Gaza : "L'objectif de Benjamin Nétanyahou, c'est la déportation de la population"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Dominique de Villepin. Bonjour. Bonjour.
Un coup de fil de plus de 2 heures Donald Trump Vladimir Poutine pour évoquer la fin de la guerre en Ukraine et dans la foulée. Un cesser le feu est possible si des accords pertinents sont conclus. La Russie et l'Ukraine doivent trouver des compromis qui conviennent aux deux parties.
Nous sommes sur la bonne voie. Nous sommes sur la bonne voie. Vous sentez la bonne volonté de Vladimir Poutine ?
Nous sommes devant un jeu de rôle pour ne pas dire une mascarade. Et Donald Trump et Vladimir Poutine ne sont pas décidés à véritablement avancer. Ce qui est important pour Donald Trump, c'est non pas l'Ukraine, c'est la relation bilatérale avec la Russie et les perspectives immenses de développement économique qu'offre le territoire russe.
Donc c'était pas un coup de fil utile comme l'a dit Vladimir Poutine à l'issue de cette discussion ? Je crois que ce sont des propos diplomatiques parfaitement convenus. Vladimir Poutine n'a pas bougé d'un Yota sa position et il en revient toujours à la même demande.
C'est les causes profondes du conflit. On connaît les causes profondes du conflit pour Vladimir Poutine et on connaît aussi les objectifs, la neutralisation de l'Ukraine et la récupération des quatre enclaves où ils ont aujourd'hui déjà pas mal progressé. Aucun motif d'espoir ce matin.
Ce n'est que du théâtre. Oui, ce n'est que du théâtre et et malheureusement, il faut se rendre à l'évidence. Qu'est-ce qui se joue ?
Ce qui se joue, c'est l'espoir du côté des Européens et des Ukrainiens que Donald Trump à un moment donné va ouvrir les yeux pour sanctionner la Russie. Et donc tout le monde joue un rôle parfaitement hypocrite dans l'espoir qu'à un moment donné, Donald Trump ouvrira les yeux. Sauf que Donald Trump, son ambition, ce n'est pas de régler la question ukrainienne, c'est peut-être même d'ailleurs de la refiler à quelqu'un d'autre.
Et c'est ce qui est intéressant dans l'annonce faite concernant le Vatican. Ça c'est pas du théâtre. Non, c'est pas du théâtre parce que si à un moment donné et Jidan le vice-président américain l'a dit très clairement, si à un moment donné tout ça est complètement bloqué, c'est-à-dire qu'on arrive à l'évidence qu'on ne progressera pas, et bien je pense que les États-Unis seront très contents de pouvoir refiler le bâton merdeux au Vatican ou à un autre négociateur.
À quoi il peut servir le Vatican dans une situation comme celle-ci ? Alors, le Vatican euh compte tenu de ses relations euh avec l'Église orthodoxe peut euh nouer des liens, mais il est évident que ne peut pas rapidement euh imaginer assesser le feu puisque c'est levier, on a tous en tête le mot de Staline euh au pape. Euh le Vatican, combien de divisions.
Oui, mais il y a au-delà au-delà des divisions, il y a une influence morale, il y a une influence politique qui se joue à travers d'autres états, mais il y a fort peu à parier que cela puisse rapidement faire avancer les choses. Donc, nous sommes dans une situation bloquée. Et la question, puisque les deux partis, l'Ukraine et la Russie, ne veulent rien céder sur le terrain, rien.
Est-ce qu'à un moment donné, il vaut la peine de débloquer le jeu ? C'est-à-dire, on laisse la guerre continuez. Par exemple, l'Ukraine pourrait avancer une proposition de négociation.
L'Ukraine ne peut pas renoncer à l'intégrité de son territoire. On l'a encore entendu cette nuit, hein. Z Oui, mais il ne peut pas pour des raisons de droit international et ce serait une catastrophe pas seulement pour l'Ukraine, pour l'Europe et pour tous les pays du monde, pour les Africains, pour les Sud-Américains, on ne peut pas jouer avec les frontières.
Deuxièmement, l'Ukraine ne peut pas renoncer à la souveraineté sur son territoire et donc à son statut et à sa capacité euh librement de de nouer des alliances. Par contre, l'Ukraine pourrait considérer que pendant une période de 2 ans, 3 ans, voire plus, et bien euh l'Ukraine respectera un statut de neutralité. Par ailleurs, l'Ukraine, c'est quoi la neutralité ?
