Discours devant les États généraux de l'alimentation à Rungis | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 91 %Attaque 4 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Emmanuel MacronPromesse
« le juste prix payé doit être un objectif et doit accompagner nos décisions »
- 22:00Emmanuel MacronPromesse
« je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte économique pour les produits alimentaires et à l'encadrement des promotions »
- 24:00Emmanuel MacronPromesse
« l'engagement d'atteindre 50 % de produits bio ou locaux en restauration collective d'ici 2022 »
- 28:00Emmanuel MacronChiffre
« 5 milliards d'euros au plan d'investissement agricole »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien mesdames et messieurs chers amis beaucoup de choses ont été dites et vous êtes revenu à travers et je vous en remercie vos discours et les comptes rendus des différents ateliers sur nombre de détails qui font le quotidien de beaucoup d'entre vous et je voulais vous remercier non seulement pour ces restitutions pour l'accueil d'aujourd'hui chez le président de rungis pour l'accueil ce carreau d'île de france mais plus largement pour le travail effectué depuis des semaines élus représentants syndicaux patronaux professionnels du secteur vous avez un quotidien déjà bien chargé et plus de 900 d'entre vous avaient accepté durant des jours parfois des nuits de travailler d'arrache-pied pour que ce sujet ces sujets qui sont les nôtres et ceux des états généraux de l'alimentation auquel je m'étais engagé puisse conduire à des décisions concrètes je n'ignore rien des tensions des désaccords peut-être des malentendus résiduelles qui ont pu accompagner ces débats mais je sais d'abord qu'ils ne sont rien par rapport au quotidien que vivent nos concitoyens agriculteurs dirigeants d'entreprises et les angoisses qui est la leur les difficultés qui sont les leurs que ces tensions ne sont rien par rapport à celle que vivent certains nos territoires qui ont accompagné ces transformations et par rapport à l' attente légitime de nos concitoyens qui sont aussi aujourd'hui inquiet de la qualité de leur alimentation mais je sais aussi que ces débats ont permis de lever beaucoup de conflits et vous l'avez dit plusieurs reprises je vous en remercie des uns et les autres ils ont permis de renouer avec une forme d'esprit de responsabilité partagée et je vous le dis ici très nettement il m'appartient de livrer quelques conclusions intermédiaires de ces états généraux mais ses conclusions seront peu de choses si elles ne sont pas accompagnées de l'esprit de responsabilité collectif c'est vous toutes et tous qui auraient à faire vivre les résultats de ces états généraux dans vos pratiques quotidiennes c'est vous et chacune et chacun d'entre vous dans vos compétences et vos qualités qu'ils auraient à faire exister ses travaux les états généraux de l'alimentation ont deux objectifs le premier permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé de permettre à tous dans la chaîne de valeur de vivre dignement et le second de permettre à chacune et chacun d'avoir accès à une alimentation saine durable sûrs et ce que je souhaite que nous commencions à compter d'aujourd'hui ce n'est pas de mettre en oeuvre une série d'ajustements techniques nous ont passeront par là mais c'est que nous puissions décider collectivement d'un changement profond de paradigme pour construire ensemble à la lumière de vos travaux une mobilisation de tous et toutes et cette responsabilité nouvelle que j'évoquais il y a un instant qu'elles sont aujourd'hui nos défis nous avons les défis du prix qui touche tous les acteurs de la chaîne aujourd'hui les producteurs plus particulièrement mais in fine et tout le monde sera impacté celui de la souveraineté alimentaire qui est un objectif que nous devons poursuivre à l'échelle du pays mais plus largement de l'europe celui aussi de la santé de nos concitoyens nous vivons en effet dans un pays où les agriculteurs ne peuvent plus vivre du jeu deux prix payé ce constat vous l'avez tous établi clairement et ne pas vouloir le regarder en face sont en tirer toutes les conséquences c'est même lorsqu'on n'est pas concernée au premier chef décidé que tôt ou tard nous construirons la fin de nos propres équilibre équilibre de certains de nos territoires de notre propre indépendance et même de nos modèles de distribution qui reposait sur la capacité que nous avions cette organisation collective je souhaite donc que nous mettions un terme très clair à ce qui est devenu une dérive la baisse des prix est légitime elle est attendue du consommateur et elle est légitime lorsqu'elle est le fruit d'innovation de gains de productivité d'une amélioration d'un processus collectif et c'est le principe même du juste fonctionnement d'un marché et la finalité d'ailleurs de la libre concurrence qu'il débouche par le juste prix le vrai juste prix celui qui dit haut permettant de répercuter ces gains de productivité sur le consommateur final et vite que ne se créent des effets de rente dans une économie mais le marché des rives et perd sa propre finalité lorsque le prix payé par le consommateur baisse année après année ne suivant que des volatilités de prix lié à des cours mondiaux ponctuel mais ne répercuter plus des gains de productivité ou des innovations collective mais simplement des déséquilibres d'un marché qui face à 60 millions de consommateurs et à plusieurs dizaines de milliers de producteurs les transformateurs mais quelques centrales d'achat et donc oui nous sommes aujourd'hui non pas face à des prix qui sont justement équilibré pour le consommateur mais dans nombre de cas des prix qui sont devenus anormalement bas nous avons une pédagogie collective à faire sur ce sujet tout le monde est attaché au pouvoir d'achat le gouvernement les chaque jour qui à travers l'exercice budgétaire en particulier qu'il a à défendre vise entre autres à cette finalité je ne veux pas ici revisité les truismes de notre économie collectif depuis des décennies voire des siècles si le pouvoir d'achat se fait au détriment de la capacité à embaucher à investir ou à vivre dignement on voit bien qu'il n'est pas durable et pas soutenable il n'est plus possible aujourd'hui qu'en france un tiers des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par an et je leur dis très clairement nous devons permettre aux agriculteurs de ne plus dépendre des aides et pour cela nous assurer qu'ils soient rémunérés au juste prix de leur travail ce que demande le monde agricole est gelé jour après jour heure après heure entendu moi je n'ai jamais vu un agriculteur un paysan parce que moi je revendique ce mot que j'aime demander des aides je n'ai vu que des femmes et des hommes qui ne comptait pas leurs heures mais qui demandait à vivre dignement des heures travaillées je n'ai jamais vu un chef d'entreprise ou un salarié de nous quelques quinze mille tpe pme qui transforme ses produits agricoles demander des aides mais j'ai vu des femmes et des hommes qui demandait simplement de pouvoir justement se rémunérer le travail fait et donc pour toutes ces raisons il est indispensable que nous puissions revisiter nos équilibres actuels parce qu'il en va de la capacité de notre pays à continuer à porter son excellence alimentaire parce que derrière la capacité faire vivre nos agriculteurs il ya la capacité affairisme transformateurs in fine est aussi nos distributeurs et toutes celles et ceux qui valorisent sous toutes leurs formes nos produits notre gastronomie notre artisanat ses marchés internationaux chacune et chacun il ya sa place et il y à une excellence française artisanales et industrielles qui est accro et à ses équilibres c'est pourquoi le juste prix payé doit être un objectif et doit accompagner nos décisions le défi de la souveraineté alimentaire est tout aussi important c'est celui qui consiste à accompagner partout en europe la transformation de nos modèles productifs à pouvoir monter en qualité à répondre aux besoins alimentaires de nos populations à répondre à leur goût à répondre aussi aux défis internationaux mais à tout faire dans nos décisions pour que jamais ne disparaissent une filière si elle n'y est encore de manière équitable compétitive notre souveraineté alimentaire c'est la possibilité qui nous est donnée dans la durée de choisir notre modèle et ne perdons pas de vue le moyen et le long terme à cet égard parfois en menant des batailles de court terme des luttes