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Autre28 minutes - ARTE· 6 août 2026 46 minMixte

Jean-Claude Raspiengeas / Écologie politique, perdante de la crise climatique ? | 28 minutes | ARTE

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Bonsoir à toutes et à tous. C'est une véritable joie. Voilà, tout simplement que de vous retrouver pour une nouvelle soirée d'été et eux ils sont bien présents et frétillent d'impatience.

C'est la belle équipe de 28. Bonsoir à vous chers amis. Mathieux.

Et l'actualité et bien c'est l'écologie politique qui malgré un été où les incendies et les canicules se succèdent ne fait pas recette auprès des électeurs et pourtant il serait peut-être temps de parler du sujet climatique. Moi, j'aimerais que les que les candidats à la présidentielle s'emparent de de ce problème climatique. Ce n'est pas un jeu vraiment, il y va de du bien-être de la population.

Je crois que c'est un message très clair. Prenez ce problème vraiment de de façon très sérieuse. Alors, comment expliquer la difficulté de l'écologie politique à capitaliser sur ce sujet ?

La radicalité de certains militants décert la cause environnementale, les critiques envers les écologies sont-elles fondées ? Nous en débattrons. En fin d'émission, nous retrouverons les petits artisans de la chronique, un des orfèves qui garantissent la qualité sur facture et il coûte cher à savoir Isadora Darcial et Théophile Cosa au menu ce soir Isadora.

Et bien dans l'étel à l'européenne direction la Norvège avec un chocolat qui en dit long sur l'autre passion des Norvégiens. Les balades en plein air. Ah on a du mal à lier les deux mais on va voir ça en effet.

Et vous Théophile, deux streamers vous savez he qui font des vidéos sur internet viennent d'être condamnés dans une affaire très glo à de la prison avec surc et à un bannissement numérique. C'est la première fois que ce type de peine est prononcé en France justement le bannissement numérique. Je vous explique comment ça marche.

Voà. On vous retrouve en fin d'émission car avant ça une question. Êtes-vous plutôt GPS ou carte routière ?

Alors autant le dire le GPS est pratique mais n'a pas la poésie de la carte. Vous savez celle qui refuse de se replier alors que vous êtes au volant et qu'elle vous cache toute visibilité. Les cartes ont surtout une histoire et elle nous est aujourd'hui comptée par Jean-Claude Raspinjas dans son livre La France à la carte.

Il est notre invité car en plus il a trouvé le chemin du studio. Et c'est tout de suite dans 28 minutes. Bonsoir Jean-Claude Aspirejas.

Bonsoir. Alors, vous êtes journaliste. Votre dernier livre, c'est celui-ci, la France à la carte, publié aux éditions des Équateurs.

Je vous présente l'équipe de 28 minutes. Paul Barcelone, bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir. G Vest. Bonsoir.

Alors, Jean-Claude Rasperge, quand on a dit dans la rédaction de 28 minutes qu'on allait vous invité pour parler des cartes, et bien d'un coup, il y a des gens qui sont venus le lendemain avec des cartes routières qu'ils ont trouvé mais alors qu'ils n'utilisent plus. C'est ça qui est étonnant, c'est qu'on en a presque tous chez nous dans des greniers, dans des placards, on sait plus trop quoi en faire. En fait, c'est une sorte de patrimoine qu'on a chez nous.

Mais bien sûr dans toutes les familles, vous avez des cartes des cartes routières bien sûr et on s'en est pas débarrassé, on les a gardé et il y a un attachement affectif et sentimental à la carte routière mais qui tient à une une réalité, c'est que dans ces cartes-là est contenu votre histoire familiale, votre histoire personnelle, vos histoires de vacances, l'histoire de vos parents, les lieux où vous auriez aimé aller, les routes que vous avez prises, tout est contenu dans la carte routière et c'est pour ça qu'on s'en débarrasse pas et qu'on les retrouve dans les greniers. Les armoires, elles sont là à plier. Elles attendent le retour en grâce.

C'est ça. Grâce à vous. Et on voit qu'on y tient puisque regardez celle-ci, elle est même rescotchée, hein, vous voyez dans tous les sens.

Donc voilà, on va voir pourquoi vous avez finalement et bien le profil idéal pour nous parler de ces cartes routières et c'est Olivier Boucreux qui nous explique tout ça. Jean-Claude Raspien Jas, vous êtes journaliste et écrivain dans la France à la carte. Vous racontez un pays qui a longtemps voyagé avec un dépliant Michelin sur les genoux.

Pour nous apprendre à ne pas perdre le nord à l'heure du GPS, vous avez le profil idéal. Ceux qui ont la chance de pouvoir dédaigner trains et autobus doivent à cette liberté de choisir longuement leur but et de déterminer minutieusement leur itinéraire. Vous naissez en 1958 dans le Lotgaron dans une France où les nationales traversent encore les villages.

Après science Bordeaux, vous avez choisi un journalisme de terrain et de culture, grand reporter à Télérama puis à la Croix. Vous avez recueilli les vies bousculées par l'histoire puis vous avez débattu des livres au masque et la plume. Votre méthode ?

Partager le quotidien des gens. les routiers côtoyés pendant 1 an, les bateliers avec qui vous avez vécu sur les péniches, il labourent le fleuve de avec leur soc d'oubli et puis et puis le le fleuve est une ardoise magique. Elle efface toute trace et toute mémoire après leur passage.

Donc euh pour la France à la carte, vous commencez par curiosité comme un automobiliste parmi d'autres et votre enquête auprès de cartographes et collectionneurs bascule peu à peu vers une histoire culturelle de l'évasion. Pour vous, la carte routière raconte autant la France que les Français. Elle garde la trace des guerres, des ponts détruits, de la reconstruction des départs en vacances.

Paris en est le cœur battant, les routes, ses veines et ses artères. Cette nostalgie là, il dit quelque chose aussi de ce qui de ce qui n'existe plus. Au commencement, il y a Michelin, début du 20e siècle, les frères veulent vendre des pneus.

Il faut donc faire rouler le pays. Il dessine les routes, installent des panneaux et inventarter, le vert pour savoir quoi visiter. Face à eux, même l'y finira par se replier sur la randonnée.

Aujourd'hui, le GPS nous conduit de rue en rue. Indispensable certes, mais il réduit le monde au trajet immédiat. Les routiers, eux, gardent la carte papier comme juge de paix parce qu'elle fait foi et peut-être aussi parce qu'elle montre encore ce que l'écran efface.

C'est à la fois un traité d'histoire, un précis de géographie, un recueil de poésie. Voilà Jean-Claude Rasping votre livre donc la France à la carte. On apprend donc et bien la carte routière moderne née en 195 à Clermontferrand.

Pourquoi Clairmontferrand ? Parce que c'est le berceau tout simplement de Michelin. Et ce qui est fou c'est qu'en fait on se dit qu'en fait on pensait que les cartes c'était juste pour se déplacer.

