Un député jugé "sexiste"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
France dans tous ces États. Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ? Vous nous cassez les oreilles ou à défaut est-ce que vous pourriez baisser le micro ?
Ça c'est pas acceptable. Je vous rappelle à l'ordre immédiatement et votre appel à au règlement est terminé. Vous avez un rappel à l'ordre.
C'est insupportable. C'est honteux. Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle.
C'est fini. C'est fini. C'était mercredi dernier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le député UDR Gér Verni rappelé à l'ordre par la présidente Elbron Pivet pour avoir demander à Sandrine Rousseau de parler un peu moins fort ce qui selon certaines mœur seraiit apparemment sexiste.
Alors quelles étaient les intentions de Gérouverni ? Et bien on en parle tout de suite sur Sud Radio. Bonjour monsieur le député.
Bonjour. Bonjour Géroverni. Merci d'être sur Sud Radio.
Bon vous êtes sur la scellette. Moi j'aime bien vous entendre parce que vous avez été mis en cause. C'est violent quand même sexisme.
Voilà. C'est peut-être fondé, c'est peut-être pas fondé. Euh, on a vu alors on aurait dû également écouter la prestation de Sandri Rousseau et et c'est vrai que sur les bancs de la gauche extrême ou de l'ultra gauche, quelquefois, il y a des propos véhéments.
Il y a même des certains propos qui sont allés très loin qui ont été rappelés à l'ordre. Faut le reconnaître aussi. Là, ma seule question est alors je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal.
C'est vrai que sur le fond dire à quelqu'un arrêtez de hurler, c'est peut-être une attaque un peu personnelle. Ensuite vous dit, vous nous cassez les oreilles. Admettons que votre propos soit à sujet à un commentaire.
Mais ce que j'ai pas compris c'est en quoi c'est sexisteis puisque ça aurait été un homme, les termes auraient été les mêmes. Tout à fait. Vous auriez pu dire à à monsieur Coqel, enfin il hurle pas Coqel lui, non mais enfin il y a d'autres hein monsieur de l'OGU, vous aurez pu arrêter de hurler ou c'est voilà et là tout de suite on vous ta de de sexis.
Vous admettez la la comparaison ou non l'allusion ? Non mais je comprends pas. En réalité, c'est plutôt une tempête dans un verre d'eau.
Parce que si vous voulez euh il faut regarder les choses de façon très factuelle. Premièrement il y a un vrai problème de bruit dans l'hémicycle. Euh c'est quelque chose qui est reconnu parce que les gens ne savent pas les auditeurs.
Voilà, moi je j'ai été à l'assemblée, je sais ce que c'est. Tout à fait et les personnels de l'assemblée se plaignent d'ailleurs de ce bruit et on est au-delà des normes réglementaires concernant la santé au travail. Donc c'est une réalité.
Euh on est on est à un moment du budget assez intense. Euh on siège depuis des semaines et des semaines, les esprits s'échauffent. Après, je demande à madame la présidente hein, il y a le Bron Pivet euh de de pouvoir faire moduler aussi les micros parce que c'est possible.
C'est ce que je demande he dans ma phrase. Je demande à madame Rousseau d'arrêter de hurler ou à défaut qu'on baisse les le les les le son tout simplement. Voilà.
Donc c'est pas dirigé vers Madame Rousseau spécifiquement, c'est le brouis qui est dénoncé. Madame Yel Bron Pivet un an avant avait demandé à la France insoumise sur Twitter d'arrêter de hurler. Voilà donc le mot hurlement c'est pas un mot qui qui sort nulle part, c'est que vraiment véritablement il y a des hurlements et donc c'est un problème de décibel.
Donc pour voilà je peux m'exprimer quand je dis vous nous cassez oreilles j'aurais pu dire vous nous faites mal à la tête. Oui, fait moins de bruit, parler moins fort enfin 1 soyez ttant dit. Ce qui est plus dérangeant, ce qui est plus dérangeant c'est que au-delà de cette anecdote he parce que on est dans le domaine de l'anecdotique, alors madame Bron Pivet fait un rappel à l'ordre.
