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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 2 octobre 2024 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & famille

« Sacrés monstres ! », le nouveau livre de Roselyne Bachelot - C à Vous - 02/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous donnez un conseil à tous les politiques: se méfier des journalistes. C'est le conseil que vous a donné votre père, lui-même journaliste ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les fauves ont été remplacés par des monstres à la sauvagerie imprévisible. De Gaulle, Chirac et F. Mitterrand étaient des fauves. J.-L. Mélenchon, M. Le Pen et E. Macron sont des monstres ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    En quoi J.-L. Mélenchon est un parfait spécimen pour illustrer cette maxime ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Vous la rencontrez pour la 1re fois en mai 2002 sur le plateau de l'émission 'Mots croisés'. Vous avez tendance à envoyer O. Besancenot et M. Le Pen dos à dos car ils ont des solutions simplistes ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Sa brutalité et sa déloyauté se manifestent comment ? Ce qui fait d'elle un monstre ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    E. Macron fait partie des monstres, mais uniquement car son parcours est hors norme. Vous prenez sa défense ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45R.BachelotFait
    « Je suis passée de l'autre côté du miroir. C'est quand on passe de l'autre côté du miroir qu'on voit les choses. »
  • 1:30R.BachelotFait
    « Il y avait des gens qui se déplaçaient dans la sphère politique en observant tous un certain nombre de règles. Ils vivaient tous au-delà des différences idéologiques, avec une culture identique. »
  • 3:00R.BachelotFait
    « Je pense que ces 3 personnalités majeures de la vie politique d'aujourd'hui, J.-L. Mélenchon, M. Le Pen et E. Macron, n'observent plus les règles de la politique. »
  • 3:30R.BachelotFait
    « Tout ça cause une anxiété. J'y ai consacré un chapitre. On est en face d'une violence symbolique totale. »
  • 6:30R.BachelotFait
    « Elle est entourée par un cercle de feu dont elle ne peut sortir. »
  • 7:30R.BachelotChiffre
    « Il a une cote de popularité finalement assez convenable. Elle peut être comparée à celle de J. Chirac ou d'autres présidents de la République... F. Hollande, c'était encore pire. »
  • 9:00R.BachelotFait
    « Ce sont des bébés monstres. Comme le destin des monstres, c'est de dévorer les monstres précédents, ils dévoreront les monstres qui les ont précédés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

j'ai juste un pansement dans les oreilles." Je lui dis: "Chirac, arrête de dire des conneries." - A.-E.Lemoine: Ah oui!

Vous avez tenu la dragée haute. - R.Bachelot: Absolument. - A.-E.Lemoine: Vous donnez un conseil à tous les politiques: se méfier des journalistes.

C'est le conseil que vous à donné votre père, lui-même journaliste. Vous intervenez régulièrement sur les chaînes d'infos, notamment BFM, pour commenter l'actualité, mais vous conseillez aux politiques de les fuir. - R.Bachelot: Bien sûr.

C'est parce que je connais les 2 faces de la chose. Je suis passée de l'autre côté du miroir. C'est quand on passe de l'autre côté du miroir qu'on voit les choses.

Il y a un plaisir pervers à... - A.-E.Lemoine: Les voir souffrir! - R.Bachelot: A faire souffrir ceux qui vous ont fait souffrir. - A.-E.Lemoine: La politique a changé.

C'est le constat de votre livre. Les fauves ont été remplacés par des monstres à la sauvagerie imprévisible. De Gaulle, Chirac et F.Mitterrand étaient des fauves.

J.-L.Mélenchon, M.Le Pen et E.Macron sont des monstres.

On reviendra dans le détail sur leur profil spécifique, mais ils ont comme point commun qu'ils trahissent toujours ceux qui leur ont mis le pied à l'étrier. La loyauté est considérée pour eux comme immorale? - R.Bachelot: Je ne dirais pas tout à fait ça.

Jusqu'à 20-30 ans...

Ces choses-là ne se transforment pas comme on éteint la lumière dans une pièce. Il y avait des gens qui se déplaçaient dans la sphère politique en observant tous un certain nombre de règles. Ils vivaient tous au-delà des différences idéologiques, avec une culture identique.

Là, la société...

Comme le dit Durkheim, la société anomique, qui ne respecte pas les règles...