Pardon juste 2 secondes, c'est pas d'adion, c'est pas d'adion à à l'OTAN avant 2 3 ans voire une durée plus longue. Par ailleurs, l'Ukraine pourrait accepter le gel des positions sur le terrain et une tutelle des Nations- Unies sur les territoires qui sont actuellement occupés et donc marquer clairement sa volonté de finir avec la guerre. Mais pardon mais c'est parce que demande Vladimir Poutine lui il dit les territoires que j'ai annexé les 20 parfaitement que Vladimir Poutine les garder non seulement ne veut céder sur rien mais il veut tout et y compris un changement de régime à Kief ce qui se joue peut-être dans l'agacement que Donald Trump pourrait avoir non pas vis-à-vis de la Russie mais ce serait l'empêcheur de Toner Hond Zelenski qui serait écarté et alors là tout deviendrait possible pour la Russie.
C'est ça. Il peut pas y avoir de paix avec Zelenski au pouvoir. C'est la conviction.
C'est la conviction de des Russes, mais ce sera peut-être un jour aussi la conviction des Américains. Donc ce que je dis, c'est que si il s'agit de montrer de la bonne volonté de la part des Ukrainiens, il pourrait pousser plus loin la proposition d'ouverture de négociation. Et à partir de là, il deviendrait évident pour le monde entier que ceux qui bloquent, ce sont les Russes.
Ça ne l'est pas déjà. Alors ça est pour nous mais vous avez vu le 9 mai sur la place rouge, la plus grande partie du monde n'en est pas du tout convaincu. Et par ailleurs, l'Amérique elle-même, ça ne l'arrange pas du tout de regarder les choses comme ça.
L'Amérique, Donald Trump veut renouer avec la Russie. Il y a peut-être des arrière-pensées stratégiques, mais il y a surtout des intérêts économiques et les perspectives ouvertes par une coopération entre les États-Unis et la Russie sur le développement de la Russie sont gigantesques. On a vu dans le voyage de Donald Trump au Moyen-Orient à quel point la partie économique était l'essentiel aujourd'hui pour l'administration de Donald Trump. pour qu'il y ait un bouger du côté des Ukrainiens, ce sont aux Européens de s'entretenir avec Volodimir Zelens.
Je pense je pense depuis le début que la faiblesse des Européens dans la négociation, c'est de ne pas être arrivé avec les Ukrainiens à une vraie feuille de route, à une vraie proposition de paix qui soit susceptible de marquer et la volonté des Ukrainiens de régler ce conflit à tout le moins d'avoir un cesser le feu et je pense que plutôt que de s'enfermer dans la logique de garantie de sécurité qui seront importantes le moment venu, ce qui compte aujourd'hui, c'est la proposition de paix. et avoir quelque chose sur la table. Aujourd'hui, malheureusement, en l'absence de proposition de part et d'autre, il n'y a rien sur la table et il y a fort à parier de ce fait que les choses évoluent comme cela une fois de plus, sauf si Donald Trump se réveille et regarde la réalité en face.
J'ai une question justement sur Donald Trump parce que vous disiez à quelques semaines qu'un des risques pour la France venant de la Russie, c'était la fascination de certaines forces politiques pour Vladimir Poutine. Elles sont, disiez-vous, envoûté. Est-ce que vous diriez la même chose aujourd'hui de Donald Trump ?
Est-ce qu'il est envoûté par Vladimir Poutine ? Vladimir Poutine joue sur le fait que Donald Trump non seulement aime les hommes forts, mais il aime les solutions, il aime les deals. Et donc il est tenté par faire un deal.
Il y a un deal qui est quasiment prêt sur la table. C'est un grand deal économique de développement partagé entre les États-Unis et la Russie. Le le territoire immense, le plus grand territoire du monde qui le territoire russe offre des possibilités à l'économie américaine gigantesque.
Le dos de l'Ukraine, ça ne lui pose aucun problème. Mais mais une fois de plus, l'Ukraine est un embarras pour Donald Trump. Il dit que c'est pas sa guerre.
C'est pas sa guerre, c'est un embarras et on le voit au Moyen-Orient. De la même façon, Gaza est un embarras pour Donald Trump. Justement, allons-y à Gaza.
Euh Dominique de Villepin, nous ne resterons pas les bras croisés pendant que le gouvernement Netaniaou poursuit ces actions scandaleuses. Le communiqué conjoint hier soir d'Emmanuel Macron, de l'anglais Kirstarmer et du canadien Marc Carnet. Comment doivent-ils donc décroiser les bras ?
