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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 mars 2023 98 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleTravail & emploiJustice

Unité populaire totale contre la retraite à 64 ans ! - Meeting à Chevilly-Larue

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Stéphanie DomainFait
    « Nous sommes dans un instant fatidique du mouvement social. Tout va se jouer. »
  • 10:00JasmineChiffre
    « Cette réforme, elle est antijeune. Elle est foncièrement antijeune parce qu'elle va augmenter le chômage des jeunes qui est déjà de 18 %. »
  • 13:00JasmineChiffre
    « Le corps nous annonce un déficit de 12 milliards pour notre système de retraite. »
  • 34:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 60 % des dépenses de santé se font dans les 6 derniers mois de la vie. »
  • 0:15Jean-Luc MélenchonFait
    « Le gars me dit "Ça fait 27 ans que je suis là, un père de famille tiens bon et un peu une tête dure." »
  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « l'unité populaire totale est possible. toutes les organisations syndicales unies, toutes les formations de gauche unies, tous contre la retraite à 64 ans. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Ce que nous réclamons, c'est pas une faveur ni un privilège. C'est un droit, le droit d'être assumé dans notre vie. »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le monde entier n'est pas à vendre, c'est le contraire. Il est à sauver, il est à protéger. »
  • 8:00Mathilde PanotFait
    « Sur les 14 personnes qui étaient présentes, 10 sont favorables à la réforme macroniste LR. »
  • 9:00Mathilde PanotChiffre
    « Nous avons gagné 73 régularisations [applaudissements] et qui sont maintenant depuis plus de 15 mois sur un piquet jour et nuit quand il pleut, quand il neige. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bienvenue à Chevillarue. Bienvenue dans le Val de Marne. Bienvenue dans la banlieu. [acclamation] Un mot un mot tout d'abord de remerciement euh sans qui tout cela ne serait pas possible.

Je veux à travers vous remercier tous ceux qui ont participé à l'organisation de ce meeting ce soir, les camarades de Cheville, la rue, de Freine, les camarades de Tier, de Ragis, de l'il et les rose, de Ville juif, de Viter [acclamation] choisi. [applaudissements] Merci à eux. Nous sommes dans un instant fatidique du mouvement social.

Tout va se jouer. Le doute est dans le cœur et dans les esprits. Il est chez nous mais il est aussi chez eux.

Regardez leur leur fébrilité. Regardez ce qu'ils nous disent de bonne manière. Les bras d'honneur dans l'Assemblée nationale, des ministres qui quittent des plateaux télé croyant qu'ils sont enregistrés.

Quand le doute s'instille dans l'esprit, les manières s'effassent. Nous chez nous, les gens comme nous, on a l'habitude d'être dans le doute. C'est une seconde peau.

C'est une angoisse qui nous suit au quotidien et dans la vie. le matin, le soir, quand nous consultons notre notre compte en banque, quand nous pensons à l'avenir de nos enfants, s'il va avoir une école, s'il va avoir même un prof devant lui. Et là-dessus, ce doute, il nous le mettent aussi à la fin de notre vie.

Ils nous le mettent en nous privant de ce temps de plaisir, de choix et de liberté qui est la retraite. Alors, nous sommes ici pour participer à cette lutte contre la réforme de la retraite. Et pour cela, nous avons accueilli un certain nombre de d'orateurs que vous allez écouter et en premier lieu celle qui a qui a le plaisir de nous accueillir sa première représentante Stéphanie Domain, maire de chevill la rue qui nous accueille chaleureusement ici à Cheville.

Je la invite à venir pour discuter. [applaudissements] Alors moi je Est-ce qu'on m'entend ? Ah oui, bonsoir à tous.

Vous savez, moi je suis un maire. Alors, j'ai toujours un peu l'habitude des intros protocolaires. Donc, mesdames, messieurs les responsables locaux des formations politiques de la NUPES, mesdames les députés, cher Rachel et Mathilde que je n'ai pas encore vu, elle va bientôt arriver.

Cher Guy Pétati, notre ancien maire [applaudissements] et tous les élus présents ce soir de Cheville Laarue et d'ailleurs cher Jean-Luc Mélenchon, mesdames et messieurs, tout d'abord évidemment je vous souhaite la bienvenue à Cheville Laarue, commune dont j'ai l'honneur d'être la maire depuis 2014 au sein d'une municipalité adossée sur des valeurs de solidarité, d'entraide, d'écologie, d'union des forces de gauche depuis 1977. C'est un très grand plaisir et un honneur pour nous de t'accueillir sur nos terres. Cher Jean-Luc, [applaudissements] un honneur de t'accueillir à Cheville Laarue particulièrement dans cette salle baptisé Joséphine Becker.

Un lieu dont la dénomination unit plusieurs symboliques. Le féminisme bien sûr, puisque Joséphine Becker était une femme, une femme qui s'assumait pleinement. l'antiracisme, elle femme noire qui avait souffert de la ségrégation dans son Amérique natale et qui résolument tenait la main de Martin Luther King lors de sa célèbre marche en 1963 pour l'égalité.

L'engagement, puisque si courageusement porté par ses valeurs républicaines, sa soif de liberté et son amour pour la France, sa patrie d'adoption qui lui avait ouvert grand les bras, Josephine Becker s'engagea dans la résistance dans les heures les plus sombres de l'histoire de France. une France qu'elle voulait par ailleurs cosmopolite. Où devrais-je parler de créolisation ?

Elle qui adopta 12 enfants d'origine différentes formant ce qu'elle aimait appeler sa tribu arc-en-ciel et qui s'avéra un exemple d'harmonie brandi aux yeux d'un monde déchiré et plus largement l'ouverture aux autres, l'esprit de fête et l'immense message universel de bonheur que cette femme, cet artiste, véhiculait autour d'elle. Mais pourquoi me direz-vous, est-ce que je consacre deux des cinq précieuses petites minutes qui qui me sont accordées ce soir à vous parler de Joséphine Becker alors que nous avons la chance d'accueillir l'une des personnalités politiques françaises de premier plan qui a su placer un projet de rupture au centre de gravité de la gauche enfin réuni, cher Jean-Luc Mélenchon, alors qu'il y a donc tant de sujets d'actualité, tant d'urgence politique majeure, tant de messages à délivrer. L'État de la France précarisé, fragilisé par 30 ans de politique néolibérale, l'urgence sociale et écologique dans laquelle nous plonge la globalisation de l'économie mondiale, les guerres plus ou moins proches de chez nous, la situation des femmes dans le monde qui va jusqu'aux pires régressions criminelles comme en Afghanistan ou en Iran.

Le racisme qui gangraine toutes les sociétés traversées par les inégalités parce qu'il y a comme un réflexe toujours à aller chercher des bouc émissaires au lieu de se tourner vers les véritables responsables ou encore bien sûr cette réforme des retraites qui par son contenu si néfaste constitue bien un nouveau recul de civilisation. Et bien face à ces immenses enjeux et bien d'autres encore, il me semble que nous trouvons dans le parcours de Joséphine Becker toutes les ressources nécessaires pour résister et mener les combats de notre siècle. un désir d'universel, un amour des autres, une énergie contagieuse, l'ultime nécessité de jeter toutes ses forces vers un destin plus juste, de fédérer les courages pour oser porter une alternative et raviver les espoirs.

La NUPES, accord électoral décroché en dernière limite aux législatives, a ouvert une séquence politique porteuse d'immenses espoirs pour le peuple de gauche. Depuis combien de temps l'attendions-nous, l'espérions-nous ? Vocalement, elle a créé les conditions d'une union historique dans notre circonscription qui nous a permis de décrocher à l'arracher le siège de députés et d'envoyer nous représenter à l'Assemblée nationale cette femme si courageuse, si méritante qu' Rachel Kéké. [applaudissements] [applaudissements] Rachel Rachel qui par son parcours personnel un peu à l'instar de Joséphine Becker est tellement ancré dans les réalités de son territoire et de son époque.

Tu fais notre fierté. Encore bravo Rachel. [applaudissements] La NUPES aujourd'hui a besoin de s'encrer, de s'enraciner dans le peuple. et dans l'histoire ou plutôt même a-t-elle besoin que le peuple s'enracine en elle pour enfin offrir à la France un réel changement de cap ?

Car l'urgence est telle que nous n'avons pas d'autre choix que de gagner la prochaine fois et que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsque riche de sa diversité, elle s'unit derrière un même projet. Alors, en tant que militante communiste, orpheline du Front de gauche que je considère comme une magnifique expérience politique respectueuse de toutes ces composantes, en tant que maire qui a toujours revré pour le rassemblement des forces écologistes, humanistes et citoyennes, en tant que coprésidente du comité de soutien de Rachel avec la Mire socialiste de Freine, en tant que citoyenne engagée avec cœur et conviction dans sa campagne, cher Jean-Luc, je te souhaite sincèrement, chaleureusement, fraternellement la bienvenue à cheville la rue et veut délivrer ce message tout simple mais résolu. Aujourd'hui, gagner le combat sur les retraites par notre mobilisation la plus large.

Demain, conquérir le pouvoir ensemble. Tous ensemble. [applaudissements] Merci Stéphanie.

Merci. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup.

Cette réforme c'est pas une ce n'est pas qu'une affaire de génération, pas d'une seule génération. Elle touche aussi la jeunesse. Et c'est pourquoi nous avons voulu inviter ici Jasmine, syndicaliste, syndicaté à la fidèle, qui a appelé au bolocage très tôt dans le mouvement et je vous je vous demande de l'applaudir bien fort. [applaudissements] Merci.

Donc déjà, bonjour à toutes et à tous. Merci d'être venu aussi nombreuses et nombreuses ce soir. Comme vous le savez, notre nombre ne cesse d'augmenter dans cette lutte contre la réforme des retraites notamment chez les jeunes.

Donc comme l'ad a dit, moi je suis en lycéenne en classe de terminale et je suis syndiquée à la fidèle et j'ai pu voir à la fidèle donc c'est la Fédération indépendante démocratique et lycéenne. C'est un syndicat lycéen dans lequel nous portons des valeurs féministes, écologistes, antiracistes et solidaire. Et bien, j'ai pu voir que notre [applaudissements] et bien j'ai pu voir que le nombre de lycéens n'a cessé d'augmenter dans cette mobilisation.

À la fidèle, nous nous sommes engagés dès le premier jour contre cette réforme parce que nous la jugeons injuste, injustifiée et inégalitaire. Surtout pour les jeunes parce qu'on va être touché de plein fouet par cette réforme. Parce qu'en fait, malgré les discours macronis qui nous disent que les jeunes n'ont pas à s'investir dans la réforme, qu'on est trop loin de la retraite, que pour beaucoup nous ne sommes même pas encore rentrés dans le monde du travail, nous avons compris.

Nous avons compris qu'une seule chose affaiblit notre système depuis maintenant des dizaines et des dizaines d'années. Les politiques libérales mises en place par les gouvernements successifs. Cette réforme, elle est antijeune.