Comme la société politique est un miroir de la société, on a des gens qui n'observent plus ces règles. - A.-E.Lemoine: L'autorité est vécue comme une offense, le savoir comme une agression, la compétence comme une imposture. - R.Bachelot: Exactement.

Je pense que ces 3 personnalités majeures de la vie politique d'aujourd'hui, J.-L.Mélenchon, M.Le Pen et E.Macron, n'observent plus les règles de la politique.

Ca pose un grand désordre dans l'opinion publique. Les gens se trouvent en face de ces personnes qui ne saisissent pas, plus, qui ne comprennent pas...

Tout ça cause une anxiété. J'y ai consacré un chapitre. On est en face d'une violence symbolique totale.

Beaucoup plus qu'un certain nombre de perturbations sur des craintes de politique étrangère, sur le pouvoir d'achat...

Cela existe. Je ne le minimise pas. Mais cette violence symbolique de voir se détruire un monde auquel on croyait, c'est perturbant. - A.-E.Lemoine: "On ne naît pas monstre, on le devient." En quoi J.-L.Mélenchon est un parfait spécimen pour illustrer cette maxime? - R.Bachelot: Je me pose encore la question...

Est-ce qu'avec une certaine sincérité, il est parti du PS...

Est-ce qu'il est parti du PS dans la loyauté ou est-ce qu'il avait un projet dès le départ? J'aurais tendance à penser qu'il avait un projet caché. - A.-E.Lemoine: Qu'il avait une stratégie délibérée. - R.Bachelot: J'ai appelé ça la stratégie du bernard-l'hermite.

Il s'est mis dans le PS pour arriver à se faire une carrière, à se polir, à comprendre les codes du monde politique pour lui cracher à la figure finalement après l'avoir utilisé. Je pense que c'est cela. Dans les 3 monstres que je décris, c'est sans doute J.-L.Mélenchon le plus déloyal, celui qui a le plus instrumentalisé le monde politique à son propre profit.

M.Le Pen, c'est totalement différent. - E.Tran Nguyen: Vous la rencontrez pour la 1re fois en mai 2002 sur le plateau de l'émission "Mots croisés". - Vous avez tendance à envoyer O.Besancenot et M.Le Pen dos à dos car ils ont des solutions simplistes... - R.Bachelot: C'est eux qui ont la langue de bois! - M.Le Pen: Si c'est si simpliste que ça, vous allez faire comprendre aux Français qu'ils ont tort!

On se fait traiter de racistes à tout bout de champ. J'en ai marre de me faire traiter de raciste. Je ne suis pas raciste et je ne suis pas xénophobe.

Je le dis tout net. Ni moi, ni l'électorat du FN, ni les Français dans leur ensemble ne sont ni racistes ni xénophobes. L'immigration, on n'en parle pas du tout!

Parlons-en! Ce n'est pas un sujet tabou. Cela n'a rien à voir avec le racisme et la xénophobie. - E.Tran Nguyen: C'était il y a 22 ans.

Le discours est le même aujourd'hui. Vous dites que ce soir-là, le choc a été immédiat. D'entrée, vous percevez ce qu'elle va devenir, même si vous ajoutez qu'elle ne se résout toujours pas à choisir entre l'extrémisme d'un discours populiste et le pseudo-réalisme de son projet alternatif.

C'est ça, son plafond de verre? - R.Bachelot: Oui.

C'est son drame intime. Le service de communication du RPR m'avais envoyée batailler contre M.Le Pen en me disant: "C'est une fille à papa.

Elle a été élue grâce à ses faveurs. Ne t'inquiète de rien." - P.Cohen: Elle n'était pas élue, à ce moment. - R.Bachelot: C'est ça.

Elle n'était pas encore conseillère régionale...

Vous avez raison. En tout cas, on me l'avait présentée comme une adversaire facile. Elle rentre.

Moi qui suis une femme d'opéra, je vois une sorte de Walkyrie triomphante, avec ses grands cheveux, qu'elle ne porte plus...

Je me dis: "Oh là là, je suis en face d'un monstre, d'une personne qui développe une sorte d'autorité, de feu intérieur tout à fait impressionnant." On voit à travers cette personne une fêlure, une enfance...

Quand on est la fille de l'homme le plus détesté de la politique...

Je raconte à quel point son enfance est dure. Un attentat détruit la famille...

Le fait d'avoir en face, dès le moment de ses études de droit, des profs qui donnent comme travaux dirigés un arrêt contre son père...