En fait non, ça sert donc à vendre des pneus. Ah ben c'est même l'origine. Il y a au commencement et le pneu.

C'estàd s'il n'y a pas de pneus il y a pas de carte routière. Et comme les Michelins invent, leur objectif, il faut que ça roule. Et pour que ça roule, ben ils vont inventer les cartes routières.

En réalité, ils invent pas. C'est pas les premiers. Ils n'ont pas inventé les cartes routières, ils n'ont pas inventé les guides, mais ils ont su les mettre en valeur et surtout pousser par une stratégie industrielle qui est vendre des pneus.

Donc donc il faut que ça roule et et pourtant ils sont pas tout seuls sur le marché de la la carte routière. Qu'est-ce qui fait leur spécificité pour pourquoi c'est eux qui gagnent, qui emportent le marché ? parce que précisément ils ont une nécessité industrielle derrière eux qui est de vendre du pneu.

Et donc ils vont ils vont se battre pour signaliser les routes. Les routes sont pas du tout signalisé. Donc en 1912, ils vont faire une pétition nationale énorme.

Ils vont même piéger le président de la République. Ils vont obtenir de signaliser les routes. Donc toutes les les panneaux sur les routes les les les routes viennent d'eux mais tout le monde va se mettre dessus y compris Zola.

Est-ce qu'il gagne par la mise en forme ? Est-ce que la lisibilité peut-être plus facile chez eux qu'ailleurs ? Bien sûr, pareil pour les cartes routières, il y a à peu près une vingtaine de de de fabricants de cartes routières et eux vont l'emporter par la clarté, la lisibilité et ils vont imposer une norme esthétique.

Ils vont l'imposer sur les panneaux routiers et ils vont l'imposer sur les cartes routières. Ce qui ce qui est étonnant, c'est qu'on voit donc ça participe bien sûr à l'essort de l'automobile dans notre pays, mais Michelin c'est tout même une entreprise privée. Pourquoi l'État n'a pas décidé finalement de confier ça à l'hygiène Institut de géographie nationale plutôt que de laisser ça une entreprise privée ?

C'est vrai que jusqu'en 1946, l'État se laisse faire. enfin laisse l'initiative privée prendre le le contrôle de ça. Alors notamment la la signalisation évidemment les cartes routières et l'IGN c'est les héritiers des cartes d'étatmajor et eux c'est une institution étatique elle s'occupe de la défense du territoire elle s'occupe de de quadriers tout ça alors vous disiez qu'on a des vieilles cartes routières dans nos cafes dans nos greniers peut-être dans nos placards.

On va regarder une carte de 1946 lendemain de la la Seconde Guerre mondiale. ce que vous voyez le quadrillage en rouge, ce sont des des zones minées ou en cours de de déminage. On est en effectivement en Alsace, les ronds rouges, ce sont parfois des localités détruites.

Ça veut dire que ces cartesl on a peut-être d'ailleurs tendance à l'oublier, mais ce sont aussi des témoignages et des témoignages historiques. Absolument. C'est la carte routière est un est un traité d'histoire et et ceux qui s'intéressent de près aux cartes routières sont capables de les lire comme des partitions, comme un livre et vous décrivent.

Là, vous avez euh la carte de 46 de l'est, mais si vous aviez la la carte de Normandie, par exemple, c'est tout à fait stupéfiant de voir les ravages et c'est visible sur la carte routière. Vous avez par exemple les cartes autour de Marseille et de Fusurmer. Si vous prenez les cartes de 1950 et celle d'aujourd'hui, vous voyez mais voilà, c'est ça ça rien à voir.

Et les cartes routières enregistrent consignent cette évolution. Alors, vous avez une véritable enquête he vous avez rencontré aussi des fans véritablement de de cartes routières même peut-être qui roulent plus mais qui continuent à collectionner ses cartes routières. Juste pour se donner euh vraiment une idée comme ça, une vieille carte routière, ça s'échange à combien euh on peut la trouver au Alors, précisément, ce qui est intéressant, il y a il y a des tas de collectionneurs, il y a sep familles de collectionneurs d'objets Michelins et tout ça.

Et l'aristocratie, c'est les carteuses, ceux qui s'intéressent aux cartes et précisément, ils mettent un point d'honneur à ne pas mettre de côte, c'està-dire qu'il y a pas de il y a pas de prix. D'accord. Contrairement à des tableaux d'art, par exemple.

Exactement. D'accord. Ah oui, tout simplement.

Donc c'est chacun en tout cas, on le voit à quel point ça peut être mystérieux. Mais on va aller avec vous Julien. On va voir aussi que bien c'est une affaire de résistance tout ça he puisque pour résister à l'essort du GPS Michelin et bien est obligé de se diversifier et à lancer maintenant des cartes thématiques.

Oui parce que les cartes aujourd'hui sont surtout utilisées comme source d'inspiration. Par exemple Jean-Mthieu, je crois savoir que vous êtes un amateur de 20. C'est vrai.

J'aime bien. Oui, j'aime bien. Bon et ben si vous voulez partir cet été sur les routes des Vignobles, il faut vous procurer cette carte.

Regardez la carte 20 de France. Cette carte est faite pour vous. En tout, il y a 19 thématiques, hein.

Par exemple, la France en train, la France à moto ou encore la France à vélo. C'est d'ailleurs la carte qui marche le mieux, hein, dans cette collection lancée il y a seulement 4 ans. L'éditeur veut s'adapter en fait aux nouvelles façons de voyager et s'adresse désormais à des publics précis, ceux qui aiment la spiritualité.

Il y a le vin mais il y a la spiritualité également. Une carte vient tout juste de sortir les chemins de pèlerinage. Regardez cette carte du côté de Bordeaux.

Le tracé bleu, c'est le célèbre chemin de Compostelle. On voit aussi tracé rouge et bien c'est le chemin appelé le M de Marie et en rose le chemin d'Amadour. Voilà, ça fait plein d'idées de randonnées pour ceux qui se trouvent dans le coin cet été.

Jean-Claude Aspienjas, est-ce que finalement c'est pas ces cartes là les cartes de de l'avenir ? Si si bien sûr et d'ailleurs c'est la c'est la reconversion des éditeurs de cartes routières et en particulier chez Michelin c'est qu'aujourd'hui c'est le complément du GPS comme le GPS est devenu indispensable on peut plus s'en séparer euh on peut plus on peut plus circuler sans le GPS il faut qu'il s'adapte et donc ce qui s'adapte c'est ils font maintenant des cartes dites d'inspiration voilà et qui viennent en complément et derrière le Verseau de de des cartes dont vous parlez il y a ce qu'on appelle des carterines c'està-dire des des QR codes qui qui qui sortent des GPX enfin c'est tout un appareil technique aujourd'hui qui fait que en effet la carte routière est en train de sacrément évoluer pour pouvoir perdurer. Mais Jean-Claude, il est vrai que aujourd'hui comment aujourd'hui défendre finalement ce bout de papier ?

