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AutreSud Radio (sur YouTube)· 5 août 2026 151 minMixte

Crise de Ceuta : une ingérence étrangère ? / Peut-on encore contrôler les traversées de la Manche ?

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10h 13h, les débats de l'été. Noémie Aliwa. Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue sur Sud Radio. Installez-vous confortablement, prenez un café, allumez la clim si besoin, nous allons passer les trois prochaines heures ensemble. Appelez-nous la ligne grande ouverte au 0826 300 0826 300.

Vous pouvez aussi nous rejoindre sur les réseaux sociaux sur sudradio.fr, sur Facebook, Instagram x TikTok pour poser vos questions, partager un témoignage ou simplement donner votre avis. Ici, c'est chez vous et vous le savez.

Et pour commencer ce matin, on va parler de l'après incendie parce que vous le savez, une fois que les flammes sont maîtrisées, il y a une autre bataille qui commence pour les sinistrer, celle de l'indemnisation, celle de la facture et notamment des assurances. Comme vous le savez, en Gironde et dans les Landes, des centaines d'habitations ont été détruites ou fortement endommagées par les incendies et une inquiétude commence à monter chez beaucoup de propriétaires. Comment vont-ils être indemnisés ?

C'est surtout combien faudra-t-il payer demain pour assurer son logement car avec l'enchaînement des catastrophes climatiques, les assureurs alertent sur une hausse possible des tarifs notamment dans les zones les plus exposées. Alors demain, certaines régions pourraient-elles devenir plus difficiles ou plus cher à assurer ? Est-ce de payer davantage quand on habite dans une zone à risque ?

Amis audeteur, appelez-nous. On attend vos réactions, votre avis, votre coup de gueule, votre coup de cœur au 0826 300 0826 300. Si vous vez dans une région touchée par les incendies, que votre assurance habitation a déjà augmenté, que vous avez des difficultés à trouver une assurance pour votre logement, appelez-nous, racontez-nous 0826 300300.

Et puis dans quelques instants, nous recevrons Stéphanie Durafour, chargée des relations presse pour Assurland, un comparateur d'assurance qui nous expliquera tout. Et puis dans la seconde partie de cette émission, on reviendra sur une injonction qui a fait réagir. Ce n'est pas chez vous monsieur, ici.

C'est la phrase lancée par Gabriel Atal, l'ancien premier ministre et actuel député lors d'un déplacement en Vendé où il a dénoncé les occupations illégales de terrain par des gens du voyage. L'ancien chef de gouvernement a voulu mettre en lumière le sentiment d'impuissance de certains élus locaux face à ces installations qui peuvent provoquer des tensions face à ces habitants et ces habitants peut-être que cela vous concerne. Est-ce que votre commune a été aussi confrontée à cette situation ?

Est-ce que vous avez eu le sentiment d'être laissé seul ? Et puis est-ce que les maires ont aujourd'hui les moyens d'agir ? Appelez-nous, racontez-nous, donnez-nous votre avis au 0826 300.

Et dans un instant d'ailleurs, nous serons en direct avec Nicolas Bart, maire de Toulouge, dans les Pyrénées Orientales. C'est un beau programme qui nous attend ce matin et ça commence tout de suite. 10h 13h, les débats de l'été.

Noémie Aliwa. Et notre premier sujet du jour, c'est donc cette autre bataille qui commence après les incendies, une fois que les flammes sont éteintes, les sinistrés qui entrent dans une nouvelle phase, celle des démarches, des expertises et de l'indemnisation. Et ces incendies posent une question qui dépasse largement les seuls sinistrés de mien demain.

Combien coûtera le fait de s'assurer dans une région exposée au risque climatique ? Les tarifs des assurances habitations sont déjà en hausse dans les zones les plus touchées et certains propriétaires craignent de voir les prix continuer à grimper, voire de rencontrer des difficultés pour assurer leur logement. Alors, face à la multiplication des catastrophes naturelles, comment protéger les Français sans rendre l'assurance inaccep inacceptible ?

On en discute tout de suite avec mon invité, notre invité ce matin, Stéphanie Durfour, chargée des relations presse pour Assurland, comparateur d'assurance. Bonjour madame Durafour. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Alors, d'abord pour les sinistrés de de Gironde des Dlandes, concrètement, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment va se passer cette indemnisation ?

Quels sont les délais, les démarches, les points de vigilance pour les habitants qui ont été touchés en premier lieu par les incendies ? Oui, bien sûr. Donc, pour les particuliers, le délai de déclaration de sinistre a déjà été allongé.

Normalement, vous avez 5 jours pour déclarer un sinistre incendie. Là, les sinistries ont jusqu'au 31 août pour faire leur déclaration. comme on fait euh on contacte son assureur.

Aujourd'hui, les espaces clients en ligne sont plutôt bien faits. On l'informe qu'on a eu un sinistre et puis il va falloir lister l'ensemble de ce qui a été endommagé. Donc que ce soit sa voiture, son jardin, sa maison, euh ses biens mobiliers.

Et comment va se passer euh l'indemnisation ? Et bien l'assureur va regarder ce pourquoi vous étiez couverts. Quelle est la formule que vous aviez souscrite ?

Est-ce que c'était un rééquipement à neuf, une ou une formule avec le calcul du fameux coefficient de vétusté ? Quel capital mobilier vous aviez déclarer ? Est-ce que votre voiture était assurée contre les incendies ou pas ?

Est-ce que votre jardin était assuré ? Et puis en fonction de tous les éléments vous allez lui fournir, les factures, les photos, il va pouvoir déterminer le montant de ce que vous possédiez et vous proposer une indemnisation. Euh je rappelle que le sinistré n'est pas obligé d'accepter cette indemnisation.

Il peut tout à fait demander une contreexpertise si ça ne le satisfait pas. Euh en tout cas, ce qui va se passer, c'est que pour les personnes dont la maison a été malheureusement complètement détruite, on va estimer le montant de la reconstruction. Donc c'est-à-dire combien ça coûte de reconstruire la maison à l'identique.

Donc attention, ce n'est pas combien ma maison valait sur le marché immobilier. Si je l'avais revendu aujourd'hui, c'est combien ça coûte de la reconstruire ? Donc là, on va faire intervenir des spécialistes du bâtiment pour estimer et bien combien ça coûte de refaire la charpente, les murs, les huisserie et cetera.

Alors vous avez posé la question la question importante madame du rafour, combien ça coûte ? C'est la question que beaucoup d'auditeurs se posent actuellement. Est-ce qu'il faut s'attendre par exemple à une hausse des tarifs notamment dans les zones exposées aux incendies ?

Alors, ça fait quand même déjà plusieurs années, hein, qu'on qu'on constate que ces zones beaucoup plus exposées au risque climatique euh que ce soit euh les tempêtes, les grêes, la sècheresse, les inondations, les incendies, euh ces ces zones-là coûtent beaucoup plus cher et au fur et à mesure des années augmentent. Et donc oui, on peut effectivement s'attendre euh à des hausses de tarifs dans ces zones très exposées dans les mois années qui viennent. D'autant plus qu'on on n' pas encore connaissance de ce qui va se passer dans la deuxième partie de l'année.

Donc on pourrait avoir aussi d'autres événements climatiques qui viendraient potentiellement alourdir la facture en 2027. Est-ce que on pourrait arriver dans une situation où par exemple certaines maisons, certains territoires deviendront très difficiles voir impossible à assurer à cause des risques climatiques ? Alors aujourd'hui, on n'est pas dans une situation où il y a des zones inassurables parce qu'en France, on a quand même une offre d'assurance qui est vraiment très très large.

On a beaucoup d'acteurs sur ce marché. Donc on peut toujours trouver une offre d'assurance. La difficulté pour les particuliers, c'est que dans les zones qui sont beaucoup plus tendues, beaucoup plus à risque, on peut avoir effectivement une raréfaction de l'offre et moins d'offre, ça veut dire moins de compétitivité, donc des prix beaucoup plus chers pour les particuliers.

Donc la question c'est pas tellement est-ce qu'on pourra continuer à s'assurer mais plutôt à quel prix euh ça coûtera beaucoup plus cher dans ces dans ces zones et on pourrait avoir des assurés qui décide et bien par exemple de s'apauvrir en garantie, prendre des formules un peu plus low cost pour pouvoir payer leur assurance. Et la question c'est de savoir aussi le prix, le coût et surtout la responsabilité. Qui va endosser cette responsabilité de ces de ces fameux coûts de l'adaptation notamment au changement climatique.

Est-ce que ce sont les assureurs, l'État, les propriétaires eux-mêmes ? Est-ce que on prévoit une adaptation des changements dans les années qui viennent parce qu'on sait que c'est que cette ce changement climatique et même ce dérèglement climatique dont on parle va être amené à se poursuivre dans les années qui viennent. Quelles sont les adaptations ?

Alors vous avez tout à fait raison et c'est vraiment le maître mot, c'est d'accentuer les efforts de prévention et d'adaptation de nos bâtis face à ces événements climatiques pour pouvoir avoir une résistance un petit peu plus importante dans les années qui viennent. En fait, c'est vraiment un choix collégial. C'est ce sont des décisions de l'État.

Ce sont aussi des des des mesures notamment prises par les assureurs he qui font beaucoup de d'action et et qui font beaucoup de recherche sur le terrain de la prévention. Et puis c'est également euh des des des mesures prises par les particuliers, nous en tant que qu'individu, euh des réflexes à avoir quand il y a des événements climatiques. Euh savoir euh et bien c'est des réflexes tout bête hein, mais quand on sait qu'il va y avoir un orage, ben c'est rentrer tout ce qu'il y a dans notre jardin pour éviter que ça constitue des projectiles, fermer ses volets pour éviter d'avoir des grédons qui viendraient endommager les vitres.

Voilà, ces petits réflexes là. Mais euh globalement, c'est vraiment euh un choix de société et c'est euh des efforts euh de tout le monde pour pouvoir adapter euh nos bâtiments face à ces événements climatiques. Alors, c'est important parce que vous parlez justement de ça, de ces fameux réflexes à adopter euh pour mieux protéger les logements.

Peut-être pour les Français qui nous écoutent, qui habitent dans une zone à risque. Vous venez de nous en parler brièvement, mais qu'est-ce que vous leur conseillerez précisément pour pour éviter tout simplement les mauvaises surprises avec leurs assurances ? Alors déjà faire le point sur son contrat.

Là, on parle beaucoup des incendies. Il y a quand même beaucoup de personnes qui vont constater que euh leur jardin par exemple n'était pas assuré parce que ça fait partie des options à souscrire dans son contrat d'assurance habitation. Donc déjà premier point, si on habite dans une maison, qu'on a un beau jardin avec la clôture qu'on vient de refaire, qu'on a fait installer une piscine et cetera, vérifiez quand même que c'est pris en charge.

On fait poser des panneaux solaires, on vérifie que c'est bien aussi ça fait bien partie du contrat d'assurance. Si on a un véhicule euh on vérifie quel est le type de garantie. Les personnes qui étaient assurées au tiers en l'occurrence s'ils ont eu un incendie sur leur voiture ne seront pas indemnis.

Donc c'est important déjà de savoir ce pourquoi on est assuré. Euh on peut également revérifier ce qu'on appelle le capital mobilier. Donc je pense malheureusement à toutes ces personnes qui ont perdu l'ensemble de ce qu'il possédaient dans un incendie.

C'est le capital mobilier. C'est ce qu'on déclare à l'assureur quand on signe le contrat. c'est l'ensemble de ce qu'on possède à l'intérieur des murs.

Et bien souvent euh on fait plus attention mais au fur et à mesure des années, on fait des achats de grande valeur mais on oublie de réévaluer ce capital mobilier. Donc ça ça vaut la peine de regarder un petit peu ça. Et puis après euh des réflexes aussi euh par exemple avoir ces factures réunies au même endroit dans une pochette ou alors constituer un petit dossier sur le cloud pour pouvoir les récupérer facilement euh et puis euh connaître aussi euh tout simplement son assureur et son numéro de client.

On a encore des gens qui ne savent pas chez qui ils sont assurés. Donc ça c'est aussi des choses toutes bêtes à avoir en tête. Et oui, va, vous avez raison de de le rappeler, des choses toutes simples.

Garder son contrat, le ranger à un endroit avec le le numéro et le nom de son assureur au cas où à un moment donné on en aurait besoin. Euh peut-être une autre question sur les moyens de contestation. Est-ce qu'il existe à l'heure actuelle des moyens de contestation ?

Euh si on considère par exemple qu'une décision qui a été prise par un assureur n'est pas n'est pas légitime, est-ce qu'il est possible de de la contester ? Si un assureur décide de ne pas payer ou de ne pas payer suffisamment, que peut faire un administré ? Alors tout à fait.

En tant qu'assuré, on n'est pas obligé d'accepter la proposition d'indemnisation qui a été faite par l'assureur. Il est tout à fait possible de demander une contrexpertise. Parfois certains contrats prennent en charge le le la demande d'un d'un contre-expert.

Et puis si les deux experts n'arrivent pas à se mettre d'accord, on demande un troisème expert qui va venir les départager. Donc il faut pas hésiter, il faut pas attendre et accepter l'indemnisation. Si on n'est pas d'accord, il faut se manifester.

Et puis si on rentre également dans un conflit, il y a également un médiateur de l'assurance qui peut être saisi. Donc c'est un médiateur de l'assurance qui peut être saisi. C'est l'une des démarches par lesquelles il est possible donc de faire entendre sa voix si on considère qu'une décision qui a été prise n'est pas n'est pas légitime, n'est pas juste.

Oui, tout à fait. Alors, le premier réflexe, c'est tout de même de demander une contre-expertise. Ça ça se fait ça se fait très facilement et ça permet d'être rassuré aussi par rapport au fait que l'assureur a bien respecté les termes du contrat et que l'indemnisation est bien conforme à ce qui a été déclaré.

Parfait. Ben écoutez, merci beaucoup. Merci Stéphanie Durfo.

Je rappelle que vous êtes chargé des relations presse pour assurland comparateur d'assurantes. Merci pour cet éclairage sur cette question qui va prendre de plus en plus de place malheureusement dans les années qui viennent. celle de la facture, celle de l'assurance qui va payer pour ces nouveaux risques climatiques.

Et puis une pensée évidemment pour toutes les personnes touchées par les incendies en Gironde, dans les landes qui vivent aujourd'hui une période particulièrement difficile. On se retrouve tout de suite juste après la pause. On se retrouve tout de suite avec notamment le maire, un maire qui va nous expliquer les difficultés auxquelles il est confronté tous les jours avec la question des gens du voyage.

À tout de suite. 10h 13h les débats de l'été Noémiwa et on est de retour sur l'antenne de Sud Radio. On poursuit notre tour de l'actualité avec une colère qui monte chez certains élus locaux.

Des maires qui disent se sentir démunis face aux installations illégales des gens du voyage, des terrains occupés sans autorisation, des procédures jugées trop longues et des élus qui expliquent parfois avoir le sentiment de ne pas avoir les moyens de faire respecter les décisions prises. Le sujet a été relancé ces derniers jours après la prise de position de Gabriel Atal, ancien premier ministre qui a dénoncé en vender plusieurs occupations illégales de terrain. Mais derrière la polémique, une question revient.

Les maires ont-ils aujourd'hui les moyens d'agir face aux occupations illégales ? Et vous dans votre commune, avez-vous déjà été confronté à ce à ce type de situation ? Appelez-nous, racontez-nous en détail ce qui vous arrive, ce que vous pensez d'ailleurs de cette question 0826 300 0826 300 et on en discute aussi ce matin avec notre invité Nicolas Bart, maire de Toulouche dans les Pyrénèes orientales.

Bonjour monsieur le maire. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Voilà, vous êtes le maire d'une commune qui a été confrontée à ce type de problématique. Concrètement, qu'est-ce qui se passe quand des caravanes s'installent sur un terrain sans autorisation ?

Alors là, on remonte au souvenir de de l'année dernière, même si cette année, on était encore confronté. en juin dernier, un samedi sur un samedi, je suis appelé par le club de de de foot et de rugby de ma ville de Toulouge qui subissait une invasion de 50 caravanes issues de la communauté des des gens du voyage avec une entrée assez musclée sur le terrain où moi je me suis ce jour-là interpellé puisque j'étais j'étais pas loin et nous avons vécu des moments difficiles Euh alors, il faut dire que ma ville et ma situation a été sûrement l'un des éléments déclencheur de la prise de conscience de ce problème, même si ce problème était vécu par plusieurs mères depuis de longues années. Et à partir de ce moment-là, nous avons été et et je tiens à le dire sans faire de politique, c'est important de le souligner, bien accompagné par l'État et le ministre de l'intérieur de l'époque qui était monsieur Retaillot qui a réagi immédiatement.

En clair, quand vous êtes au sein d'une ville qui siège dans l'agglomération qui est Perpignan Méterranée pour notre département, il faut que la communauté d'agglomération soit conformité avec ce que l'on appelle le schéma d'accueil des gens du voyage. Il faut que à l'échelle des 36 communes qui constituent l'agglomération, vous puissiez proposer à ces communaités une une terre entre guillemets d'accueil où il y a de l'eau, où il y a une possibilité de branchement électricité pour leur amener une solution. Et une fois que vous avez fait vous avez cela, vous êtes en conformité avec la loi et vous pouvez par la force après avoir notifié par arrêter et bien l'occupation illégale sortir les gens euh de la zone qui est occupée.

Voilà. Donc c'est ça. Donc à partir du moment où vous prenez des décisions, qu'est-ce qui se passe ?

Alors, il y a 24 heures, ils ont 24 heures pour pour quitter les lieux et et je le souligne également sur le département, le préfet des Pyrénes Orientales est intransigeent avec la loi et signifie et évacue euh par la signifie administrativement l'occupation illégale et passer le délai signifie par la force l'évacuation du lieu occupé. Euh l'année dernière sur cette situation qui a été douloureuse pour la ville, nous avons eu la possibilité d'évacuer euh euh ces gens-là avec la compagnie des SS de Montpellier. Enfin, il y avait plus de 100 hommes mobilisés pour amener ce signal qui est un signal important qu'une fois que la loi est respectée, que le schéma d'accueil euh territorial est respecté, les gens doivent se conformer à la loi et quitter les lieux.

Et s'ils ne les quittent pas, et bien là le préfet emploie la force. Mais sur l'affaire de Toulouge, cela a duré 2h30 quand ils ont vu arriver euh la colonne de CRS, le psig, euh les drones euh ces gens-là sont partis au bout de 2 heures en laissant l'état euh du terrain propre avec quelques dégâts. Euh mais c'était relativement en bon état.

Donc qu'est-ce que cela nous prouve ? Pardon ? Oui.

Allez-y. Allez-y alley. Pardon.

Qu'est-ce que cela nous prouve ? c'est qu'une fois qu'on est en conformité avec la loi, hein, qu'on est raccord avec la légalité, il ne faut pas hésiter à utiliser la force. Et finalement, le premier à nous accompagner sur ce modèle là, c'est le préfet avec les forces qu'il a à disposition sur Toulouse il y a un an, ça s'est s'est vraiment bien passé.

Et là dernièrement, on a été euh on a eu une petite invasion de alors là de de h caravanes, notification de l'arrêté, occupation illégale, schéma territorial d'accueil en conformité avec la loi. La gendarmerie et l'État se sont mis ensemble pour amener cette cette preuve de force. Ils sont restés 24 heures, ils sont partis.

Alors, vous dites quand même qu'il y a une mobilisation assez exceptionnelle d'abord du préfet, du ministre de l'intérieur de l'époque sans personne des forces de l'ordre mobilisé, c'est peut-être pas les moyens qu'on toutes les communes de France pour pouvoir lutter contre ce fléo. Non, mais il faut être accompagné. Il suffit de la volonté des préfets et de l'État d'accompagner les maires de terrain que nous sommes.

Oui, c'est ça. Mais ou la première des choses, c'est qui est important, c'est que la ville qui siège au sein de la communauté d'agglomération doit être en conformité avec le schéma d'accueil. Si vous n'avez pas d'air comme la loi le demande capable d'accueillir ces gens-là, vous ne pouvez pas mettre en avant la signification administrative et après la force.

Et je pense que le l'état hein et vous vous l'avez vu dernièrement avec monsieur Atal qui a qui vous l'avez dit qui qui qui était envendé a pris conscience de la lourdeur hein de ces occupations et du stress que cela pouvait générer pour les maires et pour les populations. Si vous deviez donner un conseil et d'ailleurs si vous deviez donner un conseil aux maires qui sont confrontés à cette situation, quelle est la meilleure démarche selon vous pour pouvoir faire en sorte de de lutter contre ça ? Ben déjà euh déjà savoir si au sein de leur agglomération le schéma d'accueil territorial des gens du voyage est respecté.

