on est passé également devant le ministère des outre-mer et la rotonde qui est effectivement ce cet endroit le plus symbolique peut-être de la manifestation et en tout cas qui était à coup sûr de toute façon la cible de ces militants extrêmement violents alors là vous voyez un cordon de policier qui bloque finalement ce boulevard Raspail et qui permet quelque part d'encadrer ces militants de façon à ce qui ne partent pas en manifestation sauvage déjà dans les rues alentours mais surtout sur ce boulevard Raspail le fait d'encadrer cette manifestation vous voyez ça les permet finalement de les contenir et de mieux les charger à partir du moment où l'étend ou la tension commence à devenir à devenir un petit peu suffocante oui voilà là voilà des pavés évidemment continuent à pleuvoir sur sur les forces de l'ordre donc on peut s'attendre et c'est logique à une charge des des forces de l'ordre qui sont juste en face de nous c'est la police nationale qui est encadre ce cortège tout à l'heure vous avez vu les membres de la brave m qui sont extrêmement mobiles en raison de leur nature puisque c'est brave m c'est la brigade motorisée de la préfecture de police de Paris vous voyez une charge de la police justement qui a lieu pour essayer de scinder ce cortège et faire en sorte que que ce black bloc se disloque même si je vous parle de Black Bloc on peut pas vraiment parler de Black Bloc au moment où je vous parle en tout cas puisque il y a des gilets jaunes un petit peu radicaux qui se sont greffés à ce groupe et qui ne sont pas des Black Blocs il y a également des jeunes on voit peut-être des univers des étudiants qui sont aussi dans dans ce dans ce groupe donc c'est c'est assez hétéroclite en termes de profil ici vous voyez on n'est pas sur comment dire un black bloc comme on a l'habitude de le voir avec ses codes et c'est et ses mœurs si j'ose dire cette fois-ci nous sommes vraiment avec voilà des des militants tout simplement en colère et qui ont décidé de passer à la violence après on le rappelle 11 journées de manifestation dans les rues de Paris merci beaucoup me donner tes nouvelles vous continuez évidemment de suivre ces événements mais bien sûr vous faites attention à vous pas de risque inutile j'accueille dinakwen du service politique donc bonjour dynam merci beaucoup d'être avec nous Dina vous signez précisément une enquête ce matin dans le dans le Figaro sur ces jeunes et qui s'égarent dans la nébuleuse antifa jeune ou moins jeune en tout cas ces éléments et bien qui adoptent des méthodes comme celles que l'on vient de voir à l'écran qui sont qui sont ces personnes alors en effet je consigne une enquête avec mon collègue Vladimir car c'est un garçon qui est actuellement dans la manifestation qui les a toutes faites depuis le début alors qui sont ces jeunes c'est assez compliqué de répondre à cette question justement parce que ce sont des groupes très très nébuleux comme on le disait c'est difficile de les identifier ils se laissent très peu approcher aussi notamment par la presse ils sont très fermés on va les voir en manifestation même en manifestation c'est difficile de les approcher parce qu'ils veulent pas répondre ils veulent pas être vu par des caméras ils veulent pas être pris en photo en vidéo mais ce qu'on constate c'est qu'en fait il y a un discours qui porte une radicalité donc ces groupes antifascistes qui sont des groupes qui ont qui ont toujours existé qui existe depuis les années 30 c'est quelque chose de classique mais la nouveauté c'est que de plus en plus on va employer le terme de manière extrêmement hyperbolique c'est-à-dire qu'on va désigner Emmanuel Macron par exemple comme étant un fasciste l'État comme étant fasciste la police comme étant le symbole suprême du fascisme et en fait ce discours il a un certain écho auprès de certains jeunes qui sont justement ce qu'on va retrouver dans ces manifestations qui sont entrées plus massivement dans le mouvement au moment où il y a eu le recours à l'article 49 alinéa 3 et depuis lors on voit davantage de débordements justement parce qu'il y a ces groupes donc une fois de plus qu'on a du mal à identifier vous y trouver des Black Blocs mais comme disait Damien qui est sur le terrain il y a aussi des gens il y a aussi des gilets jaunes le discours antifasciste était beaucoup repris pendant le mouvement des gilets jaunes puis vous avez aussi des étudiants qui sont un visage découvert et qui vont entonner des slows des champs des slogans antifascistes pendant les mobilisations et qui au moment des montées en tension vont un peu se mélanger ça va se transformer en une masse ou il y aura ces Black Blocs ces gilets jaunes ces étudiants c'est pas vraiment qui et qui il y a des anarchistes il y a un petit peu de tout et ça dégénère en violence et ça touche de plus en plus les cortèges et c'est aussi quelque chose qui va être expliqué par certains comme étant un phénomène logique parce qu'on va dire que pendant des semaines on a des cortèges qui se sont menées avec les syndicats de manière extrêmement pacifique et démocratique il faut rappeler que les 8 premières journées ont été extrêmement calmes avec très peu de débordements et depuis le il y a un certain temps qui a adopté par certains manifestants qui viennent dénoncer un supposer Tournon autoritaire et qui font prendre au mouvement un peu un autre tour non là aussi un tournant plus violent et ce sont notamment ses groupes ces jeunes qu'on a beaucoup de mal à identifier comment est-ce que vous expliquez cette défiance vous parliez de la défiance notamment envers les forces de l'ordre mais aussi envers les médias c'est vrai que quand on est sur le terrain on a beaucoup beaucoup de mal à créer un lien avec ces personnes quel que soit le média auquel on appartient pour pour quelle raison je pense qu'on peut remonter là notamment au gilet jaune alors ça date d'avance là et c'est vraiment un phénomène qui qui est qui se poursuit depuis de nombreuses années mais les jeunes je pense qu'il y a une véritable cassure avec les médias on se souvient qu'il y avait notamment les journalistes de BFM TV qui devaient être escortés qui devaient être assistés pour ne pas être mise en danger pendant les pendant les manifestations parce qu'on accusait justement de transformer les propos des manifestants de ne pas toujours il y avait tous ces débats autour de supposés violences policières on accusait les médias de montrer qu'une partie de ce qui se passait en fait c'est juste un climat ambiant qui tend à s'accroître de défiance de tout donc on va être extrêmement méfiant envers les politiques parce que les politiques ont pu décevoir et on va totalement associer les politiques au monde médiatique ça va être ce monde médiatico-politique donc on va énormément se méfier avec parfois aussi des discours politiques qui encouragent ça je pense notamment à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui a pu tenir des discours à l'égard des médias à l'égard d'un système qui s'agirait plutôt de de condamner les vrais de dire que la nuit Pesse encourage ce type d'action violente alors c'est peut-être pas de manière aussi catégorique parce qu'en plus la nuit pêche d'une certaine manière ça veut tout et rien dire on a quand même quatre parties dans la nupaisse et on a quatre parties qui ont des rapports extrêmement différent à la violence je renvoie pour cela notamment à une analyse de ma conscience Sophie de Ravinelle qui qui s'est épanchée sur ses rapports différents qui qui divisent parfois la nuit Pesse et c'est ce qu'on a pu voir aussi dans le rapport à ces assez jeune et assez groupe antifas et que en fait vous avez des insoumis qui vous disent que finalement bon c'est pas si mal qu'il est jeune et qui viennent avec leur méthode plus violente parce que ça permet aux mouvements de passer souffler de rester de rester présent à un moment où les Français pourraient un peu en avoir marre se résigner avant rentrer chez eux et puis en même temps vous avez des socialistes ou des communistes qui sont quand même beaucoup plus clair dans leur rapport à la violence qui condamne davantage et qui s'inquiète de ces dérives et vous avez encore les écologistes ou c'est encore autre chose parce qu'il y a un rapport à la désobéissance civile qui est aussi particulier on l'a vu avec les violences de sainte Soline ou au nom de l'écologie on peut faire certaines violences mais où commence la violence où est placé le curseur est-ce que c'est de la violence matérielle est-ce que c'est de la violence humaine il y a beaucoup de débats de la nupaisse donc on peut pas dire que la nuit pèse dans son intégralité encourage les violences mais en tout cas une partie de cette alliance de gauche entretient une grande ambiguïté par rapport à ces violences comment réagissent les syndicats à ces événements ça se fait pas le ça fait pas le jeu des syndicats parce que ça décrédibilise le mouvement exactement c'est pour les syndicats c'est compliqué c'est un peu la hantise et je vais renvoyer une fois de plus au gilet jaune c'est que le problème des mouvements des gilets jaunes c'est qu'il échappait totalement au syndicat aucune organisation traditionnelle n'avait la main sur les gilets jaunes et on a bien vu ce que ce que ça a donné on avait aussi que le mouvement n'avait n'arrivait pas à se hiérarchiser de manière interne parce qu'il y avait un refuge justement de toute figure d'autorité et donc finalement là les syndicats sont dans un mouvement qu'ils ont très bien réussi à cadrer depuis le début et leur crainte c'est justement que le mouvement leur échappe à cause de mouvements de d'éléments plus radicaux qui qui imprègne les cortèges et ressenti c'est que ça leur échappe parce que plus il y a de violence moins en vérité il y a de gens on profite d'hiver dans la rue il y avait un samedi au début de la contestation où vous voyez des familles qui venaient dans les rues il y a plus de famille il a quasiment dans les manifestations parce que ce n'est plus le ton de cette contestation en ce moment et justement cette contestation est bien qui s'affirme dans les rues et dans les rues de Paris notamment cet après-midi on va aller voir Vincent roseron sur le terrain Vincent il semble que le cortège ça y est soit reparti en direction de la place d'Italie mais avec un petit peu de retard on dirait oui effectivement ce cortège il a redémarré là il est encore une nouvelle fois bloquée il avance en tout cas pas très vite effectivement je sais pas si c'est à cause de ce qui se passe plutôt en amont du cortège mais nous de notre côté on a l'impression vraiment que ça n'avance pas très vite et nous sommes encore du coup vous pouvez le voir sur les images au niveau de la Tour Montparnasse donc ce qui est assez loin encore de la place d'Italie donc on se rappelle que la dernière manifestation était beaucoup plus courte elle allait de République jusqu'à nation et les manifestants étaient arrivés sur sur la place au bout presque d'une heure et demie là on se trouve même pas à la fin du cortège parce qu'il y a encore toute la tout le cortège de la CGT derrière nous et pourtant ça n'avance voilà ça n'avance pas forcément énormément on est un peu bloqué et mais l'ambiance est assez calme et je voulais revenir sur quelque chose que les élites à Cohen tout à l'heure en plateau alors c'est sûr que à l'avant il y avait beaucoup de familles nous là où on est on a vu quand même quelques enfants qui étaient là alors c'est pas effectivement pas la majorité bien évidemment comme par exemple on peut voir leur débat leur démarche pour le climat par exemple mais quand même il y a encore des des familles qui viennent ensemble à cette manifestation en restant bien évidemment plutôt en arrière du cortège là où les choses sont calmes merci beaucoup Vincent Dina vous vouliez être Vincent a raison de le souligner c'est important de dire en effet ce qui est ce qu'il voit et s'il y a encore des familles et il nous mène à apporter une précision qui est importante c'est à dire que les éléments les plus radicaux se trouvent souvent dans le cortège de tête qui est géographiquement éloigné du reste du cortège et le plus souvent éloigné aussi par le biais de la police qui essaye de séparer les deux cortèges et donc en effet comme le voit Vincent dans le cortège de la de la masse de la masse populaire on va dire là on peut trouver encore des familles et des profils plus classiques de manifestants et c'est vrai que c'est ces éléments radicaux vont être vraiment dans le dans le cortège de tête qui est le plus souvent là où les violences ou la tension monte et où ça peut dégénérer en violence un commentaire peut-être un petit peu provocateur de volpazu dans le chat du Figaro qui nous dit combien de ces manifestants dont vous parliez tout à l'heure ces manifestants radicaux combien d'entre eux ont s lu le texte c'est vrai qu'on a le sentiment que au delà évidemment de la caricature mais que beaucoup d'entre eux sont là et ils agissent pas seulement contre les retraites mais de manière générale contre contre un système oui complètement parce que c'est ce que me disait notamment un historien que j'ai consulté pour cet article qui me parlait d'une greffe opportuniste au mouvement à savoir qu'en fait le alors il faut dire quand même qu'il y avait des jeunes depuis le début du mouvement on peut pas dire qu'il y avait pas de jeunes dans la contestation mais ils sont arrivés plus massivement à partir de l'activation de l'activation de l'article 49 à linéa3 et ont finalement saisi cette opportunité si on peut appeler ça comme ça pour dénoncer ce fameux tournant autoritaire mais pour en vérité imprégner la manifestation de tout un tas de luttes complètement étrangère à la réforme des retraites c'est à dire que les jeunes qui sont là ne sont pas forcément tout cela pour contester ce texte en particulier mais plutôt pour des pour contester un système un état un gouvernement sa police et puis mettre dans tout ça une sorte de convergence des luttes on va on va retrouver aussi des pancartes consacrées à l'écologie il y a aussi la lutte féministe enfin il y a un petit peu tout qui se mélange c'est une contestation globale donc mais après il faut aussi souligner que dans le reste du cortège on voit aussi et notamment à partir du 49-3 que la contestation c'est aussi élargie pour aller au-delà de la réforme des retraites et contester enfin on fait on voit beaucoup dans les cortèges des pancartes qui visent spécifiquement Emmanuel Macron la personne d'Emmanuel Macron et de plus en plus la contestation se transforme en une contestation de Macron lui-même du président lui-même et plus simplement de ce texte et ça c'est aussi quelque chose qui est qui est sous-jacent depuis les gilets jaunes ça veut dire que cette contestation en fait montre dans le fond une détestation de la personne d'Emmanuel Macron complètement je pense que c'est vraiment le cas ça montre une détestation ça montre un mal-être aussi un mal-être de la société d'une société qui est très marquée qui est extrêmement morcelée et ça ne ça ne va pas s'arrangeant puisque du coup le recours au 49-3 symboliquement a été extrêmement dur pour le pour les manifestants et pour les personnes mobilisées on le voit aussi dans dans les sondages qu'on diffuse dans le Figaro semaine après semaine on voit que que le soutien au mouvement de contestation reste très élevé il stagne voir il augmente et on voit aussi que les débordements qui sont constatés ne sont pas imputés aux manifestants ils sont imputés au gouvernement on dit que c'est la faute du gouvernement donc finalement là où parfois les violences font que les gens se désolidarisent des mouvements de contestation comme ça a pu arriver à un certain moment des gilets jaunes là on voit que la faute est renvoyée au gouvernement qu'il n'y a que ce gouvernement et Emmanuel Macron qui sont désignés comme les coupables du climat actuel et ça ça montre un état d'esprit extrêmement inquiétant dans le pays parlons sur un plan plus politique dynakoen la nuit pèse avant son ordre dispersé en ce moment avec notamment cette cette élection qui s'est passé donc dimanche dernier cette candidate dissidente à la nups qui a battu la députée sortante de la France insoumise qu'est-ce que ça veut dire est-ce que ça veut dire que la nuit pêche est en train