intestines nous fragilisons certaines de nos filières prenons le risque de les faire disparaître tôt ou tard et de dépendre de manière complète de pays voisins d'autres filières auxquels nos contraintes ne sont pas apportées qui n'ont pas notre exigence environnementale qui n'ont pas notre exigence de qualité qui n'ont pas notre organisation ce qu'il ya derrière la souveraineté alimentaire c'est le défi de notre indépendance économique et alimentaire de celle de l'europe mais aussi de la crédibilité des décisions que nous avons à prendre aujourd'hui est derrière cette souveraineté alimentaire il ya aussi nos équilibres territoriaux parce que nos paysans parce que nos entreprises de l'agroalimentaire elles font partie déséquilibrée de la réussite de nos territoires de leur équilibre parce qu'elles entretiennent les paysages elles entretiennent nos terres et c'est de là que vient ce beau mot de paysans et qu'il y a des fonctions qui ne sont pas que celle de produire et j'y reviendrai fonction production énergétique de services environnementaux que nous deux mieux valorisés mais qui relaie aussi les équilibres de nos territoires et parce qu'il y a derrière l'agriculture et l'agroalimentaire d'une capacité de nos territoires à se projeter à réussir à conquérir le vaste monde et des oléoprotéagineux en passant par le vin et les spiritueux la viande les fruits et légumes ce sont aussi nos capacités à porter des territoires entiers vers des conquêtes à l'international et d'y accompagner notre gastronomie de notre savoir faire nos chefs et toute cette filière française c'est de l'emploi créé en france c'est une capacité à donner à nos jeunes une expertise une place dans la société c'est ça la politique qui est accrochée derrière capacité que nous aurons à répondre aux défis contemporains enfin l' inquiétude sanitaire que j'évoquais celle de la santé de nos concitoyens est également l'un des objectifs indispensable de ces états généraux et sur ce point aussi il nous revient de savoir réconcilier des points de vue il n'y aura pas de modèles agricoles ou agro alimentaire durable en considérant que les problématiques environnementales ou sanitaires sont deux problèmes des autres je vous le dis très franchement j'y reviendrai dans quelques instants le problème du glyphosate c'est le problème de tout le monde et c'est le problème au premier chef d'ailleurs de celles et ceux qui sont au contact chaque jour de ce produit est tous les problèmes que nous avons dans toutes les filières sur ces sujets est un problème partagé de l'ouvrier agricole jusqu'au consommateur final et je voudrais que sur ces sujets ensemble parce que nous trouverons la bonne organisation et que nous osons en parler nous puissions réussir à trouver l'organisation collective qui nous permet de gagner ces défis et non pas de nous renvoyer les responsabilités de manière stérile nou noré nous n'arriverons pas à construire un modèle agricole durable sinon procrastine parce qu'il y aura des scandales sanitaires et parce que tôt ou tard ce sera notre responsabilité collective mais nous n'arriverons pas à faire que ces défis sanitaires et environnementaux se traduisent en actes si à chaque instant nous considérons que l'ennemi de ces défis c'est l'industriel l'entrepreneur où l'agriculteur parce qu'il en est bien souvent la première victime et il en est aussi le premier acteur et donc vous nous trouverez chez moi me la volonté d'écarter certains sujets ou de les remettre à plus tard ni la volonté de stigmatiser le monde agricole où le monde de l'entreprise lorsqu'on aborde ces sujets là le bien-être animal vous savez le premier qui en souffrent c'est l'éleveur lorsqu'il n'est pas respectée je n'ai jamais vu un éleveur qui n'aimait pas ses bêtes et un éleveur lorsque la bête ne vit pas bien et le premier malheureux et donc il faut entendre ce que certaines associations disent mais il faut savoir aussi accompagnées chacune et chacun pour pouvoir le traduire en actes voilà l'esprit dans lequel je voudrais je voudrais que nous puissions relever l'ensemble de ces défis les uns et les autres réconcilier et voilà comment je souhaite que nous puissions donner un cadre durable et des décisions claires à votre agenda alors pour pouvoir réussir cette transformation profonde qui répondra aux défis que je viens d'évoquer nous devons prendre quelques décisions je vais y revenir qui sont les leviers de la transition quelques responsabilités collectives et réussir sur le plan national européen et international à nous engager sur ce chemin la priorité et c'est l'objectif de cette première étape des états généraux de l'agriculture c'est de s'assurer comme je le disais que à la fois pour maintenir notre tissu industriel agricole pour être à la hauteur des défis de notre souveraineté alimentaire nos exploitants agricoles puissent vivre du prix payé et puissent transformer le secteur qui est le leur et pour cela le prix et la qualité sont les deux leviers de transformation face en effet tous ces défis nous avons tous une responsabilité et la toute première c'est de mettre fin à cette guerre de prix comme je l'évoquais stopper la guerre des prix s'est stoppé la dévalorisation permanente du revenu des agriculteurs c'est leur permettent de vivre ou plutôt de re vivre de leur travail et quand vous avez des prix alimentaires des produits alimentaires en promotion permanente vous n'avez plus la notion de prix et donc plus rien n'a de valeur pour ce faire je souhaite que nous puissions adapter à la lumière de vos travaux quelques décisions concrètes la première c'est la mise en place d'une contractualisation rénové avec un contrat qui serait proposée par les agriculteurs et non plus par les acheteurs ce qui est à ce titre à mes yeux fondamental nous modifierons la loi pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production les négociations commencent dans quelques semaines et je souhaite à cet égard un engagement clair de toutes les parties prenantes en ce sens auprès des ministres et sans attendre la loi ce qui veut dire que la proposition que vous venez dénoncé est retenue elle sera traduite dans la loi les prix seront construits à partir des coûts de production et que je souhaite que les négociations commerciales qui commence dès novembre puisse refléter l'esprit de la loi à venir et faire l'objet d'un engagement de toutes les parties à ces négociations sous l'autorité dès ministres mais cette nouvelle approche ne saurait suffire parce qu'elle ne sera efficace que si les agriculteurs se regroupent véritablement en organisations de producteurs pour peser plus dans les négociations en tirant profit des possibilités existantes du droit de la concurrence je sais les réticences que peuvent avoir certains je constate fait que ces pratiques de regroupement ne sont pas systématiques c'est une erreur et c'est une erreur profonde est aussi vrai que je souhaite que l'état prenne ses responsabilités je vous le dis vous devez aussi prendre vos responsabilités et vous regrouper beaucoup plus rapidement beaucoup plus massivement autour de ces organisations de producteurs nous agirons fortement en ce sens nous devons avoir des résultats probants avec de véritables organisations de producteurs commercial pour le lait par exemple qui au premier chef en a besoin aussi pour ce faire nous caudines ou conditionneront certains dispositifs d aide à la taille des organisations de producteurs commercial y aura une incitation forte pour que tout le monde s'organise et pour que les irrédentismes qui parfois persistent et qui se font contre l'intérêt des producteurs ne soient pas une fatalité je ne veux pas que dans deux ans et dans trois ans on puisse continuer à dire on n'arrive pas à voir ces discussions parce que les organisations reste éclaté donc nous prendrons les dispositions pour que les regroupements se fasse je souhaite professionnaliser ses organisations de producteurs commercial pour qu'elles puissent collectivement fixer les prix et les volumes qu'elle souhaite négocier avec leurs acheteurs et pour qu'elle puisse travailler sur leurs coûts de production c'est pourquoi afin de permettre aux agriculteurs de peser dans les négociations des indics hull des indicateurs de marché des coûts de production et des contrats types par filière doivent être définies il faut en effet objective et la formation des prix dans chaque filière le renforcement de l'observatoire des prix et des marges est aussi nécessaire