Ça c'est la première des choses. Passer l'arrêté d'occupation illégale quand cela arrive et de se tourner directement vers le préfet de leur de leur département. Et si encore je m'en tiens à ce que je vis sur les Pyrénées orientales, les préfets sont à l'écoute et mobilisent les forces qu'il faut.

Enfin, du moins, c'est ce que je vis ici dans les Pyrines orientales pour faire évacuer euh les communautés vert des mises à disposition, préparé pour euh pour les accueillir, hein. Euh c'est un c'est un investissement que Perpignan Mé Rané Métropole a mis en place. Ça nous coûte beaucoup d'argent mais au moins, on est en conformité avec la loi et là on peut agir avec la force, passer le délai administratif de signification.

C'est ça parce que certains rappellent quand même que les communes ont le devoir. Elles doivent prévoir des aires d'accueil pour les gens du voyage. Est-ce que les collectivités joue suffisamment leur rôle selon vous ?

Mais nous, c'est une c'est une compétence qu'on a délivré à Perpin Méditerranée à l'agglomération. Hm hm. Donc euh les les schémas les aires d'accueil sont mutualisées.

Euh je veux pas vous dire de bêtises, mais dans les dans au sein de Perpignan Méditerranée, je crois que nous avons trois aires capables d'accueillir les gens du voyage qui sont équipés en eau en électricité. Donc c'est la il faut se mettre en conformité avec la loi, c'est normal. Et une fois qu'on est en conformité avec la loi, là on peut agir.

Mais le préfet, il ne peut pas agir par la force si au préalable la communauté d'agglomération ou la ville ne s'est pas mise en conformité. Est-ce que vous pouvez nous raconter aussi ce que ce que les témoignages des habitants, comment ont vécu vos habitants cette situation ? Est-ce que certains sont venus se plaindre auprès de vous de nuisance, d'inquiétude ?

Comment vous avez senti ? Vous avez pris le pou de votre population au moment où c'est arrivé ? Alors, j'ai eu déjà un pont, on va dire direct par les associations qui occupaient le stade parce que vous savez quand ces gens rentrent là, ils sont rentrés par la force avec une idée en tête rentrer coûte que coûte.

C'est-à-dire que j'avais les gens des associations qui fermaient les portes. Il y a eu des dames qui ont été malmenées. Euh moi je me suis mis opposé, ils sont venus à 7, ils m'ont déplacé sur le côté et ils ont ouvert les portes et il rentré à toute blinde dans le stade parce que leur seul objectif c'était rentrer.

Il y avait 55 caravanes ce jour-là sur un stade, c'était impressionnant. Vous comptez ? en tant que maire, on vous a déplacé pour pouvoir rentrer dans le stade.

Oui. Ah oui oui oui oui. Moi je me suis opposé je me suis opposé physiquement à ces gens-là.

Vous avez porté plainte ? Oui oui, il y a une plainte qui est en cours. Ça va être jugé la prochainement.

Et vous étiez avec d'autres administrés ? Expliquez-nous un petit peu comment est-ce que ça s alors il y avait il y avait les il y avait les associations les associations fréquentaient le de football et de rugby. Donc fréquenter le stable.

Ils sont arrivés, ils ont ils ont pété le cadena, donc ils ont ouvert en grand les portes de la du stade et ils se sont introduit dans le stade. Et leur but à ce moment-là, c'est rentrer coûte que coûte. Ils doivent rentrer rapidement, très rapidement pour ne pas être repoussé.

Donc les voitures accélèrent sans regarder les piétons, les personnes qui se qui s'imposent sont euh sont menacé physiquement et sont mis de sont mises de côté. Euh et euh et c'est parti et les voitures arrivent, s'installent, tout est organisé, c'est travaillé hein au sein des communautés. Euh enfin c'est ce que j'ai pu sentir, c'est que les rôles sont bien répartis.

Il y a euh des gens qui sont missionnés, c'est le plus dur finalement des de de ces de ces communautés là qui sont missionnés pour favoriser le passage. Et après, une fois que c'est passé, vous avez les plus anciens qui viennent et qui commencent à négocier avec l'élu, avec les associations, avec le propriétaire du terrain, que ça soit la ville ou ou un ou un propriétaire privé. Donc ils arrivent avec leur caravane et ils négocient avec vous pour pouvoir rentrer sur le terrain quand Bermiam ils savent que c'est illégal.

Il négocie pas. Il rentre coûte que coûte. C'est un coûp.

Ils ne négocient jamais. Ils ont dans les dans leur communauté des gens qui sont chargés de réaliser cela. C'est-à-dire rentrer coûte c Et c'est quoi ?

Ils vous intimitent par la force. Ils ont des gros bras bien musclés. C'est ça.

Oui, c'est ça. C'est ça. En clair, c'est ça.

Et une fois qu'ils sont rentrés, qu'ils ont réalisé leur coup de force, là on arrive sur la période de négociation. Mais moi, je l'ai bien senti ça, je l'ai bien vu. Et là, vous avez des personnes un peu plus âgées, un peu plus posées qui viennent qui viennent entamer le dialogue et ils se répartissent les rôles comme cela.

Il y a les personnes fortes du du de la communauté qui elles rentrent par la force et les négociateurs qui sont souvent les personnes un peu représentatives de de la communauté et elle elle négocia avec vous en douceur. Mais c'est très organisé ce que vous nous décrivez là. Est-ce que du côté de l'État c'est aussi organisé ?

Est-ce qu'il y a les moyens de contrer ce fléo rapidement ? À partir du moment où on sait qu'il y a eu une installation illégale, là on voit que tout est très organisé, tout est très pensé. Est-ce que du côté de l'État, du côté de la préfecture, du côté de l'agglomération euh les les procédures sont aussi bien organisées pour faire face à ça ?

Oui oui oui oui. Enfin dans les Pyrénes orientales au sein de Perpignan Métropole. Oui, par et ailleurs et ben la ailleurs euh ça je l'espère par la mise en conform aussi euh ne sont pas euh ne se sentent pas aussi euh protégés et accompagnés que vous malheureusement.

Mais il faut que politiquement déjà euh il il se mettent en conformité. On a on a voté tous, nos parlementaires ont voté un cadre légal, c'est que chaque communauté d'agglomération ou chaque ville doivent bénéficier d'une aire devant accueillir les jeunes du voyage. Une fois que ça c'est respecté, il y a la signification administrative et après s'ils veulent pas partir, c'est la force, il y a pas d'autres solution.

Donc c'est ça passe par lesé de la part des élus et ensuite par euh par la force par la procédure plus par le respect du cadre légal par le respect du cadre légal. J'ai l'impression et j'ai l'impression quand même que ça fait son chemin euh cette cette démonstration. J'avais j'avais pris la parole il y a il y a quelques il y a quelques mois sur cette antenne là.

Hm hm. Euh oui oui, vous avez bien que maintenant il faut muscler euh nos interventions face à ces personnes-là. Le respect du cadre légal, on retiendra ça.

Merci beaucoup Nicolas Bard. Je rappelle que vous êtes maire de Touloue dans les Pyrénées Orientales. On est bien sur Sud Radio, il est 10h29 et dans un instant, comme vous en avez habitude, vos grands débats de l'été.

Les chroniqueurs sont déjà là, ils sont entrés, ils sont installés autour de la table et ils se préparent à des déblats enflammés. À tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h les débats de l'été.

Noé Aliwa. Bonjour à tous et bienvenue sur Sud Radio. Il est 10h32 et c'est parti.

Top départ. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour décrypter, analyser et surtout surtout débattre de l'actualité. Et on commence avec un sujet qui a beaucoup fait réagir ces derniers jours.

C'estut les images de la crise migratoire sont-elles utilisées contre l'Europe la semaine dernière. Vous l'avez vu sûrement ces dizaines de milliers de migrants qui ont tenté de franchir la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnol qui l'ont franchi d'ailleurs dans un mouvement d'une ampleur exceptionnelle. Des images spectaculaires qui ont fait le tour du monde.

On y voit de nombreux jeunes hommes courir vers les postes frontières, escalader les grillages ou tenter de rejoindre le territoire espagnol par la mer. Une crise qui a marqué les esprits avec plusieurs dizaines de morts, 75 à l'heure qu'il est et qui a poussé les ministres européens de l'intérieur à se réunir en urgence. Mais mais mais derrière ces images, une autre question se pose.

Sont-elles seulement le reflet d'une crise migratoire ou peuvent-elles aussi être utilisés, instrumentalisé comme on dit, comme un outil d'influence derrière ces images ? Une autre bataille se joue ? Pour le ministre délégué chargé de l'Europe, Laurent Nunes, le sujet ne se limite pas à la question migratoire.

Selon lui, ces images peuvent être instrumentalisées par des États étrangers pour influencer les opinions publiques européennes, alimenter les divisions et fragiliser les démocraties. Alors que la question est posée, les images du Sauta sont-elles devenues une arme de guerre informationnelle ? Pour certains, ces vidéos sont utilisées comme un outil d'influence pour diviser les Européens.

Pour d'autres, parler d'instrumentalisation ne doit pas faire oublier la réalité humaine derrière cette crise migratoire. Amis auditeurs, vous en pensez quoi aujourd'hui ? Est-ce que les images sont devenues une arme politique ?

Quand vous voyez ce type de vidéo, vous vous demandez encore ce qu'elle vous montre ou quel intérêt on a à les diffuser ? Appelez-nous 0826 300 0826 300. Et aujourd'hui, on débat sur ce sujet en priorité avec la fine fleur de nos chroniqueurs, de nos invités Michel Sadoun.

Bonjour. Bonjour. La fine fleur la fine fleur.

Je dis ça tous les jours mais il faut pas il faut pas le répéter, faut pas le répéter aux autres. Vous êtes Michel Sadou, vous êtes chroniqueur politique et consultant en communication. Amor Bris, bonjour.

Vous êtes journaliste et on attend vos livres, on espère un de ces quatre. Céline B, vous êtes conseillère municipal à Sarbourg et romancière. Bonjour Céline, bonjour à vous.

Et le débat commence tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h, les débats de l'été. Noémie Aliwa.

Je vais me tourner vers vous Ami. Selon vous, est-ce que au fond on assiste simplement à une crise migratoire telle qu'elle est, telle qu'elle a été montrée, une réalité objective, factuelle ou au fond est-ce qu'on assiste aussi à une guerre de l'information ? À une guerre de l'information, je ne crois pas, à des tentatives d'influence et possiblement probablement du du Maroc dans cette affaire.

Oui. Euh pour en revenir au propos que vous évoquez du ministre de l'intérieur français Laurent Nouz qui lui parle d'ingérence informationnelle opéré par des pays étrangers, j'en reste stupéfait. Je veux dire pour le ministre de l'intérieur français, le problème serait donc ne serait donc pas finalement ce que montrent ces images, c'est-à-dire la réalité d'une crise migratoire, un avertissement pour l'Europe.

Mais ce serait que ces images puissent circuler et finalement alimenter la critique de la politique migratoire européenne. C'est invraisemblable de la part de l'homme chargé de la sécurité des des Français qui par ailleurs a un véritable problème depuis qu'il est nommé avec la réalité et avec les chiffres. un ministre qui depuis le début euh nous a expliqué qu'il y avait entre 200 et 300000 clandestins en France alors qu'ils sont au minimum 800000 ce qu'avait d'ailleurs reconnu son prédécesseur Gérald Darmanin qui considère qu'il n'y a pas de lien entre l'immigration et la délinquence ce dont pourtant les propres statistiques de son militaire attestent depuis des années.

Donc on a là un discours qui est bien connu qui est celui de la Macronie, qui est celui de l'extrême centre qui vise finalement à à expliquer aux français que tout cela n'existe pas, qu'ils sont manipulés, que tout cela relèverait du fantasme de l'extrême droite avec la volonté, on le sent bien et qui a été exprimé par le chef de l'État lui-même ces dernières années et par ses gouvernements, de vouloir contrôler les médias, le récit médiatique et même les réseaux sociaux, les méchants réseaux sociaux qui ont montré ces images avant même que les les grands médias français ne le fassent. de ces dizaines de milliers de migrants déferlés sur l'enclave espagnole quand la FP nous expliquait qu'ils étaient 1500 à avoir traverser la frontière. Donc je trouve ces propos absolument stupéfiants et particulièrement inquiétant notamment dans la bouche du ministre de l'intérieur.

Céline Benz. Oui. Alors le Maroc a un pays qui a des questions de souveraineté territoriale qui se posent.

On le voit donc c'est le cas avec le conflit Osara occidental et on le voit avec ces deux enclaves espagnols dont on comprend que le Maroc a saisi qu'il pouvait utiliser ça, qu'il pouvait utiliser le fait de d'ouvrir finalement des vannes pour faire arriver éventuellement de manière non concertée non coordonnée 72000 personnes dans des enclaves qui sont finalement très petites. Moi j'ai envie de vous dire du point de vue des Marocains, ils auraient tort de se priver. Ils ont parfaitement compris euh qu'ils avaient là un moyen d'influer sur les politiques européennes et éventuellement de se positionner en force euh sur des territoires dont peut-être ils auraient le souhait de récupérer euh et bien sur lesquels ils auraient le souhait de de d'imposer une souveraineté euh marocaine.

On constate la même chose avec la Libye qui a parfaitement compris qu'elle avait un levier migratoire très fort parce qu'elle a des prisons qui sont remplies de tout un tas de de migrants qui proviennent d'Afrique sub-saharienne. Donc ces pays aujourd'hui disposent de ce levier là. Ils le savent ces pays du Maghreb et ils savent qu'ils peuvent utiliser ce levier migratoire pour imposer un rapport de force à une Union européenne qui est très embarrassée.

Il faut quand même le dire. On sait que la réunion qui a duré hier avec justement dont dont vous parliez à Mori a duré plus de 3h en visio avec euh avec des difficultés à se mettre d'accord entre États européens. Il y a eu des divergences très fortes qui ont été exprimées notamment par l'Italie.

Aujourd'hui, la vraie question c'est de savoir avec quoi on va négocier avec les pays du Maghreb. Qu'est-ce qu'on va leur dire ? parce que cet épisode là, c'est un épisode mais c'est assuré qu'il se reproduira et qu'il aura de fortes répercussions dans les opinions publiques.

Donc aujourd'hui, il faut arriver avec des armes, avec un dialogue fort, puissant et il faut avoir des choses à opposer à des pays qui seront inévitablement dans la contestation et qui ont ce très puissant levier de l'arme migratoire. Michel, ça donne. Qu'est-ce qu'on peut opposer à l'arme migratoire ?

On peut opposer de la fermeté et des lois euh inflexibles. Si euh tant de gens veulent venir chez nous, c'est parce queon a quand même un régime extrêmement privilégié et que ça donne évidemment euh envie et on le comprend euh à toute l'Afrique et pourquoi pas tous ceux qui viennent de pays qui sont dans la misère dans le monde. Donc la première chose, c'est pas de détester le Maroc, c'est d'abord de s'armer-même contre ces invasions migratoires parce que je je le dis, ce sont des invasions migratoires.

Ça veut pas dire que les gens qui viennent sont des guerriers. Alors, rappelons que sur les à peu près 70000 Marocains ou en tout cas personnes qui venaient du Maroc qui ont traversé cette frontière et qui ont été dans l'enclave espagnol de la Seouta, euh plus de 90 % sont retournés chez elle quasiment dans les 24 heures. Bien sûr, bien sûr, bien heureusement, mais malheureusement, il y a une masse beaucoup plus importante de gens qui viennent tout à fait légalement en France chaque année au nombre de 500000 hein pour diverses raisons, mais en général c'est pas pour travailler, c'est pour des motifs familiaux, c'est l'extension indéfinie du droit d'asile, c'est et cetera et cetera.

Donc je moi je vais vous dire dans cette affaire, je n'aime pas le régime espagnol, d'accord ? J'aime pas Pedro Sanchez, j'aime pas ses positions géopolitiques, je n'aime pas sa politique intérieure et cetera. J'ai plutôt de la sympathie pour le Maroc, son positionnement international, sa royauté millénaire qui qui vous savez a tant de sympathie notamment chez les juifs et notamment chez le juif marocain que je suis.

Donc je suis pas tout à fait objectif dans ce conflit mais il faut dire quelque chose, en tant qu'européen, on peut que se solidariser vis-à-vis de l'Espagne, même avec le régime gauchiste qu'il a. Donc quand je vois parfois une certaine droite en France qui s'ourit en disant euh bah au fond le Maroc a bien raison parce que le régime de Sanchez il nous emmerde un peu, je trouve que ils ont tort. Ils ont tort parce qu'on devrait se solidariser en tant qu'européen parce que cette menace migratoire elle ne date pas d'hier d'abord ni concernant le Maroc ni concernant d'autres pays.

Je vous rappelle que la Turquie le faisait aussi avec nous au moment de la crise migratoire en 2015 en 2015. Donc on devrait quand même se solidariser et personnellement nous la France serait armée séparément des contraintes de l'Union européenne. Mais c'est ce que disait d'ailleurs euh Laurent Nunz hier au cours de sa conférence de presse.

Il expliquait justement qu'il fallait que l'Europe se renforce, qu'il fallait qu'il y ait plus de solidarité vis-à-vis des pays qui accueillent sur leur territoire massivement ces ces ces migrants, notamment l'Espagne, notamment l'Italie. Souvenez-vous, l'Italie avait été abandonnée avec l'affaire lampéa. C'est ce qui a permis d'ailleurs à Georgia Meloni ensuite de passer avec son parti fratéral des Italia qui passé de 4 à 22 % en seulement quelques années.

Donc elle a été élue précisément sur cette question de la de la lutte contre la contre l'immigration illégale, contrairement d'ailleurs à à Pedro Sanchez qui lui a promis une régularisation assez massive, 500000 sans papiers sur son territoire et qui a été considéré par certains également comme un comme un appel d'air. Mais la question c'est de savoir si au fond l'Europe, je me tourne vers vous à Ma Brelet, est-ce que l'Europe peut être à la fois la la solution ? C'est ce que dit Laurent Nugnaise ou est-ce que c'est le problème ?

C'est évidemment la solution. Euh seulement aujourd'hui, nous payons, mais nous européens et français, nous payons euh le prix d'une trahison. C'est la trahison d'une promesse qui avait été faite dans les années 80 lorsqu'on l'a mis en place l'espace Schengen.

Il s'agissait à l'époque de conditionner la fin des frontières nationales et donc des contrôles évidemment à la sécurisation totale des frontières extérieures de l'Europe. Ce qui n'est jamais arrivé. Les frontières de l'Europe, notamment du Sud, sont des passoirs.

Ils passent tout et n'importe quoi depuis des années. Migrants évidemment, marchandises, la drogue notamment. Donc rien n'a été fait.

On a renforcé des moyens de Frontex mais qui sont largement insuffisants. C'est bien pour ça qu'aujourd'hui beaucoup, y compris en France et notamment Marine Le Pen demandent à ce que l'espace Schengen soit réservé au seul ressortissant de l'Union européenne à minima. Euh mais il faut bien il faut bien dire aujourd'hui que si les frontières extérieures de l'Europe ne sont pas protégées, il faut remettre en cause les spatagen et ces règles.

Ça ça n'est plus supportable. Nous vivons dans un continent où finalement 27 pays membres ont 27 politiques migratoires différentes. Alors de plus en plus, j'allais dire convergente pour l'écrasante majorité d'entre eux à l'exception de l'Espagne qui aujourd'hui est fait figure de mouton noir avec sa politique immigrationniste absolument délirante.

Et contrairement à ce qui a été dit hier, y compris à nouveau dans la bouche du ministre de l'intérieur Laurent Nouz, non, il n'y a pas d'unité en Europe, c'est une unité de de façade. une opération de communication à laquelle on a assisté hier puisque vous avez 22 pays sur 27 pays membres qui ont signé cette fameuse lettre ouverte pour dénoncer entre les entre les lignes cette politique délirante de Pedro Sanchez avec ces divisions au sein de l'Europe qui sont de plus en plus visibles. On se retrouve tout de suite dans un instant sur Sud Radio et on se posera cette question : Qui profite le plus de la diffusion de ces images ?

Les médias, les plateformes, certains États ? Vous avez un avis ? Appelez-nous 0826 300 0826 300.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio 10h 13h les débats de l'été Noéi Aliwa et on est de retour sur Sud Radio avec nos invités qui continuent de débattre hors antenne Michel Sadon Namori Brelet et madame Benz sur cette fameuse question sur ces images de Sauta mais la suite le nouvel épisode autour de cet événement à savoir les propos de Laurent Nugè qui parle d'une instrumentalisation des images par des états étrangers. La question c'est de savoir au fond est-ce que les réseaux sociaux sont devenus aujourd'hui le principal champ de bataille de l'influence ?

