LFI : la chasse aux anti-Mélenchon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat de chronique et de reportage sur Public Sénat 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos invités experts et au journaly de la rédaction avec au sommaire de ce 20 février la calinothérapie d'Emmanuel Macron envers les agriculteurs le président de la République recevait les principaux syndicats aujourd'hui à l'Élysée des paysans qui maintiennent une forte pression à 4 jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture ils veulent que les promesses de Gabriel Atal soient tenues rapidement et ils vont continuer de peser sur les élections européennes et puis dans notre second débat on remonte le temps 80 ans en arrière le 21 février 1944 ce jour-là au montvalérien 22 hommes du groupe des FTP moi sont fusillés des étrangers des Juifs des communistes qui feront demain symboliquement leur entrée au Panthéon à avec missac manouquan et sa femme Méliné pour moi l'entrée de missac manouian au pantthéon c'est l'entrée de de tous ceux tous ces étrangers mconnus inconnus anonymes qui sont morts pour la France ce choix d'Emmanuel Macron répartil une erreur mémorielle le rassemblement national dont la présence n'est pas souhaitée par les descendants de plusieurs résistants aurait-il dû s'abstenir de venir lors de cette cérémonie réponse dans 45 minutes mais d'abord donc le retour des tracteurs à la une de l'actualité il manifeste de nouveau dans plusieurs villes de France Flora sauvage une réunion de crise à 4 jours du Salon de l'Agriculture producteur industriel de l'agroalimentaire et grande distribution se sont retrouvé ce matin au ministère de l'Agriculture pour garantir la bonne application de la loi égalim et éviter que les agriculteurs vendent à des prix inférieurs à leur coût de production à Calais comme à Marseille agriculteurs maintiennent la pression sur le gouvernement ce qu'on veut c'est qu'aujourd'hui ils arrêtent de parler qu'ils agissent c'està-dire nous dire on vous aime c'est bien beau ce qu'on veut c'est qu'il le montre par des actions concrètes reçu ce matin par le Premier ministre Gabriel hatal puis cette après-midi par Emmanuel Macron les dirigeants des deux syndicats majoritaires la FNSEA et les jeunes agriculteurs attendent des décisions claires on peut pas faire un son de l'agriculture entre guillemets normal comme si rien n'avait eu ces dernières semaines et que tout se passait bien depuis les annonces du gouvernement allant du versement d'IDE d'urgence à des décrets de simplification en passant par une pause sur le plan écofito les agriculteurs sont mitigés face aux avancé qu'ils considèrent comme insuffisantes on a besoin que le Président de la République il nous disent très clairement quelle est sa vision je je l'ai dit le président de la République s'était exprimé au début de son premier quinquena à ringis sur un grand discours de vision de l'agriculture ce ce discours ce ce discours de rangis a vécu on a maintenant besoin pour le reste de sa mandature et au-delà de sa savoir ce que le président de la République veut faire de l'agriculture française le Premier ministre Gabriel hatal tiendra mercredi une conférence de presse dédiée à la crise agricole afin de présenter le projet de loi qui avait été suspendu au début de la mobilisation et désamorcer l'attention à l'approche du salon de l'agriculture sont pressés directement comment les agriculteurs pèsent déjà et vont peser sur la campagne des élections européennes et puis un autre thème dans notre débat on y viendra un peu plus tard comment elle effit fait la chasse aux antimélanchonistes et pour m'entourer sur ce plateau de sens publi j'accueille Franck Morel bonsoir bienvenue expert à l'Institut Montaigne ancien conseiller social d'Édouard Philippe Anne Charline Bina bonsoir et bienvenue vous êtes constitutionnaliste et maître de conférence en droit public Thierry Fabre bonsoir bienvenue à vous rédacteur en chef au magazine challenge asdine Ahmed Chaouche bonsoir asdine bonsoir éditorialiste politique bienvenue à vous allez on commence par les agriculteurs large chapitre consacré à cette actualité Fran Morel pourquoi l'équation elle est si compliquée pour Emmanuel Macron ce soir elle est compliquée parce que on voit bien que le sujet qui est sur la table c'est un sujet avec à la fois une dimension de temps court et de temps long et la dimension de temps court elle appelle forcément des réponses de nature réglementaire qui peuvent être prises assez rapidement mais elle ne suffit pas et on voit bien dans les interventions qu'on a entendu on a parlé de vision on a parlé d'actes que l'on attend et sur un certain nombre de mesures qui sont plutôt arrangées dans la catégorie du temps long et bien soit c'est des mesures qui supposent un projet de loi et donc un projet de loi bah il faut le déposer puis il faut le voter et cetera soit c'est des mesures qui soulèv des questions de niveau européen desvolution de normes de niveau européen et c'est encore plus long effectivement et donc derrière cette dualité temps court temps long il y a la question de la confiance parce que le temps court le gage de confiance on peut le donner assez rapidement à travers des mesures qui peuvent sortir des des dispositions réglementaires le temps long et ben il suppose de garder cette forme de confiance pour égrainer les différentes étapes de l'élaboration de la réponse alors ce mot confiance j'allais justement l'utiliser char parce que il y a une vraie question alors peut-être que euh ça ne vaut pas pour Gabriel hatal qui vient d'arriver mais pour Emmanuel Macron qui est au manettes depuis plus de 7 ans cette question là la confiance en la parole présidentielle en ce moment ce soir il reçoit les deux principaux syndicats agricole est-ce qu'elle s'est étiolé je crois je crois en effet que ça n'est pas la première crise que vit Emmanuel Macron et on a parlé d'ailleurs on a on a eu toute une échelle sémantique entre la crise institutionnelle la crise démocratique la crise des institution la crise de la confiance et je crois que vraiment le terme de confiance c'est celui-là qu'il faut retenir c'est-à-dire que au fond quand on annonce