Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 11 juin 2020 59 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Violences policières : et si on sortait du déni ? | Ça Vous Regarde – 10/06/2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 38 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous avez rendu ce matin votre rapport d'enquête sur les failles à la préfecture de police de Paris après la tuerie à l'arme blanche de Michael Harpon. Quelles sont les principales conclusions ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Vous décrivez la police comme une 'grande famille'. Est-ce que cette ambiance familiale n'a pas favorisé la radicalisation de Michael Harpon ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Certains comparent la police à une mafia. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Votre rapport propose de supprimer la DRPP ou de la rattacher à la DGSI. Pourquoi cette réforme structurelle ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'imam fréquenté par Harpon avait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Pourquoi n'a-t-il pas été expulsé ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il n'y a pas de problème spécifique au racisme dans la police. Pourtant, des groupes Facebook avec des propos racistes ont été révélés. Comment l'expliquez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Eric CiottiFait
    « nous pensons à leurs familles nous pensons aussi à leurs collègues à tous ceux qui ont été touché au coeur par cette attaque nous pensons aux familles et à la grande famille des polices »
  • 8:00Eric CiottiPromesse
    « il faut retirer la lutte antiterroriste des compétences de la préfecture de police »
  • Fait
    « en grande bretagne il faut que c'est jonas pâte c'est pour ça que les unes sont souvent plus racoleuses et que les opinions sont plus fortes »
  • Chiffre
    « 80% je pars en terme de circulation de la presse était pour le break site »
  • Fait
    « si vous vous tapez dans google des express et lé mot migron vous allez tomber sur d une assise racistes pendant des années sur les migrants en grande bretagne »
  • Fait
    « le corona est passée par là aussi pour de mails par exemple grand pitbull du pack city et beaucoup booster johnson devant les élections »
  • Fait
    « une pétition signée par une brique sitters l'ex ministre de l'agriculture en grande-bretagne pétition contre les poulets au chlore et l'abaissement des normes britanniques »
  • Chiffre
    « nous sommes le pays au monde où nous avons la plus forte densité de presse magazine »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir a tous très heureuse de vous retrouver au sommaire de savon garde ce soir ne céder ni aux amalgames réducteur ni aux protections coupable c'est par ces mots qu emmanuel macron a défini sa ligne sur les violences au sein de la police et le racisme cette ligne de crête est elle tenable nous en parlerons avec eric ciotti le député les républicains remettait aussi un rapport attendu ce matin à l'assemblée sur les dysfonctionnements à l'origine de l'attentât fin 2019 au coeur de la préfecture de police de paris c'est une crise grave très grave dont on parle trop peu cela fait maintenant un mois que la presse n'est plus distribué dans tout le sud est de la france la faute aux coronavirus mais pas seulement la faillite de presstalis et y est pour beaucoup le principal distributeur de journaux en france est officiellement en cessation de paiement alors que va-t-il se passer pour vos magazines pour vos journaux décryptage à suivre dans un instant enfin le jour d'après nouvel épisode de notre collection d'entretien sur les leçons à tirer de cette crise sanitaire ce soir les selistes david djaïz nous parle du retour en force des états nation voilà donc pour le programme c'est parti hashtag cvr n'oubliez pas où il va [Musique] et bienvenue à vous chers téléspectateurs merci d'avoir choisi lcp bonsoir eric ciotti merci infiniment d'être sur ce plateau beaucoup de sujets dont l'actualité la question du racisme dans la police et les violences policières il ya encore eu des manifestations hier le gouvernement sous le feu des enquêtes et notamment la vôtre puisque vous êtes le rapporteur de la commission d' enquête sur la gestion de la crise sanitaire c'est le co vide dont on va parler tout à l'heure mais on va commencer avec le risque terroriste vous avez rendu ce matin votre rapport d' enquête sur les failles à la préfecture de police de paris après la tuerie à l'armé blanche de michael harpon c'était en octobre 2019 on commence par là vous connaissez stéphane blakowski et bien voilà accueillir tout de suite il fait pencher sur votre rapport si j'ai bien compris tout de suite pour myriam soir bonsoir stéphane si j'ai bien compris ce soir ben si j'ai bien compris myriam la police c'est un peu comme une grande famille donc eric ce type devrait pas me contredire puisque c'est à peu près les mots qu'il a employés en octobre 2019 en ouverture d'une séance de la commission qui enquête sur la pratique heures de police donc je vous propose de réécouter ses quelques mots nous pensons à leurs familles nous pensons aussi à leurs collègues à tous ceux qui ont été touché au coeur par cette attaque nous pensons aux familles et à la grande famille des polices alors sur le coup c'est l'idée que la police forme une famille ça m'a un peu surpris mais je me suis dit bon bah c'est plutôt une formule simplement qu'on peut à eric ciotti pour pour marquer son soutien à cette grande institution qu'est la police nationale et puis en fait je me suis rendu compte que vous n'étiez pas le seul à considérer que la police est une grande famille parmi les janvier ont été interrogées par la commission il y avait michel delpech l'ancien préfet de police de paris et il disait pareil disaient les services de police sont une grande famille comme décidemment dit dès que la police est une grande famille c'est que c'est assez répandu un mais ça s'arrête pas là il ya plusieurs collègues du terroriste michael harpon justement qui ont été interrogées par la commission et qui décrivait que dans le service où travaillait la drpp y régnait une ambiance familiale et selon député c'est justement cette ambiance familiale qui a empêché que on signale à la hiérarchie le fait qu'on avait repéré des signes de radicalisation chez michael harpon alors je vous lis ce que disent les députés disent la capacité de discernement des collègues de mickaël larpe on a été influencé par l'ambiance familiale qui règne dans son service une unité de petite taille où la plupart des agents avaient fait venir un fils une cousine ou un collègue avec qui il avait des affinités alors là ça devient carrément embarrassant j'ai l'impression peine croyable alliée à la partie tueur de police il vaut donc mieux avoir un beau coup de piston plutôt que des compétences c'est quand même très gênant parce que en fait ça commence à faire réfléchir à ça veut dire quoi cette histoire que la police nationale est comme une grande famille moi je me mets à réfléchir mais si mon frère par exemple comme était une infraction très grave évidemment que j'hésiterais quand même un peu le dénoncer parce que j'imagine que dans comme dans beaucoup de familles les liens qui qui nous unissent sont plus forts que les règlements ou les lois qui s'appliquent à tout le monde et c'est là que ça devient très embêtant parce que si mon collègue dans la police c'est un peu comme mon frère ou ma famille le jour où un petit délinquant le provoque la grèce et qui commence à y mettre des claques est-ce que je vais le dénoncer ce qu'ils m'ont collé que c'est comme mon frère et qui m'aident commence à vraiment cogner trop fort sur ce délinquant est ce que je vais oser dénoncer c'est pas évident parce que ce qui risque d'arriver c'est que si je dénonce mon collègue c'est moi qui vais me retrouver mis au ban de la famille parce que je n'aurais pas été solidaires donc j'imagine que vous voyez où je veux en venir et ça m'a fait