Bon, il paraît qu'il y a des conséquences financières qui sont attachées. Alors, si j'allais vous poser la question la sanction consiste en quoi ? Le rappel à l'ordre ?
Écoutez, normalement il y a il y a plusieurs grades dans le rappel à l'ordre. Je ne sais pas, je sais même pas si ça c'est votre premier. Vous avez déjà eu un Non, c'est mon premier parce que je suis je suis un gentil discipliné.
Exactement. Le Non, ce qui est plus dérangeant, c'est qu'il y a eu des attaques anominem extrêmement violentes de la part de l'extrême gauche qui n'ont pas été sanctionné. notamment ma collègue Anan Mansouri euh qui a été de traité de caution euh par un député de la France insoumise euh Anna Mansouri qui est euh est d'origine marocaine qui était euh traité de caution quand elle montait à la tribune.
Euh euh Yel Bronpier a considéré que c'était pas euh c'était pas euh un un c'était pas grave. Ah oui, la diversité a deux poids. Si elle est à gauche, elle est légitime et si elle est à droite, ça devient une caution politique.
Exactement. On a un député communiste qui qui a expliqué que potentiellement le communisme ferait encore plus de morts à l'endroit de mon collègue Olivier Fessa. C'est quand même grave he Olivier Fa qui rappelait que le communisme avait fait 100 millions de morts.
Un député communiste lui répond que il faudrait faire attention parce que peut-être ce bilan pourrait s'alourdir. Pas de rappel à l'échelle des gravités, on n'est pas tout à fait sur le même plan. Donc demander à quelqu'un de parler un petit peu moins fort pour la qualité des débats, c'est mal.
Euh traiter une députée d'origine marocaine de caution euh c'est OK. Euh expliquer que potentiellement il faut faire attention parce que le communisme pourrait générer plus de morts, c'est OK aussi. Donc c'est plutôt ça qui me dérange.
Donc vous considérez qu'il y a un peu de poids de mesure complètement. Euh en fait il y a une soumission euh de à minima une soumission voir une complaisance de la présidence de l'Assemblée à à l'endroit de l'extrême gauche et ça c'est gênant. Pourtant, on sent monsieur le député de ce côté de l'hémicycle, hein, le groupe assemblée nationale et et UDR.
UDR pour moi c'était le parti gauliste quand j'étais gamin toujours Union France de la République c'est pour ça euh qui était le parti majoritaire et qui était euh du général de Gaulle. Et donc Eric Choti a repris c'est de façon tout à fait légitime d'ailleurs. Il n'y a pas de personne était propriétaire.
Non, on sent une précaution de tenue. Vous êtes en costume cravate, vous êtes tous élégants. Tel que j'ai toujours vu les députés à l'Assemblée nationale jusqu'à il y a quelques années.
Vous essayez de soigner votre expression. Euh voilà, il y a rarement de débordement. Bon, quelques fois dans le débat, il y a une tension, il y a un petit peu de voilà, là vous êtes vraiment fustigé comme un alors sexiste.
En plus, madame Brand Pivé, elle en colère. C'est fini. C'est fini.
Comme s'il y en avait tous les jours ou avait régulièrement. C'est pas le cas non plus. On est bien d'accord.
Absolument pas. Alors le le groupe UDR a une vraie spécificité, c'est que nous sommes euh un parti où il y a comme 75 % des députés qui sont issus du monde du privé, beaucoup de chefs d'entreprise. Je suis moi-même euh chef d'entreprise, je dirige un groupe industriel.
Euh rappelez-mo circonscription 14e des bouches du Ron. Euh donc bah oui, circonscription sensible hein. Euh c'est-à-dire bah sociologiquement vous succédez à qui vous avez à une député macroniste.
Effectivement euh c'est une circonscription qui bascule en fonction des résultats majoritaires. Donc donc député de terrain et vous connaissez ce qu'est la fracture sociale notamment dans les bouches du rôe. Voilà, ça vous empêche pas d'être en cravate.
Vous êtes quand même assez proche des des gens du terrain et du peuple. Voilà. Tout à fait.