Qu'en pensez-vous madame Benz ? B J'en pense qu'effectivement la manière dont on peut faire de la politique enfin c'est c'est un peu truisme de le dire mais a été fortement influencé par les réseaux sociaux. Il faut réagir tout de suite.

Ça implique des réunions d'urgence en plein milieu de l'été là où je sans doute que par le passé on aurait pris le temps de coordonner une une réflexion. Bon euh aujourd'hui, moi j'ai envie de dire il faut avoir une pensée pour sans doute ces pauvres gens. Enfin moi je pense que c'est 70000 personnes là c'est probablement des des personnes qui sont dans la misère qui se sont retrouvées à bénéficier d'un appel d'air et cetera.

Mais si elles sont marocaines, c'est à leur état au Maroc de leur offrir une solution, c'est-à-dire une formation, euh un travail, enfin voilà, c'est à l'état marocain de prendre en charge ses ressortissants, ses citoyens et certainement pas à l'Union européenne d'aller régler les problèmes des Marocains, même s'il peut y avoir des coopérations internationales ou des coopérations qui peuvent exister. Nous ce qu'on a à faire effectivement de sécuriser nos frontières extérieures pour avoir, c'est ce qui était la promesse de l'Union européenne, un marché intérieur à la fois des biens et des personnes qui soient un marché ouvert et libre. Je vous raconte ma vie.

Il y a une semaine de ça, je pars en Allemagne en train euh en prenant la ligne qui relie Strasbourg à Openbourg qui est le grand nœud ferroviaire de l'Ouest allemand. Il y a la douane allemande qui rentre dans le train et qui contrôle tout le monde. Retour au funbourg Strasbourg.

Je ne vois personne. Je refais le trajet une deuxième fois pour retourner en Allemagne. La douane allemande à nouveau qui arrête tout le monde, qui contrôle et cetera. retour en France personne.

Je pense que si l'Allemagne à un moment donné juge utile de remettre en place des contrôle aux frontières avec la France, même si c'est de manière sporadique, ça signifie quelque chose. Pourquoi nous considérons-nous que ça n'est pas nécessaire ? Et si ça nécessaire pour personne, ça doit être respecté de part et d'autres.

Donc à un moment Sha, je pense que c'est une promesse qu'on s'est collectivement faite mais elle doit être appliquée par tout le monde et rendue effective par le fait d'avoir des frontière extérieur qui soient uniformément sécurisé et respecté. Michel Sadun, mettons aussi les les pieds dans le plat. Lorsque Laurent Nunes parle de guerre informationnelle, disons-le, il parle de la Russie, du fait que la Russie a une stratégie d'influence pour déstabiliser les euh les les puissances occidentales.

Nous sommes à l'approche, vous le savez, d'une élection particulièrement importante, l'élection présidentielle. Est-ce qu'il n'y a pas, malgré tout un risque que ces images soient exploitées sur mise en avant particulièrement sur les réseaux sociaux par la Russie ? Alors, d'abord, j'aimerais faire un tout petit retour en arrière sur le sujet de l'Europe parce que j'étais pas du tout d'accord avec Amori Brolet qui prétendait que c'était une solution.

J'estime que c'est évidemment le problème puisque pour des raisons de droit, d'infrastructure juridique qui nous empêch de modifier les sujets relatifs à l'immigration autrement que par l'unanimité des pays ou par la majorité qualifiée. Or, on voit bien que les pays d'Europe évidemment c'est toujours un chasser croisé quand l'un passe à gauche, l'autre passe à droite et puis on narrive jamais à trouver d'accord sur ce genre de sujet. Il y a aussi une question de volonté politique de la Commission européenne qui depuis toujours et notamment depuis Ursula Vanderleyenne prend ses sujets par-dessus la jambe.

On l'a vu avec le le le limogage de de Fabrice Lgerry à l'époque où il s'occupait de Frontex. Il n'y a aucune volonté politique et d'ailleurs ce serait très compliqué à mon avis de gérer ce sujet du contrôle des frontières au niveau de l'Europe parce que vous l'avez dit, les routes d'immigration sont trop nombreuses. Il y a celles qui passent par la Méditerranée Ouest, celle qui passent par la Méditerranée Est, évidemment, celle qui passe par l'Europe de l'Est.

Donc pour moi, c'est c'est très compliqué. Euh ensuite, sur la guerre informationnelle dont parle Laurent Lunes, je pense qu'on assiste de plus en plus puisque lui il parle d'instrumentalisation. Moi je dis qu'il instrumentalise la guerre en Ukraine et l'épouvantail qui est devenue la Russie pour faire passer des messages et des lois de plus en plus liberticides.

Et on on le voit, c'est ça s'égrégraine dans l'actualité. La Macronie est en train de durcir son discours sur l'information, en train de devenir, je dirais, un discours libéral vis-à-vis de l'information. les réseaux sociaux, désolé de vous dire que ils ne sont que le véhicule de l'information, mais ceux qui sont producteurs de l'information, c'est ceux qui étaient sur place et qui ont pris les vidéos.

Quand on voit de l'autre côté, comme l'a rappelé Amori que les médias officiels et l'AFP font circuler eux de fausses informations, mais comment ne pas voir les réseaux sociaux, non pas comme une désinformation, mais au contraire comme un un secours absolu de l'information. Il y aurait plus de démocratie sans ça, sans rire. On assiste à un contrôle des médias officiels, je trouve qui est vachement inquiétant quand on a des soi-disants journalistes formés 5 ans d'étude.

J'en sais quelque chose he je connais les écoles de journalisme et qui arrivent au bout de tout ça et qui disent je désolé de le dire des conneries pareilles. C'est des monstrueuses conneries. Heureusement que il y a les réseaux sociaux pour nous dire et ben non il y en a un peu plus que ce qu'on vous a dit sans faire du du catastrophisme.

Vous l'avez dit tout à l'heure 90 % sont rentrés chez eux. On n'est pas obligé de verser dans le n'importe quoi, mais il y a que le gouvernement qui pense que les gens sont stupides et versent dans le n'importe quoi. Sinon, ils se contentent de regarder les images et ils ont raison de le faire.

À Mauré Brelet, on voyait de la tête. Ah mais oui, mais tout à fait. Il y a une volonté de de la Macronie depuis 10 ans de renforcer le contrôle, les régulations sur les réseaux sociaux qui aujourd'hui sont un champ de liberté pour tous ceux qui souhaitent se réinformer face à la désinformation massive qui nous est infligée par les médias du service public et par les grands médias en général.

On l'a vu à nouveau dans la propagande qui nous a été faite de ces chiffres ridicules qui a pu penser un instant y compris les journalistes en voyant les images qui étaient diffusées sur les réseaux sociaux au même moment qu'il y avait seulement 1500 migrants qui déflaient sur n'avait pas encore été dénombré vous savez que malheureusement c'est comme parfois après des catastrophes on n pas tout de suite le nombre de personnes qui qui qui sont décédées il faut un temps il faut un certain temps pour réussir la simple vue des images on les aurait invité un petit peu de modestie conséquemment à la simple vue des images on pouvait se douter que le chiffre de 1500 évidemment était très très loin de la réalité. Non, on veut faire une fois de plus les réseaux sociaux, les bouqu émissaire. Souvenez-vous de ce qui s'est passé quand même en Roumanie.

C'était un un précédent gravissime où on nous a expliqué pendant des mois que les réseaux sociaux étaient responsables d'une propagande qui avait finalement poussé le candidat d'extrême droite à l'époque alors que il y a des rapports qui ont été faits sur le sujet et qui ont montré que c'était le contraire et que donc les réseaux sociaux n'avaient eu aucune influence. D'ailleurs, il n'y a aucun rapport n'a pu démontrer sérieusement depuis plus de 30 ans que que les réseaux sociaux 20 ans que les réseaux sociaux existent, qu'ils ont pu influencer d'une façon ou d'une autre une élection quelque part dans le monde nulle part. Donc tout cela, ce sont des mensonges qui sont évidemment professés par aujourd'hui par la Macronie qui est qui s'assume totalement dans cette dérive liberticide, il faut le dire liberticide qui veut restreindre la liberté des Français sur les réseaux sociaux qui interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Que la Macronie commence et le gouvernement commence par demander aux plateformes de respecter la loi, ce qu'elles ne font pas. Quand on voit qu'il y a des dizaines, des centaines, des milliers de messages haineux, antisémites, islamistes qui font l'apologie du terrorisme euh sur les réseaux sociaux et que rien ne se passe, c'est ça, il me semble d'abord la priorité. Céline BZ et moi il me enfin il me paraît évident qu'il y a un espèce de liberté absolue.

Euh si chacun était capable de se discipliner, ce serait très bien. Or, c'est pas le cas. Euh et à partir du moment où c'est pas le cas, il me paraît normal qu'une puissance de régulation en l'espèce un état impose des règles, ne serait-ce que pour la protection des mineurs.

Moi, il me paraît quand même heureux que il y ait des sanctions qui puissent être imposées pour la diffusion de contenu pédopornographique. On a vu que c'était très régulièrement le cas et qu'on puisse interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Et euh ma fois aussi on met des interdictions pour tout un tas de de dispositifs.

On a des on a des des films qui sont déconseillés au moins de 16 ans. Ça n'a jamais dérangé personne. Enfin, un jeune n'a pas à être exposé à l'entièreté des contenus disponibles.

Que tout contenu haineux qui est proscrit par la loi soit banni des réseaux sociaux, ça me paraît normal. Qu'il soit antisémite, qui soit antimusulman. Voilà.

Euh mais après qu'il y a une régulation de ce qui peut y être diffusé notamment à l'heure de l'intelligence artificielle où on peut générer des contenus euh en créant des deep fake qu'on diffusera pour étant de vraies images. Ça me paraît être une mesure de bon sens qu'il y ait euh qu'il y ait des avertissements, qu'il y ait des parfeux et qu'on ne tienne pas pour une information vraie. Parce que si vous êtes journaliste autour de cette table, vous le savez, une information c'est quelque chose qui est sourcé et qui est vérifié sans quoi, on a plus besoin de journaliste, hein.

On est tous journalistes à nos heures avec nos téléphones euh et qu'il ait un filtre qui soit opéré avec des avertissements en disant voilà là, vous allez voir un contenu qui est généré par de l'intelligence artificielle, qui en émane, qui a été filmé par monsieur untel, à tel lieu, à telle heure. La liberté absolue, ça ne fonctionne que dès lors que chacun est capable de se discipliner et jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas le cas. Sinon, on aurait plus besoin de de dénominateur commun et donc plus besoin d'état.

Ben le, j'ai envie de vous dire le le la diffamation ou l'insulte sont déjà condamnés par la loi française. Euh pour le reste, la pour la concernant la protection des mineurs, je suis désolé de vous dire que la protection des mineurs, elle ne revient pas à l'État, elle revient aux parents. Pourquoi est-ce que des petits de 10 ans sont exposés à des contenus ménopornographiques sur leur téléphone parce que leurs parents leur ont foutu un smartphone dans les mains ?

C'est ça l'erreur. Mais on va pas interdire ou contrôler le passage de tout adulte éclairé qui va sur les réseaux sociaux parce que il y a des gens qui font n'importe quoi avec leurs enfants. Ça c'est un mauvais motif qui permet de d'écraser la liberté de tous.

Donc on n'écrase pas la liberté de tous parce qu'il y a des excès de certains. Je trouve que c'est une mauvaise logique et on voit comment ça peut dériver parce que désolé de vous dire qu'au moment du Covid là pour le moment on nous dit il y a des tiers de confiance vous inquiétez pas c'est pas l'état directement qui va réguler votre entrée et votre sortie des réseaux sociaux et qui va contrôler votre carte d'identité. Il y aura un tiers de confiance.

Mais désolé de vous dire queon a vu les évolutions législatives pendant le Covid qui ont permis finalement de retrouver les gens qui avaient une parole dissidente sur la vaccination. Euh de vous voyez de soumettre à la question ceux qui n'étaient pas d'accord avec les politiques officielles. Désolé de vous dire que cette dérive liberticide, moi elle m'inquiète et je sais très bien dans quel sens ça va avancer.

Donc je je je vous parliez tout à l'heure de la liberté absolue, je préfère la foire à la prison. Donc je je vous le dis, je suis pas un grand libéral, je suis pas un libertarien, mais on voit comment les choses évoluent et actuellement je suis plus pour une liberté d'expression vachement large que pour une liberté d'expression qui a tendance à se resserrer au non de motifs de sécurité, d'éducation, d'ingérence étrangère, de je ne sais quoi. Et notre chroniqueur Michael Sadon qui je cite préfère la foire à la prison.

C'est un sujet, c'est en tout cas un point de vue qui manifestement voilà crée crée du débat, crée de la de la polémique. On se retrouve dans un instant sur Sud Radio, on parlera de ces traversées dans la Manche et on se posera cette question : peut-on contrôler les traversées migratoires ou est-ce une fatalité ? Est-ce qu'il faut se faire une raison ?

Parce que tous les étés, on a malheureusement les mêmes images, les mêmes informations. On se retrouve tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h, les débats de l'été.

Noémie Aliwa et merci d'être avec nous sur Sud Radio. Il est 11h2, nous sommes de retour. Il est le temps de continuer ce débat avec nos trois débatteurs.

Trois débatteurs chevronnés et enflammés, disons-le, Michel Sadon Amoré Brelet et Céline B. Avec cet autre sujet qui nous intéresse ce matin et qui concerne ces nouveaux drames dans la Manche. Peut-on encore contrôler les traversées migratoires ?

Vous le savez, ces derniers jours, une nouvelle opération de secours a rappelé la dangerosité de ces traversées. Une embarcation transportant près de 160 migrants a pris feu en pleine manche. Les secours français sont intervenus pour venir en aide aux passagers et éviter un nouveau drame en mer.

Malgré les contrôles renforcés et la coopération entre la France et le Royaume-Uni, les départs se poursuivent et les opérations de sauvetage particulièrement en été. Mais derrière ces drames en mer, une question revient. Pourquoi ces traversées continuent-elles malgré les risques ?

Pour certains, cela montre que les politiques actuelles ne permettent pas de maîtriser les frontière. Pour d'autres, le vrai problème reste l'action des réseaux de passeurs qui exploitent la détresse des personnes prêtes à risquer leur vie. Alors, la question est posée, peut-on encore contrôler les traversées de la Manche ?

Faut-il renverser davantage les contrôles aux frontières ou faut-il surtout s'attaquer au passeurs et trouver d'autres solutions pour éviter ces départs dangereux ? Amis auditeur, qu'en pensez-vous ? Appelez-nous.

Est-ce que la France et le Royaume-Uni peuvent réellement empêcher ces traversées ? Est-ce un phénomène impossible tout simplement à endiguer ? Appelez-nous 0826 300 080026 300 300.

Je vais me tourner vers vous à Ma Brelet. Est-ce que vous pensez au fond que c'est un problème contre lequel on ne peut rien faire ? Est-ce qu'il y a une forme de fatalité ?

Parce que chaque été nous voyons à la fois les mêmes problèmes se répéter. ces mêmes embarcations qui prennent le large, qui prennent des risques, elles sont chaque fois ou presque chaque fois secourues et il y a comme ça une sorte de répétition de situations qui sont à la fois illégales et dangereuses chaque année et particulièrement en été. En tout cas, c'est un constat d'échec évident depuis 30 ans de politique de coopération entre le Royaume-Uni et la France.

Les deux pays signent régulièrement des traités. traité du Touquet, traité de Sherz qui a été à nouveau prolongé en avril dernier, traité un pour un qui a été signé par les deux pays il y a un an en août 2025 qui consistait à au Royaume-Uni à renvoyer des clandestins illégaux arrivés chez eux vers la France et en même temps à accueillir des migrants de façon légale depuis notre pays. L'objectif c'était 2500.

Les derniers chiffres qui ont été publiés font état d'un gros millier de de migrants échangés de part et d'autres. Donc c'est évidemment un échec. L'idée était de dissuader les passeurs et les filières criminelles et évidemment surtout les migrants de de faire la traversée.

Ce qui n'est pas arrivé. On a enregistré plus de 40000 traversés de la Manche l'an passé. Euh les chiffres sont un peu en baisse depuis le début de l'année, mais il risque malheureusement de de repartir à la hausse à la faveur euh euh de l'été.

Donc la vérité, c'est que la la frontière entre nos deux pays euh est une passoire comme elle est d'ailleurs euh partout ailleurs et que l'on a beau mettre de l'argent, que l'on a beau mettre des moyens, que l'on a beau renforcer les services de renseignement sur place, notamment pour lutter contre ces filias criminels, malheureusement ça ne fonctionne pas. Si l'on ne tarie pas les flux au sud de l'Europe, euh on continuera à accumuler les stocks au nord de la France. Et aujourd'hui, la situation dans le Calisi est dramatique.

Elle est dramatique pour les migrants qui sont en effet des victimes exploitées par des criminels et des passeurs qui sont là pour faire du business, y compris au prix du sang. Et puis euh je pense évidemment à ces dizaines de milliers, ces centaines de milliers de Français qui euh dans le nord Batcalis euh aujourd'hui subissent aussi euh euh les nuisances et même la délinquence liée à la présence de ces milliers de migrants partout disséminés. Donc une fois de plus, c'est le constat, un constat d'échec de nos politiques.

C'est les Bens, vous faites aussi le même constat d'échec avec cette situation qui se reproduit chaque année, ses drames, ces catastrophes, c'estes traversées de la manche illégale, euh parfois c'est ces personnes qui qui décèdent dans la noyade et cette difficulté à endiguer ce ce problème. Ben, c'est un peu ce que disait Amori, c'est-à-dire que si ces migrants donc qui sont là en situation souvent irrégulière voit en le Royaume-Uni sorte d'Eldorado, c'est que manifestement elle quitte un lieu de misère à l'origine et souvent cette traversée de la manche arrive au bout d'un très long parcours. En réalité, c'est des gens qui sont là qui qui demeurent dans des conditions enfin qui sont qui sont des conditions épouvantables, des personnes qui voyagent depuis très longtemps qui ont quitté leur leur domicile.

Bon, si elles sont arrivées effectivement jusqu'à Calé, c'est qu'à priori elles ont traversé un bon morceau d'Europe de manière irrégulière. Euh le problème c'est que là on arrive à une sorte de goulot d'étranglement où on se dit on va régler le problème entre la France et la Grande-Bretagne. Bon alors on y arrive pas vraiment.

C'est-à-dire qu'on sait que depuis le début de l'année 2026, on a entre 14 et 15000 personnes qui ont procédé ou tenté de procéder à cette traversée souvent au péril de leur vie dans des conditions qui sont indescriptibles avec des personnes affaiblies et cetera. Mais si on prend le problème en amont, c'est-à-dire déjà comment elles sont arrivées jusqu'à Calé et si on le prend en amont, quelle situation, quel pays elles ont quitté ? Pourquoi leur état peut-être qu' est en guerre ?

Pourquoi leur état n'a pas réussi à leur proposer quelque chose qui leur donnait envie de de rester chez elle, de faire prospérer leur leur propre pays. La dernière idée en date qui a été proposée par le parti de Nigel Farage, c'est de dire "Bon bah, on va envoyer la Royal Navy pour faire en sorte d'aider les Français qui ne parviennent pas à assurer la sécurité à leur frontières." Moi je veux bien, mais est-ce que premièrement c'est le travail de la marine nationale et deuxièmement on voit bien que c'est une solution de briquet de broc ? si elle pouvait fonctionner, tant mieux.

Mais on sait bien que c'est le travail des gardes-ca sécurité civile, certainement pas de l'armée. Et surtout le problème c'est pas là qu'il faut le résoudre, c'est aux frontières de l'Union européenne premièrement et si c'est possible encore en amont, ce qui devrait être le rôle à la fois de la diplomatie, à la fois de nos politiques éventuellement d'accompagnement, de state building pour faire en sorte d'avoir des états qui soient attractifs, dans lesquels les personnes restent, qu'elles aient envie de bâtir, de construire leur société à elle et que ça leur fournisse un avenir désirable chez elles. Michel Sadou, c'est ça la solution d'abord et avant tout, c'est-à-dire faire de la coconstruction, du codéveloppement, apporter de l'aide au pays déjà euh dans leur propre frontière.

C'est ça la solution ? J'y crois pas beaucoup. Euh je pense que l'Europe d'abord n'est plus en situation elle-même d'améliorer sa situation.

