Actes de terreur contre le Congo (RDC) : deux poids deux mesures encore
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Jean-Luc MélenchonFait
« L'Afrique n'est pas dans le futur, elle est le futur. »
- 12:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 50 % de toute la jeunesse du monde de moins de 18 ans est déjà africaine. »
- 14:00Jean-Luc MélenchonFait
« La majorité de nos enfants à nous êtres humains sont africains. »
- 18:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Vous êtes confronté à un doublement de la population de votre capitale tous les 5 ans. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonFait
« Nous disons à nos propres collègues, ce que vous trouviez valable pour l'Ukraine et la Russie doit s'appliquer pour la République démocratique du Congo et le Rwanda. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames, messieurs, j'aurais pu dire chers collègues puisque j'ai été jusqu'à Nagerre non seulement parlementaire pendant 30 ans, mais également président de groupe. Si je fais cette précision, c'est pour vous dire que je suis bien placé pour apprécier l'honneur que vous nous faites en étant présent car je sais ce qu'est en emploi du temps de parlementaire. Je vois donc dans votre présence madame messieurs les présidents de commission et vous singulièrement monsieur le président de la commission des affaires étrangères messieurs les présidents de groupe une marque particulière à laquelle je veux que vous sachiez que nous sommes très sensibles.
Nous comprenons que votre présence s'adresse un message à notre pays, le nôtre, la France, et à ce qu'elle peut représenter non obstant, la singularité des moments et des épisodes qui parfois peuvent éloigner nos gouvernements ou bien les rapprocher. Quelque chose en définitive reste constant. C'est évidemment le devoir que nous nous sommes donnés librement les uns et les autres de rester amis en toute circonstan et de maintenir entre nos peuples la compréhension, le dialogue et l'amitié.
J'ai donc un plaisir particulier à m'adresser devant vous pour des raisons que je vais y résumer et de le faire dans notre langue commune dont vous êtes désormais du fait des circonstances de votre nombre de votre éducation les principaux dépositaires dans le monde puisque vous êtes la première nation francophone et cette langue que nous avons en Comment c'est à vous que sa dynamique en quelque sorte est désormais confiée par ce phénomène que j'ai décrit à la suite d'un de mes compatriotes, le poète Édouard Glissant comme étant le phénomène de la créolisation, c'est-à-dire du rapprochement de cultures éloignées produisant soudain et sans préparation ici là du commun dans des conditions de création imprévue. Le terme créolisation vient des Antilles où furent déportés des millions d'esclaves qui pour conserver leurs conditions humaines, vu qu'ils ne venaient pas du même endroit et que ceux qui les esclavagis ne parlaient pas la même langue, ont dû créer une langue pour rester dans la communication, donc dans le statut d'être humain. Et lorsque le poète Édouard Glissant a proposé ce mot, j'ai pensé qu'il avait une splendeur particulière pour exprimer ce qui dorénant sera le phénomène marquant de la marche de l'humanité.
Que cela nous plaise ou pas, la créolisation est notre destin commun. Elle se constate de 1 et une manière et j'ai noté que ceux qui par conservatisme nous allons appeler de cette façon leur réflexe, ceux qui par conservatisme protestent contre cette créolisation comme si elle était une perte d'identité, une perte de soi qu'il proteste beaucoup moins dès lors qu'il s'agit de créolisation anglo-saxonne qu'il trouve naturel de découvrir sur les façades de leur magasins, les cartes dans les restaurants, que sais-je encore, les modes d'emploi. La créolisation reviendra dans mon propos.
Dans l'instant vous a présenté la délégation, je veux souligner son caractère politique qui tient bien sûr à l'identité politique particulière de du mouvement insoumis dont ils sont membres et au nom duquel ils ont été élus dans leur circonscription en toute connaissance de cause par ceux qui votaient pour eux. Mais nous avons ici une commission qui a un objectif politique dans sa présence. en République démocratique du Congo, monsieur Arnaud Legal qui est membre de la commission des affaires étrangères et notre en quelque sorte et pour résumer du Scheire souffrir sa modestie, notre ministre des affaires étrangères.