penser à quelque chose qui m'avait vraiment choqué pour le coup la map à un peu embarrassé vraiment choqué c'est ce que disait assa traoré donc à third à damas lors de la fameuse manifestation vous avoir ces propos sont un petit peu confus mais on comprend qu'en fait ce qu'elle veut dire aujourd'hui on nous avons une policière qui est dans l'impunité totale tu sais qui est aujourd'hui nous avons une policière qui ne fait pas super à une police qui se considère comme une mafia hier france entière elle fait ce qu'elle veut il n'y a aucune ouais mélange un petit peu les mobiles skis l'hyper chaud quand est ce qu'on comprend très bien c'est qu'elle compare la police à une mafia et c'est ça qui m'a choqué parce que principe de la mafia c'est quoi c'est justement des grandes familles de voyous des clans chez qui le lien du sang est tellement important que sa prime sur toutes les autres loin c'est souvent ce qui fait leur force or évidemment évidemment que la police n'est pas une mafia c'est hyper choquant ce qu'il ya c'est vrai et c'est une de nos plus grandes institutions elle ne doit donc évidemment pas fonctionné sur les principes de la famille lors quand on dit et qu'on répète et tout le monde a l'air de l'accepter que la police est une grande famille moi je trouve ça gênant parce que ça tend à faire croire que les liens qui unissent les policiers entre eux sont plus forts que les lois qui doivent s'appliquer à tous ceux qui pour rebondir sur le papier de tes fans et revenir sur votre rapport c'est extrêmement critique sur le fonctionnement de la pp comme on l'appelle la préfecture de police de paris c'est une institution dans l'institution une forme de clans à part dans la police c'est une histoire spécifique c'est vrai qu'il y a des règles il ya une forme d'indépendance un lien privilégié historique entre le président de la république et le préfet de police qui d'ailleurs souvent contourne le ministre de l'intérieur donc il ya cette spécificité mais pour revenir à notre commission denquête bon il y avait un mot générique dix ans où je rendait hommage à la famille de la police après c'était en fonction aussi du traumatisme qui a été subie qui était inédit quatre morts au sein de la préfecture de police assassiné par un des leurs ce qu'on appelle une attaque bleus sur bleu donc le traumatisme était fort et on l'a perçue dans les auditions on a auditionné des collègues qui ont travaillé depuis plusieurs années dans le même bureau avec harpon qui était naturellement choqué je comprends cette émotion ce que vous expliquer ce qu'il n'aurait jamais dû rester en employé d'un service aujourd'hui aux cibles plusieurs femmes la préfecture de nos familles mais après quand le mot fanni c'est bien finalement le facteur qui explique que la solidarité des policiers entre fonds qui s'affranchissent des règles qui ne signale même pas qu'un excellent les qualités y avait cette situation particulière qui peut être dû certains nous l'ont dit moi j'ai pas de de position définitive liées au handicap de mickaël larpe ont aussi qu'ils ont mais ce qu'on a constaté pour résumer très très brièvement harpon n'aurait jamais dû rester dans une direction du renseignement voilà ode à la nature de police la drpp c'est un service de lutte contre le terrorisme c'est un service de renseignement et il a émis durant plusieurs années et avant que les faits ne se produise une multitude de signaux sa pratique religieuse est devenu beaucoup plus rigoristes il ne faisait plus la bise à certaines de ses collègues sont ces comportements se sont modifiés ils ont été perçus par moment de l'attentât le point d'orgue quelques jours après charlie où il a une altercation quasi physique ça nous a été décrit avec un de ses collègues où il justifie d'attentât et il dit c'est bien fait en regardant son écran où il regardait des images qui décrivait l'attentât il dit c'est bien fait c'est l'accumulation de ces éléments auraient du sila la drpp avait fonctionné comme un service avec une exigence de sécurité tel qu'on l'a retrouvé à la dgse bien sûr mais mais aussi à la dgs si c'est à dire que beaucoup de directeurs nous on dit chez nous pas une seconde il serait resté voilà donc il y arrive nous avons été sidérés le rapport ce matin a été approuvé à l'unanimité un de madame le pen aux représentants de la france un soubise donc ces voix là j'ai présidé une commission qu'il est avec le rapporteur florent boudié nous avons été totalement phase nous le sommes sur les conclusions nous le sommes sur les propositions qu on dit on ne comprend pas et on aimait des propositions pour que ça change alors geste est membre de l'ades au delà du constat de cette faillite collective s'est élevé au gré de ses gosses qu'il faut retirer la lutte antiterroriste des compétences de la préfecture de police est ce qu'il faut pas aller jusqu'à supprimer totalement cette fameuse drpp direction du renseignement de la préfecture de coyah deux pistes émises par le rapporteur soit la suppression totale de la drpp soit une que personnellement je privilégie c'est à dire que tout ce qui relève de la lutte contre le terrorisme soit rattachée à la dgsi moi je suis partisan d'organisations et d'institutions centralisée quand il ya deux acteurs on a déjà le problème de la coordination c'est ce qui a touché le ministère de l'intérieur depuis des années on a multiplié les structures et comment à multiplier les structures on a multiplié les instances de coordination des gares de services ans au plus au clac avec des luttes en effet des concurrences des informations des informations qui sont perdus donc quand on a qu'une unité quand on entend les centraliser la détente et à la cjce a une expertise à une expérience un professionnalisme qui aujourd'hui reconnu d'ailleurs depuis quelques mois c'est le chef de file reconnu par tous de la lutte contre le terrorisme peut plus enrayer cette idée de centralisation elle vient d'où elle vient de nicolas sarkozy en 2008 quand il crée la direction centrale du renseignement intérieur qui regroupe les anciens renseignements généraux les rejets et la dst s'est il a la bonne idée poursuivi m tous les gouvernements poursuivent et quand même tout 22 élections qui ont été faites dans la fermera on s'est dit tiens on a tout centraliser et finalement les policiers de terrain qui eux peuvent parfois repérer des choses on ne les écoute plus donc on a l'impression qu'on sait tout mieux faire que et on rate des impôts vous dit le médecin l'idée il y a eu ses critiques elle était aussi souvent animées par des considérations un peu politique mais la bonne idée c'était celle-là et d'ailleurs personne de la remise en cause pas plus aucun gouvernement de françois hollande aucun gouvernement des manuels à cran parce que et au contraire tout tous les gouvernements ont fait en sorte que cette convergence aille encore plus loin et donc aujourd'hui faut franchir cette étape pour connais pas deux services de renseignements intérieurs sur le territoire national home pour la plaque parisienne par une réforme structurelle renseignements faux cette structure cette réforme structurelle donc on dit un harpon n'aurait jamais dû rester à la préfecture de police il faut élever le degré d'exigence a été fait a notamment par la direccte renforcer les enquêtes admise dans la série tu fais un bon travail et je mets pas en cause aujourd'hui en tout cas il aurait jamais vaincu les nouvelles maisons il faut aller plus loin il faut sans doute une réforme structurelle et puis un autre sujet aussi parce que et je les points étaient personnellement dans le rapport il a fréquenté un imam ça a été dit dans la presse l' enquête judiciaire n'a ligonnès est pas notre responsabilité quel rôle il a joué mais cet imam il avait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ils étaient fichés moi je dis systématiquement qu'une personne qui représente qu'on considère comme étant susceptibles de représenter menace pour la sécurité nationale quand elle est étrangère quand elle est inscrite au