quelque chose et bien la population a tendance à attendre maintenant du résultat et ici je ne fais que paraphraser le jeune premier ministre Gabriel hatal qui nous a dit de l'action de l'action de l'action du résultat du résultat du résultat pour le mar donc au fond on se rend bien compte que ça ne suffit pas de le dire et qu'il faut évidemment des actions concrètes néanmoins je vous rejoins des actions concrètes on est quand même dans notre système étatique qu'il faut chérir he je je suis pas du tout dans une attaque en règle contre les institutions mais prendre un règlement prendre un règlement européens c'est pas des choses qui se font sur un coin table donc je pense en effet que la méfiance à l'égard des annonces elle est elle est justifiée parce que le temps qu'il va falloir est plus long que ce qu' n'y paraît et ici ce qui est intéressant c'est que on ne veut pas que la crise finalement s'en lise à nouveau comme on a pu le voir pour la réforme des retraites ou pour les gilets jaunes on a l'impression que l'équipe gouvernementale est ici complète dans un vocabulaire d'empathie dans cette idée d'éviter que on va dire qu'un départ de feu soit véritablement avéré dans cette crise là néanmoins c'est sûr que quand on voit maintenant qu'on est dans une révolte contre les administrations ça nous prouve bien qu'on est rentré dans quelque chose de presque systémique qui peut être vraiment profondément dangereux Arnaud Rousseau le patron de la FNSEA faisait référence au discours de de ringis il y a est-ce qu'il y a pour vous thier fa une mise en cause quand même de la responsabilité personnelle d'Emmanuel Macron dans dans cette crise agricole totalement parce que sur l'agriculture on peut dire qu'il a échoué quand on on se rappelle la campagne de 2017 il avait fait le bon diagnostic le problème du prix de vente des agriculteurs il l'avait bien théorisé euh il a fait beaucoup de meeting avec eux il y a ce fameux discours de ringis où on a donc le projet c'était de revaloriser les prises agricoles il a fait passer deux lois il appelleent les lois égalim qui sont extraordinairement techniques avec de nombreux amendements enfin c'est de de deux grosses lois qui avaient pour but de garantir un revenu suffisant aux paysans et sur le fond ça a échoué échoué pourquoi parce que en fait on se rend compte que la loi ne peut pas se substituer au rapport de force oui sa faute ce que j'is mais c'estàd que en tout cas ça a été le mauvais remède pour faire face à un rapport de force qui est que face à des paysans atomisés vous avez des grandes surfaces et vous avez des industriels et donc dans ce jeu de négociation sur les prix et bien les paysans ont malheureusement perdu on s'est rendu compte pourant on y est allé à deux fois il y a eu la loi égalim 1 la loi égalime 2 que on a on na pas réussi à trouver le bon moyen institutionnel pour euh réparer ce rapport de force pour ça que je reprends votre expression du temps long elle est très intéressante parce que effectivement le sur le temps long Emmanuel Macron a perdu donc que va-t-il dire pour rassurer et pour dire écoutez faites-moi à nouveau confiance à nouveau sur le temps long et donc c'est pour ça que la contradiction je reprends ce que vous disiez sur le fait que et et Gabriel fait le job à court terme à court terme il donne aux agriculteurs ce qu'ils veulent les mesures d'urgence grosso modo il va les détailler demain elles sont là mais effectivement coû 400 400 millions oui mais donc c'est c'est mais effectivement il y a des crises qui ont pas été traitées mais sur le problème de fond de garantir des prix suffisants il faudra croire à nouveau à Emmanuel Macron et là on peut on ne peut qu'être sceptique fr Mor je voudrais rebondir aussi sur un autre aspect qui est qui est l'aspect suivant on a la proximité du Salon de l'Agriculture qui joue indéiablement parce qu'effectivement de la part des agriculteurs il y a la conscience du fait que jouer sur cette proximité est un levier de force dans la négociation donc ça c'est un premier élément et puis il y a un second élément qui est que on voit bien on a vu dans les précédents conflits sociaux qu'on a pu connaître he que la France a pu connaître dans les derniers mois et dans les dernières années qu'on a la question récurrente de base et capacité des corps intermédiaire d'avoir une force une une sorte de maîtrise de cette base et on voit bien que s'agissant de la crise agricole on a des organisations qui sont puissantes et qui arrivent à doser de manière extrêmement fine leur discours pour rester en phase avec la base justement et jouer de ce levier et ça c'est à la fois quelque chose de très intéressant pour les pouvoirs publics parce que effectivement c'est la capacité à avoir en face de soi des acteurs qui sont fiaable et avec lesquels on peut engager une discussion et en même temps c'est un levier extrêmement fort pour les différentes organisations agricoles qui sont qui sont dans le jeu oui alors on l' on l'a vu hein dans notre reportage d'ouverture il y a il y a des opérations euh qui ont été mené de nouveau un petit peu partout en France notamment opération de contrôle regardez mené par des agriculteurs ce mardi matin à Calais pour s'assurer que les produits fabriqués en France enfin estampillés fabriqués en France le sont euh vraiment alors là c'était donc grande surface rayon boucherie charcuterie avec les jeunes agriculteurs qui avaient ciblé ce point particulier et puis autre action à Marseille on a entendu le président de la la FNSEA de de la région dans le sujet d'ouverture mais je vous propose un autre un autre extrait de de son intervention regardez ce qui est sûr c'est qu'on ne va pas les lâcher et il faut qu'il sache que le Salon de l'Agriculture sera sous pression nous y serons et nous serons pas là pour agrémenter leurs service comm nous serons là pour les aranguer et pour obtenir des choses je rester avec vous fr parce que bon vous avez été le conseiller social de d'Édouard Philippe ça se prépare comment à une visite au salon de l'culture comment on démine quoi c'est toujours extrêmement périlleux le mot le verbe déminer et le verbe qui qui convient en la matière parce qu'effectivement