d'exposer petit à petit alors il faut toujours de faire attention de tirer des leçons nationales d'un événement local même s'il faut pas en négliger le sens c'est vrai qu'il y a donc cette circonscription de l'Ariège ou finalement on a eu un duel de gauche entre une gauche socialiste et une gauche nupes la France insoumise la gauche socialiste on est sorti vainqueur est-ce que est-ce que ça veut dire que le PS récupère une hégémonie sur la nupasse pour autant non je ne le crois pas en revanche c'est vrai que la nuit passe fait face à des difficultés c'est pas la première fois qu'elle en a depuis ça depuis sa constitution en juin dernier pour les législatives de juin dernier c'est vrai que régulièrement il y a eu des moments où il y avait des tensions dire que la nuit passe explose j'irai pas jusque là parce que parce que la gauche a quand même besoin de la nupaisse ils le sont ils le savent tous ils sont relativement lucides par rapport à ça ça reste une machine électorale qui a été qui a été extrêmement efficace pour les élections législatives et les différents parties de gauche savent très bien que si demain il part chacun de leur côté ils feront pas le poids pour se poser en alternative à Emmanuel Macron en revanche il y a des difficultés il y a toujours ce cet enjeu de quel parti réussira à prendre à prendre l'hégémonie sur la nupasse pour le moment c'est plutôt la France insoumise et on voit en fait un front antimélanchon qui se dessine aussi parce que finalement il y a plus d'opposants à Mélenchon que des opposants à la France insoumise au sein de dire qu'il y a un bloc social-démocrate qui est en train de se former qui essaye en tout cas ça c'est le cas depuis plusieurs mois depuis l'échec de la candidature Dani dalgo immédiatement il y a eu des voix qui se sont élevées pour pour appeler à ce que la social démocratie ne disparaissent pas et de toute façon il va y avoir un espace à récupérer un moment ou un autre parce que la nuit pèse c'est quand même une gauche davantage radicale Emmanuel Macron qui se disait ni de gauche ni de droite en 2017 a quand même pris un tournant qui est davantage vers le centre droit donc on voit un espace pour les sociaux-démocrates après qui réussira à l'incarner c'est toute la question sachant que le front aussi anti-up n'est pas uni non plus avec Carole delgat Bernard Cazeneuve différentes personnalités qui qui essayent de prendre cette hégémonie aussi de la sociale démocratie merci beaucoup Dina Cohen Merci à VOUS du service politique du Figaro 285000 manifestants à 16h contre 353000 le 28 mars une mobilisation qui serait donc en baisse une baisse assez conséquente c'est en tout cas les premiers chiffres qui nous remontent du terrain le terrain justement on y retourne tout de suite avec Damien Canivez Damien il semble que la la situation se soit calmée et que le cortège est repris ça marche en avant absolument Timothée la situation c'est c'est un peu calbé ici même beaucoup par rapport à ce que vous avez pu voir tout à l'heure sur les images de de Julien Leclerc même si ce calme dont je vous parle est assez relative dans la mesure où chaque abribus chaque panneau publicitaire devant lequel se trouve une vitre vol systématiquement en éclat donc de toute façon les les exactions auront lieu en allant l'impression ici jusqu'à la fin de cette manifestation nous sommes actuellement boulevard Raspail nous allons rejoindre la place d'Italie pour cela il faut rejoindre la place d'enfer Rochereau boulevard Saint-Jacques et boulevard Auguste Blanqui nous sommes dans le dernier tiers de cette manifestation qui s'étend sur 5 km et au moment où je vous parle depuis ce boulevard Raspail la situation est assez confuse malgré tout l'ambiance est étonnante puisque il y a certains manifestants qui se dirigent justement envers cette place d'enfer Rochereau et la suite de cette manifestation et d'autres qui vont à qui qui rebrousse chemin quoi qui qui repartent dans l'autre sens comme si justement le Black Bloc dont on parlait tout à l'heure était de se reformer un fumigène là-bas au loin jaune est en train d'être activé alors est-ce que c'est un signe de ralliement en tout cas on a l'habitude effectivement de constater ici que dès lors qu'un fumigène sort de la poche d'un millier il se passe toujours toujours quelque chose dans les minutes qui suivent voilà donc le calme comme je vous le dis et est assez relatif on est assez loin de l'ambiance que l'on peut j'imagine constater dans le cortège syndical avec avec des revendications totalement en tout cas démocratique c'est-à-dire le retrait de cette réforme contre la réforme des retraites avec effectivement une colère qui se cristallise peut-être aujourd'hui un peu plus autour d'Emmanuel Macron en tout cas ici dans ce pré-corpège on fustige non pas la réforme des retraites cette ce texte n'est dans aucune bouche pour être très honnête avec vous ici on scanne des slogans anticapitalistes des slogans Antipolis on à des symboles vous avez vu tout à l'heure un départ de feu depuis la toiture de de la de la rotonde en tout cas depuis ce tissu qui recouvre ce restaurant qui a été malgré tout assez vite éteint par les pompiers vous voyez tout ça c'est ce sont des symboles du pouvoir ce sont des symboles du capitalisme et pour le moment en tout cas vous le voyez sur les images de Julien Leclerc le cortège poursuit son chemin même si en ce moment même il est statique et on a le sentiment que les militants d'ultra gauche sont en train de se rassembler merci beaucoup Damien Canivet sur le terrain de nous rapporter ce que vous voyez je suis avec Guillaume roquet directeur de la rédaction du Figaro Magazine qui me rejoint sur ce plateau bonjour Guillaume bonsoir Timothée merci beaucoup d'être avec nous Guillaume on le voit avec notamment ses commentaires de Damien canivevez on est quand même dans une période difficile le pays est abîmé est-ce que la malédiction du second mandat présidentiel se confirme oui elle se confirme et elle s'ajoute cette difficulté institutionnelle qui est inquiète un classique puisque le président a moins de à moins de d'énergie moins de ressorts et il y a un autre problème qui est un épuisement institutionnel généralisé c'est-à-dire que jusqu'à présent les présidents même dans leur second mandat avait une majorité parlementaire aujourd'hui Emmanuel Macron n'en a pas et ça donne cette situation c'est à dire ce pays qui est bloqué alors c'est pas une catastrophe parce que la France continue à tourner le la tentative de mettre à l'arrêt l'économie à échouer les gens continuent à vivre mais il y a ce sentiment que on ne peut plus véritablement changer les choses dans notre pays et c'est ça le principal problème pour Emmanuel Macron parce qu'il avait été élu sur cette promesse de changement est-ce que Emmanuel Macron a définitivement perdu la bataille de l'opinion dans cette histoire parce que même si là il venait et c'est très hautement improbable mais s'il venait à retirer cette réforme à retirer cette mesure d'âge on a le sentiment que ça ne changerait pas grand chose finalement au climat social je pense que de toute façon on ne peut plus raisonner de façon globale c'est à dire que nous vivons dans une société fracturée Jérôme Fourquet le politologue a écrit des pages définitive là-dessus sur l'archipelisation de la société française et donc le président de la République qui réunit autour de lui une large majorité de de concitoyens ça n'existe plus et ça n'existera plus me semble-t-il donc le fait que Emmanuel Macron mécontente une partie des Français ça n'est pas gênant je pense pas qu'il soit définitivement discrédité moi j'ai été assez sensible à l'argument qu'il avait mis en avant lors de son entretien avec nos nos confrères et concerts de de la télévision en disant j'aurais bien aimé ne pas faire cette réforme mais je pense qu'elle était nécessaire cet argument là aujourd'hui il est inaudible mais il peut le devenir et à la fin de son mandat c'est un petit peu ce qui avait connu Jacques Chirac entre 2005 et 2016 il y avait eu des difficultés bien sûr avec les CPE mais en même temps il y avait un côté sage donc voilà c'est pas complètement fichu pour Macron en revanche pour le l'élan réformateur là il est arrêté en tout cas alors de cet entretien que vous que dont vous parlez que vous évoquez cet entretien donné à nos confrères et concerts de TF1 et France 2 Emmanuel Macron a donné une feuille de route claire Elisabeth borne il lui a dit bah voilà il faut élargir la majorité c'est pas un cadeau là avec ce qui se passe en ce moment non bien sûr et personne n'a envie de monter à bord du Titanic donc je pense que cette demande à Elizabeth borne relevait un peu du voeux pieux un petit peu comme cette volonté de tendre la main au syndicats vous avez vu ce qu'il est advenu syndicats sont allés voir aimablement la première ministre puis il lui en dit votre projet elle a répondu non ils ont dit bon on s'en va et bon ben on n'est pas beaucoup plus avancé donc je pense qu'il peut y avoir des des majorités de rencontres sur tel ou tel sujet encore une fois ça n'est pas la fin du quinquennat mais ça ne peut se faire que sur des sujets consensuels ou sur des sujets qui sont positifs pour une partie de la population je pense que quand vous faites une vraie réforme ça veut dire que vous introduisez une rupture vous acceptez de de mécontenté une grande partie du pays et pour ça il faut avoir une force politique un capital politique Emmanuel Macron n'a plus et on le voit avec ces mouvements et cette onzième journée à partir de là quelle est la stratégie pour le gouvernement pour Elizabeth borne il va falloir aller chercher des majorités au cas par cas ils ont ils ont pas le choix ils vont être obligés de passer par là oui je pense parce que il y a pas de raison que la situation change à l'Assemblée et ce qu'il faut c'est espérer enfin ce qu'il faut pour eux en tout cas c'est espérer que qu'ils y arrivent parce que il est pas exclu que on aille de blocage en blocage et dans ces cas-là on n'a pas de solution c'est là qu'on voit que ce qui imaginait que la Cinquième République est un régime présidentiel se trompe quand vous n'avez pas une majorité solide vous vous êtes entravé dans votre volonté de réformer le pays donc pour l'instant à part gagner du temps et effectivement essayer de de d'avoir sur des textes précis l'accord de telle ou telle partie de l'Assemblée pour élargir la majorité il y a pas vraiment de choix et ça c'est un vrai sujet pour Emmanuel Macron parce que c'est un homme qui est qui est arrivé au pouvoir en disant avec moi les choses vont changer vous allez voir que le pays va être plus ambitieux plus volontariste et bien c'est exactement le contraire qui lui est imposé par la situation politique et oui parce que du coup ça te promet pas de réforme très ambitieuse tout ça non je ne vois pas très bien ce qu'on doit galérer à chaque fois aller chercher votre par vote des députés à l'Assemblée bon oui c'est vrai et je vais vous dire heureusement que nous ne sommes pas dans une situation de de crise aiguë nous traversons une difficulté un moment social difficile mais encore une fois malgré cette multiplication des journées de mobilisation le pays n'est pas à l'arrêt imaginez qu'il y a eu un tel climat politique au moment de la crise du covid c'est à dire que les gens soient venus discuter dans la rue les mesures de confinement là ça aurait été un problème dramatique aujourd'hui c'est problématique pour Emmanuel Macron mais la situation n'est pas dramatique pour la France quelles vont être les chantiers à l'Assemblée nationale prochainement on nous parle de cette loi pleine emploi dont on parlait à l'instant avec Marie Viso c'est ça le prochain gros chantier ça peut l'être parce que c'est a priori un projet qui a un double avantage d'abord c'est que il permet Emmanuel Macron de montrer qu'il n'a pas renoncé à investir le champ social et puis l'autre avantage c'est que il peut y avoir des mesures positives il peut y avoir du sucré après le salé ou l'acide de cette réforme des retraites parce que quand vous êtes quand vous travaillez à mieux définir ce qu'est le la pénibilité au travail ce que peuvent être le meilleur partage de la richesse avec les salariés tout ça c'est du positif et donc a priori on a plus facile de trouver une majorité mais je pense que c'est pas sur ces sujets là que les Français jugeront le président de la République est-ce que vous pensez Guillaume en tête que la multiplication des foyers de colère peut créer une convergence des luttes et créer un grand embrasement est-ce que on peut connaître à nouveau des épisodes comme ce que l'on a connu au moment des gilets jaunes et bien écoutez la réponse elle est sous nos yeux et avec les images que que nous envoie nos équipes à part le le revêtement de la rotonde je vois pas grand chose qui s'embrasse donc et il y a plutôt moins de monde dans les rues aujourd'hui qu'il y en avait la semaine dernière donc cette idée de convergence généralisée des luttes ou en tout cas cet espoir qui avait l'extrême gauche aujourd'hui il n'apparaît pas dans les faits c'est-à-dire que vous n'avez pas de mouvement de grève généralisé il y a certes quelques quelques lycées qui sont qui sont bloqués mais c'est plus folklorique qu'autre chose il y a des universités ou de toute façon tout le reste de l'année on travaille pas beaucoup donc elle soit bloquées ou non c'est peut-être pas très grave c'est ce que je pense et je moi j'admire les parents qui qui mettent encore leurs enfants je pense que ça peut leur servir au moment de parcoursup pour savoir comment faire leur choix mais le encore une fois le pays fonctionne et donc cette conversion des lutte elle n'a pas lieu alors pourquoi je pense parce que il y a un certain nombre de gens qui ont une vraie détestation d'Emmanuel Macron mais c'est une population minoritaire et le l'opposition généralisée au report de l'âge de la retraite c'est une opposition résolue pérenne mais paisible et donc qui qui vit mal c'est dérapages et ses violences que l'on voit depuis maintenant plus de deux semaines et donc évidemment profite le gouvernement pourrait essayer de discréditer le mouvement il y en a un qui en tout cas travaillent qui est très actif c'est le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin cette séquence retraite avec toutes les questions évidemment de maintien de l'ordre qui en découle c'est un moment important pour lui oui c'est un moment positif parce que il n'est pas porteur de la réforme et donc il peut jouer sa petite musique qui est de la musique de l'autorité et du refus de l'achat en ligne et ça c'est quelque chose que son modèle absolu Nicolas Sarkozy avait déjà fait en son temps vous vous souvenez pendant les émeutes qui avait eu lieu de mémoire c'était en 2005 les émeutes dans les banlieues voilà Nicolas Sarkozy faisait savoir quand je dirais pas le problème comme il fallait il y a une filiation entre Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin il y a une filiation évident d'abord dans le dans le parcours dans les postes exercés ministre du Budget ministre de l'Intérieur et puis il y a ce pragmatisme qui n'est pas qui fait que le Latitude du ministre elle est plus dictée par ce que ressentent les Français que par une vraie ligne idéologique et donc les Français aujourd'hui ne n'acceptent pas tous ces troubles fommentés par l'ultra gauche et Pierre Alva Manin s'en sert entre guillemets il fait son travail il faut le reconnaître il tient là-bas et donc il en ça et oui il est l'un des l'un des gagnants entre guillemets de cette de ce de ce projet il en sort beaucoup moins abîmé par exemple que la première ministre à tel point qu'on parle même de lui pour la remplacer quand il donne une interview JDD dimanche dernier qu'il pointe du doigt se terrorisme d'extrême gauche selon ses mots à quoi est-ce qu'il joue quelle est sa stratégie écoutez on lui avait reproché ce terme je crois qu'il avait parlé à l'époque d'écotérisme en novembre dernier au moment des premières manifestations autour des méga vaccinés à l'époque toute la gauche bien-pensante et tous les bienfaits en général avait dit mais c'est excessif c'est tout entier bah non si vous voulez quand on quand vous avez des témoignages de de de d'officier de gendarmerie