Elle est foncièrement antijeune parce qu'elle va augmenter le chômage des jeunes qui est déjà de 18 %. Parce qu'on va arriver sur un marché du travail qui sera saturé. saturé par nos pères, nos mères qui vont travailler 2 ans de plus, 2 ans de plus dans des métiers que nous aurions pu occuper.

Quand on augmente le chômage des jeunes, on les précarise aussi. Et on va se retrouver pour des milliers d'entre nous à faire la queue dans les banques alimentaires alors même que le gouvernement s' pitoyé sur notre sort pendant la crise sanitaire. à base de grands discours qui nous expliquaient pourquoi dans un aussi grand pays que la France, les jeunes faisaient la queue dans les banques alimentaires.

Puis après la crise sanitaire, on a plus rien eu. Ils nous ont encore oublié. En fait, ils pensent que les jeunes n'ont pas compris.

Mais quand le corps nous annonce un déficit de 12 milliards pour notre système de retraite, nous avons compris que le gouvernement fait des cadeaux au plus riches en supprimant l'ISF, en supprimant la CVAE et en défiscalisant les primes Macron. Nous avons compris qu'en fait le gouvernement, il veut chercher cet argent cet argent en faisant travailler les plus pauvres 2 ans de plus. C'est injuste.

Et ça les jeunes, ils le comprennent. Ils le comprennent quand un/art des plus pauvres sont morts avant 62 ans. Ils les ils le comprennent quand ils se rendent compte que les femmes vont travailler plus longtemps que les hommes pour pouvoir cotiser le même temps.

Vous savez, c'est pas la première réforme antigène que fait ce gouvernement. On a eu Parcours sup, un véritable algorithme qui sélectionne quel droit quel jeune a le droit d'étudier et quel jeune n'a pas le droit d'étudier. Vous savez, moi je suis en classe de terminale et il y a pas longtemps du coup j'ai fait parcours sup et j'ai vu mais des taux d'accès mais qui sont ridiculement faibles pour l'université, un lieu où normalement nous avons toutes et tous le droit d'étudier.

On a eu aussi la réforme du bac pro qui vise à mettre le plus tôt possible les jeunes au travail. On a eu la réforme du bac qui vise à faire passer le bac en mars qui des épreuves qui auront lieu dans les dans les prochains jours. Mais c'est injuste parce que pour élèves comme professeur, on a un rythme effrainé, un rythme effrainé pour rester dans les programmes et c'est audacieux, c'est aberrant.

Et là, leur dernière brillante idée, c'est le SAU obligatoire. Donc c'est le service national universel. C'est un programme c'est un programme militaire de 2 semaines que le gouvernement veut rendre obligatoire pour pour des élèves de seconde et de première CAP.

C'est un programme militaire qui coûterait 2 milliards. 2 milliards au contribuable 2 milliards que nous aurions pu mettre dans l'école publique qui en pleine asphyxie. On a un manque de professeur on a une baisse des DHG aussi.

Les DHG concrètement c'est les dotations horaires globales. Donc c'est le nombre d'heures qui assigné un établissement pour une semaine. Et si cette DHG elle baisse et ben on aura une baisse, on aura une fermeture de classe, on aura une fermeture d'option.

Et ça c'est un drame en fait pour notre système scolaire français. Et ça les lycéens ils s'en rendent compte même si le gouvernement il pense qu'on a pas compris. On a compris.

On a compris que cette réforme, elle est injuste. On a compris que les femmes allaient travailler beaucoup plus longtemps que les hommes. Nous avons compris que les plus essentiels allaient travailler beaucoup plus longtemps.

Nous avons compris que cette réforme en fait, elle va tuer les gens au travail. Alors, face à ça, on se mobilise, on bloque nos lycées. Nous avons été 3500000 manifestants ce mardi 7 mars et ce chiffre ne fera qu'augmenter.

Et nous avons été 400 lycées mobilisés. C'est historique. Jamais on a vu autant de lycées immobilisés.

Si nous ne lutons pas aujourd'hui, quel monde allons-nous laisser aux futures générations ? Parce qu'il en va de notre devoir de nous demander ça. Est-ce que nous voulons un monde injuste, un monde antisocial ?

Parce que nous en tant que jeune, on espère un monde plus solidaire, un monde plus égalitaire, un autre monde. Alors, lutons, luttons sans jamais nous résigner, sans jamais abandonner contre cette réforme et contre toutes les autres à venir. Merci. [applaudissements] Merci.

Merci Jasmine. Merci merci merci pour elle. [applaudissements] On continue.

Je veux vous faire une citation. Jacques Prévert. Quand les éboueurs font grève, les ordures s'indignent.

Ils ont un des taux d'espérance de vie les plus bas. Ils souffrent chaque jour dans les métiers, dans leur métier. Pendant la pandémie, ils ont ramassé nos nos détritus, nos masques pendant que nous nous avions peur d'un virus.

Et là aujourd'hui, ils sont l'opr d'une certaine frange de la population et d'une certaine frange de la bourgeoisie qui les traîne, qui les salie. Nous allons écouter un de ses représentants qui bloque et qui fait grève depuis 7 jours maintenant. Je vous prie d'accueillir Ibrahim. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Merci d'être venu nombreux hein. Je peux dire que je suis complètement impressionné mais bon. Et donc du coup voilà moi je suis rentré dans ce métier là.

Ça va faire aujourd'hui jour pour jour 13 ans que je suis donc j'ai commencé é un repère et au bout de 8 ans j'ai passé le comment le permisser et aujourd'hui j'ai conduis et je suis chauffeur poid donc au sein du groupe pisno environnement et on est affecté sur vitré sur scène c'est nous qui ramassons c'est monsieur le maire républicain dans le 15e arrondissement de de Paris qui n'arrête pas de se plaindre voilà et donc du coup nous on est mobilisé ça va faire aujourd'hui 8e jour qu'on fait bloc 100 % des grévis. On a fait un tout à l'heure. On reconduit au moins [applaudissements] [applaudissements] voilà la mobilisation le blocus ça continue au moins jusqu'à lundi.

Tous les jours on fait unger personne n découragé. On est chaud. Tant que monsieur Macron est cassé dans son bunker à l'Élysée, complètement déconnecté de la réalité ne nous écoute pas.

Nous on continue parce que notre métier c'est un métier pénible. Nous continuons tous les jours à à à respirer de la merde. Et aujourd'hui les Parisiens qui passent à côté des décès, ça pue.

Il va y avoir des des tris partout, des microbes alors que nous on respire ça tous les jours, on se plaint pas. Et puis on a aussi l'espérance des bit les plus bas parmi toute la population française. Nous, on a pas mal de collègues qui sont inapte au travail et d'autres qui arrivent pas à la retraite qui sont qui sont morts avant.

Donc on est entre nous. Moi, j'ai pas de langue de bois. C'est très très cette réforme, moi je l'appelle une une réforme d'assins.

Ça veut dire travailler jusqu'à mourir. [applaudissements] Donc continuons à nous mobiliser. Ne nous décourageons pas.

On a vu par la suite même si demain la loi passe à l'assemblée, il y a moyen que ça soit retiré. Donc du coup ne nous décourageons pas, il joue sur le surir. Donc soit-disant que le mouvement commence à s'essouffler.

Certes la perte des salaires on assim hein. Moi moi je pars en Afrique quand j'ai payé pendant 2 mois je suis pas mort et pourtant je suis bien debout hein et bien à cher. Donc je peux encore continuer 3 semaines.

Ne vous inquiétez pas, je peux me nourrir des cacahuètes et du pain et la vie [rires] continue. Voilà. [applaudissements] [applaudissements] Donc pendant le les pandémies du Covid-19, on a été réquisitionné hein et je dirais même on a même pas été réquisitionné.

On était les premiers à euh quand monsieur le maire du républicain, j'ai même oublié son nom, s'est pointé à notre dépôt pour venir soit-disant nous remercier. Vous êtes le premièr rang, vous êtes là, vous ramassez nos déchets là. il était bien content de nous avoir dans c rue hein, collecter les déchets, les masques et on était les seuls à travailler à ce moment-là et à travers les fenêtres les gens il nous a politié merci d'être là mais aujourd'hui ils ont mis ça à côté, ils nous ont oublié et aussi mais sans a sans aussi oublier les infirmiers et aussi ils étaient dans le premier rang ça veut dire que nous on ramasse les décès et aussi il continuent à soigner les gens et ces gens aussi comme nous ils ont une famille moi aussi j'ai peur d'amener cette cette maladie là chez moi.

Mais malgré tout, je continue, je me protège. Il faut pas qu'il nous oublie. Ce métier des bou c'est un métier qui est complètement pénible et ça doit être reconnu dans les tests.

Nous nous comptons aussi sur le députés NPS de faire leur l'heure à l'hémicycle. Nous on fait notre boulot dans la rue. Nous comptons aussi sur vous de faire votre boulot dans l'hémicycle.

Si nous on arrive à se coordonner et c'est peut-être que monsieur Macron [applaudissements] si la rue et les députés qui sont dans l'hémicycle arrivent à se coordonner monsieur Macron, il sera obligé de reculer parce que ces mecs-là, ils n'arrêtent pas de donner des leçons euh dans le monde entier hein, à commencer par les pays africains. Je peux dire que lui-même, il doit se remettre en cause. C'est un dictateur. [applaudissements] [applaudissements] Donc je ne veux pas être très long.

Merci à à la NPS, à la France insoumise de nous rendre visible, de nous donner la parole et euh et une très forte remerciement à madame Mathilde Pan. on a on commence à avoir des liens. Donc à chaque fois qu'on vient en mouvement chez nous, [applaudissements] elle vient elle vient nous rendre visite, elle prend son temps, elle reste avec nous et c'est avec cette force de soutien de la NPS de la France insoumise que nous aussi on tient debout.

Voilà. Donc merci à vous de m'avoir accé Merci Ibrahim. Merci, merci pour lui. [applaudissements] Alors, pour soutenir Ibrahim, pour soutenir tous ses collègues, pour soutenir tous les grévistes qui sont dans les dans les blocages, dans l'énergie, dans les ordures, partout, vous avez une caisse de grève ici dans la salle, sur internet aussi.

Vous pouvez donner 5 € 10 € 15 € tout ce que vous voulez pour que la grève tienne et pour qu'on puisse gagner. [applaudissements] Info militante, une manifestation va avoir lieu contre un autre projet de loi, celui de Darmanin dans le 94. Je vous je vous annonce la date et le lieu de rendez-vous.

Samedi 18 mars à 14h au RER Créteil Pompadour à l'initiative du collectif Chronoposte. Je vous invite maintenant à regarder quelques petites vidéos de militants qui témoignent de leur mobilisation contre la cette réforme injuste des retraites. Moi, je suis Valentin, je suis agent territorial à la ville de Cheville la rue et au syndicat CGT.