ça veut dire que vous êtes amené à prendre un certain nombre de contacts en amont de prendre un peu la température de voir de quelle manière va pouvoir bien mal avec facilité avec difficulté être organisé à vis il est évident que de la manière dont les choses s'annoncent on aura forcément une séquence de d'interpellation ou de dialogue un peu musclé comme ça a pu être le cas dans le passé on a on a en mémoire des images du président de la république ayant une discussion un peu vive au salon de l'agriculture avec des interlocuteurs alors à l'époque c'était sur des questions liées à l'opposition environnement production hein et capacité à concilier les exigences des deux mais il est fort probable effectivement alors ça veut dire une préparation assez active de la part des des conseillers de la part des cabinets de part acturs suffir de toucher des vach de rester de toute façon ça suffit pas ça suffit pas vous les fondamentaux de toute façon vous aurez beau préparer le plus activement possible vous aurez forcément une séquence de discussion et c'est cette séquence de discussion qu'il faut préparer ça lui fait pas peur hein inéress Macron par rapport à d'autres ça lui fait pas peur de d'affronter l'opposition on l'a vu dans la campagne 2017 l'affaire worldpool on l'a vu dans beaucoup de depuis le début il est rentré en en politique moi j'ai souvenir cette campagne 2016 où quand il voyait des syndicalistes près d'une usine il allait les voir alors que sans service d'ordre voulait un petit peu qu'il passe son chemin donc ça lui fait pas peur simplement c'est vrai que on a l'impression que c'est un peu l'Himalaya c'est quand même la très très grande difficulté de de de gens qui sont chauffés à blanc et et euh il va il va devoir se sortir les tripes oui et puis euh il y a il y a quand même une je parle souvent d'équation difficile à résoudre depuis de jours je sais pas c'est c'est c'est mon expression de la semaine je sais pas pourquoi mais il y a quand même cette question des finances de de l'état des finances publiques de l'état de nos de nos finances Bruno Lemire a annoncé un nouveau plan d'économie de euh 10 milliards d'euros euh euh je le disa tout à l'heure Gabriel a déjà lâché 400 400 millions bref il y a plus grand-chose à donner vous voyez ce que je veux dire face à une revendication qui est toujours aussi ou quasiment aussi forte et puis c'est un danger parce que il y a il y a un risque avec cette politique du chèque hein dont on parle aujourd'hui beaucoup c'est que vous ne soldez pas finalement le problème vous mettez un sparadra sur une jambe de bois vous allez promettre du court terme on parlait de l'urgence mais finalement toute crise appelle une réponse en urgence mais précisément l'urgence en matiè financière ça n'existe pas on est obligé d'inscrire ça dans des budgets longs voire même pluriannuels et donc toutes ces questions elles vont évidemment nous retomber un peu d'ingratitude aussi parf pardon de inter ce qui a été donné c'est pas seulement je parle pas seulement des agriculteurs mais ce qui a été donné bon ben voilà c'est c'est àquis on en parle plus c'est pas à mettre au crédit des des politiques qui c'est un nouveau désavantages de cette politique du chè c'està-dire que ça n'est jamais assez au fond quand vous ne soldez pas de problème à la source y répondre par une question de financement c'est à la fois satisfaisant et trop partiel je P vraim que en tout cas la l'interministéri entre Bruno le et son premier ministre et son ministre de l'agriculture doit vraiment essayer de de bien se faire et mieux que ça alors la dimension passionnante de ce conflit c'est que elle est également européenne on va en reparler tout de suite avec Quentin Calmet bonsoir Quentin bienvenue à vous il y a des manifestations dans plusieurs pays d'Europe on le dit depuis depuis quelques semaines dernière en date aujourd'hui en Pologne tout à fait et dans le contexte actuel on peut le dire c'est une mobilisation qui s'accompagne presque d'une crise diplomatique on va le comprendre nous sommes dans l'est de la Pologne près de la frontière ukrainienne des tracteurs sont et bien réunis comme ça avec les drapeaux polonais selon l'Agence France Presse c'est une centaine de routes et des points de passage frontaliers vers l'Ukraine qui ont ainsi été bloqués deux trains ont été ouverts les agriculteurs ont déversé les céréales sur le sol comme on le voit sur ces images diffusées par un ministre ukrainien la compagnie publique ukrainienne des chemins de fer s'est déclaré indigné ce matin la tension qui montait depuis plusieurs jours hier voladimir zelensk a enregistré un message sur télégram il a dénoncé ses mouvements de colère polonais écoutez le président ukrainien et que dire de la situation qui malheureusement démontre chaque jour l'érosion de la solidarité ce qui se passe à notre frontière occidentale la frontière avec la polne cette situation ne peut être perçue comme quelque chose de normal ou d'ordinaire il faut simple et claire seul 5 % de nos exportations agricoles passent par la frontière polonaise en réalité la situation ne concerne pas les céréales mais plutôt la politique al il n'y a pas seulement la question ukrainienne évidemment dans dans ce conflit d'autres pays sont touchés par des mouvements agricoles en Europe oui Thomas on note la Grèce la République tchèque l'Italie ou encore l'Espagne dans ce pays le ministre de l'Agriculture a reçu les syndicats agricoles vendredi dernier ça ressemble beaucoup à ce qui se face en France en fait au cœur des reproches de ces agriculteurs il y a les démarches administratives trop complexes pour toucher les aides de la PAC tiens tiens ou encore des normes environnementales jugé trop contraignantes et surtout l'idée que les marchandises venu des pays non européens ne respecte pas ces mêmes normes écoutez la déclaration après la réunion du ministre espagnol de l'agriculture nous nous sommes engagés à défendre dans toutes les organisations internationales particulier l'Union européenne et l'OMC le principe de réciprocité dans l'utilisation des produits phytosanitaires dans la production alimentaire ce que l'on appelle communément les clauses