fichier des signes à l'époux radicalisation terroristes elle ne doit pas rester en france il a été condamné il a fait l'objet d'une lettre aux légations quitter le territoire ils n'auraient jamais dû rester en france on va harpon n'aurait jamais dû être à la préfecture de police de paris l'imam n'aurait jamais dû être enfant on va avancer deux éléments avaient été impliqués y aurait pas eu le temps on va parler des violences policières dans un instant mais on est dans une période très particulière sort à peine de la crise sanitaire il ya une longue période de conflit de mon crise économique crise sociale qui se profile où en est la menace terroriste dans un moment comme celui-là lé elle est toujours là on l'a vu même en période de confinement il ya eu deux attentats notamment à romans sur isère nous sommes dans une période de fragilité national avec de l'inquiétude avec une crise sociale et donc avec sans doute une plus grande vulnérabilité aussi donc il ne faut pas baisser la garde la menace islamiste elle est là il y à ce qui s'est passé je salue l'action nos services au mali avec la neutralisation des trous belle qui était le leader d'aqmi il y a la réorganisation de l'état islamique nos services le dise aujourd'hui il y a cette montée de l'islamisme dans nos dans nos quartiers qui est de plus en plus prégnante donc la menace elle est toujours là et en aucun cas il ne faut baisser la garde si une femme et c'est la garde non plus et on avance sur la question du racisme dans la police chez certains c'est un autre sujet est un autre sujet mais on va en parler à présent c'est certes un policier il y a un problème ou pas selon vous d'abord moi je ne dirais pas qu'il ya un problème spécifique à la police le racisme en soi est une abomination d'où qu'ils viennent qu'ils viennent de certains membres de la police qu'ils viennent de journalistes qu'ils viennent de politiques qu'ils viennent de n'importe lequel vous avez à des groupes et laurent qui rassemble la fumée la police de racisme échangent des propos racistes alors racisme est un délit c'est une abomination c'est contraire à tout ce que la france issu des lumières exprime un tout autre humanité alors une fois qu'on a mis quatre dans la fois une fois qu'on a dit ça je ne veux pas qu'on stigmatise la police j'ai entendu des propos est tout à l'heure il y avait ces images qui me révolte en hissant la police est une mafia on a entendu la police et et racistes ont entendu des artistes des pseudos artistes en mal de notoriété dire que la police massacre et massacré des citoyens mais moi je crois la police républicaine la police elle nous elle nous protège qu'il y ait des comportements inacceptables vous évoquez ce groupe facebook avec des propos qui ont été relatées par la presse qui sont indignes des dizaines et des dizaines de témoignages particuliers y avait un fond de racisme systémique c'est à dire que coûte mais c'est malgré tout un interlocuteur on peut respecter jacques toubon président sait que l approche télé les contrôles d'identité où on avait l'enquêté pas plus de chance d'être contrôlé quand on était un homme un jeune homme j'aperçois on va revoir à jacques toubon s'est fait une spécialité depuis quelques années sans doute pour faire oublier sa tendre jeunesse d'attaquer systématiquement l'institution policière j'ai eu l'occasion de lui dire en commission des lois c'est une appréciation qui me paraît assez éloigné de l'objectivité voilà nous avons besoin d'une police souvent contrôlés que les autres c'est quand même un problème a priori ou alors on a su dire que les policiers contrôlent le en cas de suspicion d'un délit donc qu'ils contrôlent ce qu'ils ont en face pas en fonction de leur couleur de peau en fonction des actes qui sont contre il n'y a pas deux il n'y a pas de contrôles au faciès la police et et républicains dont je récuse la caméra piétons le reste justement pour sécuriser aussi les policiers parce que nous avons vu et vous avez raison de citer ses actes ses propos qui choquent il y a eu des actes de hip hop qui peuvent relever de violence individuelle qui sont d'ailleurs sanctionné il y as d enquête de l'igpn il y en a eu mille quatre cents l'année dernière ils ne dérangent pas forcément serein ce que toutes ne sont des prophètes toutes ne sont pas justifiées mais systématiquement lorsque cela est nécessaire la justice est saisie il y a des révocations il y à des condamnations quelle profession est aussi contrôlé que la police donc on fait rien de plus je pose la question quelle mesure je suis très favorable à et lamerat piéton passe à renforcer les éléments de sécurité pour les citoyens c'est un élément de sécurité pour les policiers aussi pour sécuriser leurs procédures parce que très souvent certains délectant etc et malheureusement les propos sur la suspicion avéré qui est une abominable ération une aberration juridique une suspicion va conduire à la suspension des policiers en cas de suspicion avait rétabli la loi qu'est ce que robespierre la loi des suspects c'est quoi on est dans un état de droit il faut qu'ils aient une enquête il faut qu'ils du contradictoire il faut que ce soit prouvée discours dont ça s'est passé dans notre droit c'est une c'est une expression suspicion avérée de racisme employé à dessein mais parmi les de l'intérieur où c'est une maladresse ben ça veut dire que d'abord c'est une notion juridique qui n'existe pas qui n'existe pas on est dans un état de droit le ministre de l'intérieur il a en charge du reste le respect de la loi mais quand on il nous dit qu'une manifestation est interdite mais l'émotion fait qu'elle ne sera plus interdite là aussi on est dans une notion de 2,4 de ses troupiers disent beaucoup en ce moment vous y connaissez vraiment deux mondes les policiers entendront beaucoup en soit là que voilà que dans l'est que dans les banlieues les quartiers les cités comme on veut l'ambiance est plus en plus tendu le confinement n'a pas arrangé les choses et que la saison est vraiment explosive il ya peut-être aussi un acte fort ou des gages à donner pour ne pas remettre encore de lui sans le free mais avec cette attitude que vous développez on établit dans notre pays un état de droit différent selon les territoires moi je considère que la loi elle doit s'appliquer pour tous et partout sur le territoire de la république si une manifestation est interdite parce qu'on est dans un risque pandémique majeur qui rappelons le a causé 30 mille morts donc le gouvernement a pris des décisions on interdit d'aider rassemblement de 10 personnes on est des hélicoptères qui surveillaient encore quelques jours si quelqu'un allait mettre une serviette suis alors lâche de plusieurs qu'il fallait faire laisse des rassemblements de 30 personnes confirment confinement il s'applique dans certains quartiers il ne s'applique pas ailleurs et concrètement qu'est ce que vous proposez par seconde il ya des manifestations l'application de la loi après la verdeur d'une manifestation est interdite soit on l'autorisent soit on l'interdît en tant qu'elle est interdite cette idée de dire qu'il ya des lois différentes elle introduit une république fracturation n'était pas question pour nous de remy rassemblement il ya eu des amendes rappelez vous quand une personne sortait de son domicile plus d'une heure il y avait des amendes de 35 euros des 235 euros on est encore sous ce régime moi je vis on n'a que ça à donner au moment des manifestations la cgt jaune on a tous le maintien lors du palais cannois où il fallait donc quand on laisse prospérer cette idée qu'on peut contourner la loi on envoie un message extraordinairement dangereux c'est très clair on va aborder et on y était déjà d'une certaine manière la question des violences policières et du maintien de l'ordre à pied tall à jeudi c'est important moi je propose qu'il y ait systématiquement ses caméras piétons interventions çà sécurisera et le citoyen et le policier bonsoir c'est khalil besner vous n'avez pas malheureusement en chair et en os sur ce