Alors, je suis pas sûr qu'elle soit en mesure d'améliorer la situation des autres pays et notamment des pays les plus pauvres. Et puis euh voilà, l'histoire nous montre que on exporte rarement la démocratie, on exporte aussi rarement la prospérité. En général, ces deux choses viennent des forces intérieures d'un pays, de la maturité d'un peuple qui a compris que il était arrivé à un certain stade de son histoire ou pas d'ailleurs.

Donc sur la partie quand est-ce qu'ils arrivent chez nous, là je suis un milliard de fois d'accord avec vous. C'est-à-dire que si à un moment ils repartent de nos côtes, c'est qu' un moment ils y sont arrivés d'une manière ou d'une autre. Donc la première chose, c'est le contrôle.

On en parlait sur le sujet précédent, on va aussi en parler ici. Quelque part, sans faire de mauvaise comparaison. On joue un peu le rôle du Maroc vis-à-vis euh de de la Grande-Bretagne, c'est-à-dire qu'on a un rôle de rétention.

Alors évidemment, on va pas leur faire des menaces comme le Maroc le fait à l'Espagne, mais on a un rôle de rétention notamment en vertu d'un accord, il faut en en parler, d'un accord unique qui est l'accord du Touquet de 2003 et qui fait en sorte que la frontière et le contrôle de la de la frontière reviennent à la France en échange de subsid Royaume-Uni qui en fait nous payent, qui sous-traite en fait la gestion de cette frontière. En plus, on le fait très mal parce que bon voilà, on a on a un problème d'organisation et de contrôle de nos frontières, mais de manière général, ça devrait pas être à la France de régler ça. Donc moi, je pense que la solution c'est évidemment de lutter contre les passeurs.

Ça a déjà été fait. Visiblement, je crois qu'il y a 500 passeurs qui ont été arrêtés sur les deux dernières années grâce à la coopération franco-britannique. C'est tant mieux.

Il y a je crois 40000 passages aussi qui ont été évités ces deux dernières années sous le dernier gouvernement britannique grâce à la coopération franco-britannique. C'est très bien. Mais la solution number one, c'est que la France ferme ses frontières.

Je sais pas vous dire autre chose. Ça peut avoir l'air simplice, ça peut avoir l'air débile, mais c'est l'unique solution pour moi. Mais Michel Sadune, que la France ferme ses frontières, ça voudrait dire sortir de Schengen parce que vous savez que la France a délégué une partie de sa souveraineté et de et de et de ses frontières justement à l'espace Schengen qui est devenu le nouvel espace de la frontière supranationale mais en tout cas qui entoure l'Europe, le la France aujourd'hui à des frontières qui sont davantage européennes en tout cas au sein de l'Europe.

Oui, pour moi c'est une grande bêtise mais vous savez que le le légalement on a déjà le droit de suspendre Schengen jusqu'à 2 ans pour des raisons de d'absence de contrôle migratoire et cetera. Le l'Allemagne l'avait déjà fait, je crois, il y a 3 ou 4 ans euh dans les Landesur de l'Est parce qu'il y avait un un manque de contrôle euh de des des pays qui étaient plus à l'aise de l'Allemagne. Euh Georgia Meloni a annoncé elle aussi qu'elle voulait suspendre Schengen vis-à-vis de ce qui s'est passé en Espagne et de la régulation de la régularisation massive annoncée par Pedro Chan Sanchez, pardon.

Donc la France serait en mesure de le faire aussi dès aujourd'hui. Alors après, il faudrait le prolonger dans le temps, mais pour moi, oui, le le fait de retrouver de la sécurité à un contrôle migratoire ne passera que par le détricotage de l'Europe. C'est hyper important.

Il faut que l'Europe s'affaiblisse parce que si l'Europe est faible, nous serons plus forts. Désolé de le dire comme ça. Je sais que je fais exprès d'utiliser un slogan un peu choc.

Non, mais c'est intéressant. Écoutez, vous avez votre point de vue. Manifestement, c'est pas exactement celui d'Amori Bret qui il y a encore quelques minutes nous disait il faut plus d'euribrel.

Expliquez-nous, vous êtes d'accord avec cette idée de de Michael Sadun qui considère qu'il faut rétablir les les frontières en France et sortir de l'espace Schengen ? Parce que ça c'est quand même ça rentre en contradiction. Est-ce que avec ce que nous disiez tout à l'heure, on vous posait la question de savoir s'il fallait plus ou moins d'Europe pour régler cette ce problème de la crise migratoire et vous nous disiez que ça passerait par une meilleure justement un meilleur développement et de la solidarité entre les pays européens.

Alors, nulle contradiction, j'ai justement rappelé que que la la fin des des frontières nationales devait coïncider avec la sécurisation des frontières extérieures, ce qu'il n'existe pas aujourd'hui, ce qui n'a d'ailleurs jamais existé. C'est bien pour cela que tant que les frontières notamment au sud de l'Europe ne seront pas sûr, oui, il faut suspendre l'espace Schengen pour la France, c'est tout. Et d'ailleurs, on peut le faire de façon tout à fait dérogatoire.

Ça existe. Et puis j'ai envie de vous dire qu'est-ce qui empêche la France, pays fondateur de l'Union européenne, poids lourd en Europe avec l'Allemagne, de décider unilatéralement de suspendre Schengen ? Qu'est-ce qui va se passer ?

Madame Vandalyen va s'énerver, elle va nous imposer une amende. Donc non. Donc si demain la France Marine Le Pen au lendemain de son élection à l'Élysée, si jamais elle était élue parce que c'est la seule qui veut sérieusement lutter contre l'immigration illégale en France, décide que la France se retire de Schengen et ben la France se retirera de Schengen.

Voilà, voilà comment ça se passera. C'est comme ça que ça d'ailleurs depuis 20 ans que chacun que chaque pays en Europe décide finalement de de faire comme il veut avec les réglementation européenne le fait et il ne se passe pas grand-chose ou au pire on vous impose des amendes. Bon ben on les payera les amendes de toute façon on en p déjà tellement donc c'est pas un sujet.

Maintenant, vous l'avez dit, moi je pense au contraire de vous que la solution, elle est à la fois nationale dans notamment la question du droit d'asile, de l'immigration familiale et cetera, mais aussi la solution est européenne du fait de fait il faut que nous puissions à l'échelle continentale sécuriser nos frontières extérieures. C'est le point de vue de Michel Sadou et Nabori Brelet. La France doit reprendre le contrôle de ces frontières.

Restez avec nous, il est 11h14 et on se retrouve dans un instant sur Sud Radio. On parlera de ces compagnies pétrolières qui s'en mettent plein les fouilles pendant que les prix de l'essence augmentent. Faut-il les taxer plus ?

Faut-il les taxer plus ? Donnez-nous votre avis. Appelez-nous 0826 300 0826 300.

On attend votre point de vue sur la question. À tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h les débats de l'été.

Noémi Aliwa et on est de retour sur Sud Radio avec nos trois débotaurs débatteurs chevronnés enflammés Michel Sadouamori bré et Céline Ben et pour cette dernière dernière partie de l'émission on reviendra et bien sur ce sujet cet autre sujet ce troisème sujet les grands groupes gagnent-ils trop d'argent pendant que les automobilistes payent la facture aux États-Unis une peine une scène à surpris s'en est pris directement au géant du pétrole pourtant d'ordinaire plutôt ses amis leur reprochant de faire trop de bénéfices Alors que les prix à la pompe restent très élevés, le président américain leur lance un message clair. Faites baisser les prix maintenant. Now maintenant pour lui, les compagnies pétrolières doivent faire un effort et redonner une partie de leur profit au consommateur.

Une sortie qui relance un vieux débat vieux comme le pétrole. Quand les prix augmentent, qui doit payer ? Les groupes pétroliers répondent que le prix de l'essence dépend surtout du marché mondial, du cours du brut et des tensions internationales.

Mais les critiques accusent ces grandes entreprises de profiter des crises pour augmenter leurs bénéfices pendant que les automobilistes voient la facture grimper. Alors la question se pose les pétroliers profitent-ils des crises pour s'enrichir ? Pour certains, les grands rôes doivent faire preuve d'un petit geste quand le pouvoir d'achat des consommateurs est sous pression.

Et pour d'autres, il est tout à fait injuste de désigner les entreprises responsables des prix qu'elles ne contrôlent pas totalement. Amis auditeur, vous en pensez quoi quand vous voyez le prix de l'essence augmenter ? Est-ce que vous avez le sentiment que les grandes compagnies, s'en mettent plein les fouilles, quelle profit de la situation ?

Est-ce qu'il faut davantage par exemple encadrer les profits des grandes entreprises quand les consommateurs sont en difficulté ? Appelez-nous, dites-nous ce que vous en pensez, votre avis, votre point de vue 0826 300 0826 300. Et je vous ai vu réagir, Michael Sadoun, lorsque j'ai présenté ce sujet, vous étiez déjà en train de défendre, je cite, ceux qui semblent attaquer à savoir ces grandes compagnie qui font beaucoup de bénéfices.

Vous voulez dire que vous défendez le grand capital, expliquez méchant capitaliste. Expliquez-nous. Bah écoutez, la première chose d'abord, c'est que le prix du pétrole sur les marchés financiers n'est pas décidé par les compagnies pétrolières.

Le résultat comme toutes les actions, les obligations, les matières premières d'une interaction entre l'offre et la demande. Donc c'est pas Patrick Pouyané qui décide de est-ce que le pétrole est cher ou pas. le pétrole est cher parce que on connaît la situation en Iran, que l'Iran est un grand exportateur de pétrole, que il y a 20 % du pétrole mondial qui transite par le D3 d'ormous, donc que ça complexifie les échanges et quand il y a plus de rareté, c'est comme ça, c'est une loi du marché, le prix augmente.

Après, les compagnies pétrolières, elles ont pas vocation à faire le bien de l'humanité, elles ont vocation à gagner de l'argent comme toute entreprise. C'est normal, c'est ce que Milton Friedman disait dans un article de 78. Il faut que les entreprises soient d'abord intéressées par leur profit.

Elles ont pas vos vocations à être bienfaites de l'humanité. Donc est-ce qu'elles tirent partie de tout ça ? Évidemment, elles sont expertes de ce marché.

Donc elles font des opérations financières en plus de ce qu'elles vendent qui leur permettent de gagner de l'argent sur les marchés financiers. La deuxième chose que j'ai envie de dire, c'est que j'entendais une interview de Patrick Pouyané à l'époque où le pétrole était un petit peu moins haut qu'aujourd'hui et il disait "Écoutez, le prix moyen à la pompe est de 1,70 € aujourd'hui en France sur du Samplom 95 ou sans plon 98, je sais plus duquel les deux il parlaient. Il disait sur les 1,70 € il y a 70 centimes qui vient dans la poche de total et il y a 1 € qui va dans la poche de l'État.

Donc c'est si les dirigeants de par le monde, je parle pas de Donald Trump parce que je connais pas la situation fiscale des États-Unis sur les produits pétroliers qui doivent évidemment pas être la même que la nôtre. Mais si les dirigeants de par le monde étaient intéressés par le fait de redonner du pouvoir d'achat au consommateur, je pense que la première solution serait de baisser les taxes la TICPE et la TVA sur la TICPE. C'est la première solution pour moi.

Mais se tourner vers les compagnies pétrolières qui soient en fait les productrices de ces biens dont tout le monde raffole et dont l'économie se nourrit. Je trouve que c'est un peu injuste et un peu grotesque. Amor brelet, il faut baisser les taxes.

C'est ça la solution. Ah oui, il faut évidemment baisser les taxes. Ça n'est pas total qui se gave, c'est l'État qui se gave qui se gave sur le dos des Français avec un la moitié du prix à la pompe qui lui termine dans les fouilles pour vous citer.

Donc tout cela pour en faire quoi d'ailleurs ? la GABG financière, la GABG budgétaire, enfin je veux dire 1300 milliards d'euros de dette ajouté depuis 10 ans de Macronie. Bon, tout le monde on le sait, c'est une catastrophe.

Non, moi j'en ai surtout marre de ce total bashing. C'estàd Total aujourd'hui est un grand groupe. C'est l'un des derniers grands fleurons industriels français qui paye 25 milliards d'euros d'impôts chaque année dans le monde.

Alors beaucoup moins en France parce qu'évidemment il n'y a pas ou très très peu de pétrole en France. Ça n'est pas un ça n'est pas une surprise. Donc non non, c'est insupportable cette façon de s'en prendre à ces grands groupes qui font la réputation de la France dans le monde qui permettent d'alimenter notre économie.

Euh il y a 100000 euh employés dans ce dans cette entreprise dont 1/3 en France. Donc ce sont des emplois directs en France euh qui permettent à à beaucoup de familles de vivre et et de survivre. Donc voir aujourd'hui l'extrême gauche parce que c'est quand même l'extrême gauche aujourd'hui qui s'en prend à à Total et à d'autres grands groupes euh de façon totalement démagogique, idéologique et même marxiste parce qu'on est là dans la lutte des classes évidemment c'est absolument scandaleux.

Il a que des marxistes véritablement qui sont capables de de de critiquer cette idée qui fait, rappelons-le, que oui, Donald Trump n'est pas vraiment un grand artiste. Il y a aussi un certain nombre de Français qui vont remplir l'essence dans leur voiture et qui voient des prix augmenter et qui voi parallèlement aussi des entreprises faire des des profits qui sont très importants et qui se disent qu'à un moment donné peut-être quand dans une situation de de pression maximale sur la population peut-être qu'il faudrait parfois faire un effort. Alors moi j'ai tendance à penser que l'écrasante majorité des Français sont des socialistes, des socialistes en l'âme sans même forcément le savoir.

Euh et par ailleurs en grande partie désinformé là aussi par des médias. Je veux dire Total on l' dit il y a pas de pétrole en France. Total paye énormément d'impôts dans le monde respecte toutes les réglementations.

Il y a des accords qui sont conclus avec les pays producteurs qui sont même plus vertueux que les autres grandes tout à fait et qui ont d'ailleurs fait beaucoup puisque ils ont plafonné. Ils n'étaient pas obligés de le faire, ils ont plafonné eux-mêmes les prix à la pompe. C'est un geste qui a été fait par total.

Et à côté, le gouvernement n'a quasiment rien fait. Donc c'est au gouvernement d'agir aujourd'hui pour baisser les prix à la pompe en diminuant drastiquement les taxes. Évidemment, cela représente des milliards d'euros et donc cela de faire des économies ailleurs.

On en revient au même problème général, c'est-à-dire un état en France totalement socialiste et qui mène une politique socialiste depuis 50 ans et qui est incapable de gérer son budget. Céline Ben, c'est à l'état de baisser les taxes. Est-ce que vous pensez comme Michel Sadon et à Maurice Brelet que c'est davantage à l'État de faire un effort qu'aux entreprises qui produisent ce bien si cher, si rare et si demandé ?

Alors là où je rejoins messieurs et où je suis complètement d'accord avec eux, c'est qu'à l'origine tout ça est bien une affaire d'État. C'est-à-dire c'est bien parce qu'on est dans un conflit entre État que les prix à l'origine se sont envolés. D'ailleurs, vous l'avez rappelé à Mori donc moi, je trouve que le président des États-Unis d'Amérique a beau jeu de s'en prendre à Exon Mobile et à Chevron en disant que les profits sont complètement inadmissibles, ce qui est quand même une sorte de populisme crass parce qu'on sait bien combien le ménage américain est dépendant de sa voiture dans un pays qui est extrêmement étendu avec des distances considérables à parcourir et donc qui a besoin d'accéder à un pétro contrôle un tarif abordable.

En même temps, c'est ce même président des États-Unis d'Amérique qui s'est engagé dans cette guerre contre l'Iran, contre quand même une partie à la fois de son appareil et de son opinion publique et qui aujourd'hui est quand même un peu embourbé dans cette histoire là. Donc qu'est-ce que je fais ? Je suis à l'origine d'une guerre et je m'aperçois qu'elle devient impopulaire.

En conséquence, pour essayer de calmer la situation politique intérieure, je désigne des responsables qui finalement bah oui, je veux dire sont dans une situation qui leur est profitable. Euh donc ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que euh il va se passer parce que le marché est en si fait qu'il s'adapte et c'est heureux.

Euh il va se passer une situation de diversification. Euh si vous avez vu ça passer il y a environ une semaine, on apprend que l'Inde qui a des réserves pétrolières considérable va se lancer dans une extraction pétrolière d'ampleur. En France, on est dans une situation on a pas forcément de pétrole, mais on a des idées.

Et donc on se dit "Mais on a probablement euh une solution qui est intéressante au plan énergétique, c'est qu'on sait qu'on est très leader en matière d'une énergie décarbonée qui est le nucléaire." Bon et ben est-ce que c'est pas l'occasion pour nous de se réinterroger sur la façon dont on rénove notre parc de centrale, dont on sanctuarise notre autonomie sur ce plan-là et par ailleurs, on sait que c'est quelque chose qui nous est tout à fait profitable dans la mesure où on vend également de l'énergie nucléaire à d'autres pays européens. Euh donc, il est possible de se lancer dans un mix plus diversifié, de laisser une plus grande marge pour le nucléaire.

Cela dit, ça ne se fait pas en un jour. Ça c'est une certitude de revoir une politique économique et surtout qu'elle a pas été revue en profondeur depuis euh bah depuis les grands plans centrals des années 70. On en a beaucoup parlé ces derniers temps.

Donc c'est pas les c'est pas surtout c'est pas exactement les mêmes postes de de l'économie. On aurait parlé de la si on parle de du mix énergétique, on parle du mix électrique. Là quand on parle de l'essence alors sauf à parler de l'électrification du parc de de véhicule en effet et d'ailleurs mais bon c'est c'est c'est en effet c'est une marche longue quoi.

C'est-à-dire que les Français sont pas encore équipés en véhicules électriques majoritairement de la même manière que les autres habitants dans les pays occidentaux. Donc le sujet du pétrole est un peu je dirais autre que le sujet du nucléaire. C'està-dire que c'est le sujet du pétrole est un sujet immédiat.

C'est-à-dire que c'est un sujet immédiat. Voilà. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ?

Bon, effectivement, on voit que Total, entre autres, a fait un certain nombre d'efforts. Euh et c'est tant mieux, mais il y a quand même quelque chose qu'il faut entendre, c'est qu'aujourd'hui, on a un certain nombre de ménages en France qui sont vraiment dans la difficulté. Et si vous regardez en particulier le monde rural, la dépendance à la voiture est totale.

En tout cas, elle est très importante avec des distances encore une fois qui sont importante. Vous êtes infirmière libérale dans le monde rural, je donne cet exemple, vous dépendez de votre voiture euh et ben vous êtes bien obligé d'aller vous approvisionner à la pompe et on peut comprendre qu'à un moment donné, il y ait une forme de ralball et de dire "Ah bah oui, bah c'est pas grave, on va les Français sont socialistes, l'État est socialiste et puis on a qu'à baisser." Oui, mais attendez, dans un état qui a 3350 milliards de dette, la solution aujourd'hui pour boucler le budget qui sera de toute façon un grand objet de débat cet automne, c'est à mon avis pas de se dire je vais commencer par couper là.

Il y a peut-être d'autres postes de dépenses qu'on pourrait couper, mais je suis pas sûr que la fiscalité sur le pétrole, notamment sur la TIC CPE, ce soit le premier poste dans lequel taper. Voilà, je crois qu'il y a déjà eu des aides ciblées he aussi de l'État sur les postes, voilà, sur les postes qui ont plus besoin. Voilà, exactement.

Il y a eu des ciblés donc faut pas donner l'impression non plus. J'adore taper sur la macronie mais je veux pas donner l'impression qu'ils font totalement rien sur ce sujet-là. Ils ont fait un petit peu.

Moi pour revenir sur les entreprises sont les grands méchants. Il faut que les gens comprennent aussi que le bénéfice des entreprises laquelles réalisent actuellement il est complètement exclusif. Le baril de Brent il est monté à 100 dollars c'est exclusif.

Il va évidemment redescendre après les tensions en Iran. Le profit de Total Energie il est monté de de 67 % en un an là au 2è trimestre. Mais c'est des situations exclusives et comprenez que quand Total Énergie perd de l'argent, c'est pas l'État qui compense.

Les pétroliers profitent-ils des crises pour s'enrichir ? Manifestement, Michel Sadou n'est pas d'accord. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Appelez-nous. Est-ce que vous avez un avis, un point de vue, un coup de gueule ? Un coup de cœur ?

D'ailleurs, ce sera aussi l'occasion dans quelques instants de revenir sur les coups de gueule et les coups de cœur de nos trois chroniqueurs. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai cet été. 10h 13h les débats de l'été Noéi Aliwa et on est de retour sur Sud Radio.