miroir ce qui est interdit ici dans l'Union européenne ne peut pas selon nous être utilisé dans un produit importé dans l'Union européenne en provenance d'un pays tiers voilà ces Claus miroir promise également par le Premier ministre français Gabriel mais des mesures très difficiles à mettre en place lorsqu'un marché les met en place ces clauses elles sont souvent suivies de mesures de rétorsion de la part du pays visé et cela a des conséquences négatives lorsqu'on exporte notamment vers ces pays merci beaucoup Quentin franc Morel on est vraiment dans ce que vous décriviez tout à l'heure là cette ce ce ce décalage tant court tant tant long parce qu'une clause miroir c'est difficile à à mettre en œuvre c'est le moins qu'on puisse dire bien sûr il faut le temps de la négocier il faut le temps de la mettre en œuvre il faut que la mise en œuvre n'est pas des fait pervers tels que ceux qui ont anticiper les mesures de rétension voilà qui viennent d'être présenté euh et puis l'autre difficulté c'est que ces ces décisions sont des décisions collégiales sont des décisions qui ne dépendent pas que de l'Espagne par exemple ou de la France euh et on le voit à travers par exemple le débat qui s'est ouvert sur le traité Mercosur euh la position du président de la République sur le traité Mercosur est clairire la position de la présidente de la Commission européenne est plus prudente également au au regard de la proximité des élections européennes et du fait qu'elle espère être voà et puis si on regarde du côté de l'Allemagne au contraire on est très faable du côté d'autres États notamment l'Allemagne puissant voisin la position est d'une autre nature et et donc ça les agriculteurs le voient bien le savent bien que affirmer une position c'est une chose déjà il faut donner des gages de cohérence de cette position parce qu'elle a été mis en lumière le fait qu'on peut avoir une position sur Mercosur et on peut peut-être avoir une autre position sur des questions de traité avec des pays sud-américains je crois qu'il s'est posé également récemment c'est peut-être une possibilité faut rentrer dans la technique je me garderai bien de me prononcer là-dessus mais on voit bien que soulever la question et derrière soulever une question de cohérence qui est redoutable un char Bina c'est on est au cœur de la campagne de ce que doit être d'ailleurs une campagne pour des élections européennes c'est c'est ça qui est très intéressant aussi dans dans ce conflit parce qu' ça pose une vraie question sur ce que peut faire l'Europe sur ce qu'elle a fait comment elle peut faire évoluer son son modèle et avec quelles conséquences sociales c'est c'est pour ça que cette crise je la trouve passionn je crois en effet qu'on est on est dans une période où l'Union européenne doit aussi faire le bilan de son passé la politique agricole commune elle a été mise en place dans les premières politiques communes de l'Union européenne et et en fait elle avait des effets escomptés qui ne sont pas forcément les effets qu'elle a eu et des effets pervers qui sont aujourd'hui très euh nombreux hein de la part de de nos agriculteurs français on s'est rendu compte aussi de de de de de difficultés avec le droit des aides d'État beaucoup de choses qui font que la Commission apparaît aujourd'hui comme n'étant pas forcément en faveur de nos corps intermédiaires nos nos nos nos agriculteurs et cetera sauf que c'est vrai que faire de cela un gigantesque combat contre la norme c'est aussi mal comprendre nécessairement ce que l'Union européenne apporte en contre-partie aux agriculteurs donc en effet faire des bilans remettre sur la table c'est des choses que l'Union européenne accepte assez bien hein par exemple on connaît très peu mais euh le Parlement européen publie chaque année des des directives des des recommandations à l'égard de la jeunesse pour leur proposer plus d'Europe moins d'Europe voilà ce que fait l'Europe et cetera et ce sont des choses dont on discute trop peu voire pas du tout dans le débat public français et pas seulement français donc c'est vrai que je crois que c'est le moment en effet de se poser la question de savoir comment on pourra avoir une Union européenne vraiment avec ce terme d'union avec des des diversités tout en ne pouvant satisfaire tout le monde mais en essayant de de de créer voilà des solutions à ces crises thier Fabre est-ce qu'il y a parce que soons aussi des quelques arrière-pensées politiques chez certaines organisations agricoles en France et ailleurs d'ailleurs pour peser justement sur ces élection européenne puisqueon on voit bien que le modèle de de de mutation de l'agriculture européenne vers une agriculture plus écologique et pas forcément accepté par tous les agriculteurs que ce soit en France warur donc est-ce qu'il y a là voilà cette idée de finalement favoriser les partis politiques qui veulent freiner sur la transition écologique sans aucun doute et la la l'offensive elle est clairement antiécologiste antiécologiste ou moi je suis sidéré quand même de de la réaction de Gabriel tal qui a donné qui a dit donné son OK à toutes les revendications y compris celles qui remettent en cause quand même les avancées écologiques exemple les pesticides on suspend le plan pesticide on sait que la France est un très gros pays consommateur de pesticide le numéro 1 en Europe c'est un problème récurrent bon il y avait ce plan alors il peut-être criticable dans la mise en œuvre là on le on le suspend on voit bien que le le gouver ouvernement a choisi son C pour donner raison aux agriculteurs par rapport aux écologistes et y compris vis-à-vis de l'Europe c'estàdire l'Europe elle est quand même accusée avec son Green Deal d'aller trop loin dans la mise en œuvre de normes écologiqu et on voit bien que le gouvernement français pour l'instant choisit son camp oui mais on peut dire aussi que là et en cela les agriculteurs ont raison c'est le meilleur moment pour se poser cette question à quelle vitesse on opère cette mutation tout à fait on peut se poser la question simplement il faut pas faire pencher le balancier et quand on on voit bien que en ce moment il il penche à plusieurs niveaux y compris dans la répression