plateau comme comme stéphane et je le regrette bien volontiers géraldine que vous connaissez qui est journaliste au point et chroniqueuse dans cette émission va parler des violences policières question évidemment qu'ils datent pas d'hier le gouvernement d'edouard philippe n'est pas le premier à s'y être confronté non et d'ailleurs c'est assez frappant voir que les partis de gouvernement finalement disent tous la même chose alors oui il ya des violences policières mais les dérives individuelles rien de systémique on comprends l'argument de gouvernement débordé par des problèmes de délinquance problèmes sociaux qu'ils ne savent pas gérer la police c'est le dernier rempart on va pas lui taper dessus mais du coup on s'attaque pas aux problèmes qui empire et nicolas sarkozy à l'époque n'a rien fait pour le résoudre quand il arrive au ministère de l'intérieur en 2002 rappelez vous c'est après une campagne menée par jacques chirac sur le thème de l'insécurité pour obtenir des résultats il instaure une politique assumée deux chiffres la police elle doit multiplier les contrôles pas toujours efficaces en 5% aboutissent seulement à une à une arrestation on multiplie les contrôles et en contrepartie ils équipent cette police il introduit les grenades de désencerclement les lanceurs de balles de défense dont on ne pense pas à l'époque d'ailleurs qu'ils sont dangereux ils en généralise usage en 2005 pendant les émeutes et la doctrine de maintien de l'ordre change elle aussi on va davantage au contact l'opinion à l'époque est satisfaite la délinquance recule mais le fossé se creuse avec une partie de la population d'autant plus peut-être que c'est nicolas sarkozy aussi qu'il supprime la police de proximité qui avait pour but justement de renouer ce lien entre police et population alors dites-moi nicolas sarkozy pourtant je me souviens qu'il avait aussi une politique et un discours assez ferme contre ces mêmes violences policières absolument comme d'ailleurs nos gouvernants d'aujourd'hui c'est la tolérance zéro le problème c'est que comme aujourd'hui et en dépit de ce que dit monsieur santi on ne sait pas du tout ce qu'il advient de ces plaintes la transparence est incomplète on n'a aucune idée des peines prononcées des quantums de ses peines et cette opacité rend les gens suspicieux opacité maintenu par tout le monde d'autres gouvernements autant plus ajouter d'autres problèmes à leurs reçus par exemple des statistiques ethniques que souhaitait pourtant nicolas sarkozy empêche de mesurer l'ampleur des délits de faciès et ça nourrit inévitablement les soupçons de racisme le manque de moyens h/f de tendre tout le monde les caméras dont parle monsieur ciotti qui sont censés équiper les forces de l'ordre ben on en a commandé elle ne marche pas elle non pas de batterie c'est du mauvais de matériel aujourd'hui on a l'impression qu'on a une hauteur de dénis en espèce de déni qui est aussi assez utile finalement pour cacher tout ses banques merci géraldine adam est ce qu'il n'est pas temps de sortir de ce déni à une commission denquête qui est demandée par le groupe socialiste à l'assemblée nationale sur ces violences policières à ce qu'ils aient pas temps de tout remettre à plat arrêtons avec ce mot de violences policières dans ce que dit madame boesner il ya des il ya des vérités que je partage et notamment factuellement sur les caméras elle a totalement raison dix mille caméras ont été achetés par monsieur castaner elle ne marchera pas elles ont qu une heure et demie d'autonomie forcé des caméras ça marche il ya dix 10 heures d'autonomie on a choisi le mauvais matériel en tout cas dans la police pas forcément dans la gendarmerie qui a eu un autre notre choix ou qui travaillent à d'autre choix donc ça c'est c'est très important après elle dit quelque chose que je partage la police et le dernier rempart oui c'est le dernier rempart pour notre république et des fois quand je vois certains mouvements je me dis que dans dans ce qui se passe aujourd'hui dans ces attaques parce que ces attaques elles sont organisées aussi elles viennent de l'extrême gauche elles viennent de ceux qui veulent déstabiliser la société voit la ligue noir qui dit qu'on est un pays terroriste terroristes on voit que par la violence certains veulent prendre la conquérir des territoires après sur nicolas seriez jamais des jeux mais là je dois dire très clairement non d'abord elle était interdite moi je respecte je respecte la loi j'ai même été hué à nice parce que en dix ans tout le monde déteste la police et tout le monde était ce jeudi moi j'aime la police j'aime la police parce qu'on a besoin de la police la police elle nous protège et il faut aussi protéger ce qui nous protège savez chaque jour relève vous reconnaissez qui entraîne chômage est aujourd'hui il est très loin des mollahs malaise - charlie hebdo sur conseils tomber dans le radar de cette image de ce policier ce crs de couleurs qui était embrassé par un si bon jour il y en à quoi un policier de couleurs qui est traité de vendu dans les manifestations où ils racisme il faut qu'on le dénonce de tous les côtés je le disais au départ et il ya du racisme aussi qui s'exprime dans ses mots dans ses mouvements sur les techniques de maintien de l'ordre de manière assez concrète christophe castaner a interdit donc ces techniques d'étranglement mais pas le placage centrale qui restent une mesure une technique qui est possible et surtout pas les ailes bds qui n'est pas temps d'interdire ces fameux lanceurs de balles de défense il a aussi proposé d'utiliser à la pl si on supprime cette technique est ce qui reste pour l'interpellation il faut quand même rappeler que si les policiers font usage de la force c'est parce que ce qu'ils interpellent et donc il ya une suspicion d'un délit son délit de fuite ont refusé d'obtempérer ont refusé de se soumettre à la contrainte légitime donc vous défendre je défends pas le lb je défends les techniques d'interpellation et qui sont prévus pour menotter un individu qui ne respectent pas le l'injonction d'obtempérer le lève le lb c'est autre chose web d'aider la hausse il faudrait qu est une caméra qui puisse contrôler les tirs parce que la problématique c'est les tirs à niveau du visage il faut qu'on forme mieux les policiers à peine douze heures de formation par an aux techniques d'interpellation à l usage de ces armes c'est ridicule et surveiller les policiers utilisent personnes position habilité mais rappelez vous de ces chiffres trente policiers blessés par jour en mission cent sept policiers chaque jour agressé dans le rapport de l'igpn il est indiqué qu'il y avait eu en france 110 personnes blessées l'année dernière par des policiers 110 avec une itt était un délit de tous les côtés sans d'un côté pour une année sans par jour pour les policiers rééquilibrer un peu les termes du débat parce qu'une société sans police c'est la loi de la jungle et de la barbarie qui s'imposerait c'est pas ma france et c'est pas cette france que je veux aller pour terminer je voudrais qu'on évoque la gestion de la crise sanitaire la commission denquête dont vous êtes le rapporteur a commencé ses travaux enquête parlementaire ou enquête politique dans la majorité certains députés s'inquiètent du fait que vous pourriez couper des têtes écouter marie-christine verdier joucla on sait pertinemment que quand on confie ce rôle aux républicains forcément qui est un coup politique à faire on les connaît et que de ce fait qu'ils allaient choisir un rapporteur mais qu'ils soient bien marquer dans cette opposition qui se veut un peu destructrice c'est à dire qui veut absolument mettre à mal le gouvernement est prouvé par a plus b que toutes les décisions que nous avons prises n'étaient pas les bonnes donc dans la mesure où on le savait à l'avancé si vraiment craignais je pense que peut-être qu'on ne l'aurait pas fait alors est ce que vous voulez faire tomber des têtes eric ciotti vitoria je pense que fernand je ne veux pas faire tomber la moindre la moindre tête je suis quelqu'un