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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 8 novembre 2017 34 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

#RDLS45 : CLIMAT, COP23, PARADISE PAPERS, PÉTROLE, LIBAN, IRAN, ARABIE SAOUDITE, CONTRE-BUDGET

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 1Fait
    « l'humanité se donnait comme objectif, euh... d'avoir une augmentation maximale de 2°C de la température »
  • 4:00Locuteur 1Chiffre
    « Les engagements que prenaient les états, ça donnait comme résultat plus de 3°C d'augmentation »
  • 8:00Locuteur 1Fait
    « l'agence de l'ONU pour l'environnement fait une analyse et dit : "2°C, c'est foutu, on n'y arrivera pas." »
  • 12:00Locuteur 1Fait
    « Fukushima ça continue, hein. Il ne faut pas croire que ça y est c'est fini parce qu'on n'en parle plus dans la presse. »
  • 16:00Locuteur 1Fait
    « l'objectif c'était 50 % de la production d'électricité, seulement, au nucléaire »
  • 22:00Locuteur 1Fait
    « l'Allemagne est aujourd'hui le pays le plus gros pollueur d'Europe »
  • 26:00Locuteur 1Fait
    « La France... entre les 2. Les saoudiens, plus proches des États-Unis que des français. Les quataris, plus proches des français que des États-Unis. »
  • 30:00Locuteur 1Fait
    « le groupe parlementaire La France Insoumise, c'est 17 députés. Parmi nous y-a aucun ancien rapporteur des finances, aucun ancien président de la commission des finances, aucun ancien ministre. »
  • 40:00Locuteur 1Chiffre
    « la fraude fiscale, ça coûte à la France, d'après les évaluations des syndicats et aussi des ONG : 80 milliards par an !! »
  • 48:00Locuteur 1Fait
    « Tous les amendements de lutte contre l'évasion et la fraude fiscale que nous avons déposé au parlement, il y en a eu zéro d'adopté. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Allez 45e revue de la semaine ! Bonjour tout le monde...

On va mettre l'indicatif, mais avant Il faut que je vous dise que je réfléchis avec Antoine à changer la formule de la Revue de la semaine. Bon on fera ça... en janvier 2018, hein, on va continuer comme on est là... parce qu'on a pris l'habitude et apparemment vous aussi donc, ça a l'air de vous plaire Bon allez, le générique ! ♫ ♪ ♬ ♫ ♪ ♬ ♫ ♪ ♬ Bon, je parle d'abord d'un sujet qui est... plutôt embêtant...

C'est la situation du changement climatique. Je me suis déjà exprimé sur cette Revue de la semaine à plusieurs reprises et je vous ai dit que j'étais pas très optimiste, parce que déjà au point de départ, la COP 21, (l'accord, hein, qui a été signé à Paris, comme vous le savez) il annonçait qu'on se donnait... l'humanité se donnait comme objectif, euh... d'avoir une augmentation maximale de 2°C de la température, bon.

Cette discussion avait un peu mal tourné, parce qu'il y avait toute une série de pays qui ont dit avec 2°C, la mer monte assez pour engloutir nos îles Bon, il y a je ne sais pas combien de milliers, de dizaines de milliers d'îles qui sont en train de disparaître actuellement. Certaines sont peuplées, ce sont des états, hein, comme c'est le cas aux Maldives et puis il y a d'autres endroits où la mer monte sur des terres extrêmement basses et donc, avec toutes les conséquences... ben l'eau, la terre, tout se salinise et puis les populations reculent.

Ça donne comme ça, au Bangladesh, quelque chose comme 50 millions de gens qui sont en train de remonter et donc de passer la frontière avec l'Inde. Ce qui en général n'arrange jamais rien quand des masses énormes de populations passent des frontières. Mais vous voyez que c'est la vérification de ce que je vous disais : devant la crise climatique, les phéno... il y a des phénomènes politiques à la clé Pas seulement les conditions de vie des gens, parce que ça fait des masses de gens qui deviennent pauvres, ou dont les habitations sont détruites, mais parce qu'ils passent les frontières, parce que ça désorganise tout et évidemment, les malheureux, on ne peut pas le leur reprocher Donc il y avait 2°C, ils avaient rajouté : "Bon ben non, l'objectif, c'est 1,5°C" Bon d'accord, 1,5°C de plus seulement pour éviter, qu'on marque dans un papier, qu'on était d'accord pour que tous les états nations insulaires disparaissent sous l'eau.

Là dessus, tous les états avaient rendu leur copie en disant : "ben nous voilà ce qu'on va faire, on va faire ci, on va faire là..." euh.. contre le réchauffement climatique.

Et quand on a fait le total, on s'est aperçus que les engagements que prenaient les états, ça donnait comme résultat plus de 3°C d'augmentation. Donc, ça voulait dire que 1,5 on n'en parle plus, 2 on n'en parle plus et qu'on était à 3. Et à l'époque, quand des gens comme moi le disaient et d'autres, parce qu'il y a plein d'ONG qui ont fait des calculs... et c'est là dessus que je m'appuie moi pour vous parler Eh bien, on disait : "Ah, vous êtes catastrophistes, vous n'avez pas vu, c'est quand même très important, on a signé un accord." Très bien, on est tous d'accord, on a signé un accord.

Ça nous fait très plaisir. Mais un accord qui ne sert à rien, c'est quand même un grand problème. Parce que là, il s'agit de la survie de l'humanité.