Tout à fait. euh aucun rapport mais au contraire, je pense que c'est respecter nos électeurs que de les représenter euh le plus dignement possible. Euh donc oui, on essaie de d'apporter de la qualité au débat systématiquement, on on argumente beaucoup.
Euh il y a un travail euh de de qui est mené par l'UDR où on organise énormément de colloques d'ailleurs euh pour euh euh pour faire avancer le débat sur les questions fiscales, sur euh de façon majoritaire sur l'économie en général et sur la défense des entreprises. C'est vraiment nos nos axes. Du coup euh vous n'avez pas vous n'avez pas pu vous n'avez pas pu formuler votre observation au règlement.
Elle ça vaut le coup de la rappeler ou non ? C'était vraiment un détail technique si je peux dire ou c'était une Bah écoutez je sais pas je sais pas la suite qui sera donnée. Non non non mais elle vous dit il n'y a plus de de rappel au règlement.
C'était quoi votre appel au règlement ? C'était uniquement justement la la la possibilité d'avoir des des débats paisibles parce que je considérais que l'intervention nuisait à la qualité de votre propos c'était l'illustration de votre votre appel de règlement qui finalement n'a pas été entenduit. Bon, peut-être que finalement cette altercation et et cette sanction que vous allez subir permettra peut-être à l'Assemblée nationale, aux représentants de la nation de modérer un petit peu le leur ton temps parce que on est quand même pour les Français, je peux vous dire et quelle que soit leur opinion politique, les gens vous disent l'Assemblée nationale c'est quand même les représentants de la nation, c'est les députés de la nation.
On attend un petit peu plus de sérénité, de tenue, même s'il peut y avoir des échanges véhéments. Et dans l'histoire, il y en a il y a même eu il y a même eu des des des des coups de feu, des menaces des menaces de mort. Mais là, vu l'importance du débat et la tension qu'il y a dans le pays, on attend un peu plus de sérénité.
Ça je peux c'est quelque chose à Oui, mais vous savez, j'ai reçu des milliers de de marques de soutien, vraiment des milliers de personnes qui me disaient que effectivement c'était bien de rappeler que on n'est pas dans une cour de récréation et qu'il faut être capable de de mesurer et ses propos et la façon dont on les prononce. Et c'est ce que je fais remarquer à ce moment-là, c'est-à-dire essayons d'avoir un débat et une expression de ce débat que soit à la hauteur des enjeux. Et les enjeux sont graves parce que effectivement c'est le quotidien des Français, c'est la fiscalité dans sa globalité, donc c'est les perspectives économiques et cetera.
Donc c'est c'est des enjeux qui touchent le quotidien français dans leur ensemble. Vous aviez des relations, j'allais dire normales de parlementaire avec son île Rousseau vous vous croisez à la buvette ou autre ou non pas vraiment. Tout à fait.
Enfin tout à fait depuis d'ailleurs vous êtes recroisé depuis c'est pas on n pas eu l'occasion de se recroiser depuis mais si vous voulez moi j'ai des relations cordiales avec tout le monde je respecte l'intégralité des des députés. Je combats farouchement et effectivement l'idéologie d'extrême gauche mais je combat l'idéologie je combat pas les hommes. Donc je combat l'extrême gauche mais je respecte les personnes bien évidemment.
Bon en tout cas sur ce plateau, vous êtes comporté très correctement. Gen j'espère que j'ai pas hurlé. Non voilà.
Alors qu'est-ce que je peux vous dire ? Soignez votre langage monsieur le député. Faites attention à ce que vous dites.
Voyez, ne provoquez pas la colère lire de madame Brown Pivé qui essaie de voilà de présider de l'Assemblée nationale mais qu'elle veille aussi à ce qu'il y ait beaucoup de sérénité. C'est aussi son rôle je pense de veiller à cela. Je pense aussi.
Merci d'être venu sur ce radio. Merci beaucoup. Restez bien avec nous.
On est ensemble jusqu'à 14h avec Louisalter, auteur de la foudre et les cendres aux éditions l'observatoire parlera d'Emmanuel Macron et de sa fin de règne un petit peu difficile. À tout de suite. Yeah.
Gérault Verny