de pacifique je pense que ben verdouble as préféré sans doute la commission élyséenne où monsieur macron va se contrôler lui-même je le rappelle qu'on est dans un état de droit que le parlement joue son rôle que cette commission elle a été demandée par les républicains que vous allez travailler contre un déséquilibre institutionnel je viens de présider la commission d' enquête sur l'attentât à la préfecture police on en a parlé je vous le redis il a été adopté à l'unanimité donc je crois qu'on peut travailler sereinement c'est toujours l'état d'esprit qui m'a animé dans dans cet hémicycle au n'est pas une autorité judiciaire nous sommes dans un équilibre de pouvoir nous exerçons notre devoir et notre pouvoir notre mission de contrôle de l'exécutif penser quand je l'exerçais syndicats auraient fait mieux très clairement comparons ce qui est comparable puisque vous vous proposer cette ce dès ce débat regardons ce qu'a fait nicolas sarkozy quand il était président de la république au moment de l'épisode de la guerre de la grippe h1n1 on vit à la rue on lui a reproché d'en avoir trop fait mais il avait commandé les tests nous avions à l'époque 1 milliard 700 millions de masques regardez ce qu'a fait jacques chérèque domine il avait comme ministre de la wii mais justement parce qu'il ya eu ce principe de précaution est ce qu'il vaut mieux se préparer et que l'épidémie heureusement n'arrive pas ou est ce qu'il faudrait rester comme cela a été fait depuis de trop nombreuses années dans un état d'impréparation avec à peine 100 millions de masques alors qu' il y avait des rapports en 2018 qui disons qu'il gouverne vous aviez vraiment eu la preuve le pressentiment que c'était important il aurait fallu le dire avant c'est à dire que vous expliquez que vous le saviez mais après coup on attendait un peu d'humilité dont nous ne le savions pas qui a reçu les éléments qui dirige l'international d'armes en disant attention un problème en france le jour où il ya une épidémie on est mal préparée par ça me dit ça est ce que nous avions les éléments est ce que les notes des smartphones mais aussi la direction générale de la santé les notes et ce sera un travail de la commission je veux pas le dévoiler aujourd'hui je parle de la question des masques bah c'est pas moi qui le dit le professeur jean françois delfraissy dimanche dans le jdd dit le confinement a été mauvaise décision mais c'était la seule possible compte tenu de l'état des moyens dont nous disposions nous faisions à l'époque il dit au début de la crise début mars trois mille tests par semaine nous pouvions faire trois mille tests par semaine alors que l'allemagne en faisait cinquante mille la commission denquête regardera pourquoi alors que nos voisins allemands faisait cinquante mille tests nous nous en étions à trois milles derrière il ya beaucoup de décisions bureau 4x bureaucratique totalement contradictoires notamment sur les autorisations qui sont tombés dans au avec un pouvoir très centralisé qui a mis des des semaines avant de de prendre les bonnes décisions il ya la question des masques nous regarderons sereinement pourquoi encore une fois depuis que xavier bertrand avait mis le plan pandémie qui a été le plan avec une vraie doctrine sous la présidence de jacques chirac en 2005 c'était la grippe avions donc c'est bien ça fait dix ans pour l'équipe de départ on pourra pas faire d' assurer sous leur surveillance hawkeye a pas de reproche à faire on peut vous savez moi je suis prêt à faire sur la gestion de la crise économique sur la gestion des crises sanitaires sur la façon dont on a protégé les français face à la délinquance sauver je pense que leurs ébats narc n était plus on sort et le pib conséquence voilà pour ça peut-être bien de retrouver le pouvoir merci beaucoup eric ciotti ce qui est bien c'est que serait cp on va pouvoir suivre minute par minute chacune de ces auditions de la commission denquête donc vous êtes le rapporteur sur le coville 19 et la gestion par le gouvernement de cette crise sanitaire va maintenant s'intéresser à une date le 10 juillet prochain c'est la date que le gouvernement a finalement choisi pour sortir de l'état d'urgence sanitaire c'est le billet de tomate est prêt qui nous explique tout dans sa journée à l'assemblée oui exactement myriam le gouvernement a décidé de ne pas prolonger l'état d'urgence sanitaire au delà de la date prévue aujourd'hui dans la loi je vais vous expliquer tout ça c'était donc la nouvelle du jour le 10 juillet prochain l'état d'urgence sanitaire va prendre fin vous savez l'état d'urgence a été décrété le 24 mars dernier pour faire face à l'épidémie de coronavirus cette semaine donc qu'ils vont bientôt prendre fin parce que l'épidémie recule cette fin de l'état d'urgence sanitaire est au fond de nouvelles positives parce qu'elle signifie que nous avons au fond n'ont pas encore gagné la bataille mais marquer des points contre le colis de 19 alors du côté des députés la nouvelle est plutôt bien accueillie même si certains expriment des réserves dans la mesure où l'exécutif nous expliquer qu'il fallait apprendre à vivre avec le co lead et donc à partir du moment où ça devient la situation ordinaire il faut que ce soit la loi ordinaire qui prévalent et bien nous en sommes là et donc oui il est temps de sortir de l'état d'urgence il prévoit même de remplacer cette prolongation par un projet de loi qui sera encore atteint soir au liberté le dis aujourd'hui il est en 2d confiné il est temps de partir de l'état d'urgence il est temps de retrouver les libertés à cause de cet état d'urgence il y avait beaucoup de restrictions des libertés et puis surtout un parlement qui vivait en mode réduit avec des textes de loi qui ne pouvait pas être étudier tranquillement alors en réalité c'est une sortie progressive de l'état d'urgence à compter du 10 juillet le gouvernement va se doter pour quatre mois d'outils pour prévenir en cas de reprise épidémique d'abord en obligeant les français a toujours porté un masque dans les transports en commun en continuant de restreindre certains rassemblements dans des lieux publics est également en continuant la fermeture de certains espaces privés comme des discothèques alors est ce que ces restrictions de libertés individuelles sont utiles au moment où l'épidémie recule on a posé la question à la présidente de la commission des lois bonjour ya les banques privées est ce que vous comprenez que certains dans l'opposition se plaignent encore de restriction de liberté je crois qu'il faut être quand même extrêmement prudents parce qu'on voit bien que dans tout le cours de ces dernières semaines et derniers mois les recommandations varier les la connaissance que l'on a de cette épidémie a varié donc les certitudes d'aujourd'hui ne sont pas forcément les certitudes de demain donc je pense qu'il faut être extrêmement prudent on assiste oui un reflux de l'épidémie mais il faut rester prudent il faut rester très attentif très vigilant et je crois que c'est ce texte là qui pourra permettre cela pourra tout à fait complet ce projet de loi qui a été présenté ce matin en conseil des ministres arrivera ici à l'assemblée nationale dans l'hémicycle le 17 juin prochain pour être débattu par les députés s'il est voté il entrera en vigueur donc le 10 juillet prochain mais ça on aura l'occasion d'en reparler dans ma journée à l'assemblée allez cette question à présent et s'il n'y avait bientôt plus de quotidiens ni de magazines dans nos kiosques la menace est sérieuse pas seulement à cause du coronavirus mais également à cause de la faillite de presstalis qu'est ce que c'est presstalis pourquoi il est en crise donc en grève d'ailleurs avec la cgt du livre c'est un dossier complexe c'est un dossier très important parce que c'est un drame qui se joue pour les lecteurs que nous sommes pour les kiosquiers pour les éditeurs des journalistes on en parle avec vous frédérick cassegrain bonsoir bonsoir merci d'être là vous êtes le directeur de la publication de l'hebdomadaire marianne