qui disent je voyais dans les yeux de mes interlocuteurs dans les Deux-Sèvres autour des méga bassines qu'il voulait nous tuer je voulais on n'est pas loin quand même d'actes de terrorisme alors il y a pas des bombes qui explosent et donc c'est vrai que ce terminologie elle est elle est dramatisante mais sur le fond il y a une utilisation de la violence à des fins politiques et donc on n'est pas très loin du terrorisme même si bien sûr le le terme peut choquer un certain nombre de manifestants qui eux sont pacifiques peut-être également que Gérald Darmanin regarde les sondages parce que on l'a vu vous le savez mieux que moi ce sondage publié dans vos pages dans le Figaro magazine réalisé par époque Fiducial qui confirme la forte poussée de Marine Le Pen à droite toute pour jardin alors oui à droite toute parce que effectivement il y a un désir d'ordre mais il y a aussi je pense les électeurs de Marine Le Pen le rejet de de ce projet et je pense que Marine Le Pen a bien fait de ne pas se mettre en avant parce que le Jean-Luc Mélenchon et ses amis se sont jetés dans la bataille or qu'est-ce que constate les Français c'est que il y a beau avoir des journées qui se succèdent des manifestations des mouvements de grève le projet n'est pas retiré et que donc s'il y a un changement il devrait être politique il n'est pas le mouvement social n'est pas suffisamment fort pour pour changer les choses donc Marine Le Pen en profite alors Gérald Darmanin je disais il est moins moins abîmé que d'autres ministres par ce projet c'est vrai qu'on l'a testé puisque on a proposé à l'ifope de faire un sondage en disant Et si la présidentielle se rejoint aujourd'hui pour voteriez-vous alors on a fait à l'identique comme l'année dernière et puis on a aussi testé ce qui pourrait succéder à Emmanuel Macron puisque comme vous le savez il ne pourra pas se représenter la Constitution lui interdit de faire trois mandats alors essayer de voir Philippe qui s'en sort le mieux alors Gérald Darmanin et loin derrière il est à 11 % en premier tour de si mais ma mémoire ne me trompe pas ce qui est intéressant c'est que c'est moins que Bruno Le Maire mais néanmoins dans l'entourage de Gérald Darmanin on nous dit ah c'est quand même pas si mal parce que il n'est pas du tout en campagne il est candidat à rien et pourtant il existe donc oui il est en train de cranter quelque chose malgré tout on est encore loin de cette de cette échéance est-ce que c'est dans quelle mesure en tout cas cela est significatif de quelque chose est-ce que ça veut dire ça peut le pousser en tout cas à se lancer à y penser de plus en plus en se rasant le matin à se dire pourquoi pas 2027 ça peut être mon tour je pense qu'aujourd'hui Gérald Darmanin pense surtout à Matignon ce qui est vrai c'est que c'est un homme extrêmement méthodique organisé et qui n'a jamais caché avoir de grandes ambitions et pour l'instant il ne fait pas d'erreur vous savez bien que c'est dans les moments de crise qu'on juge de la de la du professionnalisme de de d'un gouvernant et il fait le job et donc effectivement il peut se dire si je réussis cette cette étape là je peux je peux avoir les plus grandes ambitions c'est vrai que Gérald Darmanin je trouve gère assez bien la pression policière parce que les policiers les forces de l'ordre réagissent réagissent de façon ferme mais il n'y a pas de dérapage et pour dire les choses un peu cruments il y a pas de mort tant mieux il faut s'en réjouir mais c'est aussi par ce que il y a une maîtrise de la de la de du travail des forces de l'ordre qui à mon avis il faut saluer il y en a en tout cas qui s'en sort moins bien dans ce dans ce sondage c'est Jean-Luc Mélenchon le leader de la nupes même si il ne siège plus à l'Assemblée nationale 17%, 17% pardon si le second tour se aujourd'hui il est donc plus dans la compétition il ne serait plus dans la compétition pour se qualifier au second tour qu'est-ce que qu'est-ce que ça veut dire alors d'abord c'est pas complètement nouveau puisque la dernière fois non plus il n'était pas il n'était pas au foot à finir très haut exactement je pense que je regarde les chiffres en même temps que en même temps que je vous parle oui Jean-Luc Mélenchon baisse puisque il avait fait on le rappelle 21,5% au premier tour de l'élection présidentielle de 2022 et là notre sondage il faut Fiducial le crédit de 17%. donc c'est un recul de 4,5 points mais ça n'est pas un effondrement moi pour tout vous dire je pensais qu'il allait baisser davantage je pensais que compte tenu de de de de la la complaisance dont il fait preuve par rapport au dérapage et aux excès de de violence de ce mouvement les Français ne le le [Musique] disqualifie pas totalement et puis l'autre chose c'est que il est le seul qui qui existe à gauche puisque on a testé alors c'est vrai qu'ils sont pas encore très connus mais on a testé la le score que pourrait faire la leader des des Européens Écologie Les Verts marine ton de lier qu'on a aussi testé Olivier fort le patron du Parti socialiste si vous voulez faut prendre un microscope pour voir leur score quoi c'est c'est c'est toujours en dessous de 10%. donc pour l'instant il est le seul à à incarner la gauche et ça pour lui c'est quand même une bonne nouvelle merci beaucoup Guillaume roquette directeur de la rédaction du Figaro Magazine on retourne sur le terrain où nous attend Vincent roserons Vincent il semble que le cortège aille de bons trains à présent oui effectivement le cortège qui semble avoir accéléré on était assez bloqué depuis un moment mais là depuis une demi-heure ça avance plutôt bien ça avance plutôt bien mais quand même on est toujours on a toujours pas dépassé mon bardage et comme vous pouvez le voir sur ces images il y a encore tous les ballons de Force Ouvrière toute la société derrière donc en fait la fin du cortège est encore très loin actuellement de là où nous sommes donc ça va être compliqué que tout le monde arrive à Place d'Italie avant 19h mais ça on a un peu l'habitude dans dans ces manifestations pour que tout le monde arrive assez vite parce que on avance ça s'arrête peut-être qu'il y a des que ça bloque devant puisqu'il a eu comme Damien Canivez vous la montrer avec les images de Julien Leclerc il y a eu des problèmes à l'avant donc forcément ça retarde le cortège là aussi mais là le cortège semble avoir repris sa marche en avant un cortège plus clairsemé en tout cas clairement que la semaine dernière ça on peut ça on peut l'assurer moins dense mais qui continue ça marche même si là vous voyez derrière moi il est arrêté en ce moment merci beaucoup Vincent roseron quelques difficultés de liaison parce qu'il y a beaucoup de monde mais on s'en sort merci infiniment j'accueille Grégory Joron secrétaire national de SGP Police merci beaucoup d'être avec nous quels sont les plus grandes villes les villes les plus difficiles en termes de gestion de maintien de l'ordre on a vu tout à l'heure quelques éléments très localisés de violences au niveau de la rotonde dans l'ensemble la manifestation se passe pour le moment plutôt dans dans le calme est-ce que Paris quelle est la différence par rapport à d'autres villes sur cette sur cette question de maintien de l'ordre Paris cristallise quand même la capitale donc une attention particulière à avoir un dispositif forcément des fois un peu plus on va dire un peu plus lourd sur la plaque parisienne qu'on peut la voir dans certaines villes parce que parce que forcément les institutions se trouvent ici forcément encore une fois toutes les caméras sont à son braquées sur la capitale il y a souvent aussi une symbolique autour de tout ça ça se passe pas très bien non plus à Nantes aujourd'hui encore une fois malheureusement on a déjà fonctionnaires blessés des gendarmes également et il y a eu quelques affrontements on sait de toute façon voilà depuis le début d'une forme de radicalité surtout en dehors du cortège il faut préciser que les cortèges syndicaux se passent très bien que ce soit à Paris ailleurs mais on précise aussi en dehors du cortège malheureusement on voit souvent les mêmes villes où il y a des heures et notamment Nantes encore aujourd'hui aujourd'hui le théâtre d'affrontement assez lourd on va aller voir Damien Canivez ce qui se trouve sur le terrain avec Julien Leclerc il semble Damien que la situation soit en train de se tendre un petit peu ouais ouais c'est effectivement très compliqué parce que nous nous trouvons une fois de plus entre les casseurs et les casseurs et les manifestants il y a des grenades de désencerclement forcément qui qui sont en train de pleuvoir pour justement que les manifestants puissent sortir de là où il se trouve en fait nous nous trouvons au niveau du boulevard Raspail vous savez pourquoi la place dentaire Rochereau et c'est à cet endroit que se trouve une banque le Crédit Agricole pardon une banque bien connue et et à cet endroit là en fait une devanture a été caillassée malgré les palissades qui ont été érigés par les euh [Musique] des grenades lacrymogènes là qui sont en train de pleuvoir il y a eu des pannes des palissades qui ont été fixés et qui ont été démontés par les manifestants et derrière c'est vous voyez le local qui a été complètement saccagé il y a un feu qui a été qui a été mis et les policiers qui sont venus pour disperser les forces de l'ordre Timothée [Musique] on reste avec ces images tournées par par Julien Leclerc avec donc cette ce feu et cette devanture d'une banque qui a donc été caillassée un mot peut-être sur ces images Grégory mobilier de la banque pour le sortir dehors et le brûler donc là on est typiquement justement sur cette mouvance ultra Gauche anticapitaliste qui s'attaque à je mange ce genre de symboles de l'argent et de la mondialisation pour s'exprimer donc on sait d'où ça vient on sait qui c'est et malheureusement on les retrouve de manière récurrente sur les manifestations que ce soit la manifestation des retraites ou autre chose clairement de toute façon c'est pas la revendication des manifestants qui les intéressent ce qui les intéresse c'est de générer du chaos et de passer leur message à eux avec avec violence qu'est-ce qui se passe dans la tête des forces de l'ordre dans ce genre de moments on a peur on cherche à bien localiser on n'a pas peur non on est on est concentrer surtout parce que on a deux objectifs pour le coup c'est-à-dire déjà rétablir l'ordre c'est le premier mais aussi ne pas perdre de vue que derrière il y a une manifestation qui doit se dérouler et des manifestants qu'on doit protéger parce que on le sait aussi on le savait ces éléments ultra violents quand ils veulent pénétrer dans les cortèges sur ces sur ces grandes manifestations organisées par des Confédérations avec des services d'ordre propre se frotte aussi au service d'ordre c'est-à-dire qu'il y a même ils s'attaquent ils s'attaquent même aux manifestants pour pouvoir rentrer dans les cortèges donc nous on a un double enjeu rétablir sur la mission sur laquelle ont été envoyés mes collègues c'est-à-dire essayer de faire en sorte que les exactions cessent mais aussi essayer de faire en sorte que le cortège se déroule normalement donc ça reste assez compliqué c'est de la gestion de full c'est du direct et c'est tout l'intérêt du maintien on va voir c'est tout c'est toute la noblesse du métier pour vos collègues qui sont parfois la cible d'invective de la part de certains manifestants radicaux avec parfois et bien des insultes ce genre de ce genre de choses est-ce que vous n'en avez pas assez d'être entre le marteau et l'enclume parce que tout à l'heure Christophe cornlevin d'ailleurs responsable des questions de sécurité au Figaro le rappeler le les services de police font partie des des des plus syndiqués des ordres les plus syndiqués de France oui oui on est on a on a je crois un taux de syndicalisation qui approche des 80% des personnels donc forcément on est comme d'ailleurs partie du monde actif donc comme la plupart des actifs on est contre la réforme des retraites c'est une réalité sauf qu'après il y a aussi ses fonctionnaires qui ont une conscience professionnelle qui ont une mission qui sont là qui font qui font le boulot est-ce qu'ils ont assez est-ce qu'ils ont assez de se faire insulter à se sentir que c'est pas agréable j'ai été CRS pendant plus de 10 ans donc je sais ce que c'est mais ça fait partie aussi du métier de comprendre que de temps en temps on est aussi une forme d'exutoire tant que ça reste dans une dans quelque chose d'acceptable dès lors qu'on a déblesses qu'on est l'objet de cible la cible pardon de pavés qu'on en a pu le voir de cocktails et autres autres objets c'est déjà plus acceptable et c'est là que qu'on doit rentrer dans notre mission de rétablissement de l'ordre ce qui se fait de manière trop professionnelle on voit que là ça progresse bien parce que il y a ces deux objectifs le cortège comme on continue à avancer et on essaye pardon du terme mais de nettoyer devant pour que ça se déroule du mieux possible 4200 policiers mobilisés aujourd'hui dans les rues de la capitale c'est 1300 de moins que le 28 mars dernier est-ce que ce n'était pas un petit peu trop optimiste c'est à dire un petit peu trop à moins de pourquoi pourquoi est-ce qu'il y a moins de concrètement pourquoi est-ce qu'il y a moins de force de l'ordre dans les rues aujourd'hui que le 28 mars dernier oui bah peut-être que l'évaluation de la mobilisation a été revue à la baisse il y avait une météo qui était déjà un peu tendancieuse le vrai ennemi de la mobilisation c'est la pluie ça c'est une réalité donc il y a peut-être ça on reste sur quand même malgré tout un dispositif qui est extrêmement lourd en 4200 agents engagés c'est quand même pas rien ça fait très longtemps qu'on a dépassé ce que j'ai pu connaître moi avant les événements de Charlie Hebdo ou un gros dispositif c'était 16 forces mobiles engagées là on est plutôt sur une trentaine plus les forces de la préfecture de police donc ça reste de toute façon des dispositifs entre guillemets aux normes qui sont mis en place donc non non ça reste quand même un gros dispo un gros dispositif un dispositif lourd mais qui n'est pas toujours extrêmement visible comme nous le rappeler tout à l'heure Christophe Cornavin avec ses forces de l'ordre qui s'efforcent de rester dans les rues adjacentes c'est c'est nouveau pour quelle raison non de nouveau ça a toujours été la philosophie du maintien d'or dans la française c'est basé quand même sur la stratégie d'évitement sur le sur le la distance à garder avec le manifestant quand on est quand on est dans une manifestation classique comme on l'est aujourd'hui c'est à dire organiser déclarer encadré par des grandes confédérations on sait très bien qu'il y a pas besoin de mettre de force de police à proximité mais c'est vrai que le 28 mars dernier pardon je vous coupe mais on avait le sentiment qu'il y avait moins de force de l'ordre mobiliser alors évidemment c'est en fait pas la réalité mais on avait l'impression en tout cas qu'ils étaient moins visibles de des manifestations est-ce que c'est une volonté manifeste et si oui pourquoi enfin c'est pas une volonté soit encore une fois ça a toujours existé sur un mode d'expression classique et quel est l'intérêt de toute façon quand on sait qu'il y a un service d'ordre que c'est encadré que le but du jeu c'est que ça se passe bien pour les manifestants que le cortège va être respecté il y a pas lieu d'avoir un encadrement au plus proche pour pouvoir faire en sorte de serrer on va dire la manifestation les fonctionnaires de police seront prêts à manœuvrer s'il y a besoin et c'est surtout à surveiller sur la tête de reportage comme on voit la comme on voit là encore une fois aujourd'hui ou les éléments les plus radicaux se réunissent parce que justement ils peuvent pas pénétrer dans le cortège donc c'est moi je pense plutôt une bonne stratégie le maintien de l'ordre c'est c'est évidemment une préparation et pour le coup je pense que depuis quelques semaines on peut pas critiquer la préparation de ses services qui à mon sens plutôt bien équilibré on va retourner voir Daniel sur le terrain parce que le cortège est de nouveau coupé en deux arrêtez Damien situation de nouveau assez confuse là où vous vous trouvez ouais nous sommes au niveau de la place d'enfer Rochereau