On a monté sur la ville de cheville avec les profs des partis politiques et euh des associations, le collectif Cheviller contre la réforme des retraite. D'où le rassemblement euh qu'on a fait aujourd'hui pour euh mobiliser voilà les chevillers et permettre à ceux qui peuvent pas aller en manif d'habitude euh sur Paris euh parce que c'est souvent très compliqué pour certains, on le sait, de pouvoir se mobiliser et de permettre d'avoir voilà leur leur leur mots à dire sur ce qui [musique] se passe actuellement. Alors ce soir on est à chevillar contre la réforme des retraites parce queon a travaillé des années sur le territoire et on sait qu'on va jamais bénéficier des solidarités de la cotisation que nous avons faite des impôts que nous avons payés.

S'il faut continuer jusqu'à 64 ans en faisant les ménages, en faisant les déchargements dans les entrepôts en faisant les chargements en triant les polis, en faisant marteau piquer, en travaillant dans les restaurations avec les horaires horribles, en faisant les chambres dans les hôtels, en faisant des ménages avec des coupures pas possibles. Il faut aller jusqu'à 64 ans en faisant ça, c'est mort sa retraite et nous on est dans l'arrêt aujourd'hui pour dire non 72 ans c'est déjà assez si on peut pas réculer. Donc on va pas avancer aussi parce que c'est impossible.

Alors, nous sommes sortis encore une fois de plus aujourd'hui con réforme de la réfra car nous trouvons injuste et et peu d'explication de la part du gouvernement. Cette réforme, on la trouve pas du tout correcte et ça manque du respect envers la le peuple français car ce gouvernement ne fait que à sa sauce, décide et nous l'impose et nous le peuple refusent de [musique] de d'accepter cette réforme de retraite. Premièrement déjà étant à scène des écoles maternelles.

Euh au jour d'aujourd'hui, on a des journées très très compliquées de 8h à 17h30. Certaines vont jusqu'à 18h accompagnant des enfants dans la classe auprès des enseignants nettoyent l'entretien de la classe avec des enfants de plus en plus en situation handicap euh sous sous l'autorité de l'enseignant. On fait des tas méridiens, on fait des animations.

Cette réforme je ne sais pas où il va en venir mais ce n'est pas possible pour nous. C'est insupportable et c'est ingérable. Al nous avons affaire à un gouvernement qui est sourde qui ne veut pas nous attendre.

Merci à eux. [applaudissements] Nous sommes sur les terres de Rachel Kéké. [applaudissements] Elle arrive, elle est là.

Elle va se lever et se présenter devant vous. Veuillez l'applaudir notre député Rachel Kéké. [applaudissements] Merci Ad.

Merci beaucoup. Waouh ! Chers amis, chers camarades, d'abord et avant tout, je vous souhaite la bienvenue à ce meeting et je vous remercie toutes et tous d'être venus nombreuses et nombreux.

Je suis très heureuse d'être avec vous ce soir pour ce moment de change et de partage. J'ai voulu organiser ce meeting pour que ce moment intense nous puissions nous organiser, reprendre des forces et repartir au combat avec détermination. Pour cela, je tiens tout d'abord à remercier Stéphanie Domin, la mère de Chevin Laarue qui nous de nous avoir laissé cette belle salle pour l'organisation du meeting.

Je suis très honoré d'accueillir ce soir nos invités, tout d'abord mes camarades de lutte qui se battent chaque jour pour leurs droits et qui sont en première ligne pour résister face à ce gouvernement. Vous avez toute ma reconnaissance. Vous les avez entendu.

Il méritent encore nos applaudissements. [applaudissements] [applaudissements] Montrer qu'un autre monde est possible. Merci de construire la première force d'opposition à à la politique d'Emmanuel Macron dans le pays.

Votre venue à toutes et à tous. aujourd'hui ici me réjouit énormément et je vous en remercie. [applaudissements] Enfin, je suis très fière d'accueillir mes deux camarades de la France insoumise, Martine Parneau qui n'est pas là, notre meilleure présidente, [applaudissements] notre président de l'Assemblée nationale du vent de Mande qui fait un travail formidable et qui est toujours là pour moi lorsque j'ai besoin d'elle.

Nous avons de la chance de l'avoir dans notre département. et bien entendu Jean-Luc Mélenchon [applaudissements] à qui je veux dire un grand merci [acclamation] pour sa présence. Merci d'être la porte-voie de la gauche.

Merci sur la scène politique. Merci d'incarner une autre voie politique. Merci de montrer que notre monde est possible.

Merci de construire la première force d'opposition à la politique d'Emmanuel Macron dans le pays. [applaudissements] Votre venue à toutes et à tous aujourd'hui me réjouit énormément et je vous en remercie. Vous le savez, la situation dans le pays est vraiment très difficile.

C'est peut-être parce que je suis nouvelle en politique, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas moi-même. Nous avons vécu des dernières années des crises économiques, la crise du Covid-19 et il y a aujourd'hui la guerre en l'Ukraine. Nous sommes tous fatigués des dernières années que nous avons vécu.

Et là, je me pose la question, comment peut-on diriger un pays abîmé par ces crises et annoncer dans la foulée à tout le monde qu'ils vont travailler [cri] 2 ans de plus ? Tout augmente, [applaudissements] Tout augmente l'électricité, le gaz, l'essence, la nourriture, les transports, les loyers. Ah si pardon, il augmente mais pas ceux des travailleurs.

Les salaires qui augmentent sont ceux des grands patrons et des grands PDG. Ce sont ces salaires là qui augmentent de plus des dividendes des actions. Lorsque lorsqu'on regarde toutes ces actions du gouvernement, il faut que l'homme soit clair.

Ce gouvernement est le meilleur complice des patrons qui attaque les travailleurs. Je ne parle pas des petits patrons, je parle des gros patrons. Ceux qui sont ceux qui se font des millions et des milliards.

Ceux qui veulent toujours plus peu importe les conséquences sur nos vies et sur et sur cette planète. Ceux qui ne s'arrêteent jamais de s'attaquer à nos droits sociaux et à nos droits à être heureux. Ils s'apprennent à tout le monde.

Ils s'apprennent aux demandeurs d'emploi qui subissent la baisse de leur durée et montant des déminisation. Ils s'apprennent à la jeunesse si précaire comme dit Yasmine a très bien expliqué la situation. Dans nos quartiers populaires, les conséquences sont plus lourdes qu'ailleurs.

Nos services publics sont remises à cause tous les jours et le gouvernement préfère continuer à faire appel à min. Le taux de chômage est particulièrement élevé. Les discriminations et les violences policières sont nombreuses.

Sur l'immigration, le problème arrive. Le gouvernement va encore rendre plus difficile la vie aux immigrants qui font des métiers que personne d'autre ne veut faire. Ils ont permis à la France de tenir pendant le Covid et tout ce que le gouvernement trouve à faire, c'est un projet de loi qui les affaiblit encore plus.

Concernant les logements en région parisienne, ils sont trop chers, trop petits, insalubres avec des ascenseurs qui ne fonctionnent pas. Dans ma cico, je suis tous les jours sollicité pour régler des problèmes. Il y a la résidence Colia, des habitants qui vivent dans des conditions indécentes.

Il y a les écoles et lycées où les élèves n'ont même pas de prof pendant plusieurs mois. Il a des problèmes d'accès à la santé. Il a des problèmes d'obtenir ses papiers.

Macron gère le pays comme il gère une entreprise privée avec une logique de patron qui veut faire du profit. Il ignore les questions fondamentales et bien commun et d'intérêt général. Et dans ce contexte, le gouvernement fait passer en force sa réforme de retraite.

Cette réforme que personne ne veut et qui est injustifiée, brutal, complètement injuste. De un, elle est injustifiée parce que le système des retraites n'est pas menacé contrairement à ceux qui essaient de nous faire à ce qu'ils essaient de nous faire croire. De deux, elle est brutale parce qu'elle vise les plus fragiles.

De trois, elle est injuste parce qu'elle ne sait pas des intérêts de la majorité de la population. C'est un cadeau de plus au riches. Et puis un sujet qui me tient à cœur, ce sont ces métiers essentiels.

Redonner la dignité à ces métiers aux gens qui les font. Ça aide aussi à remplir les caisses de l'État. Tous ces gens qui veulent voter cette réforme, j'aimerais bien qu'ils enlèvent leur cravate pour venir travailler, qu'il vivent la pénébilité dans leur corps et qu'il le ressent dans leurs eau. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Je pense aux travailleurs de Ringis qui ont des horreurs décalées, qui sont dans le froid, qui portent des charges lourdes.

Les travailleurs sont cassés à 50 ans. Je l'ai dit à monsieur Macron qui a d'ailleurs supprimé quatre facteurs de pénébilité en 2018. Aujourd'hui, la grève des Ébouilleurs fait paniquer les grands bourgeois.

Ils sont là pour parler à parler des poubelles dans Paris. Mais la vie des ebouetés, ils s'en fichent. 15 années d'expérience de vie en moins 15 années de solidarité avec des obève et encore une fois les femmes victimes de cette réforme de retraite.

Je me demande pourquoi à chaque fois ce sont elles qui prennent le fouiller sur le dos. Les femmes sont les tout le temps rabaissées, tout le temps insulté, tout le temps humilié, tout le temps est méprisé. Ça suffit, ça suffit.

On ne peut plus. On va s'organiser nous les femmes. Ils vont comprendre notre force.

Ils vont voir [acclamation][applaudissements] ça suffit les bass salaires, ça suffit les violences sexistes, ça suffit les temps partiels imposés, ça suffit la pauvreté, ça suffit d'être les seuls à s'occuper des enfants. Et après au bout, on a que des retraits qui nous permettent même pas à manger à notre faim. Je passe en particulier aux femmes des métiers essentiels.

Les femmes des métiers invisibles, mal payé, méprisé. Je suis passé par là. Je suis la preuve vivante.

Je sais de quoi je parle. Les femmes de chambre, [applaudissements] les femmes de chambre, les ah, les infirmières. les aides à domicile et tout autre.

Alors si nous on s'arrête, tout s'arrête sachez-le. [applaudissements] Et puis ce n'est pas assez dit. Beaucoup de femmes victimes de féminicid étant au chômage, il faut le dire.

Plus on est pauvre, plus on est victime de violence conjugale parce que c'est plus dur de partir. Alors, on s'est battu à l'Assemblée nationale avec la NUPS. On s'est battu on contre les macronises, contre la droite et contre le rassemblement national.

On les a fait tomber leur masse. Ils ont exposé, on a exposé leur mensonge parce que la vie vaut la vie vaut le coup d'être vécu. Il faut sauver nos retraites.

Et je vous le dis aussi, la lutte vaut le coup d'être menée. La population le sait, elle se mobilise. On ne va pas les laisser mettre à genou les gens qui tiennent la France debout. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] On veut d'un monde, on veut un autre monde et on peut le construire.