Elle essaie de se débrouiller dans cette torsion épouvantable. Moi qui ai eu la chance d'être avec des parents qui étaient des héros de la Résistance, je n'ai pas eu ce conflit majeur. Elle le vit.

C'est la scène finale de la Walkyrie, quand son père l'entoure par un cercle de feu pour la sortir de cette torsion entre le père et sa fille. Elle est entourée par un cercle de feu dont elle ne peut sortir. - A.-E.Lemoine: Sa brutalité et sa déloyauté se manifestent comment?

Ce qui fait d'elle un monstre? - R.Bachelot: Ce qui fait d'elle un monstre, c'est qu'elle est sans arrêt dans un mouvement de va-et-vient entre le renoncement à ce père honni...

Il y a quelques heures, il lui a encore fait un coup épouvantable en se faisant photographier à chanter des chants néonazis. Elle a été obligée de sortir les rames. En même temps, elle doit l'aimer.

Elle a la tutelle de son père, car c'est un vieux monsieur, très âgé. Il a des fréquentations dans les cercles qui ont créé le FN, dont elle essaie de se dégager en même temps...

Ca doit être terrifiant. Je la plains profondément. - A.-E.Lemoine: E.Macron fait partie des monstres, mais uniquement car son parcours est hors norme.

Vous prenez sa défense. Vous trouvez injuste le rejet dont il est l'objet par les Français. - R.Bachelot: Je ne sais pas si je prends sa défense.

J'essaie d'expliquer pourquoi ce rejet massif, incroyable...

Je dis: "Un rejet tripale". Il a une cote de popularité finalement assez convenable. Elle peut être comparée à celle de J.Chirac ou d'autres présidents de la République...

F.Hollande, c'était encore pire. Je suis une vieille bête de la politique.

Je n'avais pas ce sentiment. Je l'ai ressenti avec le général de Gaulle au moment de la fin de la guerre d'Algérie, avec le retour des pieds-noirs. - P.Cohen: N.Sarkozy aussi, peut-être. - R.Bachelot: Oui, mais au point d'E.Macron, non.

Je n'ai pas ce sentiment. Cette survenance...

C'est un mot, ça? - P.Lescure: On va dire que oui. - A.-E.Lemoine: La survenue? - R.Bachelot: C'est mieux.

On va me prendre pour S.Royal. Ce n'est pas possible! - A.-E.Lemoine: La "survenitude". - R.Bachelot: Il a surgi dans la vie politique d'une façon totalement hors norme.

Les Français l'ont à la fois admiré et détesté. Cette torsion entre l'amour et la haine fait que les Français ont du mal avec E.Macron. - A.-E.Lemoine: Il ne fait pas partie de vos portraits politiques, M.Barnier.

Hier, lors de son discours de politique générale, il a envoyé des piques à tous les bords de l'Hémicycle. - M.Barnier: Monsieur Attal, je serai attentif à vos propositions pour faire face à un déficit que j'ai trouvé en arrivant.

Je suis attentif à la transition écologique. J'étais même engagé sur cette question avant vous! Rires.

J'ai du mal à comprendre votre ton et votre agressivité. Cris. Plus vous serez agressifs, plus je serai respectueux... - A.-E.Lemoine: M.Barnier est issu de la "vieille droite conservative des Républicains", qui est"en état de mort clinique". "Sa famille est à son chevet, mais il faut débrancher le respirateur." Vous dites que c'est tragique, et pourtant, c'est le Premier ministre à Matignon. - R.Bachelot: Je pense que c'est assez caractéristique.

On est revenus dans la bonne vieille IVe République. Un groupe charnière peut avoir le poste de Premier ministre. Ce qui m'a fait plaisir dans M.Barnier, c'est qu'il dit toujours: "Au niveau du sens de l'humour, j'ai des marges de progression." Je trouve qu'il a fait beaucoup de progrès à ce niveau. - A.-E.Lemoine: Où vous classez G.Attal ou J.Bardella?

Ce sont des bébés monstres? - R.Bachelot: Certainement.

Oui. Ce sont des bébés monstres. Comme le destin des monstres, c'est de dévorer les monstres précédents, ils dévoreront les monstres qui les ont précédés.

Il faut les circonstances bien sûr, dans une vie politique...

Je suis Persuadée qu'ils vont les dévorer, les monstres que j'ai décrits.