des des manifestations c'estàdire qu'on a vu des manifestations écologistes réprimées par les forces de l'ordre on peut pas dire que il y a eu beaucoup de choses soi passées à ce niveau-là pour sur les routiers on laisse faire donc il y a c'est c'est effectivement on doit se poser la question de la mise en œuvre notamment des normes là c'est c'est un sujet qui qui ressort qu'on avait pas vu venir et avec notamment cette police éc qui existe en France enfin de de l'environnement qui est critiqué on tout cela remonte moi ce qui me gêne quand même c'est le le choix qui a été fait on a l'impression qu'on se dit bon il y a trop de problèmes dans les dans les campagnes donc l'écologie on verra plus tard c'est quand même ce qui ressort des décisions qui ont été prises pour prolonger sur cet aspect politique il y a aussi une récupération politique du Aren quand même on les a vu pas mal dans les dans lors des manifestations il y a même eu des militants de l'ultra droite on a eu beaucoup de de responsables politiques s'associés à ces mouvements est-ce que celui ou le parti qui en tire profit c'est rassemblement national à qui profite le crime quoi bah la réponse est dans la question d'une certaine manière effectivement c'est le rassemblement national et d'une manière générale les mouvements souverainistes reconquête aussi voilà les tous les mouvements qui remettent en question l'action l'action européenne effectivement alors après moi je je rebondirai sur ce que vous disiez sur le le la priorité en direction des agriculteurs ou en direction de l'écologie je crois qu'il y a une dimension qui est probablement prise en compte euh dans cette dans ce choix dans cette orientation c'est aussi la manière dont l'opinion publique se prononce et se positionne sur ces deux dimensions euh on voit particulièrement que sur la question de la crise agricole et des revendications des agriculteurs l'opinion publique est très majoritairement très massivement hein c'est des chiffres proche de 80 90 % hein euh en soutien des revendications des AG qui explique aussi la raison pour laquelle il y a pas on a laissé les les manifestations se faire sans faire intervenirctement ce qui explique le le le positionnement par rapport aux manifestation et en revanche sur les questions environnementales on voit bien que l'opinion elle est plutôt euh elle donne plutôt un écho favorable à la prise en considération de ces ces questions environnementales mais elle est plus partagé sur la manière d'apporter une réponse on voit bien à travers notamment euh un regard sur ce qui est parfois appelé l'écologie punitive euh qui est plus je dirais plus sévère à l'égard de la manière dont les mesures peuvent être prises et donc faut pas occulter à mon avis dans C dans ce choix de réponse cette prise en considération d'une opinion publique qui d'un côté va être très massivement en faveur d'un mouvement et de l'autre est plus balancé Charl un mot un mot rapide làdessusot rapide sur le terme de suspension parce que c'est vrai qu'on en a parlé de la suspension des obligations phytosanitaires de on ne suspend pas une norme ça n'est pas possible l'application de quelque chose qui a été négocié à 2 5 à 27 ça n'est pas possible aujourd'hui donc même cette suspension du plan alors on a dit jusqu'au salon de l'agriculture donc c'est très bien il nous reste 72 he mais la vérité c'est celle-ci c'est-à-dire que aujourd'hui au niveau de l'engagement on est peut-être allé aussi trop loin pour faire des promesses rétrogrades et on en revient au mot confiance en la par on en revient au mot confiance et à ne surtout pas à mon avis opposer l'environnement à l'agriculture parce que certes il y a une fluctuation de l'opinion mais au fond les pouvoirs publicqus dont Emmanuel Macron s'était très volontairement fait le chentre d'une écologie avant l'opinion dis an on va éduquer cette opinion en leur apprenant quelle est la nouvelle voie donc si on continue comme ça malheureusement on peut plus revenir en arri alors ces élection européennees on y reste avec cette fébrilité qui gagne les rangs de la majorité présidentielle qui n'a toujours pas de tête de liste Gilles Boyer députés européens proche d'Édouard Philippe propose l'ancien ministre des affaires européennes Clément bon c'est dans une interview au au Figaro il réunit toutes les qualités pour mener la campagne il a été conseiller Europe d'uel Macron puis ministre des affaires européennes et ce et et ca Fran Morel quand Gill Boyet parle c'est Édouard Philippe qu'on entend oh B bah si parler j'imagine probablement avec Édouard Phili voilà pourquoi l'ancien pr pr ce que dit Gill Boyet il met en avant un aspect qui me paraît intéressant qui consiste à dire si on cherche quelqu'un qui coche toutes les cases que l'on veut cocher on l'aurait déjà trouvé il n'existe pas et donc à partir de là il faut aller vite c'est le message et je pense qu'il n'est pas neutre par ailleurs que Gill Boyet met en avant une person personalité qui est plutôt présentée comme à juste titre d'ailleurs comme venant de l'aile gauche de la majorité alors que Gilles Boyet lui est membre d'horizon plutôt de l'aile droite de la majorité et donc c'est pas neutre effectivement dans l'équilibre global et dans la volonté de d'avoir toute sa place au sein de la majorité de faire cette proposition et cette proposition là ensuite Clément B est- ve y all est-ce qu'il veut y aller lui alors je sais pas si cl y aller mais en tout cas ce qui est certain c'est qu'il a pas de de de diplôme on va dire ou d'examen de passage à faire pour montrer qu'il est un spécialiste des questions européennes c'est indéniable il a été conseiller Europe il a été ministre même de sur ces sur ces questions donc c'est quelqu'un évidemment qui de ce point de vuel a toute toute légitimité on va dire à conduire la liste de la majorité sera ce le cas ça pe quand même à Charlen la question de la désignation quo c'est c'est on est dans le fait du prince Emmanuel Macron qui va choisir tout seul dans son coin parce que il y a ça aussi derrière le le le le le petit coup de colère de édoir Philippe via Gill Boyer on aimerait bien être concerté quoi on est à mon avis je j'ose le terme