L'Europe est-elle toujours en retard d'une guerre ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mesdames messieurs bonjour très heureux de vous retrouver ici en direct donc de la Porte de Versailles à Paris dans le cadre du salon l'agriculture est-ce que l'Europe est toujours en retard d'une guerre c'est la question de notre débat et j'ai le plaisir d'accueillir dphine Guay bonjour bonjour Jean-Paul vous occupez notamment des relations publiques la communication chez Yara Alexandra Kirch bonjour bonjour Jean-Paul alors vous vous occupez de l'agroéconomie au sein d'un fan qui s'appelle agriculture stratégie voilà à ma gauche Alain Dufour bonjour oui bonjour sénateur du Gers merci d'être parmi nous c'est moi merci et à ma droite Jérémy de député européen qui a poussé un coup de gueule terrible par écrit peut-être un peu mitigé mais l'idée éit la suonte Vous adressez au vice-président de la commission et vous dites mais c'est la schizophrénie aujourd'hui comment on peut à la fois demander aux agriculteurs de produire plus propre comment on peut parler de souveraineté et à la fois dire il faut accélérer sur la signature des accords internationaux comme le Mercosur bien bonjour déjà bonjour à toutes et à tous merci de me donner la possibilité de du coup parler de ce courrier de ce coup de gueule adressé au vice-président de la Commission européenne France timerman qui réussit comme vous venez de le dire à la fois à demander au secteur d'agricole de se transformer en vitesse de faire plus ou plutôt moins sur les pesticides de s'améliorer en matière de bien-être animal de faire attention aussi à la biodiversité ce qui est déjà le cas il faut savoir messieurs dames que en Europe nous avons la chance d'avoir l'alimentation et l'agriculture qui repose sur des règles sanitaires sur des règles en matière de bien-être animal sur des règles en matière d'environnement les plus élevés au monde donc bien sûr qu'on peut demander encore plus aux agriculteurs qui ont déjà été capables de faire beaucoup mais par contre on peut pas les mettre en concurrence direct avec des pays avec des agricultures qui n'ont pas suivi la même évolution et qui ne sont pas du tout au même au même rang c'est à la fois de l'irrespect vis-à-vis des agriculteurs et c'est aussi un peu mentir au cons ateur à qui ont dit vous inquiétez pas nous on fait une agriculture propre par contre on laisse rentrer et on laisse arriver dans vos assiettes des produits qu'on ne respecte pas qui ne respecte pas nos normes Fran timerm a réussi à peu près dans la même journée à dire les paysans faites mieux et je m'autorise quand même à demander une accélération pour signer les accords Mercosur donc c'est totalement scandaleux oui mais c'est un fonctionnaire donc il fait ce qu'on lui dit de faire ce que peut-être le Parlement lui demande de faire ce que les gouvern ement lui demande de faire et on a besoin aujourd'hui de lithium par exemple donc on a besoin de signer des accords avec l'Amérique du Sud on ne peut pas échanger du lithium contre des kilos de viande ou des kilos de céréales on ne peut plus il y a un milliard de gens qui mangent pas à leur fin sur la planète ça échappe à personne quand même que la guerre en Ukraine a quelques répercussions et apporte quelques tension sur les questions alimentaires dans le monde donc on ne peut plus échanger des portes de voiture des avions de chasse contre de la viande ou des céréales donc vous l'avez dit Fran Timmerman c'est fonctionnaire mais il a quand même été validé par des politique donc il a un rôle politique et s réussit dans la même journée à dire tout est l'inverse de tout c'est qu'il a peut-être quelques ambitions politiques donc qu'il laisse ça de côté et qu'il essae de respecter un peu plus les agriculteurs qui font un travail magnifique regarder ce salon et respecter aussi et arrêter de faire croire au consommateurs des choses qui finalement s'avérerait pas vrai si on signe ces accords donc soyons un peu sérieux Alexandra qu'est-ce qui se passe la Commission prend des décisions comme ça un peu de façon