pour les accompagner et les filières doivent permettre à tous les agriculteurs d'avoir accès facilement à ces informations qu'y at-il derrière l'esprit de cette réforme la volonté d'abord qu'une organisation véritable sur le plan commercial soit enfin acté pour qu'une négociation plus équitable soit conduite mais surtout pour que les décisions que nous sommes en train de prendre ne soit pas là pour protéger des modèles productifs qui ne sont parfois plus soutenable et donc je veux qu'il y ait des indicateurs par filière par secteur pour qu'aussi vous même vous procédiez au bonne régulation il y à des producteurs aujourd'hui qu'ils produisent dans des conditions qui ne sont pas soutenables qui produisent trop peu a des qualités trop faible ils doivent faire l'objet de regroupement et donc ses références éviteront de maintenir des prix anormalement élevés pour protéger celles et ceux qui ne se réforme pas elle permettra de s'organiser au niveau de chaque filière de définir le bon prix de référence est d'inciter chacune et chacun à prendre dans la filière ses responsabilités c'est aussi pour cela que je souhaite que la contractualisation indispensable que je viens d'évoquer puis se faire aussi sur une base pluriannuelle c'est un élément fondamental de la transformation vous aurez selon les filières et je vais y revenir dans un instant a décidé d réorganisation profonde des montées en qualité des transformations pour aller vers plus de production bio ou d'agroécologie à chaque fois ces transformations suppose du temps et de la visibilité personne ne peut faire la transformation de son modèle productif en ayant une visibilité annuel parfois infra annuelle sur les prix d'achat et donc je souhaite que les négociations commerciales s'inscrivent dans une contractualisation pluriannuelle que ces contrats porteront qui donneront de la visibilité à tous les acteurs de la chaîne et qui permettront ainsi la réorganisation indispensable pour chacune et chacun nous encourageons donc la contractualisation pluriannuelle sur trois à cinq ans qui permet de sortir de l'incertitude et de se projeter et c'est d'ailleurs ce que certains d'entre vous avaient commencé à faire lorsque vous avez décidé distributeurs transformateurs de vous engager sur soi des circuits courts soit du bio soit de la montée en qualité ou des indicateurs géographique et bien vous avez donné de la visibilité à vos producteurs vous avez contractualiser dans la durée j'ai entendu pour accompagner cette transformation en profondeur les demandes qui était fait sur le plan du droit de la concurrence et le président antony v vient de s'en faire l'écho un instant comme vous je suis attachée à notre droit de la concurrence français européens parce qu'il est le cadre du respect d'un juste fonctionnement des marchés et tout le monde à assen satisfaire il définit un ordre public économique dans le cadre duquel la liberté de chacune et chacun est respecté il évite que la loi du plus fort soit parfois tenus mais je sais aussi l'incompréhension que peuvent avoir certains lorsque de fait le marché est biaisé par la loi du plus fort et qu'on a le sentiment d'être poursuivi pour le cartel des endives ou que sais-je en termes de signification qui parfois un côté un peu croquignolesque quand on sait la réalité des enjeux économiques et des marges que celles et ceux qui ont honte à opérer aujourd'hui à défendre aussi pour tout cela je souhaite que l'autorité de la concurrence puisse être saisie pour donner une interprétation précise du droit de la concurrence et vous permettre de négocier dans un cadre clair à chaque fois qu'une filière la saisira elle donnera et nous apporterons toutes les clarifications législatif pour ce faire le cadre d'organisation de la filière qui permet qui permettra de donner une pleine clarté au débat et une certitude juridique à ces derniers je souhaite aussi que les ministres précisent dans les semaines à venir les possibilités qui s'offrent déjà en matière de droit de la concurrence pour pouvoir discuter des prix et des volumes au sein des organisations de producteurs commercial aujourd'hui le droit de la concurrence européen permet certaines discussions et certains aménagements lorsque il se justifie par l'objectif recherché certains je pense à celles et ceux qui pour le compte et on tue parce qu'ils défendent est une excellence à réguler des volumes sur les marchés non plus d'ailleurs défendre et plaidé une telle cause je souhaite qu'on puisse généraliser cette approche est déjà à droit européen constant clarifier le cadre dans lequel vous pourrez organiser ces discussions réguler les volumes réguler davantage les prix et protéger les équilibres en présence et plus largement c'est cette philosophie qui sera défendue dans les textes européens en particulier la directive omnibus en cours de discussion et toutes celles à venir l'état prendra quant à lui ses responsabilités pour une pleine application des dispositions de la loi sur la transparence la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique avec un contrôle effectif et des sanctions véritablement appliquée il n'est pas acceptable que certaines entreprises ne respectent pas la loi en ne publiant pas leur compte par exemple est fausse ce faisant de fait la réalité de la discussion dans une filière à ce titre à ce titre l'administration procédera aux injonctions et aux amendes prévues par la loi nous renforcerons aussi le rôle du médiateur des relations commerciales et agricoles nous devons pouvoir agir plus rapidement plus efficacement avec un véritable arbitrage dont la décision vaudrait référé le dispositif anglo-saxon du name and shame qui consiste à nommer publiquement les acteurs qui ne respecteraient pas ces nouvelles règles sera rendu possible et ce dispositif a pu dans d'autres domaines je pense à celui des délais de paiement montrer sa pleine efficacité il sera aussi retenu pour ce qui est des relations commerciales agricoles concernant la coopération commerciale nous devons aussi nous engager dans sa modernisation faciliter le départ des coopérateurs rénover la gouvernance du haut conseil de la coopération agricole et inciter les coopératives à faire preuve de plus de transparence dans la redistribution de leurs gains aux producteurs ces dispositions garantissent le respect des valeurs de la coopération qui sont basées sur la solidarité économique enfin pour lutter contre les prix abusivement bas et pour permettre de stopper la course aux prix j'ai entendu votre proposition de relever le seuil de revente à perte et l'encadrement des promotions je n'ignore rien des débats tous pertinent que vous avez sur ce sujet pu avoir nous ne règle et rions pas le défi collectif qui est le nôtre aujourd'hui avec uniquement les éléments que je viens d'exposer mais nous ne devons tomber collectivement dans aucune facilité qui consisterait à mettre d'accord les producteurs les transformateurs et les distributeurs en omettant le consommateur c'est pourquoi je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte économique pour les produits alimentaires et à l'encadrement des promotions mais afin que d'abord le juste revenu aux producteurs soient garantis est une qualité supérieure des produits pour les consommateurs puissent être aussi l'objectif collectivement recherché et je pense que c'est avec ce double objectif que nous devons aborder le sujet du relèvement du seuil de revente à perte je suis donc favorable à ce que la loi qui aura apporté ces dispositions et qui sera présenté au parlement au premier semestre 2018 est voté au premier semestre 2010 8 porte cette réforme mais je ne souhaite pas que cette réforme puisse nous laisser collectivement continuer comme on a toujours fait elle doit être aussi le ferment d'une transformation en profondeur celle sur laquelle je vais revenir mais celle d'une réorganisation collective et d'une organisation par filière c'est pourquoi je vous demanderai de votre côté d'ici la fin de l'année de travailler pour donner une pleine visibilité sur les objectifs que je viens d'évoquer de nous assurer que ces objectifs seront remplies et donc de conclure pour la fin de l'année des plans de filières filière par filière le seuil de revente à perte ce qu on augmenterait seul sans demander aucun effort auquel aucun accompagnement aucune transformation vous le voyez bien c'est une forme de chèque en blanc je sais bien que dans certains endroits ça viendrait répondre à des besoins