La lecture de ce communiqué est terrifiante. Terrifiante d'impuissance, terrifiante d'attente. Que faut-il ? pour que les dirigeants européens, les dirigeants occidentaux passent aux travaux pratiques parce que crime de guerre, crime contre l'humanité, risque d'un crime de génocide, ce ne tout cela est établi selon vous ce risque de crime de génocide, c'est c'est la formule contre crime c'est la formule la formule de la Cour internationale de justice et contrairement à ce que dit Emmanuel Macron, on ne peut pas attendre que les historiens tranches dans 20 ans sur le génocide et sur le reste.
On ne peut pas attendre. Il faut arrêter ce qui aujourd'hui est l'étape nouvelle dans laquelle nous sommes engagés. Mais les travaux pratiques dont vous parlez crois qu'il faut être précis.
Il faut être précis. Nous sommes devant un plan israélien. C'est pas la guerre au jour le jour.
On n'est pas dans l'improvisation. On est devant un plan, une nouvelle étape que chacun peut voir. Qu'est-ce que c'est que ce plan ?
La réoccupation de Gaza, les de tiers du territoire occupés aujourd'hui par l'armée israélienne et sur le reste sur des portions exigues du territoire concentrer toutes les populations palestiniennes. Monopole de la distribution alimentaire qui nous l'espérons va reprendre. monopole de la disruption alimentaire donné et à l'armée israélienne et à une organisation, la fondation humanitaire pour Gaza qui est dans les limpes depuis l'automne 2024 sous tutelle des services américains et des services israéliens.
Avec quel but ? Permettez-moi d'aller jusqu'au bout. Avec quel but ? avec le but de pouvoir distribuer l'aide de façon personnalisée, de façon à identifier chaque palestinien et à partir de là engager la deuxième étape qui va permettre l'annexion de Gaza que sera la déportation l'objectif politique de Benjamin Net Eanyahou et de son gouvernement c'est la déportation de la population de Gaza. cet objectif ce qui est nit d'une nettoyage territorial ça les Européens le savent parfaitement et ils sont là avec des sabres de bois alors que il y a trois choses à faire.
La première chose c'est de suspendre immédiatement l'accord européen avec Israël. L'essentiel du commerce d'Israël se fait avec l'Europe. Suspension deuxièmement, immédiatement embargo sur les armes de tous les pays européens.
Troisièmement, défermant de l'ensemble du gouvernement israélien et des principales autorités militaires israélienne devant la Cour pénale internationale. Si vous voulez arrêter ce qui est en cours aujourd'hui, il faut marquer vis-à-vis d'Israël qu'il y aura un avant et un après et que l'isolement d'Israël aujourd'hui, y compris d'ailleurs en partie vis-à-vis des Américains, sera doublé d'un isolement économique et d'un isolement stratégique du pays. Nous ne pouvons pas laisser cette politique du fait accompli se produire.
Pourquoi ? Bien sûr, pour des raisons morales, pour des raisons de justice internationale, pour le respect du droit international, mais aussi parce que le prix à payer, nous le connaissons. Et je le répète depuis le 7 octobre, je rappelle toujours, il y a eu une tragédie dont a souffert le peuple israélien le 7 octobre face à des actes terroristes innommables.
Mais nous sommes aujourd'hui dans l'engrenage de la violence qui va conduire à quoi ? Et il faut le dire, à davantage de violence dont sera victime Israël. et à un regain de terrorisme dans la région et sans doute ailleurs et peut-être même chez nous.
Tout ce prix-là, c'est nous qui allons le payer. Et donc, contrairement à ce que dit Benjamin Netaniaou, Israël n'est pas aujourd'hui la pointe avancée de l'Occident qui se bat pour nous, il se bat contre nous et la politique qu'il fait va nous menacer, y compris dans nos propres pays. On a beaucoup de questions à vous poser sur ce que vous venez de dire.
On va laisser passer le fil info Dominique de Villepin. Vous avez prononcé des mots très forts et on a des questions à vous poser. Ce sera après le rappel de titre.
Il est 8h46. Maurine Signard. Gaza est devenu un mourroir pour ne pas dire un cimetière dénonce ce matin Jean-Noel Barre, le ministre français des affaires étrangères.
Hier, le premier ministre israélien a affirmé sa volonté de s'emparer de la totalité de la bande de Gaza et a renforcé son offensive. Encore 44 morts ces dernières heures selon la défense civile qui dépend du Hamas. La ligne TGV entre Paris et Toulouse est coupée peut-être pendant plusieurs jours.