Là, l'agence de l'ONU pour l'environnement fait une analyse et dit : "2°C, c'est foutu, on n'y arrivera pas." Les chances qu'on arrive à tenir seulement 2°C d'augmentation de température sont maintenant infimes et donc, il y aura plus de 2°C et clairement, ça veut dire que le changement climatique va s'accélérer. Et je vous redis que le changement climatique, c'est pas une affaire linéaire, au sens d'une progression...

Il fait de plus en plus chaud, et donc il y a de plus en plus de pluie...

Non, ça n'est pas comme ça que ça se passe, C'est par paliers. C'est à dire qu'une situation s'accumule, par exemple il y a un réchauffement de la mer, ça fait remonter la glace qu'il y a au fond de la mer, la glace qu'il y a au fond de la mer, elle est pleine de méthane, et quand il en remonte beaucoup d'un coup, et bien le méthane est libéré dans l'atmosphère, et le gaz à effet de serre, d'un seul coup, est considérablement amplifié avec des résultats qui sont hautement imprévisibles parce que le climat, c'est une structure, c'est un ensemble qu'on appelle "métastable", c'est à dire à la limite de l'équilibre. Donc quand il sort de l'équilibre dans lequel il est, il peut passer à un tout autre régime.

J'ai même lu un article dans la revue, je crois "Pour la science", qui disait que un des cas statistiquement les plus probables, c'est les grandes glaciations. Alors, ça choque un peu l'esprit. On dit : comment vous allez faire?

Le réchauffement climatique va provoquer une glaciation. Enfin, bref ! Vous avez compris ce que j'essaie d'expliquer.

Alors là, on a donc un très mauvais pronostic. Il faut qu'on en soit conscients, et que ça vous permette à tous de comprendre l'importance de redéployer des politiques de transition écologique, hein ? C'est pas juste un sujet, parce que c'est dans le programme l'Avenir en commun et que c'est un sujet sur lequel est accrochée la FI.

C'est que c'est l'intérêt général humain qui est en cause. C'est pas une affaire de parti, de mouvement ou de programme d'une catégorie. Il faut mettre en place une bifurcation du modèle économique.

Il faut que ça change, et que ça change d'un bout à l'autre. Et c'est une bonne chose que ce changement, je me tue à le dire. Parce qu'il y a des gens qui croient que quand on dit, il faut faire la transition écologique, bon ben, euh... oui oui, bon ben alors, on va un peu... mettre ce qu'il faut pour que... les maisons laissent pas la chaleur sortir.

Bon...

Ce n'est pas ça dont on parle. On parle de changer les process de production. On parle de changer la manière de se nourrir.

On parle de changer la manière d'échanger. Et ça commence d'abord par changer les process de production et la manière de produire de l'énergie. Tout ça est un tout, hein !

Et c'est très stimulant. Parce que c'est de l'invention, c'est de l'activité humaine, c'est de l'emploi. Il n'y a rien là dedans qui devrait faire peur.

C'est le contraire. Ça devrait être rassurant, enthousiasmant ! On dira : ça y est, on va s'attaquer au problème et on va le régler.

Ce qui est anxiogène, ce qui fait peur, c'est qu'on ne fait rien. Et que la situation continue comme avant jusqu'au désastre. Parce que le désastre va avoir lieu.

Il s'agit de bien comprendre ça : le désastre va avoir lieu. Sauf si on se met à changer nos façons de travailler. Et quand le désastre aura lieu, il va détruire les bases sur lesquelles fonctionne un modèle de production et de civilisation, d'accord ?

Donc, si on change les bases sur lesquelles on fonctionne, on se protège non seulement contre l'arrivée du désastre, mais contre les conséquences du désastre s'il arrive. Par exemple, si on est capable de produire de l'énergie à partir de la mer, à partir du vent, à partir de la géothermie. Ce sont des installations diffuses qui permettent... diffuses, ça veut dire que c'est pas tout au même endroit, hein...

Donc, c'est plus résistant. S'il y en a un petit peu partout, c'est mieux que si c'est tout au même endroit. parce que quand c'est tout au même endroit, si c'est détruit, il n'y a plus rien pour personne...

Donc on a cette diffusion là ; elle fait face aux deux problèmes : Un. On règle le problème où on arrête de contribuer au réchauffement climatique. Et Deux, ben, si on a des événements climatiques extrêmes, des tornades, que sais-je encore, hein ? des pluies diluviennes...

Et bien comme on a toutes ces installations, ben on est capables de faire face, on ne sera pas détruits. Alors c'est dans ce contexte qu'il faut analyser les grands problèmes qui sont devant nous. Et que ça ne sert à rien de croire qu'en se cachant la tête sous la table, ça va... les choses ne vont pas avoir lieu.

Alors, c'est dans ce contexte aussi, qu'il faut regarder les décisions qui sont prises dans notre pays. Et...

Par exemple, moi j'ai très mal, très mal vécu que Nicolas Hulot nous dise : "Ben écoutez, pour ce qui est du renouvellement du parc nucléaire, on ne pourra pas le faire avant les délais". Bon. Alors, ça me chagrine pourquoi ?

Parce que comme beaucoup de gens, j'ai de l'estime pour Nicolas Hulot. Mais, euh... je crois que...