mais je sais aussi que dans beaucoup d'endroits où les change de manière récente la transformation d'achat des chinois j'y reviendrai ni ces derniers mois ont pu donner de l'oxygène on n'a pas fait les réformes qu'on devait faire on n'a pas changé d'organisation collective et on va se réveiller dans deux mois dans trois mois avec les mêmes problèmes et ça finira chez le ministre de l'agriculture comme ça c'est toujours fini avec des demandes d'être des restructurations des aides d'urgence si nous sommes responsables collectivement vous avez votre part de responsabilité derrière la réforme que le gouvernement est prêt à porter cette responsabilité c'est aussi que chaque filière soit en capacité de définir un dialogue productif d'avenir et donc ce que je veux c'est que ces planques filière que vous aurez à préparer pour la fin de l'année ce qui est une gageur que je ne mésestime pas mais dont nous avons besoin puissent nous permettre de dire filière par filière voilà ce qu'il nous faut pour pouvoir retrouver le prix juste qui permet de vivre pour l'agriculteur voilà les défis pour pouvoir regrouper reconcentrer investir dans certaines filières parce que nous devons transformer notre offre pour être à la hauteur des goûts de nos concitoyens ou des défis à l'international voilà ce que nous devons faire pour prendre à bras le corps la transition écologique et environnementale et chaque filière aura apporté le plan de transformation qui est en quelque sorte sa part de responsabilité accompagnant la contractualisation et l'augmentation du seuil de revente à perte je le dis parce que les tensions des dernières heures et des derniers jours sur ce sujet ont montré les guerres de position le choix que je veux faire aujourd'hui ce n'est pas celui de décaler le front de bataille c'est de vous faire passer d'une logique de guerre de position les uns contre les autres à une guerre de mouvement collective vous aurez à travailler ensemble pour que les filières réussisse chacun devra faire des efforts les uns sur leurs marges un peu sur les prix et les autres sur leur organisation collective pour pouvoir justement transformer nos secteurs et nos filières vous l'avez compris je suis donc prêt à m'engager fortement sur l'ensemble des sujets que je viens d'exposer et le ministre aura ainsi à présenter ton conseil des ministres et à faire voter au premier semestre 2018 une loi qui parce qu'elle devra aller vite et que cet engagement est aussi important que celui que nous avons pu porter dans d'autres domaines pourra prendre la forme d'ordonnancés pour pouvoir justement aller plus vite et plus fort parce que cet engagement vous l'attendez et il est nécessaire et je vous le dois mais en parallèle si nous sommes prêts à aller vite à prendre des décisions inédite en particulier si on considère la dernière décennie sur le plan de l'agriculture et de l'agroalimentaire je vous demande aussi un effort inédit en termes de structuration de filières de transformation profonde et de réorganisation ces plans de filières doivent permettre d'assurer aux français la montée en gamme autour de la belle des signes de qualité de la bio avec des objectifs chiffrés à 5 ans et donc ce que je vous demande c'est chacune et chacun dans vos filières de porter une stratégie est de ne pas attendre que la stratégie soit dictée par la concurrence internationale par la crise à venir ont pour certains autres par l'état lui-même c'était vous de la proposé de la porter pour la fin d'année et en début d'année prochaine je rassemblerai avec les ministres en particulier le ministre de l'agriculture l'ensemble des filières pour que nous puissions consacrer ces documents la stratégie que vous aurez proposés et les transformations qui les accompagnent parce que au delà de cette bataille du prix à laquelle nous répondons par ses engagements forts qui font que j'ai entendu vos propositions et que je suis prêt à ce que le gouvernement les portes c'est la qualité la transformation de nos filières et un plan de transformation profond je veux que nous puissions ensemble conduire ces leviers économiques et réglementaires s'appliqueront filière par filière mais chacune doit porter un projet de transformation parce que je n'appelle pas à une uniformisation et sur le sujet qui est le nôtre nous ne devons pas avoir une approche uniforme il y aura il continuera à y avoir plusieurs modèles agricoles de l'agro écologie en passant par le bio le circuit court des modèles intensif des modèles à l'export de l'indication géographique il y aura toujours une pluralité productive il y aura des filières dont chacune a sa philosophie et ses propres enjeux il y aura évidemment des dynamiques régionales locales qui doivent rester forte parce que les spécificités sont la portée et je n'oublie à cet égard en rien nos territoires ultramarins que nous accompagnerons dans cette transformation et l'agriculture et l'alimentation fera partie des objectifs des assises de l'outré mer chaque filière au rapport aura apporté ses propres défis mais je vous pose la question cet après-midi quand bien même nous arriverions à décider de la contractualisation de la remontée du seuil de revente à perte et c est ce que vous pensez que nous pouvons nous contenter d'avoir 0 5% de porcs bio en france 3 pour cent en label rouge alors que nous ne parvenons pas à satisfaire la demande de nos consommateurs moi je ne le crois pas est ce que vous pensez que nous pouvons rester immobile à regarder chaque matin le cours du marché de plérin en espérant que les chinois continuent d'acheter nos produits moi je ne le crois pas et je n'ai pas d'ailleurs envie de cela est-ce que vous pensez que nous pouvons raisonnablement continuer à être organisées comme nous le sommes aujourd'hui et dans certaines régions de france qui me sont chers comme d'aucun d'entre vous à guetter notre propre cours de change avec les pays du proche et moyen-orient pour espérer exporter les poulets que nous ne pouvons pas nous voulons faire consommer à notre propre population quand nous ne savons pas produire au goût de celle ci collectivement dans toutes les régions et toutes les filières nous avons protégé des choix absurdes absurde et nous nous avons protégé parce que nous n'arrivions pas à régler le problème du prix et des équilibres économiques comme je suis prêt à m'engager à vos côtés pour le régler je vous demande de vous engager aux côtés du gouvernement pour régler les défis de chaque filière et ne pas attendre que l'état les règles régler le problème du porc du boeuf du lait ça n'est pas allé demander le énième plan de crise le jour où ça continuera à aller mal c'est vous organisés dans les filières et sur le territoire pour changer les modèles productifs qu'est ce que cela veut dire concrètement ça veut dire que nous devons regarder et accompagner les marchés export qui donneront des débouchés par exemple à la filière des fruits et légumes nous les connaissons nous travaillons pour lever les contraintes qui se sont posés ces dernières années continuer à accompagner la montée en qualité la montée du bio continue et certains autres modèles complémentaires mais avoir une stratégie export offensif que la filière porter dans laquelle l'état l'accompagnent ça veut dire arrêter des productions qu'il s'agisse de la volaille ou du port qui ne correspondent plus un logo à nos besoins et qui font que nous allons lancer la concurrence sur des marchés internationaux face à des pays contre lesquels nous ne pouvons rien et nous ne pourrons rien n'est face aux brésiliens ni face aux russes ou quelques autres sur des produits de mauvaise qualité ou de qualité moyenne nous n'arriverons raisonnablement dans la durée a accompagnés de producteurs et vous le savez bien et nous le savons bien nous ne leur donnerons des perspectives que si nous montons en qualité que si nous les accompagnons certains l'ont déjà fait et beaucoup sur le territoire et je salue leur effort mais regardons en face chacun de nos défis chacun est ce que je demande aux filières c'est de consolider tous les producteurs qui ont déjà fait ce travail et il y en a beaucoup dans nos régions remarquables qui ont su trouver des labels développer justement la qualité monté avec des appellations des indications géographiques qui ont su consolider la qualité française et la défendre mais accepter de regarder aussi nos producteurs qui t'ont qui sont dans une situation plus fragile qui se sont mis dans des modèles