autonome à la commission est en train de prendre un envol spectaculaire sur son impact au niveau de la législation européenne la commission son job à la base c'est de faciliter les négociations ça reste ça aujourd'hui elle si on prend l'exemple de la PAC elle s'est autoarrogé le pouvoir de valider ou pas des PSN ce qui était absolument pas dans ses attributions ah oui pardon les PSN les PSN c'est les plans stratégiques nationaux c'est les déclinaisons au niveau national de la PAC dans chaque État membre et donc la commission c'est elle qui décide si le PSN est validé ou pas et correspond ou pas aux objectif du Green Deal qu'elle a elle-même lancé donc on a vraiment une commission qui prend de plus en plus de place et au niveau des accords internationaux la Commission a vu ce qui s'est passé au niveau du Mercosur a vu le blocage de la France du Parlement du parlement national français et la position française qui a permis de ne pas ratifier cet accord qui serait désastreux pour l'agriculture et du coup elle en tire des leçons et désormais elle découpe les accords en mettant tout ce qui est intéressant c'est-à-dire les quotas les clauses miroir qu'est-ce qu'on accepte qu'est-ce qui rentre qu'est-ce qui sort ça relève de la compétence de l'UE et donc si ça relève de la compétence de l'UE ça veut dire que ça doit être ratifié au niveau du conseil à majorité qualifié et par le Parlement européen mais que les parlements nationaux n'ont absolument plus leur moy dire ils ne peuvent plus imposer leur vetau et donc au niveau du Parlement européen on a des députés comme Jérémy qui sont extrêmement conscients de tous ces enjeux extrêmement conscient de la nécessité de protéger notre agriculture mais on a aussi tout un tas de parlementaires qui sont absolument pas conscient de ça et qui trouve que c'est plus intéressant de pouvoir importer des matières premières comme du litium ou d'exporter des avions il faut arriver à les convaincre Jérémi il va falloir retourner le Parlement à vous tout seul non peut-être pas retourner le Parlement mais en tout cas travailler différemment de la Commission et c'est aussi notre responsabilité vous l'avez dit à la à la commission c'est l'administration donc ils pondent des textes des réglementations qu'il nous propose de travailler on a déjà cette chance là alors saisissons là et faisons en sorte comme ça vient d'être dit de convaincre un maximum de parlementaires de travailler en paquet qu'est-ce que ça veut dire travailler en paquet c'est que si on a des textes qui nous amène à réfléchir sur la réduction des pesticides et qui a un texte euh qui va arriver dans pas longtemps qui nous propose de travailler sur la législation sur les nouvelles techniques génomiques et bien il faut qu'on travaille les deux textes en même temps parce que oui c'est important de réduire les pesticides mais ça se fera pas sans alternative donc oui il faut avancer sur les nouvelles techniques génomiques et donc du coup c'est ce que nous souhaitons faire au Parlement européen dans le groupe renew Europe nous allons constituer un groupe de travail qui travaillera justement sur ces différents textes pour les traiter en paquet de façon à avoir quelque chose d'un peu cohérent donc on va essayer de pousser ça au Parlement et on va essayer de convaincre un maximum de députés donc je sais pas si on retournera le Parlement mais en tout cas on essayera d'emmener les députés les plus sensés voilà Delphine oui j'aimerais compléter ce qui vient être ce qui vient d'être dit pardon c'est que on parle d'agriculteur on parle de produit mais on oublie l'industrie derrière c'est l'industrie qui va trouver des innovations pour trouver des des des nouvelles alternatives à des produits déjà utilisé en Europe et l'industrie aujourd'hui en Europe quand on parle de l'Europe est-elle en retard d'une guerre la réponse est oui les Américains sont en train de faire un véritable de créer un environnement favorable à l'arrivée de de ces nouvelles industries vertes qui aujourd'hui utilisent ces innovations de la décarbonation même si la France dans