La lutte continue à l'Assemblée nationale mais surtout elle continue dans la rue et dans la grève. La classe ouvrière s'est battue pour gagner la retraite et on se battra pour la garder. Je vous le dis, on leur fait peur.

La grève leur fait peur. Je ne je comprends il ils ne comprennent que le langage du portefeuille. Alors, il faut toucher leur portefeuille.

Rappelez-vous que sans les travailleurs, rien ne fonctionne. Peu importe ce qu'il sera voté ou pas, peu importe le 493, notre victoire, on l'aura en s'organisant sur les lieux du travail, là où on habite, là où on étudie, il faut s'organiser, il faut se syndiquer, il faut faire grèves, il faut soutenir les grèves. Tous ensemble, tout est possible.

Ensemble, on peut gagner. Et comme j'ai l'habitude de dire, l'union, elle fait la force. On ne lâche rien.

On ne lâche rien. Tous ensemble dans la rue en grève jusqu'à la victoire. Nous allons gagner.

Nous allons mettre Macron à genoux. Je vous remercie. [acclamation][applaudissements] OK, [applaudissements] merci.

Merci point levé tout le monde point levé. On est là [cri] même si Macro ne veut pas nous. On est là pour l'honneur des travailleur [cri] et pour un mon meilleur.

Même si Macron ne veut pas nous on est là. On est [cri] là. [acclamation] Maintenant je vais vous annoncer un homme puissant un homme qui n'aimait pas l'assemblée, qui fait trembler les macronises.

Jean-Luc [cri] Mélenchant l'homme du peuple. l'homme du peuple. Acclamez-le, s'il vous plaît. [applaudissements] [applaudissements] Elle m'a presque mis les larmes aux yeux.

Pourtant, j'en ai vu hein. Je ressens la même fierté que vous à la voir et à l'entendre parler. Et je me suis dit qu'il devait y avoir quelque chose d'un peu particulier sur cette terre du Val de Marne parce qu'alors Ibrahim déjà c'est pas une petite nature comme on dit.

On a entendu la parole claire et ferme les idées nettes, la détermination qui vous fait sentir la force de l'homme qu'il est. Et puis il y a eu Yasmine. Alors là, mais quand on a un peu vécu et qu'on a vécu comme militant, qu'on s'est engagé, qu'on a connu combien de batailles gagné, perdu.

C'est quelque chose de très frappant de voir une jeune femme nous parler comme elle le fait. Et là encore avec la force qu'on sent en elle et je suis séparé d'elle par deux générations si j'ai bien compris, peut-être même un peu plus mais je la vois, je l'entends et je me dis ce qui a été le fil conducteur de ma propre vie et celui de quelques ans ici dans cette salle, ce fil est tenu d'une main ferme et c'est une main de femme. C'est un signal de notre temps et cela signifie quelque chose de longue portée dans le Val de Marne.

Là-dessus, vous vous mettez à élire. Alors la messe, la madame la mère, je sais plus comment on doit faire maintenant. Bon, je veux dire, j'ai été très sensible aux paroles extrêmement amicales qu'elle m'a adressé et à ce qu'elle nous a dit au début.

Ça fait un peu le lien avec vous les filles là parce que non mais je savais pas que ça s'appelait Joséphine Ber. Mon grand-père était d'amoureux d'elle et vous savez pour que je le sache et que ça s'est dit hein. Et c'est un signal que cette femme Joséphine Becker, je vais pas faire un discours sur elle, il se trouve que je me suis intéressé à elle.

Mesdames et messieurs, quand toutes les belles personnes, ceux qui avaient pour ell tous les pouvoirs, tous les prestiges, ceux qui faisaient des gargarismes avec la France, la France, tous avaient capitulé, tous collaboraient. Mais madame Joséphine Ber elle, elle était dans la résistance, elle a risqué sa peau. La dignité de la personne est dans la résistance à l'ordre établi. [applaudissements][acclamation] Voilà la vérité fondamentale, l'insoumission. [applaudissements] Si vous en êtes capable quand on cherche à vous faire baisser la tête, si vous êtes capable de ne pas baisser la tête, si vous êtes capable de résister dans votre vie où se joue tant d'enjeux décisifs quotidiens comme l'a rappelé Rachel tout à l'heure, quand on est une femme, plus que quand on est un homme et aussi quand on est un homme, alors vous cultivez chaque jour en vous-même l'énergie qui vous permet de briser les reins à un ennemi comme l'ont été les nazis ont leur temps.

Voilà où nous devons chercher en nous-même les exemples de la force, de l'endurance, du caractère et comment dans la lutte, on ne fait pas que servir la lutte. On se construit soi-même comme homme, comme femme, maître de soi parce que maître de ces choix et les assumant jusqu'au bout. Telle est la morale et la philosophie de l'insoumission.

Voilà. [applaudissements] que vous vous êtes mis en tête d'aller élire des députés. Alors, bonjour, voyons lesquels.

Louis Boyard. Ouais, ben comme tu dis, il promet lui hein. Ouais.

Ouais. Et puis notre présidente de groupe Mathilde [raclement de gorge] Panu, elle va arriver [applaudissements] là. Elle est encore de corvé à l'Assemblée nationale, faut tout qu'elle fasse en même temps.

Et puis Rachel, alors vous voyez, moi je tire toujours des exemples humains des enseignements politiques pour la raison que je vous ai signalé il y a un instant. Quand il a été question de préparer les candidatures de la France insoumise, nous étions un certain nombre à comprendre que notre rôle, notre place n'était plus la même que dorén avant. nous qui avions été une petite coorte tumultueuse, il nous fallait bien sûr continuer à être tumultueux mais que nous devions assumer une responsabilité plus large.

Et alors on s'est dit on en a deux au moins qui sont fondamentales. Il faut rendre visible les invisibles. Il faut dire que le peuple tel qu'il est à sa place à l'Assemblée nationale et que la France ça s'appelle Rachel Kéké. [acclamation] [applaudissements] Mais on cherchait dans les visages et le scien s'est imposé.

Je ne la connaissais pas. Mais moi, je savais ce que ça veut dire d'être une femme qui a charge de famille. J'ai été élu de banlieu longtemps et de tenir 22 mois de lutte dans des métiers si précaires et on était un certain nombre comme ça à regarder.

C'est une commission qui a fini par trancher et on s'est dit il y a là une ressource d'énergie et de courage qu'il faut faire éclater aux yeux du public. Et puis nous avons un message à adresser à notre patrie républicaine. Être français, ce n'est pas une couleur de peau ni une religion. [applaudissements] [applaudissements] Et Rachel incarne à nos yeux cette splendeur qui résulte de nous quand nous savons être avant tout des êtres humains.

Quand Rachel dit "Vous ne savez pas ce que c'est que de vivre avec 800 € je vous ai pas dit par jour mais par mois toute la France rigole et toute la France s'identifie à elle. Quand elle dit "Vous ne pouvez pas mettre à genou ceux qui font tenir la France debout, toute la France en parle." Voilà comment Rachel est magnifiquement, extraordinairement française parce qu'elle incarne mieux que n'importe quel autre bélâtre qui fait des grands mots, la liberté, l'égalité et la fraternité.

Elle est tous en même temps. [applaudissements] Ce n'est pas un compliment personnel. que je lui adresse parce que je sais que vous l'aimez comme nous avons tous appris à l'aimer.

C'est un conseil, c'est une ligne politique, c'est un avis que j'adresse aux plus jeunes. Soyez Rachel Kéké, faites aussi bien qu'elle car alors vous ferez mieux que ce que vous êtes en train de faire. [applaudissements] Je vous dis ces choses avec la fierté d'avoir été l'un de ceux qui ont eu à prendre les décisions qui ont permis la construction de cette nouvelle incroyable force qu'à la France insoumise première organisation et aussi la NUPES mais qu'on me laisse au moins une fois de temps en temps dire du bien de mes amis les plus proches.

Oui. une grande force, une force qui empreinte à d'autres. Je n'ai pas de gêne à le dire, elle emprunte au communisme et à son irréductible espérance d'un autre monde possible.

Elle emprunte aux anarchistes, elle empreunte aux socialistes, elle empreunte aux écologistes et elle essaie d'en faire une synthèse parce que je vous le dis, vous allez être tous mis au pied du mur d'une situation historique sans précédent parce que c'est la première fois qu'autant d'éléments se rejoignent les uns avec les autres pour former un blocage général. Je n'aime pas le mot crise parce que le mot crise laisse entendre que peut-être on va revenir comme avant. Ah ben j'ai une trise de nerf, je me calmer après.

Ah j'ai une trise dedans, après j'auraiis plus mal. Non non non, le monde ne redeviendra jamais comme avant. Et notre génération et vous d'abord les plus jeunes allez devoir porter sur votre dos la réinvention de l'organisation générale du monde.

Les néolibéraux sont arrivés au bout de leur logique. Regardez notre pays. 6e puissance du monde paraît-il.

Plus rien ne marche. Tout ce qui marché ne marche plus. L'hôpital, l'école, les trains, les bateaux, l'industrie.

Comment ont-ils réussi à tout par terre en aussi peu de temps ? Tout ça est à réorganiser, à reconstruire sur d'autres bases parce qu'on sait très bien qu'on ne pourra pas faire comme dans le passé. On ne pourra pas continuer à pas se soucier des conséquences à long terme de ce que l'on fait, de la manière de produire.

Peut-être qu'il s'en foutaient quand il faisait mourir en bout de chaîne les hommes qui portent ces 300 poubelles par jour, les rippers et dont ils savent tous qu'ils sont confrontés à des produits, des inhalations qui vont nuire à leur santé. Je le dis une ou deux fois, je le redis ici. Le nombre de ceux qui sont morts du travail est considérable.

Mon pauvre grand-père sépend les poumons parce qu'il peignait au pistolet pour la première fois. Il savait pas que fallait mettre des masques. Et bien 565 personnes avant monsieur Macron mourait par an au travail.

Depuis qu'il est là 100 de plus sur le poste de travail. Sur le poste de travail. arrêt du cœur, ceci, cela.

Pourquoi ? Bah parce que comme on l'a dit tout à l'heure, ils ont compacter la représentation ouvrière dans l'entreprise, supprimer des délégués et annuler quatre critères de pénibilité. Quatre critères mais lesquels ? respiration de produits chimiques mais qu'il aille les respirer s'il veut voir ce que ça donne.

Vibration mécanique. Bon, je pas faire toute la liste mais enfin tout le monde comprend que si j'évoque ces quatre critères c'est parce que c'était une drôle de décision d'être dans un bureau et de dire finalement celui qui tient un marteau piqueur il a l'habitude. L'autre qui respire des produits chimiques pourris.

Oh bon bah qu'est-ce que tu veux et cetera. Ils ont été capables de faire ça de même qu' sont capables de décider de voler à tout le monde 2 ans de vie. Mais j'ai pas fini avec ce que je voulais dire au début de mon intervention.