productifs où il n'y a pas d'avenir et les accompagner par des projets d'investissement par des projets où nous devons nous devrons restructurer des filières c'était évident et donc tout ce travail auquel je vous invite c'est celui qui consiste à ne pas vous promettre de concurrence et donne à la ferme des cent mille vaches en chine ni comme je vous le disais le brésil l'ukraine ou la russie sur la gamme de poulets congelés c'est plutôt celui qui nous conduira à accompagner ce qui a comme vous l'avez très bien dit dans certains territoires et dans certaines filières déjà été très bien fait mais que nous devons aujourd'hui démultipliée nous devons valoriser le label rouge travailler à la découpe à la transformation de la volaille en france pour répondre à la demande de la restauration collective et à celle des plats transformé pour la filière bovine nous devons développer les initiatives qui assure un juste prix payés aux producteurs comme éleveur est engagée rappeler aux français par une politique que l'état accompagnera ce qu'est l'élevage bovin en france la diversité de nos races les bienfaits de l'élevage herbages et le bien-être animal dans lequel vous vous êtes déjà engagées et la reconquête de la restauration collective est aussi à cet égard une priorité pour cette filière nous devons repenser le maillon de l'abattage en leur structure ans en le modernisant et en relocalisant dans certains territoires les abattoirs du futur sont un programme déjà engagés je souhaite que nous puissions l'accélérer mais pour accompagner ce qui dans la filière bovine est l'endroit où nous perdons beaucoup de compétitivité par rapport à nos concurrents et vous le voyez bien ce travail d'investissements indispensables c'est celui qui nous permettra d'être plus productifs d'aller au bout de nos démarches en terme justement de bien être animal et c'est ce que cherchent toutes celles et ceux qui sont dans la filière et en particulier toutes celles et ceux qui travaillent dans ces abattoirs dans des conditions parfois inacceptables pour eux mêmes et c'est aussi parfaitement cohérent avec la bataille que nous conduisons au niveau européen pour lutter contre le travail des tâches est illégal qui en particulier au niveau des abattoirs a construit une sous compétitivité française quant à elle injustifiée nous devons cultiver nos différences pour susciter la préférence des consommateurs quand j'ai pris l'engagement pendant la campagne que les oeufs vendus aux consommateurs ne serait issue que d'élevage en plein air d'ici 2022 c'est parce que si nous pouvons ensemble atteindre cet objectif ce n'est pas pour stigmatiser les éleveurs qui ont déjà fait énormément d'investissement mais c'est pour dans le cadre de ce plan de filières que la filière aura à proposer à conduire dire que l'état est prêt à s'engager financièrement pour accompagner la restructuration de toute la filière le plan d'investissement que la grande distribution doit aussi donner à cet égard de la visibilité sur les volumes et un prix plus rémunérateurs pour permettre aux éleveurs de réinvestir et c'est que nous devons expliquer aux consommateurs que piquer quelques centimes de plus lors de ces permettent cette transformation il est évident que si nous restons dans la guerre de positions actuelles on ne fera rien et toutes celles et ceux qui produisent aujourd'hui d eux considèrent que c'est intolérable d'ailleurs expliqué qu'en 2022 on ne vendra pour ce qu'il est de la vente en grande surface ou en commerce de détail que des oeufs justement de poules élevées en plein air mais c'est possible si nous rentrons dans cette dynamique de mouvement et de progrès à laquelle je vous invite tous vous le comprenez ce que je vous demande si chacune et chacun de faire un peu différemment que ce que vous avez fait ces derniers mois et ces dernières années ce que je vous demande et je vous connais en tant que candidat j'ai été engagé devant un peu près chacune et chacun d'entre vous je connais ce qui vous contrarie est ce qui vous réjouit c'est un peu d'accepter de donner à l'autre de faire des efforts parce que l'autre en fera aussi mais parce qu'au final nous aurons la capacité d'avoir un modèle français qui en ressortira plus fort c'est contrat de filière doivent permettre de fixer des objectifs de restructuration interne aux interprofessions des objectifs de montée en gamme sur la bio sur les signes de qualité des objectifs environnementaux et sociétaux des programmes de recherche agricole de ciblage des investissements c'est aux interprofessions que reconnaît l'état d'y travailler de coordonner ces travaux en relation avec le ministre de l'agriculture et de l'alimentation pour fin décembre et je souhaite également que la distribution et les industriels y participent c'est important pour l'engagement qui sera le leur nous devons travailler ensemble à des démarches d'investissement innovantes pour accélérer cette transition agricole indispensable vous l'avez compris les objectifs les ambitions les mécanismes d'accompagnement ils existeront filière par filière parfois d'ailleurs territoire par territoire également mais c'est dans cette amic que je veux que nous nous engagions collectivement il y aura des objectifs d'ensemble et je le réaffirme ici devant vous l'engagement d'atteindre 50 % de produits bio ou locaux en restauration collective d'ici 2022 et bien confirmé et nous permettra de repenser territorialement notre alimentation est d'accompagner la nécessaire restructuration de certaines filières je souhaite que nous identifions précisément les mais les maillons manquants de la production de la transformation ou de la logistique là aussi filière par filière territoire par territoire les projets alimentaire territoriaux que vous évoquez monsieur le député doivent nous être présentés seront soutenus encouragés et vous l'avez compris l'objectif derrière c'est de manière très pragmatique pour accompagner cette détermination et bien de pouvoir s'engager selon les filières soit à des restructurations soit à des investissements productifs pour la montée en gamme soit des investissements pour permettre de pivoter les modèles productifs soit vers des modèles de circuits courts soit vers des modèles de bio c'est permettent de réinvestir dans certaines structures productives pour permettre de garder le choix stratégiques actuels mais de faire face à la concurrence internationale il y aura autant de réponses que de secteurs et de territoire c'est tout le défi qui nous est collectivement offert pour accompagner cette transformation l'état a pris un engagement là aussi inédit c'est de réserver dans le grand plan d'investissements 5 milliards d'euros au plan d'investissement agricole ces 5 milliards d'euros ils permettront d'accompagner ses choix filière par filière qui seront soumis puis validez et l'objectif de ces investissements c'est de pouvoir justement accompagner au plus près du terrain de manière pragmatique ce qui aura été défini comme une priorité qui fixerait simplement une règle à ce stade c'est que c'est à dire on aux agriculteurs et aux filières et à l'ensemble des acteurs des filières selon ce qui est pertinent mais au maximum aux agriculteurs eux mêmes je souhaite qu'elle soit payée rapidement c'est-à-dire dans le semestre en lien direct avec les régions qui connaissent nos territoires ont des capacités de paiement rapide et cas ce qu'à cet égard et je sais monsieur le ministre combien vous y travaillez nous puissions faire totalement oublier au monde agricole les péripéties pc en termes de délais de paiement et de complexité de dossiers à remplir je veux un accompagnement un accompagnement en termes d'investissements qui soit simple rapide et qui correspondent aux objectifs déterminés par chaque prière pour y parvenir il faudra une responsabilisation pleine et entière de tous les acteurs c'est pourquoi je souhaite que le nouveau cadre législatif puisse être mise en place le plus vite possible et comme je le disais y compris par ordonnance mais parce que l'état comme je vous le disais ne fera pas tout c'est vous qui avez dans votre main beaucoup du résultat et vous savez en préparant ces états généraux en regardant vos travaux en réfléchissant à ce que j'allais vous dire je me remémorais non seulement certains déplacements d'il ya quelques mois mais les échanges que j'ai pu avoir avec certains d'entre vous présent dans la salle ou absents qui montrait d'où viennent parfois les solutions j'étais