et le président de la coopérative de distribution des magazines actionnaire majoritaire de presstalis vous dialoguez ce soir avec pierre-yves bournazel bonsoir député agir ensemble de paris et vous avez écouté ce matin le p dg de presstalis qui était auditionné à l'assemblée je vous donne la parole dans un instant juste après cette mise au point où on en a besoin tout de même en images signées clément perreault et nathalie gloire sisteron dans les alpes-de-haute-provence bienvenue dans une maison de la presse pratiquement sans presse rayon actuellement deux quotidiens nationaux absolument vide quelques hebdomadaires c'est tout ce pognon d titres phares comme l'équipe qui sont absentes de nos rayons depuis plus de quatre semaines et entre 15 et 20% de moins de chiffre d'affaires pour le produit presse on saura en sortie de confinement ou c'est qu'on avait déjà fait des chiffres pour le mois de mars -2 62% pour le mois d'avril - 68% envoyer un petit peu avec espoir cette période qui arrivait de déconfinement est catastrophique dans tout le sud-est comme ici à marseille des milliers de points de vente sont dans la même situation dans les arrière boutiques des invendus s'entassent dans la tente d'être remboursés aux marchands de journaux à l'origine de cette situation les difficultés financières de presstalis le principal groupe français de distribution de presse est en redressement judiciaire un plan de sauvetage est proposée l'état mettrait plusieurs millions d'euros sur la table le pdg du groupe est venu le défendre ce matin devant les députés de la commission aux affaires culturelles le nouveau presstalis va démarrer avec un un nouveau bilan remis à zéro et une trésorerie positive grâce aux apports de l'état encore une fois dans les jours qui viennent le tribunal de commerce de paris examinera les offres de reprise de presstalis et nous espérons que la nouvelle structure sera opérationnelle au plus tard début juillet des propos qui n'ont pas totalement rassuré les députés échaudés depuis longtemps par la gestion du groupe l'histoire de presstalis de ces quinze dernières années pourrait s'apparenter à une longue descente aux enfers les plans sociaux se succèdent décision judiciaire et l'associent et rien n'y fait la société ne n'arrive pas à se relever la crise de presstalis n'est pas nouvelle la principale messagerie la seule à assurer la distribution des quotidiens est toujours dans une situation très critique et la période qui s'ouvre est définitivement celle de la dernière chance au delà des vendeurs de journaux le sauvetage de presstalis sera décisif pour l'avenir de la presse déjà fragilisés ce qui est grave c'est qu'on fait mourir par le bas c'est à dire par la base par les points de vente si les points de vente demain n'arrive pas à survivre comment la presse va se reconstruire dans cette région c'est ça qui est très grave moi si le point de vente il vend pu mais magazine je suis mort en fait je vais pas aller les vendre moi tout seul dans mon petit coin j'en vendrais 3 c'est ce vendredi que le tribunal de commerce de paris devrait se prononcer sur le plan de sauvetage alors avant de parler d'un plan de sauvetage on va essayer de comprendre ce qui se passe le diagnostic de la situation auprès d'un casgrain expliquer tout ce qui se passe sur le terrain un quart du territoire qu'il a plus de deux journaux c'est pas rien c'est un drame c'est un drame pour l'information qui est entraîné dans la faillite de presstalis qui souffrent le plus aujourd'hui alors qu'ils souffrent le plus dans le temps présent ce sont les diffuseurs de presse les diffuseurs de presse de tout le couloir rhodanien et de toute la zone de marseille ne sont pas livrés depuis maintenant quatre semaines donc ce sont des gens qui pendant la période du confinement ont bossé vraiment de manière extrêmement avec des restes et jeux en tant que représentant d'un journal comme marianne je peux vous dire que nous en sommes très heureux puisque on a très bien vendu sur pendant cette période là depuis les confinement de puits de déconfinement la liquidation des dépôts c'est à dire des gens qui livrait ces points de vente a entraîné donc des mouvements de grève des mouvements de grève assez sauvage puis que des dépôts ont été attaqués des camions de journaux on est attaqué c'est la cgt du livre s'est mis en grève 500 personnes sur le carreau reste à entraîner il faut aussi reconnaître que le licenciement de ces gens là a été fait de manière assez brutale du jour au lendemain ils ont appris que y perdaient leur boulot et bien sûr c'est comme une poudrière on sortait d'une période de confinement où tout le monde avait enfin énormément travaillé et on se retrouve en plein de déconfinement on leur dit du jour au lendemain ils ont appris à 1 vendredi à 15 heures que ça s'arrêtait pour eux et donc certains des baux ont été attaqués certains dépôts attaquer et les marchands de journaux sont plus sûrs et donc les causes qui souffrent évidemment celui les ans 8 ans de la chaîne bien sûr toute la chaîne de distribution en augmentant chanteur bien en tant qu'éditeur ben on perd bien sûr nos ventes sur ces territoires là en plus de la chute de la maison presstalis parce que la chute de maisons passalis c'est une créance de 120 millions d'euros qui est perdu pour l'éditeur il faut expliquer puisque vous êtes actionnaire c'est une coopérative actionnaire majoritaire 75 % pour les magazines au fond presstalis vaudois de l'argent combien l'argent que le client donne dans un kiosque pour payer son journal et une partie qui revient l'éditeur hélas cet argent presstalis l'a confisquée et l'a perdu tout simplement donc l'éditeur les éditeurs de presse quotidienne et magazine attendent enfin une créance d'à peu près 120 millions d'euros 120 millions 120 millions d'euros qu'ils ne reverront jamais donc donc ça veut dire que pendant toute cette période vous saviez profond vous alliez vendre à perte enfin nous avons édité des des journaux mais exactement donc ce qu'il fasse alors que vous avez augmenter les ventes bien sûr cette présence y est arrivé s'est pressée d'arriver dans les points de vente et l'argent n'est pas remonté alors quand vous êtes un éditeur un éditeur indépendant c'est votre petite entreprise vous êtes comme franck annese vous êtes comme eux à d les deux cas mentonnière pour point de vue comme un cerveau d'éditeurs peut-être propriétaire de journal et vous aimons prise d'eau gens nous reviendrons vous allez perdre 1 2 ou 3 millions d'euros dans votre résultats d'entreprises et bien pour certaines entreprises c'est la mort assurée aussi quand vous êtes appuyé par un grand groupe industriel comme sont un certain nombre d'éditeurs de presse en france las pour eux bon c'est une mauvaise année mais l'année prochaine sera peut-être me laver un ordre de grandeur combien de magazines en france un petit magazine risquent de mourir de cette crise on estime autour de 30% des magazines qui pourrait ne pas se relever de cette opération bournazel pourquoi personne n'en parle quand même un quart du territoire qui n'a pas qui n'a pas accès à la presse le droit à l'information les lecteurs sont sont pénalisés on a parlé des kiosquiers ya une indifférence générale c'est dramatique ce qui se passe oui on en parle ce soir on en a parlé ce matin à l'assemblée nationale il ya un sujet financier qui vient d'être évoquée il faudra d'ailleurs regarder de près ce qui s'est exactement passé parce que il ya eu quand même des déconvenues successives dans la gestion de presstalis il ya une question économique et social qui est la question des éditeurs des diffuseurs et de leurs salariés c'est une question quand même essentiel et puis il ya une question de vision de la société dans laquelle on veut vivre qui évidemment s'attache à la liberté de s'informer à la liberté de la presse et ces sujets nous préoccupe c'est la raison pour laquelle avec d'autres collègues ce matin nous les avons relayé moi je suis très attaché par exemple au point de vente aux marchands