dans une crise de de la macronie du en marche de parce que on est déjà dans une majorité de coalition avec horizon avec le Modem et cetera et donc là on va présenter une liste pour les dernières élections avant euh la l'impossible réélection d'Emmanuel Macron donc nécessairement la question de l'identité et surtout sur la scène européenne qui avait fait partie vraiment de du cœur de cible d'Emmanuel Macron et bien là c'est vraiment la question cruciale donc je pense qu'il faut pas se tromper sur la personne qu'on va choisir et que c'est ça l'énorme pression qui pèse sur la majorité c'est quelle est la cohérence interne de ce mouvement qui survivra en tout cas qui doit survivre à son chef et qui doit arriver à trouver une incarnation sur la scène la plus épineuse qui enfin tout le monde le sait mais c'est le 9 juin on va pas leur rappeler la date mais ça va finir trop tard quoi un un peu le cadeau empoisonn important c'est de de de voir les courbes le grand écart se creuse publ justement quand quand la majorité pas représenté on publie un article avec les courbes de sondage depuis 6 mois on voit bien que euh la macronie commence vraiment à s'effriter en revanche le rassemblement national depuis le mois de décembre depuis le vote de la loi immigration on voit que le Bardella augmente dans les les sondages donc l'écart est de plus de 10 points alors on peut se dire on peut se rappeler qu'aux dernières élections la macronie avait fait un retour euh c'est inespéré euh à la fin on peut se dire aussi que effectivement c'est Gabriel Atal et emmanu Macron qui vont sans doute faire campagne ce qui limite l'enjeu du choix de la tête de liste il n'empêche que pour il partent avec un sérieux handicap et on a fait le tour un peu de certains pontes de la macronie en ce moment c'est un peu la grosse angoisse voulez ils s'attendent vraiment au gros plantage oui mais alors Clément B j'y reviens il coche toutes les cases peut-être mais il en manque une c'est peut-être la confiance d'Emmanuel Macron c'est pas c'est pas c'est je sais pas si c'est la plus importante parce que il y a quand même la loi immigration qui est passée par là le voilà il fait partie de ceux qui on on va dire rouer dans les brancards quoi c'est ça donc je P donc vous y croyez à quel m personnellement non à cause de ça à cause de cette ce qui n'est pas coché parce que effectivement il il coche toutes les autres bon ok on verra bien il y a un dernier thème dont dont on va parler dans ce débat et on est toujours dans cette perspective de des élections européennes euh et qui concerne la France insoumise dans quel état et surtout avec quelle troupe elle est fille va-t-elle mener cette campagne des européennes on peut se poser la question après la nouvelle charge de Jean-Luc Mélenchon euh ciblant Clémentine hatin qui l'accuse de sabotage c'était dans dans l'OPS la députée de la scène saint nique qui lui a répondu hier àdine on est à 4 mois euh des élections et la France insoumise est en train quoi d'imploser la guerre s'intensifie ou alors imaginons un groupe de musique par exemple qui a connu un certain succès dans le passé et qui est en train de se déchirer sur scène en public devant tout le monde la star en retrait officiellement n'a pas tout à fait décrocher et impose de composer lui-même elle-même les morceaux et parfois même de les chanter les autres membbr du groupe lassé par ses solos commence à à le faire savoir aux fans la vieille gloire contesté c'est jean-lque Mélenchon et la dissidente c'est Clémentine Autin et ça donne ça donc rassemblons-nous plutôt que de passer son temps à expliquer que ce serait mieux si on était dehors ou à nous exclure de tout ou à nous envoyer des noms d'oiseaux comme j'en ai lu encore hier dans le journal ça ça me paraît pas correct ce que vous dites aujourd'hui c'est que Jean-Luc méenchon c'est un frein au développement de la France insoumise ce qui est un frein au développement de la France insoumise c'est d'avoir des comportements d' exclusion et de ne pas supporter qu'il y ait des débats qui doivent pouvoir avoir lieu c'était donc hier sur Fran Clémentine hatin député de la SC s figure incontournable de la France insoumise est devenue symbole de la fronte d' antiélenchon elle reproche donc au fondateur du mouvement une gestion clanique des prises de décision et paradoxe pour un mouvement qui prône plus de démocratie dans notre Constitution la députée fustige l'autoritarisme de l'ancien candidat à la présidentielle en retour donc jean-lique Mélenchon a donc répliqué la forme elle est intéressante une boucle télégram avec des accusations très dures il a pointé des coups dans le dos en pleine campagne électorale même si tout cela était latent ce déballage en public de manière si nette et explicite c'est quand même une première alors il y a plusieurs crises qui ont conduit à cette situation explosive oui la première c'est évidemment l'affaire Adrien catnins le député du Nord condamné pour violence conjugale une partie des insoumis n'avait pas apprécié le soutien de Jean-Luc Mélenchon à celui qu'il considère comme son ami certains s'était senti un peu piégé par cette prise de position et puis il y a eu des mises à l'écart de la direction des cadres historiques en 2020 22 Alexis corbierre François Ruffin Eric coqurel et donc clémentinetin des compagnons de route écartés par le coordinateur actuel manuel bonpard un proche de jean-lque Mélenchon forcément ça crée des frustrations et des vexations enfin l'explosion de laanupes elle a décomplexé ceux qui veulent désormais s'en prendre au patriarches la fin de cette grande alliance de gauche imaginez lors des dernières législatives n'a pas résisté au désaccords notamment sur le conflit au Proche Orient et donc avec un Jean-Luc Mélenchon qui est de plus en plus contesté en interne et cette question de la succession c'est plus un tabou oui c'est même étrange en fait de répondre à cette question puisqueofficiellement il a plus de fonction en fait chez LFI il a même une formule pour ça il dit je ne suis pas à la retraite je suis en retrait en vrai il est loin d'avoir accroché il n'a jamais dit qu'il ne se représenterait pas en 201 27 pardon mais pour la