Il est 11h32 avec nos chroniqueurs qui continue de débattre pendant l'émission en dehors de l'émission Céline Ben Samouri Bret Michael Sadoun et on se posait cette question les pétroliers profitent-ils des crises pour s'enrichir faut-il davantage les taxer ? proposer pour faire en sorte d'accompagner et d'aider tous ceux qui se retrouvent avec des prix qui sont exorbitants actuellement lorsqu'ils vont tout simplement pour pour leur voiture, lorsqu'ils vont mettre de l'essence dans leur voiture. Que proposer Amour Bret ?

Baisser les taxes concernant les carburants, c'est une évidence et globalement baisser les impôts et le niveau d'imposition partout où c'est possible en France. La France fait partie des champions du monde en matière de prélèvement obligatoire. Évidemment, tout cela pèse sur sur l'économie, sur la croissance.

On a une croissance qui est quasiment à zéro. Donc c'est évidemment dramatique et c'était la conséquence, il faut le rappeler, du poids dans notre pays, de l'État et de la dépense publique. Nous avons un taux de dépense publique en France qui est supérieur à celui de la Chine communiste.

Voilà. Donc, il faut réformer l'État en France, il faut réformer nos systèmes sociaux, 400 milliards d'euros qui partent chaque année dans les dans les dans les retraites, les retraites des boomers qui ont cotisé deux fois moins qu'il ne touche. Donc, il faut évidemment euh toucher à cela.

Il faut réformer notre système de santé qui confine à l'irresponsabilité qui fait croire aux français que tout est gratuit alors qu'évidemment tout cela nous nous coûte des des somme folle. Je le rappelle depuis le début de la présidence d'Emmanuel Macron, c'est 1300 milliards d'euros ajoutés à la dette. Il n'y a pas eu un budget en équilibre dans notre pays depuis 1974.

Vous êtes très nombreux à nous appeler d'ailleurs à l'antenne, amis auditeur pour réagir. Vous avez manifestement beaucoup d'entre vous en tout cas ont un point de vue sur la question. 0826 300 0826 300 pour réagir à notre débat, passer un coup de gueule, un coup de cœur.

Et justement Olivier, vous venez de nous appeler. Bonjour Olivier. Bonjour à tous.

Bonjour. Vous nous appelez de Melin, c'est ça ? Bonjour.

Absolument. Alors vous, je crois que vous partagez plus ou moins la vie d'Amori Bréet, c'est-à-dire que la solution serait peut-être de baisser les taxes. Expliquez-nous.

Alors, je trouve l'analyse assez fine. Tout ce qui a été dit de de par ce monsieur, j'adhère totalement. Je voulais rapporter ma petite pierre à l'édifice en en poant un petit coup de gueule contre tous les gens qui disent qu'il faudrait contact total.

En rappelant ce qui a été dit tout à l'heure. 10 % du chiffre d'affaires de Total est fait en France. Sauf que quand vous écoutez les gens de gauche qui disent que Total devrait faire un éform massif, il devrait faire un effif à hauteur de tout son chiffre d'affaires mondiales mais que pour la France.

Et ça c'est un comportement de supra capitaliste. 10 % du chiffre d'affaires fait en France. On prend les bénéfices de total sur plus cette année.

On les divise par 10. On enlève 10 pour la France. On en distribue 90 au tous les autres pays où les pauvres gens qui peinent à payer leur pétrole doivent récupérer une partie de la mane.

Mais quand vous écoutez les gens de gauche de mon pays, ils récupèrent la totalité du BF. Ça si c'est pas du capitalisme à la Trump, je sais pas ce que c'est. Et ça me fait rire.

Après après 80 % du prix du pétrole en enfin de l'essence en France, c'est la taxe de l'État. Donc on pourrait aussi raller au niveau de l'État ce qui est en train d'être fait sur ce plateau. Et pour élargir un peu le débat, si on avait des écologistes qui soient de vrais écologistes et pas des pignou, je suis désolé, je les supporte pas parce que imposer des éoliennes partout sans imposer que la filière soit européenne, c'est un non sens.

Même si ça avait pris 10 ans, je trouve ça complètement stupide. Et donc l'énergie est un concept global quand notre électricité a partie en flèche parce qu'il nous manquait une centrale nucléaire Festonam qui a été fermée alors qu'elle était toute neuve plus d'autres centrales qui étaient pas en rénovation parce qu'on avait bloqué les trucs pour faire plaisir aux écologistes et qu'on se retrouve à payer 10 fois plus d'électricité, bah ça laisse moins d'argent pour payer un petit surplus le jour où l'Iran se fait envahir et qu'on a un prix du pétrole qui augmente pendant 5 mois. Tout ça c'est lié.

Mais si on avait des gens sérieux qui s'occupent du problème, on aurait peut-être des réflexions plus intéressantes et on serait peut-être pas tout à fait dans le même état, même si le problème de l'énergie est que c'est un un une dépense contrainte et que bah on est pied des points liés avec les gens qui possèdent le produit. Hm. Slimine Ben vous voulez réagir ?

Oui, merci monsieur parce que c'est enfin je partage complètement votre avis et notamment en ce qui concerne le fait que voilà l'énergie ça se réfléchit globalement avec les différents modes d'approvisionnement et pas exclusivement à l'échelle du pétrole. Par ailleurs, il y a un autre sujet qu'on a pas abordé jusqu'à présent sur le contexte. Donc on a beaucoup parlé des conséquences d'Ormous et de l'Iran sur l'inflation récente des cours du pétrole.

Mais il y a un autre sujet, c'est que la Russie qui est quand même un un important producteur de pétrole et un important exportateur euh est complètement sorti du jeu euh et puis de gaz par ailleurs est complètement sorti du jeu pour les Européens au regard de de la situation actuelle. Donc aujourd'hui, on est dans une situation de double guerre et de double difficulté sur nos approvisionnements euh extérieurs. Alors la la France en était moins dépendante que d'autres États européens, mais effectivement comme c'est une réflexion globale, euh ça pose ça pose de sérieuses difficultés.

Et pour terminer, les États-Unis et le Canada, eux-mêmes pour leur marché intérieur, donc n'ont pas exactement la même réflexion que nous dans la mesure où ils disposent d'hydrocarbur dans leur sous-sol. Et et c'est ce que je disais tout à l'heure, il faut vraiment qu'on se concentre sur le nucléaire en ce qui nous concerne parce que c'est notre vrai avantage comparatif. C'est notre vrai avantage comparatif et c'est notre vraie assurance de souveraineté.

Merci Céline, merci Olivier. He vous êtes très nombreux à nous appeler pour réagir manifestement. Vous avez des choses à dire sur cette question.

Merci Olivier. N'hésitez pas d'ailleurs, je rappelle le numéro du standard 0826 300 0826 300. Et parmi vous Gill qui vient de nous appeler.

Bonjour Gill. Bonjour. Bonjour.

Vous nous appelez de Biarit ? C'est c'est ça ? C'est ça.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre point de vue sur le sujet ? Vous êtes aussi plutôt en défense des pétroliers si j'ai bien compris. Alors en défense euh oui et non c'est pas forcément en défense mais euh évidemment qu'ils font des profits à chaque fois qu'il y a une un conflit, une hausse des prix.

Mais mais il y a aussi énormément de matières premières, énormément de produits euh transformés qui augmentent quand il y a des conflits. Euh parfois en raison particulière parce qu'ils sont pas tous menacés de pénurie. Euh c'est des marchés où il y a énormément d'intermédiation, donc il y a plein de gens invisibles et inconnus du grand public qui en profite à l'rement.

En France, on a souvent tendance à à monter du doigt en premier lieu les pétroliers déjà parce qu'on en est dépendant et et on ne produit pas. Et et en plus parce que assez habilement depuis plusieurs décennies euh l'État fonctionneur et ses défenseurs euh ont tendance à montrer du doigt les profits des pétroliers en premier en faisant à chaque fois oublier qu'il y a quand même la TI TPE plus la TVA et un impôt sur l'impôt et que le premier profiteur de guerre c'est quand même l'État, c'est quand même Ber et après on entend bah oui mais on peut pas baisser ces taxes là parce qu'on en a trop besoin. on est en déficit, en surdéficit et cetera et cetera.

Donc on les baissera jamais. Mais le premier profiteur de guerre, c'est quand même le trésor public et on en finit avoir des situations ubuesqu on dit "Oui, mais on va aider les agriculteurs, les marins de pêcheurs et cetera et cetera." On va même faire des chèqus énergie, ce qui est quand même assez drôle à puisqu'on va traiter de l'argent aux gens pour payer leurs impôts.

Donc, on va leur leur prêter leur propre argent pour payer les taxes, ce qui est quand même hallucinant. Euh et ce qui est quand même un signe de de d'effondrement euh d'effondrement de l'État et et et de chrétinisation presque, j'ai envie de dire, je suis désolé hein, de de l'opinion publique pour accepter ça parce que c'est quand même incroyable. Donc à chaque fois, on a les plateaux télé radio qui sont envahis de gens qui vont nous expliquer que total et cetera et cetera.

Mais au final, on fait quand même 75 % de plein de taxes quand on va à la pompe. Et ça c'est un revenu sacrin auquel on peut pas toucher parce que ça rapporte tellement et on est tellement dans la mouise au niveau des comptes que on peut pas y toucher. Donc si je résume he Gill, vous êtes plutôt d'accord avec Michel Sadun et Amori Brelet.

Baisse des taxes de l'État. Et baisse des taxes de l'État. baisse des dépenses de l'État et ce débat-là, il aura pas il aura pas lieu.

Donc euh moi la campagne, j'y ai vécu hein, je travaille dans l'immobilier mais dans une autre vie, j'ai été gérant de Centre écastre. Il y a tout un tas de gens à la campagne qui bénéficient pas de d'aide ciblé où on le on leur traite pas leur propre argent pour payer des taxes. Il y a énormément de particuliers, il y a pas mal de précarité dans les campagnes et ça c'est des voies un peu un peu silencieuses.

Euh et le problème c'est que quel que soit l'opinion politique, finalement dans un pays où même la droite est socialiste, on poussera pas à ça. et et ceux qui sont plus pragmatiques et qui disent c'est quand même un petit peu scandaleux vous disent tout de suite après oui on le sait bien mais honce qu'on a trop besoin d'argent donc ça va continuer à chaque fois qu'il y aura un conflit ça va augmenter à chaque fois on dira les pétroliers c'est des profiteurs de guerre et au final on va on va finir ça changera jamais ces crises là moi je les connais depuis que je suis gamin 47 an donc ben écoutez c'est c'était intéressant merci beaucoup Gill merci pour votre point de vu êtes très nombreux à nous appeler pour réagir au 0826 300 300 0826 300 300 et parmi vous il y a Philippe. Bonjour Philippe.

Oui, bonjour à tous. Bonjour Philippe. Vous nous appelez de Corè, c'est ça ?

Oui. Et vous aussi, vous partagez le point de vue qui vient plus ou moins d'être exprimé ? Oui.

Oui. Tout tout ce qui a été argumenté en faveur de des baisses des taxes de l'État me convient parfaitement. Mais moi, j'ai une autre solution pour total et je suis très étonné que personne n'en parle.

Jamais. J'ai entendu des des interlocuteurs dire qu'on avait pas de pétrole en France. C'est faux.

Nous avons entre le Madagascar, nous avons des îles qui s'appellent les îles Épars qui nous appartiennent, des toutes petites îles qui sont occupées de temps en temps par des gendarmes pour montrer que la République française est chez elle. Et autour, nous avons une zone économique exclusive qui est plus grande que la France, 6400 km². Il y a des sondages qui ont été faits très sérieux par des sociétés américaines notamment.

On est assis sur des réserves de pétrole énormes. 12 milliards de baril, 5 milliards de mètres cubes de de gaz. Mais on peut on veut pas aller les chercher.

Alors vous savez ce qui va se passer ? Ben à un moment le gouvernement français voulait rendre ses îles à Madagascar. Bah quand les Malgaches les auront sous la coupe des Russes ou des Chinois, eux ils vont venir mettre des plateformes parce que les Norvégiens qu'on qu'on admire et tout qui ont un fond souverain monumental, eux ils sont allés chercher leurs propres ressources.

Pourquoi on y va pas nous ? Ça fait 20 ans qu'on aurait dû y aller. D'accord.

Bah écoutez Philippe, on a entendu votre point de vue. Merci beaucoup. Vous êtes très nombreux à nous appeler pour réagir au 0826 300 300 0826 300 au standard Sud Radio.

Hakim, bonjour. Oui, bonjour. Bonjour.

À qui vous nous appelez de Paris, c'est ça ? Oui, tout à fait. Tout à fait.

Alors, pour vous, il faut faire des calculs, c'est ça ? Ah oui. Alors, attendez, moi je je suis très content de passer à l'antenne, d'avoir vos experts parce que j'ai l'impression qu'il ce sont des pros pétroliers, c'est leur droit.

Je ne sais pas s'ils ont des liens avec eux. Alors, je tiens quand même préciser quelque chose. Je suis tout à fait d'accord pour qu'on protège les grandes entreprises françaises, mais tous quand même, qu'on arrête de taper sur Totage, qu'on arrête de taper sur Alamage, qu'on arrête de taper sur les belles entreprises où on est en train de les vendre.

Bien d'accord de ce côtél. J'aime beaucoup Total parce que qu'on se mette bien d'accord, ce sont de belles stations, c'est agréable et quand on s'arrête sur les autres routes, j'ai une préférence pour totale. Voilà, que les choses soient claires, je vous n'ai rien contre eux.

Par contre, j'aimerais bien que nos experts nous expliquent quelque chose que tous les Français veulent savoir pourquoi ça ça ba quand le pétrole baisse, il met 15 20 jours et pourquoi quand il augmente, c'est tout de suite. Alors qu'on nous explique au jour, je va dire un exemple. Aujourd'hui, le pétrole il a 70 € le dollar ou le le euro ou le baril le dollar.

D'accord ? On a dit qu'il était à 70 en moyenne. OK.

C'estd que là toutes nos réserves que nous avons en France, on l'a acheté à 1,7 sans compter les pétroliers Oui. les pétroliers qui sont en chemin. Nous sommes d'accord.

Ensuite, dès qu'il y a une guerre, au bout de 2 jours, ça augmente de 20 30 %. Alors qu'on nous explique pourquoi les bateaux qui sont en chemin et ceux qu'on a acheté à 70 montent carrément à 2 € 2,20. J'aimerais bien qu'on nous explique ça.

Voilà. Ben écoutez alors alors j'ai pas tout à fait compris Noémi parce que le désolé le son est pas mais mais c'était c'était une question intéressante. Euh alors écoutez on va partir en en pause, on revient tout de suite justement voilà moment de tension, transition parfaite.

On revient tout de suite à Kim, restez bien avec nous. Vous allez pouvoir développer vos propos et surtout les débatteurs à qui vous posez ces questions vont pouvoir vous répondre. Tout ça c'est dans quelques instants sur Sud Radio.

Et puis si vous voulez réagir aussi, n'hésitez pas participer à la conversation avec Hakim, avec nos chroniqueurs sur cette question des revenus des industries pétrolières. Faut-il les taxer ? Est-ce que c'est à l'État au contraire de faire baisser les charges ?

Appelez-nous 0826 300 300 0826 300 300. À tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h, les débats de l'été.

Noémi Aliwa et on est de retour sur Sud Radio avec nos trois chroniqueurs qui sont chevronnés enflammés. Céline Ben Samorié Brelet Michel Sadoun et puis Hakim. Hakim qui est avec nous de Paris.

Bonjour Hakim. Vous êtes toujours là ? Toujours là.

Alors j'en ha parleur comme ça ça fonctionne. Voilà on vous entend beaucoup mieux. Alors, vous nous dites qu'il faut faire des calculs et vous vouliez poser poser des questions à nos chroniqueurs.

Allez-y, on vous écoute. Qui ? Alors, c'est la question que tous les Français se posent, c'est pourquoi alors comme je vous ai dit, nous avons une réserve de pétrole et quand ils achètent, admettons, il est à 70 € 70 dollars le baril.

Nous sommes d'accord. Ce qui fait que, grosso modo, je suis pas un expert, je travaille dans le bâtiment, je pas fait les ou ce qui fait que on pourquoi dès qu'il y a une guerre, le pétrole que nous avons déjà acheté qui est sur place, sans compter celui qui est en route, il augmente d'un seul coup. C'estàd qu'on se retrouve à la pompe à payer 30 voire 40 centimes maximum et quand il baisse il euh il met 15 20 jours.

Pourquoi ce serait pas l'équivalent ? On se met une moyenne, c'est il augmente aujourd'hui et ben on a quand même des réserves. Les pétroliers l'ont acheté à un certain prix.

Ben pourquoi on tout de suite il c'est pour ça qu'on leur en veut en fin de compte, c'est tout de suite ils augmentent le prix. Par contre dès que le bar il a baissé, ils mettent du temps à le baisser. Alors expliquez-nous le pourquoi le trajet enfin la la chronologie exactement.

Dès que c'est le tank est chargé et plein, le temps qu'il arrive, ça met combien de jours ? 15 jours à mois. Et nous expliquer pourquoi ça ne baisse pas aussi vite que ça augmenté au bout de 2 jours alors que nous avons acheté comme je vous ai dit 70 ou 75 € le baril.

Merci beaucoup pour votre question parce que je pense qu'il y a beaucoup d'auditeurs qui se posent exactement cette question à cette technique et on va se tourner peut-être vers Michael Sadoun. Vous avez une réponse à donner à à Hakim ? Alors, j'ai plusieurs éléments de réponse.

La première chose, à quiim et moi je le disais tout à l'heure, la mission d'une entreprise, c'est pas d'être bienfaiteur de l'humanité. Donc s'il y a des petites roublardises que vous dénoncez et qui sont des petits décalages de calendrier qui permettent à Total Energy de faire un peu plus de profit, j'ai envie de vous dire d'abord c'est un petit peu normal. La deuxième chose d'abord, c'est que les marchés financiers anticipent des hausses.

Donc c'est pas seulement le prix à un instant donné qui influence le cours, je dirais, de de de l'essence que vous prenez à la station, c'est aussi l'anticipation de marché. Donc vous voyez, dès qu'il y a un événement qui se produit en Iran, bah vous parliez de l'essence qui est déjà sortie du D3 d'Ormous et ben en fait il vaut déjà plus cher parce que les anticipations de marché prévoient que ce produit-là qui est en train de transiter vers la France et ben en fait il vaut plus cher que le prix auquel on l'a acheté. Ensuite, vous pensez qu'il y a des réserves, il y en a pas tellement.

Les stations essence, vous savez quand elles achètent de l'essence, elles l'achètent à un certain prix et donc elles doivent l'écouler conséquemment à ce prix-là. Par contre, quand le pétrole rebaisse, et ben elle doit encore écouler les stocks qu'elle a. Donc évidemment, ça rebaisse pas tout de suite après.

Vous voyez ce que je veux dire ? Donc en effet, vous avez raison, il y a un décalage dans le calendrier, mais il peut s'expliquer par le fait que Total énergie d'abord a le droit de faire du profit. A le droit de faire du profit par les anticipations de marché et par je vous dis ce truc un peu logistique qui fait que bah quand le prix baisse et ben on a encore un petit peu de pétrole.

Donc on les coule au prix où on l'a acheté. Voilà. Merci beaucoup Aki pour votre question.

En tout cas, je suis sûre qu'elle aura intéressé votre réponse aussi Michel Sadon. Elle aura intéressé beaucoup d'auditeurs qui se posaient exactement cette question donc sur les revenus des compagnies pétrolières. Comment ça fonctionne ?

Pourquoi ça augmente ? Pourquoi le prix de licence augmente et baisse aussi facilement ? Merci beaucoup.

Merci Hakim de nous avoir appelé et tout de suite on passe au coup de gueule et au coup de cœur de nos chroniqueurs. 10h 13h les débats de l'été. Noémie Aliwa.

Alors Amour Brelet, vous avez un coup de gueule, c'est ça ? un coup de gueule contre le projet euh scandaleux euh de madame Gelb Bron Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, de démolir euh le pavillon d'accueil de l'Assemblée nationale qui est un édifice qui date du 19e siècle, en pierre de taille, superbe, historique, qui fait face à la scène. L'idée étant de le remplacer, de le détruire de font en comble et de le remplacer par une horreur en vert, tout en vert avec des d'immense cylindres.

J'invite d'ailleurs les nos amis auditeurs à aller sur les réseaux sociaux et sur internet pour aller voir les images du projet. C'est une horreur qui défigurera évidemment le le bord de scène. Euh c'est un projet qui coûte une fortune, plus de 50 millions d'euros alors que l'État est censé faire des économies.