On a tous des souvenirs en nous de nos parents s'énervant comme ça sur le volant, la repliant et cetera. Comment aujourd'hui se dire que ça est plus pratique qu'un GPS ? Ah mais c'est même un enjeu philosophique.

C'estàdire c'est sur la carte routière aujourd'hui vous avez le chemin de votre liberté. Le GPS, je viens de dire, il est indispensable et je le pose pas. Mais le GPS, il de votre regard, il vous réduit au pur moment où vous regardez.

Il vous il vous il vous enlève le sens de l'orientation qui est quand même un héritage millénaire. Enfin, je savoir ce vous prenez un GPS, vous ne savez absolument pas quelle direction. Le GPS, il ne fait qu'obéir à la direction que vous prenez.

Le GPS ne vous offre quasiment pas d'alternative. Il efface la mémoire des lieux où vous êtes passés. Euh Anna Aren disait, elle déplorait ce qu'elle appelait le trésor perdu des expériences passées.

Qu'est-ce qui fait qu'on a décider de de se priver de ce moyen de connaissance et de ce chemin de liberté ? Dès que vous aurez une carte routière, c'est tous les possibles qui s'ouvrent devant vous. Quand vous prenez un GPS, il a avec vous un rapport cominatoire.

Est-ce que c'est pour ce chemin de liberté que les routiers que vous avez côtoyé pendant un an, on l'entendait dans votre profil idéal tout à l'heure, garde certains dans la boîte à gant, dans le camion, dans la cabine leur leur carte routière ? Pour eux, c'est vraiment le le recours, c'est-à-dire, ils ont trois GPS et quand les GPS commencent à les égarer, ils le sentent, ils vont chercher tout de suite la carte routière parce qu'ils sa ils savent ils savent que c'est vérifié, que c'est annuellement recommencé. Euh c'est vraiment à chaque fois ils ont recours et donc ayant voyagé avec eux c'est les professionnels de la route si eux ont encore l'usage de la carte routière malgré leur 3 GPS c'est que donc il faut leur faire confiance mais au-delà de ça c'est l'intérêt esthétique c'est aussi une œuvre d'art une carte routière enfin ce qu'elle peut dégager quand vous l'ouvrez c'est quand même autre chose que ce que vous donne le GPS alors Jean-Claude Raspass forcément c'est l'été on parle de chemin de liberté grâce aux cartes et il y a un chemin forcément qui incarde cette liberté en France vous l'avez descendu c'est la nationale 7 aujourd'hui chanté d'ailleurs par Charles Rainel l'une des seules routes chanter comme ça au monde au patrimoine musical français d'ailleurs on entend un petit peu en effet Charles Trainet qu'est-ce que vous en avez pensé de cette nationale 7 parce que vous avez un regard on a l'impression de déception en fait peut-être sur cette route mais plus que ça parce que la Nationale 7 elle n'existe quasiment plus elle a été trop sonnée elle pose elle porte aujourd'hui 13 noms différents de départemental et ce qui faisait la mythologie de National 7 a quasiment disparu et il n'y a plus que quelques associations qui font vivre des faux embouteillages Mais tout ce qui était les estaminés, les troqués, les restaos et tout ça a disparu.

Il en reste quelquesuns mais c'est des vestiges quoi. Et c'est une grande tristesse aujourd'hui de de dévaler la la nationale 7. Ça peut être une idée de vacances de retrouver justement cette vraie nationale 7 comme vous l'avez fait.

En tout cas, il faut lire votre livre pour ça. La France à la carte publié aux éditions des équateurs, Jean-Claude Raspienjas. Merci beaucoup d'être venu nous parler philosophie de la carte routière finalement ce soir sur le plateau de 28 minutes.

Merci à vous. Allez, passons maintenant à notre débat. incendie, canicules, sécheresse.

L'été que nous vivons est peut-être celui où c'est réalisé ce que prédisaient les écologistes depuis de nombreuses années en terme d'impact du réchauffement climatique. Pourtant, l'ambiance ne leur est pas favorable. Au contraire, nombreux sont ceux à mettre en avant leur côté anticimme et antinucléaire pour dénoncer leur déconnexion.

Alors, ces accusations sont-elles justifiées ou sans fondement ? Comment expliquer la difficulté de l'écologie politique à capitaliser sur ce sujet ? Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Swilem.

Canicule à répétition, méga feu, cour d'eau à sécher. Avec amertume, les écologistes constatent que leurs prévisions se sont confirmées cet été. C'est terrible les images qu'on voit, des gens qui perdent tout et puis des réactions politiques parfois comme si on pouvait pas prévoir.

Bah si en fait on pouvait prévoir. Un discours qui excède certains, d'autant qu'ils accusent les écologistes d'avoir contribué à la situation actuelle. En cause notamment leur opposition à la généralisation de la climatisation, leur refus ponctuel du débroussaillement dans certaines forêts ou encore leur rejet des mégabassines.

Il y a une part de responsabilité très importante. En effet, je le redis d'une écologie politique. Je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui qui disent leur leur colère parce que cet hiver, nous avons tous connu ces intempéries massives.

Cette pluie, elle est repartie vers la mer. On ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique, y compris par la violence parfois, on l'a connu au cours des dernières années, ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau. Encore perçu comme punitive dans une partie de l'opinion, l'écologie politique semble peinée à mobiliser les électeurs.

Aux dernières municipales, le parti écologiste a perdu civil conquis en 2020. À ce stade, leur candidate Marine Tondelier n'est crédité que d'environ 4 % d'intention de vote pour la présidentielle de l'année prochaine selon un sondage Ipsos. La faute notamment a un discours considéré comme culpabilisant selon certains analystes.

On dit si on ne fait rien, si on fait l'autruche, voilà les catastrophes qui vont arriver, voilà les milliards d'euros que ça va coûter. J'entends bien, je veux pas les minimiser. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est de montrer pourquoi on a intérêt à agir.

Qu'est-ce qu'on a à y gagner ? À mon avis, il est là la clé. Alors, comment expliquer que les discours anti-écologie se multiplient en même temps que les catastrophes environnementale ?

Face au défis climatiques, les verres sont-ils devenus un bouqu émissaire ? Et pour en débattre ce soir, nous recevons Antoine Vcheter. Bonsoir.

Oui, bonsoir. Vous êtes ancien candidat écologiste à présidentielle. C'était en 1988.

Vous a également été député européen de 1989 à 1991. Votre livre La pensée politique de l'écologisme est paru en mai aux édition Baudler. Alors selon vous, l'écologie politique est en difficulté parce qu'en se positionnant trop fermement à gauche, dites-vous, ils ont rejeté une partie de l'électorat.