Les fortes précipitations dans le Sud-Ouest hier ont inondé les voies et les ont fragilisé. 500 passagers sont restés bloqués hier soir dans un TGV Paris-Toulouse au niveau de Tonins. Dans le Lotte et Garonne.
Un département reste en vigilance orange ce matin. Il s'agit du Vare. Ils poursuivent leur mobilisation ce matin.
Des dizaines de chauffeurs de taxi manifestent à Toulon Pois. Il s'oppose à la nouvelle tarification du transport de patients prévu par l'assurance maladie. 64 personnes ont été interpellées à Paris hier pour des dégradations, des violences volontaires euh en réunion.
Si vous avez l'intention de faire votre déclaration de revenu en version papier le temps presse, c'est le dernier jour pour le faire. Vous avez un délai supplémentaire pour faire la déclaration en ligne. La date limite dépend du département où vous habitez.
France info le 830 France info. Jérôme Chapui, Salia Braquia. Toujours avec Dominique de Villepard, l'ancien premier ministre, on parlait de la situation à Gaza, la volonté de Benjamin Netaniaou de de prendre le contrôle he de toute la bande de Gaza.
L'argument des Israéliens, c'est de dire il faut éradiquer le Hamas. Il faut éradiquer le Hamas. On reprend le contrôle.
En face, le Hamas doit prendre conscience aussi qu'il est une menace pour la pal pour les Palestiniens. L'autorité palestine elle-même demande le retrait du Hamas là-bas. Mais bien sûr euh euh la question du Hamas euh est extraordinairement claire.
C'est une organisation terroriste, elle doit donc être combattue. Mais cela fait 19 mois qu'Israël a rétabli la dissuasion vis-à-vis du Hamas, comme vis-à-vis du Esbola comme vis-à-vis des organisations en Syrie ou en Iran. Le travail a été fait.
Aujourd'hui, l'éradication ce n'est plus le Hamas. L'éradication c'est la population civile palestinienne. C'est une épuration et c'est ça.
Mais oui, c'est un nettoyage territorial. s'il devait aller jusqu'au bout d'une déportation qui est même évoquée par les autorités américaines. C'est pour vous dire à quel point il y a en quelque sorte une banalisation de cette idée que l'on pourrait déplacer la population palestinienne.
Et je ne parle même pas des projets fantaisistes de Donald Trump sur la rivière de Gaza. Donc nous sommes devant une communauté internationale qui ne réagit pas à la mesure de ce qu'elle devrait. Vous savez, nous avons connu dans notre histoire des choses inacceptables et malheureusement nous nous ne sommes pas toujours dressé face à cet inacceptable.
Là, ça se fait devant nous et pour la première fois devant les télévisions du monde entier en direct. Les peuples du monde ne peuvent pas l'accepter et les gouvernements tergivers, s'ils sont là une fesse sur l'autre, sur leurs chaises, ils signent des communiqués mais qui sont insupportables du président de la République dans son discours de 3hion qui il a dit c'est une honte ce que fait Benjamin pas du PR. Moi je peux dire c'est une honte et tous les Français peuvent dire c'est une honte mais le président qui doit mettre fin à cette honte.
Il ne peut pas décider. Vous parliez tout à l'heure du déferement des responsables du gouvernement euh israélien. Il y a devant la cour pénale internationale, on rappelle qu'il y a un mandat d'arrêt.
Ça veut dire quoi concrètement ? Quel est levier d'Emmanuel Macron sur ce sujet précis ? Il il propose une on fait suffisamment de réunions à Paris, il demande une réunion d'urgence au Conseil européen et il soumet à la question l'ensemble des Européens suspension embargot décision collective décrire à la cour pénale internationale pour mettre en avant tous les éléments dont on le dispose.
Et vous savez pour que Jean-Noel Barot qui n'est pas un excité le ministre des affaires étrangères Oui. qui n'est pas un excité parle de mourroir et de cimetière à Gaza qui est le risque que je dénonce au depuis le lendemain du 7 octobre et je tiens à saluer quand même en France le fait que un certain nombre de personnalités qui souvent ont été considérées comme inconditionnel d'Israël ou comme des soutiens extrêmement forts d'Israël était mis des réticences au cours des dernières semaines était mis des réserves. Il se passe quelque chose de ce point de vue-là ?