il ya quelques mois en mayenne je me souviens très bien un jeune agriculteur un couple de jeunes agriculteurs d'une mini c'est un bon territoire qui impliqués dans la filière laitière me disait toutes les difficultés qu'il avait à vivre il venait d'investir 700 mille euros un jeune couple en disant vous revenez dans trente ans je suis à peu près la même situation parce que je n'aurai peut-être même pas amorti ses investissements parce que quand on est rémunéré comme je le suis aujourd'hui ce devait être environ 300 euros pour les 1000 litres on peut pas vivre ils se paient pas le smic ce couple a réussi à entrer dans une démarche c'est qui le patron et est signé un accord tripartite producteurs transformateurs distributeurs ces démarches ne rien à l'état c'est une de ces démarches locales qui est fait avec des acteurs qui sont ceux que vous représentez et ils ont réussi en quelques mois a totalement changé à la fois de perspectives mais de vie au quotidien et on a un couple de jeunes agriculteurs qui a de la visibilité sur ces investissements se rémunère environ environ 1,5 smic est réussi à avoir un contrat qui lui donne de la visite visibilité en prix et volumes est d'ores et déjà ils ont commencé à monter en gamme et donc ils vont chercher ils l'ont dit dans les prochains mois et bien eu une appellation un peu plus spécifique et ils pourront faire comme leurs collègues dans le salers ou dans le comté l'ont fait pour monter en qualité ne plus jamais être aux 300 euros que j'évoquais tout à l'heure tout ça pour vous dire que la solution elle n'est pas que dans une loi que dans une disposition émanant d'en haut elle est aussi dans l'initiative qui sera prise partout sur le terrain et par tous les acteurs et bien cette démarche ce cas concret que je viens d'évoquer je souhaite que vous puissiez collectivement les généraliser et revaloriser les 2,4 milliards de litres de lait de consommation en france vous engager sur une contractualisation pluriannuelle et sur la philosophie que je viens d'évoquer voilà ce que j'attends de vous sur ce plan là voilà la transformation productive collective que nous devons conduire alors je sais qu'il y aura des sceptiques il y aura des fatalistes vous savez je me suis habitué plus exactement j'ai toujours refusé m'y habituer alors chacun et chacune d'entre vous prenez vos responsabilités il y en a qui en seront les épaules qui prendront des mines l'air d'avoir tout vu qu'ils diront arrivera jamais tout ça qui décideront de se battre comme ils sont toujours battus et puis peut-être parce qu'il y aura une majorité d'entre vous qui aura décidé de prendre ses responsabilités qu'ils auront à leurs côtés comme vous l'avez compris un gouvernement qui le fera vous aurez changer les choses moi je crois aux volontaires je ne crois pas aux sceptiques mais au delà de la transformation du modèle productif et la responsabilité partagée qui est la nôtre et enfin il nous faut répondre aux inquiétudes légitimes de nos concitoyens face aux défis de la santé et de l'environnement et je vous le disais tout à l'heure il n'y aura pas de modèle productif durable fort fort pour nos territoires et à l'international s'il n'y a pas une capacité collective à répondre à ces inquiétudes et à avoir un modèle agricole qui répondent aux objectifs de santé d'environnement nos concitoyens sont d'abord préoccupés à cet égard parce que j'appellerais une nouvelle géopolitique de l'alimentation et il nous revient lui apporter des réponses très claires je sais toute l'inquiétude que le ceta ou le mercosur peuvent lever dans la population chez certaines associations chez certains producteurs dans certaines filières je pense aux boeufs et je veux être ici très clair ces accords commerciaux soulève des enjeux lourds tant pour la protection du consommateur que la protection des producteurs j'avais pris un engagement pour ce qui est du ceta c'était de confier à une commission d'experts indépendants une évaluation de toutes les conséquences le rapport a été remis au premier ministre en septembre toutes les conclusions sont en train d'être tirées et un plan d'action sera présenté par le premier ministre et l'ensemble des ministres concernés la semaine prochaine avec des mesures très claires d'action de contrôle d'encadrement est à cet égard toutes les réponses aux questions soulevées par les experts seront rapportées traduit en actes en temps voulu la france aura ratifié ce traité mais nous nous assurons que toutes les préconisations seront suivies d'effet pour ce que le rapport à proposer mais je veux aussi être très clair sur la mise en oeuvre du ceta elle sera parce que c'est ainsi de droit et de fait parfaitement conforme aux normes européennes sur la santé et l'environnement pour empêcher toute concurrence déloyale sur le marché européen et donc pour être très clair j'entends parler parfois de saumon transgénique si le canada veut autoriser sa commercialisation sur son propre marché c'est le droit souverain du canada mais dans la mesure où la réglementation française et européenne interdit la commercialisation d'un tel produit évidemment elle interdira pour tous les produits importés par le biais du ceta et les contrôles seront drastiques à cet égard et aucun traité commercial ne vous propose d'avoir un droit qui est inférieur à ce que vous proposez à vos propres acteurs et donc il y a sur ce sujet parfois des malentendus ou des contre vérités que je veux ici pleinement lever les conditions posées par le rapport d'experts seront pleinement mises en oeuvre dès la semaine prochaine mais tous le droit européen toutes nos normes environnementales sanitaires sécuritaires concerne toutes les filières qui sont les vôtres seront évidemment pleinement défendus et respectés par l'ensemble des produits importés dans le cadre de ce traité comme dans le cadre de tout traité commercial je veux aussi compléter le ceta par des initiatives qui garantiront que la qualité française est reconnu et apprécié à sa juste valeur l'étiquetage de l'origine des viandes et des produits laitiers doit être renforcée y compris dans les produits transformés pour que le consommateur puisse choisir en connaissance de cause et je souhaite aussi renforcer dans les accords commerciaux les exigences plus largement sur les modes de production j'ai ensuite bien compris la volonté forte de la commission européenne d'achever des discussions commerciales en cours avec le mercosur et plus largement de d'achever de donner un nouveau tour aux négociations commerciales de l'union européenne avec d'autres régions du monde je suis favorable 11 et libre commerce celui qui permet de préserver les intérêts de chacune et chacun qui correspond à nos propres objectifs et nos propres équilibre et je suis favorable à ce que les règles commerciales soit d'ailleurs rendu plus transparente et plus démocratique j'ai pris des engagements clairs et lorsque j'ai eu à présenter l'initiative française pour l'europe à le préciser et la commission trouvera la france à ses côtés lorsqu'il faudra avancer sur ce domaine mais je ne suis pas favorable à ce que nous nous précipitions pour conclure avant la fin de l'année des négociations commerciales dont le mandat a été donné en 1999 parce que c'est cela dont il s'agit lorsqu'on parle du mercosur c'est d'un mandat de négociation qui a été donné en 1999 qui a été pendant plusieurs années je les compte tenu des difficultés connues qui a ensuite ressurgit et qu'on voudrait faire aboutir sans qu'il n'y ait de rediscussion autour de la table du conseil européen alors même que vous le savez les uns et les autres dans les secteurs les préoccupations qui sont votre quotidien nos perspectives de consommation nos réalités industrielles nos connaissances sanitaires environnementales ont profondément changé depuis il est donc indispensable que ces négociations soient réactualisé si nous voulons les poursuivre j'évoquerai ce sujet au conseil européen la semaine prochaine parce qu'on ne peut pas se lancer dans cette affaire sur en quelque sorte dans une fuite en avant l'europe la sécurité alimentaire et sanitaire sont des sujets indispensables pour que collectives y ont collectivement nous puissions réussir la transformation que j'évoquais à l'instant nous n'avons vécu l'été dernier avec la crise des oeufs qui a montré que le défi de la sécurité alimentaire n'était pas que national et seule une coopération accrue sur le marché européen permet de repérer et de