L'écologisme doit affirmer son identité en rassemblant le plus grand nombre. À vos côtés, Amine Messal. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes ingénieur militant écologiste. Votre livre Erreur sur la marchandise critique libérale du libéralisme est paru en mars dernier aux éditions rue de l'échiquier.

Selon vous, la gauche et l'écologie sont liées sur la question de la production mais l'écologie dites-vous politique est aujourd'hui bien plus du côté des mouvements citoyens. Et puis Lucy Schmid, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes présidente de la fabrique écologique. Votre livre Urgence politique nécessité écologique est paru en mars presse universitaire de France. Selon vous, il n'y aura pas de grand parti qui va incarner l'écologie politique.

Il faut désormais s'habituer à considérer l'écologie comme une question régalienne. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Paul et alors une demande un peu étonnante aujourd'hui mais donc le bulletin météo du jour en fait. Grand soleil sur toute la France mais surtout de très fortes chaleur cet été sur tout le pays puisque température moyenne de 24,9° et avec justement ces moyennes juillet 2026 a été le mois le plus chaud et parmi les plus secs jamais enregistrés en France. au-dessus bien sûr des des moyennes relevées lors de la fameuse canicule de 2003 ajoutée à ces vagues de chaleur bien sûr la sécheresse et des incendies à à répétition.

Antoine Vchester, peut-être pour commencer si vous aviez gagné l'élection présidentielle de 88 ou si les écologistes étaient au pouvoir aujourd'hui, est-ce qu'on en serait là dans cette situation avec ces chiffresl ? C'est difficile de répondre à cette question et ceci pour plusieurs raisons. On évoque les résultats électoraux des verts mais en réalité il faut reconnaître aussi qu'une partie de l'opinion dénid que l'humain est responsable du réchauffement climatique ce qui conduit à dire mais il y a pas lieu de faire.

C'est évidemment une position confortable quand on peut ne rien faire. Ça c'est un premier élément. Le deuxième élément et on le voit à l'occasion des du vote de la loi urgence agricole agricole ou de la loi du plomb ou encore de différentes positions au Sénat sur la disposition zéro artificialisation nette.

On voit bien que le paysage politique a tendance pour des raisons électorales à caresser des opinions politique qui ont défend des intérêts contradictoirs. Voilà, on aura le temps d'y revenir mais Amine Nessal même question aujourd'hui en effet est-ce que aujourd'hui si les écologistes étaient au pouvoir est-ce que ce qu'on a connu et ce qu'on connaît cet été se produirait également ? Bah oui comme comme dit Antoine c'est très difficile à dire mais moi c'est surtout le cadrage qui me plaît pas parce que là on voit bien qu' Qu'est-ce que vous entendez par cadrage ? le cadrage de la question, c'est-à-dire euh est-ce que euh vraiment les écologistes sont responsables ou pas ?

Est-ce qu'ils auraient fait mieux et cetera ? Je comprends pas pourquoi quand on a un problème écologique, on va du côté des partis écologistes et de gauche se demander si euh quand même ils auraient vraiment fait mieux. Je pense qu'il faut quand même d'abord, c'est la première question qui vient à l'esprit, pourquoi on en est là ?

Et qui est au pouvoir depuis 10 ans ? Qui a réduit le budget du fond vert 26 de 163 millions ? Qui a coupé 300 millions dans le dernier budget ? voter main dans la main avec les socialistes, c'est le gouvernement Macron qui réduit de 300 millions de l'écologie qui a refusé par 493 les 12 milliards de la rénovation thermique des bâtiments.

Je pense que c'est d'abord les premières questions à se poser, c'est celle du bilan des 10 dernières années. Ouais, c'est ça. Oui.

Et pourtant, je pourrais vous montrer une, c'est celle du Figaro, hein. C'était donc lundi dernier, hein. D'ailleurs, regardez cette qui va s'afficher.

L'été consacre, dis-il, la faillite de l'écologisme politique. Je pense que la difficulté c'est que ça fait longtemps que ceux qui appartiennent au camp de l'écologie qui a un camp, je dis un camp parce que on voit bien que il y a quelque chose d'antagonique, il y a quelque chose de la de la conflictualité là qui apparaît cet été euh disent que euh il faut faire attention au réchauffement climatique, ne plus construire la ville de la de la de cette manière, donner de la valeur à la nature et d'une certaine manière la la le paradoxe que vous soulignez c'est que d'avoir eu dit des choses qui apparaissent exactes aujourd'hui entraîne le côté bouqumissaire. Bon, ça c'est un truc psychologique assez classique.

Celui qui a porté ce qui apparaît une mauvaise nouvelle parce que tout ça se révèle sur fond de catastrophe et qui n'a pas de solution clé en main, on a tendance à dire "Mais regardez, c'est le prophète de malheur." Donc il y a un truc sur le prophète de malheur. Je voulais essayer de répondre quand même à la question que vous avez posé moi sur est-ce que ça aurait changé si les écologistes avaient été au pouvoir depuis mettons 30 ans ?

Ça aurait évidemment changé beaucoup de choses. Je crois qu'il y a pas à esquiver la question. Euh je ne sais pas si ça aurait été vraiment beaucoup mieux, mais ça aurait en tout cas introduit une culture du pouvoir différente parce que euh dans les municipalités où ils ont été au pouvoir, dans les régions où ils ont été au pouvoir, ils avaient des profils très différents, souvent plus scientifiques, souvent euh plus babacolou, on va le dire.

Ils avaient moins l'idée de passer toujours à l'étape d'après, euh moins court termiste et moins intéressés en soi par le statut. Donc serait introduit en tout cas une culture du pouvoir très différente et sans doute des sujets aussi différents. Alors parfois aussi plus de désordre, je vais pas être trop longue mais ce qui me semble important c'est de dire que ça aurait certainement changé des choses sur la culture du pouvoir et la hiérarchie des priorités.

Alors pour faire le point justement avec vous Julien, on va voir que cet été plusieurs polémiques ont touché donc le parti les écologistes hein euh puisque c'est ainsi qu'on appelle les verrs maintenant accusé de défendre une écologie trop punitive par certains. Oui. Le premier euh sujet de polémique éclate au début de l'été en juin alors que la France souvenez-vous euh suffoque euh sous la canicule.

Les critiques fusent alors contre les écologistes accusés de s'opposer par dogmatisme dit certains à la clime. Ses reproches poussent Marine Tondoli à faire une mise au point. Oui, dit-elle, la clime est nécessaire pour les publics en priorité vulnérables dans les hôpitaux, les écoles ou encore les ÉPADes.

Quelques semaines plus tard, en juillet, les mégafeux ravagent la Gironde et les écologistes sont cette fois accusés par la droite et l'extrême droite de s'opposer au débroussaillage pour préserver la biodiversité. faux rétorque les écologistes qui reconnaissent s'être opposé au débroussaillage dans un cas particulier mais ils assurent ne pas être opposé au principe. Et puis aujourd'hui, alors que le pays vit une sécheresse, vit une situation de de sécheresse exceptionnelle, se repose la question de l'eau avec le vote de la loi d'urgence agricole au mois de juillet, une loi censée soutenir les agriculteurs en facilitant les projets de stockage d'eau avec les mégabassines.