Euh c'est un projet par ailleurs qui ne respecte ni le site patrimonial remarquable du 7e arrondissement de Paris, ni le bien UNESCO des rives de la scène qui est un ce qu' au patrimoine mondial, ni l'avis de la commission du vieux Paris qui s'est opposé fermement et unanimement à ce projet. Donc euh il est temps encore de mettre fin euh à ce funeste à cette funeste entreprise euh dont je précise que des députés que Segolen Royal ancien ministre socialiste et que même l'ancien rappeur Joe et Star ils sont opposés. Alors quand vous avez autant de gens aussi différents qui finissent par s'opposer à un projet aussi délirant, c'est qu'il y a vraiment un problème.

Il faut se poser les bonnes questions effectivement. Michel Sadon ? Ah ouais ?

Mais moi j'ai vu ça, ça m'a je pense que c'est le sujet qui m'a le plus révolté cette semaine. Gel Bron Pivet qui estésidée pire présidente de l'Assemblée nationale de notre histoire d'un niveau à mon avis vraiment je je j'ai pas envie de de faire de polémique mais vraiment d'un niveau technique intellectuel charismatique qui est largement en dessous de ce que demande la fonction a décidé de laisser son empreinte par la pire des manières en détruisant un bâtiment qu'il a précédé de 100 ans ou 200 ans pour le remplacer par une infame bouse. Il faut vraiment voir une infame bous.

Vous êtes dans la nuance Mel. Il faut que vous alliez voir vraiment les vidéos. C'est une infame bouse en vert.

Apparemment, en plus, il y a eu un un concours d'architectes qui avait mis en concurrence aussi un architecte japonais qui avait fait un truc qui était pas si dégueulasse que ça. Mais bien sûr, ils ont privilégié la construction en verre pas harmonieuse avec le décor. est très révélateur de ce qu'est la Macronie, c'est-à-dire une volonté de liquider l'héritage de la France, de le liquider complètement pour le remplacer par une substance informe, technocratique, moche de verre et de métal qui ne convient à personne.

En fait, je vous rassure, il y a beaucoup d'artistes contemporains qui ne sont pas particulièrement macronistes ou en tout cas qui ne s'affichent pas comme tel et qui ont à peu près le même goût pour les choses. esprit du progressisme citadin sans doute euh puisque vous avez la parole et ben on va vous laisser. Euh vous avez un coup de gueule, un coup de cœur ?

C'est plutôt un coup de gueule en fait contre la loi d'interdiction des réseaux sociaux 10 15 ans qui est passé récemment en Australie. En fait c'est un coup de gueule sur la loi qui est passée chez nous concernant le contrôle des réseaux sociaux qui arrive bientôt pour tout le monde en France. Cette loi, elle s'est révélée assez inefficace en Australie.

On a constaté qu'en fait les 10 15 ans fréquentaient toujours les réseaux sociaux. Quelques mois après la mise en place de cette loi. Euh par exemple, il y a toujours 20 % des 10 15 ans qui fréquentent Instagram quotidiennement.

Et ça c'est sans parler de TikTok, Snapchat et cetera et tout ce qu'on sait. Euh ça montre d'abord quelle est la cause de ce de cette persistance de la fréquentation ? Alors il y a un peu d'utilisation des VPN mais c'est pas majoritaire. le la cause majoritaire, c'est que les réseaux sociaux eux-mêmes ne font pas le travail de contrôle des utilisateurs parce que d'abord c'est pas dans leur intérêt.

Plus il y a d'utilisateurs sur les réseaux sociaux, bah désolé, plus les réseaux sociaux sont contents. C'est des c'est comme ça, c'est des business qui marchent en en en terme de masse critique. Et puis la deuxième chose, c'est que ils ont pas envie de déployer des moyens considérables en disant "Est-ce que vous avez 15 ans, 10 ans et cetera Après, il y a évidemment le sujet des comptes familiaux, c'est-à-dire que les enfants peuvent utiliser des comptes familiaux, par exemple, sur YouTube.

Euh et ça, j'ai envie de vous dire que on on n'arrivera pas à l'éteindre complètement par la loi. Ce que je veux dire, c'est évidemment que l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux ne doit pas être régulé par l'État, il doit être régulé par les parents eux-mêmes. Il faut responsabiliser les gens et j'invite les gens ici à mener la même réflexion en France puisqu'on a une loi gravissime qui est passée il y a pas longtemps sur ce sujet-là.

Ça n'est pas à l'état de contrôler ce que font vos enfants. Ça vous revient pleinement. Vous voulez les éduquer dans dans les livres et dans l'éducation traditionnelle.

Grand bien vous fasse. Vous voulez leur donner une tablette dans les mains, il faut en assumer les conséquences. Mais quand on développe un nouveau média, de toute façon, il faut en assumer les conséquences.

On peut pas dénoncer la démocratisation générale de l'information. C'est comme ça. L'invention du journal a démocratisé l'information.

L'invention de la radio a démocratiser l'information. Aujourd'hui, on est à l'air des réseaux sociaux et la solution c'est pas de les censurer. Les la solution c'est d'installer un degré d'éducation supérieur qui correspond aussi à cette évolution technologique.

C'est tout. C'est Benz, vous partagez ce coup de gueule de Michael Sadun. Au fond, il n'est pas forcément nécessaire.

Il est même peut-être inutile de vouloir interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce que ça s'est pratiqué en Australie que ça n'a pas fonctionné. Pourquoi est-ce que ça fonctionnerait en France ? Vous en pensez quoi ?

Alors euh moi je pense que de dire qu'il doit y avoir une liberté d'expression, je pense qu'on en est tous d'accord ici, ne signifie pas qu'il n'y a aucune règle. S'il vous prenait maintenant de diffamer euh monsieur Sadoun, et bien on vous le reprocherait et vous seriez traduite en justice. Bon et ce serait normal d'ailleurs.

Euh ça c'est la première des choses. Donc par ailleurs, ce qu'il faut se dire c'est qu'une plateforme qui diffuse chaque jour des milliards de contenus, c'est pas un simple hébergeur. La plateforme, le réseau social, il a un algorithme qui va mettre en avant un certain nombre de choses.

Donc à partir du moment où vous êtes un jeune de 10 ans qui est tombé dans une boucle, qui est tombé dans une bulle, vous allez vous retrouver à vous voir sans cesse proposer les mêmes types de contenus qui vont vous quelque part vous mattrixer. Voilà, il y a il y a quand même quelque chose de cet ordre là. Le réseau social, il fonctionne sur cette base.

Ce n'est pas un simple hébergeur. C'est un élément d'information qui va mettre en avant vos propres préférences. C'est sur cette base qui fonctionne.

Et la dernière des choses, c'est l'argument de monsieur Sadoun qui consiste à dire "Les parents s'en chargeront". Euh c'est l'argument principal pour moi parce que et je vais vous dire l'éducation elle-même est une bulle informationnelle parce que comment est-ce que vous contrôlez que les parents eux-mêmes vont pas mettre toujours le même contenu dans les mains de leurs enfants ? Je veux dire, il y a un moment on ne peut pas contrôler tout ce qu'on met dans les dans les mains des gens.

Il faut s'assurer de leur niveau d'éducation, c'est tout. Et ça c'est l'école qui s'occup c'est l'école qui s'en occupe. Mais vous aurez constaté comme moi qu'on se casse la figure dans toutes les antennes, dans toutes les enquête PISA vous mais ça c'est un sujet par ailleurs.

Mais on ne peut pas dire les parents se chargeront de surveiller toute la journée ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux. Et c'est un peu comme de dire ah bah les contrô les les finalement les conducteurs vont s'assurer eux-mêmes de la mise en place de la sécurité routière et puis voilà on peut pas laisser à chacun ses demandes. Céline Ben c'est plutôt du côté du contrôle.

Voilà peut-être un peu plus en tout cas du pour éviter la jungle de la censure un peu de contrôle peut-être permet d'éviter la jungle. On comprend puisque vous avez la parole Cine B vous avez un coup de gueule un coup de gueule très rapidement. Oui, j'ai un coup de gueule très rapide.

Donc on a appris là que le mois de juillet était le plus chaud qui était enregistré en France depuis qu'on fait des mesures, c'est-à-dire début 20e siècle. Tout le monde s'en est étonné. Dans 2 mois, on aura tous oublié.

Concrètement, qu'est-ce que peuvent faire nos territoires et qu'est-ce que peuvent faire nos communes pour s'adapter euh pour s'adapter à ces 40°gr et à ces vagues de chaleur répété ? Donc il me semble qu'il y a un certain nombre de choses qui doivent être mises en œuvre et qu'on ne peut pas tout attendre de l'État en la matière. Ça ça devrait vous plaire messieurs.

Donc comment comment on fait pour accompagner éventuellement si ça doit être fait les hôpitaux, les publics fragiles, les épades, les écoles et donc comment on attend pas de l'État ? Voilà c'est voilà ne pas tout attendre de l'État. Je crois que il y aura eu plutôt un consensus sur cette question autour de cette table.

Merci beaucoup à tous les trois, à nos trois chroniqueurs, Céline Ben Samoré Brelet, Michael Sadoun. Merci à tous les trois. Vous avez été d'ailleurs très nombreux à réagir au standard 0826 300 300 0826 300 et dans quelques instants, la France au bout du fil.

Appelez-nous, vous avez un point de vue, un coup de gueule, un coup de cœur. Pour revenir notamment sur cette question de la gestion des incendies. Nous reviendrons notamment sur cette difficulté parfois à obtenir des euh des remboursements de la part des assureurs.

Est-ce que vous avez été confronter à cette situation ? Appelez-nous 0826 300 sur Sud Radio. On est de retour sur Sud Radio.

Il est 12h3 pour un petit point d'actualité. On l'a appris ce matin. L'un des fondateurs du groupe criminel marseillais des Mafia a été arrêté en Algérie.

Clément, racontez-nous ce qui s'est passé. Oui, il s'agit du franco-algérien Mais de 36 ans, suspecté d'être l'un des chefs de l'organisation criminelle. installé en Algérie depuis une date indéterminée, il était soupçonné de piloter le réseau depuis le pays qui n'extrade pas ses ressortissants.

Surnomméatique, il reste associé à l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire récente du narcomanditisme marseillais, le déclenchement du conflit contre le clan Yoda qui avait fait de l'année 2023 l'une des plus meurtrières de la cité faocéenne en matière de règlement de compte. Milaribi était visé par un mandat d'arrêt français lié à l'opération Octopus. Le dégel des relations franco-algériennes a permis cette arrestation.

Il a été placé sous contrôle judiciaire fin juillet. Le ministre de la justice, Gérald Arrmanin, remercie ce matin sur Twitter les autorités algériennes pour cette avancée. Et pour en parler avec nous, on accueille sur Sud Radio Frédéric Plquin, journaliste d'investigation, spécialiste de la police et du grand banditisme, auteur notamment du livre Journal d'un maton La vérité sur la corruption au cœur des prisons aux éditions Fillard.

Bonjour Frédéric Plin. Bonjour. Bonjour.

Est-ce que vous pouvez nous dire exactement ce que l'on sait du rôle de Médileabie au sein de la DZ Mafia ? Bah pour moi, selon les éléments que j'ai peu accumuler là depuis une vingtaine d'années sur sur ce personnage, euh c'est quelqu'un qui passe pour être le véritable, on va dire, fondateur de ce qu'on appelle aujourd'hui la design Mafia. C'est que c'est lui qui crée, c'est le créateur de la marque, c'est celui qui imprime le ton, qui donne un petit peu la première image de ce que ce que va devenir ce ce monstre totalement incontrôlable qui est devenu la design mafia aujourd'hui.

Au départ, c'est vraiment une poignée d'individu. Lui, lui, il a grandi Milaribi, il a grandi dans le quartier de Bassin en plein Marseille. Euh à 20 ans, il était déjà très en pointe, on va dire.

C'est quelqu'un qui euh qui qui était toujours dans l'innovation puisque'à 20 21 ans, il dirigeait déjà un gros ce qu'on appelle un drive. Sais c'est là où les clients peuvent passer en voiture comme s'ils allaient chercher un McDo, sauf qu'ils vont chercher enfin un McDo, un on va dire un fast food ou comme sauf que là ils vont chercher du cheat, de l'herbe ou de la cocaïne donc il passent en voiture, on leur donne le le pochon, ils repartent, il donnent un billet et ils repartent. C'est c'est donc quelqu'un de très très en avance, toujours en avance sur son sur son temps.

Euh c'est aussi quelqu'un en avance sur son temps, sur l'usage de le recours à la violence. C'est quelqu'un qui moi je me souviens d'un d'un jeune trafiquant de Marseille qui me disait "Mais ce ce type, vous savez, il tue les gens comme ces types, il tuent les gens comme il mangent un paquet de chips et donc il y a une espèce de" Et ça c'était il y a 10 ans. Donc tu des gens comme certains mangent un paquet de chips, vous voulez dire avec une telle facilité, un tel sang froid.

Exactement. Et ça c'est ce que disaient des des jeunes dealers, on va dire, de Marseille à propos euh de de Medy Laribie et de son équipe, hein. Euh c'était il tue au pluriel.

Et donc effectivement, c'est quelqu'un qui a imprimé une espèce de euh de de marque et son et son premier, on va dire, fait d'arme notoire qu'il fait passer du statut de petit vendeur de baret de cheit à celui de Kaï de Marseille. Alors attention Frédéric Plquin, n'hésitez pas à vous mettre proche de la fenêtre pour qu'on ait pas de souci de réseau. On est très intéressé par ce que vous dites.

Alors surtout ne nous abandonnez pas, on vous écoute. D'accord. Don donc je disais le premier fait d'arme important qui qui le fait rentrer, on va dire dans dans dans l'air des des grand caï et qui fait qu'il est plus tout à fait le petit le petit vendeur de chic qu'il était, c'est qu'il est arrêté en en 2012 pour parce qu'il est soupçonné à l'époque d'avoir orchestré, on va dire, l'assassinat de trois de ses camarades euh qui sont dont les corps ont été retrouvés calcinés dans un dans un véhicule à Marseille.

Euh il a je dis il a été soupçonné puis ensuite il a été condamné pour ça. Donc je je peux en parler librement. Il a même fait euh 10 ans de prison pour cela et c'est en sortant euh de de cette de cette longue incarcération de cette incarcération enfin 10 ans pour 3 ans pour tr cadavres que 3 ans de prison pour l'assassinat de tr cadavres 10 ans de prison pour cadavres cadavres.

Voilà, c'est ça. Et donc il sort euh et tout le monde tout le monde le craint parce qu'effectivement c'est le premier enfin c'est pas tout à fait le premier mais c'est le premier à à industrialiser d'une certaine manière le ce qu'on appelle le le barbecue à la Marseillaise, c'est-à-dire une balle dans la tête dans le coffre de d'une voiture, on fait cramer la voiture et et on laisse tout et on laisse et on laisse aux familles un tas de charbon. C'est c'est le premier mafia ce que vous êtes en train de nous décrire hein.

C'est des méthodes mafieuses et c'est surtout parce qu'aujourd'hui on dit des a mafia incarne effectivement une forme de violence et cetera mais c'est on peut dire que c'est lui un peu qui a imprimé cette cette patte on va dire c'est donc ensuite bon ben on va pas tout raconter mais il y a eu cette fameuse guerre avec le le clan le clan Yoda. C'est la des mafia qui a gagné une trentaine de morts. Et puis sur ces sur ces entrefaits, sachant que il était recherché à la fois par la police de la justice française et par on va dire les les les membres du du clan adverse, il sait il est parti en Algérie.

Son son arrestation moi me voilà me surprend. assassine. Enfin nous surprend tous pas de il n'y a pas d'accord d'extradition avec l'Algérie.

Bah c'est c'est pas ça, c'est qu'on était quasiment la France était quasiment sur le plan diplomatique en guerre froide avec l'Algérie depuis plusieurs années. Donc quelqu'un comme Milarié et bénéficié puisqu'il était pas question pour les Algériens de on va dire de donner suite au mandat d'arrêt envoyé par la justice française durant cette longue période de glaciation. Donc là, il y a un dégel comme comme dit le comme vous avez dit tout à l'heure, c'est une forme de dégel et c'est et c'est c'est un signal assez assez fort.

Après, je ne sais pas ce que les autorités algériennes attendent en échange, mais vous savez très bien que comme moi, que entre la France et l'Algérie, ça se passe comme ça. C'est donnant donnant. Oui, dans toute diplomatie, d'ailleurs, c'est toujours du donnant donnant.

Il y a peut-être aussi un tournant dans la coopération judiciaire entre la France et l'Algérie. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui va se passer concrètement maintenant que il est sous contrôle judiciaire en Algérie ? Est-ce qu'il peut être extradé ? jugé sur place, envoyé en France.

Quelles sont les perspectives judiciaires là ? Bah écoutez, je je sais pas si l'Algérie va faire, vous savez, il y avait donc, je le disais tout à l'heure, de deux équipes qui se sont affrontées. Le chef du clan adverse, Félix Bengi, a été arrêté au Maroc alors que les les les relations précisément diplomatiques entre la France et le Maroc étaient en train de se réchauffer.

Il a été placé sous écrou là-bas et au bout d'un certain temps, d'un certain nombre de mois, il a été extradé vers la France. À ce stade, je suis incapable de vous dire si euh Medine Aaribie va être ou pas parce qu'il est franco-algériens extradés par l'Algérie. C'est pas c'est pas c'est pas gagné d'avance.

Euh ce que je peux vous dire c'est que c'est plutôt ce serait plutôt dans dans dans son intérêt si si l'alternative pour lui c'est de faire 10 ou 15 ans de prison en Algérie ou 10 ou 10h 13h les débats de l'été Noé Aliwa et on est de retour sur Sud Radio. Il est 12h16, vous êtes bien sur Sud Radio. La France au bout du fil, c'est maintenant.

C'est vous qui avez la parole, c'est votre émission, vos témoignages, vos questions, vos coups de guur et peut-être aussi vos coups de cœur sur les réseaux sociaux. N'hésitez pas à réagir sur Facebook, sur TikTok, sur Instagram. Écrivez-nous, on vous lit, on vous écrit, on vous répond et puis surtout appelez-nous 0826 300300.

On vous prend au téléphone, on vous écoute, on vous donne la parole. C'est chez vous ici Sud Radio. Et pour ce premier sujet, on voulait revenir sur ce qu'on a évoqué tout à l'heure avec ce maire qui racontait comment est-ce qu'il avait dû gérer dans sa commune une situation de personne de gens du voyage qui s'étaient installé au mépris de toutes les règles et de toutes les lois.

Et justement nous avons Philippe qui vient de nous appeler au 0826 300. Bonjour Philippe. Bonjour Noéie.

Bonjour. Vous nous appelez de Conflant Saint-Honorine, c'est ça ? C'est ça.

Oui. Alors vous Philippe, vous faites partie de la communauté des gens vous voyagent et vous aviez pas mal de choses à nous dire. On vous écoute.

Oui, parce que en fait quand on quand on aborde ce sujet des gens du voyage, on a toujours qu'un seul son de cloche en fait. On a jamais quasiment jamais la vie de des personnes concerné. Et donc il y a beaucoup de préjugés, il y a beaucoup de d'inconnaissance.

Enfin, tout à l'heure, j'en je en ce matin, j'avais le sujet a déjà été abordé à l'antenne et j'entendais euh des personnes intervenants qui qui parlent d'un sujet qu'ils connaissent pas du tout. Ils savent pas qui sont les gens du voyage en fait. Alors, expliquez-nous, racontez-nous Philippe justement, c'est très intéressant de vous avoir au téléphone.

Déjà, les gens du voyage, vous les côtoyez tous les jours sans le savoir quasiment dans votre quotidien. C'est les lagueurs qui vient chez vous, c'est le maçon qui vient chez vous, ça peut être le couvreur, ça peut être le je sais pas, ça peut être le la personne à qui sur un marché. Euh enfin c'est aujourd'hui les gens du voyage, ils sont ils sont partout dans la société française et en fait le problème c'est que les gens ils reconnaissent les gitans que quand il les voi à troupés avec leur caravane mais en fait il les côtoi tous les jours sans le savoir.

Et en fait les gitans sont de plus en plus intégrés dans la société française parce qu'en fait il y a des gens du voyage la première trace des gitants en France c'était il y a 600 ans déjà. Hm hm. Donc la société française en réalité, elle a toujours tourné le dos à aux gens du voyage.