Il essaie de faire des choses, on ne va pas dire le contraire, mais c'est pas au niveau où il faut que l'on soit. Il faut maintenant prendre les décisions. Tourner pour de bon !

Alors sur le nucléaire, on va me dire, quel rapport ça a ? Parce que le nucléaire ça ne déclenche pas de gaz à effet de serre, c'est propre, etc...

Tu parles que c'est propre ! Hein. Bien sûr que non, c'est terriblement dangereux !

Et quand le nucléaire est en danger, ce n'est pas juste la centrale qui est en danger, c'est tout son environnement économique, c'est tout son environnement humain. Et c'est le caractère irréversible du dégât. J'veux dire, une fois que c'est cassé, c'est cassé pour tout le monde, et pour des centaines et des milliers d'années.

Vous ne le savez peut-être pas, mais Fukushima ça continue, hein. Il ne faut pas croire que ça y est c'est fini parce qu'on n'en parle plus dans la presse. Tous les jours continuent les écoulements dans la mer d'eau radioactive et tout autour, on ne peut plus y vivre et ainsi de suite.

Alors, on me dit, vous avez vu à Tchernobyl, la nature a repris ses droits. Mais bien sûr la nature, elle continuera toujours qu'il y ait des êtres humains ou pas, c'est pas son sujet à la nature ! La nature elle s'en fout.

Sauf que là bas à Tchernobyl, vous ne pouvez pas y mettre d'êtres humains ! Parce que l'écosystème a été modifié par les radiations - il n'y a pas que pour les êtres humains d'ailleurs - et c'est invivable. Alors bon, si vous voulez une planète sans êtres humains, il n'y a qu'à continuer !

La nature, elle s'en fout, il y aura toujours une nature. Mais nous, ce qui nous intéresse, c'est de protéger la possibilité pour l'humanité de vivre. Pour nos enfants, nos petits enfants.

C'est normal qu'on s'intéresse à ça, hein. On n'est pas là simplement pour faire des commentaires sur la nature. Donc, quand Nicolas Hulot dit : "ben on ne va pas y arriver." Ça oblige à réfléchir.

Pourquoi on ne va pas y arriver ? Parce qu'on ne fait rien ! Parce qu'on n'a pas pris la mesure, on n'a pas commencé les grands chantiers, d'installation des éoliennes en mer, etc.

On a continué à travailler. Il y a des entreprises comme la DCNS et autres qui ont mis au point toutes sortes de choses qui sont magnifiques. Par exemple, on a maintenant des prototypes d'éoliennes flottantes.

Alors, l'éolienne flottante, c'est très important. Parce que, au lieu d'aller coller ça à terre ou de le coller juste devant le rivage et qui fait que tout le monde s'énerve d'avoir ça devant les yeux, vous pouvez le mettre plus loin en mer. Alors, ce n'est pas seulement pour la beauté du paysage, c'est que plus loin en mer, le vent est plus fort, donc la continuité de la production est plus grande.

Vous voyez : les moyens techniques, on les a ! Ce qui manque, c'est la volonté politique. Et si on met en place maintenant les moyens, alors on peut arrêter les réacteurs.

C'est l'inverse qui a été décidé. On a dit : "oh ben on verra, on n'a pas le temps, on n'a pas fait, c'est pas au point..." Bon bref !

Bla bla bla bla! Et on dit : l'objectif c'était 50 % de la production d'électricité, seulement, au nucléaire. Mais ça ne veut rien dire !

Si la consommation d'énergie électrique augmente, ben vous dîtes 50 % devrait être au nucléaire, ça veut dire qu'on ne change rien ! Parce que la quantité qu'on produit aujourd'hui correspondra aux 50% de demain. Donc tout ça, ce sont des habillages avec des mots.

On ne peut pas accepter ça comme ça. Il est temps de changer. Alors, je voulais vous dire parce que la COP 23 va avoir lieu.

Elle a lieu en Allemagne ! J'espère qu'on va parler avec le gouvernement allemand, parce que quand même, l'Allemagne est aujourd'hui le pays le plus gros pollueur d'Europe, hein ? Quand vous êtes en région parisienne, là, que vous n'êtes pas contents parce qu'il y a des pics de pollution, il y en a une partie qui est due à quoi ?

Aux mines de charbon à ciel ouvert qu'il y a en Allemagne ! D'ailleurs en Allemagne, les écologistes allemands font régulièrement des interventions devant les mines à ciel ouvert pour dire ça suffit quoi, arrêtez avec ça ! Le problème GLOBAL de notre mode de production c'est qu'il faut qu'il rompe avec les énergies carbonées.

D'accord ? Tout ce qui vient du pétrole, du charbon.. bref du carbone, il faut tourner la page et passer à autre chose.

Ca m'amène à un autre sujet. L'autre sujet, je suis sûr que vous ne vous en rendez même pas compte. L'autre sujet, c'est ce qui se passe au Moyen Orient.

Alors, vous avez suivi, la guerre d'Irak, de Syrie. Je crois qu'à la fin vous avez fini par comprendre que beaucoup de monde s'est fichu de vous, hein...

Parce que vous découvrez que les mêmes qui poussaient des cris d'égorgés contre moi, ils étaient eux, pendant ce temps-là, en train de financer Daesh... comme c'est le cas pour Lafarge.

Vous avez remarqué qu'on en parle plus de cette histoire-là. Tuuuut ! Un silence magnifique sur le sujet !