Regardez bien ce qui se passe. Vous allez devoir relever ce défi. Je pensais qu'on aurait un délai plus long. [raclement de gorge] J'ai abordé des sujets dans la campagne électorale, impossible d'avoir un débat avec lui.

Vous vous rappelez qu'on a commencer notre campagne sur le thème de l'eau quand il fait rien. 2 ans après et alors qu'on en est à la 3è année de sécheresse cette année plus dure 2 ans après ça y est ils vont faire un plan. Mais maintenant, les forêts prennent feu au mois de mars.

Qu'est-ce que ça va être cet été ? La guerre, on leur a dit sur tous les tons attention, bien sûr, personne ne peut approuver que là envahisse son voisin. Mais attention, nous parlons d'un risque de guerre mondiale.

Nous ne devons pas nous laisser embarquer comme ça de jour en jour. Que se passe-t-il ? L'un quelconque d'entre vous a-t-il l'impression que la situation est maîtrisée et qu'on n'est pas encore en train de glisser chaque jour un peu plus ?

Mais enfin, on parle d'une guerre, d'une guerre mondiale, on parle de centrale nucléaire. On a dit il faut envoyer des casques bleus au central nucléaire. Vous vous en souvenez quand il fait rien et ainsi de suite.

Et pendant que tout ça se présente devant nous, maintenant voici qu'on nous annonce de nouveau qu'il pourrait y avoir une crise financière mondiale parce qu'il y a une banque américaine qui s'est écroulée. Alors, je comprends que monsieur le maire ne puisse pas trop en dire, mais de là à dire des bêtises, il y a quand même une marge. On est menacé d'un effondrement général de la sphère financière.

Que vient-il nous dire ? Ne vous inquiétez pas, tout est contrôlé. 2 jours plus tard, on retire de la cotation des banques parce que ce sont des banques dont la faillite pourrait provoquer un désastre financier mondial.

Tout ça, c'est ce que nous allons avoir à prendre en main. Et dans ce contexte, alors il faut bien regarder ce que chacun représente devant l'histoire et devant l'humanité universelle. Nous sommes le seul parti politique, la NUPES et nous les insoumis.

La seule formation politique dont le mot d'ordre est l'intérêt général. Nous ne défendons pas les banques, l'économie en général et surtout pas l'économie capitaliste. Nous défendons l'intérêt général humain, c'est-à-dire ce qui est bon pour tous.

Et quand on se préoccupe de ce qui est bon pour tous, il faut savoir dire non à ce qui n'est bon que pour quelques-uns. Et c'est exactement ce que nous faisons. Et regardez, [applaudissements] qui peut le faire ?

Réfléchissons. Qui peut porter ça ? Sinon le peuple.

Est-ce que vous ne l'avez pas sous les yeux ? l'unité populaire qui s'est réunie, qui s'est construite dans les rues, dans cet événement historique qui est la lutte contre la retraite à 64 ans. C'est un événement historique.

C'est la plus puissante mobilisation sociale depuis 50 ans. Nous étions 3 millions et demi nous attends dans la rue le 7 mars. Une force immense est là.

J'espère que vous vous êtes reconnu, que vous y avez puisé de la force pour vous-même à vous dire en pensant à tous ces jours où vous vous sentiez, abandonné, sans force, opprimé et que vous disiez mais où va la vie comme ça ? Tout d'un coup, vous avez vu le visage de la patrie qui travaille apparaître de tout côtés et vous vous êtes senti fort. Nous sommes la force parce que nous sommes le grand nombre parce que c'est vous qui faites tout comme l'a dit Rachel tout à l'heure, cessez un jour de travailler et plus rien ne fonctionne et ils sont en train de le voir et d'en avoir peur.

Et quand ce jour-là se lève, quand ce jour se lève, alors celui qui se bat contre la retraite à 64 ans, celle qui réalise que les carrières brisées des femmes les maintiendront au travail plus longtemps que les autres. Celle-là ne se soucie plus de la couleur de sa peau. Celui-là ne s'occupe plus de la religion du voisin.

C'est son affaire. Il ne s'occupe que d'une chose. Ce qui est bon pour tous.

Quelle que soit sa couleur de peau, quel que soit son genre, quelle que soit sa situation, car pas une personne ne mérite d'être méprisé parce que pas un seul de nos enfants n'est autre chose qu'une promesse sur le futur et que cette promesse, elle sera tenue au profit de tous si l'enfant est bien éduqué, c'est-à-dire s'il y a les enseignants qu'il faut à l'école, s'il a pu être construit comme une jeune personne humaine, humaine, c'est-à-dire qui apprend des mathématiques, des lettres, de la poésie, de la musique, de la peinture, être humain, c'est-à-dire être ouvert le plus possible à la sensibilité au monde, être capable de s'émerveiller, être capable d'apprécier parce que c'est ça que nous apporte la culture, la capacité à profiter de la beauté du monde parce que sinon nous ne la voyons pas. surtout si on vous a cloué la tête, qu'on vous l'a fait baisser et que vous êtes dans ce travail sans fin, dans cette difficulté du travail, j'ai dit tout à l'heure ce qu'il en était. Je ne vais pas parler du travail que pour parler de ceux qui y meurent, plutôt pour célébrer sa grandeur.

Mais alors, ce sera pour dire que cet homme qui nous préside est encore en train de déclencher une catastrophe en détruisant progressivement les lycées professionnels. Vous ne le savez peut-être pas, mais c'est des lycées professionnels que sort l'élite de ce pays, c'est-à-dire les cadres intermédiaires bâcheliers professionnel qui sont au top de leur niveau de professionnalisation. Vous ne pouvez pas faire tourner un grand pays si vous n'avez pas des Bacheliers professionnels, des CAP, des Bep, des techniciens supérieurs.

Tout ça c'est cette branche. Et ça aussi, il est en train de travailler à le transformer en une marchandise, c'est-à-dire à vous obliger de payer pour l'éducation de vos enfants. Tout à l'heure, quelqu'un dit que le bac avait lieu au mois de mars.

Je veux pas vous faire un cours sur ce qu'est l'éducation nationale, mais je sais ce qu'il est en train de faire. Progressivement créer un marché de l'éducation, ce qui était gratuit hier qui a fait que nos générations les unes derrière les autres ont progressé. Moi, je suis le premier bâchelier de ma famille.

S'il avait fallu payer les études, j'aurais jamais pu en faire. Je suis allé comme ça jusqu'au bac et après j'ai travaillé pour continuer mes études. D'accord.

Combien comme moi dans cette salle ? L'école c'était notre échelle pour avancer et autrefois on partait à 14 ans. Vous vous en souvenez, il doit bien en avoir trois ou quatre dans la salle qui se rappellent de ça.

Alors vous vous arrivez à la classe de 5e et puis tout d'un coup au milieu de l'année pouf la moitié s'en allait. Il partaient parce que c'était la fin de l'école obligatoire. Il partaient parce que ils allaient en apprentissage et l'autre il est tout fier de dire qu'il en a mis plus de 700000 en apprentissage et il leur donne au patron 8000 € par an pour faire ça.

Donne-les à l'éducation nationale. Tu vas voir si on sait pas quoi en faire. Tu vas voir si on sait pas comment éduquer. [applaudissements] Tout ça va vous arriver.

La force, elle existe, elle est là. Mais vous devez, mes amis, permettez ce conseil, approfondir votre compréhension de ce qui se passe. Ces gens ont décidé de vous voler 2 ans parce que ça porte pas d'autres mots qu'un volend 2 ans à supposer que vous travaillez parce que c'est quand même pas ça qui se passe.

Les seiors comme on dit maintenant, c'est quand même là qu' a le record de chômage. Et pourquoi ? Pourquoi ?

C'est pas qu'ils pas la formation. Ils ont ben parce qu'il coûte plus, c'est tout. Alors comme il coûte plus, on les fout dehors et on prend des jeunes qui sont surdiplômés et on les souspaye.

C'est la réussite tous les jours pour certains. Donc ces deux années pendant 2 ans, vous allez à la production si vous êtes pas au chômage parce qu'ils ont oublié de faire les comptes hein. Ceux qui seront censés être à la production mais qui n'y sont pas parce qu'ils sont pas en retraite, ils vont aller à la caisse du chômage.

Donc si c'est une économie ici, là-bas c'est un coup. Et puis si vous ne le savez pas, c'est en vieillissant qu'on devient plus malade. Non mais je suis obligé de leur expliquer.

Une fois il y avait un gros malin qui me dit "Oui, vous comprenez 60 % des dépenses de santé se font dans les 6 derniers mois de la vie." Bravo ! Ah !

Bien bien ! [applaudissements] Alors, elle a du mérite [applaudissements] moi je tenais le temps qu'elle arrive hein. J'étais en train de vous raconter une histoire sordide.

Il disait "Alors 60 % des des dépenses de santé sont dans les 6 derniers mois de la vie." Et ben, mourz 6 mois plus tôt. Qu'est-ce que ça veut dire ce genre de comptabilité ?

Et ben je vous le dis rien mais comme c'est des chiffres ça impressionne. Les gens disent "Ah mon dieu !" À quoi mon dieu ?

D'autres fois ils vous disent il faut responsabiliser. Vous avez compris comment ils font les libéraux ? Vous êtes au chômage.

Comment ça se fait qu'il y a du chômage hein ? C'est la faute des chômeurs. Traverse la rue.

C'est pas Il l'a fait. Non, vous êtes malade. C'est la faute à qui ? et ben malade parce que si le gars ou la fille avait pas la maladie b on aurait pas de problème.

C'est comme ça qu'il raisonne pour tout pour tout. Vous êtes responsable de tous les problèmes que vous rencontrez et eux ne sont responsables que d'une chose, organiser l'économie du profit. 2 ans de vie si vous êtes au travail pendant lesquels vous serez payé à la valeur d'une partie de ce que vous avez produit et tout le reste sera du BF gratuit pour le capitaliste.

Que plus personne ne vienne me faire des mines et des représentations quand je parle de capitalisme. Parce que dans les années 90 quand on disait capitalisme, tout le monde disait "Oh, le pauvre, il en est encore là." Mais maintenant, ça a éclaté sous les yeux de tout le monde que tandis que tous les services publics étaient en train de s'effondrer avec leur soi-disant théorie pour rendre l'état plus velte agile et je ne sais quoi, pendant que les gens galérés et misérés, pendant que une partie plus grande de la richesse produite va dans les poches des uns et pas dans celle des autres, et bien certains se sont enrichis au-delà de tout ce que vous êtes capable d'imaginer.

Je dis bien vous autres là, vous n'êtes pas capable de vous rendre compte de ce que ça veut dire. Et vous savez pourquoi ? Parce que c'est impossible de se rendre compte.

Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire qu'un homme qui gagne en une année de bénéfice 30 milliards. Alors vous comptez en quoi vous ? En baguette de pain.