vous voyez ce cordon de de policier qui se trouve voilà au niveau de la rue Victor conséquent en tout cas oui c'est ça considérant voilà j'ai une très mauvaise vue on est assez loin il faut dire voilà et c'est policier sont en train de tenter voilà deux de disperser une fois de plus c'est ces éléments radicaux qui depuis tout à l'heure en fait s'en prennent à une banque qui fait l'angle de cette de cette rue vous le voyez elle a été taillée et palissale ont été érigés en amont de cette manifestation par par la direction on imagine et malgré effectivement la solidité apparente de ce dispositif et bien les manifestants très motivés et très radicalisés surtout et surtout en nombre sont parvenus à les faire sauter à tel point que sur l'entrée qui se trouve au niveau du boulevard Raspail et bien voilà il y a des manifestants qui ont réussi à s'infiltrer à l'intérieur de cette banque et à tout saccager littéralement tout saccager la vitrine et pulvérisée en mille morceaux et c'est à ce moment là que les policiers qui n'étaient pas très visibles jusque là sont sortis comme d'un seul homme d'une rue d'une rue parallèle et ils ont été extrêmement extrêmement réactive donc vous les voyez ce sont des forces mobiles qui ont lancé de nombreuses de nombreuses grenades lacrymogènes sur sur le boulevard avec également des des grenades de désencerclement et qui ont reçu en retour une fois encore des projectiles et je peux vous assurer que dans les prochaines minutes qui vont rythmer cette manifestation les pavés vont pleuvoir puisque tout à l'heure au moment où il y avait un quel apparent en réalité les manifestants parfois essayer certains manifestants ont essayé de cacher leur camarades de de jeux si j'ose dire l'expression est mal choisie pour déterrer des pavés qui forment les trottoirs ici au niveau du boulevard Raspail pour et bien se charger des munitions pour la suite de la manifestation donc c'est extrêmement violent ici ce qui se passe dans les rues de Paris les forces de l'ordre essaye tant bien que mal de de résister de protéger les bâtiments qui sont pris d'assaut par par les manifestants mais c'est assez compliqué de les reculer tant de les faire reculer pardon tant il sont ils sont nombreux donc local mais pour l'instant et presque redevenu normal même si voilà des projectiles continuent d'atterrir sur les forces de l'ordre mais en tout cas on peut s'attendre à une charge de la police dans les prochaines minutes pour encore une fois de plus morcelé davantage ce prêt cortège qui s'est formé donc devant l'Inter syndicale qui elle poursuit son chemin dans le calme merci beaucoup Damien Canivez Grégory Joron donc on a vu ces scènes de tension même si évidemment ça reste en tout cas pour le moment maîtriser Damien vs disait à l'instant il va peut-être y avoir une charge de la part des CRS décrivez-nous un petit peu ce qui se passe dans ces dans ces moments-là quelle est la stratégie pour et bien faire revenir le calme ce qui semble être en train de d'arriver là la situation qui commence un petit peu à se calmer on dirait c'est une situation qui est qui est pour le coup figée parce qu'il veut pas dire qu'il y aura pas de manœuvre parce que l'intérêt si en effet de encore une fois d'ailleurs votre envoyer sur le terrain là la très bien dit il y a le cortège derrière qui continue à avancer dans le calme je vais juste réfuter enfin un tour entre guillemets peut-être corriger une chose c'est pas des manifestants qu'on a devant les forces de l'ordre c'est des huiles d'éléments ultra-violes des casseurs c'est tout ce qu'on veut mais c'est pas des manifestants les manifestations les manifestants ils sont derrière je pense qu'il faut vraiment nommer les choses comme elles le sont là ce sont des éléments ultraviants ils viennent pas pour manifester ils viennent pour casser il faut quand même je pense le préciser parce qu'il y a une énorme différence et pour le coup je pense que ce qui va se passer en effet c'est peut-être potentiellement une manœuvre où on va essayer de regagner du terrain avec un but premier c'est de s'il y a un pré-corpège avec quelques une centaine on me dit moi d'éléments à risque et le but du jeu c'est clairement de les disques ok entre guillemets le groupe et de faire en sorte que il ne puisse pas se reformer pour justement générer tout ce qu'on voit de la casse exetera quoi donc le but du jeu c'est de gagner du terrain et de faire en sorte que il se regroupe le moins possible sur cette présence d'éléments radicaux d'éléments violents on les voit à l'instant à l'écran vous me disiez la différence qu'il y a dans ce cortège avec certains par exemple au moment des des gilets jaunes c'est que là les les éléments radicaux se trouvent à l'avant du cortège et donc ils n'ont pas intégré le corsage et ça c'est un élément important pour les forces de l'ordre c'est très très important parce que déjà ça facilitait énormément le les manœuvres et la prise en compte justement des éléments ultra violents vous imaginez bien que dans le mouvement des gilets jaunes on a eu quelque chose quand même d'assez un briquet avec sur la fin une espèce quand même de voilà de bienveillance presque de de des cortèges à l'endroit des éléments ultraviaux ultra radicaux et du coup une difficulté pour la police d'interagir et d'intervenir parce que vous imaginez bien que si vous deviez charger la manifestation aujourd'hui ça serait quand même un peu compliqué parce que le discernement est difficile quand on a une foule compacte là pour le coup on sait que la manifestation derrière elle est vraie manifestants sont derrière et que devant nous on a simplement ceux qui veulent s'en prendre au symbole aux policier et à tout ce qui leur va pas donc donc ça facilite quand même l'action de la police et c'est une très bonne chose et on voit d'ailleurs ce contraste avec ces deux images nous étions sur les images de Damien Canivez et Julien Leclerc qui sont donc à l'avant de ce cortège avec ses scènes de voilà de tension en tout cas où on s'observe même si ça reste maîtrisé et puis nous avons vu ensuite les images de là où se trouve Vincent roseron et Mathis fleuret où là on voit que effectivement et bien lorsqu'on se rapproche du cortège du cortège syndical et bien la situation est beaucoup beaucoup plus calme pourquoi est-ce que c'est si difficile de d'interpeller de démanteler les fameux black bloc parce qu'ils sont très bien organisés parce qu'ils sont très mobiles parce qu'en général on a fait ils profitent de la foule donc mise à part c'est encore une fois sur le répète mais c'est très important mis à part c'est cortèges très bien organisé avec un vrai service d'ordre assez aguerri les dernières manifestations qu'on avait pu connaître les Black Blocs et les éléments radicaux faisaient partie du cortège donc ça complexifié qu'on l'a dit juste avant l'action de mes collègues ensuite ce sont vraiment des personnes qui sont aguerris qui connaissent les méthodes d'intervention de la police et qui arrivent à s'en soustraire assez facilement et ensuite deuxième élément même quand les interpelle malheureusement on le sait très bien la judiciarisation du maintien de l'ordre est quand même une vraie difficulté tant les éléments constitutifs souvent des infractions sont un peu légères et elles ne sont pas retenues par les magistrats qui traitent un peu les personnes qu'on met à disposition ensuite c'est la première réalité c'est qu'il faut qu'on travaille vraiment ce troisième temps du maintien d'ordre c'est à dire comment on judiciarise avec quelle méthode on peut finalement prouver réellement que les personnes qu'on a interpellé sont vraiment les fauteurs des infractions reprochées parce que la difficulté vous imaginez bien quand vous êtes dans des périodes dégradé comme ça quand vous avez 100 personnes vous avez interpellé 10 personnes avec des capuches et vous allez cibler quelqu'un qui vous avez chien qui vous achetez un caillou ben très facilement son avocat va dire que c'est celui d'à côté qui a exactement la même capuche le même pull noir et que le doute forcément va aller aider le mise en cause et souvent ben malheureusement les affaires sont classées donc ça c'est la réalité on doit travailler sur la judiciarisation de ces actes là est-ce que vous à titre personnel ou bien lorsque vous discutez avec certains de vos de vos collègues de vos confrères est-ce que vous avez le sentiment que le maintien de l'ordre est de plus en plus difficile est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a une montée des violences dans le pays ou bien finalement vous dites bon c'est difficile mais ça a toujours été comme ça non il y a des pics la réalité c'est que l'enchaînement de ces périodes là vous savez moi je je vais pas parler de sentiment où je vais pas parler de de d'effets de faits sociétaux la réalité je pense qu'on doit l'avoir simplement sur quelque chose de factuel c'est le nombre de blessés quand vous décomptez plusieurs centaines de blessés et je crois plus publier depuis le début de la séquence ça veut bien dire que les choses sont violantes les fonctionnaires se blessent pas tous en se foutant une cheville sur un pavé mal un peu des chaussées non il se blesse parce qu'ils sont l'objet de et la cible d'éléments violents de projectiles etc donc oui le métier est de plus en plus difficile et on le sait bien il y a quand même malgré tout une radicalisation dans les formes d'expression de la colère sociale et on le découvre encore aujourd'hui avec des images qui sont quand même tristes à voir dans notre démocratie c'est une réalité merci beaucoup Grégory national du syndicat SGP Police on retourne tout de suite sur le terrain on va aller voir Vincent roseron qui se trouve et bien en tête de cortège syndical en tout cas ce cortège et bien plus calme je crois que vous êtes au niveau de la Tour Montparnasse si je ne me trompe pas et j'ai le sentiment que c'est un petit peu clairsemé derrière vous Vincent [Musique] oui effectivement comme vous le disais tout à l'heure le cortège est plus clairsemé clairement que l'autre fois moi dans après là on est aussi sur une grande place donc forcément une fois qu'on arrive sur cette grande place qui est juste devant monpardage le il y a beaucoup de gens et enfin il y a beaucoup de place et les gens arrivent petit à petit donc il ne remplissent pas forcément la place vu qu'il continue petit à petit en tout cas le le cortège ici continue toujours calmement seulement perturbé par des explosions mais c'est des explosion complètement maîtrisée fait par les manifestants que vous pouvez entendre de temps en temps [Musique] merci beaucoup Vincent roseron sur le terrain vous continuez bien sûr de suivre ce cortège qui se dirige toujours vers cette place d'Italie mais d'un pas assez assez lent j'accueille Emmanuel du Barry de backbone Consulting bonjour Emmanuel bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous avez suivi vous continuez de suivre pour nous évidemment cette cette manifestation avec nous cette 11e journée de manifestation dans les rues de Paris mais également de nombreuses villes de France vous avez également sondé les les opinions suite à cette à cette rencontre entre Elisabeth borne et les partenaires sociaux hier à Matignon quels sont les principaux enseignements de votre sondage le premier enseignement c'est que 50% des français imputent l'échec de cette médiation à la première ministre elle-même alors quand on regarde un peu dans les parties bien évidemment ça change beaucoup mais ce qui est intéressant de voir c'est que même parmi les sympathisants LR par exemple on a plus de 31% c'est sympathisant qui vient plus de cet échec à Madame borne alors après il faut aussi nuancer le propos il y a quand même 35% des Français qui pensent que cet échec est dû autant aussi bien au syndicat que la première ministre et ce pourcentage monte à 45% chez bien sûr les sympathisants Renaissance donc intéressant de voir que les Français sont partagés sur cette rencontre même si c'est le diabète borne qui est ciblé quand on parle de l'échec les syndicats ont une part de responsabilité et c'est bien noté par les Français alors beaucoup de d'enseignements que vous venez de nous dire on va y revenir bien sûr en détail d'abord sur ce chiffre 62% de soutien à la mobilisation ça c'était il y a trois semaines 66% la semaine dernière est-ce que l'on peut parler d'un soutien stable ou bien est-ce que c'est une c'est une marche d'erreur comment évolue la courbe de ce soutien à la manifestation à la mobilisation depuis le début du mouvement au mois de janvier jusqu'à aujourd'hui c'est quand même extrêmement stable parce que quand on a commencé à sonder le 20 janvier on avait 66% des Français qui étaient pour qui soutenaient la mobilisation on est à 64 aujourd'hui il y a eu des pics bien sûr à certains moments des petits creux mais on reste quand même dans un pourcentage très élevé néanmoins ce qui est intéressant de noter c'est que sur les réseaux sociaux par exemple cette semaine on a une forte chute de la mobilisation avec seulement un peu plus d'un million un million 7 de messages soit une chute de près de 20-25 % donc c'est intéressant de voir que dans l'opinion et sur les réseaux sociaux il se passe deux choses assez différentes quand même sur ce coup-là deux choses assez différentes une nouveauté également dans ce dans ce sondage un enseignement en tout cas important c'est sur cette décision du Conseil constitutionnel comme on attend pour vendredi prochain les Français attendent beaucoup du Conseil constitutionnel de cette décision des sages comme exactement et on a on a posé la question aux Français et on leur posant la question est-ce qu'il se soutenait une censure totale du texte ou une censure partielle et ce qui est intéressant de noter c'est que c'est la position la plus radicale qui l'emporte parce que 55% des Français soutiennent une censure totale du texte contre seulement 43 pour une censure partielle on aurait pu penser qu'elles sont sur partielle était un bon compromis les Français ne veulent pas sur une en tout cas ils veulent une censure totale du texte donc c'est assez surprenant à cet égard et également un quasi plébiscite pour cette question du référendum d'initiative populaire les Français ont envie d'aller aux urnes et les Français ont envie de donner leur avis parce que 70% d'entre eux sont pour se référendum et même de manière très surprenante près de 40 % des sympathisants Renaissance sont pour aussi se référer à Dom donc ça veut dire deux choses la première c'est que il y a peut-être beaucoup de sympathisants et les ruaines qui cherchent un peu une porte de sortie dans ce conflit qui dure qui s'enlise depuis le mois de janvier maintenant et par ailleurs on voit bien que les Français veulent donner leur avis veulent parler veulent donner leur opinion ils veulent qu'on les entendent et ça montre bien qu'ils ne se sentent pas du tout engagés par leur vote qui était on le rappelle il y a même moins d'un an maintenant pour amener le Macron dont la mesure figurait au programme donc ça veut dire que le le vote de les Français veulent refaire le match et quand on regarde sur les réseaux sociaux le référendum d'initiative partagée c'est surtout les responsables politiques qui en parlent et notamment à la France insoumise qui eux claire n'ont pas accepté leur défaite et veulent clairement à nouveau refaire le match on continue de suivre cette onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites on est en direct depuis quelques heures maintenant vous voyez cette manifestation qui est en train de se poursuivre cette manifestation qui est qui est parti aux alentours de 14h et qui donc se dirige en direction de la place d'Italie avec quelques événements toujours assez localisés mais des moments quand même de tension comme vous le voyez à l'instant d'ailleurs sur ces sur ces images tournées par nos envoyés spéciaux sur le terrain on va peut-être essayer de les joindre d'ailleurs tu as mis un Canivez qui est sur place avec Julien Leclerc Damien encore un moment de de confusion là on dirait ouais ça fait de longues minutes que le stationnons au même endroit ici boulevard Raspail et je pense que la tête syndicale ne doit pas être très loin où on la voit dans les fumées noires qui se dégagent de ce feu