Une aberration écologique, un accaparement de la ressource fustigent les écologistes. Résultat, les syndicats agricoles et une partie de la droite reproche aux élus et aux militants écologistes et bien de freiner la souveraineté alimentaire. de la France à cause encore une fois dis-il de leur dogmatisme.

Amine Messal, c'est sur ces trois questions précisément, est-ce que vous pensez que le les écologistes ont ont eu des erreurs d'appréciation ? Non, moi je pense pas. Je pense que en fait on est face encore une fois un cadrage politique qui vient essentiellement de la droite, de l'extrême droite et aussi he de l'espace médiatique qui est un petit peu en retard sur la connaissance de ce sujet même si il y a des choses qui bougent petit à petit, je veux pas jeter la pierre sur tous les médias.

Euh je pense que il y a une tentation de la part des formations politiques qui n'ont pas fait de l'enjeu écologique leur sujet de prédilection depuis des années alors queon savait he depuis 40 50 60 ans même que ça allait devenir extrêmement problématique. Et donc là bah on se retrouve avec des cancres, des mauvais élèves qui arrivent le jour de la veille de l'examen qui n'ont pas révisé et qui sont tentés de dire à tout le monde non mais en fait c'est simple, il faut mettre de la clime. On réduit le problème écologique au problème du nucléaire, on va on va réduire les émissions de gaz effet de serre comme ça.

Alors que l'électricité c'est simplement 20 % de l'énergie qu'on consomme. Donc il y a voilà les solutions toutes faites, toutes faciles qui arrivent comme ça qui n'ont pour but pour moi que de cacher l'incompétence de ces parties qui ne se sont pas intéressés à la question. Et pour revenir sur la clime, évidemment que les gens qui sont en train de souffrir dans les espaces publics, notamment les écoles et les hôpitaux, on va pas leur refuser la clime.

Évidemment que les retenues d'eau sur certains agriculteurs sont importantes, mais pas des mégabassines. Il faut soutenir les agriculteurs qui font de l'agriculture paysane. Il faut arrêter d'encourager les méga exploitations pour alimenter du maïs qui va partir à l'export.

C'est absolument pas résilient. en tant que non, ils se sont pas trompés sur ces questions. Alors justement, vous parliez du nucléaire.

Antoine Wechester, vous avez changé de position au cours de votre carrière politique sur cette question du nucléaire. Est-ce que les verrs payent parfois une opposition peut-être gratuite et un peu facile au nucléaire aujourd'hui dans le débat politique ? C'est possible.

Alors, pourquoi est-ce que nous avons changé ? Tout simplement parce qu'il y a quelques années, au sein de nos instances, je parle du mouvement écologiste indépendant qui est votre parti politique. Qui est un parti politique, voilà, tout à fait.

Un de nos responsables a dit, "Il faut que vous choisissiez. D'un côté, nous avons une certitude qui est le réchauffement climatique et de l'autre une hypothèse qui est celui de l'accident nucléaire. Il faut choisir entre les deux et nous avons choisi mais nous avons choisi sous la forme d'un compromis en disant nous allons fermer un réacteur nucléaire à chaque fois que nous aurons réussi à baisser la consommation d'électricité. et on est obligé de constater que avec la volonté d'électrifier tous les usages, cette consommation va augmenter ou et que dans ce contexte-là, ben malheureusement le nucléaire reste la solution.

C'est une énergie dense face une énergie diffuse qui n'est pas stockable, qui est aléatoire avec des absurdités. Regardez quand l'Allemagne qui pour l'essentiel a misé sur l'éolien se retrouve avec après l'accident de Fukushima. Voilà.

C'est ça. Oui. Se retrouve avec non mais se retrouve avec un anticyclone qui fait que les éoliennes ne produisent rien, demande à la France de lui fournir de l'électricité et on remet la centrale de Saintavol au charbon bien sûr en service.

Alors on va revenir un peu en arrière pour voir vous parler justement de ces partis politiques qui ne s'étaient pas intéressés à la cause. Et ben pas toujours. En fait, notre archive du jour nous ramène en janvier 2007, à quelques mois de la présidentielle, la France découvre bizarrement que tous les candidats sur la ligne de départ défendent l'environnement.

Mais tous hein, puisque tous ont signé le pacte écologique de Nicolas Hullot. Mais tout reviendra dans l'ordre aussitôt après le premier tour comme souvent. Mission accomplie pour Nicolas Hullot.

Au bas de son pacte écologique, 10 signatures, celle de 10 prétendants à l'Élysée. Les candidats de Tubort ont répondu présent à son appel. 15 minutes montrant en main, ils se sont pliés à l'exercice imposé, évoqué à la tribune leur engagement pour l'écologie.

Tous se dis prêts à lutter contre le réchauffement climatique, à revoir les politiques de transport, de l'énergie et de l'agriculture. Ce soir, sur notre antenne, Nicolas Hullot voulait les croire sincère. J'ai du mal à imaginer que sur un enjeu aussi universel, fondamental, qui met en péril l'avenir de l'humanité, on puisse s'affranchir chemin faisant d'engagements qui ont été faits ce matin, pas face à moi, mais devant les Français.

Bon, et à l'époque, il y avait un certain Antoine Vester dans les signataires de de ce pacte écologique, Lucil Schmidth, on est quasiment 20 ans après à quelques mois d'une prochaine élection présidentielle. Pourquoi il y a pas le même enthousiasme autour d'un euh simil enfin d'un d'un impact écologique qui serait similaire ? Je pense que d'abord parce que la réalité de la catastrophe écologique est là et il y avait un enthousiasme autour du pact de Nicolas Hulot parce qu'on associait beaucoup moins l'écologie à la catastrophe.

La deuxième chose c'est que c'est pas comme si rien ne s'était produit en 20 ans. C'est-à-dire que je rappelle que Nicolas Hulot a été ministre d'Emmanuel Macron qui a eu la convention citoyenne pour le climat. Je rappelle qu'il y a eu aussi des conférences qui ont été organisées du temps de François Holland.

Donc il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites et à chaque fois au fond il y a une forme de lien entre démocratie et écologie qui s'est passé autour de l'innovation. Euh la convention citoyenne pour le climat a été un moment et politique extrêmement fort du premier quinquena d'Emmanuel Macron et à chaque fois la déception a suivi sur la capacité à modifier l'action du côté des institutions et du côté des acteurs économiques. Et donc il y a pas le même enthousiasme parce que on a confronté le débat à la capacité de modifier le système et que le système n'a pas été modifié et donc il y a une sorte de lassitude ou de en tout cas de d'inquiétude sur le fait que les mots n'entraînent pas les actes.