Bon. Vous avez compris que vous étiez en train de vous faire avoir de tous les côtés, et qu'au bout du compte, ceux qui avaient raison, c'est nous ! Quand on a dit : Il faut arrêter tout ça, que la guerre mènerait nul part, et que c'était une guerre du pétrole.

Alors ça continue. Comme Daesh s'est fait tordre le cou les pays qui payaient Daesh - parce qu'il y a des pays qui payaient, hein ! Fallait pas croire que Daesh trouvait des sous simplement auprès de Lafarge.

Lafarge c'était simplement un petit racket de gens qui n'ont aucune morale, et qui pour produire du ciment, étaient prêt à patauger dans le sang. Bon. Mais ça, c'est petite bière !

L'essentiel, du matériel neuf, des voitures, tout ce qu'il fallait pour faire la guerre, hein...

C'était payer par qui à votre avis ? Hé, ben par les Émirats. Et quels Émirats ?

Y-a 2 sortes d'Émirats. L' Arabie Saoudite d'un côté, et ses alliés. De l'autre côté, le Quatar.

La France... entre les 2.

Les saoudiens, plus proches des États-Unis que des français. Les quataris, plus proches des français que des États-Unis. Mais en ce moment, maintenant, la bataille est quasiment ouverte.

Donc, comme Daesh s'est fait tordre le cou, il faut que l'Arabie Saoudite avance à nouveau ses pions parce que la vraie bataille qui se mène c'est : le pétrole, le gaz, entre... les Émirats qui sont de confession sunnite (mais la religion là-dedans, c'est assez secondaire) et de l'autre côté, l'Iran.

C'est donc... qui est Chiite.

Bon ça ce sont donc les 2 blocs qui sont en bataille l'un contre l'autre. Vous ne trouvez pas ça étrange... le 1er ministre du Liban... alors on vient juste de remettre de l'ordre là-dedans...

Justement, il y a un contrat qui était en train de se signer pour l'exploitation du gaz et du pétrole. Le 1er ministre part de son pays le Liban, va en Arabie Saoudite. Là-bas, tout d'un coup, il dit : on a voulu me tuer, je démissionne, au revoir tout le monde.

Et il dénonce l'Iran. Et il disparait. Et ça n'a l'air d'étonner personne.

Alors le président de la république libanaise, Mr Michel Aoun, il dit : "ben bon, il démissionne. Il démissionne. Mais il vient me le dire. il me dit pas ça à la télévision depuis l'Arabie Saoudite." Donc ce gars a disparu, Et depuis...

Motus et bouche cousue. J'interviens dans l'hémicycle Et on a pas arrêté de demander : Où est passé Mr Hariri ? Alors il faut crier fort parce que c'était pas dans la question.

Il fallait crier fort pendant que le ministre parlait. Le ministre m'a parfaitement entendu. Pas un mot sur le sujet.

Et alors du bla bla, ce joint, je ne sais pas quoi... au pays qui dans la région aspire à la stabilité...

Bon la flute quoi. Mais en attendant, un 1er ministre disparait et personne n'a rien à dire sur le sujet. C'est quand même énorme, hein?

Et toujours la même histoire. Le gaz - le pétrole, le gaz - le pétrole... qui sont le fléau de notre civilisation.

C'est à cause du gaz et du pétrole qu'il y a des guerres. C'est à cause du gaz et du pétrole qu'il y a des... un tel effet de serre et ainsi de suite.

Pensez-y les gens parce que euh...

Les situations sont des fois plus simples que l'idée qu'on s'en fait. Même si les résultats sont extrêmement compliqués, hein...

Le principe de départ... le principe auto-organisateur de la situation, il est souvent très simple.

Bon, maintenant, je parle d'un... d'un sujet dont vous avez peut-être eu écho, c'est la présentation que nous avons fait de notre contre-budget, hmmm ?

Alors, d'abord...

C'est un document quand même qui est un peu imposant. Les...

Ceux qui l'ont rédigé ont fait du mieux pour que ça soit simple. Mais je vous dis pas que c'est très simple, je vais pas vous raconter d'histoire. Euh...

Pour les gens qui n'ont pas de connaissances particulières, des fois, c'est un peu rebutant. Mais attention, c'est pas non plus un livre réservé aux technocrates. Alors cette petite brochure : on met le lien avec cette vidéo et vous pouvez la choper sur le site des insoumis.

C'est un gros travail. Alors ça me permet de vous dire ça. Euh...

Le groupe parlementaire La France Insoumise, c'est 17 députés. Parmi nous y-a aucun ancien rapporteur des finances, aucun ancien président de la commission des finances, aucun ancien ministre. Dans tous les autres groupes, vous avez des gens qui ont eu dans les dernières années, des responsabilités sur le budget de l'État.

Et nous... euh... heureusement qu'on s'était bien préparé pendant la campagne présidentielle.

Vous vous rappelez qu'on a fait une émission... (on va mettre le lien aussi à la fin de cette revue de la semaine) On a fait une émission qui avait duré 5h sur le chiffrage.

Et à l'époque, j'avais vraiment assisté, moi...

C'est pas moi qui parle pendant 5h pour ceux qui le croient...

D'ailleurs à l'époque, ils avaient dit :"oui, Mélenchon se prend pour Castro, il a parlé pendant 5h" Il faut qu'il n'y a pas une bêtise qui m'aura été épargné. Bien sur que non, c'est tous ceux qui avaient à voir avec les différents chapitres du programme. Et je tiens beaucoup à ce que vous sachiez que en toutes circonstances, on est prêt à gouverner.