de vélo que vous voyez sur les images de Julien Leclerc alors sachez que la police est en train d'adopter une toute autre statégée là depuis quelques secondes ils sont en train d'encadrer disons cette cette fin de boulevard Raspail avant qu'on se dirige vers la suite de la manifestation vous avez des policiers de part et d'autre de ce de ce boulevard il y a une banque je vous rappelle qui a été prise pour cible tout à l'heure par des éléments radicaux et et pendant de longues minutes les policiers ne sont pas intervenus jusqu'à ce qu'ils se jusqu'à ce qu'ils arrivent et qu'il parviennent à qui parvienne à disperser avec des charges nombreuses d'ailleurs les manifestants qui jetaient des pavés alors une pluie de pavés s'est abattue d'ailleurs sur ces forces de l'ordre et c'est assez confus ici parce que je ne peux pas vous parler de militants d'ultra gauche de type black bloc comme on parle comme on en comme on l'évoque depuis le début de la manifestation vous avez aussi des manifestants ou effectivement peut-on parler de manifestants c'est un autre débat mais vous avez des personnes qui se sont greffées à ce mouvement hyper radical et qui vous êtes des pavés un visage découvert et qui ont parfois 5 ans 60 ans et qui à première vue ne pas les codes justement de ces militants ultra radicaux Black Bloc alors c'est si violent ici d'ailleurs que on a vu aussi des policiers qui ont reçu des projectiles et qui ont dû être évacués aussi par par leurs collègues tellement les pavés pleuré ici sur ce boulevard Raspail vous le voyez au sol d'ailleurs il y aura des des abribus qui ont été brisés en mille morceaux la banque c'est vraiment un paysage chaotique ici que l'on a alors effectivement c'est peut-être une goutte d'eau dans ce cortège qui se déroule je l'imagine très bien lorsqu'il s'agit de filmer l'intersydicale et là vous avez une charge de la police vous le voyez ces policiers qui tentent de faire remonter et de scinder ce cortège d'éléments radicaux en deux de façon à mieux les maîtriser c'est la stratégie qui a adopté depuis le début depuis le commencement de de ces violences et voilà l'idée c'est de contenir un petit peu les les manifestants dans un endroit de façon à ce que voilà il ne puisse pas aller à droite à gauche et allumer des feux parce que c'est ce qu'ils sont en train de faire au delà de du jet de projectile il y a de nombreux casseurs qui sont en train d'allumer des des feux de poubelle et de mettre le mobilier urbain à terre merci beaucoup Damien Canivez avec on a vu tout à l'heure les sapeurs-pompiers de Paris qui sont en train de d'intervenir pour et bien éteindre les feux de poubelles Emmanuel Dubarry je reviens sur cette question du référendum d'initiative populaire 85 % des Français y serait favorable j'ai envie de dire dans ce cas-là pourquoi pas tenter le coup et bien pourquoi pas tenter le coup c'est quand même un risque politique majeur pour le président de la République parce que on l'a bien vu que quel que soit la question qu'on est au pouvoir le risque de réponse non par principe quand même assez élevé donc ça paraît risqué et surtout c'est jouer sa réforme sur un coup de poker on l'aurait un peu envie de dire après trois mois de mobilisations trois mois le gouvernement a quand même tenu même s'il a beaucoup lâché il a quand même tenu tout ça pour ça ce sera quand même un peu surprenant sur les réseaux sociaux on en parle de du référendum les gens disent on a envie d'aller voter on a envie de assez peu figurez-vous alors de manière générale on entend plus ce genre qui sont mécontents sur les réseaux sociaux que les gens qui ont des choses positives arabes positives à raconter mais on a des volumes très faibles cette semaine les gens en parlent assez peu et comme je vous disais ce sont surtout les hommes politiques qui en parlent et la France insoumise en tête alors le rassemblement national s'y est mis récemment avec Jordan Bardella qui en a parlé et qui a soutenu initiative mais au-delà de ça franchement les Français comme vous et moi on parle quand même assez peu faut dire que c'est une mesure assez technique il faut réunir je crois que c'est 4,5 millions de signatures est-ce que on peut penser que ça ça fait des gens qu'on comprenne pas vraiment de quoi il s'agit exactement c'est une mesure qui a jamais tu jamais été utilisé si je me trompe pas donc dans les faits les Français connaissent pas mais néanmoins les Français ont bien compris le 49-3 quand on parlait de 49-3 ce qui est quand même assez technique aussi c'était un type de la Constitution qui n'est pas simple les Français comprennent très bien donc je pense que les Français sont tout à fait à même de le comprendre pour le moment en fait personne n'en a vraiment beaucoup beaucoup parlé c'est une demande qui est faite par les les forces politiques plutôt LFI et France insoumise mais pour le moment les Français sera tout à fait même comprendre et le manque d'engagement vient plus du fait que pour le moment personne n'en va en parler au niveau du gouvernement parce que effectivement c'est mettre le doigt dans un engrenage qu'il ne maîtrise pas donc les Français ils seront sûrement intéressés s'il y a un référendum ils sont tout à fait à même de comprendre de quoi il s'agit si on peut comprendre cette réforme on peut probablement comprendre le référendum je continue Emmanuel du Barry de lire les résultats de ce sondage de xabagboon consulting pour Le Figaro un sondage que vous retrouvez en ligne sur Le Figaro.fr et puis dans l'édition papier bien sûr de de demain matin ce que je vois Emmanuel Dubarry c'est qu'il y a les très optimiste 23% des sondés qui pensent partir à la retraite à 60 ans voire avant 60 ans et puis il y a les très pessimistes qui sont même 7% à penser qu'ils partiront après 70 ans à la à la retraite mais globalement Emmanuel a un consensus se dégage de plus en plus de Français considèrent qu'il partiront à la retraite entre 61 et 64 ans comment est-ce que vous vous l'expliquez bah les gens ont à force de répéter retraite à 64 ans 24 heures sur 24 attention celle dans tous les médias et dans toutes les conversations de dîner ou de bureau les gens finissent par comprendre qu'ils vont partir à l'entrée plus tard et par ailleurs ce qui est intéressant c'est que ça avait été aussi testé en juin 2022 sur l'âge auquel vous pensez vous en tant que répondeur partir à la retraite et il y avait seulement 34 % des Français qui pensaient partir entre 61 et 64 là on est à 44 donc plus 10 points donc on voit que ça quand même infuser que les gens ont fini par comprendre alors ça dit pas si les gens sont contents ou pas contents de le faire mais en tout cas les gens semblent assez résignés sur le l'âge de à laquelle ils vont pouvoir enfin ou pas enfin d'ailleurs partir à la retraite ce que vous avez remarqué également Emmanuel et sur ce qui se dit sur les réseaux sociaux c'est cette unité affichée par l'Inter syndical pour le moment en tout cas et cette unité qui qui est saluée à quel point les Français sont plutôt contents de voir les syndicats sont capables de s'entendre parce que sur un projet comme ça on a souvent vu dans l'histoire syndicale française des syndicats qui se tient dans les pattes qui ne sont pas d'accord on avait bien vu lors du précédent quinquennat le Emmanuel Macron tenté de négocier sa retraite un peu de Laurent Berger de manière discrète pour pas voyez la tension des autres syndicats là on voit qu'ils sont unis et les gens sont assez contents et fiers de voir que les syndicats peuvent s'unir là-dessus alors ce que vous dites également c'est que les streamers alors vous expliquer déjà des qui des qui il s'agit eux ils s'engagent c'est la première fois qu'on voit ça sur un sujet vraiment politique parce que même pendant la campagne on n'avait pas trop vu à part pour dénoncer l'extrême droite et le et Marine Le Pen qui est le bon un peu un lieu commun sur les réseaux sociaux on a des streamers donc des gens qui animent des podcasts ou qui ont comme vous un micro et une caméra et qui parle dans leur chambre plusieurs fois par jour qui ont des audiences assez phénoménales parce que certains ont plusieurs millions d'abonnés et eux ont pris position en fait dans cette réforme des retraites en étant assez contre et c'est la première fois qu'on le voit donc c'est assez intéressant d'analyser les raisons de pourquoi ils l'ont fait et effectivement c'est vraiment le fait marquant et c'est dangereux pour le gouvernement parce que ces gens-là ont une audience jeune et on sait très bien quand les jeunes sont dans la rue c'est quand même plus difficile de tenir pour le gouvernement des influenceurs aussi se mettent à contester cette réforme pour quelle raison par par opportunisme alors pas vraiment pas vraiment par opportunisme ce qui est intéressant quand on a regardé c'est que ces influenceurs sont comme vous et moi il voit bien que le projet de gouvernement va aller forcer à travailler plus longtemps certains ne veulent pas travailler plus longtemps et du coup prennent position contre mais à leur propre échelle et d'autres mentionnent par exemple leurs parents qui ont été ouvriers qui ont eu des professions pénibles et se disent bah forcément à travailler plus longtemps c'est injuste donc je me lève je prends la parole et je partage ça avec ma communauté et ça a eu un impact assez important mine de rien auprès des jeunes parce que ces initiatives et on parlait d'opportunisme ne sont pas opportunistes parce que certains ont été fortement critiqués par leur audience pour avoir pris position là dessus en disant bah normalement vous n'êtes pas fait pour faire de la politique rester dans votre couloir et n'en devient pas donc c'est pas l'opportunisme je ne pense pas beaucoup de messages dans le chat je vous lis par exemple celui d'un internaute Rico qui nous dit dans son programme si Macron avait dit 65 ans personne n'aurait rien trouvé à redire est-ce qu'il y a pas une une erreur originelle chez Emmanuel Macron en tout cas est-ce que c'est quelque chose quelque chose qui ressort sur les sur les réseaux sociaux bah ce qu'on disait tout à l'heure c'est que les Français ne se sentent pas du tout engagés par leur vote à la présidentielle et ne considère pas du tout qu'ils ont voté pour une information 65 ans à l'époque c'était 65 ans son programme et considère qu'ils ont voté contre Marine Le Pen et il y a eu pas mal sondages qui sont sortis récemment et on l'a vu notamment avec le sondage du Figaro Magazine pour une pour ne pas le nommer ce weekend qui montre bien la forte progression de Marine Le Pen et qui montre bien que certains électeurs ne voteraient peut-être pas la même manière s'il votait au premier tour de l'élection présidentielle ce dimanche dernière question Emmanuel dubary a un autre enseignement un autre un autre mot assez novateur que vous utilisez et vous allez nous expliquer de quoi il s'agit avec ce slackivisme avec donc le coût induit par la greffe prolongée sur les salaires il faut s'attendre à de nouvelles formes innovantes de contestation et donc ce ce slackctivisme qu'est-ce que c'est bah c'est un un phénomène qui était théorisé aux États-Unis qui est l'activisme en ligne en fait et donc slack c'est les feignants en gros et l'activisme donc c'est les activistes feignants en gros qui ne bougent pas de leur can mais qui conteste sur les réseaux sociaux ou avec tout ce qu'ils peuvent mais sans avoir besoin de se déplacer et il faut s'attendre à un regain de la mobilisation sur ces réseaux parce que comme vous le disiez elle manifester ça coûte cher pour des jours de congés pour les manifester ça coûte cher c'est pas extensible donc les gens ont le droit de trouver d'autres manières de le faire on l'a vu ce weekend par exemple avec des actions de coup de poing type brol en haut là le triomphe donc effectivement les gens vont continuer à se mobiliser mais peut-être pas dans la rue et c'est peut-être ça qui est dangereux parce que le projet va peut-être passer mais la colère elle va peut-être rester aussi merci beaucoup Emmanuel chez backbone Consulting on retourne sur le terrain on va aller retrouver Vincent roseron Vincent il semble que le cortège soit de nouveau arrêté oui Timothée effectivement le cortège était de nouveau arrêté mais on avance quand même sur un bon pas d'ailleurs une information que je voudrais c'est qu'il y a en fait on était quasiment à la fin du cortège là-bas où il y avait on était avec force ouvrière et on était quasiment à la fin du cortège et il y avait les cars de CRS qui vont très la fin du cordage puisqu'il y a eu un cortège de délestage qui s'est mis en place pour faire passer par exemple le cortège de la CGT n'empreinte pas le parcours principal que nous avons tous emprunter Mathis ferait et moi ainsi que Damien Cadillac et Julien Leclerc nous sommes sur le cortège principal mais il y a à cortège bis en fait de délestage pour que tout le monde puisse faire la manifestation il semblerait qu'effectivement les le cortège de délestage soit déjà arrivé d'ailleurs sur la place de à la place d'Italie pardon excusez-moi et nous nous venons de dépasser en fait montparna Montparnasse et on a normalement et là nous arrivons justement à la Rotonde là où il y a eu des débordements tout à l'heure mais de l'autre côté c'est toujours très calme merci beaucoup Vincent roseron on continue de suivre cette cette manifestation avec vous j'accueille Bruno codresse politologue et chercheur CNRS au sevy-pov bonjour Merci beaucoup cette onzième journée de manifestation une journée qui est loin d'être terminée mais si on devait déjà tirer un premier bilan qu'est-ce que vous en retenez il y a toujours de la mobilisation elle a l'air plus faible peut-être que la dernière manifestation mobilisation mais ça reste quand même un niveau qui est au niveau significatif les enquêtes d'opinion continuent de montrer qu'un très fort rejet du projet de réforme de retraite dans dans l'opinion donc pour le moment on est toujours dans la situation d'impasse les dernières heures ont montré à la fois pas mal de tension entre l'exécutif et les syndicats on voit que ça s'arrange pas du tout pour le moment les consultations menées par la première ministre emmené elle également à une impasse donc pour le moment on fera les comptes ce soir exactement mais pour le moment on va être toujours demain matin dans la même impasse précisément sur cette rencontre entre Elizabeth borne et les syndicats là aussi qu'est-ce que vous retenez est-ce que vous retenez plutôt le discours d'Elizabeth Borg qui dit ben voilà il y a un dialogue on se voit on discute et quelque part c'est plutôt positif ou est-ce que vous retenez et bien les les discours de ces syndicats qui sortent de de cette réunion en disant et bien c'est un échec nous sommes dans une crise démocratique qu'est-ce que vous retenez de cette discussion je pense qu'on peut politique en démocratie parler c'est toujours une bonne chose voilà on fait toujours un peu avancer ça permet de mieux comprendre le point de vue de l'autre alors c'est vrai qu'il y a des jeux beaucoup beaucoup de discussions depuis plusieurs plusieurs mois mais c'est vrai que malheureusement les syndicats en ont retiré pour le moment l'idée que on les reçoit on parle mais au fond on ne touche pas au point essentiel qui pour eux la mesure phare les 64 ans alors c'est une bonne chose quand même de parler et surtout par rapport à l'image que ça renvoie à l'ensemble de l'opinion qui comme nous tous je pense à ce sentiment de d'impasse et de blocage c'est plutôt globalement une bonne chose que l'exécutif essaye de maintenir le dialogue avec les avec les syndicats par contre ça pourra pas continuer avec un dialogue qui tourne à vide on sait qu'Elisabeth borne on dit on entendit en tout cas qu'elle joue de son poste sur cette séquence vous pensez qu'elle a marqué des points avec cette réunion hier je crois pas pas pour le moment en tout cas pas dans l'opinion publique c'est certain elle conforte peut-être un peu l'image qu'elle a voulu donner depuis qu'elle est en poste c'est-à-dire l'image d'une personne qui veut essayer de trouver des concertations qui veut essayer de dialoguer mais c'est vrai qu'un peu quand même un contraste dans l'image d'Elizabeth borne entre cette mission qui lui a été donnée par le chef de