son coin a une belle dynamique on voit cette dynamique pour parce que nous chez Yara la décarbonation c'est vraiment un outil pour réindustrialiser les pays mais les États-Unis ont déjà gagné la bataille on a aujourd'hui le plan américain pour réduire l'inflation il faut savoir que les États-Unis pour produire de l'ammoniaque bleu c'est-à-dire décarboné sous forme on va stocker on va récupérer liqufier stocker le carbone dans des puits des anciens puits de pétrole le coût de production de cet ammoniac bleu aux États-Unis est CIN fois moins cher qu'en Europe c'est-à-dire des industriels comme nous dont l'hydrogène vert est la base de la production des engrais minéraux azotés on a un tapis rouge pour aller investir aux États-Unis et l'Europe pendant ce temps qu'est-ce qu'on fait en Europe on se dit ah bah écoutez on a un problème avec l'hydrogène on risque peut-être d'avoir un manque d'engrais on va arrêter temporairement la taxe douinière d'importation des engrais et par cet acte on na jamais autant importé d'uré de l'autre bout du monde on importe de l'urée du Vietnam alors qu'on a des sites en Europe chez Yara on a 18 cites de production européen on a fait le choix de l'Europe on est fier d'être en France fier d'être en Europe mais on se retrouve dans une situation où on tire une balle dans le pied dans ces industriels dans nos industries qui trouvent des solutions pour les agriculteurs monsieur Dufour quel regard vous portez justement sur ces débats écoutez ces débats sont sont très intéressants je vois que au niveau de la commission économique et du Parlement on s'achemine bon vers des situations plus vertueuses on parle de décarbonation comme cela a été dit et ma collègue disait que l'Europe est en retard par rapport aux USA en terme de coût c'est vrai moi je reviendrai quand même sur le la production qui peut y avoir en France en terme de de fruits et légumes par exemple on s'aperçoit que on pourrait dans notre pays produire localement des fruits légumes au lieu de les importer ne serait-ce que du bassin méditerranéen voire à de 3is000 km de d'Amérique du Sud ou ou du Chili ou autes ou du Kenya les tr/4 du du basilque viennent du Kenya etisraell ou du Kenya aussi mais se pose toujours le même problème du coup de la de la main d'œuvre et des règles aussi phytosanitaires qui ne sont pas respectées dans ces pays même si on va au fond de l'Espagne ben il y a des des produits encore phytosanitaires qui sont utilisés qui sont interdit chez nous et en terme de mainœuvre nous avons aussi un souci égard à la réglementation très protectrice en France c'est normal vous avez par exemple des pays européens Leig à 500 € alors qu'en France il est à 100 donc voilà la la difficulté aujourd'hui Alexandra vous pensez que la PAC il faut la changer oui moi je pense que la PAC il faut la changer et qu'il faut donner les au moyens les moyens aux agriculteurs d'assumer cette transition qu'on leur demande aujourd'hui on dit les agriculteurs ne font pas assez pour l'environnement ils doivent entrer dans la transition agroécologique alors la transition agroécologique c'est il faut prendre conscience que c'est du temps c'est des méthodes qui mettent vraiment longtemps à être applicable à l'échelle d'une exploitation moi j'ai l'exemple de céréaliers qui font des trucs absolument extraordinaires qui ont réussi à se passer de pesticides à mettre en œuvre des macérations d'orti de purin des huiles essentielles ils font des trucs est absolument formidable et ça leur a pris 15 ans 15 ans au bout desquels ils ont fini par arriver au Graal à l'agriculture de conservation bio à demandé une labilisation bio mais ça leur a pris 15 ans pour en arriver là au lieu de demander les aides et de passer bio direct ils ont préféré rester conventionnel parce que ils avaient besoin des produits phyos pour les couvrir quand ça marchait pas c'est pas qu'il voulait absolument utiliser des produits phyos c'est simplement que des fois on fait des trucs et ça marche pas comme c'était prévu les régulations biologiques on une efficacité qui est beaucoup plus