Cher président, vous avez votre interlocuteur. Madame Abobongoli est membre du bureau de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française et Carlos Bilongo, bien connu de vous, qui est ici est le président du groupe d'amitié France République démocratique du Congo. Mes deux collègues Legal et Bilongo ont pris la tête d'une initiative dont est membre évidemment madame Abou Mongoli en faveur de la reconnaissance de la difficulté que rencontre aujourd'hui la RDC avec les intrusions de son voisin et les manigances qui lourdit ici.
Cette résolution a été signée par 75 députés français. Peut-être sera-t-elle à l'avenir signée encore par d'autres. Elle se conclut en trois points.
Le premier est l'affirmation de la fraternité qui nous unit. Le second est la condamnation des actions à intrigue et agressions venu de l'autre côté de la frontière en désignant par son nom le Rwanda comme le fait avant nous l'Organisation des Nations- Unies, la ministre des affaires étrangères françaises, mais aussi le Parlement de l'Union européenne qui a voté sur ce point une résolution. Et le second point après la fraternité et la condamnation de ces actions, c'est évidemment la demande que nous adressons à notre gouvernement que l'Assemblée nationale française puisse prendre sur la base d'une résolution une position qui disent les choses, nomme, désigne, sans faux semblant et sans faux fuyant.
Nous espérons que notre déplacement ici nous avons fait fusionner en une démarche unique. D'une part la présence des parlementaires, de l'autre la mienne de Rén avant en retrait de l'Assemblée nationale mais pas en retraite de l'action politique et qui me fait répondre à l'invitation de l'université de Kinshasa pour présenter le livre que je viens de faire paraître et qui réfléchit à l'avenir du monde. Il se trouve qu'il y a entre mon travail intellectuel qui est la compréhension des conditions nouvelles dans lesquelles se mènent aujourd'hui les luttes pour la liberté dont votre pays est au fond un des héritiers et de quelle manière les populations peuvent affirmer leurs droits au premier et en définitive dernier des principes qui animent la vie des communautés humaines, c'est-à-dire la souveraineté politique ? ce point de rencontre est que nous sommes dans un ordre du monde qui est en train de changer totalement et radicalement.
Peut-être en train de partager avec quelques-uns de ma génération le souvenir de ce que nous avons connu. Je suis né dans le monde de Yalta, c'est-à-dire un monde qui était partagé entre l'autorité de l'Union soviétique et la fascination qu'elle exerçait. et de l'autre côté les États-Unis d'Amérique et qui à la fin du système de l'Union soviétique a conduit un autre ordre du monde que vous avez connu par contre tous qui était celui qui avait été affirmé en 1991 par le président Bougepper qui prétendait fonder un nouvel ordre du monde.
Et de ce monde bipolaire, nous sommes passés à un monde qui voulait être unipolaire avant que tout s'effondre et que nous soyons maintenant dans un monde impolaire. Il n'y a plus de centre et chaque nation, chaque pays est invité à définir par ses propres règles et ses propres visions, ces systèmes d'alliance qui peuvent être différents suivant les dossiers et les circonstances. Ce monde est en train de se réorganiser dans une compétition voulue par les États-Unis d'Amérique avec la Chine populaire.
Et il est vrai que pour de nombreuses nations, cette nouvelle bipolarité présente l'avantage de n'être obligé de s'allier ou de s'aligner avec personne. Le nonalignement a donc trouvé dans cette forme de bipolarité une sorte d'espace de liberté dans lequel il est possible de construire. Au demeurant il y a bien longtemps, les dirigeants de la République du Congo, l'actuelle République démocratique du Congo, s'était joint de près aux anciens nonalignés.
Je sais donc que je parle à des gens qui sont des connaisseurs et qui comprennent la signification profonde et le rapport entre le nonalignement et la liberté pour les peuples qui n'ont aucune prétention à dominer qui que ce soit et qui se contentent de vouloir vivre heureux et de d'assurer le développement et le bonheur de leur concitoyens. Je voudrais que ce soit le cas de ma patrie, la France, je suis certain que c'est celui de la vôtre. Mais précisément le moment a précipité la désorganisation du monde.