C'est pour ça qu'il y a une méconnaissance. C'est parce que en fait c'est aujourd'hui, vous savez dans 2026, moi ça me fait de l'air rigoler quand j'entends parler de racisme antiblance, ça existe pas. Quand j'entends parler de racisme, les gens qui s'offusquent aujourd'hui pour le pour n'importe quelle réaction qu' peut y avoir.

Moi, je vais vous dire ce que c'est que la vie d'un gitan. La vie d'un gitan, c'est que quand on dit qu'on est gitant aux gens, aux sédentaires, les mâchoires, elles se décrochent souvent. Rien que le fait de dire qu'on est gitant déjà, les préjugés qu'il y a sur les gitans, la méconnaissance qu'il y a des des des gitans, déjà les mâchoires se décrochent quand on leur dit qu'on est gitant parce que c'est tout de suite connoté à au vol, violence, escroquerie.

H c'est ça dans l'inconscient des gens, c'est ça le gitan. Attention, le gitan, c'est un voleur, il va venir chez vous, il va vous voler. Et enfin, je veux dire moi, voilà, je vous ressentez les les préjugés, la discrimination Philippe en tant que gant.

Quand on est gitan, on peut pas ouvrir de compte en banque. Si on va à la banque, on dit je suis gitant, je voudrais ouvrir un compte en banque, on y a pas droit. Quand on est gitan, l'assurance auto, c'est une galère pour l'avoir.

Je parle même pas d'un crédit bancaire. Quand on est gitan, c'est très compliqué pour scolariser les enfants à l'école. Souvent ils sont les au fond de la classe.

C'était comme ça pendant des générations. Quand on est gitant, il y a encore sous François Hollande, c'est pas très vieux, c'est sous François Hollande, on avait encore un carnet de circulation qu'il fallait aller faire signer tous les 3 mois dans les dans les commissariats ou dans les dans ou dans les gendarmeries. C'était c'était un contrôle.

On était passé au fichier hein clairement en fait. On était passé au fichier tous les 3 mois. Alors moi ça me fait rigoler quand j'entends parler de racisme et de ségrégation en France.

Les gitans, on peut tout dire sur les gitans. D'ailleurs, quand il y a un truc, on dit tout de suite communauté des gens du voyage. On dit pas euh communauté maghrébine, on dit pas communauté africaine.

Quand c'est git, on le dit tout de suite. Alors justement Philippe, c'est très intéressant. C'est très intéressant et on voulait justement vous faire réagir au propos de Gabriel Atal qui, vous le savez s'est régulièrement exprimé sur cette question.

On voulait vous vous que vous l'écoutiez et que ensuite vous réagissiez à ses propos. On l'écoute tout de suite. Gabriel Atal, il y a une inversion totale de tout concept de règles et de valeurs avec des gens qui expliquent que parce qu'il y a pas d'air de grand passage sur le territoire de la commune, ils ont le droit de venir occuper de manière illégale un terrain qui est un terrain privé.

Moi, je respecte tous les modes de vie, mais tous les modes de vie doivent doivent respecter la République. La République, elle a des lois et des règles. Et vous avez notamment une loi Baisson qui dit que vous devez avoir des aires d'accueil permanentes et des aires de grand passage dans tous les départements.

Est-ce que vous entendez ça, Philippe ? C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de discriminer les gens du voyage, bien au contraire, mais simplement de dire qu'il y a parfois des lois qui ne sont pas respectées et notamment ces ces occupations illégales qui provoquent malgré tout dans certaines copes des des vrais des vraies difficultés. La première loi qui n'est pas respectée, c'est la loi Baisson.

On a elle-même. Chaque commune depuis 5000 habitants, et moi j'ai 50 ans, j'ai entend parler de ça depuis que je suis gamin. La loi Besson.

La loi Baisson stipule que chaque commune de plus de 50 de 5000 habitants doit avoir un air de grand passage. Les gens du voyage ou ce qu'on appelle plus communément un terrain désigné, c'est-à-dire c'est ces petits ces petits camp de gitan ce que ça aussi cette connotation du camp du gitan. Vous savez le camp quand ça c'est chez nous savez chez les gitans au même titre que les juifs on a beaucoup souffert durant la seconde guerre mondiale.

La France ne s'est toujours pas excusée et il y a pas eu réparation pour les gitans. La choa des gitan on en parle pas on en parle très rarement elle a eu lieu. Il y a pas eu réparation. les gitants, ça fait des des décennies qu'on les met en marge de la société et on leur dit maintenant on est en 2026, il faut prendre le train, hein, il est déjà passé depuis 30 ans mais il faut le prendre, il faut se mettre à la page.

Non, il y a une façon de faire avec les gitans. Si on veut vraiment avoir quelque chose en contrepartie, il faut déjà respecter le mode de vie gitant. Le mode de vie gitant, c'est un mode de vie itinérant.

En France aujourd'hui, on est en train de nous dire que par exemple avec la loengen, n'importe quel européen, il peut il peut se déplacer sur le territoire européen sans avoir de compte à rendre à personne. Nous, en tant que gitant français, on doit avoir des comptes à rendre à l'État en permanence de plus en plus. On entend ce que vous ce que vous nous dites, Philippe, merci pour votre cris du cœur.

C'est très intéressant et vous savez quoi ? Il y a d'autres auditeurs qui aimeraient peut-être confronter leurs idées avec les vôtres. Alain, bonjour.

Oui, bonjour. Bonjour. Alors, vous nous appelez de la Rochelle.

Est-ce que vous vouliez peut-être réagir au propos de de Philippe, lui donner votre point de vue ? Alors, il y a tellement de choses à dire. Alors, effectivement, il a raison sur un certain nombre de choses, mais moi je suis dans une petite ville, un petit village qui touche la Rochelle de 2500 habitants.

Donc, on n'est pas soumis à la fameuse loi. Et pour autant, tous les ans, on voit des boulets entre 80 et 100 caravanes qui s'installent illégalement. Alors là, vous voyez, on est en restriction d'eau.

Ben, vous y allez là maintenant tout de suite. Ils sont debout sur les toits des caravanes avec les carchères en train de laver. Ils ont créé une piscine, ils lavent leurs bagnoles sur avec de l'eau évidemment qu'ils prennent sur un poteau d'incendie.

Donc c'est de l'eau volée. Ils prennent l'électricité. Moi ça serait bien s'ils disaient en partant ben voilà on estime, on a mis un compteur, on a consommé tant de mètres cubes d'eau, voilà un chèque, on a consommé tant de kilow qu'on a piqué sur sans demander.

Mais on a Mais alors vous comprenez bien que c'est pas parce que certains se comportent mal que tous se comportent mal. Ils font toujours ça. J'habitais dans un village avant où ils se sont installés sur le stade qu'ils ont saccagé et sont repartis avec la robinetterie.

Il y a eu deux cambriolage dans mon village chez des gens qui avaient une caméra dans leur jardin. Donc c'était facile d'identifier qui volait. Alors je dis pas que c'est tous des voleurs.

Évidemment des voleurs. Heureusement que il y a pas que qui volent parce qu'il y aurait très peu de vols. Il y a beaucoup de vols en France donc il y en a d'autres qui le font.

Ça pourrait même être moi. Pourquoi pas ? Et ce que je veux dire c'est que il s'installent sans vergogne.

Voyez là moi à 600 m de chez moi. Le matin ils vont lider le des pots de pot de déjection le long des murs des maisons. Puisqu'ils sont en ras des maisons.

Les gens ben ils sont obligés de subir. Je peux même vous dire que dans la commune de Saint-Orgaatien, ils ont même tiré des pigeons dans le quartier. Il faut demander à la mairie, appelez la mairie, vous verrez, vous le confirmer.

On comprend, on comprend votre votre coup de gueule à on comprend les les arguments que vous nous avancez, l'expérience que vous avez. On comprend aussi euh euh bien sûr ce que vous nous racontez. Euh Fred, vous êtes au téléphone.

Bonjour Fred, vous venez de nous appeler au 0826 300. Vous aussi vous vouliez réagir et puis ensuite peut-être on demandera à Philippe de qui lui-même nous a appelé parce qu'il fait partie de cette communauté des gens du voyage. Il aura sans doute aussi un point de vue pour réagir à tout ce qui vient d'être dit.

Mais Fred, dites-nous pourquoi est-ce que vous vouliez réagir à ce une question et machin, comment est-on gens du voyage qui au niveau de alors qu'est-ce que c'est ces gens-là ? Ce sont c'est c'est c'est une c'est une communauté qui est reconnue. Comment comment peut-on ça pour devenir Moi, je voudrais être gens du voyage, comment je fais ?

Je je sais pas. Bah écoutez, on peut poser peut-être la question à Philippe. Philippe, dites-nous comment est-ce qu'on fait partie de cette communauté des gens du voyage ?

Et par la naissance en fait les gens du voyage c'est un c'est c'est à la base c'est des gens qui sont originaires des Indes. Il y a eu une exode massive il y a il y a a y a il y a plusieurs centaines d'années. C'est des gens qui sont venus des Indes.

C'est pour ça que vous avez des gens du voyage qui sont typés physiquement plutôt hindou ou alors pakistanais. des gens assez matths de peau à la peau mat et aux cheveux noirs. Mais c'est des c'est c'est des gens itinérants depuis qui depuis qu'ils ont été pousser sur les routes et on devient pas gens du voyage.

On est gens du voyage. C'est parce que moi je suis fils de gitan et et mes parents étaient fils de gitan et ainsi de suite. En fait c'est comme ça.

Je vous demande pas comment on fait pour être français de souche. C'est une transmission en fait tout simplement. Juste pour juste pour info, juste pour info, les les attroupements de caravanes que vous voyez passer l'été dans vos communes, c'est des attroupements évangélistes.

Il y a souvent un chapitau de monté et tous les soirs, il y a des messes à la gloire de Dieu qui sont faites. Vous savez le Dieu des chrétiens, le dieu le Dieu des chrétiens en France, vous savez celui qui sait que la France était la fille née de l'uni de l'église et et celle qui sait qu'il y a des Alors, Philippe, on a entendu, on a entendu votre point de vue peut-être Fred, vous vous voudriez répondre. vous écout simplement savoir comment les autorités ici officielles parce que ces gens-là bénéficient quand même d'un statut je pense les les les les passation sociale comment les touchent-ils que qui qu'il reçoit à à quel endroit parce que les maires se disent on on pourrait ils commettent des dégâts, on pourrait peut-être une pression là-dessus récupérer une partie de l'argent parce que ils ont des véhicules et croyez-moi vous regardez c'est pas des Peugeot ou des Renault hein qui qui tirent les on sait on sait pas d'où vient d'où vient toute cette main euh il bénéf béficier de de tout ce que ce que nous on a ici en tant que sédentaire parce qu'il faut bien des sédentaires et je je si vous voulez je il y a déjà des cadeaux qui ont été faits qui sont qui sont quand même faramineux de part de notre société hein parce que euh c'est quand même le statut social qu'on qu'on leur donne.

Euh je sais pas qui leur donnerait hein. Donc voilà les et puis alors comment comment fait-on au niveau alors au niveau des naissances qui qui reconnaît au niveau alors au niveau des préfèurs, je sais pas si vous voulez y a il y a un grand un grand vivi là-dessus. Bon voilà d'être tout simplement très pratique au niveau mais bon comment on est état civil gens du voyage ?

Bon, moi je veux bien euh bah on peut peut-être poser la question à Philippe. Alors Philippe, répondez-nous. Dingue.

Mais en fait, mais en fait c'est dingue en fait là c'est clairement là c'est voyez c'est c'est vraiment le c'est un monsieur d'un certain âge clairement ce monsieurlà il sait pas qui sont les s'il vous plaît on se respecte on pose des question on se répond on se respecte on se respecte on nattaque pas ni l'âge ni l'origine et cetera il pose une question est en train de faire je je crois qu' je je crois que c'est une question presque naïve fait pour être gens du voyage. On est français monsieur. On est français en fait, on bénéficie des mêmes droits que les français, des mêmes devoirs que les Français, vous savez.

Et puis les prestations sociales, monsieur une famille de gens du voyage qui a 3 ans en France, bah il touche les allocations familiales comme tout comme tout français en fait. Puis il travaille, vous savez, puis il déclare ce qu'il gagne aussi monsieur. Puis et puis en fait son seul statut, monsieur qu'il a, c'est que l'essé il prend une caravane et puis il va voyager, c'est tout pendant 2 mois.

Et c'est et en fait et en fait les les les les attroupements de caravane que vous voyez là en amont en amont parce que c'est c'est des lumières le mouvement religieux c'est ce qu'on appelle des missions évangéliques. Ils se dispatchent dans toute la France tous les étés et ils envoient au préalable des mois auparavant à chaque préfet de des régions où ils vont aller et à chaque commune des dates où ils vont arriver. Mais souvent, c'est mis de côté par les maires qui oublient de vous le dire ça.

Les maires reçoivent les courriers des gens du voyage. Ils reçoivent et chaque commune de plus que 5000 habitants depuis 40 ans, elle reçoit des subventions tous les ans pour construire les terrains des gens du voyage. Et ça n'a pas été fait.

Et quand c'est fait, les terrains sont placés à côté de la déchetterie ou de la rocade et c'est payant et et bien payant comme il faut. Ne croyez pas que la vie du gitan c'est une vie de rêve. Loin de là.

Croyez pas. C'est une phrase très forte. C'est une phrase très forte que vous venez de prononcer.

Philippe ne croyez pas que la vie d'un getant c'est une vie de rêve. Fred, qu'est-ce que vous répondez à ça ? Oui, ben écoutez, bon, je j'ai pas réponse à ma question, c'est pas grave.

Mais le voilà, bon tout simplement, on est là. Je pense que quand il y a des dégradations, euh les maires pourraient quand même bon avoir le droit. Bon, je sais pas ces gens sont immatriculés.

Donc il y a bien il y a bien une préfecture qui gère le ou le celle central qui gère la la lesmatriculation des véhicules. On a les propriétaires et puis on pourrait leur dire bah écoutez vous avez vu tout est c'est sale, c'est pas sale, il y a de l'eau, toute la consommation d'eau, d'électricité quand c'est ici vous avez quelqu'un qui qui prend un peu d'eau, vous allez voir comment ça se passe. Bon euh je pense que les choses pourraient être plus simples de ce côté-là.

Voilà. et puis qui est des responsables. Il y a des il y a des moyens il y a des moyens de pression financiers, je dirais toujours hein, parce que bon euh il y a quand même les allocations et tout ça.

Bon, tout ça, ça tombe le on pourrait faire quelque chose de manière à éviter ce ces dégradations et puis quand il y a dégradation, c'est pas tout le temps bien sûr, c'est pas tous hein, c'est pas ça. Mais au moins bon ben il y a il y a des matéaculations quand vous voyez les voitures qui là-dedans comme je vous dis, il y a pas beaucoup de Renault ni de Peugeot. Bon, faut bien qu'elles a été acheté quelque part et avec des sommes assez rondes et puis voilà, ben on fait une ponction là-dessus et puis on résout le problème et la prochaine fois tout le monde se tient à carreau.

Puis voilà. Ben écoutez, on a entendu vos deux points de vue, c'était particulièrement intéressant. Merci Fred, merci Philippe, merci de nous avoir appelé au standard 0826 300.

C'était la France au bout du fil et dans un instant un tout autre sujet, notre grand entretien du midi. Nous évoquerons une figure qui continue de traverser les générations et de nourrir le débat politique à savoir Charles de Gaulle. Et oui, quelle est la place du général dans la France d'aujourd'hui ?

Son héritage est-il toujours d'actualité ? Nous en parlerons avec l'historien Arnaud Tessier. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, parlons vrai. Cet été, partez en vacances avec Sud Radio. Sur la route, à la plage ou à la montagne.

Retrouvez toute l'actualité et vos émissions préférées. Les débats de l'été, Noémi Aliwa. Et notre grand entretien de ce midi porte sur une figure qui continue de traverser les générations Charles de Gaulle.

Plus de 50 ans après sa disparition, le général reste l'homme préféré des Français, l'homme politique préféré des Français. Un récent sondage ifob réalisé par la tribune dimanche montre que Charles de Gaul demeure de très loin la personnalité historique qui inspire le plus de confiance et le plus de respect aux Français. Et ce n'est pas un hasard.

En quelques semaines, les deux films consacrés à Charles de Gaulle ont franchi la barre des 4 millions d'entrées au cinéma. Un succès spectaculaire qui a relancé le débat sur son héritage et sur ce qu'il représente encore pour les Français d'aujourd'hui. Alors, pourquoi fascine-t-il encore autant ?

Est-il le chef de guerre, l'homme du 18 juin, le fondateur de la 5e République ou tout simplement l'image d'un dirigeant qui incarnait l'autorité, la souveraineté, une certaine idée de la France à une époque où beaucoup de Français disent ne plus retrouver leur repères. Pourquoi Charles de Gaulle parle-t-il autant aux jeunes qu'à ceux qui l'ont connu ? Que dit cette fascination de la France d'aujourd'hui ?

Pour répondre à toute cette question, à toutes ces questions, nous avons le plaisir et l'honneur d'accueillir l'historien Arnaud Tessier. historien, essayiste, auteur de Charles de Gaulle. L'angoisse et la grandeur publiée aux éditions Tempus est sorti en poche au début du mois de juin.

Bonjour monsieur Tessier. Bonjour. Bonjour.

Plus de 50 ans après sa disparition, Charles de Gaul reste la personnalité politique préférée des Français. Comment expliquez-vous cette fascination qui ne faiblit pas, y compris chez des générations qui ne l'ont pourtant jamais connu ? Alors, je pense d'abord que s'il est vrai que c'est un personnage historique euh qui appartient donc au passé de la France et un passé assez largement glorieux, c'est quand même quelqu'un qui reste assez proche de nous dans le temps, même si pour les jeunes évidemment plus de 50 ans c'est très loin, mais nous vivons quand même dans des institutions qui même si elles sont un peu abîmées sont quand même les institutions que de Gaulle nous a donné.

Donc nous vivons dans un univers institutionnel qui a été voulu par de Gaulle, même s'il ne marche pas évidemment de la même manière. Et nous vivons dans un monde qui par certains côtés n'a pas finalement tellement changé, même s'il y a la mondialisation, nouvelles technologie qui n'a pas tellement changé par rapport au monde de Gaulle parce que c'est un monde dangereux avec des phénomènes de puissance avec la menace de la guerre tout cela. Le monde de Gaulle n'est pas si éloigné d'une autre.

Donc ça c'est le premier point. Et puis 2è point, c'est que le G pour dans la conscience collective, c'est d'abord l'homme qui a su dire non, qui a pris des risques personnels et qui a pris la parole, qui a pris en charge la légitimité française. Et puis c'est un homme qui s'avait décidé et qui n'avait pas peur de se mesurer au grand.

Voilà. Donc je crois que il y a une nostalgie qui est assez compréhensible. Et justement, est-ce que vous pensez que les Français admirent plus l'homme du 18 juin, l'homme qui a dit non, le fondateur de la 5e République ou il recherche simplement une figure d'autorité qui pourrait peut-être leur manquer aujourd'hui ?

Alors, un peu les deux. Je pense que c'est quand même d'abord l'homme du 18 juin parce que et d'ailleurs le film très réussi qui est sorti sur les écrans avec une très belle interprétation de Simon Abcarian montre bien l'homme du refus. l'homme qui se bat, l'homme qui refuse la défaite, l'homme qui n'a pas peur de défier le destin.

Et ça, je crois que c'est vraiment l'homme du 18 juin qui compte d'abord. Mais il y a aussi quand même le l'homme de gouvernement euh parce que malgré tout, même pour les plus jeunes, il y a des images, celles des documentaires, celle qu'on voit sur internet. C'estàd un homme qui était capable de parler au monde, de parler au monde sans que ça paraisse de la pure rhtorique.

J'insiste beaucoup là-dessus. Les hommes politiques aujourd'hui, ça se parlait. même quelque fois un peu trop euh mais il ils ils ne savent pas s'imposer aussi aisément que le faisait de Gaulle et qui par ailleurs avait un discours politique, je voudrais bien insister là-dessus, qui était simple et accessible.

Il parlait de grandes choses, il parlait de choses très sérieuses, il méprisait pas euh son public, mais il était capable de dire des choses simples, avec vigueur et en peu de mots. Aujourd'hui, on a l'impression que les hommes politiques parlent beaucoup pour dire moins. Il y a une formule que j'aime beaucoup qui a utilisé un grand journaliste au sujet de Gaulle.

Il ne parle pas à la foule mais à un peuple. C'est quelqu'un qui ne s'adresse pas des des tranches sociologiques de la population, mais qui a le sentiment de parler à un peuple qui a une histoire, qui a un présent, qui a un avenir. Il ne parle pas à la foule mais à un peuple.