l'État faire des majorités autour de textes et générer ou trouver des des passerelles et puis finalement l'impression qu'elle a donné quand même depuis le début qu'elle était assez inflexible il faut se rappeler quand même que très vite la première ministre avait dit les 64 ans ça n'est plus négociable et c'est vrai que elle avait dit relativement tôt quand j'avais entendu la première ministre dire ça je me disais c'est quand même normalement un peu l'antithèse de la politique en politique on sait que c'est toujours très risqué de dire que les choses ne sont plus négociables malgré tout on a le sentiment là aussi que le gouvernement ne peut plus faire marche arrière aujourd'hui il est tellement engagé et l'exécutif a mis tellement la barre haut du point de vue de son engagement le chef de l'État n'a pas pour le moment donné de signe qu'il ménageait une petite trappe de sortie quelque chose qui permet à tout le monde de sortir la tête haute parce que c'est quand même ça aussi le but d'une bonne négociation c'est que tout le monde a le sentiment qui peut sortir pas humilié la tête haute et donc pour le moment c'est vrai qu'on a une position de l'exécutif qui est tellement stricte et tellement au fond sans concession sur la mesure phare que on est vraiment dans cette impasse même si elle dit Elisabeth je n'envisage pas d'avancer sans les partenaires sociaux donc ça veut dire qu'il y a bien un jour il va falloir se remettre autour de la table l'espoir de l'exécutif c'est que à force de se remettre autour de la table à force de faire des petits pas dans la direction de chacun etc finalement on arrive à réamorcer quelque chose autour des thèmes dont les syndicats disent qu'il aura il aurait fallu en parler depuis le début le travail condition de travail les rémunérations les carrières la formation continue donc tout un tas d'enjeux et c'est vrai que c'est ça l'espoir du gouvernement c'est de faire venir les syndicats sur des thèmes sur lesquels à la fois ils sont extrêmement sensibles je pense en particulier des thèmes sur lesquels Laurent Berger est très très sensible mais pour le moment c'est vrai que les syndicats ont repéré un petit peu on va dire la stratégie de ce point de vue de l'exécutif et lui maintiennent leur CAP qui est on ne parle pas de ces sujets tant que la mesure phare n'est pas retirée ou en tout cas mise en pause on le voit à l'instant sur ces images transmises par nos agences de presse on voit et bien les premiers manifestants qui sont en train d'arriver sur cette place de cette base d'Italie on va rejoindre Damien Canivez qui se trouve dans le cortège Damien où vous trouvez-vous à présent il semble que le cortège n'avance à nouveau plus du tout cassez-vous cassez-vous non parce que effectivement le pré cortège a rejoint en tout cas le vrai cortège a été rejoint par la tête de cortège syndical et tout ça est arrivé dans une forme de confusion avec les forces de l'ordre qui sont intervenus sur les exactions que nous avons filmé tout à l'heure et on a le sentiment que les forces de l'ordre sont en manque d'inspiration dans la mesure où nous souhaitons simplement poursuivre notre chemin comme c'est le cas pour pour le cortège cervical et en fait là nous sommes à l'arrêt parce que [Applaudissements] un peu partout sur cette place d'enfer autre chose qui nous empêche de d'accéder au boulevard Saint-Jacques puis le boulevard Auguste Blanqui et enfin la place d'Italie donc pour l'instant tout ça vous avez un rêve et les gendarmes sont en train de se replier manifester manifestement mais c'est assez compliqué de savoir ce qui se passe ici parce que nous sommes à la réelle et gendarmes vont à droite à gauche sont assez dispersées même si là il semble voilà retrouver une trajectoire entre guillemets assumée et et justement laisser le cortège se porter mais c'est vrai que c'est c'est assez compliqué parce que les les tensions ont été si longue sur ce boulevard Raspail que la distance entre entre le pré-corpège de manifestants radicaux et le cortège mené par l'intersydicale et aussi rejoint chose qui arrive assez rarement puisque les casseurs sont quand même bien en amont du cortège syndical voilà et là vous voyez aussi les les les les manifestants qui se campent des slogans Antipolis et qui les incitent à quitter cette place d'en faire Rochereau chose qui sont en train de faire Damien à l'instant quand on voit ces mouvements assez confus alors on a bien compris que il y a d'un côté les manifestants et d'un autre certains éléments radicaux qui sont venus et bien pour faire un peu sans prendre au milieu urbain sans prendre à force de l'ordre est-ce que quelque part les syndicats même si c'est pas eux ils ne sont pas directement responsables des actes de certains des manifestants radicaux mais enfin est-ce qu'il risque pas de finir par se mettre l'opinion publique à dos à force de voir ce type d'image si ce type d'image était au fond devenait à la fois si on passait un cap dans la violence qu'il y ait vraiment des des dégâts extrêmement importants qu'on ait des scènes qui marquent beaucoup l'opinion avec des magasins kifflent je ne sais pas des choses qui vont marquer en profondeur l'opinion c'est sûr qu'il peut y avoir éventuellement un effet dans le soutien de l'opiant public on en est pas là pour le moment c'est vrai que la production de toutes ces images joue toujours sur des ressorts un peu émotionnel quand on voit des poubelles qui flambent quand on voit des manifestants qui sont au fond qui sont pris en charge par les forces de sécurité quand on voit que les scènes de cette prise en charge tout autour de mal ça fait monter en gamme les émotions et c'est vrai que de ce point là si jamais très très bon parce que ça crée en particulier sur les réseaux sociaux une atmosphère qui est une atmosphère qui est très négative pour le moment on en est pas là on voit que les journées de manifestation se suivent au début des manifestations qui étaient purement encadrées par les syndicats sans Black Bloc aujourd'hui avec un peu plus de Black Blocs qui sont qui sont là et pourtant le soutien de l'opinion au syndicat reste important nous avons publié il y a quelques quelques semaines notre enquête annuelle sur la confiance des Français dans la politique et on voit que la confusion dans les syndicats elle reste quand même aujourd'hui nettement nettement plus élevée que la confiance dans les partis politiques et que les syndicats sont quand même globalement à des acteurs gagnants de l'ensemble de la de la séquence et on retrouvait en particulier auprès de auprès de l'opinion on retrouvait une forme de de crédit qu'ils avaient perdu ces dernières années tension en cours à Paris 20 personnes interpeller ce sont les informations que nous rapportent nos envoyés spéciaux sur le le terrain vous continuez bien sûr de suivre cette manifestation avec nous nous sommes en direct vidéo et vous avez également le direct écrit que vous retrouvez juste en dessous de cette vidéo sur le sur le site du Figaro Bruno Bruno cotress bien loin de tous ces cortèges que nous commentons le président de la République lui Emmanuel Macron il se trouve ces jours-ci en Chine où il est reçu donc par partie jinfing est-ce selon vous un hasard du calendrier ou bien une heureuse coïncidence une coïncidence je dirais pour le chef de l'État on peut pas faire l'hypothèse que le chef de l'État fixerait son agenda notamment international par rapport à l'actualité politique française par contre c'est vrai que c'est vrai que le chef de l'État a commenté un petit peu notre situation politique syndicale réagissant justement préparation des syndicats disant leur insatisfaction de la rencontre avec la la première ministre et c'est vrai que ça n'a pas complètement apaisé les relations entre l'exécutif et les syndicats qui aujourd'hui sont très très difficiles pour ne pas dire exécrable est-ce qu'on peut imaginer un une fin de quinquennat ou en tout cas une deuxième partie de quinquennat d'Emmanuel Macron un petit peu à la Hollande avec un président et bien qui va qui va chercher de l'oxygène à l'étranger et qui se trouve un petit peu moins présent sur la scène nationale l'histoire n'est pas écrite mais c'est certain que régulièrement au cours de leur seconde mandat nos chefs de l'État qu'il s'agisse de François Mitterrand de Jacques Chirac et dans un contexte différent d'Emmanuel Macron aujourd'hui consacre beaucoup de leur second mandat à la dimension européenne à la dimension internationale considérant que dans le premier mandat ils ont surtout fait de la politique de la politique nationale c'est vrai que Emmanuel Macron a un agenda européen extrêmement important il y a la guerre en Ukraine qui a ajouté une dimension internationale très importante et je ne doute pas qu'à la sortie du conflit en Ukraine le chef de l'État va vouloir reprendre revenir sur un thème qui lui est extrêmement cher que le thème de la politique de défense et de sécurité européenne donc je serai étonné qui Emmanuel Macron dans les mois qui arrivent et dans les deux trois ans qui arrivent ne s'occupent pas assez fortement de l'Europe Emmanuel Macron ne pourra pas être candidat un troisième mandat j'imagine qu'il vaudra laisser une trace importante de ces deux présidents 10 ans de présidents françaises au plan européen et il est évidemment attentif aux enquêtes d'opinion vous avez lu comme moi ce baromètre du Figaro Magazine 26% d'opinion favorable c'est 4 points de moins qu'il y a un mois est-ce que c'est il y a danger est-ce que cette chute peut continuer ou bien est-ce que il peut compter sur les prochaines réformes pour se refaire un capital on est clairement dans la zone de danger c'est-à-dire que le chef d'État est passé dans toutes les enquêtes d'opinion en dessous de la barre des 30% de popularité il commence à flirter avec la zone des 20 à 25% qu'elle est authentiquement extrêmement dangereuse parce que pour conduire des réformes pour conduire un pays avec tellement de tension avec tellement de fractures tellement d'incompréhension il faut disposer d'une bonne popularité pour le moment le chef de l'État est en popularité faible et ce qui est inquiétant pour lui c'est qu'on voit que dans ces sympathisants les sympathisants par exemple du parti présidentiel dans ces dans son électorat de premier tour il commence à avoir un véritable effraytement et qu'est-ce que ça veut dire est-ce qu'il a fait des erreurs des trop grosses erreurs depuis sont depuis l'élection présidentielle ici oui lesquelles je pense que le chef de l'État a peut-être fait une erreur en ayant une campagne présidentielle qui était on s'en rappelle une campagne très courte vous rappelez il y avait quasiment pas de campagne du chef de l'État très peu de propositions les lectorat n'a capté que la proposition sur la réforme des retraites et le chef d'État sans aucun doute négligé de faire une passerelle un pont entre sa campagne présidentielle et tout ce qui s'était passé avant par exemple prenons un exemple on n'a pas beaucoup entendu le chef de l'État pendant la campagne présidentielle dire passage vous propose ça parce que je l'ai entendu dans le grand débat national où je l'ai entendu dans la convention citoyenne sur le climat et c'est vrai que le chef de l'État n'a pas donné le sentiment pour le moment d'arriver à fixer un cap une ligne alors lui comme tous les politiques dit qu'il a un cap bien évidemment mais c'est vrai que ce cap pour le moment on ne le voit pas assez clairement et tout le monde se pose la même question qui est quelle est la différence entre Macron deuxième mandat et Macron premier mandat est-ce que c'est le prolongement est-ce que ça complète le chef de l'État nous avait dit ça sera pas le même mandat ça c'est plus le même Président c'est plus le même façon d'exercer le pouvoir et c'est vrai que pour le moment il a ouvert notre appétit mais on n'a pas vu beaucoup de choses venir lors de la crise des gilets jaunes il s'en était sorti effectivement avec ce grand débat national est-ce que il peut dégainer ce type de d'idées pour s'en sortir là où est-ce que vous dites les Français ne se feront pas avoir une deuxième fois je crois que c'est un peu cette idée effectivement je pense que c'est pas possible on peut pas refaire une deuxième fois le grand débat le chef de l'État prendrait le risque considérable de faire un mauvais remake du grand débat national autant dans le grand débat national le premier tout le monde a salué la performance du chef de l'État sa capacité à s'extraire d'une situation qui était encore beaucoup plus problématique que qu'aujourd'hui mais par contre le refaire poserait instantanément la question qui est mais d'abord où sont les conclusions du premier grand débat qu'en a-t-il fait avant d'aborder un second grand débat national on voit que c'est beaucoup plus sans aucun doute du côté de ses conventions citoyennes que le chef de l'État est en train de regarder une solution peut être un peu plus politique politicienne Elisabeth borde est-ce qu'il doit s'en séparer selon vous est-ce que ça peut être une occasion pour lui de relancer ce second quinquennat la première ministre sort très affaiblie de toute la séquence popularité faible également comme le le chef de l'État et les habitants pour le moment elle peut rebondir pourquoi pas mettons en tout cas pour le moment n'est pas arrivé à incarner dans le pion publique un personnage le personnage Elisabeth borne peine à émerger les options positives à propos d'Elisabeth borne c'est qu'elle est sérieuse qu'elle est compétente qu'elle travaille ses dossiers par contre les opinions négatifs c'est que c'est une technocrate qui manque d'empathie par rapport au pays ou alors qu'elle n'est pas arrivée à s'affirmer par rapport à Emmanuel Macron et c'est vrai qu'en partant de là on imagine mal qu'elle puisse tenir sur cette image là pendant quatre ans merci beaucoup Bruno cotreesse politologue et chercheur CNRS au cevipov merci d'être passé dans les studios de Figaro life pour nous aider à analyser et à comprendre ce qu'il se passe aujourd'hui dans notre pays on va retourner sur le terrain vous le voyez ici ces places de places d'Italie ou les premiers manifestants sont en train d'arriver vincent roseron lui se trouve dans le cortège Vincent vous êtes je crois au niveau de cette fameuse brasserie de alors Vincent on a un petit souci de son il semble qu'on ne vous entendent pas on va essayer de rétablir ce problème je vois que vous êtes en train de rallumer peut-être le micro à moins que ce soit un problème de de batterie voilà on vous entend pas je vous confirme c'est pas grave on va aller voir Damien canivevez notre deuxième équipe sur le sur le terrain Damien vous êtes un petit peu plus en amont de ce cortège vous vous approchez donc de cette de cette place d'Italie où est-ce que vous vous trouvez précisément et quel est l'ambiance sur place alors l'ambiance a strictement rien à voir avec celle que l'on a pu connaître par le passé puisque vous avez vu tout à l'heure sur des images des feux de poubelle des jets de projectiles face aux forces de l'ordre alors que lequel est quand même relatif puisqu'il y a une entreprise un concessionnaire automobile bien connu qui est en train de se faire vandaliser les forces de l'ordre sont assez loin d'ici vont-elles surgir d'un instant tel autre c'est pas impossible dès lors que des exactions sont commises à partir de ce moment-là des des policiers ont tendance à venir assez vite pour encercler justement ces vitrines en attendant voilà vous voyez des manifestants radicaux qui sont en train de cailler assez cette concession alors on va essayer nous de se mettre à l'écart avec Julien on va se mettre à l'écart avec Julien Leclerc parce que c'est très compliqué de filmer ces choses-là vous savez très bien que nous les journalistes ne sont pas forcément les bienvenus dans ces cortèges et que des confrères ont été pris pour cibles pour les mêmes raisons donc nous sommes obligés de baisser la caméra à la suite de certaines menaces qui sont proférées la con contre nous il y a voilà des vitres qui sont en train de voler en éclat mais pour notre sécurité nous ne pouvons pas vous montrer ces images le calme est très relatif ici et je peux vous et je peux vous dire que on n'est pas sur des militants Black Bloc tel qu'on