de journaux aux kiosquiers qui sont évidemment des éléments essentiels notre cohésion sociale qui rendent beaucoup de services aussi qui sont très utiles dans nos quartiers je suis inquiet pour leur avenir et donc évidemment la situation actuelle les fragilise encore plus il faut les soutenir il faut réinventer aussi un modèle qui permette du haut en bas de la chaîne de pouvoir permettre à chacun de pouvoir vivre de son métier faire ça dure tout de même en quoi un député peut faire pression sur l'état sur le gouvernement pour au moins que le problème brel une table dans l'agenda panique lance justement l'état le gouvernement on a plutôt en tout cas une oreille attentive il faut le dire le ministre notamment de la culture franck riester est très attentif il ya eu des actes notamment sur le plan financier et des garanties et qui sont nécessaires et ce en l'état évidemment la situation serait l'état jusque catastrophique est encore pire qu'aujourd'hui maintenant il faut porter une vision nouvelle et que ce qu'on a à construire dans les années quand on parlait de la vision nouvelle mais un mot quand même sur le diagnostic ce qu'il faut expliquer c'est que six presstalis et dépose le bilan ce parce que le modèle économique de la presse a complètement changé aujourd'hui on lit on lit en ligne oui et donc les quotidiens profite davantage de la publicité sur les sites et de vent debout beaucoup moins en kiosque et ça a des conséquences le système précédent c'est un système qui était monté à la fin de la guerre pour distribuer d'abord les quotidiens donc c'est un système qui est construit pour distribuer des quotidiens toutes les nuits sur l'ensemble du territoire national et là malheureusement enfin c'est pas malheureusement c'est d'ailleurs une logique c'est comme dans tous les cas pour tous les quotidiens du monde le consommateur lit de moins en moins de papier journal elie maintenant son quotidien sur des tablettes ou sur son téléphone portable en revanche pour la presse magazine c'est tout à fait différent la presse magazine dresse une presse attaché à lect à un lectorat attachés au papier dont on a c'est vrai baisse de nos diffusion comme tous les hommes tous les éditeurs mais nettement moins donc les magazines ont davantage besoin de réaliser ce menons ce 75% vous avez au capital 25-27 pour pour les quotidiens mais il a l'impression qu'il ya deux logiques qui s'affrontent qui contribuent à cette crise pourquoi vous n'arrivez pas à vous entendre magazine souris quotidien les besoins sont différents un quotidien a besoin de distribuer toutes les nuits quand un quotidien du soir où un quotidien du matin avant des cent mille exemplaires il ya dix ans il en vend plus que 25000 mais les kilomètres les voitures de livraison les ouvriers qui travaillent la nuit pour faire ses pâques et ils sont toujours là donc les coûts n'ont pas baissé et ça devient maintenant insupportable ses coûts et c'est vrai que on a besoin de cette presse quotidienne parce que c'est presque diène c'est ce qui fait vivre notre démocratie notre république mais la presse magazine là aussi vous avez besoin d'une presse magazine parce que la presse magazine c'est aussi d'après d'information politique et générale mais c'est aussi d'après scientifiques aussi d'apprécier dick capc et cette presse magazine prenez en charge d'une certaine manière les coûts de distribution des quotidiens nous sommes dans un système coopératif ces coûts ne sont plus supportables on ne peut plus payer il n'ya plus assez d'argent donc soit les quotidiens paie leurs vrais coûts de distribution et le paie grâce à l'état parce que l'état prend en charge et offre un serbe de subventions mais nous presse magazine on peut plus continuer à travailler de cette manière là et deuxièmement le consommateur change autrefois vous aviez des gens qui étaient abonnées au quotidien qui a acheté tous les jours le quotidien chez le marchand de journaux maintenant c'est des achats de plus en plus épisodique il comprendre le modèle économique pour marianne combien vous donner est bien pour ma part la distribution du journal je vais vous dire je donne à peu près 40% sur un jean un journal est énorme oui mais le coût distribution de marianne se fait sur deux jours un quotidien ça se fait sur une nuit et je pense que dans d'autres 40% aussi et dans cette affaire marianne va perdre huit cent mille euros pour une entreprise qui fait huit cent mille euros pour une entreprise qui est juste à l'équilibré je veux dire sans actionnaires cette entreprise ferme et comment vous faites c'est l'état qui vous donne un coup de main non là on se tourne vers l'actionnaire on se tourne vers notre actionnaire pour dire est-ce que vous pouvez nous aider une actionnaire de marc de maria riesch ce qui n'est pas le cas de la grande grande majorité des éditeurs de magazines qu'est ce qu'on peut faire alors il ya 2 il ya deux messagerie sur le marché la première c'est presstalis la deuxième semaine bp qu'il paie mmp les lyonnais messagerie lieu de ce prince alla on essaye de les unir pour créer une entité plus plus forte économiquement ça je crois que c'est un travail qui doit être élaboré avec les professionnels donc nous on est là pour relayer leurs attentes et voir quelles le modèle économique social qui peut fonctionner sur un plan évidemment financier mais aussi pour protéger un certain de salariés et permettent que cette liberté d'être informées cette liberté de la presse soit effectif partout et sur tout le territoire carte on voit ce qui est en train de se passer dans notre pays on a vu le reportage tout à l'heure c'est sidérant qu'on en soit arrivé là sidérant aussi parce que cette particulier presstalis le poids des syndicats est très fort il ya parfois des techniques un peu de prises d'otages qui sont fréquentes au qu'est ce qu'on fait quand on est juste heras et prises d'otages je peux que les condamnés et c'est pas une manière de faire et vous n'entendrez jamais dans ma bouche le soutien à ce genre de méthode mais là il ya aussi d'abord il faut le dire un problème économique et social et que des personnes à qui on explique que leur emploi est terminée et que le système n'est plus viable forcément ça va créer des problèmes et des tensions donc je crois qu'il faut s'attaquer aux racines du problème de poser le diagnostic comme on a essayé de le faire et qu'on l'avait très bien fait tout à l'heure regardez avec tous les acteurs et les professionnels comment du début à la fin de la chaîne on peut permettre à chacun de pouvoir travailler et de vivre de son travail le pdg du reste adjoint de soutiens évidemment de l'état mais on a aussi besoin de que les partenaires privés s'engagent aussi parce que c'est aussi une vision de la société et puis il ya des nouveaux enjeux il ya de l'enjeu écologique notamment dont on pourrait parler sur la question des invendus et beaucoup de travail qui a été fait il ya des propositions qui peuvent être portés en tout cas moi je suis en contact avec un certain nombre de personnes qui réfléchissent sur ce sujet pour alimenter les professionnels de deux propositions prochainement alors le p dg de presstalis a parlé ce matin de la mise en place d'une structure opérationnelle en juillet l'état va financer le démarrage de nouvelles messageries avec 200 millions sur la table ça va suffire ou pas qu'est ce que vous voudrez qu'est ce que vous attendez je veux dire presstalis est l'héritier où l'héritière d'une structure qui se plaisent nmpp mais l'objectif pour nous c'est d'avoir une structure pérenne qui durent dans le temps il ya deux acteurs sur marché à presstalis et les mails p est ce que c'est la propulsion des magazines c'était celle ci et c'est toujours celle ci il faut absolument qu'on se rapproche des mails p qu'on arrête ses guerres entre les deux sociétés de messagerie qu'on arrête de replâtrer en permanence le titanic presstalis et concret et unique structure de distribution de la presse alors ça va pas rapprochement avec les mails paix discussions