Alors, évidemment, quand on fait un contre-budget, vous pouvez pas le faire comme quand vous avez les services de l'État pour vous... surtout... et en plus pour des gens comme nous qui n'avons pas les personnalités dans nos rangs qui ont déjà eu à traiter du budget.

Mais cependant, il y a beaucoup de hauts fonctionnaires, qui évidemment travaillent dans l'anonymat et les spécialistes, bon, qu'on connaît, comme les économistes Liêm Hoang Ngoc ou Jacques Généreux, ou des gens qui ont traité d'un bout à l'autre le programme, qui sont là et qui donnent un coup de main décisif sur le plan technique. Et puis il y a nos propres députés, qui sont... c'est devenu des spécialistes.

Moi, je ne suis pas si mauvais que ça figurez-vous, à force, dans le traitement du budget, puis euh... euh... bon, nos... nos...

Éric Coquerel qui a présenté ça à la presse...

Et on va mettre le lien aussi de sa présentation parce que vous verrez plusieurs députés intervenir sur leur domaine. Bref, vous avez là le contre-budget. Je veux aussi vous dire et vous avouer que quand on fait un contre-budget, on essaye de mettre dedans des choses qui font parler, hein...

C'est pas simplement les gestions quotidiennes, ça va de soi. Bon, alors on continue à taper sur le thème "au dessus de 300.000 ou 400.000€, pof! on prend tout". alors à chaque fois ils font 3 sauts périlleux arrière "ohlala.. ce sont...

à quoi il pense.. c'est terrifiant !" Ils ont très peur, tu parles, ça touche 0,05% des... des contribuables bon..

Mais qu'est-ce que ça permet de faire ? Ben de mettre à l'ordre du jour, de faire penser qu'il y a une limite à l'accumulation. Hein.

C'est ça que ça produit ! Parce qu'au début tout le monde crie, et puis après on dit "vous savez que ça ne concerne quasiment personne ?" "Ah bon ?

Oui oui, mais comme m'a dit quelqu'un, ça m'empêche de rêver." Moi j'ai déjà dit 100 fois, j'ai jamais rêvé d'argent. Je connais pas beaucoup de gens qui rêvent d'argent. ou alors c'est quand il vous en manque tellement, que vous êtes tellement malheureux, que vous rêvez que vous trouvez un billet ou une chose comme ça... je suppose hein, moi j'ai jamais rêvé d'argent.

En attendant, ça montre la limite à l'accumulation. Parce que c'est notre point de vue, on a le droit de ne pas être d'accord avec nous. Mais nous, nous pensons qu'il n'y a aucun bienfait à l'hyper-accumulation de l'argent, voilà.

C'est-à-dire, quand vous hyper-accumulez de l'argent, vous ne le mettez pas dans la production réelle, vous ne rendez pas service aux autres, vous mettez tout dans la bulle financière et vous spéculez, voilà c'est tout! Donc nous sommes contre ! Pour nous j'ai dit ça une fois, c'est une formule un peu rapide hein mais quand même, j'ai dit "être milliardaire c'est immoral".

Ben oui, parce que vous ne pouvez pas accumuler une quantité pareille d'argent, sans vous demander d'où il vient, hein. C'est pas de la production réelle que ça vient, c'est juste de la spéculation, du trafic.. bon, des choses de cette nature.

Et justement, la question revient sur le tapis avec l'évasion fiscale. Vous en avez entendu parlé, c'est les "Paradize Paperze". Bon alors : "Paradise Papers" ou bien "Paradize Paperze".

Bon. Pourquoi on parle comme ça, j'en sais rien - ça veut dire, les documents sur l'évasion fiscale, dans les paradis fiscaux. Ça se dit en français, de manière très simple.

Mais ça fait plus chic pour certains, et puis si vous voulez ça donne un petit côté presque amusant, mais c'est pas amusant du tout. Parce que l'évasion fiscale, ça s'ajoute à la fraude fiscale. La différence entre les 2, c'est que l'évasion fiscale, elle est... comment dire ?... dans la légalité.

C'est-à-dire... euh... vous avez une société, elle est en France, elle est taxée à 25% maintenant (sur l'impôt sur les sociétés), Bon vous mettez le siège (hein c'est tout, le siège, l'adresse) euh.. dans une île machin-chose, et hop, l'imposition tombe à rien du tout.

Alors quand je vous dis une île, il n'y a pas besoin d'aller dans une île, hein. Vous allez au Luxembourg, vous demandez rendez-vous au premier ministre, et puis, le taux qui est affiché c'est (je sais pas quoi) 20% ou moins, 18% et puis vous discutez, en tête à tête, et le ministre fait un truc qui s'appelle le "rescrit", hum...

Ça veut dire un passe droit, et vous signez un papier où il y est marqué "ah bah non, moi je paierai pas 18 ou 20%, je paierai 5%". Ça ne se voit pas, personne n'est au courant, et tout est caché. Ça c'est un paradis fiscal, c'est légal !

Il n'y a rien d'illégal dans tout ça ! La preuve, c'est que c'est celui qui dénonce l'existence du système qui est puni et condamné, parce que lui doit se taire, ça fait partie de son contrat. Mais celui qui signe, non non, ça n'a rien d'illégal : personne n'a été poursuivi en justice, à cause des trafics fiscaux du Luxembourg.