première fois un candidat sérieux semble pouvoir le remplacer dans le cœur des militants mais surtout dans les sondages François Ruffin le député de la Somme serait la personnalité préférée des électeurs de gauche et chez les fans insommis cette petite musique c'est un peu le tube du moment merci merci beaucoup à je vis qu'on parle d'abord du du fonctionnement de LFI Charline beina dans ces choix stratégiques ou même ces procédures de sanction qu'est-ce qu'on peut en dire est-ce qu'il est démocratique oui ou non et puis derrière ça en fait c'est chaque parti qui ou mouvement qui décide de ses règles alors ça c'est c'est une belle chose de notre constitution de notre droit qui consiste à traiter nos partis politiques comme des associations la loi de 1911 c'estàdire finalement comme n'importe quelle association de philatellite quartier et c'est l'idée c'est c'est-à-dire que il y ait une démocratie interne qui permette d'être organisé hors des champs du pouvoir de manière à ce qu'il a de la diversité de vue c'est ce qu'a voulu le général de gauli là on a quand même réussi à lui faire inscrire le terme de parti politique dans la Constitution une extrémiste mais voilà où nous en sommes et c'est évidemment heureux dans une démocratie quand à la France a soumise c'est vrai que il y a cette énorme particularité de ce parti qui est un parti personnel au fond puisque on le voit bien il a été créé sous l'ascendance de cet homme qui est Jean-Luc Mélenchon il avait d'ailleurs dit lorsqu'il s'est mis en retrait qu'il se mettait en retrait pour l'influencer intellectuellement il avait même imaginé une université deslfi donc c'est dire à quel point pour lui la matrice idéologique ça reste lui ça reste sa pensée ça reste sa personne et donc je pense qu'il a mal très différent ailleurs par inter la culture du chef c'est évidemment quelque chose sur lequel on on bute depuis à peu près 1789 en France donc c'est vrai qu'on on peut dire que on a un problème avec les les partis en tout cas avec l'identité du chef mais ici je crois qu'en fait c'est plus qu'un problème d'incarnation c'est un problème finalement d'arriver à à lâcher un petit peu la corde puisque on on voit qu'il y a des dissidences il y a des nouvelles têtes qui veulent émerger et que il y a finalement un peu cette idée de leur mettre la tête sous l'eau donc moi je crois que le problème du fonctionnement interne des LFI c'est peut-être de ne pas permettre assez d'oxygénationut que la différence avec d'autres parties c'est qu'il y a pas de courant en fait on a l'impressionf il y a pas il y a pas de courant il y a pas droites oui je crois que c'est le parti le moins démocratique il y a zéro élection ça ça se joue entre personned que c'est extraordinaire qu'un parti qui veut donner des des leçons de démocratie et qui a des projets avec la 6e République pour transformer notre démocratie soit le parti le moins démocratique mais même dans les procédures de sanction le le les sanctions contre Raquel garido c'est enfin elle le raconte une fois il y a un juge puis il y en a deux puis il y en a plusieurs puis on revient à un enfin bon c'est c'est vraiment on a enfin en tout cas l'impression que ça donne en écoutant rel Gadio c'est que c'est à la tête du client complètement et c'est pour ça que le projet là il y a vousz pas parlé mais ce qu'on appelle un Shadow cabinet qui s'est mis en place c'estàdire des membres historiques qui contestent Jean-Luc Mélenchon qui imagin désormais des primaires parce que parler de primaire Jean Mélenchon il sait pas ce que c'est donc il commence à se dire pour remplacer le chef il faudra quand même juste un processus démocratique quelque chose qui n'a jamais été le cas en ce particul qui serait assez sain Fran Morel ça veut dire quoi les frondeurs les frondeurs ils veulent s'approprier la marque en fait c'est mais ce ce ce qui saute aux yeux et et vous l'avez mis en lumière c'est effectivement parce que on pourrait dire mais dans d'autres mouvements politiques dans l'histoire des mouvements politiques il y a eu y a d'autres exemples où on avait le culte du chef et cetera sauf que là ce qui saute aux yeux c'est effectivement le la contradiction énorme entre d'un côté ce qui est professé ce qui est défendu à travers le concept notamment de 6e république et de l'autre l'application interne qui est aux antipodes de justement ce qui est ce qui est demandé et c'est ça aussi qui qui génère en interne un certain nombre de réactions vrai aussi de l'affaire CIN ça a été très fort au moment de l'affaire catnince avec effectivement on voit bien un sentiment de deux poids de mesure envers des personnalités extérieures quel qu'ell soit qui étaient pointé du doigt dès la mise en cause et dès lors que ça concerne quelqu'un qui est très proche de jean-lque Mélanchon euh une mise en avant préstion d' voilà voilà l'impression de deux pois de mesure mais ça met en lumière aussi quelque chose à mon avis qui est qui est très ancien euh c'est ce qui avait théorisé à l'époque je crois que c'était maniel Wals hein qui avait parlé des deux gauches euh avec le fait que il y avait d'un côté une gauche qui restait attentive aux valeurs républicaines à la laïcité à l'histoire effectivement de de ce qu'est la gauche sous la 3e république même on pourrait remonter et puis d'un autre côté la gauche que représente Jean-Luc Mélanchon euh et qui n'a pas toujours été d'ailleurs dans cette mouvance là parce que le Jean-Luc Mélanchon des origines euh était plutôt quelqu'un qui était un défenseur de la laïcité dans sa globalité et pas uniquement d'une partie d'une certaine vision de la laïcité on va dire voire même pas du tout de la laïcité dans certains cas et donc ça d's pour ça que la famille de Robert baninter pour ça particulièrement son épouse ellisabeth ne souhaitait pas qu'elle F soi présent so présent aux obsèquà à l'hommage national de de Robert Badinter absolument mais du coup ça met en lumière cette opposition et derrière la question politique qui vient derrière c'est est-ce que à un moment donné on verra ou pas une traduction politique de ces deux gauches et de cette opposition même qui traverse probablement l'intérieur de LF alors François Ruffin