Combien ça en fait ? Ce sont des fortunes inouies dont vous vous demandez à quoi elles peuvent bien servir. Mais même si vous admettez le principe d'une répartition qui est pas égal.

Alors plus pour l'un, moins pour l'autre. Bon d'accord. Oui, bien sûr.

Quand c'est au travail, les qualifications sont pas les mêmes. Les fortunes, c'est une autre paire de manche. Mais bon, même si vous admettez ça, qu'est-ce qui vous oblige à croire que quelqu'un qui rentre dans sa poche 30 milliards va mieux savoir quoi en faire que les représentants du peuple, que les gens qui en ont besoin ?

Qu'est-ce qui vous permet de croire à une magie pareille qu'une personne seule est plus intelligente que des collectifs humains ? La masse de ce qui est produit doit d'abord aller à ceux qui produisent et ensuite à tout ce qui est commun. Service public, réparation des biens communs et la vie.

Nous avons le droit de dire que nous exigeons notre part de droit au bonheur, aux choses simples qui nous remplissent nous de joie sans avoir besoin de 30 milliards comme par exemple même quand il nous cache les pieds nos petits enfants. [applaudissements] Mais c'est ça qui vous est volé parce que et moi je vais aller vers ma conclusion en parlant de ça. Qu'est-ce qui est pris ?

C'est un temps qui vous appartenait. On me dit "Ben alors, dites donc vous défendez la retraite à 60 ans, monsieur Mélenchon, vous en avez tantôt 70 et un petit peu plus." Mais vous n'avez rien compris.

Ce que je fais là, je le fais parce que je veux bien, parce que je me sens concerné. Mais vous là qui dites "Oui, vous pouvez dire à votre patron "Ah ben non, moi ça me concerne pas ton truc. Salut.

À propos, oublie pas la paye, hein, le 30." Non, ça s'appelle du temps contraint. Et moi, je suis dans le temps libre.

Je fais ce que je veux de mon temps libre et vous faites ce que vous voulez de votre temps libre. C'est le moment où le temps est vous appartient et donc où vous-même vous vous appartenez et où vous avez débarrassé votre existence du droit qu'certaint de décider à quelle heure vous vous levez, à quelle heure vous vous couchez, qu'est-ce que vous allez faire dans toute la journée, à quelle vitesse, à quelle cadence et mais c'est bien d'autres moments qui mériteraient d'être libérés dans la vie. C'est la raison pour laquelle nous continuerons tout le temps à lutter pour la réduction du temps de travail.

Parce que voyez-vous mesdames, messieurs, nous n'avons pas besoin de travailler plus. Ce n'est pas vrai. [applaudissements] Travailler plus, produire plus.

De quoi s'il vous plaît ? Des choses qui ne servent à rien, qui sont jetables. Ce gâchi immense ?

Non non, nous avons besoin de travailler mieux. Je le dis partout où je passe. Nous perdons 20 % de ce qui pourrait être consommé en aliment dans l'agroalimentaire, dans l'industrie.

Tout le long, il se perd 20 % des produits naturels. Donc c'est pas l'idée de produire davantage, c'est l'idée de produire mieux dans un plus grand respect de la capacité de la nature à se reconstituer et donner à manger aux gens des produits qui ne les rendent pas malades. J'en ai plein le dos quand j'ai des sous à aller m'acheter du jambon où il est écrit dessus ou autre chose sans nitrite.

Et comme c'est sans nitrite, ça coûte plus cher. Qui c'est qui vous a dit de mettre du nitrite et que pour l'enlever, vous me le faites payer. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? [applaudissements] On vous a dit que c'est un produit cancérigène.

Comment ça se fait que c'est pas vous qui payez pour l'enlever et pour soigner les gens qui ont chopé la maladie ? Des exemples comme ça, jeoudrais vous en donner et vous le savez bien. Voici ce que le message principal que j'ai à vous donner à ce moment.

N'écoutez rien d'autre que votre propre intelligence à comprendre et à analyser ce qui se passe. Pour les plus jeunes, je vous le dis. Chaque fois que commence une grève, le jour de la première manife, en outant les micros, le mouvement sess souffle.

Monsieur Mélenchon, attendez, il a pas commencé. On me l'a fait à nouveau là. C'était comme une sorte d'espoir.

Raté chaud, ça continue. N'écoutez que ce que vous voyez se faire. Je sais comme vous ce qui se passe.

Il y a une très grande détermination des ans et d'autres qui ne savent pas. Et l'enjeu dans la lutte, c'est toujours d'amener à la lutte ceux qui savent pas ou ceux qui hésitent ou ceux qui doutent. Il y a toujours dans un groupe humain quelqu'un, on sait pas pourquoi, c'est celle-là.

Alors, ils sont derrière et la pousse. Qu'est-ce qu'on fait Rachel ? Ah ben tiens, hier tu me parlais pas.

Aujourd'hui, tu me parles pour me demander ce que je dois faire. C'est comme ça que ça se passe dans un collectif de travail. Souvent quelqu'un est poussé devant et puis dans la troupe qui se forme derrière, il y en a toujours un ou une pour dire "Ah mais ça sert à rien, mais non mais attends, non mais pourquoi on va faire tout ça Bref, il faut être capable de faire d'une pâte humaine disperser une force.

Évidemment, c'est en se donnant à soi-même le spectacle de la force, en le comprenant. C'est ça que vous avez sous les yeux. C'est une chance inouïe qu'on a que tous les syndicats soient unis et il le reste.

C'est un grand atout pour nous. Personne ne peut dire ce qui va se passer demain et après-demain. Les organisations syndicales ont appelé à des grèves reconductibles.

Ce que me disent les camarades, comme tout à l'heure Ibrahim nous l'a dit, c'est que sur le terrain, la volonté de se battre a pas baissé pour ceux qui sont entrés dans la lutte. L'autre jour à Marseille, j'étais à la porte d'une boîte où les gars qui a là, c'est des petites payes, des petites payes. Et je dis mais bon, on parle quand même, je fais pas que des discours comme ça, parle comme ça mon copain.

Je dis mais alors comment vous allez faire tout ça ? C'est quoi la paye ici ? Bah on me dit bah 1002 1003.

Le gars il me dit moi je ça fait 27 ans que je suis là, je suis à 1003 et ils mettent du produit. euh sur les carlingues de bagnoles, d'avion, de de bateau, de train. Bon, que si vous mettez pas le produit, ça rouille et si ça rouille et ben ça rentre dans le mur.

Donc c'est pas vous pouvez toujours dire "Ah ben mets de la peinture, bah non, si la mettait pas la peinture, tu roules pas." Donc c'est un boulot important et il faut que ça soit fait avec beaucoup de soin parce que si il y a des petites fentes, bah la flotte passe et bon bref, je vous fais pas le récit. Le gars me dit, "Ça fait 27 ans que je suis là, un père de famille tiens bon et un peu une tête dure." Et alors je lui dis "Mais comment ça se passe ?" Ben il me dit "Écoute, il aurait jamais du mal nous parler le patron." Il me dit, il est arrivé le deuxème jour, on le connaît pas, on sait pas qui c'est.

Il nous a dit "Doute façon, vous êtes des petites payes, vous tiendrez pas." Mais dit, "Tu vois, on va tenir rien parce que ce qui se joue là, c'est notre dignité." Il dit "Moi, c'est ma dignité d'homme.

Voilà, je suis pas une chose." [applaudissements] Vous savez, souvent, [applaudissements] écoutez bien, c'est de la philo. On vous dit les gens, ils entrent dans la lutte.

Ouais. Mais la première chose qu'ils font, c'est de sortir de la résignation. Ils sortent autant qu'il rentrent.

Et ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est la dignité. Non, ne vous laissez pas faire. Ne vous laissez pas détrousser.

Vous avez la force suffisante pour tout bloquer. Ce que nous vous avons expliqué politiquement, c'est réalisé. Oui, l'unité populaire totale est possible. toutes les organisations syndicales unies, toutes les formations de gauche unies, tous contre la retraite à 64 ans.

Et nous savons que ce que nous voulons, c'est un autre monde où la retraite à 64 ans n'aura plus jamais sa place parce que on respectera assez les gens pour comprendre que c'est à 60 ans qu'il faut savoir s'arrêter et que dans certains métiers, c'est à 55. Parce que si vous êtes capable de comprendre pourquoi un pilote de chasse sort de son avion à 40 ans, alors vous êtes capable de comprendre pourquoi quelqu'un qui passe sa vie à conduire une rame de métro dans le noir doit avoir le droit de partir à la retraite plus tôt parce que ces conditions lui détruisent l'esprit, le corps, le cœur à longueur d'année. Alors ce que nous réclamons, c'est pas une faveur ni un privilège.

C'est un droit, le droit d'être assumé dans notre vie. comme des êtres humains, le droit à notre dignité. Et pour ma part, si j'ai dit que j'étais en retrait mais pas en retraite, c'est parce que jusqu'au bout, je crois que cette lutte-là, elle tient chaque personne droite et lui permet de vivre pleinement la vie parce qu'on ne la vit pleinement qu'en contact et dans le respect aux autres, dans les luttes qu'on mène avec eux, dans l'empathie qu'on a avec eux et toutes ces choses qui constituent une société.

Non, ce n'est pas l'argent qui constitue une société. C'est la capacité qu'ont les gens de se comprendre, de s'entendre, de s'entraider. Non, ce n'est pas consommer toujours plus.

Je ne parle pas pour vous. N'importe quoi, n'importe comment, en pensant que les objets vont remplacer ce que vous n'arrivez pas à être comme être humain, que se trouve une perspective de l'existence. Je plaide contre le capitalisme, régime qui porte en lui la réduction de l'être humain au statut d'objet et de consommateur.

Le citoyen devient un client, l'usager devient un client et tout ce que vous touchez, tout ce que vous voyez devient des marchandises à vendre. Le monde entier n'est pas à vendre, c'est le contraire. Il est à sauver, il est à protéger.

Toutes ces choses sont possibles. [applaudissements] Rachel, on a été incroyablement fier que tu accepte d'être candidate. Chaque fois que tu ouvres la bouche à l'Assemblée nationale, on t'écoute, on t'admire, on est content.

La dernière fois, tu avais mis une drôlement belle tenue. Je me suis dit, vous allez les voir les autres là. Ah et ben mets la même, tu seras beau aussi. [rires] Ah non, même avec ça, tu es toujours pas beau.

Bon, mais tu vas voir à quoi j'ai pensé. Moi ce qui m'intéresse, c'est comment de cette France là on fait une France. Vous savez bien vous autres vous vivez dans la banlieue on est tous des immigrés du Mali de la Corè du Nord du sud du Sénégal de la Bretagne.

La plupart d'entre nous on y est arrivé là. On se rappelle plus comment. Mais en tout cas le grand-père y est plus.