peut les connaître habituellement tout à l'heure alors que on en était en train de déambuler sur ce boulevard Saint-Jacques à un manifestant à visage découvert à jeter un pavé en direction des forces de l'ordre il se trouve que ce pavé est arrivé dans la tête d'un manifestant qui se trouvait non loin de ces policiers et gendarmes et nous sommes allés le voir il est sérieusement blessé à la tête donc c'est dire le niveau de tension qui règne ici même si sur les images vous voyez un calme apparent on sait qu'à tout moment la moindre étincelle la situation peut devenir très très vite exposée [Musique] merci beaucoup Damien Canivet sur le terrain pour Le Figaro live cet après-midi j'accueille en plateau anne-charlen Bezina bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes constitutionnaliste maître de conférence en droit public on va revenir sur cette question maintenant cruciale qui est dans tous les têtes c'est cette question du conseiller constitutionnel puisque finalement c'est ça maintenant qu'il faut savoir c'est est-ce que le Conseil constitue va valider ou non la réforme un mot sur ce qu'on vient d'entendre de la part de Damien Canivez est-ce que ce type de mots de mouvement de violence même si ça reste localisé ça reste globalement maîtrisé mais quand même des moments de tension est-ce que cela peut jouer est-ce que cela peut avoir un impact dans l'esprit des sages du Conseil constitutionnel et donc dans la décision qu'ils vont rendre infinie alors c'est paradoxal parce qu'en fait on est dans un moment où on se dit que la décision du Conseil constitutionnel cristallise toute cette tension donc on aurait presque besoin que cette décision Vienne fluidifier viennent donner une solution et pour autant d'un point de vue juridique et strictement démocratique de séparation des pouvoirs on peut souhaiter que non c'est à dire que précisément un juge n'est pas censé être sensible aux arguments de la rue etc mais c'est vrai que le Conseil conditionnel a quand même cette habitude parce que c'est une spécificité française de se prononcer très à chaud du processus législatif dans le moment où la population est encore très sensibilisée à ces questions donc il a il a aussi l'habitude de pacifier un petit peu en essayant de ne pas prendre frontalement non plus des problèmes et en essayant toujours de se prononcer de manière assez haute j'ai envie de dire en termes de point de vue par rapport à ces questions donc je ne crois pas nécessairement que ça influencera le processus décisionnel est-ce qu’après la décision en tant que telle sera de nature à apaiser le conflit ou pas là ça sera une question aussi de et bien de mesures entre deux décisions finalement puisque il y a la décision sur le projet de loi de réforme des retraites mais aussi la décision sur le référendum d'initiative partagé qui peut peut-être aider un petit peu à fluidifier alors concrètement on va rentrer dans le vif du sujet avec vous unchard Beena on va profiter de votre expertise les juges constitutionnel ont donc une semaine pour statuer pour décider donc du sort de de ce texte une décision qui est attendue pour vendredi 14 avril prochain quels sont les options sur la table aujourd'hui alors il y a deux décisions à rendre on le rappelle la décision sur le projet de loi de financement la sécurité sociale qui porte réformes des retraites et la décision sur le projet de référendum d'initiative partagée alors concernant le projet de loi de réforme des retraites c'est un contrôle qui est très plein de la part du Conseil constitutionnel il peut se saisir de l'intégralité de la loi il a pas besoin de rester uniquement dans le cadre de la critique de la requête donc là en plus on a eu beaucoup de requêtes il y a une requête des députés RN une requête des députés socialistes une requête des sénateurs et de la première ministre donc il est déjà très nourri en information évidemment dans ces méthodes de travail le Conseil constitutionnel a l'habitude d'appréhender en amont ces questions donc ils travaillent sûrement depuis le début du processus législatif sur ces questions avec un membre pré rapporteur de de cette loi qu'est-ce qu'on peut attendre de lui alors il y a soit l'invalidation totale en considérant que et bien il ne fallait pas utiliser le projet de loi de financement de la sécurité sociale à leur rectificatif pour un projet de loi de réforme des retraites pourquoi parce que c'est une procédure très accélérée parce que c'est un projet de loi avec un objet bien particulier néanmoins le Conseil consuel peut aussi se rattacher au fait que pas mal de dispositions vont concerner l'équilibre de 2023 donc c'est toujours très difficile de savoir s'il en arrivera jusqu'à la censure totale et il peut y avoir la censure partielle c'est-à-dire pas mal de dispositions de loi qui soit censurées pour sortir un petit peu trop de ce véhicule particulier parce que c'est ça la grande question c'est qu'en fait beaucoup de Décines sont uniquement sur la procédure et ça intéresse aussi les Français de savoir que cette procédure qui a été utilisée elle a été très chahutée on a vu qu'elle a été très courte que le fait d'avoir choisi un projet de loi de financement de la sécurité sociale avait beaucoup bousculé les choses donc on attend une réponse du Conseil constitutionnel sur ces questions est-ce que une censure totale du texte c'est possible en tout cas est-ce que c'est déjà arrivé alors c'est déjà arrivé les censures totales pour des motifs de fond pour les motif de procédure c'est arrivé deux fois en 78 en 2012 pour des cas relativement lourds quand même notamment une première fois en 78 où on avait voté la deuxième partie du projet de loi de finance avant la première donc on ne peut pas solutionner le problème sans reprendre toute la discussion et ici c'est vrai que ça serait la première fois que le Conseil constitutionnel sont sur le gouvernement pour avoir choisi une procédure qui ne serait pas la bonne et encore une fois pour en arriver à une censure comme celle-là il faudrait que le Conseil constitutionnel estime que aucune des dispositions du projet de loi de réforme des retraites ne concerne l'équilibre du financement de la Sécu pour cette année or on le sait bien cette retraite elle va être d'application immédiate enfin quasiment puisque ça s'appliquera dès le mois de septembre donc il y aura forcément une petite dispibilisation de l'équilibre pour 2020 il faut qu'il y ait des dispositions qui a un impact budgétaire sur 2023 c'est ça qui est important de de redire c'est qu'en réalité c'est un texte très technique la projet le projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificative et la loi organique nous précise que un projet de loi de financement de la sécurité sociale c'est quoi c'est quelque chose qui va affecter l'équilibre de la sécurité sociale et rectificatif parce qu'il vient rectifier ce qu'on a décidé en décembre donc il faut que ça affecte l'équilibre de cette année évidemment beaucoup des dispositions index seniors CDI seniors même les dispositions sur la pénibilité concernent en réalité une projection en 2030 donc sorte très largement du véhicule du projet de loi de financement de la Sécu rectificatif et donc on peut imaginer un conseil constitutionnel qui nous dise c'est mieux de ne pas utiliser ce type de projet de loi à l'avenir parce que trop de dispositions sortent en fait du domaine et on peut pas avoir une vraie réforme complète des retraites avec un véhicule comme celui-là et c'est donc sur ces points du texte que l'on peut peut-être envisager une censure partielle on verra bien est-ce que le fait que le Conseil constitutionnel valide l'ensemble de la réforme est-ce que ça c'est possible à première vue comme ça j'ai le sentiment j'ai l'impression que c'est assez peu probable ça me semble pour connaître bien la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel ça me semble peu probable parce que le Conseil constitutionnel et c'est la mission d'ailleurs que lui donne la loi organique et très sensible au domaine des lois c'est à dire que une loi de finances ne doit servir qu'à voter des finances une loi de financement de la sécurité sociale ne doit servir qu'à l'équilibre de la sécurité sociale et là on voit bien qu'on est quand même très borderline le Conseil d'État dans son avis préalable au vote de cette loi avait déjà dit que beaucoup de dispositions sortaient un petit peu du véhicule législatif donc je pense que le Conseil constitutionnel sera amené à censurer au moins certains dispositifs et à émettre des réserves d'interprétation c'est à dire à guider le législateur pour qu'à l'avenir la procédure soit peut-être un petit peu mieux menée alors quelles sont ces dispositifs les plus épineux sur le plan constitutionnel donc vous avez dit l'index senior c'est ça l'index senior le CDI senior on peut penser aux disponibilité au dispositions concernant la pénibilité aussi en réalité tout ce qu'on appelle les mesures complémentaires d'un projet de loi de réforme des retraites qui méritent à plein de se retrouver dans un projet de loi de réforme des retraites ont quand même des des difficultés à se retrouver dans ces projets de loi de financement de la sécurité sociale parce qu'il ne concerne pas l'équilibre de la sécurité sociale c'est plutôt des dispositions on le voit qui concerne le travail et donc toutes ces questions là pourraient tout à fait être considérées comme trop hors du texte on a retrouvé Vincent roseron sur le sur le terrain au niveau de cette brasserie de la rotonde boulevard du Montparnasse Vincent roseron on se disait tout à l'heure il semble que la situation à cet endroit là en tout cas soit redevenu assez calme oui effectivement en fait dans notre dans la fin du cortège mais au milieu du cortège tout est assez calme depuis le début de la manifestation et du coup on est passé devant la Rotonde et il y a eu vraiment un espèce de d'ailleurs on va s'approcher un peu avec Mathis fleuret pour vous montrer alors on voit les dégâts qu'il y a eu que vous avez pu voir pendant que ça se passait avec Damien et je viens Leclerc mais en fait les gens se sont à s'arrête prennent des photos et de comprennent en fait ils ont pas très bien compris ce qui s'était passé puisque eux ils étaient dans une association qui était très pacifique depuis le début et maintenant il voit ça ils comprennent ils ont pas très bien compris ce qui s'était passé beaucoup de gens nous ont dit d'ailleurs euh pourquoi vous filmez ça alors que on était sur une manifestation très très tranquille beaucoup de gens disaient mais c'est pas c'est ça nous dessert finalement d'avoir ces débordements lors des manifestations c'est c'est ce qu'on a entendu en tout cas aux abords de cette brasserie donc de la rotonde là en tout cas on est sur la fin du cortège qui va reprendre le boulevard Raspail et remonter on va vous montrer avec les images de Baptiste florait le cortège qui est en train de remonter là actuellement pour aller à Place d'Italie mais on a regardé on a fait que la moitié en fait de de ce parcours de manifestation [Musique] qui a mis du temps non pas à démarrer mais qui en tout cas s'est retrouvé bloqué à plusieurs reprises arrêtez à plusieurs reprises et qui a mis du temps à se diriger vers cette place d'Italie qui explique la raison pour laquelle et bien vincer on reçoit Mathis fleuret se retrouve seulement à mi-parcours alors qu'il est quand même déjà 18h uncharlet de Zina on parle tout à l'heure du du poids du contexte social du contexte politique sur les décisions du Conseil constitutionnel est-ce que alors on a parlé des violences mais est-ce que par exemple la menace d'un retour des blocages peut là aussi instaurer un rapport de force vis-à-vis de la décision et vis-à-vis du de des sages qui composent ce Conseil constitutionnel alors encore une fois par rapport aux conseils constitutionnel je suis pas sûr qu'il y a forcément d'influence de ces questions mais en fait le la l'autorité qui est visée par ces manifestations c'est bien plus le gouvernement et le président parce que on se rend compte qu'on a deux tempos finalement le gouvernement et la majorité essaye de se situer déjà en aval de cette de cette réforme en se disant et bien c'est terminé c'est derrière alors que les syndicats ont encore espoir alors il y a cet exemple dont on parle beaucoup maintenant du CPE en 2006 mais il n'y a pas que ça il y a des exemples sous la 5ème république de loi qui ont été suspendues non appliquées et donc on voit bien que finalement les syndicats même s'ils devaient y avoir une déclaration de conformité du Conseil constitutionnel ne désespère pas et la popularité est toujours du côté du mouvement syndical donc la population adhère à cette idée que on ne lâche rien qu'on est dans un temps long et que cette réforme des retraites est loin d'être dernière nous c'est ça qui est intéressant c'est de voir qu'il y a une temporalité qui est différente entre le processus législatif de ce texte quand bien même il devait être promulgué et le processus d'acceptation sociale qui semble beaucoup plus long et beaucoup plus chaotique sur le CPE effectivement vous faites référence donc à cette réforme portée par le gouvernement de 2002 Villepin en 2006 une réforme adoptée dans l'hémicycle une réforme validée par le Conseil constitutionnel mais qui n'a finalement jamais été mise en œuvre est-ce qu'on peut imaginer un destin pareil pour cette réforme des retraites alors c'est vrai on avait ici un petit paradoxe dans les deux têtes de l'exécutif c'est que c'était une réforme qui était bien plus portée par le Premier ministre que par le président lui-même et le président n'a donc pas mis beaucoup de bonnes volonté à ensuite appliquer ce texte lorsqu'il a vu la tension sociale qui existait il faut savoir aussi que Jacques Chirac avait une vraie hantise des mouvements sociaux et donc attendaient beaucoup de de la validation populaire et ici ça serait quand même à mon avis plus difficile que ça s'applique parce que on voit bien que c'est le président de la République qui est derrière cet engagement c'est un engagement de sa campagne présidentielle donc finalement ça ne serait pas le gouvernement qui serait en défaut mais ça serait le président lui-même donc ce sera plus difficile à mon avis d'en arriver à cela même la pause proposée par les organisations syndicales n'a pas été honoré de succès par le gouvernement et le président donc j'ai bien plus l'impression que que cette majorité avec son président tient le cap de et bien de de la stabilité de cette réforme dans le temps 417 000 manifestants dans les rues de France à 17 heures contre 521000 le 28 mars ce sont les chiffres que qui nous reviennent pour le moment du terrain et qui ont été collectés par nos équipes du Figaro data à 18h pardon je vous disais 17h à 18h417 000 manifestants contre 521000 le 28 mars avec donc une mobilisation qui semble être revue à la baisse un autre élément un jardin bézina que nous évoquions tout à l'heure c'est ce référendum d'initiative populaire d'abord c'est une mesure qui pour le moment n'a jamais été appliqués qui n'a jamais été mise en place alors si en 2019 pour la privatisation d'Aéroport de Paris mais vous avez raison sur un point ça a été mise en oeuvre mais ça n'a pas été jusqu'à son terme donc la grande question qu'on va avoir ici c'est est-ce que ce référendum d'initiative partagé c'est vrai que c'est pas vraiment un référendum d'initiative citoyenne puisqu'il faut que ce soit les parlementaires qui le soutiennent et bien est-ce que vous pourrez vraiment déboucher sur un référendum est-ce qu'il pourrait débloquer la situation déjà il a beaucoup d'inconvénients ce qu'il est très corseté ce référendum d'initiative partagé déjà il faut une décision du conseil qui qui considère que il est bien recevable moi je pense que ça sera le cas parce qu'il y a pas vraiment de problème de recevabilité il rentre bien dans l'objet de l'article 11 il n'a pas pour objet d'abroger une loi promulguée puisque la loi de réforme des retraites est pas encore promulguée mais il faut encore recueillir près de 4 millions 8 signatures de citoyens français et encore après cela il faut espérer que le processus parlementaire n'amène pas à une discussion de cette proposition avant que le président ne soit obligé