Donc il ne peut y avoir finalement de fautes que des autres partis. Jamais des écologistes. Non.

D'abord, enfin Nicolas Hullot n'était pas un verre. Jeis quand même rappeler une chose, c'est que l'écologie politique, je sais pas ce qu' l'écologisme qu'appelle le Figaro, mais l'écologie politique n'est pas réductible à un parti politique. L'écologie politique appartient, elle appartient au monde des ONG, elle appartient à la société, elle appartient au lanceur d'alerte, à l'interpellation.

Et en fait, ce qui est très intéressant, c'est qu'il y a une dynamique sociale très forte. Elle existe aujourd'hui notamment du côté de la santé. Ça a été rappelé par Antoine Vester autour de la loi du plomb.

Lo du plomb. Oui, elle existe autour de la mobilisation contre la loi d'urgence agricole. Et donc la question des ver est une question relativement subsidiaire en ce qui concerne le succès de l'écologie politique.

Est-ce que Antoine V ça ne rejoint pas finalement ce que dit Lucile Schmidth, votre théorie du ni droite ni gauche pour l'écologie ? Je pense que l'on doit construire une majorité culturelle, c'est-à-dire réunir une majorité de Français autour d'un consensus alors que la plupart des formations politiques, y compris les verts croient que il suffit d'avoir une majorité électorale pour changer la société. C'est faux.

L'histoire a montré qu'à chaque fois qu'on voulait changer la société alors qu'on venait de prendre le pouvoir par les urnes sans avoir une majorité consensuelle dans la population, ça finissait très mal en règle générale sous la forme de dictature. Donc ça c'est vraiment c'est pour ça que euh ni droite ni gauche ça veut dire il y a une identité politique de l'écologisme incontestablement. C'est ce que ce c'est c'est bien de la politique au sens de la gestion de la cité avec toutes les conséquences que cela comporte.

Mais il faut être capable de s'adresser à tout le monde à droite comme à gauche. Am, qu'est-ce que vous en pensez vous justement de ça ? de ce voilà c'est ni à droite ni à gauche finalement ça concerne tout le monde et que l'écologie aujourd'hui on a c'est vrai qu'on a l'impression que l'aiguillon est davantage sur la gauche quo bah j'ai envie dire allez si je donne si je donne ce billet si je mets ce billet dans la machine il me semble que l'écologie de droite on a on a essayé là ça fait ça tu parlais donc là de d'Emmanuel Macron c'est ça la présidence vi je viens de citer les toutes les réductions de budget dans l'écologie mais il y a aussi ce ce cette saill qu'il avait fait les écolos sont des amiches on a oublié ça c il y a quelques années c'est lui qui place au ministère de l'écologie an espag qui est lié par une société familiale à un pétrolier mais donc ça veut dire que l'écologie donc est forcément à gauche.

Donc c'est pour ça que je vous pose la question. Il décerne la légion d'honneur à Patri. pose la question sur la sur la sur la gauche, est-ce que c'est forcément à gauche ?

Voilà. Et donc euh il faut quand même rappeler ces faits d'armes et je pense que évidemment que l'écologie sérieuse qui intègre un logiciel politique par la notion de limite, par la notion de besoin, par la notion de nécessité de faire fit des frontières administratives pour retourner sur les bassins versants, par exemple comme le PR de la France insoumise, mais aussi du côté des mouvements citoyens comme les soulèements de la terre qui veulent qui ont une demande extrêmement simple. C'est même pas le début d'une grande bifurcation soviétique et cetera, c'est juste d'arrêter la destruction. d'arrêter qu'on fasse des mégavines qui sont d'ailleurs pour la majorité jugé illégal, d'arrêter qu'on fasse des grandes infrastructures comme l'autoroute à 69 dans le sud dont on a absolument pas besoin parce qu'il y a déjà une route à côté.

Vous savez que des projets routiers en France, il y en a encore 40, une cinquantaine contre lesquels luttent des des collectifs citoyens. Je pense que cette écologie politique là, elle peut être que de gauche. Pourquoi ?

Parce que la gauche, ça fait quand même 200 ans qu'elle se pose une question fondamentale, c'est celle de la production. Qui produit ? Pourquoi, comment, à quelles conditions ?

Et l'écologie, elle nous elle nous pose cette question là. Qu'est-ce qu'on doit produire ? Pourquoi, pour qui ?

Comment et de quoi on a besoin ? cherche d'accord. Oui.

Ou oui. Non mais la gauche la gauche comme la droite sont nés au même endroit, c'est-à-dire dans la lutte du pouvoir et du partage des richesses au moment des grandes industries du 19e siècle. Ce sont des partis qui sont fondamentalement marquées par le matérialisme.

Alors oui, il peut y avoir des discours favorables à l'écologie d'une manière ponctuelle, mais ma conviction, c'est qu'il n'y aura jamais de politique écologiste qui aille jusqu'au bout s'il n'y a pas d'écologiste avec les autres. Bien sûr. Alors ça non mais attendez, on va juste vous allez réagir dans l'instant.

On va passer. Alors justement et ça va sûrement vous conduire à à réagir puisque la la question qui se pose et on revient dans dans le débat c'est de savoir si l'écologie politique est forcément de gauche. En tout cas à quelques mois de la présidentielle tous les candidats à bord de la question tous les programmes proposent des réponses au changement climatique même au rassemblement national.

C'est ce que confirme Thomas Ménager, député RN du Loiret. Il y a une accélération qui nous force tous français globalement au-delà même des politiques à se dire que il faut mettre le paquet, il faut accélérer. Contrairement à ce qui peut être dit, le programme du Rassemblement national est un programme qui prévoit de réduire les gaz à effet de serre.

Mais aujourd'hui, je vous le dis, il n'y a aucune ambiguïté au Rassemblement national. C'est une priorité. Luile Schmid euh je vous ais presque entendu pouffer euh au moment de d'entendre automénager député RN du Loir, c'est que vous avez des raisons de douter de la conversion du RN aux en question écologique.

Écoutez, j'entends un discours en tout cas où il dit il faut accélérer. Maintenant, on prend considération l'écologie. Il ne dit rien en fait sur qu'est-ce que en quoi sur quoi repose cette accélération si ce n'est sur un plan climatisation.

En revanche, ce qui est important, me semble-t-il, c'est que par rapport à la droite et à la gauche, moi ce que je dis, c'est qu'il faut trouver les moyens d'une écologie populaire. C'està-dire qu'il s'adresse à tous. Et c'est là-dessus peut-être que les écologistes au sens politique du terme, mais peut-être aussi les ONG et et les élites en fait auquell appartiennent souvent les écologistes n'ont pas trouvé un langage commun pour s'adresser à tous.