Personne !! Sauf le gars qui l'a dénoncé, en montrant que ça existait.

Bon...

Alors... là, l'évasion fiscale c'est donc des dispositifs légaux.

C'est quand même un problème Légalement vous pouvez tricher avec votre pays. c'est-à-dire considérez que vous en avez rien à fiche de ce qui se passe dans le pays où vous êtes ! Alors vous êtes là, vous avez vos usines éventuellement, votre siège et tout, alors qui est-ce qui a formé et payé l'éducation des gens qui viennent travailler pour vous ?

Ils s'en fichent Qu'est-ce qui construit la route pour aller jusqu'à l'usine ? Ils s'en fichent Qui produit les... l'énergie ?

Ils s'en fichent, fichent de tout ! C'est une forme de l'externalisation, comme on dit, des coûts du capital. Le capital, il arrive, il produit, ça détruit la nature.

C'est pas son problème, il paye pas. Il détruit les gens, c'est pas son problème. Alors, externalisation des coûts environnementaux, externalisation des coûts sociaux.

Quand je dis "externalisation des coûts sociaux. C'est... ils font travailler les gens comme des animaux, Les gens tombent malades, faut les soigner.

Ça coûte... "Przz!" ce n'est pas eux qui paye au contraire, ils disent : "nous en avons assez des charges sociales" - des cotisations - "nous ne voulons plus payer de charges sociales !" Donc ils veulent juste se contenter de tuer les gens. c'est tout !

Bon. Et là c'est pareil. Quand on ne paye pas sa cotisation, ses impôts, hein...

Ben c'est une manière d'externaliser tous, tous les coups qui contribuent à la production essayer de faire tourner une usine sans d'électricité. Essayer de la faire tourner sans route. Essayez de la faire tourner sans les ouvriers hautement qualifiés.

Ça n'existe pas ! Donc, il faut bien quelqu'un paye. Tout le monde doit payer.

C'est ça le sens de l'impôt. donc eux, ils se défaussent. Donc l'évasion fiscale, c'est la partie légale.

La fraude fiscale, c'est la partie illégale. La fraude fiscale, ça coûte à la France, d'après les évaluations des syndicats et aussi des ONG : 80 milliards par an !!

Bon alors ça vous dit rien 80 milliards ce que ça peut être. Mais pour vous dire tous les ans, la France, pour payer sa dette... les intérêts, le capital, tout ça...

ça coûte 45 milliards ! D' accord ? Retenez le chiffre.

Tous les ans pour payer la dette, ça coûte 45 milliards. Donc là vous avez 80 milliards, c'est de la fraude, la triche, l'arnaque D'accord ? Le vol.

Et puis à côté, vous avez 20 milliards d'évasion fiscale. C'est-à-dire des gens qu'aurait dû payer ici et qui paye ailleurs. Total : 100 milliards !!

Il y a un instant, je viens de vous dire : tous les ans pour payer la dette, c'est 45 milliards. Ok ? C'est plus de deux fois, ce qu'on paye pour payer la dette... tous les ans.

Plus de deux fois. Vous mesurez ce que ces chiffres veulent dire ? Ces gens se foutent de nous !

Ils ne payent pas leur part et après ils viennent dire : "ah bah ! la dette est excessive ! L'état dépense trop" Vous comprenez ?

Vous comprenez comment vous vous faites arnaquer ? Vous comprenez que si vous croyez ce qu'ils vous racontent quand ils prennent leurleur tête-là de professeur, monsieur Langlais et les autres-là, qu'ils prennent leursairs terribles pour dire : "la dette est excessive." Menteur !

La dette n'est pas excessive. Elle serait... elle serait égal à zéro si tout le monde payait sa part.

Ça crouterait rien de la payer ! Hein ? Vous me suivez ?

Bon, je sais que c'est compliqué mais réfléchissez y. Nous on sait comment faire. Avec nous ce genre d'arnaque n'aura plus lieu.

Là, vous vous faites arnaquer du matin au soir par des gens qui prennent des airs très importants. Alors on arrive à l'Assemblée Nationale et alors là, ils sont là tous, les ministres qui disent : "c'est insupportable c'est une attaque contre la démocratie". Ah ben ça pour la vertu des autres, ils sont toujours d'accord.

Mais alors si vous trouvez ça insupportable, pourquoi vous faites rien ? Parce que des moyens de contrer ça, il y en a plein, hein ? On en a proposé !

Vous avez vu ma petite conférence de presse peut-être là, les 5...

On va mettre aussi en lien pour vous puissiez le voir... mais c'est pas très compliqué !

Si vous ne voulez pas que les gens se sauvent, faites l'impôt universel ! Où que vous soyez dans le monde, vous payerez à la France la part que vous lui devrez, si vous avez payé moins à l'endroit où vous trouvez. C'est facile à comprendre ça !

C'est facile à faire les États-Unis le font. Alors on le dit ! Vous savez ce qu'ils nous répondent ? "Ah ben, ah ben, ah ben en voilà du nouveau !

Alors maintenant, vous... vous prenez les États-Unis comme modèle !" C'est tout ce qu'ils ont trouvé à nous répondre.

Vous comprenez qu'ils se moquent de nous ? Mais c'est pas de nous, on s'en fout. C'est de vous dont ils se moquent.