sanctionner les fraudes c'est pourquoi je souhaite que nous puissions collectivement travailler à une force européenne d' enquêtes et de contrôle en matière de sécurité sanitaire et alimentaire c'est à propositions que j'ai faites et sur ce volet là je souhaite que nous puissions collectivement avancer au niveau européen le rejet des produits chimiques la préférence pour l'alimentation naturelle sont des lames de fond sociale et comme je l'évoquais tout à l'heure ce est à la fois l' angoisse des consommateurs la préoccupation légitime des concitoyens mais la préoccupation aussi de l'ensemble du monde agricole et de leurs salariés c'est pourquoi notre agriculture doit réduire sa dépendance aux intrants chimiques qui polluent nos sols nos cours d'eau et nappes je sais à cet égard que beaucoup a déjà été entrepris et beaucoup a été fait par le monde agricole en la matière et je ne veux ici qu'il n'y ait aucun raccourci et je salue vos efforts faits à cet égard mais nous devons aller plus loin ensemble il ne s'agit plus de passer notre temps à contester que l'utilisation des produits sanitaires phytosanitaires pardon menacent la santé des consommateurs des agriculteurs ou la biodiversité il s'agit de voir comment nous nous mettons collectivement en situation de traiter ce problème j'ai entendu les critiques sur nos annonces sur les néonicotinoïdes sur les perturbateurs en ukraine endocriniens ou sur le glyphosate ma responsabilité c'est de fixer le cap cette trajectoire ambitieuse que j'assume pleinement mes ensuite que chacune et chacun nous puissions là aussi en décliner de manière concrète et volontariste les voies et moyens pour y parvenir et je vais vous le dire franchement le bon débat n'est pas de savoir s'il faut sortir du glyphosate dans 10 ans ou dans cinq ans c'est comme si je vous disais que politiquement on sait régler la rapidité et la réalité de nos innovations technologiques je pense que le bon débat c'est d'abord de dire au niveau européen autorisé se reporter à 10 ans la problématique du glyphosate ça n'est pas une bonne idée parce que c'est prendre une responsabilité face à l'histoire au demeurant la france a toujours tenu cette position qui est une position cohérente avec notre exigence et ensuite au niveau national n'avons qu'un objectif collectif c'est là aussi filière par filière d'aider les agriculteurs à trouver meilleure organisation d'abord de leur donner plus d'indépendance par rapport à ce sujet beaucoup la hausse ils ont fait des efforts considérables ont été faits mais j'ai pris un engagement il sera donc là aussi dans la loi c'est de séparer le conseil de la vente sur beaucoup de produits phytosanitaires il y a encore une vente liée qui fait que le conseil n'est pas indépendant et la loi séparera la vente du conseil ensuite c'est de regarder filière par filière comment on peut mieux doser définir sont exemplaires à ce titre et nous mettrons en avant les bonnes pratiques qui ont été faites et porté par le monde agricole mais on doit les généraliser et regarder ce qui sans innovation permet là aussi de réduire les doses et d'améliorer les conditions de travail pour les agriculteurs et les conditions pour nos concitoyens et ensuite nous aurons un programme volontariste d'investissements dans la recherche pour permettre à chaque endroit dans chaque filière de trouver la solution de substitution ce que je vous garantis c'est qu'il n'y aura pas l'impasse née l'impasse qui consiste à dire on ne fait rien on ne fait aucun effort et on repousse le problème à demain parce que c'est une impasse morale à laquelle nous serons tous et toutes conduit n'est l'impasse qui consiste à dire je poserai à des agriculteurs une absence de solution aux produits de substitution mais je leur donnerai un objectif sans les aider je veux là aussi qu'il y ait une responsabilité que dans le temps nous travaillons à trouver les bonnes solutions elles se déclineront en regardant les alternatifs comme le biocontrôle en accompagnant les agriculteurs dans les bonnes pratiques en chiffrant les coûts et en refinançant pour accompagner ces transformations en regardant les impacts aussi sur la main d'oeuvre et les contraintes que cela impose parfois je ne l'aimé n'estime pas et en les accompagnant et en dosant comme il le faut les recours jugé indispensable ou sans substitution c'est un pragmatisme auquel je nous invite collectivement et là aussi il n'y a pas de gagnant n'y a pas de perdants sur ce débat il ya une intelligence collective à traduire en actes dans notre pays parce que vous êtes collectivement les premiers concernés je n'ignore rien du bouleversement de ses engagements sur votre manière même de travail et la terre son impact sur les rendements les mutations extrême que nous allons devoir affronter et qu'il nous faut repenser mais ce qu'il ya derrière tout cela c'est que nous devons repenser une nouvelle france agricole collectivement parce que le modèle dans lequel nous nous sommes en fait ray n'est pas soutenable et donc vous le voyez bien du prix en passant par la transformation industrielle jusqu'à la transformation indispensable pour répondre à nos objectifs environnementaux sanitaires c'est l'invention d'une nouvelle france agricole que nous devons collectivement conduire et nous sommes là pour transformer ensemble pour trouver les bonnes solutions elles imposeront également que nous puissions en termes de recherche et de formation prendre des décisions courageuses je souhaite que partout sur tous les sujets nous puissions être exemplaire en termes d'expertisé d'indépendance de l' expertise chacun des sujets que j'ai évoqués et je ne suis pas ici exhaustif vous les connaissez parfois bien mieux que moi chacun de ces sujets fait l'objet de débats de société nourry est légitime mais chacun de ces sujets nous mais là aussi face à un devoir démocratique celui d'éclairer le débat bien souvent il n'ya pas une bonne décision à prendre il y à un moindre mal à préserver et il ya in fine est une bonne décision à accompagner je souhaite donc que nous puissions construire les conditions d'une expertise scientifique indépendante en france sur chacun de ces sujets et que nous puissions avoir la même exigence au niveau européen nous avons sur tous ces sujets subi ces dernières années trop de pression trop d'intérêts cacher et d expertise industrielle qui ne sont en rien des expertises scientifiques à cet égard on perd du temps collectivement et nous perdons aussi une certaine exigence démocratique qui est celle de nos concitoyens nous nous mettrons donc sur chacun de ces sujets en capacité d'avoir des experts indépendants sur le plan scientifique c'est à dire des experts dont nous connaissons d'abord les connaissances académiques et la reconnaissance académique internationale mais aussi l'indépendance financière par rapport aux pressions existantes c'est une réalité faut qu'on regarde en face les choses je vous vois parfois exprimé une forme de mécontentement ou de doute sur ce que je suis en train de dire peut-être que ça déplaît mais je ne suis pas là pour plaire je suis là pour faire avec vous parce que nous avons besoin de cela sinon nous seront constamment pris dans le bégaiement des intérêts un jour on suivra la parce que il fait des publicités ou kadir d'experts un temps donné jeudi cela puis le jour d'après on suivra l'autre non essayons de construire une vérité partager collectivement construite et il est indispensable qu au niveau européen nous ayons la même exigence de la même façon je souhaite que nous continuions à préserver le modèle d'excellence en termes de recherche agronomique qui est le nôtre nous avons le premier institut de recherche agronomique en europe c'est pourquoi je souhaite meilleure coordination entre l'inra les chambres d'agriculture les instituts techniques qui doivent travailler ensemble de manière concertée au national mais aussi régional mans et les plantes filière doivent également mentionné les travaux de recherche prioritaires à mener et les investissements nécessaires là aussi nous aurons une politique volontariste d'investissements sur les programmes qui sont perçues comme les plus importants pour accompagner chaque filière dans sa transformation il importe aussi d'accompagner la formation des plus jeunes les élèves du lycée agricole bouquin villes qui sont présents avec nous sont des témoins indispensable de cette ambition mais nous devons là aussi adapté de formation et continuer à le faire