La bascule est évidente. Non seulement la Chine est en compétition gagnée par elle d'être la première puissance productive du monde avant d'être la première puissance financière, ce qui ne serait tarder. et une nouvelle organisation se dessine autour de la du Brésil, de la Russie, de la Chine, de l'Inde, de l'Afrique du Sud, donc de votre continent et des six pays qui vont rejoindre ces bricks au mois de janvier prochain, dans lesquels on va encore trouver des pays que l'on qualifié d'émergents mais en tout cas qui sont des puissances et qui honnêtement sont à égale capacité avec le G7 qui jusque-là avait avait dominé le monde.
C'est ce moment-là que nous vivons. Les moments de transition présentent toujours des formes de possibilités, d'opportunités communes. Et bien la page se tourne et chacun retrouve une chance de pouvoir prendre sa place en toute liberté, mais aussi de risques.
Et les risques pour finir se concentrent toujours sur les mêmes questions quel que soit l'état de l'humanité. Les risques sont sur les frontières. En croit-on que la question des frontières est dépassée ?
Quand bien même l'organisation de la production dans le monde et la globalisation numérique ont pu faire croire à une sorte d'état de nature de la communauté mondiale, ce n'est pas vrai. Les frontières sont les frontières, les nations sont les nations. Et si je les nomme, ce n'est pas pour en faire une sorte d'apologie définitive, mais pour indiquer que comme elles existent, c'est à partir de là qu'on doit penser et organiser les relations du futur.
De toute façon, nous n'y coupons pas. Et il est donc d'une importance singulière qu'avant toute chose la sécurité de ces frontières soit garantie parce que ni la paix ni aucun dialogue ni intérieur ni international n'est possible entre des nations qui seraient perpétuellement menacées sur leur frontières de conflit et c'est exactement ce qui vous arrive. Nation en pleine expansion, je vais en dire un mot.
Vous avez un voisin très intrusif qui pour des raisons qui ne me paraissent pas être toutes philanthropiques s'intéresse de près au territoire dont il est voisin. Et dans cette circonstance, vous êtes à intervalle régulier contre votre gré et en dépit de vos engagements pris étenus notamment en matière de cesser le feu confronté à une forme de déloyauté qui n'est jamais improvisée. Nous sommes parfaitement conscients comme nous l'a expliqué tout à l'heure le président de la République qui nous a fait l'honneur de nous recevoir et de nous informer de ses vues.
Nous savons que ce n'est pas par hasard que les incidents meurtriers reprennent, que l'agression reprend au moment même où vous préparer à tenir vos propres élections comme une démocratie qui vaille que vaille, a surmonter tant de difficultés, deux guerres sur son territoire desquels se sont mêlés à peu près tout le monde et qui de sa seule force, de sa seule énergie, de sa seule intelligence a su surmonter toutes ces difficultés et se présenter alors à laquelle nous parlons sous une forme comme toutes les nations démocratiques partagées entre des points de vues différents, mais tout de même assez solidaire et volontaire pour présenter un visage uni, en tout cas uni pour former une communauté nationale, un peuple contenant toute cette diversité. Et je veux vous dire à ce sujet que contrairement à d'autres, je tiens à vous exprimer notre admiration pour cette capacité à surmonter les difficultés et à demeurer maître de votre propre destin. [applaudissements] De la sorte ici en République démocratique du Congo, on voit comment les trois questions traditionnelles de la vie des nations, c'est-à-dire la sécurité des frontières, la souveraineté de l'État sur son territoire et la population qu'il contient, qui est la base de la définition de la souveraineté et enfin la démocratie sont lié en un seul et même projet qui se trouve être mis en cause par l'intervention extérieure qui pourrait provoquer, j'ai bien dit, qui pourrait provoquer une perturbation assez profonde de la vie de la démocratie de la RDC pour ensuite servir de prétexte à de nouvelles provocations qui pourrai désorganiser toute la zone.
Vous êtes un lieu stratégique par votre nombre. Vous êtes un lieu stratégique parce que vous avez neuf voisins, neuf frontières, que vous avez à la fois le contact le plus étroit qui soit avec le centre du pays et l'océan et donc à partir de là avec tout le rivage du long de la frontière atlantique si j'ose dire avec les Amériques. Ce n'est pas par hasard que tant de choses se produisent et dépendent des décisions et des capacités de la République démocratique du Congo à rester maître de son action et donc de la paix qu'il est capable de protéger.