Et aujourd'hui la difficulté c'est que le Rassemblement national est est un parti populaire qui s'adresse à la population notamment des exclus. Et donc lorsqu'il dit on va accélérer sur l'écologie, il est possible que du côté de leurs électeurs qui n'en demanderont pas des mesures particulières euh ils puissent dire "Bah regardez, nous aussi on fera quelque chose si on est au pouvoir." Parce que une des difficultés que je voudrais souligner, c'est que le fait qu'il y ait des choses dans les projets de campagne ne signifie pas qu'ensuite quand on est au pouvoir, on fait quelque chose sur les questions écologiques.

C'est un moi je dis toujours c'est un sujet de début de campagne au au moment du rêve au moment où on commence à dire on est très idéaliste et puis ensuite on passe à la sécurité et à l'armée et donc le Rassemblement national est sans doute le parti le plus populaire aujourd'hui en France la France assoumise vient derrière elle a un vrai programme écologiste mais la difficulté c'est qu'il suffira peut-être que le RN dise on fait de l'écologie on vote pour eux parce qu'en fond on n'a pas envie de détail à propos justement de campagnes de présidentielle c'est dans quelques mois et j'aurais vous montrer justement un petit tableau récapitulatif des candidatures dont vous Antoine Vester à la présidentielle, on voit qu'il y a toujours eu quand même des difficultés de la part des écologistes avec le plus haut score celui de de Noël Mamère donc c'était en 2002 depuis on voit des difficultés véritablement Antoine Vesttier. Est-ce que vous pensez que là pour la prochaine élection comme le dit Lucifit, ça va être un sujet central par rapport à ce qu'on a vécu cet été ou alors en effet on aura oublié d'ici là d'ici un an que il s'est passé ces incendi Gironde, cette sécheresse, cette canicule ? Je crois pas qu'il y ait de bouleversement sur euh sur ces résultats.

On le voit bien dans les sondages. Oui, ce sera un sujet. Ce sera un sujet porté par tous les partis politique.

Un de plus, vous diriez comme Luc, c'estàd un sujet de début de campagne et après qu'on oublie début de campagne ou même de campagne mais qu'on oublie après après Oui, c'est d'accord. Après l'élection après l'élection parce que je pense qu'il faut une il faut à la fois de la conviction, de la compétence et de la sensibilité. Voyez, ceux qui ont créé l'écologie politique, ils sont nombreux.

C'était d'abord des naturalistes, c'était des gens qui souffraient de voir les tres glorieuses déménager la France. Hm hm. Si on n' pas cette révolte comme là mon collègue si cette révolte inscrite en soi, ben très rapidement devant les difficultés, les vents contraires, on finit par changer, on finit par trouver les moyens de satisfaire telle ou telle clientèle électorale pour assurer sa réélection.

Ensuite, c'est ça le problème, la difficulté. C'est ça. Ouais.

Amine Nessal, est-ce que vous faites plus confiance vous aujourd'hui à ces mouvements citoyens dont nous avez parlé tout à l'heure ou aux politiques pour faire avancer justement cette cause maintenant en 2026 là ? Ben bien sûr, qui était en train de contester contre voilà les projets de mégavine qui vont encore euh rendre notre agriculture dépendante des des de l'import, de l'export, des conditions climatiques qui mais je veux dire, il faut il faut à un moment se demander d'où viennent les problèmes écologiques. C'est pas juste un symptôme, c'est pas une fatalité, c'est pas comme voilà euh le Covid et cetera.

Le Covid aussi c'était la même chose hein, on a subi de plein fouet mais pourquoi ? Mais parce que on a des gens qui ont sapé dans les hôpitaux pendant des années. Là on subit les incendies.

Pourquoi ? parce qu'il y a des gens qui ont sapé dans les budgets des pompiers, dans euh euh qui ont permis qui ont permis de faire des grandes forêts de résineux dans les landes qui euh prennent au premier coup euh sans qu'on puisse les arrêter quand il y a des grands vents et cetera. Donc ça, ce sont des asymétries de pouvoir.

Ça, c'est pour ça que je dis que c'est le thème de la gauche. J'ai pas dit que l'écologie politique était forcément de gauche. J'ai dit que un logiciel politique qui intègre de manière pertinente l'écologie sera de gauche.

Pourquoi ? parce que la gauche s'intéresse aux asymétries de pouvoir qui décide des grands projets d'aménagement si ce si ce n'est de manière légitime les gens qui vivent dans un territoire où ces projets devront s'insérer. Et ben voilà un sujet dont on aura l'occasion forcément de reparler cette année.

Merci en tout cas à vous trois d'être passé ce soir par le plateau de 28 minutes pour débattre. À suivre les chroniques d'Isador Dartial et Théophile Costa. On va changer de sujet hein dans notre escapade européenne, nous évoquerons un chocolat norvégien connu de tous les randonneurs, le Quick Lunch.

Voilà. Alors le prononcer déjà une aventure avant de revenir sur cette première juridique en France et nous demander le bannissement numérique comment ça marche mais avant ça rejoignons Victor de Kivert le gymnaste de la culture G. Une question Victor vous amène la réponse dans l'heure ce soir vous dîner moins bête.

A-t-on besoin d'un photographe pour revoir ses morts ? A-t-on besoin d'un photographe pour revoir ses morts ? La question vous paraît farfelue et courtant.

Paris 1874. La France sort à peine d'une guerre catastrophique. Les Prussiens ont occupé le pays.

La commune a ensanglanté les rues. Des milliers de morts sans corps, sans tombe. Des familles entières qui ne peuvent pas pleurer.

Pas vraiment parce qu'elles n'ont personne à qui dire adieu. C'est dans ce vide qu'on parle d'un photographe. Son atelier est situé sur le boulevard Montmartre.

Il s'appelle Édouard Buget et il fait quelque chose d'extraordinaire. Il photographie les morts. La revue Spirit le présente comme un médium.

Des experts certifient même ses images. Imaginez, vous avez perdu votre frère sur le front. Pas de sépulture, pas de rituel, juste une absence.

Jusqu'à ce que vous entriez dans cet atelier. Buget vous accueille. Il entre en trans.

Il allume une boîte à musique, il vous prend en photo. L'atmosphère est étrange, presque sacrée. On attend en silence.

La plaque est développée et sur le clicher, derrière vous apparaît une silhouette pâle voilée de gaz. C'est votre frère, votre mari, votre fils. Pendant 4 ans, des centaines de Parisiens vont faire ce voyage.

Ils repartent avec leurs photos, les larmes aux yeux, avec une preuve, des nouvelles de celles et ceux qui ont disparu. Mais en avril 1875, la police perquisitionne l'atelier et elle découvre dans une pièce cachée une étrange collection. des poupées articulées, des têtes qu'il a découpé dans des portraits anonymes.

Buget superpose deux images sur la même plaque. Il a fabriqué les fantômes de toute la France. Au tribunal, il avoue tout sans hésiter.