aléatoire par rapport à une molécule chimique vous prenez une mollécule chimique vous l'appliquez dans un sang vous avez le même résultat chez moi chez le voisin chez celui à l'autre bout de la France ça marche pareil vous prenez une mécanisme de régulation biologique qui est le cœur de l'agroécologie une année ça va très bien marcher puis l'année d'après pas de boil il a plu au mauvais moment où il a pas PL justement quand et pourquoi il faut changer la pâack et pourquoi il faut changer la pâack j'y viens j'y viens j'y viens j'avais pas oublié la question de départ c'est simplement que l'agroécologie augmente le risque pris par l'agriculteur augmente les aléas liés à ses régulations biologiques et en parallèle de ça l'agriculteur il est dans un univers où il y a une volatilité des prix extrêmement importante et donc quand vous cumulez les deux pour un agriculteur c'est extrêmement difficile de prendre le risque et nous ce qu'on propose c'est de changer la pack pour que la pack permett de lisser la volatilité des prix et de faire en sorte que quand les prix sont pas à la hauteur on a davantage d' pack pour pour aider l'agriculteur à avoir une visibilité sur ses revenus et il faut aussi en parallèle accompagner cette prise de risque au travers de cette pâack avec un mécanisme qui permette que si l'agriculteur prend le risque qu'on lui a demandé de prendre pour se passer d'une mollécule et à une catastrophe qu'on indemnise cette perte de rendement pour que il continue à avoir envie de faire des efforts et continue de pouvoir aller là-dedans et d'avoir la trésorie qui lui permett de continuer à investir et à faire ces efforts là oui mais Alexandra Jérémy en tant qu'agriculteur il est pas très chaud quand même pour ce type de de politique européenne ah non non le monde agricole est pas très partant ouais le monde agricole est pas très partant mais je viens d'une maison là qui est pas très loin des jeunes agriculteurs euh où il y avait déjà ces questions là comment justement on assure on sécurise les revenus des agriculteurs malheureusement jusqu'encore même aujourd'hui le revenu des agriculteurs il existe pas toujours partout donc sécuriser quelque chose qui existe pas c'est un peu moins évident par contre moi je pense que ce qui vient d'être dit par Alexandra ça ça a du sens si on regarde la politique américaine qui est basée à la fois la politique agricole américaine qui est basée à la fois sur une politique assez harde sur sur l'alimentation il y a 80 % de la politique du budget de la politique américaine qui est basé sur les aides alimentaires et le reste c'est des systèmes assurencielle on voit là-bas que ça produit des effets plutôt positifs et que je dis pas que tous les agriculteurs sont heureux aux États-Unis mais en tout cas il y en a ils sont plus nombreux à être heureux que que chez nous et donc par contre ça ça prendra du temps comme la transition environnementale et on disait beaucoup disent faut que les agriculteurs rentrent dans la transition environnementale on n pas attendu les Yannick Jade ou les candrin Rousseau pour rentrer dans les transitions les agriculteurs ils la font tous les jours la transition et donc par contre ce que la politique publique doit apporter c'est de l'accompagnement pour que ça aille plus vite et du coup une fois qu'on est rentré dans ces transitions dans ces transitions il faut que la politique publique assure c'est ce qu' qu'on fait avec les assurances récoltes mais il y a des assurances aussi économiques on a emmené l'agriculture européenne dans un dans un marché mondial très voilà très libéralisé sans se doter d'outils de de filet de sécurité pour justement mieux résister au choc on a cru que avec notre agriculture on pouvait résister à tout ça sauf qu'à notre agriculture on lui demande beaucoup plus que aux agricultures du reste du monde donc ça ne marche pas si on a pas de filet de sécurité donc maintenant il faut réfléchir à une pâack un peu différente et quand tu dis que les agriculteurs effectivement n'y sont pas tous prêts on leur demande beaucoup et d'anticiper