Je voudrais vous dire que si j'y attache cette importance, c'est que le mouvement que j'ai l'honneur d'animer avec d'autres et avec les députés que vous voyez ici partage une conviction à la vérité assez isolée dans la classe politique française et sans doute européenne. Nous avons la certitude. Non pas que l'Afrique qui a créé l'histoire, personne ne doit l'oublier puisque tous les êtres humains en proviennent.
Et si j'y fais mention, c'est parce que Naguer quelqu'un a prétendu que vous n'étiez pas entré dans l'histoire, ce qui pour n'importe quel intellectuel était un défi au bon sens. et d'autres aussi croient de manière erronée que l'histoire du continent a commencé au 15e siècle. Et bien non, ce n'est pas le cas.
Et bien donc, disais-je, l'Afrique qui a créé l'histoire humaine puisque tout le monde en vient, n'est pas seulement dans le futur de l'humanité. Je vais essayer de le résumer dans une phrase dont le caractère, j'espère choquant permet d'aller plus avant dans la réflexion et de briser les routines intellectuelles. L'Afrique n'est pas dans le futur, elle est le futur.
Pour une raison que j'explique en quelques mots, comment peut-on croire que ce continent que l'on disait vide au 20e siècle quand les africains étaient au total 300 millions sur un territoire si immense et réparti dans tant de nations, comment peut-on croire que ce même continent contenant 4 milliards 500 millions d'habitants à la fin du siècle, si nous parvenons à la fin du siècle, pourrait être autre chose que le futur lui-même. Une expression familière dit que chaque génération est un peuple nouveau. Oui, mais chaque génération est une humanité nouvelle.
Or, la nouvelle génération est africaine. Voilà le cœur de notre conviction. Le 21e siècle est le siècle de l'émergence africaine dans sa diversité, dans la complexité des nations qui le composent, qui compose ce continent.
Le nombre est le facteur explicatif de l'histoire. Il est la condition de toutes les toutes les autres évolutions de l'organisation humaine inclu pour ceux qui appartiennent comme moi à l'école du matérialisme historique inclut la lutte des classes. Pour qu'il y en ait une, il faut d'abord qu'il y ait un certain nombre d'individus.
Il faut d'abord qu'il y ait une accumulation. Tout est lié au nombre et à ses fluctuations. Si donc l'Afrique représente le quart de l'humanité de la fin du siècle, a-t-on compris que pour en arriver là, il faudra d'abord être passé par l'étape dans laquelle nous sommes où 50 % de toute la jeunesse du monde de moins de 18 ans est déjà africaine, savent-il que la majorité de nos enfants à nous êtres humains sont africains ?
Dès lors, quiconque veut penser avec sérieux au futur, il faut saisir toutes les opportunités qui nous sont présenté de cette manière. Et pour nous français qui avons tant besoin d'aide, c'est notre devoir de nous avancer dans l'airire d'influence de la langue commune pour tendre la main pour l'entraide dont nous avons besoin. Pas vous avez besoin. nous avons besoin parce que tandis que 50 % d'entre vous ont moins de 18 ans, tandis que la majorité de votre population est composé de jeunes gens, nous cette jeunesse ne représente qu'à peine le quart de notre population.
Nous sommes une population vieillissante. Et si les trésors d'intelligence que nous avons déployés au fil des siècles, la culture cumulative que nous avons réunie dans la langue commune doit prospérer demain, ce sera naturellement et à l'évidence par vous. Et à notre tour, si nous voulons bénéficier de la dynamique de la jeunesse, de l'inventivité qu'elle va devoir obligatoirement déployer pour créer ce monde nouveau, si nous voulons pouvoir en bénéficier comme une contribution intelligente à notre futur, alors il faut savoir s'entraider plutôt que de vouloir dominer, plutôt que de donner des conseils, plutôt que de dire aux autres ce qu'ils doivent faire. [applaudissements] Ma protestation contre l'arrogance, on va mettre des guillemets occidentales, n'est pas l'expression de je ne sais quel repentir que je ne ressens pas.
C'est un principe de lucidité qui répond de la manière la plus concrète possible à ce que va être le futur. Dès lors, vous êtes la première nation francophone du monde. Vous êtes la première capitale francophone du monde.