La grand-mère non plus. Les tatas et les tontons sont pas là. Et on a dû tous refaire une famille avec qui ? les amis, ceux qu'on a trouvé à l'association de parents d'élèves, des fois dans la tour à l'association de locataires et à la fin on raconte pas des histoires.

Il arrive qu'on connaisse mieux les gosses des autres que ceux de notre propre famille. Voilà comment on a vécu. Ceux qui ont des cheveux blancs, ils sont tapés la période où il y avait un immeuble et de la bouillasse autour jusqu'à ce qu'on mette d'abord le trottoir, après l'espace vert.

Ah ben l'espace vert est pourri. Non, le trottoir aussi. Donc on commence par quoi monsieur ?

Le trottoir ou l'espace vert et cetera et cetera. Et maintenant ce que nous avons à faire, c'est à construire à travers l'unité populaire, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, l'unité de notre patrie. Vous avez vu à l'Assemblée nationale ce que ça donnait les grandes gueules du Front National, les qui savent tout, qui ont tout mieux compris, qui détestent tout le monde et qui nous propose la guerre civile en nous séparant d'après nos religions ou d'après nos couleurs de peau.

Je n'ai que du mépris pour eux. Mais il faut parler avec ceux qui sur le terrain les ont crus. Alors, tu nous as dit que tu étais du peuple.

Comment ça se fait que tes députés votent pour refuser l'impôt sur la Grande fortune ? Comment ça se fait ? Qu'est-ce que tu as dans le crâne pour être assez bête pour aller voter pour des gens qui sont en train de te faire les poches ? l'impô sur la Grande fortune.

On a proposé d'augmenter le SMIC à 1600 €. C'est tout à fait supportable par l'économie. Ne croyez pas qu'il y a une seule chose dans le programme l'avenir en commun qui n'est pas été calculé chiffré pas une.

Alors le SMIC on pouvait on pouvait tout changer et eux qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'ils font ? Ils votent contre.

Je vous en supplie, vous autres tous vous en connaissez un ou une. Demandez-lui demandezlui à elle aussi qu'est-ce que tu préfères. Détester les Arabes ou vivre une vie heureuse ?

C'est quoi ta préférence ? Et bien c'est cette France là qu'on essaie de faire. Et tout à l'heure, je parlais de la tenue de Rachel et je pensais à ça, tu vois Rachel, je me suis dit cette femme, elle est incroyable parce que quand elle fait ça, je vais te dire, tu as des milliers d'enfants de ce pays qui t'ont vu avec la tenue du dimanche.

Moi, si je viens avec la tenue du dimanche, ça impressionne personne. Tu jour toujours un col blanc, machin noir, c'est réglé. C'est une tenue magnifique.

Et ben pour des milliers d'enfants de ce pays, pour des milliers de petits français de la 2e génération ou de la 3e, la belle tenue de Rachel, c'est celle qu'on lui a vu au mariage de tonton je sais pas quoi. C'est-à-dire que petit à petit, nous sommes en train de réussir ce qui est le plus important, la créolisation du pays. Ouais, bravo.

Vous comprenez ? On vit ensemble. [applaudissements] Vous comprenez ce que le mot créolisation veut dire ?

Toute ma vie, je me suis battu pour des droits universels. Tous vous croyez à des droits universels. Encore heureux.

Les droits de la personne humaine sont universels où qu'on soit. Mais entre cet objectif, cet idéal et la réalité de tous les jours, il y a le racisme ordinaire, il y a la ghettoïation et des fois faut dire ce qui est. À force de se faire jeter dehors, tu finis par t'enfermer toi-même.

Ça arrive aussi, on va pas dire le contraire, mais nous c'est contre tout ça qu'on doit aller. Et la créolisation, c'est quand on commence hein à dire "Alors, vous connaissez la blague hein, mais c'est une vérité." Quel est le plat que préfèrent les Français ?

Le bœuf Bourguignon. Non. Le couscous.

Exactement. Ta mère elle le fait bien. Toujours.

Toujours. C'est toujours la maman qui le fait bien et cetera. La créolisation ça veut dire que l'essentiel est en train de se construire.

L'essentiel c'est pas notre couleur de peau. C'est pas ça l'essentiel. L'essentiel c'est ce qu'on est capable de produire ensemble comme être humain.

Produire, inventer. C'est pour ça que c'est un mot qui est si beau, si grand. Alors Zemour dit "Oui mais c'est le grand remplacement Mélenchon, il trouve ça bien.

Mais ah si c'est pour te remplacer toi, oui, c'est une bonne idée. Mais pour le reste nous fait pas rire. C'est pas vrai. [applaudissements] Moi, j'aime dire ces chosesl à haute voix.

Faridal faith là, qu'est-ce qu'il dit ?" Bah oui, je dis les choses clairement et je sais que je peux le faire quand je m'adresse aux immigrés des banlieux, c'est-à-dire nous tous. Parce que tous, pour nous tous, ce que je viens de raconter, c'est une évidence la plupart d'entre nous.

Et on sait qu'on fera pas notre bonheur ni notre vie parce que nos gamins ils viennent même pas nous demander ce qu'il faut faire dans ce domaine. Dès qu'il s'agit d'amour, le problème est vite réglé hein. Chacun n'en fait qu'à sa tête encore heureux.

Pour ce qui est du couscous, ça dépend des recettes, faut dire ce qui est. Mais c'est comme ça que les choses se passent et se font. Et je pense qu'un responsable politique, sa principale fonction, ce n'est pas seulement de démontrer matin, midi et soir pourquoi son programme va fonctionner. c'est de dire pourquoi on le fait et on le fait pour être si c'est possible toujours plus humain.

Je vais donner maintenant la parole à à Mathilde parce que Mathilde a les informations toutes fraîches. [applaudissements] Elle a pas fait grand-chose aujourd'hui. Elle a fait une réunion de groupe.

Ensuite, elle a été à la commission mixe paritaire. Elle y restait toute la journée euh avec des gens pas forcément tous très sympathiques, ni surtout de bonne foi. Et demain, on va voter.

Alors aujourd'hui, je crois que si j'ai j'ai lu parce qu'elle a fait elle a fait des tweets. Je sais pas comment elle arrive à tout faire en même temps. Elle fait des tweets toute la journée en faisant le truc.

Alors, j'ai compris que en gros ça y est, Macron avait acheté les républicains. Mais tu vas nous raconter ça ? Voilà mesdames, messieurs, je vous remercie de l'attention que vous m'avez porté et je vous dis toute mon affection et mon respect. [applaudissements] Non. [applaudissements] Bonsoir à [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Déjà, je m'excuse évidemment pour le retard. J'étais effectivement en commission mixe paritaire que vous pouvez renommer la commission des magouilles parlementaires parce que c'est ce qui s'est passer aujourd'hui. Je vais vous raconter.

D'abord, j'aimerais remercier Rachel Kéké pour cette réunion et vous remercier toutes et tous d'être aussi nombreux et nombreuses ici et vous dire à mon tour après les mots que Jean-Luc Mélenchon a eu pour Rachel Kéké, vous dire à mon tour en tant que présidente de groupe à quel point je suis fière que vous ayez envoyé Rachel Kéké à l'Assemblée nationale. [applaudissements] [applaudissements] et à quel point je suis fier qu'elle soit aujourd'hui une représentante du peuple français et je dois vous dire que à l'assemblée alors il commence à comprendre mais parce que alors par-ci parlent des articles qui expliquent que Rachel Kéké se ferait en quelque sorte instrumentalisé par la France insoumise avec une petite petite idée bien machiste derrière qu'une femme noire de surcroix n'aurait pas assez de cerveau pour réfléchir par elle-même. Donc bon, il y a eu cette petite tendance à l'Assemblée nationale au début et puis ils ont vite compris parce que je le dis de toutes les prises de parole que nous avons fait à l'Assemblée nationale, celle que Rachel Kéké a fait contre la réforme des retraites a été celle qui a été le plus vue, le plus partagée et qu'on retrouve dans beaucoup de panneaux que portent les gens en manifestation. [applaudissements] Je le dis parce que ça fait plaisir et je dis aussi à Rachel qui est une femme qui ne lâche jamais rien que quand Caroline Fiat première aide soignante de toute l'histoire de l'Assemblée nationale est arrivée à l'Assemblée il y a 5 ans, les députés Macronist l'appeler la députée bac-2.

Et bien aujourd'hui Caroline Fiat qu'ils ont en méprisé et vice-présidente de l'Assemblée nationale. Donc finalement être maîtrisé par les macronises, c'est presque une médaille d'honneur qu'on peut coller. [applaudissements] Et je dois dire que dans le groupe de 75 députés que nous sommes maintenant, je dois dire que c'est une fierté de voir à la fois Rachel Kéké, Louis Boyard, Clémence Gueté pour ceux du Valdemarne évidemment, mais aussi Mathilde Nier, première ouvrière agricole jamais élu à l'Assemblée nationale, mais aussi Sébastien de l'ogu, chauffeur de taxi élu à l'Assemblée nationale etoup. beaucoup d'autres qu'ils ont regardé un peu bon comme quand nous sommes arrivés à 17 à l'Assemblée en rigolant un peu sous cap ou d'ailleurs pas sous cap et qui remontre à chaque instant que oui tout le monde peut faire de la politique et même mieux que celles et ceux qui s'y croient prédestinés et surtout mieux que ceux qui ne défendent que des intérêts privés ceux des plus riches Rachel Kéké et tous les autres députés du groupe insoumis et de la PES sont les députés du peuple qui arrivent à l'Assemblée nationale et qui sont les représentants du peuple qui continuent de se battre pour l'intérêt général.

Donc vraiment, je voulais vous dire à quel point je suis fier que vous ayez envoyé Rachel Kéké à l'Assemblée. Merci infiniment à vous. [applaudissements] Évidemment dire à Jean-Luc Mélenchon qui est toujours mon président que c'est que c'est grâce à lui qu'aujourd'hui nous avons multiplié par 5 le nombre de députés à l'Assemblée nationale et j'aimerais qu'on me trouve un homme politique, une personne politique qui a non seulement multiplié par 5 le nombre de députés à l'Assemblée nationale fait 8000 millions de vois une élection présidentielle faisant relever la tête à énormément de gens et surtout et surtout éloignant le dégoût que tant de gens ont créé dans cette société avec les phrases qu'on connaît par cœur.

Alors la politique c'est pas pour toi, tu sais, il faut être expert. Ah puis de toute façon qu'on passe de telle majorité à telle majorité, ça ne changera jamais rien dans vos vies. Ce qui continue de faire maintenant que ça soit 700000 ou 1,3 million de manifestant ont-il dit à la première manifestation, ça ne changera rien pour vous.