Parce que pendant que vous entendez ça, vous fait pas attention la suite de la phrase. Et le suite de la phrase c'est quoi ? Il prend rien !

RIEN ! Parler, c'est tout. Et prendre des mesures ?

Non. Je prends cet exemple mais on pourrait dire interdiction...

On pourrait...

On dirait nous : interdiction de commercer dans les paradis fiscaux. "Oui mais monsieur Mélenchon, vous comprenez, c'est compliqué parce que des fois on est obligé de passer par certains pays, pour faire certains ...." Vous avez besoin ?

Très bien. Mais c'est à vous de démontrer que quand vous êtes dans un pays qui est considéré par nous, gouvernement, comme un paradis fiscal, vous êtes dans ce pays pour y faire une opération propre et pas pour tricher. C'est pas moi qui suis obligé de vous courir derrière pour regarder ce que vous êtes en train de faire, et de faire la preuve que vous êtes en train d'arnaquer votre pays.

Donc on renverse la charge de la preuve. Vous voulez à tout prix aller aux îles Caïman ? Mais allez-y !

Faites du tourisme. Mais montrez-nous que vous n'êtes pas en train de tricher. Parce que moi je sais que vous y êtes, dirais-je, si je gouvernais le pays.

Vous y êtes, donc vous devez me montrer que vous n'êtes pas en train de tricher ou d'organiser l'évasion fiscale. Vous comprenez les gens ? C'est pas très dur à faire tout ça, hein.

Le gouvernement Jospin, il avait interdit le trafic avec une île microscopique là-bas, je ne sais pas où, où il y avait je ne sais combien de... de sièges de très grandes entreprises.

Une île de rien ! Y-a pas la moindre activité ! C'est boîtes aux lettres, quoi.

Donc on peut punir. On peut courir après tous ces gens. Alors là j'ai donné deux exemples mais après il y a l'incitation à la fraude fiscale.

Ça existe, hein. Ou à l'évasion fiscale. Ça existe tout ça.

C'est sans arrêt. Vous voulez que je vous montre quand arrive la fin d'année, vous n'êtes pas au courant vous. Mais les gens comme moi qu'ont la bonne paie, hein, la grosse paie, ils vous envoient des papiers à la fin de l'année pour dire : vous voulez payer moins d'impôts ?

Voilà, faites comme ci et comme ça. Je le fais pas mais je reçois les papiers. Tous les gens qui ont plus de 3000 euros de revenu, on vous propose tous les ans, comment ne pas payer d'impôts.

C'est une honte, non ? Faudrait punir ça. Punir.

C'est pas normal. Alors là, je viens de donner des exemples, mais des fois, il y a des gens qui lancent une alerte. Ils disent : "Attention !

Ceux-là, ils sont pas..." Il faut donc que ceux-là, ils soient protégés.

Pour l'instant, ils vont en prison. C'est quand même un comble. Les voyous vont pas en prison... les voyous fiscaux, et ceux qui les dénoncent, si, ils y vont.

Donc il faut un cadre légal, protecteur, pour les lanceurs d'alerte, hein. et puis pour ceux qui ont été condamnés le passé, il faut annuler leurs peines, les réhabiliter peut-être les décorer, hein. Il parait que monsieur macron veut changer le... les attributions de la légion d'honneur, ben il devrait la donner à ceux qui ont dénoncé l'arnaque du Luxembourg et ainsi de suite.

Ça serait bien ça. Moi je trouverais ça bien. Si un jour j'ai des responsabilités, je lui donnerai la légion d'honneur à cet homme-là.

Il ira pas en prison avec moi. C'est l'inverse. C'est d'autres qui iront en prison.

Après, il faut rallonger les délais de prescription. Le délai de prescription, ça veut dire Euh...

Au delà d'une certaine période, terminé, on peut plus courir derrière. Genre... bon il y a 10 ans, il a attaqué une banque.

Ah oui, mais trop tard ! Le délai de prescription. Maintenant, c'est plus un problème.

Alors là, y-a dix ans, il a arnaqué 50 millions de français. Ah ben non ! 10 ans !

Donc il faut porter à 30 ans le délai de prescription. Pendant 30 ans, on peut leur courir derrière. Comme ça, ça les pétrifie de peur.

Ils ont peur. C'est-à-dire, Alors maintenant, celui qui triche maintenant hop ! On lui courent derrière encore pendant 30 ans.

Vous voyez, y-a des mesures. On en a proposé toute une série. Écoutez moi bien.

Tous les amendements de lutte contre l'évasion et la fraude fiscale que nous avons déposé au parlement, il y en a eu zéro d'adopter. À chaque fois, c'est la majorité du président Macron, qui a tout bloqué, hein. Rappelez-vous aussi de ça, hein.

Parce qu'ils se les jouent les pères la vertu. Alors évidemment, pendant toute cette période, nous, on a pas vu un seul de nos amendements être discuté dans la presse. Même pour nous insulter. ils auraient pu dire : ah la la, ça recommence !

Y-a eu un journal qu'il a fait. Oh ils veulent tous prendre au delà de 400 mille euros. Bon.

Au moins, on aurait parlé. Ou bien, ils auraient dit : oh la la, il veut rallongé les délais de prescription mais avec ces gens là, on n'est jamais tranquille faut savoir tourner la page... quelque chose pour qu'il y ait un débat !

Rien ! Alors on nous a parlé du logement de de l'un ou de l'autre...