avec les mails p les systèmes informatiques les systèmes commerciaux la discussion le syndicat du livre il est là qu est ce qui peut nous reprocher à nous éditeurs le syndicat de ne pas avoir une vision vision pour l'avenir est-ce que de leur dire vous êtes licencié vous partez mais sans leur expliquer la vision qu'on a sur la structure c'est extrêmement frustrant et c'est violent donc l'objectif c'est quand même d'avoir une organisation qui soit pérenne dans le temps on sait que les quotidiens vont petit à petit baisser leur tirage c'est très bien qu'ils vont basculer sur le numérique dans les années à venir il faut continuer à construire un avenir pérenne mais avec l'ensemble de la presse magazine donc s'allier pour éviter la catastrophe pourquoi pas tout cas le débat sur la table je vous ai entendus à plusieurs reprises et évoquer cette idée il faut que tous les professionnels et puissent exprimer leur point de vue moi j'ai pas de tabou à partir de monde faire fonctionner un système je pense aussi qu'il ya un vrai travail à faire parce que dans la transformation de votre modèle et notamment vers le numérique c'est comment conserver une stratégie aussi pour pour le papier que ce soit pour les quotidiens ou pour les magazines avec deux problématiques très différentes je pense aussi que ça passe par beaucoup l'éducation je pense qu'il est important que très jeune à l'école on apprenne que la liberté de la presse c'est absolument essentielle dans une démocratie et que donc il faut d'abord apprendre à s'informer et avoir le goût de la pluralité de l'information et donc d'avoir la curiosité et longvic d'aller lire des journaux de lire des magazines et les lire en ligne des comprendre la société par soi même le monde la presse est important que c'est parti très tôt parce que je trouve que les nouvelles générations s'informent beaucoup plus vite qu'avant mais de manière moins précise et peut-être que là il ya quelque chose à faire le monde d'après pour la presse c'est le numérique à 100% non je crois à l'avenir du papier je crois que le papier sur la presse magazine a toutes ses chances sur le pré scudier oui mais c'est la quotidienne qui s'ouvre aux états unis il ya des états entiers qui ont vu disparaître la presse la presse quotidienne tout à fait mais la presse magazine vous avez une presse hebdomadaire mensuelle ou trimestrielle que vous gardez que vous conservez c'est la relation entre les deux supports est très différente l'achat d entre eux dit est très dur on achète le week-end ses magazines pour les feuilleter tranquillement tandis qu on lit les quotidiens aux lignes c'est très beau c'est comme ça que vous voyez les usages et vous moi j'aime bien le matin avoir le parisien le figaro ou libé j'aime bien avoir à 14h le monde puisque j'ai la chance d'être parisien et j'aime bien le le jeudi le mercredi il y avait l'express le jeudi arrivé avec tous les autres hebdos et puis le week-end avec marianne le figaro magazine et cetera bien sûr voilà l'ops on va tous ces sites et le point pour les mêmes valeurs actuelles pour pas se faire engueuler mais bien sûr quand on a eu cette éducation et ce goût de lire les magazines ou les quotidiens je pense que ça reste et c'est très important que dans une nouvelle génération on donne ce goût cet intérêt à la presque tiens on espère évidemment que les préfets pourront consulter leurs journaux tous leurs journaux magazines au quotidien dans les kiosques du sud de la france parce que quelque chose me dit qu'ils seront nombreux cet été sur les plages de du sud est et de la provence vous restez avec nous on va regarder un tout petit peu ce qui se passe du côté des britanniques avec alex taylor alex est avec nous vous le savez c'est notre chroniqueur francophile et maintenant français même s'il est aussi un britannique alors la distribution de la presse alex c'est à peu près comment dire des problèmes similaires pas tout à fait ils ont d'autres problèmes au royaume uni c'est ça oui brillamment on comprend assez mal la presse britannique en france d'abord ya beaucoup plus de journaux vendus tous les gens 6.5 millions des journaux comme dawson ou de mails par exemple thivras tous les jours 1,3 million c'est plus chacun que l'ensemble de la presse française nationale réunit donc il ya 12 journaux tous les jours les lecteurs aussi sans beaucoup moins fidèles si en france on achète le figaro un jour il ya peu de chances qu'on achète libé lendemain en grande bretagne il faut que c'est jonas pâte c'est pour ça que les unes sont souvent plus racoleuses et que les opinions sont plus fortes et une presse d'opinion en grande bretagne on l'a vu surtout avec le bike site où 80% je pars en terme de circulation de la presse était pour le break site donc ccc cela était donc c'est cela votre revirement oui il ya eu d'abord quelques changements de propriétaires tout simplement plus spectaculaire s'est dit exprès si vous vous tapez dans google des express et lé mot migron vous allez tomber sur d une assise racistes pendant des années sur les migrants en grande bretagne et bien changement radical de temps parce que nous vaut d'être en chef gary jones va a dit qu'il n'arrivait pas à dormir quand il pensait à tous et à tous ce racisme d'enclos journal publie désormais quelques articles même sympathique sur tous ces gens venus d'ailleurs qui nous aident dans les hôpitaux et accueillir nos fruits et légumes puis le corona est passée par là aussi pour de mails par exemple grand pitbull du pack city et beaucoup booster johnson devant les élections et qui m'a tant cette semaine fait un article sur la débâcle de sa gestion de la crise corona et puis je suis tombé des nues ce week end dans ce journal qui a tant fait pour le bike site qui ose lancer une pétition signée par une brique sitters l'ex ministre de l'agriculture en grande-bretagne pétition contre les poulets au chlore et l'abaissement des normes britanniques c'est à dire européenne dans la nourriture faut parfois aussi chercher la femme si vous savez que l'une des plumes les plus renommés de ce délit mais elle s'appelle sarah vine qu'il épouse du ministre michael gove qui lui se verrait bien un jour à la place du dit johnson donc comme on dit en anglais look force de romaine merci alex c'est ça peut être ça notre avenir une presse d'opinion une presse très très marquée politiquement primorié manning au royaume uni où sévit le marianne c'est un peu ça il ya un bruit et pas caricatural marianne est un journal réfléchi lorsque vous regardez la presse britannique vous avez une presse quotidienne des tabloïds et qui sont extrêmement agressif que sans vergogne on pensait que la rédactrice en chef et de la femme d'un enfin c'est quand même passé on verrait pas ça en france on éviterait peut-être mais en revanche nous avons nous en france une presse magazine beaucoup beaucoup plus riche que nous sommes le pays au monde où nous avons la plus forte densité de presse magazine bien vous avez des titres surtout en france et c'est une vraie richesse dire que vraiment presse quotidienne nationale qui se résume à une dizaine de titres là une presse quotidienne régionale qui présente aussi qui est très présente en et vous avez une presse magazine extrêmement riche on a un pays oui on est un pays très riche merci beaucoup il faut soutenir la presse par ailleurs il faut l'acheter les lieux les lecteurs étaient nombreux mais malheureusement est un auteur ou un peu quitté la scène pendant pendant la crise sanitaire en sauna presse quand même plurielle et de qualité très bon choix lors modèle britannique je ne connais pas bien mais de ce que j'en comprends quand même je crois que notre modèle est quand même meilleur merci beaucoup merci messieurs pour ce décryptage de ce sujet complexe mais ô combien important c'est la fin de cette émission on vous promet de diffuser le jour d'après comme prévu avec david jay sur le retour en force des états nations on le fera dès demain sans faute très belle soirée documentaire sur lcp et à demain [Musique]