Bien sûr qu'il se passe quelque chose et il faut il faut s'en réjouir et moi je ne souhaite embarrasser personne par mes déclarations mais je souhaite dire que sur une base humanitaire nous pouvons nous retrouver sur le fait que aujourd'hui ce qui se produit est inacceptable et qu'Israël et je veux distinguer en Israël le gouvernement de Netanyahou et la population israélienne qui de ce point de vue-là n'est certainement pas unanime. Donc ne faisons pas d'amalgame, n'essentialisons pas notre propos vis-à-vis d'Israël, pas plus que de la communauté juive. Soyons prudent et attentif.
Mais sur le plan diplomatique, d'État à État, nous ne pouvons pas accepter la politique qui est mise en œuvre, le plan qui est mise en œuvre. Et vous voyez quelle quelle crédibilité avons-nous vis-à-vis de Donald Trump alors que nous avons réussi à rentrer par la porte de derrière dans les négociations et j'en suis heureux. sur l'Ukraine.
Mais quelle crédibilité peut-on avoir sur le dossier ukrainien quand nous sommes que capables de signer des communiqués ? Enfin, excusez-moi, j'ai servi un président de la République, je peux vous dire que Jacques Chirac aujourd'hui ne se contenterait pas de signer un communiqué avec le Canada et avec le Royaume-Uni. Une dernière question sur la position américaine quand même.
Est-ce que vous voyez pas pareil un bouger du côté de Donald Trump qui était entouré au Proche Orient et qui a vu des chefs d'état lui dire il va falloir bouger aussi là là encore sur la la cause palestinienne ? On dit en en coulisse que l'aide humanitaire est rétablie lentement du côté de de de Gaza parce que Donald Trump ferait pression sur Benjamine Netania. Vous y croyez ça ?
Mais mais Donald Trump face à la difficulté tragique de Gaza, qu'est-ce qu'il fait ? Il a abordé le Moyen-Orient autrement, c'est-à-dire par sa dimension économique. Il a signé des contrats avec l'Arabie Saoudite, avec les Émirats, avec le Qatar.
Il a donc doublé en quelque sorte Israël et manifestement aujourd'hui Benjamin Netaniaou pour Donald Trump est un embarras et donc il a il a tendance il a envie de le courtcircuuter mais dans les fondamentaux de la politique américaine il est peu vraisemblable euh même si rien n'est exclu totalement que les États-Unis puissent abandonner euh Israël voire même condamner la politique menée par Israël. Cette politique, elle doit nous conduire à faire de la politique et je le dis, nous devons faire de la politique. Et qu'est-ce que c'est qu'aujourd'hui face à ce qui se passe là-bas de faire de la politique ?
C'est pour le président français de prendre la tête de l'Union européenne pour reconnaître maintenant, pas demain, maintenant un état palestinien parce que tout ce qui est fait, il envisage de le faire avant l'été. Non mais je vous je vous dis pas qu'il faut envisager. Je précise tout est fait pour Benjamanetaniaahou pour que la question palestinienne ne se pose plus de la même façon que Vladimir Poutine fait tout pour que la question ukrainienne ne se pose plus effacé rayé de la carte.
Et bien nous devons dire à Benjaminahou que cette question ne s'effacera jamais pour nous européens. Et en cela, la France prenant la tête de cette reconnaissance avec les pays qui l'ont déjà fait comme l'Espagne, comme l'Irlande, comme d'autres marquerait le fait que politiquement il y a là un mur infranchissable. Et ça ce doit être la politique de la France.
Vous savez le simple fait et je le redis parce que c'est important dans la période actuelle, le fait d'avoir une diplomatie française et européenne à la hauteur des enjeux qui permet à tous les Européens de se retrouver, de se rassembler, c'est un bouclier pour l'Europe et pour la France. Le fait de ne pas être à la hauteur des enjeux et bien peut nous valoir toutes sortes d'attaques opportunistes sur notre territoire. Nous sommes vulnérables tout simplement parce que nous sommes pas à la hauteur de l'exigence historique de nos pays.
Dominique de Villepin. Dans les quelques minutes qui nous reste, il faut parler que de la famille politique dont vous êtes issu. La droite qui nous amène d'ailleurs à un détour par l'Algérie.
Bruno Rotaillot est parti pour rester au gouvernement après sa large victoire dimanche à l'élection à la présidence de LR. vous en étiez pris frontalement à lui pendant cette campagne. Dans le cas de la crise algérienne, vous disiez ce que dit Bruno Rota c'est de la com, c'est il fait son chaud, c'est la pire image de l'impuissance publique.