Son génie, c'est le flou. Plus l'image est imprécise, plus le client reconnaît ce qu'il veut voir. Mais ses clients, eux, maintiennent leur conviction.

L'un d'eux lâche cette phrase : "Ça ne prouve rien. Moi, j'ai bien vu mon frère. Bugé est condamné.

D'autres ateliers ouvrent. On ne tue pas un fantôme si facilement. Voilà, vousz moins bête.

Une histoire incroyable ce soir. Merci beaucoup Victor de Kiver et merci à Ticien Cordani pour la réalisation. Allez, il est temps de retrouver leur chronique avec joie et plaisir.

Isador Artial et Théophile Cossa et Isador, on commence avec vous. Direction ce soir la Scandinavie, plus précisément la Norvège pour donc cet été à l'européenne. Exactement.

Une chronique pour prendre l'air avec de bonnes chaussures sans oublier dans votre poche cette barre chocolatée qui à elle seule et bien combine deux passions norvégiennes à savoir le chocolat et les balades en plein air. Aucun Norvégien ne reste insensible à ce quick lunch. Comprenez ce repas rapide l'enca du marcheur créé.

En 1937 sur les réseaux, on le célèbre, on donne ses techniques pour le manger. une barre chocolatée qui s'est d'ailleurs elle-même autobaptisé le chocolat des randonneurs et qui a même pensé dès les années 60 à imprimer dans ces emballages et bien des parcours de randonnée ou encore même à avoir là vous le voyez ici enfin c'est écrit en petit des emballages de parcours de balade et les règles de sécurité en montagne par exemple règle numéro 8 et bien n'ayez pas de faire demi-tour il est toujours temps de le faire chocolat des randonnées mais on devrait plutôt dire de La free luft sleeve, cette connexion à la nature érigée en art de vivre que chérit chaque norvégien. Un état d'esprit que résume les expressions de pature aldrissure quand tu pars en balade, tu n'es jamais en colère ou encore il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que de mauvais vêtements car les Norvégiens à peine rentrés et bien déposent leurs affaires pour se balader en plein air. un mode de vie qui a donné lieu carrément à une loi qui s'appelle la Free Luf Sloven qui depuis 57 garantit à chacun le droit de ses journées de se déplacer en pleine nature indépendamment du propriétaire du territoire.

Mais alors comment ce quick lunch he on va dire ça est né est né et surtout comment il s'est imposé dans ses sorties quotidiennes ? Et bien euh comme souvent une légende entoure la jeunesse de cette barre chocolatée. On dit que le fondateur de Freya, grand chocolatier norvégien qui a donc créé euh ce chocolat, aurait dans ces jeunes années invité un associé allemand à randonner à la Norvégienne.

Alors meilleur homme d'affaires que marcheur, il se serait perdu et l'Allemand lui aurait envoyé dans les dents. Tu as même pas prévu un repas rapide, un quick lunch. Le nom et l'idée de notre Kitcat Norvégien serait né de cette malheureuse expédition.

Bon, la suite est à la fois une histoire de marketing et d'appropriation par les Norvégiens car plus qu'un chocolat, c'est devenu un symbole culturel absolument intouchable. En 2005, le changement d'emballage avait provoqué un toll au point que la marque est revenue donc à cet emballage d'origine que vous voyez là, c'est que le Kate Lunch est quand même dans la vie des Norvégiens depuis 90 ans. Ah oui !

Et nous bien dans la nôre depuis 3 minutes, on va enie c'est le c'est le voilà c'est l'adopter et surtout ça va donner envie de marcher en plus. Voilà, c'est ça. Allez, on va passer à vous Théophile pour votre chronique deux streamers jugés pour des faits de violence commis en direction internet viennent d'être donc condamnés à de la prison avec surcis et un bannissement numérique.

Alors c'est une première en France. Justement, expliquez-nous le bannissement numérique, comment ça marche ? Ouais, c'est une affaire très glo qui dit beaucoup de notre époque et ses dérives entre 2023 et 2025 sur la d'abord sur la plateforme Twitch puis sur Kick, même concept mais avec moins de modération.

Deux streamers français qui produisent des vidéos en direct diffusent chaque soir une sorte de show dans lequel ils humilient régulièrement deux membres de leur collectif pour amuser la galerie et puis récolter de l'argent. Et quand je dis humilie, c'est extrêmement violent. insultes, claques, étranglement, des œufs sur la tête, des crachats, tout ça devant 20000 personnes en moyenne.

L'affaire passe du sordide au drame quand l'un des souffres douleurs meurt en août dernier en direct sur Kick après un live de 12 jours nonstop. Alors l'autopsie hein ne retient pas de lien entre les civises subis et la mort hein, une insuffisance cardiaque. Mais le décès euh donne à l'histoire une résonance mondiale.

Les deux streamers ont été condamnés hier pour violence à des peines de prison avec surcis, des amendes et donc une un bannissement euh numérique. En gros l'interdiction formelle de se rendre sur ces plateformes en ligne et ce pour une durée de 6 mois. Mais ça veut dire bannissement numérique qui peuvent plus aller donc sur internet.

Alors si, mais pas partout, très concrètement pendant l'exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d'utiliser les comptes d'accès au service de la plateforme en ligne ayant fait l'objet de la suspension, ainsi que de créer de nouveaux comptes d'accès à ces mêmes services. Donc ce qui veut dire en gros en l'espèce, OK pour la recherche, le Google ou l'achat sur un site X ou Y, mais interdiction pour les condamnés de se rendre sur Twitch ou sur Kick. une peine d'une durée maximale de 6 mois qui peut aller jusqu'à 1 an en cas de récidive.

Il s'expose aussi en cas de non respect à 2 ans de prison et 30000 € d'amende. Et alors les plateformes en ligne concernées Twitch, Kick, mais ça peut être YouTube, Facebook, Instagram, TikTok ont aussi la responsabilité de veiller à ce que les condamnés ne reviennent pas sous peine d'une amende de 75000 €. Et est-ce que ça peut être efficace pour justement que ce type de dérive bah se reproduis ?

Difficile à dire. En tout cas, la sanction prive provisoirement les condamnés de leur gagne pas. Ces vidéos leur rapportai beaucoup jusqu'à 6000 € par mois.

C'est la première fois que cette peine est prononcée créée par une loi de 2024 qui vise à encadrer, à sécuriser et réguler l'espace numérique. L'enjeu, c'est pour le législateur et la justice de réussir à poser des limites claires sur internet face à tous les excès et et quêtes de buzz à tout prix des streamers, influenceurs et j'en passe. Et sur ce chemin, ce jugement rendu constitue, quoi qu'on en pense, une nouvelle étape.

Merci beaucoup Théophile. Merci mes amis. Demain, ce sera l'heure du club avec Benjamin Sportou Club 28 minutes et je souhaite une très belle soirée.

Tus.