une secousse économique si on révolutionne la pack de cette manière-là ça va nécessiter quelques garanties pour les paysans et donc moi je j'avoue que je comprends aussi les agriculteurs qui disent ouais bah attention pour l'instant on a quelques AES ce serait bien que qu'on change pas tout non plus du jour au lendemain donc mais par contre je suis favorable à cette idée làà il faut qu'on a un état d'esprit un peu différent alors on arrive presque au terme de cette émission mais j'ai trois questions à poser très direct à monsieur le sénateur mais quand même une première l'Europe est-elle toujours en retard d'une guerre et pourquoi Jérémie vu de l'intérieur du Parlement des instances européennes pourquoi l'Europe est en retard très simple très clair cach je vais être cach et je vais prendre une formule une formule qui dit quand il y a une innovation dans le monde souvient souvent elle est à l'origine des asiatiques où les asiatiques en sont à l'origine les États-Unis en font un business et l'Europe l'administre c'est un peu pour l'instant dans cette Europe là qu'on vit ça veut pas dire qu'elle ne fait pas rien s'il y avait pas la pâack il y aurait pas ça donc on ne peut pas non plus toujours la critiquer il faut qu'on n essaye à chaque fois que c'est possible et c'est justement en ces tempsl qu'on fait la meilleure Europe quand il y a eu la crise covid l'Europe s'est organisée on est le seul continent aujourd'hui à produire des vaccins pour nous mais aussi pour le reste du monde on a aussi réussi à faire un emprunt commun ça s'était jamais vu donc en temps de crise l'Europe sait aussi s'organiser et là avec la guerre en Ukraine qui débloque sur des crises alimentaires malheureusement qui risquent d'arriver et bien je suis convaincu que l'Europe réussira à nous sortir quelque chose qui respecte encore une fois les agricultrices et les agriculteurs et les citoyens fin aprè mais Alexandre Kirch on est plus bête que les Américains en matière agricole on est complètement plus bête que les Américains les améri je suis désolée de le dire mais sur la partie agricole les américains ils ont une longueur d'avance phénoménale les Américains s'il y a besoin il donent et les américains ils ont une grosse conscience aussi qu'il y a une population à nourrir nous en Europe on est resté au stade de la surproduction c'est plus le cas aujourd'hui on a une inflation alimentaire galopante et on n'est pas capable d'aider nos concitoyens à acheter les produits que eux-mêmes ont demandé ilsus cette transition environnementale il y en a qui disent il y a pas la place pour toutes les agricultures en France je suis désolé vous allez dans n'importe quel supermarché il y a toutes les agricultures y compris les produits issus d'une agriculture que personne ne veut voir en France et qui est largement pire que tous les modèles qui sont les plus décr oui peut-être pour compléter je pense que la différence entre les Américains et les Européens les États-Unis et l'Europe c'est qu'en effet aux États-Unis ils ont une véritable approche filière de l'industrie jusqu'à l'agricultur et jusqu'au consommateur alors qu'en Europe on a eu tendance à séparer comme le disait Jérémie très justement au début c'est qu'il faut une vision globale de l'ensemble des acteurs de la filière arrêtons de séparer les projets de de sujets qui qui ont impact sur l'ensemble des acteurs et je pense que ce sera une grosse force une grosse nouveauté pour l'Europe si si Jérémy arrive à motiver ses ses collègues retourner on finit avec vous Alain Dufor il y a trois sujets qui vous tiennent à cœur aujourd'hui vous avez interpellé le ministre agriculture sur les lacs culinaires on a beaucoup parlé des des bassines et vous vous l'avez interpellé sur les lacs collinaires expliquez-moi oui alors j'ai interpellé le ministre sur les lacs collinaires car j'avais déposé enfin j'ai déposé il y a quelques temps une proposition de loi pour la création de de ces retenues collinaire bon qui suit son cours au niveau du Sénat mais j'ai souhaitaé que les choses soient accélérées suite à la visite