de le soumettre à référendum et ça fait deux délais un délai de neuf mois pour le recueil des signatures et un délai de 6 mois pour ne pas en discuter au Parlement donc vous le voyez il y a beaucoup de corsets 4,7 millions de signatures c'est absolument énorme c'est absolument énorme et c'est très inédit dans l'Union européenne et même dans le monde où ce type de droit de pétition existe par exemple en Italie c'est au-delà d'à peu près 500 000 donc on est vraiment dans quelque chose de de masque irréalisable dès l'origine du texte est-ce que cette ne serait-ce que la mise en campagne de ce référendum pourrait au moins stabiliser les choses c'est une question qu'il faudra se poser et le Conseil constitutionnel pourrait tout à fait rendre de décisions un peu originales avec une décision qui laisserait passer ce projet de loi de réforme des retraites mais une décision qui laisserait aussi continuer le processus de référendum il faut savoir que les deux textes peuvent tout à fait suivre leur vie de manière indépendante l'un de l'autre en tous les cas ce RIP ça ne ferait pas les affaires du gouvernement parce que ça va être compliqué de discuter avec les syndicats pendant la collecte des signatures exactement d'autant que les syndicats ont dit qu'ils allaient y aller chercher ces signatures avec beaucoup de ferveur qu'ils entendaient faire de ce de ce référendum un argument de poids en termes politiques on peut penser aussi aux parties d'opposition qui verront une une continuation finalement de l'opposition au mouvement donc cette temporalité inversée qui fait que le gouvernement veut déjà se projeter dans la préréforme des retraites elle aura sûrement beaucoup de mal à s'imposer dans le calendrier parlementaire et dans le calendrier citoyen avec la venue de ce processus et son succès peut-être est-ce que cette réforme des retraites n'est pas en train de devenir une sorte de sparadrap pour le pour le gouvernement elle est en tout cas le symbole d'une crise qui existe de confiance finalement dans la vie politique de confiance aussi dans l'avenir de ce gouvernement alors est-ce que des réponses politiques ou constitutionnelles pourraient être apportées c'est la question qu'il faut se poser à l'heure actuelle est-ce qu'un remaniement par exemple suffirait est-ce qu'un changement de Premier ministre est-ce que une dissolution pourrait être envisagée on sait qu'on a un président de la République Emmanuel Macron qui est très peu enclin à utiliser les mécanismes constitutionnels qui sont à sa disposition alors la solution est-ce que sa solution n'est pas au moins politique c'est-à-dire dans un discours peut-être que la solution à toutes ces angoisses c'est peut-être un petit peu plus d'espoir et à ce qu'on peut espérer un nouveau cap cette fameuse nouvelle méthode est-ce que c'est pas le moment peut-être de la Lancer on verra ce que le gouvernement et le président sont en mesure de proposer si la procédure du Rip aboutit quel serait le texte alors le texte actuellement proposé c'est cette idée que on ne peut pas revenir à un âge supérieur de départ à la retraite à 62 ans donc c'est une manière d'installer un seuil maximum d'âge de départ il faut le savoir c'est ce texte l'a pris isolément ne suffira pas à réformer le droit des retraites parce que déjà il faut savoir quel profession ça concerne quels années de départ de de commencement de travail donc il y a une réforme des retraites c'est évidemment bien plus complexe que une simple phrase notée dans cette proposition de loi donc quand bien même ce cette proposition de référendum était adoptée ou en tout cas avec du succès il faudra de toute façon en passer par un régime juridique bien plus précis que ce que cette loi ne précise et notamment parce qu'elle aura pour objet d'abroger la réforme des 64 ans donc il y aura forcément une incohérence législative à solutionner et ça ne pourra pas se faire qu'avec cette simple phrase on va retrouver Damien Canivet sur le sur le terrain Damien la place d'Italie est en train de se remplir petit à petit est-ce que vous nous confirmez cette information et et est-ce que la situation comment la situation évolue sur place vous étiez témoin tout à l'heure d'un certain nombre de scènes de tension j'ai l'impression que c'est plutôt redescendu et quel bilan plus généralement tirez-vous de ce que vous avez vu sur le terrain aujourd'hui de cette onzième journée de manifestation vous m'auriez posé cette question Timothée dolom à savoir est-ce que la manifestation se déroule dans le calme il y a très exactement 15 secondes je vous aurais dit oui mais au moment où vous m'avez posé cette question des fumées blanches ce sont voilà dispersés ici où nous nous trouvons vers la fin de cette manifestation et on a l'impression effectivement que les policiers sont revenus sur l'itinéraire de la manifestation avec une fois de plus des pavés qui sont en train de pleuvoir donc la situation ce temps à nouveau alors qu'elle était calme il y a quelques instants on est même passé vous l'avez vu devant une concession automobile et ça c'était plutôt bien passé avec quelques jeux de projectiles mais aucune aucun affrontement réel avec les forces de l'ordre il y avait en plus des éléments de chantier et d'autres enseignes qui auraient pu être qui auraient pu être prise pour cible par par les manifestants il se trouve que il y a rien eu il y a eu aucune aucun grand débordement alors que là vous voyez il y a une fois de plus un cordon de policiers qui se met en place en tout cas une la formation de police qui s'organise avec de l'autre côté une fois encore des casseurs qui sont en train de balancer des pavés et je peux vous dire comme vous venez de le voir à l'instant sur les images de Julien Leclerc que ce sont pas des cailloux qui sont lancés ce sont de véritables pavés du mobilier urbain extrêmement lourd à tel point que certains policiers même ont été évacués tout à l'heure par leur camarades parce que ils se sont ils ont perdu connaissance on a été témoins un moment donné d'un engin explosif qui a explosé dans les pieds des forces de l'ordre il y a au moins deux policiers qui ont dû être évacués par leurs camarades et là vous voyez que les policiers battent en retraite en tout cas sont en train de peut-être retrouver leur camarades pour revenir un peu plus tard un peu plus fort parce que en fait là nous trouvons sur sur un boulevard qui est séparé par une ligne de métro et de l'autre côté il y a le cortège syndical qui défile dans le plus grand des calmes c'est assez étonnant d'ailleurs comme ambiance parce que vous avez la partie gauche de la rue qui est en proie à des violences assez assez incroyables et de l'autre côté sur la partie droite il y a le cortège syndical qui manifeste dans le plus grand des des pacifismes alors là des des grenades lacrymogènes viennent d'être tirés à l'instant par les forces de l'ordre et le bilan que je peux tirer Timothée aussi pour répondre à la deuxième partie de votre question c'est que tout toute cette manifestation s'est déroulé en fait dans une tension beaucoup plus importante que la dernière que nous avons suivi le mardi de la semaine dernière alors que les policiers redoutaient des exactions aussi fortes que le jeudi précédent la semaine dernière a été relativement calme alors qu'aujourd'hui on a vraiment assisté à des scènes ultra-violente vraiment on avait vu on avait l'impression de revivre ces images vous savez qu'on a vu à Sainte Soline avec des manifestants ultra organisés qui s'en prenaient à des forces de l'ordre avec des parapluies avec un attirail très très organisé bien là c'est c'est plus ou moins les la même ambiance que l'on est en train de retrouver vous voyez sur les images de Julien Leclerc là les policiers qui sont en train de de reculer et les manifestants casseurs qui se trouvent juste derrière nous qui sont en train d'essayer de ben voilà de de gagner ou de gagner un peu de marge sur eux sachant que vous entendez beaucoup de bruit autour de moi parce que des grenades de désencerclement sont sont lancés et nous nous trouvons juste en dessous de la ligne de métro qui est en extérieur à cet endroit où nous nous trouvons et forcément l'écho est assez impressionnant des feux également sont allumés ici des barricades ont été ont été allumés cette fin de manifestation va se tendre encore davantage un abri de bus aussi la viande céder sous le coup d'un d'un pavé et les pompiers qui cherchent une fois encore à intervenir en toute sécurité sur sur ce boulevard de façon à éteindre l'incendie là vous voyez des des des une fois encore des des grenades qui sont qui sont qui sont lancés et des pavés d'ailleurs qui atterrissent vraiment sur les casques des policiers franchement on voit mal comment cette manifestation pourrait se terminer dans le calme vu l'ambiance qui règne ici à Paris sur le sur le terrain vous continuez de faire attention de prendre soin de vous merci en tout cas d'avoir suivi cette cette manifestation pour nous d'être venue nous rapporter ce que vous voyez sur le terrain on continue avec vos images avec celle de Julien Leclerc qui est avec vous et on voit donc ces scènes de tension ces mouvements de foule un mot peut être bézina sur ce que vient de nous décrire d'Amiens canivevez et bien finalement une extrême violence qu'on retrouve il a fait quand même le parallèle avec Sainte Soline donc on se dit que on n'arrive plus à avoir les manifestations apaisées qu'on avait en début de manifestation sociale et ça prouve finalement que le climat ce temps qu'on a du mal à retrouver le chemin du dialogue et alors évidemment c'est c'est violence là elles sont sûrement périphériques à la contestation sociale mais il y a un moment de vie les uns contre les autres qui est quand même très désagréable à vivre en démocratie on a eu aussi beaucoup fou dans le discours politique cette conseille cette contestation des forces de l'ordre et dans ces moments là on se dit quand même qu'il y a il y a besoin de renouer le dialogue d'arriver à apaiser un petit peu ces situations parce qu'on peut pas continuer quand même dans un dans un climat ou ces images deviennent quotidiennes et c'est malheureusement ce qui est en train de s'installer donc ça ça donne un peu un sentiment en avant de de dialogue rompu et c'est ça je pense qui est le plus le plus coûteux aujourd'hui à regarder et à constater 20 interpellation nous dit-on au minimum cet après-midi dans les rues de la capitale c'est c'est un chiffre assez c'est assez important quand même oui ça me semble assez important et puis bon on voit que on est à peine au début finalement de cette journée puisqu'elle n'est pas terminée et qu'elle ne se terminera pas forcément dans le calme alors voilà évidemment on ne peut que souhaiter que la manifestation sociale redevienne la loi et que la violence redevienne l'exception puisque ici on a presque le sentiment que les choses s'inversent puisque ça n'est même plus le temps de revendications que de la violence à l'état pur et ça c'est un peu dangereux quand on voit que ça peut se propager et devenir aussi c'est ça qui est un peu dangereux dans ce message c'est cette idée de se dire que la violence est elle l'ultime manière de faire bouger le gouvernement et que il ne reste plus que ça on entend souvent d'ailleurs dans dans le dialogue dans cette idée de se dire que les gilets jaunes ont réussi parce qu'ils ont été plus violents et que donc il ne resteraient que ça il faut savoir que les gilets jaunes ont très peu été entendus quand même et que la violence n'a pas particulièrement servi leurs causes donc voilà on quand le président de la République nous disait il y a 15 jours il faut se remettre autour de la table on peut le souhaiter que ça soit la voix d'apaisement du conflit qui qui gagne va interpellation c'est vrai que on a déjà connu davantage mais vu le climat qui commence à s'installer sur cette manifestation on se dit que il n'est que 18h et que malheureusement peut-être que les choses peuvent continuer à dégénérer et évidemment c'est n'est pas ce que nous souhaitons on parle à une Charlène Bezina du 13 avril comme prochaine journée de manifestations c'est en tout cas ce que nous ce que nous rapporte certains journalistes du Figaro d'après des sources syndicales ça serait donc la veille de cette décision du Conseil constitutionnel c'est finalement assez logique oui c'est encore une manière d'être dans les grands événements de ce de ce texte et de le suivre dans sa vie politique et parlementaire néanmoins il faut pas oublier aussi que les manifestations dites sauvages ont existé juste après le 49-3 et on peut tout à fait imaginer qu'après cette décision du Conseil constitutionnel suivant qu'elle soit favorable ou non à une certaine issue et bien il n'y a encore des contestations populaires c'est vrai qu'on se rend compte finalement encore une fois d'un d'un vrai fossé entre le cheminement représentatif du texte et le cheminement populaire et c'est là en effet que se trouve l'essentiel de notre problème c'est c'est de reconnecter c'est de se faire qui qui finalement aujourd'hui vivent une vie complètement indépendante l'une de l'autre ça peut faire pression en tout cas je vous ai déjà posé la question mais ça peut faire pression à mon avis pas tellement sur les juges en tant que tel mais sur la réception de la décision des juges au niveau politique et puis aussi sur la réception que cette que cette violence et que cette révolte finalement peut avoir sur le gouvernement et sur la suite du processus législatif bien sûr que quoi qu'il en soit quand est-ce que la loi a le plus de chance d'être promulgué on l'a dit à l'état adoptée à l'Assemblée nationale la question c'est de savoir si le Conseil constitutionnel la valide ou non quelles sont les options en fonction de la de la décision des sages quand est-ce que cette loi peut entrer en oeuvre alors si il y a une censure totale et bien il faut tout recommencer à zéro s'il y a une censure partielle le gouvernement et le président peuvent donc considérer que la loi tronquée des dispositions qui auront été censurées par le Conseil constitutionnel peut suivre son cours et ce qui se passe dans ces cas-là ce sera pareil d'ailleurs en cas de conformité totale c'est que il y a un compte à rebours en réalité qui est lancé pour le président de la République c'est l'article 10 de notre const qui nous dit qu'il y a 15 jours pour promulguer donc de toute façon à l'issue d'une décision du Conseil constitutionnel il y a toujours ce délai de 15 jours alors tronquer des quelques jours avant la saisine mais là ils ont été très rapide donc il reste à peu près 14 jours et bien dans lequel le président est si l'on en croit au moins la rédaction du texte de la Constitution tenue de promulguer encore une fois on a dit une loi promulguée n'est pas forcément une loi appliquée il y a encore une place pour le dialogue mais ça c'est une démarche politique c'est pas une démarche juridique merci beaucoup anne-charlen beezina constitutionnaliste et maître de conférence en droit public on continue bien sûr de suivre cette actualité autour des des retraites attentivement avec en ligne de mire 7 décisions donc du Conseil constitutionnel vendredi 14 mai prochain il y aura également peut-être une nouvelle journée de mobilisation et de manifestations le 13 mai et nous serons bien sûr sur le pont pour vous faire vivre cette journée pour ce qui est de la manifestation d'aujourd'hui bien sûr on reste attentif à ce qu'il se passe et puis si jamais il y a des éléments significatifs nous serons là bien sûr pour vous faire vivre cette actualité merci en tout cas de nous avoir suivi tout au long de l'après-midi la suite du programme sur le figarolive c'est avec Alexandre devecchio esprit libre à 20h ses invités ce soir le sociologue Mathieu bocoté qui débattra avec l'historien et essayer Nicolas Baverez vous n'oubliez pas juste avant cela bien évidemment notre nouveau programme bienvenue en Île-de-France à 19h et puis à 21h vous retrouvez Le Figaro la nuit animée par Thibault Gauthier excellente soirée sur le Figaro life [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] pourquoi elle est là elle est là [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] mathématique [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]