Je dis francophone, j'aurais dû dire à chaque fois de la langue commune du diable. Pourquoi n'avons-nous pas inventé un autre nom pour la nommer ? Est-ce que nous allons dire que nous sommes congolophones ?
Pourquoi pas ? Puisque vous êtes les plus nombreux. J'ai dit le nombre et sa vertu.
J'ai dit la jeunesse et sa vertu. et vous êtes confronté à l'un des défis les plus extraordinaires de la civilisation humaine. Mon livre résume 390 millions d'années d'existence des ominidés en prenant les problèmes tels qu'ils sont aujourd'hui, c'est-à-dire d'une humanité qui a une condition complètement différente de toutes les générations du passé.
Nous, vous avez été d'abord des peuples paysans. Une humanité est répartie dans des espaces immenses de survie autonome. Nous sommes maintenant tous en majorité des citadins.
Vous l'êtes à plus de 56 %. C'est un bon inoui si l'on se réfère aux années du milieu du siècle précédent où moi-même je suis né. C'est inoui.
C'est sans précédent. Dans nos régions, c'est 80 % de la population qui vit en ville. Le nez sur le guidon ne le voit plus et pourtant c'est la réalité.
Dès lors que nous sommes en ville, nous dépendons pour produire et reproduire notre existence matérielle entièrement et complètement des réseaux collectifs. De tous les réseaux collectifs, l'électricité, l'eau, les approvisionnements, l'éducation. Toute notre vie est faite de réseau et de notre dépendance à ces réseaux.
L'aspiration politique fondamentale de nos concitoyens porte sur le contrôle des réseaux, leur existence, leur fonctionnement, leur qualité. Et ce rapport au réseau est toujours un rapport socialement déterminé par qui possède le réseau, qui peut y accéder et qui n'y accède pas. Je dis tout cela que vous savez comme moi, mais vous le savez mieux.
Pourquoi ? Parce que nous nous avons mis, allez un millénaire ou deux à arriver à cette situation. vous moins d'un siècle et vous êtes confronté à un doublement de la population de votre capitale tous les 5 ans.
Personne n'a jamais affronté dans toute l'histoire un défi de cette nature. Personne, jamais, nulle part. Et c'est pourquoi je disais la jeune génération, qu'elle le veuille ou pas, devra inventer la réponse au défi qui se trouve là, celui de la construction de la ville, de l'extension des réseaux et donc des moyens de les approvisionner.
Et la jeune génération, c'est mieux que nous tous qu'un mode de production est définitivement condamné s'il doit continuer comme c'est le cas aujourd'hui. Non pour des raisons idéologiques, ce n'est plus le sujet. Le sujet est que le productivisme nous condamne tous à mort et vous êtes un pays fabuleusement riche.
Et si les uns et les autres cessent de se mêler de vouloir prendre votre part, de toute façon, vous serez confronté à des décisions politique d'un niveau inoui. Que faire de tout cela ? Comment s'y prendre ?
L'extraire ou pas ? Dans quelle proportion ? Ce sont des questions qui se posent maintenant mais que vous vous n'avez pas le choix de vous poser ou pas.
Vous êtes obligé d'y répondre et vous allez y répondre pour nous tous parce que ce que vous ferez selon ce que vous ferez l'humanité sera ou ne sera pas. Et on ne peut pas vous demander à vous tout seul de faire les preuves de sobriété, d'économie, de simplicité qu'aucune de nos nations ne se prépare à faire. Puisque au moment où ils font le plus de bruit à propos de la décarbonation de l'industrie, c'est le moment où il y a jamais eu autant de projets de pipeline, de gaz et de pétrole.
Il y a un double langage constant qui pourrait être considéré comme un folklore traditionnel des dominants occidentaux mais qui dorénant est une duprie qui nous menace tous parce que si on dit une chose et on en fait une autre sur des sujets aussi importants, l'issue est connue, elle sera terrifiante et elle est commencée. Le changement climatique, c'est pas demain, il a lieu et il est irréversible et il remet en cause toute notre organisation sociale et notre organisation productive. Voilà pourquoi il paraissait si important qu'au moment où des difficultés qu'on est parfaitement capable d'identifier se présente entre nos deux nations, on rappelle d'abord que la France n'a pas manqué à sa parole à l'égard de la République démocratique du Congo et nous sommes tous assez politiques dans notre diversité pour savoir comment été maintenus des liens qui continent continue à servir nos causes communes.