C'est une jolie phrase pour résumer justement la façon dont dont dont de Gaulle s'adressait au peuple français. justement le peuple français, les jeunes, vous vous veniez d'en d'en parler à l'instant, il y a un sondage qui montre que de Gaulle séduit justement aussi les plus jeunes. Comment expliquez-vous qu'un homme du 20e siècle parle encore à une génération qui a grandi avec les réseaux sociaux, la mondialisation et les crises successives ?

Vous savez, lorsque De Gaul était un très bon professeur, il faut le savoir, il a enseigné et il a enseigné à l'école de guerre dans les années 20 quand il avait 35 40 ans. Et il y a une très belle conférence dont on a le texte qu'il avait donné aux élèves de Saint-Cir où il leur disait "Vous savez, en gros, il le disait mieux que je ne vais le faire de mémoire, il disait, il disait "Vous savez, on vous expliquera qu'il y a un sens de l'histoire, qu'il y a des choses contre les que l'on ne peut rien, qu'il faut quelquefois accepter le destin. Détrompez-vous, gardez la tête haute.

Il n'y a pas de sens de l'histoire. Il suffit quelquefois de quelques hommes et quelques femmes pour le destin d'un pays et pour affronter les difficultés. De Gaul, c'est l'homme qui ne se résigne pas et je trouve que c'est un message qui est très beau pour la jeunesse et je suis très très heureux que la jeunesse le comprenne.

Et encore une fois, c'est quelque fois des valeurs simples et fortes qui permettent de parler à la jeunesse au lieu de la flatter. De quoi n'est pas quelqu'un qui flattait la jeunesse, c'était quelqu'un qui savait lui parler, qui était un pédagogue. Oui.

Alors, cette façon justement de de s'exprimer facilement, droitement, si vous voulez, c'est peut-être quelque chose qui fait qu'aujourd'hui c'est un personnage qui manque. On en on entend souvent dire il nous faudrait un nouveau de Gaulle. Est-ce que l'on selon vous c'est une formule nostalgique ou est-ce que au fond euh il pourrait y avoir demain des circonstances qui peut-être pourraient faire émerger ? euh le le général qu'on attend aujourd'hui ou c'est tout simplement impossible à reproduire selon vous selon vous ?

Alors, je crois qu'il ne faut pas vivre en attendant à nouveau de Gaulle, d'abord parce qu'on risque d'attendre longtemps et ensuite parce que ce n'est pas ce qui souhaitait. Vous savez ce qui m'a toujours frappé, on dit toujours une bêtise sur la 5e République. On dit toujours c'est des institutions qui ont été taillées sur mesure par un homme hors norme et donc c'est normal qu'on narrive pas à gouverner aussi bien que lui.

De Gaul avait fait des institutions qu'il voulait fortes avec un gouvernement fort, un exécutif fort, des outils puissants parce que justement il savait que ceux qui viendraient après lui n'auraient pas forcément la même stature historique ou la même stature tout court. Donc je crois qu'il ne faut pas attendre à nouveau de Gaulle, mais qu'il faut essayer de s'inspirer de de Gaulle. On n'est pas obligé d'être un personnage comme de Gaulle, mais on peut s'inspirer de ces leçons.

Et les leçons de de Gaulle, c'est de dire il faut jamais se résigner, il faut jamais baisser les bras, il faut savoir être ferme, constant dans ses projets, dans ses dessins et puis surtout il faut savoir trancher. Le gouvernement, c'est l'art de trancher. Quelquefois, c'est difficile, quelquefois ça oblige à écraser de nombreux petits intérêts privés ou quelquefois des intérêts privés très organisés.

Le grand message de De Gaulle, c'est qu'il faut toujours faire prévaloir l'intérêt public sur les intérêts particuliers. C'est pas facile. Il y avait un un un grand intellectuel sous la troisème qui disait régner doux, gouverner est difficile.

C'est ça le message de De Gaulle. On n'est pas là pour régner mais pour gouverner. Et ça même des hommes moyens peuvent peuvent s'en inspirer et puis il puis une ressource de volonté.

Ah bah la ressource de volonté en tout cas de se prendre pour de Gaul. Vous avez vu le nombre de personnalités politiques aujourd'hui qui s'inscrivent ou en tout cas qui annoncent s'inscrire dans l'affiliation du général de Gaulle. C'est presque une mode.

Est-ce qu'il y en a à votre sens ? Est-ce que il y a une personnalité politique qui vous paraît peut-être un peu plus incarnée ? Cette ce ce refus du déclin du général de Gaulle, est-ce qu'il existe encore des deux Gaules d'aujourd'hui qui ne sont pas complètement de Gaulle mais qui peut-être portent certaines de ses valeurs ? la défense de la souveraineté française, le refus du déclin, du désespoir, une façon aussi de dire les choses avec une une forme d'honnêteté.

Alors, il y a il y a des personnalités politiques plus ou moins crédibles. Effectivement, tout le monde invoque un peu de Gaulle et il y a des personnalités politique plus ou moins crédible. Je vais pas faire de de de décerner de diplôme.

Ça serait un peu compliqué pour moi. Ce que je peux dire, c'est que euh il y a une tendance quand même qui est un peu un peu regrettable qui est de prendre de Gaulle à la découpe. C'est-à-dire chacun prend ce qui lui convient chez de Gaulle.

Alors que chez de Gaulle, c'est un tout là la vision de la France et de la politique chez de Gaulle, c'est un tout. Et en particulier, il y a un point quand même qui me paraît qui me permet à mon avis de dire que certains sont plus ou moins fondés alors ça réclamé De Gaulle. Il y a quelque chose qui est très important chez De Gaulle, c'est d'abord le rôle de l'État.

C'est que Togo euh était pour l'économie évidemment libérale. C'est quelqu'un qui qui qui a adhéré aux valeurs de l'Occident, même si considérait que le système capitaliste avait une sorte de disait-il d'infirmité morale qui qui se retournerait contre lui un jour. Donc c'est quelqu'un qui qui est pour l'économie libre mais c'est quelqu'un qui attribu une grande importance à l'État.

Donc je pense qu'on peut difficilement se réclamer de de Gaulle si on n' pas un discours un peu construit sur le rôle de l'État dans notre pays qui pour de Gaulle était essentiel. Et puis c'était un homme pour qui la politique sociale était importante. Bien sûr, De Gaulle n'était certainement pas porté vers un état social obèse, mais il y avait une dimension sociale dans l'État qui était nécessaire parce que pour lui, la société française devait être une société qui n'était pas en guerre avec elle-même.

C'est il devait y avoir un désir de cohésion sociale qui devait s'affirmer à travers le rôle pondérateur de l'État. Donc voilà, ce sont des traits si si vous voulez qui à mon avis on ne peut pas les faire passer par-dessus bord et puis prendre le reste ce qui convient chez De Gaulle. De Gaulle c'est un tout, c'est l'idée d'une société qui doit être forte à l'intérieur si elle veut si le pays veut être fort à l'extérieur.

Ça c'est l'idée clé, c'est qu'avant que d'avoir de grandes ambitions extérieures et de proclamer des grandes phrases, il faut d'abord faire en sorte que le pays intérieurement soit fort et en paix avec lui-même. Je trouve que c'est une leçon politique pour aujourd'hui qui n'est pas négligeable. Alors Arnaud Tessier, vous êtes vous êtes essélis, vous êtes surtout écrivain spécialiste de Charles de Gaulle, vous n'êtes pas madame Irma mais malgré tout dans quelques instants, je vous poserai la question de savoir peut-être si vous avez une idée du regard que porterait le général de Gaulle sur la vie politique d'aujourd'hui.

Vous répondrez à cette question difficile. N'hésitez pas d'ailleurs si vous avez des questions au standard, rappelez-nous 0826 300 0826 300. À tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h les débats de l'été Noémi Aliwa et nous sommes de retour sur Sud Radio toujours en compagnie d'Arnaud Tessier historien essayiste, auteur de Charles de Gau.

L'angoisse et la grandeur pluée publiée aux éditions Tempus. Et on revenait avec vous monsieur Tessier sur l'actualité de Charles de Gaulle ou en tout cas s'il était est-ce qu'il était possible au fond de de voir dans notre vie politique et bien un le regard de Charles de Gaulle. Quel regard Charles de Gaulle porterait sur la société d'aujourd'hui, sur notre vie politique, sur l'état de l'autorité de l'État, sur la sur la place de la France dans le monde ?

Alors, je vais pas faire parler les morts, mais je pense qu'il ne serait pas surpris parce que je je connais assez bien la vie de Charles de Gaulle et De Gaulle a traversé l'histoire de France au 20e siècle et donc traversé une histoire très difficile avec des crises, des moments de faiblesse collective énorme. Il a connu les défaites militaires. Donc la première chose c'est qu'il ne serait pas surpris parce que Deg savait, il l'a souvent dit et c'est pour ça d'ailleurs qu'il a fait la 5e République que les institution d'une démocratie sont fragiles parce que elles sont manipulées, elles sont maniées par des êtres humains et que les êtres humains sont exposés à la faiblesse, à l'incertitude, au doute.

Donc il savait que le pays traverserait à nouveau des difficultés, mais il a essayé quand même de laisser au pays les institutions les plus adaptées à ce genre de situation. Donc il serait pas surpris à mon avis et je pense que surtout il ne serait pas désespéré parce que il ne s'est jamais laissé aller au désespoir et il avait des moments de doute, d'angoisse, il avait de grandes angoisses mais il n'était pas dépressif comme a pu l'être Churchill à certains moments de son existence. C'est-à-dire c'est quelqu'un qui ne lâchait jamais prise de Gaulle.

C'est quelqu'un qui ne l'a jamais lâché jamais prise. Donc je dirais qu'aujourd'hui il serait peut-être un peu accablé par un certain nombre de choses, pas vraiment surpris à mon avis mais il ne lâcherait pas prise et je crois que il dirait ce message son message serait de ne pas lâcher prise. Je crois que c'est ça qui est important.

Il avait aussi une conviction une une conviction totalement inaltérable dans l'idée de la grandeur de la France. Il était très attaché à l'idée que la France s'exprime dans le monde, qu'elle ait une voix singulière, qu'elle continue d'avoir cette place si particulière justement qui n'est pas rattachée, qui n'est pas vasale ni des États-Unis, ni de la Russie, ni de l'URSS, qu'elle continue d'avoir sa sa propre voie. Est-ce que vous pensez que cette cette opinion là, cette idée-là, ce récit là national pourrait encore perdurer aujourd'hui ?

Alors la grandeur pour de Gaulle, je crois que il est important de le comprendre. Ce n'est pas une exaltation un peu rétorique. Pour lui, la grandeur c'est un peu le synonyme de l'ambition.

C'estàd qu'il pense que c'est le rôle des politiques, c'est le rôle de ce des élites. Les élites qui dirigent ou qui oui qui dirigent un pays, c'est le cas le rôle des élites dirigeantes de de porter une ambition pour le pays tout entier. Donc la grandeur c'est ça.

Donc c'est quelque chose de fragile et qui n'est pas acquis. Mais il faut une ambition. Et à partir du moment où on a cette ambition, il pensait que oui, les Français étaient capables de grandes choses.

Simplement, il faut que cette ambition soit portée au plan politique, porté aussi au plan intellectuel. Euh c'est vrai qu'on a un regard un peu sévère sur la politique française, mais on a quand même quelques grandes figures intellectuelles ou morales qui n'ont qui n'ont pas disparu. Donc c'était ça qui comptait pour lui.

C'était qu'il y a toujours cette ambition. Alors, il peut y avoir des périodes creuses, il peut y avoir des périodes difficiles qui peuvent durer plus ou moins longtemps, mais encore une fois, il ne faut pas lâcher prise. Et la grandeur, c'est ça.

La grandeur, encore une fois, ce n'est pas dire on est les meilleurs, on porte des valeurs universelles. C'est un peu la tendance quelquefois des dirigeants français de donner des leçons à la terre entière. Ça c'est un petit peu un travers que nous avons.

De Gaul ne donnait pas de leçon. Il disait simplement il faut être à la hauteur de notre propre histoire. Il faut que le peuple français soit à la hauteur de lui-même et il faut que ceux qui le dirigent soient à la hauteur de leur fonction.

Donc voilà, je crois que c'est une idée d'ambition. C'est l'idée d'avoir une grande ambition, pas au sens évidemment matériel du terme, mais une grande ambition politique et morale. Et tout dépendra de cela de savoir si la France est portée, si elle est dirigée par des gens qui peuvent lui donner une grande ambition. la grande ambitionienne, la grande ambition gauliste.

En tout cas, c'est un sujet qui passionne les Français encore euh des années, 50 ans après sa disparition, les Français sont encore fascinés euh par la figure du général de Gaulle. Et pour vous dire, il y a très de nombreux auditeurs qui nous appellent pour réagir à vos propos, pour réagir à ce sujet débat. Et parmi eux, César.

Bonjour César. Bonjour à toute l'équipe de Sud Radio. Bonjour César.

Vous nous appelez de Bayern, vous vouliez réagir peut-être à ce que je viens de nous dire Arnaud. Peut-être vous avez une question pour lui. Euh oui.

Alors, j'aimerais j'aimerais réagir et j'aimerais que Arnaud Tessier me dise ce qu'il en pense. Alors, on vous écoute. On vous écoute.

César. Alors, si j'ai appelé, c'est parce que j'ai j'ai une remarque que je fais murir depuis des mois. J'observe que depuis des années dans de nombreux médias de masse en France, on fait passer tous les gaulistes de France, tous les gens qui se revendiquent du gaolisme pour des gens d'extrême droite et des fascistes.

Et donc, j'aimerais avoir son avis. Euh j'observe en fait que à travers des idées euh souvent d'un d'une forme, c'est c'est intéressant ce sujet, d'une forme d'antiracisme corrompu parce que l'antiracisme c'est magnifique mais beaucoup de gens utilisent des des phrases d'antiracisme corrompu pour mélanger les gens les uns contre les autres et au final se retrouve avec des des propos antigolistes. Et je voudrais avoir son avis là-dessus sur Charles de Gaul, il s'est battu contre le fascisme.

Aujourd'hui, il y a des gens qui se revendiquent du gaolisme. Ils sont tous traités d'extrême droite. Je fais en l'occurrence, je vais être plus précis, je fais référence au à Marine Le Pen et au Rassemblement national.

Je voudrais avoir son avis sur le sujet. Ils font que ces gens-là se font que se se revendiquer du gaolisme. Nigel Farage en Angleterre, c'est pareil.

Il se fait traiter de fasciste alors que lui-même est un grand souverainiste. Enfin, il sa c'est pas il y a pas que en France que c'est le même système en fait, mais tout est fait pour traiter les les gaulistes dans chaque pays de fascistes. Trump pareil est traité de fascistes et cetera.

Donc voilà, j'aimerais avoir son avis à la fois au niveau national, au niveau un peu plus loin, mais j'observe cette tendance générale de traiter les gaulistes ou les grands souverainistes de France de fasciste. Alors, on a entendu votre question. Merci beaucoup César pour votre question qui c'est vrai se se pose.

Je pense que beaucoup d'auditeurs se se posent ce genre de question, c'est-à-dire est-ce qu'il n'y a pas une forme de disons-le de de fascisation de la pensée du général de Gaulle aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous en pensez, Arnaud Tessier ? Bah, c'est-à-dire que c'est une tendance un peu naturelle même de son vivant.

Il faut pas oublier que Roosevelt le soupçonné était un dictateur en puissance. Il faut pas oublier que dans les années 60, la gauche française jusque jusqu'au départ de De Gaulle du pouvoir en 69 où il était difficile puisqu'il est parti volontairement alors que personne ne lui obligeait parce qu'il avait perdu son référendum que personne ne l'obligeait à organiser. Là quand même ça devenait difficile de le présenter comme un dictateur.

Mais il faut pas oublier que de Gaulle a été à la fois pendant la guerre et ensuite pendant toute la partie de la 5e République où il est gouverné a été considéré par une partie du milieu politique et puis par certains dirigeants étrangers. comme un dictateur en puissance, comme un esprit autoritaire, antilibéral et cetera. Donc euh c'est pas tout à fait nouveau l'idée.

En France, une partie des élites et du milieu dirigeant n'aime pas l'autorité en fait. Il considère que l'autorité est en contradiction avec la liberté et que les ceux qui gouvernent avec une certaine poigne sont des cryptofascistes. Non. de Gaulle a respecté, il l'a dit lui-même, il avait rétabli les libertés en France, il a respecté les libertés et surtout il avait le respect du peuple.

C'est un homme quand même, je le répète, qui organise en 69 un référendum sur des sujets qui lui paraissaient importants, qui n'ont pas été très bien compris à l'époque. Il n'était pas obligé d'organiser ce référendum, mais il l'a fait et il n'était pas obligé de démissionner parce qu'il l'a perdu d'autant qu'il l'a perdu de de très peu en réalité. Donc c'est quelqu'un qui respectait le peuple et qui encore une fois sa fallavait lui parler.

Il ne parlait pas des à des morceaux sociologique de la société, c'était pas des partis de la société qui s'adressaient. Donc c'est pour ça que de Gaulle en fait il y a toujours je pense en France une méfiance vis-à-vis du suffrage universel qui date du 19e siècle qui date de l'époque où le suffrage était restreint et c'est le mépris aussi dans lequel est tombé le référendum qui pour de Gaulle était un moyen de gouvernement essentiel et qu'il a imposé dès la libération 45 la la création de la 4e République le fait de se doter de nouvelles institutions de go elle a fait en sorte que ce soit adopté par référendum donc je pense que ce que monsieur sent à mon avis de manière assez juste, c'est que derrière cette défiance vis-à-vis de l'autorité, du pouvoir qui tranche et qui gouverne, il y a en fait une défiance envers le suffrage universel. Oui.

Et puis il n'y a une sorte de paradoxe dans cette idée de même de fascisation de la pensée, de l'œuvre, de la personnalité du général de Gaulle parce que lui-même s'est battu contre le fascisme toute sa vie. Il s'est battu en tout cas contre la collaboration. il a il a il a complètement ça a été ça a été l'homme qui a dit non mais qui a dit non à tout ce qu'incarnait justement la collaboration de de Pétin et c'est l'homme par définition qui a lutté contre contre cette contre ce fascisme là et puis en même temps c'était un homme qui qui refusait d'être classé politiquement.

Euh je il il ne n'y ait pas qu'il y une droite et une gauche. Il savait qu'il y avait une droite et une gauche dans la politique qui s'exprimait au parlement qui s'exprimait dans les médias que c'était normal. Mais il considère que le rôle du président de la République, c'était de dépasser ces cliv qui euh n'était ni de droite ni de gauche et qui gouvernait pour tous les Français.

Et je crois que ça pas perdre de vue ça pour l'élection présidentielle aussi. L'élection présidentielle ce n'est pas faire une campagne présidentielle, ce n'est pas faire une campagne législative avec un programme de gouvernement détaillé. C'est proposer une vision au pays et une vision qui soit susceptible d'entraîner le plus grand nombre de Français.

Euh donc c'est ça la logique du gaulisme qui est très rassembleuse, très c'est l'unité nationale qui compte pour de Gaulle. Euh alors évidemment il avait un style de gouvernement. Euh on parle toujours du du on dit toujours que nos institutions sont trop verticales.

Oui, il gouvernait de manière assez verticale mais c'était une verticalité où le pouvoir et l'autorité venait. Encore une fois, je n'ai jamais vu de dictateur quitter volontairement le pouvoir alors que personne ne l' obligé. C'est l'homme qui démissionne quand il a le sentiment qu'il n'a plus la confiance absolue du peuple.

Voilà. Si c'est ça être fasciste aujourd'hui, ben écoutez alors c'est à désespérer. C'està-dire que c'est l'homme qui défendait l'autorité mais qui ne versait jamais non plus dans dans l'autoritarisme.

Écoutez, merci beaucoup Arnaud Tessier d'avoir été avec nous sur Sud Radio. C'était un plaisir et un honneur de vous avoir reçu sur notre antenne. Merci de nous avoir éclairé sur cette fascination intacte des Français pour Charles de Gaulle.

à moins d'un an de l'élection présidentielle. Cette popularité n'est sans doute pas nousine. Elle dit peut-être quelque chose des attentes des Français envers leurs dirigeants.

Autorité, vision, indépendance, sens de l'État, autant de qualités qui reviendront forcément au cœur du débat dans les prochains mois. Je vous souhaite une excellente fin de journée. Il est bientôt 13h sur Sud Radio et dans un instant, vous retrouvez Jacques P6.

Jacques P6 bien sûr avec son invité Pierre Perz.