aujourd'hui c'est une vraie menace c'est peut-être lui qui peut incarner sa deuxème voix on va en parler merci de m tendre la perche de Françis r mais je vous propose d'abord de d'entendre Adrien cantenas donc sorti de sa entre guillemets diète médiatique il avait été condamné je vous le rappelle à 4 mois de prison avec surcis pour violence conjugale il était sur B FM TV hier soir et il il affirme que beaucoup de Français souhaitaient son retour qui nous regardent sont les seuls juges à la fin et et et et voilà moi c'est notamment à eux à elle que je m'adresse savez si je reviens aussi Benjamin duamel non seulement il m'a fallu ce temps pour faire ce travail si je reviens aussi c'est pas pour mener un combat pour moi-même hein c'est parce qu'il y a des gens qui le souhaitent et qui je pense ont besoin que ce combat politique soit mené dans un contexte où on le voit bien Emmanuel Macron est en train de laisser le pays en état de ruine sociale où c'est toujours plus dur pour la grande partie de nos concitoyens pendant que quelques ans on profite toujours davantage bon la la guerre de succession c'est vieux comme la politique he tiierif là là on a peut-être un match François ruffinri catnas effectivement qui se profile à à l'horizon est-ce que c'est aussi l'affrontement de deux lignes politiques je parle pas de la la querelle desgo classique oui quand François Ruffin affirme dans l'OPS je suis social-démocrate il se pose quand même dans une ligne politique qui rejoint un peu manuel Vals et et l'autre gauche donc ça il y a il y a évidem ce combat mais avant de parler de ligne politique dans les années qui vont venir ça va être un combat terrible mais un terrible au sein de ce de ce clan le problème pour ceux qui veulent écarter Mélenchon c'est que Mélenchon est encore au commande et il a l'argent du parti donc c'était ça va être extrêmement difficile de de de justement de dégager puisqu'il a les manettes je pense ça va essentiellement se jouer dans les sondages c'est-à-dire que comme souvent à l'approche des élections on va voir si' un François Ruffin qui commence à monter dans les sondages va s'imposer et c'est peut-être ça qui va changer le rapport de de force mais ça va être terrible ce genre d'épisode on a eu déjà avec Raquel garido on a eu avec Alexis Corbier c'estàd que qui ont été sanctionnés ça va ça va être sanglant puisque jean-lenchant ceux qui le connaissent bien vous le confirment il va pas lâcher le manche comme ça alors qu'il avait dit vous vous souvenez faites mieux cétait c'était sa formule c'est ça au soir du premier tour de de l'élection présidentielle on avait le sentiment qu'il allait peut-être un peu passer la main est-ce que l'échec de la nupè beina c'est aussi celui de Jean-Luc Mélenchon je je le crois profondément puisque c'est vraiment avec sa personnalité que la rupture se fait à la suite du conflit israëlo-palestinien et je crois d'ailleurs que on on rencontre là la la la fameuse limite du double discours dont don don dont vous parliez tous les deux c'est qu'au fond elle elle elle n'existe même pas vraiment dans le discours parce que eux ce qu'ils cherchent c'est une unanimité dans les votes donc au fond il n'y a pas besoin de procédure ditees majoritaire ou de vote parce que tout le monde est censé être d'accord dans leur mouvement c'est ça en tout cas la la théorie et on voit bien en fait finalement ce ce mythe de la démocratie totale s'effondré parce que cette personnalitél elle est est absolument indissoluble dans un mouvement qui se veut rendre la parole aux citoyens c'est vraiment ça qui est intéressant c'est ce conflit de personnal mais oui c'est très intéressant et moi je me pose toujours la question des électeurs de de de la France insoumise enfin qui qui assistent à ce à ces jirement et qui entendent quand même enfin ils sont pas ils sont forcément sensibles à ces accusations de de manque de démocratie parce que certains le vivent hein quand ils ont il y a un très bonne article chez nos confrères de du point qui raconte un peu justement les procédures internes dès queil y en a un ou une qui prendre la parole dans un comité local il est souvent borduré donc quel impact sur les électeurs ça fait penser d'une certaine manière par certains aspects au PCF des années 70 des années 80 vous savez quand on avait les dissidents qui étaient pointés du doigt et qui était mis à l'écart effectivement ça fait penser à à ça mais moi je voudrais souligner un autre un autre aspect dans la stratégie de Jean-Luc Mélanchon qui est aussi mis sur la Cellette et qui est aussi challengé par la manière dont les événements tournent c'est la stratégie de consistant à tout conflictualiser euh c'est la stratégie qu'on a vu dans les débats parlementaires notamment et qu'on a vu dans le positionnement sur un certain nombre de dossiers consistant à dire tout est politique et tout doit être objet de conflit pour manifester sa position qui est une stratégie qui est une stratégie en réalité de court terme c'est-à-dire qui peut fonctionner sur un lapse de temps extrêmement bref mais qui sur une période un peu plus étalée trouve largement ses limites euh par le fait qu'elle produit elle-même justement ses propres anticorps dans l'autre sens alors en M temps dernier motut faire attention avec J blinchon parce que quand la présidentielle approche il trouve des ressources et là il remonte dans les sondages et donc attention il est jamais mort ce que je dis vous êtes d'accord absolument c'est pour ça qu'il faut jusqu'au dernier moment faudra voir les sondages effectivement comme il a envie d'y aller euh faudra voir si les gens oublient justement les les disensions internes jusqu'àors je crois que son image c'est terni mais on peut oublier 3 4 ans on oubliera qu'il y a eu cette purge et il il peut peut-être remonter jusqu'au dernier moment ça va être extrêmement serré c'est un match politique assez extraordinaire qui qui se joue avec quand même des des figures qui dans dans l'opinion Ruffin est désormais extrêmement connu mais ça va être ça va être chaud ça va être sanglant et ben on va suivre ça merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur Public Sénat
Jean-Luc Mélenchon