J'ai prononcé le mot qu'il me fallait prononcer à cet instant. La politique qui peut nous rassembler dans le cadre de l'usage de notre langue commune est solidarités qu'il faut à chaque génération renouveler et dont il faut réviser le contenu parce que rien n'est jamais acquis en amour fus entre des personnes ou entre des nations. Il faut sans cesse s'en donner des preuves et les éprouver mutuellement.
C'est évidemment par le nonalignement que nous parviendrons à cette attitude. Le nonalignement n'a jamais voulu dire la neutralité. Jamais.
Le non alignement veut dire qu'on se donne le devoir d'apprécier au cas par cas ce qui se passe pour faire prévaloir en toute circonstan des principes stables et commun. Et donc dans un monde qui va au désordre baptisé de grands mots multipolaires et je ne sais quoi. Nous autres européens nous avons connu le monde multipolaire.
Nous connaissons ça. C'est la compétition et la destruction mutuelle qui achève un processus pareil. Nous avons besoin d'un monde ordonné avec des règles respectées par tous et donc ce monde ordonné doit pouvoir disposer des moyens matériels de faire respecter la loi commune.
S'il y a une mission de l'ONU, elle doit être équipée en arme et en matériel pour faire prévaloir les raisons pour lesquelles elle a été envoyée à tel ou tel endroit. Et vous savez de quoi je parle. [applaudissements] Dans ces conditions, le nonalignement peut sans cesse nous rapprocher si nous nous réclamons de principe commun.
Ce n'est pas la neutralité et c'est encore moins l'écidistance. Comme je l'ai entendu dire une fois, nous ne sommes pas écuidistant entre l'agresseur et l'agressé. Nous ne sommes donc pas écuist entre le Rwanda et la République démocratique du Congo car c'est la République démocratique du Congo qui est agressée et envahie.
Et à ce fait, [applaudissements] nous disons à nos propres collègues, ce que vous trouviez valable pour l'Ukraine et la Russie doit s'appliquer pour la République démocratique du Congo et le Rwanda. [applaudissements] Le refus que vous prononcez contre les organisations qui pratiquent des actes de terreur à tel endroit, vous devez aussi le vouloir ici et le faire respecter avec la même énergie. Quand vous organisez des sanctions contre une nation qui viole la loi internationale, vous devez aussi les organiser pour protéger la pacifique République démocratique du Congo. [applaudissements] Je pense en m'adressant à vous de cette manière que je vous donne la preuve qu'il existe une France qui est proche, qui est amie, qui est solidaire, qui comprend et se sent comprise.
Lorsque par exemple vous nous accueillez nous, le nonalignement conduit au mot que je voulais que j'ai prononcé tout à l'heure, les causes communes. Nous avons des causes communes qui peuvent nous rassembler. La forêt est une cause commune.
La France étant présente sur le continent nord-américain, sud-américain, dans la forêt amazonienne devrait être directement partie prenante de la coalition qui s'est fait sur les forêts, qui réunit votre pays, le Brésil. Je ne sais plus qui en a en Asie et nous devrions être ensemble. Vous avez des outils qui sont des outils de premier rang sur le plan technologique et notamment une université dédiée à cette question.
Et bien sur ce modèle qui est évident pour nous tous à cet instant, je voudrais que mon pays vous proposa le moment venu et si vous en étiez d'accord qu'on fasse une organisation du même type à propos de la mer puisque vous avez un rivage puisque les puissances ne se contentent pas de voler le minerai les puissances volent aussi le vivant par des accords léonins fait avec les pays qui ont une façade maritime à qui on achète tout ce qui vit dans la mer qu'on en vide sans se soucier des populations qui en sont limitrophes et qui jusque-là en vivait avant de s'indigner contre le fait que les mêmes réduits à la pauvreté sont conduits ensuite à l'exil et qu'une institution de même type ça ça serait la proposition magique de la langue française de la langue commune de la francophonie que l'Afrique a été privée et je parle d'abord de l'espace de créolisation singulier qui est la langue commune. que l'Afrique a été spoliée du 19e siècle par l'esclavage, que l'Afrique qui a été spoliée du 20e siècle par la colonisation, que l'Afrique ne vienne pas être aussi spoliée au 21e siècle de l'espace où dorénavant se déploie l'humanité alors à laquelle nous parlons h expéditions sur la planète Mars, trois expéditions sur la Lune. Croyez-vous que ce soit pour faire du tourisme ?