En plus que des calomnies, hein... que des calomnies.

Et puis après, il y a ball-trap tous les trois jours, il attrape Danièle Obono, puis alors on lui pose une question et puis une autre et puis après... ah la la !

Enfin bref ! De tout sauf des questions sérieuses, hein. Alors vous allez voir, alors moi, à chaque fois, j'y ai droit.

Parce que quand quelqu'un est mis en cause, on montre toujours sa photo avec moi. Comme ça, ça crée une ambiance. Je suis dans tous les coups.

Genre vous avez vu ? Il y était. Il était au courant.

Et moi je pourrais dire : "Hé Mr Macron!" Hein ? C'est pas...

Moi je ne demande pas à mes amis et mes camarades où ils habitent et combien ils payent de loyers. Mais lui Mr Macron, il était au courant de tout ça. Parce que c'est lui qui s'en occupait quand il était ministre de l'économie, ou quand il était auprès de François Hollande... euh...

à l'Élysée. D'accord ? Lui il le savait tout ça.

Il sait. Il sait tout ça. Hein.

Vous voyez pas de photos sur l'évasion fiscale où vous verrez Mr Macron serrer la main à un des gars qui est un évadé fiscal, pourtant par la force des choses. Il devait le savoir. Voilà.

Alors, bon, évidemment ça va continuer, hein. Il faut bien que vous compreniez les gens que c'est leur technique. Comme ils sont en train de se vider de leur substance, le pouvoir.

Les sondages montrent qu'il sont en train de couler parce que les gens ils sont braves mais y-a une limite, quoi. Ils voient bien que c'est le président des riches, ils voient bien que c'est tout pour les mêmes Ils voient bien que les mêmes sont insatiables ! Vous leur donnez, ils en veulent encore !

Vous leur donnez, ils trichent ! Ils volent, ils se cachent, ils veulent pas payer avec les autres. Donc les gens en ont marre de voir ça !

C'est l'ancien régime. C'est... c'est... c'est comme sous les rois, quoi.

Certains ont des privilèges, ils font ce qu'ils veulent et puis les autres, ben ils ont juste à bosser. Donc, comme ils ont ça, ben ils nous tapent nous, parce que c'est nous l'alternative alors ils trouvent toujours des gens pour leur donner raison, leurs faux amis... pour jeter une pierre de plus ou un coup de poignard dans le dos, il y a toujours du monde !

Mais leur bataille c'est ça : nous dénigrer, nous salir... pour que les gens disent : ouais, bon finalement, c'est tous les mêmes.

Voilà. C'est tous pourris, donc on peut rien faire, on rentre à la maison et on pleure ! Bon voilà.

Mais vous, faut pas vous laisser faire. Je sais que c'est dur souvent, que la vie est pas facile, hein... mais, vous avez tous votre liberté de conscience, c'est-à-dire dans votre tête.

Et puis y-a un moment où ils peuvent pas voir ce que vous faites. C'est quand vous allez dans un isoloir avec un bulletin de vote. Là, y-a personne pour regarder ce que vous êtes en train de faire.

Et dans votre tête vous vous faites justice. Vous rendez la justice. Vous dites : ceux-là, c'est un menteur.

Ça là, c'est des voleurs. Ceux-là, il se fichent de nous. Et après vous avez... "panc!" vous punissez.

Moi je vous parle de punir avec des bulletins de vote parce que c'est normal. C'est de ça dont je m'occupe. Des élections, du combat politique et je suis, je crois à la démocratie.

Bon...

Euh...

Alors...

Il y a d'autres manières de participer à tout ça. Si vous pouvez. Le 16 novembre y-a un appel des syndicats pour faire une journée d'actions contre les ordonnances, le code du travail et puis divers autres sujets que vous connaissez : la suppression de... le rabais des apl et puis tout le reste !

Parce que maintenant, il y en a une pile comme ça ! Tout le monde a au moins une raison de savoir que l'équipe Macron a voulu vous faire les poches, hein. Bon.

Voilà les gens. Vous laissez pas faire. Vous laissez jamais faire.

Vous laissez jamais faire. Par principe : Résistance ! Bon alors si ça vous a plu, si toute cette petite séquence vous a plu, vous nous donner du courage en appuyant les petits pouces bleus et si vous découvrez.. parce qu'y-en a qui continuent à découvrir et la revue de la semaine et que ça vous plaît, alors à ce moment-là, vous vous abonner parce que c'est aussi un encouragement pour nous à continuer.

Puis je vous ai dit, on va essayer de modifier la formule. Alors si vous avez des idées, hein ? Ben hésitez pas.

Dites-moi parce que moi aussi je me lasse d'être assis comme ça au milieu de mes papiers, devant un mur. Et puis, bon, je raconte ce qui me paraît important de raconter. Je raconte des choses que j'ai pas pu écrire vous savez toutes les semaines... tous les... les semaines ou dix jours, je publie un post sur mon blog.

Bon. Alors j'écris des choses. J'essaie de ne pas redire les mêmes quand je fais le... la revue de la semaine.

Et puis je n'arrête pas de m'exprimer. Y-a mes discours à l'assemblée, mes intervention, etc...

Et ceux de tous mes copains Voilà. Donc si vous avez des idées sur la manière de faire, si vous voulez, par exemple, me voir traiter certains sujets, on va le faire. Bon et bien à bientôt.