aux défis contemporains qui sont les nôtres et la transformation que nous sommes en train de partager et collectivement d'accompagner il importe aussi de mieux valoriser et rémunérer les services environnementaux que les agriculteurs sont capables de rendre à la collectivité en agissant pour préserver les sols les eaux la biodiversité et rémunérées de manière juste ses services j'ai pris un engagement il sera donc suivie d'effets 200 millions d'euros pour la rémunération de ses services environnementaux en plus de ce qu'ils étaient décidés et là je ne veux pas rouvrir ces sujets bien connu entre les piliers 1 et pilier 2 qui ne parleront peut-être pas un nombre de personne dans cette salle mais qui évoqueront ap assez puissant pour d'autres dans cette salle quand j'ai pris cet engagement je n'avais pas forcément anticipé de il y avait eu des engagements financiers et puis qu'il y avait eu des engagements à votre endroit et que l'un et l'autre n'était pas totalement en ligne donc je ne veux pas qu'on rouvre ce qui a été décidé ces derniers mois durant les deux années de cette pac je souhaite que sur ses services environnementaux nous puissions accompagné par le grand plan d'investissements ces mesures en faisant des aides directes aux agriculteurs et qu'ensuite nous puissions intégrer dans la maquette budgétaire et la nouvelle pac pour être conforme aux engagements pris et à ce que légitimement vous souhaitez pouvoir accompagner c'est aussi qu'on puisse pleinement accompagner le monde agricole dans le modèle productif énergétiques et environnementales qu'il porte aujourd'hui les agriculteurs aujourd'hui sont des acteurs de la production énergétique décentralisé et de la transformation des paysages et le modèle productif et sur ce sujet ils sont confrontés à la complexité administrative et donc si nous voulons accompagner cette transformation ou dans la loi justement et les ordonnances portant transformation du monde agricole et actant de vos états généraux de l'alimentation ou dans le projet de loi droit à l'erreur nous prendrons des mesures de simplification drastique permettant de réduire les délais auxquels sont aujourd'hui soumis les agriculteurs lorsqu'ils veulent porter des projets énergétiques des projets de valorisation légitime de leur production sur le terrain je sais les délais qui sont les vôtres lorsque vous voulez passer à la méthanisation lorsque vous voulez mieux valoriser justement votre production et produire de l'énergie et ça a été rappelé tout à l'heure par plusieurs d'entre vous c'est une source de revenu c'est une source de liquider productif et lorsque je regarde nos voisins allemands une partie non négligeable aujourd'hui de leurs marges vient non pas de la fronde de la viande mais des sources alternatives de revenus en particulier de la production d'énergie qui sont capables de produire voilà sur ce sujet ce que je souhaitais apporter comme réponse concrète en vous disant que au delà de ces engagements nous aurons collectivement à conduire des chantiers en profondeur qui vous feront continuer les travaux de ces états généraux de l'alimentation au delà de la deuxième phase que vous allez maintenant commencer d'abord parce que vous l'avez compris je compte sur vous pour finaliser un travail conséquent je compte sur vous pour dans cette deuxième phase aller au bout la transformation productive industriels mais aussi environnemental de nos modèles et parce que il nous faudra aussi penser dans le monde agricole et agroalimentaire toute notre stratégie de prévention elle n'est pas que sanitaires et sociales elle se joue des justement la production agricole et l'organisation collective du monde agricole parce que vous avez déjà su mettre en oeuvre pour lutter contre le gaspillage mais parce que nous devons faire aussi collectivement pour lutter contre l'insécurité alimentaire et les déséquilibres alimentaires et à cet égard la ministre de la santé comme le ministre d'état se sont fortement engagées avec une mise de l'agriculture pour porter cette vision des choses et vous aurez aussi a posé les prémices de notre nouvelle négociation pour la politique agricole commune je ne pourrais terminer ce propos même si les provisoires sur ces états généraux sans dire un mot de cette politique agricole commune je souhaite en effet que cette politique agricole puisse s'appuyer sur les stratégies de filières que vous aurez à proposer c'est comme ça que nous devons la construire je ne serai pas que nous la défendions comme une espèce de persistance rétinienne d'un modèle qui est en train de passer et que nous voulons changer je souhaite que nous puissions porter une nouvelle politique agricole commune qui soit à la hauteur de la nouvelle politique agricole française que nous voulons c'est à dire que je souhaite que nous puissions assumer une vraie politique de qualité de souveraineté alimentaire et du juste prix que je viens de défendre mais aussi des des d'investissement au niveau national pour défendre nos préférences et que la politique agricole commune puisse devenir sans qu'il n'y ait aucun tabou une vraie politique qui nous apportera les assurances les garanties contra cyclique et là aussi avec une approche filière par filière parce que les dynamiques et les réalités sont très différentes selon ces dernières qui protégera l'agriculture européenne des chocs de la volatilité des cours mondiaux de déséquilibre et qui permettra à chaque pays de poursuivre ses choix souverain à chaque territoire de poursuivre son excellence et à chacune et chacun de poursuivre ses objectifs je souhaite donc que nous puissions dans la perspective de cette nouvelle politique qui aura à se déployer après 2020 porter nos propres ambitions nationales et que vos travaux puissent préparer cette stratégie que la france aura à conduire vous l'avez compris j'attends encore beaucoup de ces états généraux de l'alimentation et du travail que vous aurez à conduire dans les prochains mois parce qu'il en va de notre agriculture est que le paysan le mérite et que je serai toujours à leurs côtés pour les défendre il en va de notre industrie agroalimentaire parce qu'il ya une excellence française en la matière il en va de notre gastronomie il en va de notre distribution il en va de notre territoire et de leur équilibre et donc la stratégie que nous avons à conduire et à mettre en acte dès aujourd'hui est un défi profond qui n'est pas qu'économique un défi de territoire de civilisation pour le pays parce que c'est ce à quoi nos concitoyens sont éminemment attachés et j'y suis attaché comme c'est pourquoi une loi sera présenté au premier semestre 2018 pour porter l'ensemble de ses conclusions que cette fois pourra prendre la forme d'ordonnancés pour aller plus vite et avoir une promulgation complète au plus tard à la fin du premier semestre 2018 c'est pourquoi j'attends de votre part pour la fin d'année la conclusion de ces contrats de filières et c'est pourquoi en début d'année prochaine nous retrouverons pour faire un nouveau point d'étape de ces états généraux de l'alimentation actes et de ses contrats définir la stratégie est actée d'une stratégie d'investissement pour accompagner les actions qui seront les vôtres les nôtres et vous l'avez compris vos travaux continueront pour préparer cela la prochaine politique agricole commune chaque année du quinquennat vous serez réunies pour pouvoir procéder à l'évaluation des travaux et de leur mise en oeuvre et je souhaite qu'à mi-mandat il puisse y avoir une évaluation parlementaire à la lumière de vos travaux et à la lumière de toute expertise indépendante que les parlementaires souhaiteront sollicité pour que si besoin était les changements législatifs requis puissent être décidée mais à la lumière de vos actions à la lumière de nos transformation ce que j'attends de vous mesdames et messieurs pour finir c'est de recréer la confiance la confiance entre l'ensemble des acteurs la confiance dans nos territoires la confiance en notre pays la confiance avec les consommateurs et les citoyens parce que tout ce que j'ai évoquée depuis le début de mon propos des prix aux sujets environnementaux c'est une affaire de confiance la france sera forte dans ces territoires comme à l'international si nous savons collectivement restaurer celle-ci collectivement et donc vous l'avez compris vous pouvez beaucoup compté sur moi parce que j'ai décidé de beaucoup compter sur vous je vous remercie [Applaudissements]
Emmanuel Macron