Croyez-vous que ce soit par pure philanthropie et enthousiasme pour un nouveau point de vue sur le ciel étoilé ? Non, bien sûr. Et les États-Unis d'Amérique ont répondu avant tout le monde à la question que je pose en disant doré avant et contrairement à ce qui avait été dit jusque-l 1 premier arrivé premier servi 2 possibilité de protéger militairement ce qui est pris c'est-à-dire transposant la barbarie de la compétition à l'univers entier dès lors qu'on serait capable d'y prendre pied.
Est-ce que nous vieillissants, vous si jeunes, nous n'aurions pas un intérêt commun à avoir une université de l'espace qui permette à la zone de la langue commune, elle aussi d'accéder comme d'autres le font sur ce continent. Car oui, le Maroc est capable de fabriquer des satellites et qu'on vienne pas de dire qu'ils sont pas si gros que ça parce que les satellites du futur sont des satellites de petite taille. Ce sont souvent des constellations, ce qui est un autre problème.
Mais d'autres pays africains ont des satellites. Voilà ce que je voulais décrire rapidement. Je m'excuse peut-être de la longueur du temps que j'ai pris pour vous le présenter qui au fond revient à dire une chose.
Nous avons en usage une langue commune mais nous savons bien que c'est ce qui nous permet d'être meilleur être humain avant tout puisque nous pouvons chanter dans la même langue, nous pouvons inventer de la musique dans la même langue, nous pouvons nous échanger les mots, les peintures et donc être meilleur être humain plus profondément cultivé par la langue commune. Mais nous sommes avant tout composantes du peuple humain. Le peuple humain, c'est notre communauté de destin parce que nous sommes tous dépendants du même écosystème et que la meilleure des preuves qui vient nier les discours racistes ont entouré et justifié l'exploitation la plus honteuse des êtres humains au nom de prétendus différen de race est démenti par le sort commun qui nous attend.
Quelle que soit notre religion, quelle que soit notre couleur de peau, quel que soit notre genre, nous sommes également concernés par la qualité de l'air qu'on respire, l'accès à l'eau potable, le fait de pouvoir regarder le ciel. Voilà comment comme peuple humain nous sommes appelés à l'altermondialisme. Pensez autrement les relation.
Non, la domination et la puissance ne sont pas le dernier mot de la relation humaine. La puissance morale, la puissance intellectuelle, la puissance de prévision. Voilà la vraie racine de la puissance.
Le reste est une illusion provisoire et barbare qui donne tout le pouvoir au plus fort parce que c'est lui qui a la possibilité à un moment donné de faire terre tous les autres. Mais le silence des cimetières n'est pas celui de la création, du développement et des projets que nous pouvons faire pour le monde. J'achève en vous disant toute ma confiance, toute l'affection qui anime notre délégation, toute l'espérance.
J'aurai l'honneur et le bonheur de rencontrer votre jeunesse étudiante bientôt pour pouvoir lui présenter quelques thèses. Je rassure qui serait inquiet par cela. Je n'évoquerai pas les chapitres sur la révolution citoyenne.
Je n'ai pas l'intention de me mêler de la vie politique de votre pays. Je crois que j'ai assez à faire avec le mien et que vous ne manquez pas d'imagination pour ce qu'il y a à faire chez vous. Mais je le dis en plaisant mais en même temps pour donner un signal. d'alerte.
Nos peuples, nos générations veulent contrôler. Les formes de ce contrôle peuvent prendre peuvent être très diverses et nous en discuterons par la force des choses. C'est pourquoi nous sommes des démocraties.
Mais c'est surtout ce monde nouveau l'opportunité à saisir que du nouveau déséquilibre surgisse un nouvel équilibre qui pour une fois sera respectueux de l'humanité. Merci. Yeah.
Jean-Luc Mélenchon