Sa présence au gouvernement qui est donc parti pour durer, c'est un absès de fixation dans cette crise algérienne. C'est peut-être un élément parmi d'autres. La vérité aujourd'hui, c'est que nous avons deux gouvernements du côté français et du côté algérien qui sont face à face.
Et la bonne nouvelle parce qu'il y en a une, c'est que nous avons par contre deux peuples qui restent côte à côte et ça c'est un élément important qui doit peser aujourd'hui sur les gouvernements et qui doit les inciter à se consacrer à l'essentiel, c'est-à-dire à renouer cette relation stratégique pour la stabilité du Maghreb pour les relations entre la France, entre nos deux pays. Si vous le permettez, un mot sur ce que vous appelez ancienne famille politique auquelle je n'ai jamais appartenu. D'ailleurs, un mot, c'est une dérive tragique.
C'est une dérive tragique. Dérive l'élection de Bruno Rotaillot à sa tête, l'évolution de ce parti politique que l'on appelait la droite républicaine. C'est en fait une droite réactionnaire, ultra conservatrice, identitaire qui fait la course avec le Rassemblement national.
Quand j'entends monsieur Rotaillot sur bon nombre de sujets, j'ai du mal à faire de la différence avec ce que dit le Rassemblement national. Aujourd'hui, je ne vois pas beaucoup de République et d'ailleurs sur l'état de droit, monsieur Rotaillot, c'était brillamment illustré dans sa première sortie ministérielle. Ni sacré ni intangible, c'est ce qu'il avait dit.
Je suis inquiet, je suis inquiet de voir que un certain nombre de digses sont en train de disparaître. La droite, ce n'est pas votre famille politique. Vous parlez de la droite les Républicains qui est issu de l'UMP à laquelle vous avez Oui.
Qui qui est issu qui est issu qui est issu qui est issu et qui a été vers monsieur Sioti vers lequel va tendre à nouveau monsieur Retaillot. Donc je parle de dérive et j'en parle je crois de façon très précise. Ce n'est pas aujourd'hui là que peut se trouver la solution au problèmes de nos pays.
Pourquoi vous faisiez pardon Dominique de Ville référence ? Pourquoi ce n'est pas la solution ? Ben tout simplement parce que moi j'attends toujours les premiers résultats de monsieur Retaill au ministère de l'intérieur.
Je vois beaucoup de rodomontade, je vois beaucoup de déclaration, je vois beaucoup de 20h, je ne vois pas de résultat. Et j'ai envie de dire au président des républicains ce matin, monsieur le ministre, au boulot, au boulot pour les Français, faites avancer la lutte contre l'insécurité. fait en sorte que euh le parquet national euh anti euh anticriminalité euh puisse avoir du côté du ministère de l'intérieur un grand plan antigang qui va à partir de ce que nous avions créé en 2002 euh les groupements d'intervention régionaux véritablement mailler le territoire avec une capacité à penser la stratégie de ces grands trafics pour les réduire.
Voyez moi la politique ça ne se fait pas dans les antichambres, ça ne se fait pas avec des doubles casquettes, ça se fait à pleintemps, pas en amateur. Et là nous sommes devant des amateurs. Amateur.
Et vous alors la politique, vous le voyez régulièrement dans les enquêtes d'opinion, votre popularité a explosé. Personnalité politique des Français. Est-ce que ça vous donne euh des des Français effectivement, est-ce que ça vous donne de l'ambition ?
Est-ce que vous avez envie de le de leur rendre français ? Euh Salaba, moi ça me donne surtout de la responsabilité et cette liberté, je veux la mettre au service des Français parce que je crois que notre pays crève de mensonge, ça veut dire non à mettre au service des Français, c'est-à-dire être là devant vous pour dire sur Gaza ce que personne d'autre ne dit dans la classe politique et et depuis le 7 octobre alors que nous savons depuis le 7 octobre ce qui va se passer, le cycle de vengeance qui s'est qui s'est enchanté. question ne portait pas sur ce que vous veniez de dire mais on on parlait de 2027 mais on aura sans doute d'autres occasions. 2027 c'est dans 2027 c'est dans 2 ans.
Est-ce que l'on peut accepter que ce gouvernement et que ce président fasse du sur place pendant 2 ans quand on voit les défis que la France a à relever dans le monde ? Merci. Chacun a son travail, chacun au boulot.
Merci Dominique de Villin d'avoir été ce matin sur France info.
Dominique de Villepin