Et bien ce que Jean-Luc Mélenchon a créé avec nous, c'est notamment le fait de dire que si les dégoûtés ne reviennent pas en politique, ne s'occupent pas de la chose publique, alors il ne reste que les dégoûtants. Et nous ne laisserons pas les dégoûtants décider pour nous. [applaudissements] [applaudissements] Et puis évidemment, je vois là Chronopost qui est devant nous personnifié dans la lutte, les grévistes Pizzorna, je pense à la Tirue aussi, mais à beaucoup d'autres qui continuent la grève.

Et je voudrais leur dire que déjà en 2019, le Val de Marne était à la pointe du combat qui était mené avec à la fois évidemment le secteur de la RATP qui était extrêmement mobilisé et les chronopostes qui déjà à l'époque ont fait un piquet de grève de 14 mois. 14 mois pour obtenir des régularisations où nous avons gagné 73 régularisations [applaudissements] et qui sont maintenant depuis plus de 15 mois sur un piquet jour et nuit quand il pleut, quand il neige pour continuer à gagner ces régularisations que nous allons gagner. Je le dis parce que aujourd'hui ce sont les éboueurs qui sont en première ligne de la mobilisation que nous faisons.

Pourquoi ? Pourquoi ce sont les éboueurs ? Évidemment pour la pénibilité du métier.

Ibrahim vous l'a extrêmement bien expliqué. Évidemment aussi parce que les éboueurs ont une espérance de vie en bonne santé qui est inférieure à celle de la population générale. Et il faut comprendre que quand vous êtes riur derrière la benene et que non seulement vous respirez des gaz toxiques, mais vous devez porter en plus des charges lourdes, alors 64 ans c'est impossible.

Voilà ce que sont en train de dire les éboueurs qui font grève et plusieurs m'ont dit nous avant la retraite déjà 62 ans, on a trois collègues qui sont morts avant la retraite. C'est de ça dont on est en train de parler. Et oui, j'aime tout à l'heure on vous a redit la phrase de Jacques Préver quand les éboueurs sont en grève, les orduriers sont indignés.

Et bien c'est exactement ça. C'est le bou qui émissaire parfait. Mais rendez-vous compte, madame Panot, il faut réquisitionner, il y a un problème sanitaire.

Et puis si une personne en situation de handicap veut passer sur le trottoir, ils ne peuvent plus. Et puis si quelqu'un veut passer avec sa poussette, ils ne peuvent plus. Et oui, ils sont indignés.

Mais pourquoi ? Pourquoi choisissent-ils de pointer autant les éboueurs ? parce que ils ont en face et il faut vous en rendre compte utiliser absolument tous les anti les outils antidémocratiques que leur offre la 5e République.

Je les récapitule très vite pour que vous ayez une idée de ce qui est en train de se passer. Ils ont utilisé le 47 ans qui leur permet de limiter les temps de débat à l'Assemblée nationale et au débat et au Sénat. Ensuite, ils ont utilisé tout un tas d'articles du règlement à au Sénat puis ce qu'on appelle le vote bloqué.

Alors, vous discutez vos articles comme ça, mais vous les votez plus. C'est le gouvernement qui décidez, on votera sur celui-là, celui-là, celui-là, celui-là en paquet et puis bah à la fin comme ça, c'est adopté. Et là aujourd'hui, et c'est peut-être juste de ça que je voulais vous parler en venant ici directement, nous avions donc la commission mixte paritaire. commission mixte paritaire, vous avez sep députés, sep sénateurs et nous sommes censés négocier.

Alors déjà, bon pour nous c'est compliqué puisque il n'y a aucun compromis possible avec nous sur la retraite à 64 ans. Mais qui avait-il dans cette commission mixte paritaire ? Sur les 14 personnes qui étaient présentes, 10 sont favorables à la réforme macroniste LR.

Et puis nous nous étions trois de la NUPES à tenir la tranchée dans cette commission mixe paritaire. Il faut comprendre parce que les gens, ils ont l'impression qu'on regarde un peu ce qui a été voté à l'Assemblée, on regarde un peu ce qui a été voté au Sénat et puis bon bah on fait un peu un mix des deux et puis ça donne le le texte final. Ce n'est pas du tout ça qui se passe pour deux raisons.

D'abord parce que l'Assemblée nationale n'a pas voté le texte. ça ne vous a pas échappé et que ils auraient pu tout à fait choisir de faire un projet de loi normal où on nous donne le temps de débattre. Ah mais oui, mais avec vos amendements, on aurait pris pour 2 mois et alors les gens, ils vont prendre pour 2 ans, vous trouvez que de mois c'est trop.

Nous non. Donc l'Assemblée n'a pas débattu et le Sénat a voté de force avec l'ensemble des subterfuges qu'ils ont utilisé. Donc on était quand même sur une CMP un peu spéciale.

Donc nous on dit puisque le débat n'a pas eu lieu devant les Français, faites le public parce que c'est pas possible sur un sujet aussi important qui concerne des millions de gens dans ce pays et les générations futures. C'est pas possible de faire ça dans une sorte de démocratie de couloir où on s'arrange, on va à Matignon, on fait les petites deales entre nous, les petits arrangements, les petites manœuvres et puis après c'est fini. Évidemment, cela nous a été refusé.

Et donc, nous avons commencé ce matin à 9h la CMP avec la présidente qui nous explique que elle saisira la présidente de l'Assemblée nationale si nous brisons le H clos, c'est-à-dire le secret de cette réunion et que nous n'avons pas le droit comme membre de faire sortir ce qui s'y passe. Alors, qu'a-ton fait avec les députés de la NUPES ? Nous avons pris un document partagé sur lequel nous écrivions absolument le compte-rendu de ce que chacun et chacune disaient qui s'est ensuite transmis à la presse qui était tweeté en direct et il y avait Hugo Bernalici qui est sa grande spécialité qui twitchait à côté pour raconter aux gens ce qui s'y passait.

Alors bon, ils ont fait référence à quelques tweets mais c'était quand même utile de faire ça. Pourquoi ? Parce que quand vous avez ces 14 parlementaires, vous avez l'impression d'être dans une salle dans lequelle vous restez pendant 8h30 où ils sont complètement hors sol.

Ces gens-là n'ont pas parlé une seule fois des manifestations qui avaient lieu dans la rue le jour même, ni des millions de personnes qui ont manifesté semaine après semaine, ni des grévistes qui continuent la grève, ni des 80 % des Français qui sont opposés à la réforme, ni des 93 % des actifs, ni même de l'intersyndical qui a demandé main de fois des réunions et que le gouvernement n'a jamais daigné recevoir pendant tout le temps de la mobilisation. Dans quelle démocratie voyez-vous un mouvement social aussi long se tenir avec un président pour qui définitivement la démocratie ce n'est pas assez pour lui et donc il passe au-dessus de ça et il est seul contre tout un peuple. Dans quelle démocratie av-ton vu ça ?

Et donc dans cette commission mixe paritaire c'est comme si tout cela n'existait pas. Et donc nous nous sommes amusés régulièrement à la fois leur rappeler qu'une manifestation était en cours, que des grèves continuaient et même de regarder de quelle circonscription venait tel ou tel député ou sénateur pour lui rappeler "Ah, impressionnant, ce jour-là, il y avait 150000 personnes chez vous." ce qui donnait une petite ambiance de travail et de pression populaire parce que nous avons encore jusqu'à demain, nous ne savons pas ce qui va se passer mais demain, jusqu'à demain, il y a la possibilité d'aller en quelque sorte interpeller les députés pour leur dire "Nous n'oublierons pas votre vote et demain, soit ce sera un vote, soit ce sera le 493 qui sera le couronnement autoritaire de tout ce qui est en train de se passer.

C'est-à-dire un passage en force de bout en bout de cette réforme. Et je vous le dis, quand aujourd'hui sort un sondage alors que dans les sondage ils aiment bien traficoter ou poser la question autrement ou poser des questions à pas beaucoup de gens. Bon, quand vous voyez aujourd'hui que 60 % des Français disent que quoi qu'il se passe demain, ils veulent que le mouvement continue pour faire battre Macron en retraite et lui faire retirer sa réforme des retraites à 64 ans, je vous le dis, quoi qu'il se passe demain, la lutte n'est pas finie. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Bon, alors comme je devais vous préparer un discours et que à la place j'étais avec des macronistes désagréables, demain nous allons nous continuer avec je vais vous expliquer comment ça va se passer une motion de rejet qui peut-être votée [raclement de gorge] puis ensuite nous allons voir puisque apparemment c'est ce soir qu'il prennent la décision avec Emmanuel Macron s'ils utilisent le 493 ou non.

Dans tous les cas, qui s'aime le chaos récolte la censure. Dans tous les cas, nous déposerons une motion de censure de ce gouvernement. [applaudissements] Et comme nous sommes dans un moment où malgré la force de ce que Ibrahim a dit tout à l'heure qui devient difficile pour beaucoup des grévistes qui perdent des journées de salaire et qui parfois et c'est normal doute de comment nous pouvons sortir par le haut de cette situation de bras de fer que nous a imposé Emmanuel Macron.

Demain, il y a des enjeux dans le Val de Marne, des enjeux à Pitzornau, des enjeux à la Tiru puisque vous avez vu qu'ils veulent déclarer la guerre sociale et réquisitionner les grévistes. Il y a des enjeux à venir à quelle heure Ibrahim ? À partir de 5h30.

Ça vous laisse le temps de vous reposer un peu avant de venir bloquer. On s'y verra. Et bien comme il y a cet enjeu-là, je voulais vous lire un texte que j'aime beaucoup qui est de Léonard Vincent et qui s'appelle Éloge de la grève.

La grève nous dépasse puisqu'elle vit depuis toujours tapis dans nos rêves. Elle est transportée de génération en génération par la colère et la joie. Par elle, nous montrons que nous ne sommes pas une multitude mais un nombre et que ce nombre pourrait à l'instant s'il le décidait tout suspendre, tout chaviré d'un seul coup.

Nous la réservons comme un éclair de fou caché dans nos points serrés. Ainsi donc, all est notre pouvoir magique, immatériel et vengeur. Le petit dieu complice que peuvent toujours invoquer les exaspérés.

Grenade dégoupillée pour toujours. Elle prouve que l'esprit peut devenir matière, que les idées aériennes des philosophes peuvent faire gonfler les voiles des cortèges dans les rues, que le miracle de l'incarnation peut toujours s'accomplir devant les yeux des incrédules. Que le ciel et la terre sont vraiment le même empire.

Car oui, à la fin, reconnaissons que l'humanité ne passe à l'acte que lorsqu'elle est habitée par ce qui n'existe pas. De grands tableaux jamais peints, des passions jamais jouées, des romans jamais écrits. Pour ceux qui cherche le grand à respirer, les récits ont plus de force motrices que n'importe quel vécu.

Alors force les amis, jusqu'à la victoire, nous sommes en train d'écrire une page magnifique de notre histoire. Merci à vous. [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [applaudissements] Courage.

C'est à quelle heure demain ? 5h30. Ouvrons-nous et demain. interationale [chant] sera le gen humain.