du président de la République au salon il a été interpellé par des par des agriculteurs qui lui ont demandé quelle disposition le gouvernement allait prendre en matière de gestion de l'eau alors il a évoqué effectivement certaines certaines solutions il a parlé de rationnement et de restrictions enfin personnellement je suis pas favorable parce qu'on a vu ce que ça a donné la restriction en matière énergétique et il a évoqué quand même les nouvelles infrastructur il a parlé des retenues cinaires alors moi c'est un sujet qui me tient à cœur pourquoi parce que je crois que c'est une initiative qui peut faire consensus tant au niveau des de l'agriculture conventionnelle que même des agriculteurs bio pourquoi parce que contrairement aux bassines qui ont été décrié par beaucoup de d'écologistes à fort à raison d'ailleurs c'est que là les retenues culinaires que je propose dans le cadre de ce texte de loi de moins de 150000 M C permettrai de récupérer toute l'eau qui tombe disons pendant la période hivernale bon cette année nous navons pas assez mais en temps normal toute l'eau qui est tombé l'an dernier dans des petites retenues et ça cela servirait bien entendu à à irriguer les des cultures pendant la saison sèche etant préciser qu'à ce jour non seulement on passe on pense au cols au pas au cols au maïs au tournesol et cetera mais toutes les cultures maintenant ont besoin d'eau même la vigne a besoin d'eau on l'arrose aussi dans notre région donc je crois que c'est un sujet qui me paraît important aujourd'hui deuxème question la grippe avière ou là c'est un scandale oui alors la grippe avière bon nous la nous la connaissons dans nos dans nos secteurs dans notre dans notre département et dans nos régions aussi ça fait 3 ans que les éleveurs sont subissent cette grippe aviaire alors nous avons fait des demandes directement ou par l'intermédiaire des des fédérations agricoles auprès du ministère pour pouvoir tre analiser car il s'agit quand même là d'un alléa qui est arrivé d'une manière brutale et à répétition alors le ministre a répondu et il y a eu des indamnisations pour les dépeuplement pour le repeuplement aussi pour le remplacement des structures mais par contre il y a un manque de de réponse c'est en ce qui concerne les les zones indenes les zones indenesuss ne sont pas indanisé alors là c'est ça pose un véritable problème également le le remplacement des des salariés agricoles qui ont dû être mis au chômage partiel on s'aperçoit qu'il y a un manque à ce niveau-là trème sujet alors vous êtes au pays de l'armaniaac du Madiran ou des du floc du Tariquet et cetera donc vous êtes inquiet sur la viticulture mais sur la iticulture si vous voulez n sommes inquiets c'est une production qui qui fonctionne bien depuis quelques années avec le effectivement en vitrine vous avez parlé du Tariquet bon pour ne pas le citer on ont été développé des vins de pays des côtes Gascogne qui sont ils sont des vins quand même assez assez agréable assez léger bon qui ne sont pas comparables bien sûr au Bordeaux et au Bourgogne mais quand même de qualité et les les pticulteurs les producteurs ont su aussi se exporter ces produits que ça soit en Chine au Japon et et dans l'Union européenne néanmoins ils viennent subir pendant 2 3 ans des aléas climatiques importants il y a eu bon le gel la grêle la sécheresse et là aussi se pose un problème de de prestation des dides qui pourrai être fourni alors on a parlé aussi de l'assurance récolte vous savez c'est un sujet prégant puisque on a incité les agriculteurs avec ce le texte qui a été voté l'année dernier à s'assurer contre ces aléas climatiques alors l'assurance coûte cher n'est pas obligatoire mais elle est fortement recommandée et puis il y a le problème de la moyenne olympique ça c'est un véritable sujet car les fédérations agricoles Dison ne sont pas au point sur ce sur ce thème voilà Alain Dufour merci beaucoup Delphine g merci Alexandre Kerch merci beaucoup et Jérémy de sererle il faut retourner le Parlement il y a du boulot on y est au boulot faut y aller merci bien
Jérémy Decerle